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dimanche 5 juillet 2020
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Corruption en Tunisie : Le poids d’un héritage encore vivace !

Le fléau de la corruption et de la mauvaise gestion de l’argent public n’a de cesse de e prendre de l’ampleur notamment avec l’émergence de groupes criminels organisés qui ont profité de la dérive enregistrée dans différents domaines pour développer des réseaux de corruption au sein de l’administration et de l’appareil financier loin de tout contrôle gouvernemental.

Plus de peur, plus de passivité, tout acte de corruption doit être dénoncé, d’où qu’il vienne et quel que soit celui qui l’a commis. Il y va de l’avenir du Tunisien et de celui du pays, car avec un régime depuis plus d’un lustre déchu dont ma nomenklatura ne s’occupait que de ses propres affaires, il était normal que les affaires du pays soient marginalisées à tel point que le peuple en arrive à boire dans des marécages…

Si la corruption a affaibli la Tunisie et demeure un obstacle au développement de l’économie, les efforts pour la combattre ont gagné en intensité. La lutte contre la corruption n’est pas aussi facile que l’on croit. Ni l’homme de loi, ni celui de l’audit ou du contrôle ne peut traiter le sujet de la corruption seul.

Chawki Tabib , président de l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC) a affirmé pour l’avoir si fréquemment constaté, que le système de corruption en Tunisie a la peau dure.

Dans une déclaration faite aux médias, il a expliqué qu’il s’agit d’un héritage qui remonte à des siècles et que la corruption doit être traitée sous plus d’un angle, insistant sur la nécessité d’œuvrer à démanteler la corruption et, surtout de tenir compte des aspects culturels et éducatifs dans la lutte contre ce fléau.

Tabib a, sur un autre volet, précisé que le défaut de promulgation des textes d’application relatifs à la déclaration de patrimoine a entravé l’application de la totalité de la loi y afférant.
Il a relevé que dans son rapport pour l’année 2018, l’Instance révèle que le ministère de l’Intérieur se place en tête des départements ciblés par les plaintes avec un taux de 6,33 pc (516 dossiers). Le département de l’Intérieur est suivi dans son classement par celui de l’Agriculture (6,25 pc), puis des Domaines de l’Etat avec 5,99 pc et celui des Finances (5,55 pc).

Il a ajouté que 55 pc des lanceurs d’alerte sont de sexe masculin contre 11 pc seulement du côté des femmes. Le reste se répartit entre 2 pc de personnes morales et 32 pc d’anonymes.

Le président de l’INLUCC a rappelé que le Grand Tunis occupe la première position en termes de plaintes sur des faits de corruption (22, 61 pc) suivi loin derrière par la région de Sfax avec 6,72 pc.

Et d’assurer qu’au total, l’instance a reçu quelque 8150 requêtes, affirmant que les déclarations de patrimoine ont atteint 86 mille, selon le rapport 2018. Aujourd’hui ce chiffre, se situe aux alentours de 150 mille.

La Tunisie fait partie du Réseau des Autorités de prévention de la corruption

Par ailleurs, la Tunisie a officiellement rejoint, jeudi 17 octobre 2019, le Réseau des Autorités de prévention de la corruption, lors de sa 4ème réunion périodique tenue à Tunis. Une adhésion qui lui permettra de s’inscrire dans des coopérations bilatérales et multilatérales, et de profiter des outils nécessaires pour le renforcement de l’action commune.

Elle favorisera aussi la coopération technique, l’échange d’expertise et le partage d’informations et d’investigations. Il est aussi question d’ouvrir de nouvelles voies dans la lutte anticorruption et à instaurer un modèle de gouvernance exemplaire.

Le Réseau des Autorités de prévention de la corruption regroupe 21 autorités anti-corruption de plusieurs pays, dont le Benin, la Côte d’Ivoire, la Serbie, la Croatie, le Maroc, la Jordanie, la France et l’Italie.

On rappelle que la Tunisie avait enregistré une avancée d’un rang dans le classement international de l’indice de perception de la corruption pour l’année 2018, occupant ainsi la 73e place sur l’ensemble des 180 pays, selon le nouveau rapport de l’organisation Transparency International. Le rapport de l’ONG, a révélé que la Tunisie a gagné aussi un seul point dans son score, passant de 42 points en 2017 à 43 points en 2018 sur une échelle de 100 points.

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