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jeudi 25 février 2021
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FakhfakhGate : Affaire réglée ?

Comme une plaie ouverte dans le principe de transparence et de reconstruction de confiance dans les gouvernants, l’affaire désormais dite « FakhfakhGate » reste béante, malgré l’annonce de la vente des actions. On ne sait pas comment et à qui le chef du gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh a vendu ses parts dans l’entreprise, et un ensemble de questions restent sans réponse.

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A cela, il faut ajouter le silence du ministre d’Etat chargé de lutte contre la corruption, le Monsieur propre Mohamed Abbou. L’ARP qui avait accordé sa confiance à Fakhfakh, n’a même pas esquissé une demande de questionnement envers le chef du gouvernement, et le ministre d’Etat n’a même pas esquissé l’ombre d’une enquête sur cette affaire de conflit d’intérêts au plus haut sommet de l’Exécutif, et qui a duré une centaine de jours après l’entrée de Fakhfakh à la Kasbah.

Ce dernier, pourtant source de l’information, reste, depuis, silencieux, comme s’il avait regretté de le dire. Un silence, peut-être, porteur de signification surtout lorsqu’on se rappelle sa réaction indignée à la question du journaliste. Une indignation qui pourrait signifier deux choses : soit une méconnaissance de la loi de la part d’un chef de gouvernement venu appliquer la même loi à d’autres, soit un laxisme latent qui pourrait le pousser un autre jour à laisser faire, soit pour lui-même, soit pour l’un de ses proches, personnels ou professionnels.

Lors de sa dernière interview, Elyes Fakhfakh avait aussi parlé de « deux ou trois » sociétés. On n’en a découvert qu’une seule, et il n’a théoriquement vendu que les parts d’une seule. Qu’en est-il des autres ? Quelles sont ces deux autres entreprises où il aurait encore des actions et feraient toujours des affaires avec l’Etat dont il dirige Exécutif ?
Il faudra déterminer, après enquête à diligenter en bonne et due forme et justement par les services de son ministre d’Etat, à quel moment le contrat avec l’Etat avait été signé, et s’assurer que le chef du gouvernement est définitivement blanchi, et qu’à l’accusation de conflit d’intérêts, il ne se sera pas mis sous le couperet de l’article 96 du code pénal.

Outre l’absence de réaction de son ministre d’Etat, qui avait déjà été laxiste sur l’affaire des masques sanitaires où le nom de l’un de ses collègues ministres avait été évoqué, il y a aussi la réaction tardive de l’Inlucc. N’aurait-elle pas pu, ne devait-elle pas, évoquer cette question de conflit d’intérêts sitôt la déclaration des biens faite par le chef du gouvernement ?

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