L’Est de l’Ukraine, désormais cible prioritaire du Kremlin, s’efforçait d’évacuer sa population civile, avant une nouvelle offensive russe attendue en dépit de nouvelles sanctions américaines « dévastatrices » contre Moscou.
« Nous avons réussi à évacuer plus de 1.200 personnes aujourd’hui » mercredi, a déclaré le gouverneur de la région de Lougansk (est), encore sous contrôle ukrainien.
Ce responsable a précisé que toutes ces évacuations avaient été faites en l’absence de tout cessez-le-feu et dans des conditions très difficiles en raison des bombardements intenses des forces russes.
Les Etats-Unis ont annoncé mercredi une nouvelle volée de sanctions économiques et financières contre la Russie, qu’ils qualifient de « dévastatrices » et qui visent notamment les grandes banques et les filles du président russe Vladimir Poutine.
Selon Washington, la Russie pourrait voir son économie s’effondrer de quelque 15% cette année.
En plus d’interdire tous les nouveaux investissements en Russie, une mesure connue depuis mardi, l’exécutif américain va imposer les contraintes les plus sévères qui soient à l’incontournable banque publique Sberbank et à la plus grande banque privée du pays, Alfa Bank.
Et en Europe, le président du Conseil européen Charles Michel a estimé mercredi que l’UE devrait « tôt ou tard » prendre des sanctions sur le pétrole et le gaz russes.
Plusieurs pays européens très dépendants du gaz russe, Allemagne en tête, sont toutefois très réticents à une telle mesure qui pénaliserait lourdement leurs économies.
Pourtant, le conflit ne donne aucun signe d’affaiblissement et l’Otan s’attend à ce qu’il dure lontemps, « plusieurs mois voire des années », selon les déclarations de son secrétaire-général Jens Stoltenberg mercredi à Bruxelles, à l’ouverture d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Alliance.








