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dimanche 27 septembre 2020
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La croissance a plongé dans tous les secteurs depuis la Révolution

Les activités du secteur des services marchands ont connu une baisse du rythme de croissance variant de 26.7 % à 0.7 % durant la période couvrant les deux dernières années et demie.

Selon les conclusions d’une étude du Centre de veille et intelligence économique ( CTVIE), la révolution a exposé le pays à de multiples perturbations affectant profondément la vie économique et sociale des Tunisiens. Cela s’est traduit par des revendications à tous les niveaux, elles mêmes ayant conduit à des troubles et des agitations de la vie des entreprises et de l’administration. A ce jour, ces perturbations continuent à se manifester à un rythme nettement moins soutenu même si on admet volontiers qu’il n’y a pas encore un retour à la normale.

S’exprimant sur les effets sociaux et économiques des diverses perturbations enregistrées durant les 30 derniers mois, la majorité des analystes affirme que ces effets sont négatifs dans le sens que le rythme de croissance a connu une baisse au niveau de tous les secteurs par rapport à leur rythme d’avant révolution.

Les écarts enregistrés s’expriment en termes de taux de croissance de la valeur ajoutée du sous -secteur en dinar constant. Un écart d’une unité signifie que les perturbations ont affecté une baisse de la valeur ajoutée de 1% par trimestre en dinar constant de 2005. L’analyse des résultats des écarts entre le potentiel et le réel montre que l’écart moyen est de 9.7 % sur les dix trimestres, ce qui correspond environ à un effet mesuré par une baisse d’environ de 2.4 % par année en dinar constant. La baisse peut devenir plus importante si l’on exprime l’écart en dinar courant.

Les résultats obtenus prouvent que six sous-secteurs parmi les sept considérés ont été affectés par un écart irrégulier, tantôt haussier tantôt baissier de leur croissance, avec toutefois un écart positif moyen sur toutes les périodes, ce qui correspond à un effet vers la baisse du rythme d’activités sur les 10 trimestres post révolution comme le montre le tableau ci-dessous.

Pour les trois sous-secteurs Entretien et réparation, services financiers et autres services marchands, les effets à la baisse de la croissance sont assez faibles, avec respectivement 0.7 %, 1.3 % et 6.7 % sur une période de dix trimestres post-révolution. Pour les sous secteurs Services hôtellerie et restauration, transports et postes et télécommunication les baisses de rythme sont plus élevées avec respectivement 9.2 %, 10.5 % et 12.5 %.

Avec une baisse de 26.7 %, le septième sous-secteur correspondant à l’activité commerciale enregistre un écart à la fois important et systématiquement positif le long des 10 trimestres, ce qui correspond à une croissance plus faible que la croissance potentielle de 2.67 % par trimestre. De ce fait, ce secteur apparaît comme le secteur le plus affecté par la baisse du niveau d’activité caractérisant la période post révolution avec une baisse annuelle d’environ 10.8 % de la valeur ajoutée en prix constant.

Cette baisse générale du rythme de croissance est le fait de la chute de la demande suite à l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs découlant de la hausse des prix de vente des divers produits et services durant les deux dernières années, à la baisse du niveau de la production, aux restrictions monétaires et financières qu’a connu notre pays, à l’absence d’une réelle volonté d’investissement privé, etc.

Pour le secteur de Commerce, même si on reconnaît que les problèmes évoqués précédemment affectent ce secteur, avec les effets spécifiques tels que le resserrement du crédit, la concurrence déloyale impulsée par le commerce parallèle, les délais de paiement de la part des clients, l’écart identifié trouvé en termes de baisse de rythme de la croissance dans le secteur semble être élevé en raison probablement de l’existence de pratiques et d’activités commerciales échappant aux statistiques officielles du commerce comme celles des activités du secteur de commerce ne transitant pas par les réseaux de distribution conventionnels ou celles faisant l’objet d’une contrebande, etc., conclut l’étude.

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