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Chawki Tabib

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Les mauvaises nouvelles sur la corruption continuent de nous parvenir sans relâche. Après le dossier des 55 sociétés impliquées dans la falsification de documents et les 3000 millions de dinars partis en fumée, une autre grosse affaire vient d’être révélée. Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a jeté un autre pavé dans la marre ce jeudi 03 mars 2017. Lors de son intervention en marge d’une rencontre organisés au siège du Centre de l’Islam et de la Démocratie, Tabib a pointé du doigt les corrompus.
“Des cadres de la douane reçoivent mensuellement des salaires” de la part de dizaines de commerçants ou de personnes impliquées dans la contrebande. Cela se passe dans des rendez-vous bien calés, dans des cafétérias ; ces responsables de la douane reçoivent des sommes d’argent dépassant parfois les 3 mille dinars. La mission est simple : il faut juste étouffer une affaire de corruption, éviter une amende ou un procès aux businessmen indélicats. Idem pour les chefs de poste de la Garde routière et sécuritaire, qui eux aussi reçoivent mensuellement des pots-de-vin de la part des chauffeurs de taxis collectifs.
En outre, le responsable a déclaré que la corruption se propage toujours en Tunisie à cause principalement de l’absence de sanctions. Selon lui, ce qu’on appelle “la petite corruption” coûte à l’État entre 400 et 500 Millions de dinars (MD). Le pire c’est cette “petite corruption, légitime”, selon ses déclarations, qui engendre le risque de faire entrer le pays dans un cercle infernal qui aura cerainement plusieurs effets néfastes. Le président de l’INLUCC a déjà mis en garde contre la chute de l’État tunisien à cause de la corruption. “On n’a ni du pétrole ni du gaz et nos ressources sont principalement basées sur les services, l’agriculture et le tourisme, des secteurs lesquels s’ils sont touchés par le virus de la corruption, vont disparaître”, a-t-il expliqué.

“Non pour des instances de contrôle sous la tutelle…”

Sur un autre volet, Chawki Tabib a fait part de son espoir de voir les instances de contrôle et de supervision se débarrasser de la tutelle, accusant certains responsables de manipulation : “Certains ministres ont gardé le silence sur des dossiers de corruption et ont caché certains rapports dans les tiroirs. Éviter le chaos et le désordre et préserver la paix sociale était leur fameux slogan”, a-t-il précisé.

C’est ainsi que le responsable a appelé à valoriser le travail de ces instances dont la majorité n’a pas les moyens, ni techniques, ni logistiques ou encore en ressources humaines, pour accomplir les missions qui lui ont été confiées. Selon ses déclarations, ces instances sont au nombre de 450 et sont en train de contrôler le 1/3 du budget de l’État et des dizaines de milliers des opérations et des infractions qui viennent de part et d’autre.

“Chacun veut prendre sa part…”

Il a par ailleurs estimé que la Tunisie a perdu 4 points de croissance à cause de la corruption, accusant ainsi certains Tunisiens de faire la sourde oreille devant la propagation de ce fléau qui ne cesse de frapper fort en Tunisie. “Chacun veut prendre sa part…”, a-t-il dit.
Chawki Tabib a dans le même ordre d’idées indiqué que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sortent sur le marché international pour avoir un crédit de 500 MD avec des taux d’intérêt très élevés alors qu’on a perdu la même somme dans la contrebande des médicaments, sans compter les 800 MD perdus à cause de la contrebande des produits subventionnés. “Des camions chargés de produits tunisiens subventionnés entrent quotidiennement en Libye et passent par la suite au Niger et au Mali sans que personne ne réagisse. 1700 MD d’impayés à la douane. Sur les 100 infractions douanières seules une fera l’objet d’un procès, sans compter la suppression des amendes et des infractions dans les recettes fiscales et les tribunaux”, a assuré Tabib, ajoutant que la corruption a également qempêche l’État tunisien de récupérer 3000 MDT d’impayés provenant des procès.

“Un budget annuel de 100 MDT”

Évoquant les solutions, le président de l’INLUCC a fait part de son optimisme de voir les choses s’améliorer au cours de la prochaine période, et ce grâce à l’effort des médias, de la société civile mais aussi du gouvernement, rappelant le projet de loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs, le projet de loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite, la loi relative à la déclaration de patrimoine ainsi que celle relative au droit d’accès à l’information.

Il a par ailleurs qualifié le projet de loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs de très mauvais : “Il y a des lobbies qui ne veulent pas que les gens qui dénoncent la corruption soient protégés mais au contraire sanctionnés”, a-t-il expliqué, appelant ainsi à valoriser le travail du gouvernement en matière de lutte contre la corruption, tout en l’incitant à faire encore plus.

La meilleure solution, selon ses dires, est que le gouvernement consacre annuellement un budget de 100 MDT pour lutter contre la corruption, un budget qui devrait être équitablement redistribué aux différentes instances qui se chargent de l’affaire. “Le responsable qui n’a pas le courage éthique et politique et qui n’est pas capable d’exécuter les décisions attendues doit laisser sa place…”, a-t-il conclu.

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“Il semble que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, subit les pressions de son entourage, au sein du pouvoir et en dehors, au sein des administrations et certains ministères, et c’est à partir de cette logique qu’il est appelé à trouver un consensus”. C’est ce qu’a déclaré Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, dans une interview accordée à Assabahnews et parue dans son édition de ce mercredi 22 février 2017.

Mises à part ces pressions, Tabib a souligné l’existence d’autres contraintes empêchant Chahed de lutter efficacement contre la corruption, faisant toutefois remarquer que ces contraintes leur échappent. 

Dans un message adressé au chef du gouvernement, Chawki Tabib a dit : “Il ne faut pas prendre en considération ces contraintes. Nous sommes dans une guerre contre la corruption, il faut y aller frontalement, aux côtés de l’instance, la justice et la société civile. C’est une guerre qui ne tolère pas l’hésitation”, a-t-il dit.

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, a affirmé que le gouvernement de Youssef Chahed est réticent en matière de lutte contre la corruption et qu’il est adepte de la politique du pas en avant et deux en arrière, alors qu’il s’est défini au début comme le gouvernement du combat contre ce fléau…

Dans une interview accordée à Assabahnews et parue dans son édition de ce mercredi 22 février 2017, Tabib a fait remarquer que dès sa prise de fonction à la primature, Chahed avait déclaré la guerre contre la corruption et avait souligné que la place des corrompus est la prison.

Il a en outre affirmé que le chef du gouvernement avait également promis l’élaboration d’un projet de lutte contre la corruption avant la fin de l’année 2016, une loi criminalisant la fortune illicite, la mise à la disposition de l’instance tous les moyens pour accomplir les missions qui lui ont été confiées, mais il n’en est rien. “On attend toujours que les promesses soient tenues”, a dit Tabib.

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLCC), Chawki Tabib, a déclaré ce mercredi au quotidien Assabeh qu’il est impossible d’avoir des statistiques bien précises sur le nombre des dossiers de corruption. Néanmoins des chiffres ont relevé que le coût des petites affaires liées à la corruption est estimé entre 400 et 500 millions de dinars annuellement en Tunisie.

Et Tabib d’ajouter que les hommes versent plus de pots-de-vin que la gent féminine…

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L’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC) a remis 120 dossiers de corruption à la justice, a déclaré, jeudi, son Président Chawki Tabib, précisant que certains de ces dossiers impliquent trois ministres et des Présidents-Directeurs Généraux d’établissements publics.

 S’exprimant lors d’une journée d’étude, organisée au siège de l’Agence TAP, Tabib a souligné que les noms des personnes impliquées dans des affaires de corruption ne peuvent en aucun cas être dévoilés puisque, a-t-il dit, la loi régissant le travail de l’instance exige le secret professionnel.

“Pour lutter contre la corruption, il faut démanteler tout le système de corruption”, a-t-il plaidé, indiquant que l’Instance est devenue depuis quelques temps un acteur actif de la scène politique, même si elle existe depuis 2011.
Parmi les réformes engagées, le président de l’Instance a cité la signature de la stratégie nationale de la lutte contre la corruption par le gouvernement, l’autorité judiciaire et le Syndicat national des Journalistes Tunisiens (SNJT), précisant, à ce sujet, qu’une journée nationale sera consacrée prochainement à la signature de la stratégie nationale par les représentants de la société civile.

Chawki Tabib a, par ailleurs, fait remarquer que la lutte contre plusieurs formes de corruption n’exige pas d’importants financements, à l’exemple de la mise en place d’un système informatique au sein du ministère de la justice qui permettra le recouvrement des amendes impayées, estimées, selon lui, à 3000 millions de dinars. “Interconnecter les systèmes informatiques des divers ministères permettra de réduire la marge des violations possibles de la loi”, a-t-il dans ce sens souligné.

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Le projet de loi relatif à la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs est à revoir a indiqué, mardi, le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib.
” Ce projet de loi contient des failles juridiques qui ne font que freiner le processus de dénonciation et décourager les dénonciateurs “, a expliqué Tabib, dans une déclaration aux médias à l’issue de son audition par la Commission des droits, des libertés et des relations extérieures au sein de l’ARP dans le cadre de l’examen du projet de loi.
En plus de la protection des experts et des témoins d’actes de corruption, il faut assurer la sécurité des dénonciateurs, a-t-il dit, relevant la nécessité de faciliter les procédures de dénonciation et de donner plus de pouvoir à l’INLUCC et à l’instance constitutionnelle qui devra la remplacer.
Critiquant certains articles de ce projet de loi lors d’une réunion avec la Commission, le président de l’INLUCC a jugé que la contrebande et le financement illicite des associations sont des crimes qui doivent être inscrits dans la liste des actes de corruption dès lors qu’ils sont en lien avec la corruption et le terrorisme.
L’article 7 a suscité, dès le début, une vive polémique, précise Chawki Tabib. Ledit article dispose que la dénonciation des actes de corruption doit être déposée auprès des autorités de tutelle. ” Or, dans la plupart du temps, quand on dénonce un acte de corruption au sein même de l’administration; le risque étant de ne pas aboutir à une enquête. L’obligation de passer par l’administration concernée est, par ailleurs, insensée “, explique Tabib, estimant que c’est au dénonciateur de choisir où déposer sa plainte, auprès de l’administration de tutelle, de la justice ou de l’instance.
S’opposant au traitement exceptionnel des actes de corruption dans les domaines de la sécurité et de la défense, Tabib a appelé à la suppression de l’article 11 qui dispose que le dénonciateur doit obligatoirement passer par l’administration de tutelle quand il s’agit d’un acte de corruption dans le domaine de la sécurité. ” Cette exception n’a aucune justification “, selon Tabib.
L’article 18 freine, quant à lui, le processus de dénonciation, ajoute Tabib. Il exclut la possibilité de garder l’anonymat. Le fait d’exiger du dénonciateur son identité conduira, selon Tabib et certains députés, à l’exclusion d’une partie importante des dénonciateurs qui préfèrent garder l’anonymat. Selon lui, il faut, également, désigner une personne physique ou morale qui soit responsable de garder l’anonymat du dénonciateur pour pouvoir, en cas de dépassement, la responsabiliser.
Tabib a, par la même occasion, critiqué le fait de laisser le choix au dénonciateur d’accepter ou de refuser la protection.
L’article 35, relatif à la récompense, a également été critiqué. Tabib a proposé la mise en place d’une structure qui soit responsable de l’attribution de cette récompense et de la définition des critères de son attribution et son montant.
Le montant des amendes infligées à ceux qui dévoilent l’identité des dénonciateurs a également fait débat. Selon Tabib, il existe une grande différence entre les peines infligées aux dénonciateurs malveillants et celles infligées à ceux qui dévoilent l’identité des dénonciateurs. En effet, le montant de l’amende infligée à ceux qui dévoilent l’identité du dénonciateur varie entre 100 et 1000 dinars (article 41). Or les dénonciateurs malveillants risquent de subir, selon l’article 45, des peines extrêmes conformément à l’article 142 du code pénal.
” En gros, pour pouvoir lutter contre la corruption et pour que la loi sur la lutte contre la corruption soit efficace, Il faut faciliter les procédures de dénonciation, protéger les dénonciateurs, donner plus de pouvoir à l’instance et réviser les peines infligées à ceux qui dévoilent l’identité du dénonciateur “, conclut Tabib.
Cet avis était partagé par la plupart des députés favorables à la révision dudit projet de loi qui ne permet pas, selon certains d’entre eux, de lutter contre la corruption.
Pour le député Taoufik Jomli, ce projet de loi doit être réécrit. ” Nous devons s’attendre à une grande objection de la part du gouvernement “. Bochra Belhadj Hmida a, pour sa part, insisté sur la nécessité de protéger les familles des dénonciateurs qui peuvent être menacées par des actes de vengeance.
Il est à noter que la Commission auditionnera, cet après midi, dans le cadre de l’examen dudit projet de loi, le représentant de l’Instance nationale de protection des données personnelles. Ce projet de loi qui a été soumis à l’ARP depuis octobre dernier contient 46 articles répartis sur 5 différents chapitres.

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Le Congrès national de la lutte contre la corruption a démarré ce jeudi 8 décembre, et se poursuivra jusqu’à demain vendredi à Tunis sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité ».

Coïncidant avec la journée internationale de lutte contre la corruption, cet évènement est une opportunité pour présenter la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Elaboré par l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) sur la base d’une approche inclusive et participative, ce plan s’appuie sur 6 objectifs stratégiques, à commencer par l’affirmation de la volonté politique en insufflant une dynamique de changement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

De même, elle vise à encourager la participation citoyenne active dans les efforts de l’Etat en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, à améliorer la transparence, l’accès à l’information dans l’organisation des services publics, la gestion des ressources et des dépenses publiques.

Outre ces actions, cette stratégie table sur le renforcement de l’imputabilité et la responsabilité de manière à empêcher l’impunité tout en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans discrimination.

Dans la même perspective, ce dispositif vient renforcer les capacités de parties prenantes en matière de bonne gouvernance, tout en clarifiant et coordonnant les rôles des différents acteurs intervenant dans ce domaine…

Pour y parvenir, des plans et des politiques de lutte contre la corruption ainsi qu’un plan d’action détaillé seront mis en place.

Le plan d’action de cette stratégie s’étalera sur 2 ans et se basera sur des programmes semestriels.

Selon le texte de la stratégie, une instance ou une commission doit être mise en place pour élaborer les rapports d’avancement semestriels. Cette dernière devrait regrouper des représentants des établissements publics, des représentants de l’INLUCC, du secteur privé, de la société civile, des médias ainsi que des personnalités académiques et culturelles.

Une étape historique…

Cette initiative vient traduire un consensus national pour faire avancer l’agenda de la lutte contre la corruption en Tunisie et renforcer la transparence dans la prestation des services publics, a relevé le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, mettant l’accent sur ce passage à l’action.

De toute façon et afin de consacrer cette ferme volonté, une charte sera signée par l’INLUCC, l’ARP, la présidence du gouvernement, l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire de la justice judiciaire et la société civile représentée par le syndicat des journalistes.

La démarche consiste à réunir l’ensemble des partenaires en donnant la possibilité de réagir.

C’est important dans la mesure où le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenant », a dit le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Lors de son discours d’intervention, il a souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception, engendrant ainsi d’énormes dégâts. D’après des statistiques officielles, la corruption cause à l’Etat des pertes annuelles estimées à 2000 millions de dinars

Appui international

Ce passage à l’action est déjà appuyé par plusieurs organismes internationaux dont notamment les Nations Unies, qui se sont montrées disposées à accompagner la Tunisie dans ce processus.

«Les Nations Unies sont heureuses d’accompagner la Tunisie dans les différents chantiers entamés dont notamment le chantier de la démocratisation et celui de la lutte contre la corruption », a assuré ElKebir Alaoui, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a fait savoir que ce nouveau cadre stratégique national s’intègre dans les aspirations des Tunisiens et les perspectives constitutionnelles de l’édification d’un régime démocratique et participatif. « Un régime dans lequel l’État garantit la primauté de la loi, le respect des libertés et des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs et l’équité entre les régions », a-t-il ajouté.

La réalisation de cet objectif semble facile, surtout avec l’appui de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale à travers son programme de « renforcement de la redevabilité publique en Tunisie », mis en œuvre depuis juillet 2016. Rappelons que ce programme vise à favoriser l’émergence d’îlots/modèles d’intégrité (dans des secteurs tels que la police, la douane, les communes, etc.) autour desquels devront être développées des actions collectives et des réformes sectorielles ciblées pour lutter contre la corruption.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, a reçu, jeudi, au Palais de Carthage, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, qui lui a remis la copie finale de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.
Dans une déclaration de presse au terme de la rencontre, Chawki Tabib, a souligné la détermination du président Caid Essebsi à accélérer la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, qui représente ” une des grandes priorités du gouvernement d’union nationale, définies dans le ” Document de Carthage “.
Il a ajouté que la Stratégie nationale de lutte contre la corruption sera signée par plusieurs institutions constitutionnelles et composantes de la société civile, vendredi 9 décembre, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption.

Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption Chawki Tabib, a déclaré lundi 14 novembre 2016 qu’un conseiller ministériel soupçonné d’être impliqué dans une affaire de corruption est toujours en poste.

Il a ajouté que le chef du gouvernement, Youssef Chahed et  son prédécesseur, Habib Essid, ont été informés de ces soupçons, nous apprend ce mardi 15 novembre le site Achourouk Online.

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Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a reconnu l’existence de nombreux dossiers de corruption impliquant des Tunisiens et des Libyens, et même d’autres étrangers.
Rencontré à l’occasion de la signature d’une convention de partenariat et d’échange d’expériences avec son homologue libyen, le président de l’INLUCC a ajouté que ces dossiers concernent également le blanchiment d’argent, la contrebande, etc. « Ces actions illégales s’effectuent à travers des sociétés internationales », a encore précisé Tabib.
La lutte contre ce phénomène exige une meilleure coordination entre la Tunisie et la Libye pour y faire face.

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Chawki Tabib, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, a indiqué dans une déclaration faites aux médias ce mardi 1er novembre 2016, que l’instance a transféré près de 120 dossiers de corruption à la justice.

Il a ajouté que les dossiers de corruption concernent essentiellement les transactions publiques et coûtent près de deux milliards de dinars par an à l’argent public.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, vient de recevoir de la part de Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, 200 dossiers contenant des noms de personnes impliquées dans des affaires de corruption dans les institutions publiques.

Ces personnes seront interrogées par le juge d’instruction dans des affaires de dépassements et de corruption administrative, a fait savoir ce vendredi 14 octobre 2016 le quotidien Al Sarih.

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Le président de l’Instance nationale tunisienne de lutte contre la corruption ( INLUCC), Chawki Tabib a révélé, mardi, qu’environ 60% des dénonciateurs de corruption sont des hommes, estimant, que ce constat “n’est pas vraiment surprenant”, dans la mesure où la femme tunisienne demeure encore soumise à un “modèle social patriarcal” qui l’empêche de dénoncer ces abus, notamment ceux liés à l’extorsion de faveurs sexuelles”
En dépit des acquis importants qu’elle a réalisés, la femme tunisienne est classée encore parmi les catégories faibles, ce qui la rend dans l’incapacité de signaler les cas de corruption dont les abus de pouvoir à des fins d’exploitation sexuelle, a indiqué à la TAP, Tabib, en marge d’un atelier, tenu à Gammarth, sur le thème “Nouvelles normes d’intégrité et de responsabilité: Incorporer le genre dans le discours et la réponse de lutte contre la corruption”.
Il a, dans ce contexte, appelé à accélérer l’adoption du projet de loi relatif à la protection des dénonciateurs et des témoins dans les affaires de corruption et à lutter contre la culture de l’impunité.
Tabib a, par ailleurs, fait savoir que l’instance est sur le point de mettre en place une base de données de lutte contre la corruption, qui permettra de réunir les informations relatives aux plaintes et signalements reçues et de créer un centre d’études qui aura pour mission de réaliser des recherches sur toutes les formes de corruption dont celle impliquant une exploitation sexuelle.
Organisée à initiative de l’INLUCC avec le concours de l’institut tchèque ” CEELI” et de l’Association Internationale des Femmes Juges, cet atelier qui réunit des professionnels des secteurs tunisiens de la justice et de la lutte contre la corruption, met l’accent sur les abus de pouvoir à des fins d’exploitation sexuelle exercés sur les femmes.
Les participants à cet atelier qui se poursuit jusqu’à demain mardi, discuteront des mesures à même de renforcer l’efficacité de la réponse à la lutte contre la corruption de la Tunisie.

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-L’application de la politique pénale de lutte contre la corruption a été au centre d’un entretien, vendredi, entre le ministre de la Justice dans le gouvernement de gestion des affaires courantes Omar Mansour et le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption Chawki Tabib.
Au cours de cette entrevue, le président de l’instance nationale de lutte contre la corruption a donné un aperçu des dossiers qui ont été renvoyés devant la justice, indique un communiqué du département de la Justice.
Il a été également convenu d’informer, régulièrement, le ministre de la Justice de tout transfert de dossier de corruption par l’Instance, apprend-on de même source.

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Le chef du gouvernement chargé de la gestion des affaires courantes, Habib Essid a reçu aujourd’hui, lundi 15 août 2016, au palais du gouvernement à la Kasbah, le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption, Chawki Tabib, indique un communiqué de la présidence du gouvernement rendu public sur sa page officielle.

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Même la présidence du gouvernement n’est pas épargnée par la corruption. Chawki Tabib, président de la Haute Instance de Lutte contre la Corruption, a lâché une bombe en déclarant hier mercredi 13 juillet sur Mosaïque FM que deux conseillers du Premier ministère seraient mouillés dans des affaires de corruption.

Il est question de conflits d’intérêts, de recrutements douteux et de transactions frauduleuses dans des marchés publics. Tabib a ajouté que toutes les pièces relatives à ces dossiers ont été transmises à la justice.

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Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption Chawki Tabib a indiqué samedi à Tunis que “s’il continue à ce rythme, le niveau de corruption sous sa forme actuelle risque de saper les fondements de l’Etat et de transformer la Tunisie en pays mafieux”.
Le cadre juridique de lutte contre la corruption est suffisant mais demeure tributaire de la volonté de l’appliquer, a-t-il dit au cours d’une conférence organisée à Tunis sur les mécanismes de lutte contre la corruption.
Il ya lieu, a-t-il proposé, de compléter le dispositif législatif pour circonscrire les pratiques de corruption à travers l’élaboration d’une loi qui protège les témoins et les dénonciateurs et lutte contre l’enrichissement illicite.
Il importe également, a-t-il ajouté, de définir une stratégie de lutte contre la corruption à laquelle seront associés médias, justice et gouvernement. Il convient aussi, plaide Tabib, de renforcer les moyens de l’instance pour qu’elle puisse s’acquitter au mieux de sa mission.
Pour le juge au Tribunal administratif Ahmed Souab, les formes de corruption pratiquées en Tunisie sont l’évasion fiscale et les fausses déclarations d’impôt qui coûtent à l’Etat environ 50 mille milliards.
D’après lui, la justice judiciaire, financière et administrative a échoué dans sa mission de lutte contre la corruption en raison de la faiblesse des moyens déployés pour combattre ce phénomène, de l’absence des compétences et de l’impunité dont jouissent les juges corrompus.
De son côté, le député Hassen Lamari (Nidaa Tounes) a fait le lien entre l’initiative du président Béji Caïd Essebsi concernant le gouvernement d’union nationale et la volonté de combattre la corruption, mettant l’accent sur l’importance de lancer un pacte en Tunisie pour promouvoir les valeurs éthiques.
Organisée par le Centre d’études sur l’islam et la démocratie, la conférence a été l’occasion de discuter des mécanismes efficaces de lutte contre la corruption et de l’impératif d’impulser le rôle des instances concernées : l’Instance de lutte contre la corruption, la Cour des comptes, le Tribunal constitutionnel.

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Nous rapportions, dans notre édition en date du 16 juin, cette information sous le titre «Qui fait les nominations à Tunisair ? Non ce n’est pas la PDG». Nous apprenons à ce sujet, outre le silence coupable des services du chef du gouvernement qui n’ont pas bougé d’un iota face à cette affaire, en flagrant délit de l’article 15 de la Constitution [ndlr : L’Administration publique est au service du citoyen et de l’intérêt général. Elle est organisée et agit conformément aux principes de neutralité, d’égalité et de continuité du service public, et conformément aux règles de transparence, d’intégrité, d’efficience et de redevabilité.], que  l’INLUCC (Instance de lutte contre la corruption) pourrait contacter le ministère du Transport pour une éventuelle explication sur ce dossier, suite à la lecture de notre article. C’est en tous cas ce qu’on nous a indiqué à l’INLUCC.

 

Nous apprenons aussi, par la voix du président de l’INLUCC, Chawki Tabib, que la compagnie tunisienne de transport aérien était depuis quelque temps déjà sous la loupe de l’Instance de lutte contre la corruption. C’est ainsi qu’une affaire d’emplois fictifs et de promotions administratives non régulières a été déjà instruite par l’INLUCC contre Tunisiair. 

  • Des affaires dont les faits remontent à 2012 et 2013, selon Chawki Tabib

Cette affaire pourrait avoir été instruite à partir d’un rapport d’inspection, rapport révélé par l’ancien ministre du Transport Chiheb Ben Ahmed en août 2015. Ce dont nous sommes sûrs, car cela nous a été confirmé par Chawki Tabib lui-même lors d’un entretien avec Africanmanager ce lundi, c’est que les deux affaires de corruption de Tunisair sont relatives à des faits intervenus en 2012 et 2013, pas après. Cette affirmation du président de l’INLUCC met de facto hors de cause l’actuelle PDG.

Une autre affaire a aussi été instruite chez Tunisair par les équipes de Chawki Tabib. Elle est relative à la société «Amadeus», une des filiales du groupe Tunisair. Cette affaire comporte deux volets. Le premier est relatif à des primes reçues par l’un des dirigeants d’Amadeus. L’autre est relative à un reliquat d’impôt non payé, d’un montant de 27 MDT. Les faits des deux volets de cette affaire Amadeus, que traitent les équipes de Chawki Tabib, remontent aussi aux années 2012 et 2013. C’est en tout cas ce que nous a assuré le président de l’Instance de lutte contre la corruption. 

  • Tunis-Montréal : Un 1er voyage bénéficiaire, en monnaie sonnante et trébuchante !

Ces dossiers font partie des 80 dossiers instruits par l’INLUCC sous Chawki Tabib. Des dossiers qui s’ajoutent aux 300 autres instruits par Feu Abdelfattah Amor et dont 150 seulement auraient été tranchés de manière définitive. «Les autres stagnent encore au niveau de l’instruction, pour différentes causes dont les longs délais des expertises et le grand nombre d’oppositions», a indiqué ce lundi 20 juin 2016 Chawki Tabib à Africanmanager.

Tunisair fait encore parler d’elle, et pas toujours en positif, à l’occasion du vol inaugural d’ouverture de la nouvelle ligne Tunis-Montréal. Plus d’un, parmi ceux qui ont traité ce sujet, n’étaient pas du voyage (Suivez notre regard). Un voyage qui n’a pas compris que des invités, mais 112 voyageurs ordinaires qui ont payé leurs tickets. Parmi ces voyageurs ordinaires, le mari de la ministre du Tourisme et chef de la délégation tunisienne, Selma Rekik, après que le chef du gouvernement a refusé la demande du ministre du Transport. Un voyage aussi de promotion, faut-il le préciser, ce qui explique la présence des journalistes selon des listes de personnes désignées par leurs organes sur la liste des 90 invités et des 20 personnes de l’équipe Tunisair.

En chiffres, selon nos informations, le coût total de ce voyage a été de 126,6 mille DT et non 300 mille, comme dit par certaines sources. Cela, sachant que l’ONTT a participé à hauteur de 50 % aux frais du cocktail et de l’Iftar à Montréal et que les frais de la réception qui avait suivi la conférence de presse à Montréal ont été à la charge de l’aéroport de Montréal lui-même.

Il est tout aussi important de préciser, selon nos informations issues de sources proches du ministre, que la compagnie Tunisair a aussi fait d’importantes entrées financières avec des voyageurs payants, à l’aller comme au retour. En effet, selon nos sources, la première traversée  de l’Atlantique a laissé 312 mille DT de recettes dans les caisses de Tunisair, dont 155 mille DT à l’aller et 157 mDT au retour. Et si l’on y retranche les 126 mDT de dépenses, ce premier vol Tunis-Montréal aura été bénéficiaire de 186 mille DT. De bon augure pour le transporteur national !

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