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mardi 22 septembre 2020
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La microfinance, banque du pauvre… et bien davantage !

A défaut de pouvoir avoir accès à des financements fournis par les filières classiques, des  millions de personnes qui ne disposent ni de garantie, ni d’un revenu régulier et dont la solvabilité est incertaine, mettent le cap sur la microfinance.  Pour la plupart des banques classiques, ces clients indésirables  représentent un risque élevé et sont difficiles à servir parce qu’ils sont souvent dispersés entre des zones difficiles d’accès et parce que les prêts de faible montant dont ils ont besoin sont coûteux à gérer. Mais la microfinance, qui se spécialise dans l’octroi de prêts de faible montant et d’autres services financiers aux plus démunis, remet en question cette vision des choses.

En une trentaine d’années, à partir de l’expérience limitée et sans but lucratif réalisée au Bangladesh, la microfinance a pris une envergure mondiale. La Grameen Bank et son fondateur, Muhummad Yunus, ont reçu le prix Nobel de la paix 2006 pour avoir été les premiers à offrir des services financiers aux plus déshérités. Pour de nombreux enthousiastes, la microfinance est un instrument important de la lutte contre la pauvreté dans le monde.

Les choses ont  évolué depuis 2006, par exemple lorsque Muhammad Yunus avait reçu le prix Nobel de la paix. Le monde a évolué, celui de la finance inclusive aussi. Il ne s’agit plus seulement d’octroyer un prêt à quelqu’un pour pouvoir ouvrir un commerce. La microfinance doit aider à soutenir des chocs climatiques, comme nous l’avons dit, mais aussi à assurer l’éducation, la santé ou le logement.

Elle est devenue plus sophistiquée, sans que les premiers types de prêts aient disparu pour autant. Le microcrédit garde sa place, mais fait partie d’un monde plus vaste, les parties prenantes sont plus nombreuses. C’est en fait la compréhension des besoins qui a changé. Les produits proposés  sont plus nombreux, mieux ciblés et plus sophistiqués.

Un outil pour des objectifs ambitieux

C’est assurément dans ce cadre que l’institution de microfinance tunisienne Enda Tamweel vient de mettre en ligne « Temenos Transact », le produit bancaire de base de nouvelle génération développé par la société éponyme de logiciels bancaires.

Offrant les fonctionnalités les plus complètes et les plus riches ainsi qu’une technologie cloud avancée, Temenos Transact apporte à Enda l’agilité, le coût total de possession (TCO) réduit et l’évolutivité nécessaires pour atteindre son objectif de contribuer à l’inclusion financière de millions d’entrepreneurs tunisiens.

Il s’agit d’un outil qui revêt une grande importance pour Enda une institution de premier plan en Tunisie, avec 96 agences, 5 agences mobiles et plus de 1 800 employés. Enda a connu une croissance considérable au cours des 30 dernières années, en soutenant près de 900 000 clients au cours de cette période. Sa mission est de contribuer au développement économique du pays en promouvant l’esprit d’entreprise et en offrant des services et des lignes de crédit diversifiés. Enda est le neuvième client de Temenos en Tunisie, ce qui démontre l’expertise et la connaissance du marché tunisien de Temenos.

Au fil des ans, l’ancien système d’information open source d’Enda est devenu incapable de répondre aux besoins évolutifs de l’institution. Cette situation est due à l’augmentation constante du nombre de portefeuilles et de transactions, qui a augmenté encore plus fortement au cours des cinq dernières années. En conséquence, l’ancien système d’Enda n’a pas été en mesure de gérer les complexités émergentes du microfinancement ou de soutenir la transformation numérique récemment entreprise par l’entreprise.

Enda a choisi Temenos Transact pour offrir la souplesse nécessaire pour servir plus de clients à un coût moindre et pour lancer rapidement de nouveaux produits et services. Grâce aux capacités de microfinancement préconfigurées de Temenos, Enda est désormais également en mesure de traiter efficacement de gros volumes de transactions et d’offrir une meilleure expérience au client.

1 COMMENTAIRE

  1. Le « Yes-Yes », ancêtre et précurseur de la microfinance - Dire ou ne pas dire - Dire ou ne pas dire

    […] les années 80 à 2000, les institutions de microfinance encore appelées Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) n’étaient pas assez répandus […]

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