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Ce Post, intitulé «Polémiques hôtelières», est l’oeuvre d’un homme qui a une grande expérience dans le secteur du tourisme et un ancien DG de l’ONTT, Wahid Ibrahim. «Un journaliste polymorphe de la presse touristique vient de traiter les responsables qui cherchent à trouver une solution aux hôtels hyper-endettés et carbonisés auprès des banques de “démolisseurs” de l’hôtellerie tunisienne .

Il oublie que les promoteurs des unités visées se sont auto-démolis depuis la pose de la première pierre et que, si on en parle encore à ce jour, c’est parce qu’ils ont accumulé des sursis successifs par la grâce de crises inespérées et d’un trop plein d’indulgence administrative .

Aujourd’hui, ces unités n’ont plus aucune chance de se remettre à flot et de cesser de tirer toute la destination et toute son offre hôtelière vers le bas .

Même si la solution de la Société de Gestion d’Actifs ne semble pas rencontrer l’agrément de certains professionnels (?) et de politiques et syndicalistes peu informés , il n’en demeure pas moins qu’une épave renflouée et remise à neuf vaut mieux qu’une flotte de navires gisant à jamais au fond des eaux .
Peu importe celui qui a les moyens de se livrer à ces opérations de sauvetage, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, d’Orient ou d’Occident .

Il suffit de regarder les grandes destinations touristiques d’Amérique, d’Asie et d’ Europe pour découvrir que les plus beaux hôtels du monde n’ont plus la nationalité du pays où ils sont implantés .
L’argent n’a pas de nationalité, pourvu qu’il soit propre .

La seule réserve qui me semble recevable c’est que ces nouveaux ” renfloueurs ” ne doivent pas changer la vocation touristique des terrains et des constructions concernées par les unités en déperdition car elles ont bénéficié d’une grande panoplie d’avantages publics et de conditions très avantageuses aussi bien au niveau du prix du foncier, qu’aux dépenses d’infrastructures, d’investissement et d’exploitation .
Chaque unité hôtelière est un acquis national et à ce titre, on doit veiller à traiter le mal et non à ouvrir la porte à la plus sauvage des spéculations .

Vus sous cet angle, les ” démolisseurs” peuvent se muer en nouveaux ” bâtisseurs” d’une hôtellerie plus rentable et conforme aux normes internationales ».

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Malgré un contexte économique encore fragile, et un fort resserrement des liquidités sur le marché, l’encours des dépôts cumulé du secteur s’est élevé à 58,2 Milliards de dinars au 30-09-2018, en hausse de 4% par rapport à fin Décembre 2017 suite à l’intensification des efforts commerciaux des banques. Grâce à son réseau d’agences étendu (207 agences à fin 2017), la croissance la plus importante et la plus significative a été affichée par Attijari bank que ça soit en absolu (+797 MDT) ou bien en relatif (+13,3%) se détachant ainsi du reste de ses consœurs“. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’intermédiaire en bourse Mac Sa sur le secteur bancaire, en se basant sur les chiffres arrêtés au 30 septembre 2018.

Deux autres banques ont aussi réussi à dépasser la croissance sectorielle moyenne de l’encours des dépôts, à savoir la BT avec 9,4% et l’UIB avec 9,1%. En termes de parts de marché des dépôts, la BIAT occupe toujours la première place avec une part de 18,6%, suivie de loin par la BNA avec une part de marché de 12,9% et Attijari bank avec 11,7%.

En termes de structure, les dépôts à vue ont progressé de 3,9% et leur part dans l’ensemble de l’encours des dépôts est restée quasi inchangée par rapport à la fin de l’exercice 2017. Individuellement, on trouve que Attijari Bank a réalisé le plus important effort de collecte de dépôts à vue, soit 366,3 MDT (+13,6%) ce qui représente tout de même 43% de l’effort de collecte du secteur. La BIAT, la BT et la BNA ont été les autres principaux contributeurs à la hausse des dépôts à vue du secteur avec respectivement 151 MDT , 145,6MDT et 145,3 MDT alors que l’ATB, la BH et AB ont vu leur DAV baisser de 101,2 MDT, 4,.4 MDT et 2,1 MDT respectivement.

Les dépôts d’épargne ont par contre connu une progression plus importante, soit 7,4% favorisés par le relèvement du taux de rémunération de l’épargne par la BCT. Ainsi, les dépôts d’épargne ont gagné 100 points de base dans la composition des dépôts du secteur alors que les dépôts à termes et autres, qui sont onéreux pour les banques, ont augmenté d’à peine 0,8%. Ce trend a été hétérogène, puisque des banques comme l’ATB, la BIAT et surtout la BNA ont réduit leur encours de dépôts à terme, d’autres à l’instar de l’AB, Attijari Bank, la BH et l’UIB ont intensifié leur recours à ce mode de financement onéreux.

Malgré une économie sous pression, les banques ont continué à accroitre leur encours de crédits qui s’est élevé à 62,86 Milliards de dinars au 30-09-2019 contre 59,16 Milliards de dinars au 31/12/2017, marquant une progression de 6,2%. Quasiment toutes les banques ont enregistré une évolution positive des crédits, à l’exception de l’Amen Bank qui semble ralentir la cadence pour mieux assainir son portefeuille (même si le repli reste peu important). Alors que la STB et la BH ont enregistré des croissances à deux chiffres de leurs encours des crédits, soit 10,5% et 10,4% respectivement, les autres banques ont affiché des croissances moins accélérées. En troisième position, vient la BNA avec un taux de croissance des crédits de 8,2%, talonnée par Attijari Bank qui se place en quatrième position, avec une évolution des crédits de 6,7%.

En valeurs, ce sont les trois banques publiques qui ont le plus contribué à l’accroissement de l’encours des crédits avec respectivement 801 MDT pour la BH, 712 MDT pour la BNA et 641 MDT pour la STB. En quatrième position, on trouve la BIAT avec une contribution de 602 MDT.

La cadence de croissance des crédits supérieure à celle des dépôts s’est faite sentir sur le ratio Crédits/dépôts. Ce ratio indique la capacité des banques à financer elles-mêmes les prêts accordés. En-dessous de 100%, elles le peuvent intégralement, au-dessus, elles doivent trouver des financements extérieurs. A fin septembre 2018, la majorité des banques présente un ratio Crédits/dépôts au-dessus de 100%. Cet état des lieux pourrait entrainer le recours à des ressources financières plus coûteuses et par conséquent à une diminution des niveaux de rentabilité des banques de la place. D’ailleurs, les nouvelles règlementations des banques (ratio de liquidité en particulier) vont contraindre les banques à avoir un ratio crédits/dépôts de moins de 120%. La BCT vient d’émettre une nouvelle circulaire relative au nouveau ratio Crédits/Dépôts portant le numéro 2018-10 en date du premier novembre 2018. Les dispositions de la nouvelle circulaire entrent en vigueur à partir du dernier trimestre de 2018 par référence au ratio «Crédits/Dépôts» de fin septembre 2018.

Les banques sont tenues de respecter un ratio Crédits/Dépôts qui se situe à un niveau inférieur à 120% à la fin de chaque trimestre. La réduction à appliquer en cas de ratio supérieur ou égal à 122% à la fin d’un semestre donné sera de 2%. En cas de dépassement, les banques seront passibles d’une amende calculée sur la base du montant des créances en dépassement par rapport au ratio cible du trimestre. A priori, et sur la base des chiffres au 30/06/2018, 5 banques respectent ce ratio et notamment la BIAT et Attijari Bank qui disposent d’une structure de dépôts assez avantageuse, d’une capacité de mobilisation des ressources extérieures (notamment en devises) assez forte qui peuvent ainsi maintenir une politique de crédits plus expansionniste que leurs consœurs.

Pour les banques publiques, si on exclut les dépôts en devises, tel que requis par la circulaire de la BCT, les ratios de transformation Crédits/Dépôts seront plus importants que nos estimations.

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Le président de l’Instance tunisienne de l’investissement, Khalil Laâbidi, a déclaré dans une interview accordée à Africanmanager que la mesure portant sur la création de la banque des régions telle qu’elle a été inscrite dans le projet de la Loi de finances 2019 est parmi les dispositifs qui pourraient donner des résultats.

Il a en revanche indiqué qu’on aurait pu travailler autrement à travers les banques qui existent déjà en mettant à leur disposition des fonds publics qu’elles gèreraient pour le compte de l’Etat avec des conditions bien déterminées, selon ses dires. Tarek Cherif, le président de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), est du même avis que le président de l’Instance tunisienne de l’investissement, et il l’a fait vertement savoir au chef du gouvernement…

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Un accord a été convenu lundi 12 novembre 2018 portant sur une augmentation des salaires de base et des primes au profit des employés de banques et des établissements financiers au titre des années 2018/2019 et ce, dans le cadre des travaux de la commission chargée des négociations sociales dans le secteur banquier.
Cette augmentation sera appliquée à partir du mois de mai 2018 jusqu’au 30 avril 2019 au titre de l’année 2018, et à partir du mois de mai 2019 jusqu’au mois d’avril 2020 pour l’augmentation au titre de l’année 2019, selon le protocole d’accord.
L’association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont convenu de poursuivre les travaux de la commission technique pour discuter les volets procédurales et achever les travaux vers la fin de l’année courante.

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Nouvellement affecté à Dakar, c’est tout naturellement que je décide d’entreprendre des démarches pour disposer de l’eau, de l’électricité, de l’internet et d’un compte en banque. Pour ce dernier, je choisis une grande banque de la place, pour sa réputation et son large réseau d’agences et de guichets automatiques. Ce qui va suivre n’est nullement une fiction mais bien une réalité qui me semblait avoir disparu depuis des années. En voici le récit.

Arrivé à l’agence, je suis rapidement reçu par un agent qui me tend des formulaires à remplir. Je m’installe dans un coin de l’agence et commence à remplir les cases : nom, prénoms, adresse, téléphone, numéro de passeport, salaire annuel, etc. Très vite, je me rends compte que tous les formulaires, au nombre de 8, excusez du peu, demandent peu ou prou les mêmes informations de base.

Passé l’étonnement d’une telle lourdeur administrative, je m’arrête sur un document qui me propose de souscrire à une assurance décès. Surpris, je demande à l’agent un complément d’information. Ce dernier m’explique que cette assurance, en fait obligatoire, permettra à la banque de recouvrir le solde éventuellement débiteur de mon compte si je décède. Je propose que, à la place de cette assurance, mon compte soit simplement bloqué en cas de solde insuffisant, de sorte qu’il ne soit jamais à découvert. On me rétorque que l’assurance permettra à la banque de pouvoir charger ses frais après ma mort, même en cas de solde insuffisant. Imparable. À l’étonnement succède un léger agacement.

Je réalise alors que, à part la police d’assurance décès qui réclame une prime annuelle de l’équivalent de 50 dollars, aucun des documents que m’a tendus l’agent n’indique les frais et commissions auxquels je serais éventuellement soumis. Je demande donc à ce dernier ce que me coûterait, annuellement, un compte courant classique assorti d’un chéquier et d’une carte visa. Nous atteignons très vite la somme de 500 dollars par an, une somme que je juge totalement disproportionnée pour des besoins qui se limiteraient, dans la pratique, à une dizaine de retraits et de chèques par mois. L’agacement cède alors à une forme d’incompréhension mêlée de dépit. Je décide, au final, de ne pas ouvrir de compte bancaire à Dakar et de continuer de me débrouiller avec mon compte à l’étranger.

Un cas extrême me direz-vous ? Peut-être, mais qui pourrait en dire suffisamment, je trouve, sur les taux de bancarisation encore un peu faibles en Afrique. Au-delà de l’anecdote, cette petite histoire apporte bien la démonstration qu’un modèle bancaire inventé et éprouvé depuis décennies en Occident n’arrive pas à trouver sa place dans cette partie du monde et que de nouvelles formes de bancarisation doivent être trouvées.

La bonne nouvelle est que des solutions semblent émerger du monde bancaire, grâce notamment à la concomitance de trois facteurs :

  • La concurrence des opérateurs mobiles. Avec leurs réseaux tentaculaires de revendeurs, ces opérateurs se sont considérablement développés en l’espace de quelques années, permettant dans certains pays d’équiper les populations en téléphones mobiles au-delà du taux de 100%. Aux fonctions initiales de téléphonie se sont très vite rajoutées celles des comptes dits de transaction, offrant à leurs usagers la capacité de stocker, retirer, recevoir et envoyer de l’argent et payer leurs factures de manière électronique, sûre et en temps réel. Mais si ces nouvelles fonctionnalités ont principalement pour but d’éliminer les revendeurs secondaires de carte de recharges, elles se sont également révélées être une première entame sérieuse dans le business traditionnel des banques. Il semble qu’encore peu d’opérateurs mobiles se sont lancés dans la remontée de la chaîne de valeur en proposant des services financiers plus typiquement bancaires comme l’épargne rémunérée ou le crédit. Mais beaucoup y pensent, et cela pourrait venir assez rapidement. La concurrence sera alors particulièrement rude pour les banques.
  • L’innovation réglementaire. Petit à petit, les banques centrales font leur révolution. Traditionnellement peu enclines aux changements, elles permettent cependant à des innovations fondamentales de voir le jour. Les régimes d’agents bancaires basés sur le modèle des agents d’opérateurs mobiles, ou encore les approches dites « risk-based » des règles d’identification et de connaissance des clients en sont de bons exemples. Une mise à niveau bienvenue du jeu concurrentiel quand on sait tout le bénéfice que le client final pourrait retirer d’une confrontation directe entre banques et opérateurs de téléphonie mobile, deux industries aux appétits et moyens financiers colossaux.
  • L’innovation technologique. L’usage quasi-universel des téléphones mobiles offre des opportunités bien comprises des banquiers. Cependant, dans la pratique, ces mêmes banques se heurtent à des contraintes informatiques particulièrement lourdes, qui s’expliquent par la sédimentation de plusieurs décennies de développements internes (formant le fameux « Core Banking System » ou système centralisé d’information de la banque) et qui rendent quasiment impossible la confection de produits et l’usage de nouveaux canaux de distribution en phase avec les attentes des consommateurs d’aujourd’hui. Face à ces défis, des « Core Banking System » (CBS) de deuxième génération sont en train de voir le jour et, avec eux, la promesse de voir enfin le déploiement de nouvelles banques qui placeraient les services financiers digitaux au cœur de leur mode de fonctionnement et permettraient une complète démocratisation des services bancaires de base (et probablement aussi non bancaires).

Cette conjonction est en train de se produire en Afrique, dans certains pays comme l’Angola. La renaissance de Banco Postal illustre parfaitement le fait que la banque peut se réinventer et repartir à la conquête du marché. Grâce à sa nouvelle offre (Xikilamoney), Banco Postal propose de loin la gamme de services financiers la plus complète (y compris les services financiers numériques et les services bancaires classiques). Grâce à son réseau d’environ 200 points d’accès (y compris les agences et les kiosques), Banco Postal a déjà accueilli plus de 200 000 clients en seulement 18 mois. En Angola, les trois ingrédients sont présents : une forte concurrence des opérateurs télécoms, une réglementation bancaire plus ouverte sur les questions de « branchless banking » (ou services bancaires sans agences) et l’adoption d’un CBS de nouvelle génération. D’autres pays pourraient rapidement emboîter le pas, comme le Sénégal (et les autres pays de l’UEMOA), où la réglementation bancaire pourrait bientôt changer.

Une évolution que le groupe de la Banque mondiale accompagne, notamment à travers son initiative d’accès universel à la finance (UEA), dont l’objectif est de permettre à l’ensemble de la population adulte mondiale d’avoir accès à des services financiers de base d’ici 2020, afin d’être en mesure d’envoyer/recevoir des paiements et d’épargner.

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Au premier semestre 2018, le résultat global des sociétés cotées a augmenté de 15,9% par rapport à la même période de 2017, pour atteindre un montant de 1 046 MD contre 903 MD. Ce résultat n’englobe que les 68 sociétés cotées qui ont publié leurs états financiers semestriels, parmi les 81 que compte la Cote, selon les données fournies par le site électronique de la Bourse de Tunis.
Les 13 sociétés qui n’ont pas encore communiqué, à la date du 31 octobre 2108, leurs états financiers semestriels sont : UADH, MIP, TUNISAIR, SIPHAT, STIP, ELBENE INDUSTRIE, SOPAT, ELECTROSTAR, AMS, CARTHAGE CEMENT, SITS, AETECH et SERVICOM. Sur les 68 sociétés, 42 ont enregistré des résultats bénéficiaires. Hors Carthage Cement, les sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 79% du résultat global, en croissance de 14,2%, avec un montant global de 822 MD contre 719 MD au premier semestre 2017.

Le secteur financier a le vent en poupe
Durant le premier semestre de l’année 2018, le résultat de l’ensemble des sociétés composant le secteur financier a connu une hausse remarquable de 18,2% par rapport à la même période de l’année 2017, totalisant 678 MD contre 574 MD. Ainsi, les 12 banques cotées ont réalisé un résultat global de 588 MD au premier semestre 2018, en progression de 18,7% par rapport à la même période de l’année 2017. Le résultat semestriel global des 7 sociétés de leasing cotées a régressé de 1,02% par rapport à la même période de l’année 2017 pour atteindre 25 MD contre 26 MD. De même, les 4 compagnies d’assurances cotées ont-elles affiché un résultat semestriel global en progression de 17,5% pour se situer à 39MD contre 33 MD durant le premier semestre 2017.

Les résultats du secteur des services dédiés aux consommateurs ont connu une régression de 12,5%, attribuée à la baisse de la majorité des entreprises qui le composent. Au sein de ce secteur, le résultat semestriel global des 2 enseignes de la grande distribution cotées en bourse (Monoprix et Magasin General) a fortement régressé à 9,27 MD contre 12,57 MD durant la même période de 2017. Même tendance pour le résultat semestriel global des 3 concessionnaires automobiles cotés qui a régressé de 5,8% pour se situer à 39,8 MD contre 42,3 MD durant la période comparable à l’année 2017.

Des performances positives pour les biens de consommation
Le secteur des biens de consommation a réalisé une performance positive au premier semestre 2018 de 4,9%, tirée principalement par le sous-secteur agroalimentaire et boissons qui a enregistré une croissance de 9,8%. Dans ce sous-secteur, le résultat semestriel global des 3 grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Delice Holding et SFBT) a progressé de 8,8% pour atteindre 209 MD contre 192 MD durant le premier semestre 2017. Le secteur des industries, selon les résultats semestriels globaux, a fortement progressé pour se situer à 31,9MD contre 15,2 MD durant la même période de 2017.
Le doublement de sa performance est attribué à une meilleure tenue au niveau des matériaux de construction et au sous-secteur biens et services industriels dont le résultat semestriel a réalisé une forte augmentation de 44%. Le secteur matériaux de base porté par les performances, exceptionnelle de la société ICF (+245%) et remarquable de la société Air liquide (+85%), le secteur a réalisé la meilleure performance de la Cote avec 121,4% pour un résultat global de 34 MD contre 15 MD durant le premier semestre 2017.

Pétrole, gaz, technologie, un triptyque performant
En plus du pétrole, le gaz et la technologie ont réalisé respectivement des performances de 64,1% et de 3,8%, tandis que deux autres secteurs ont réalisé une contre-performance, à savoir les secteurs de la santé (-14%) et des télécommunications (-34,9%) . Au niveau des sous-secteurs, huit ont affiché des performances positives. Les meilleures performances reviennent aux sous-secteurs automobiles et équipementiers, chimie et biens et services Industriels. En outre, deux sous-secteurs ont réalisé des contre-performances, à savoir les produits ménagers et soins personnels et celui de la distribution.

Après la société ICF qui a marqué la croissance la plus forte avec 245,1%, les hausses les plus importantes ont été réalisées par LAND’OR (+167,8%), SAM (+103,4%),SOMOCER (+86%), AIR LIQUIDE TUNISIE (+84,6%), SOTIPAPIER (73,1%), SOTUVER(+70,6%), puis STB (64,4%). Les plus fortes baisses ont touché WIFACK INTERNATIONAL BANK (-95,1%), STEQ (-113,9%), MONOPRIX (-97,5%), SIMPAR (-80,1%), ADWYA (-69,1%) et MODERN LEASING (-67,2%).

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Les guichets de banques seront ouverts samedi 13 octobre 2013, durant le congé de la Fête de l’Evacuation, a annoncé la Banque Centrale de Tunisie, jeudi. Ils assureront au public un service de caisse et de change manuel, a ajouté la BCT, dans un communiqué.
La BCT assure le même le même jour, de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses Succursales.

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Nous croyons savoir, de sources proches du ministère tunisien des Finances, que le processus pour la vente d’une partie du capital de la TFB (Tunisian Foreign Bank) a été ou sera très bientôt relancé.  Cette relance intervient après une première tentative, qui n’avait rapporté qu’une seule manifestation d’intérêt. Nos sources précisent qu’il ne s’agissait pas d’un groupe tunisien connu, mais plutôt d’un Tunisien qui n’a pas de lien avec le secteur bancaire et dont la situation financière laisserait à désirer. Nos sources indiquent aussi que la relance du processus de vente d’un bloc d’actions représentant uniquement 49 % de la seule et unique banque publique tunisienne de droit français devrait cette fois concerner plus que 50 % du capital de la TFB. A en croire notre source, de nouvelles offres seraient déjà parvenues et «les choses se présenteraient mieux».

La vente des parts de l’Etat tunisien à la BTE sera aussi prochainement relancée, selon nos sources qui ajoutent que l’Etat tunisien a déjà engagé le processus de vente des participations minoritaires dans le secteur. Il aurait ainsi déjà envoyé une lettre d’information au partenaire saoudien dans le capital de la  Stusid Bank, et attend sa réponse.

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Le secteur financier joue un rôle de catalyseur de la croissance économique, en mobilisant l’épargne de différents agents et en la répartissant entre les demandeurs de financement. Cependant, les banques tunisiennes n’ont pas fourni un effort dans la collecte des dépôts pour financer les investissements mais au contraire elles ont tiré profit de la facilité du financement de la BCT pour augmenter leurs ressources. En effet, les banques profitent de la rente en provenance de l’achat des titres de l’État à faible risque à partir du refinancement de la BCT. Cette situation a entrainé un rationnement de crédit et un sous-investissement“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de l’intermédiaire en bourse, Mac sa.

La note constate qu’en général, le ratio crédits/ dépôts est un indicateur pour mesurer la capacité des banques à financer elles-mêmes les prêts accordés. Lorsque ce ratio est au-dessous de 100%, elles peuvent financer intégralement ces prêts, au-dessus de 100% elles doivent chercher des financements extérieurs.

Par ailleurs, les banques tunisiennes affichent un ratio moyen supérieur à 100%. Concrètement, ce ratio de transformation signifie que les crédits représentent plus de 100% des dépôts des banques ou, en d’autres termes, pour chaque 100 dinars de ressources collectées, plus de 100 dinars sont transformés en crédits.

En fait, à chaque fois qu’une banque accorde un crédit, le bénéficiaire le place en principe en dépôt dans le circuit bancaire. Ce mécanisme est connu à travers la citation de Withers «les
prêts font les dépôts».

Au niveau agrégé, l’ensemble des crédits accordés devrait en principe être égal à l’ensemble des dépôts. Dans le cas où les dépôts sont inférieurs aux crédits, cela veut dire que quelques bénéficiaires de crédit n’ont pas transformé ce crédit en dépôt. Il existe en général deux explications, soit le crédit a été transféré hors la Tunisie, ce qui est marginal suite à la non ouverture du compte capital, soit il a servi à acheter des obligations non bancaires, ce qui est le plus plausible. En outre, on constate que ce ratio comporte des disparités entre les banques.

En effet, la politique financière de l’État vise à renforcer le mécanisme de financement de l’économie. Elle doit être efficace pour assurer la réalisation des objectifs stratégiques de croissance inclusive et de développement durable. Dans ce contexte, l’offre de crédit devra être ciblée, à montants adéquats et à des taux d’intérêt étudiés. Quelques options de politiques financières pour promouvoir la croissance, à savoir : Élaboration d’un ratio «crédit/dépôt» cible, Mettre des crédits à long terme à la disposition des investisseurs et Assurer une distribution sectorielle appropriée.

C’est ainsi que la note de Mac sa a fortement recommandé pour notre pays d’adopter une politique financière axée sur la croissance et le développement durable qui sera capable de diriger une partie importante des crédits vers certaines activités comme l’infrastructure, le capital humain et les secteurs stratégiques à hautes technologies. Le gouvernement à travers les institutions financières doit assumer des fonctions entrepreneuriales. Il doit déterminer le niveau de l’épargne et de l’investissement productif, le choix des technologies de pointe et des secteurs cibles ainsi que l’offre d’assistance technique.

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«Le délai du 31 décembre 2018 est crucial pour les banques tunisiennes. La Circulaire aux banques et aux établissements financiers n°2016-03 du 29 juillet 2016 et la circulaire n° 2018-06 du 5 juin 2018 ont fixé la date du 31 décembre 2018 pour l’entrée en vigueur de l’application des nouvelles contraintes en matière d’exigence du niveau minimum en fonds propres et ce au titre des nouvelles normes de solvabilité et des normes de concentration et de division des risques». C’est ce qu’écrivait, hier 1er octobre 2018, l’intermédiaire boursier Moez Hadidane, sur les colonnes de la Newsletter de l’AIB (Association des Intermédiaires en Bourse).

Et la même source d’expliquer que «les banques doivent désormais tenir compte du risque de marché et du risque de contrepartie sur les instruments dérivés dans le calcul de leur ratio de solvabilité d’un côté et de limiter les engagements sur les parties liées de 75% de leurs fonds propres nets à 25%». Et d’annoncer ensuite que «compte tenu de l’importance des nouveaux risques intégrés pour la détermination du seuil minimum en fonds propres que doit disposer une banque, on doit s’attendre à une rallye d’augmentation de capital de nos banques en vue de respecter le ratio Tier 1 et à une série d’émission d’emprunt obligataire subordonné ou à durée indéterminée afin de respecter simultanément le ratio de solvabilité et le plafond des engagements sur les parties liées fixé à 25% des fonds propres net». Et moez Hadidan de préciser que «toutefois ces émissions seront boudées par les autres banques puisque toute souscription d’une banque dans l’augmentation de capital ou d’emprunt subordonné émis par une autre banque sera déduite des fonds propres nets de la première».

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La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis vient de publier une liste de douze emprunts obligataires, lesquels seront négociables au Marché Obligataire de la Cote de la Bourse, à partir de mercredi, 3 octobre courant.
Selon la BVMT, quatre emprunts seront introduits par la Banque Nationale Agricole (BNA), d’une valeur globale de 100 millions de dinars (MD), cinq emprunts par la Banque de l’Habitat (BH), d’une valeur totale de 50 MD et trois emprunts par Attijari Leasing, d’une valeur de 25 MD.
Le nominal d’acquisition a été fixé à 100 dinars, pour l’ensemble des emprunts. Pour ce qui est du taux d’intérêt brut à appliquer, il variera entre 7,7% et 8,35%. Certains de ces emprunts seront appliqués à un taux basé sur le TMM (TMM + 2, ou TMM + 2,25).
Quant à la durée de ces emprunts, elle variera entre 5 et 7 ans.

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, mardi 25 septembre 2018, à Abidjan, à une prise de participation de 15 millions d’euros dans le fonds FIVE (Financial inclusion vehicle), un instrument d’inclusion financière mis en place en 2017 par le groupe AfricInvest.

Fonds évolutif visant un capital de 200 millions d’euros, FIVE a vocation à prendre des participations et des quasi-participations (sous forme de financement) dans des banques de taille moyenne (institutions financières dites de deuxième catégorie) et de petite taille (institutions financières de troisième catégorie). L’objectif est de les aider à accomplir leur transformation numérique et les encourager à octroyer des prêts aux PME africaines, qui souffrent aujourd’hui d’un déficit de financement.

La Banque africaine de développement a décidé de prendre une participation de 15 millions d’euros au capital du fonds FIVE dans le but d’aider à la transformation numérique des institutions financières en Afrique et ainsi leur permettre de tirer profit des évolutions et des opportunités du secteur.

FIVE accompagnera la transformation numérique de ces banques en leur fournissant des conseils stratégiques et des capitaux, et en les aidant à optimiser leur gouvernance et leurs opérations. Le fonds les aidera également à conclure des partenariats avec, notamment, des compagnies d’assurance classiques, les opérateurs de réseaux mobiles, les sociétés de transfert d’argent.

Concrètement, le fonds FIVE investit des capitaux propres et des titres de créance convertibles dans des institutions financières qui ont besoin d’accroitre leur bilan et d’intégrer des technologies qui leur permettent d’élargir leurs gammes de services aux populations non bancarisées.

Parmi les institutions que cible le fonds FIVE, figurent les établissements financiers classiques (banques commerciales prêtant aux PME, compagnies d’assurance offrant des produits à bas prix), ainsi que les sociétés de technologies financières (Fintech) qui exploitent la technologie pour offrir des services financiers numériques et les opérateurs de réseaux mobiles.

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Temenos, l’éditeur de logiciels bancaires, a annoncé aujourd’hui qu’Afriland First Bank, le plus important groupe de services financiers au Cameroun, a choisi la plateforme Temenos T24 Core Banking pour accompagner son parcours de transformation numérique. La banque a opté pour une rénovation complète de son infrastructure informatique en utilisant Temenos T24 Core Banking ainsi qu’un éventail de solutions additionnelles, parmi lesquelles Temenos Front Office Suite, Analytics & Reporting, Temenos Payments Suite et des capacités bancaires conformes aux principes islamiques.

Créée au Cameroun en 1987 sous le nom de « Caisse Commune d’Epargne et d’Investissement » (CCE), Afriland First Bank a choisi Temenos pour remplacer ses anciens systèmes informatiques après avoir effectué une évaluation concurrentielle rigoureuse. En mettant en œuvre le logiciel de Temenos, la banque pourra lancer de nouveaux produits et services plus rapidement, se donner les moyens de ses ambitions en matière de croissance et continuer à mener à bien sa vision consistant à devenir la banque africaine la plus innovante. La banque pourra par ailleurs offrir des services de pointe à ses clients via des canaux numériques améliorés.

L’approche bancaire à modèle régional de Temenos, qui inclut une fonctionnalité locale préconfigurée et des pratiques exemplaires, permettra à Afriland First Bank de satisfaire aux exigences réglementaires spécifiques dans la zone de l’UEMOA (Mali, Burkina Faso, Sénégal, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo et Niger) et dans les six pays de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Congo, Guinée Équatoriale, RCA et Tchad). La banque compte environ 40 agences dans les 10 régions du Cameroun et a des opérations en Guinée Équatoriale, à São Tomé et Príncipe, en République démocratique du Congo, au Liberia, au Sud Soudan, en Zambie et en Guinée. La banque tirera profit de l’expertise mondiale de Temenos et de ses 25 années d’expérience dans la fourniture de progiciels modulables intégrés, ainsi que des investissements continus de Temenos dans la R&D, qui s’élèvent à 20 % de son chiffre d’affaires – le plus haut pourcentage de l’industrie.

Jean Paulin Fonkoua Kake, Président de Afriland First Bank, a déclaré : « Chez Afriland First Bank, nous déployons des efforts soutenus pour offrir les meilleures expériences client. Nous avons choisi Temenos comme partenaire technologique stratégique du fait de son expertise locale inégalée, combinée à son expérience globale dans le soutien aux projets de transformation numérique. La plateforme bancaire numérique de Temenos nous permettra d’être à la pointe de l’innovation et d’offrir à nos clients des services de premier ordre. »

Jean-Paul Mergeai, Directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique chez Temenos, a affirmé : « Nous sommes fiers d’accueillir Afriland First Bank, qui est notre dernier contrat signé au Cameroun. En tant que partenaire technologique stratégique, nous nous engageons à travailler de concert pour l’aider à atteindre son objectif visant à devenir une grande banque africaine innovante. Ce partenariat met en lumière notre engagement vis-à-vis de toute l’Afrique francophone, où nous constatons une évolution rapide de la physionomie des services financiers, avec des acteurs domestiques contestant les traditionnels banques françaises et opérateurs de télécommunications qui font leur entrée dans le secteur. L’Afrique francophone est une région de croissance clé pour Temenos, à l’heure où les banques se dirigent de plus en plus vers une transformation fondamentale pour différentier leurs offres, développer de nouveaux modèles d’entreprise et toucher de nouveaux segments client avec des services bancaires numériques. Notre logiciel bancaire intégré, évolutif et en temps réel aide les institutions financières à répondre à l’évolution des demandes des clients et des exigences réglementaires. Nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec Afriland First Bank pour transformer les services qu’elle propose à ses clients. »

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Le site d’information marocaine Telquel.ma a annoncé lundi 17 septembre 2018 que la première émission de sukuks souverains se fera durant la première semaine du mois d’octobre.

D’un montant d’un milliard de dirhams minimum, cette émission servira aux placements des banques participatives. Les sukuks seront émis sous forme d’Ijara adossés à des actifs immobiliers appartenant à l’Etat.

Ce type de sukuk doit s’appuyer sur des contrats de location. Le loyer collecté servira de rendement aux détenteurs des sukuks Ijara. Les sukuks souverains Ijara sont quant à eux adossés au patrimoine immobilier détenu par l’Etat.

Ainsi, une étude préalable a été menée par le ministère des Finances pour identifier et localiser les actifs pouvant se prêter au mieux à ce type d’opérations.

Toujours selon la même source, cette émission a pour principal objectif de servir de placement aux banques participatives. Ces banques ne peuvent pas placer leurs fonds sur des titres classiques comme les bons de trésor. Par exemple, l’assurance islamique Takaful doit obligatoirement placer 30 % de ces fonds dans des sukuks.

Sofiane Zribi se définit, sur sa page des réseaux sociaux, «Psychiatre, pour le meilleur et pour le pire». Dans ce coup de gueule du citoyen qu’il est, il évoque en effet le pire comme le meilleur et n’y va pas du dos de la cuillère :

«Bahi (Traduisez OK). Nous avons fait les capricieux, les révoltés, les insatisfaits, mais personne ne fait rien pour changer l’ordre des choses. Le pays est sale mais on veut qu’on le nettoie pour nous, tout en continuant à salir. Notre enseignement est en perdition, mais nous ou on envoie nos enfants dans les écoles privées où on les regarde chaque jour s’abrutir d’avantage. Nos hôpitaux deviennent insalubres et dangereux. Nous on continue à construire des cliniques et à laisser nos meilleurs médecins émigrer ailleurs. Notre air est pollué, et on continue à rouler en grosses bagnoles ou en Diesel toxique. Les banques nous volent et nous, on continue à nous endetter. Des bandes entières de trafiquants et faux hommes d’affaires ont mis le pays en faillite et nous on commente sur Facebook. Le dinar ne vaut plus un kopeck et nous on aime acheter importé, y compris le lait et le chocolat. Les 3/4 du peuple sont dans une misère noire mais les restaurants à 50 dinars le plat sont légion et toujours complets. Nos gouvernants se battent l’un pour rester en place, l’autre pour promouvoir son fils et l’autre pour nous ramener au 5ème siècle. Nous, on se comporte comme si c’était un match de foot. Yezzi (Traduisez Assez)! Il y a des canailles à mettre d’urgence en prison, des politicards à envoyer à la retraite, des chaînes de télé à transformer en chaînes d’éducation du peuple et des hommes formés et capables à qui donner la charge du pays. Sans un réveil collectif rien ne changera. C’est à vous et à moi de le faire. C’est à nous d’agir, de convaincre et de changer le cours des choses. Bougeons!”

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Dans l’objectif d’orienter davantage les banques vers le financement des secteurs productifs, de soutenir la croissance et de rationaliser le recours excessif au refinancement auprès de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), une nouvelle répartition des contreparties du refinancement a été introduite exigeant une quotité fixe de 40% sous forme de titres publics négociables et 60 % en créances bancaires. L’entrée en vigueur de cette nouvelle décision a été fixée pour le 5 septembre 2018, avec un délai d’un mois pour sa mise en application. D’ailleurs, cette mesure n’a pas posé de problèmes particuliers pour assurer le refinancement adéquat au secteur bancaire. Dans le cadre de ses interventions sur le marché monétaire, la BCT accorde des concours aux banques contre remise de garanties éligibles sous forme d’effets publics (Bons de Trésor Assimilables (BTA), Bons du Trésor à Court Terme (BTCT) et Emprunt national) et de créances bancaires saines. A fin décembre 2014, la quotité des effets publics a été relevée à 40% (Circulaire aux établissements de crédit n°2014-02 du 28 mars 2014) contre un minimum de 10% de l’encours de refinancement précédemment (Circulaire aux établissements de crédit n°2013-10 du 1er août 2013). En pratique, les garanties présentées par les banques dans leur ensemble sont constituées en moyenne à raison de 60% en titres publics et le reliquat (40%) sous forme de créances bancaires. Ce constat contraste avec la structure de l’actif des institutions bancaires tunisiennes composée majoritairement par les crédits accordés aux entreprises et aux particuliers. Il importe de préciser, à cet effet, que la BCT, dont l’une des missions est de contribuer à la stabilité financière, dispose d’une panoplie diversifiée d’instruments à même d’assurer la liquidité du système bancaire en toute circonstance et conformément aux objectifs assignés à la politique monétaire.

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La BCT va publier, dans les prochains jours, une nouvelle circulaire qui prévoit l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio CREDITS / DEPOTS, qui ne doit pas dépasser 110%. Or, la plupart des banques sont déjà en dépassement important dudit ratio. Les banques seraient dans l’obligation de limiter l’octroi de nouveaux crédits, d’améliorer le recouvrement et la collecte des dépôts“, a commenté l’expert comptable Walid Ben Salah, sur sa page Facebook.

La BCT a déjà publié, le 5 juin 2018, la circulaire 2018-06, qui définit de nouvelles règles de calcul du ratio de solvabilité des banques et qui prend en compte, pour la première fois, les risques de marché (change et taux d’intérêt), exclut certains éléments du calcul des fonds propres des banques et sanctionne les dépassements de certains seuils réglementaires, notamment des participations prises hors secteur bancaire et financier.

Le respect des exigences de la nouvelle circulaire nécessite l’augmentation des fonds propres de la plupart des banques (augmentation de capital, limitation de la distribution des dividendes, lancement d’emprunts subordonnés – si liquidité il y a ! – etc) et/ou la limitation de l’octroi des crédits et de l’exposition aux risques de marché, notamment de change (financement du commerce extérieur), a expliqué Ben Salah.
Toujours selon l’expert comptable,”la BCT a décidé également de limiter le volume des BTA présentés au refinancement à 40% au lieu de 60%, incitant ainsi, les banques à ne plus financer le déficit du budget de l’Etat et/ou ne plus user de cet instrument (considéré comme privilégié jusqu’à présent), pour se refinancer auprès de la BCT. La présentation de papier de qualité devient la règle de refinancement, ce qui incite les banques à accorder plutôt des crédits refinançables (financement de l’économie) au lieu des autres formes de crédits non refinançables (découvert, crédits à la consommation, etc) et/ou limiter les octrois de crédits aux bons profils de risque et selon les formes les plus adéquates“.

L’expert comptable s’est interrogé, par ailleurs, sur l’aptitude des banques en Tunisie à pouvoir respecter simultanément toutes ces nouvelles exigences : “Sont-elles préparées et suffisamment outillées pour le faire ?! A défaut, quelles seraient les conséquences de telles décisions sur l’ensemble du secteur et de l’économie, notamment en l’absence de mesures concrètes permettant de rétablir la confiance dans le système bancaire, son développement et sa sophistication, d’améliorer le taux de bancarisation, d’améliorer la liquidité du secteur en limitant le cash et en privilégiant le recours au digital et aux nouvelles technologies, et d’encourager l’épargne” ?.

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Le ministre de l’Éducation, Hatem Ben Salem, a déclaré, lors de son passage, mardi 28 août 2018 sur Shems Fm, que les élèves recevront leurs emplois du temps par SMS à partir du 8 septembre 2018.

Cela a été rendu possible grâce à un accord signé entre le ministère, la poste tunisienne et 5 banques ainsi qu’avec le centre national des technologies de l’Éducation.

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Les agriculteurs ont investi 432,3 Millions de Dinars (MD) dans les équipements agricoles représentant 49,7% du volume total des investissements déclarés, jusqu’au mois de juillet 2018, selon les données du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.

L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) a indiqué que ces montants ont permis d’acheter 1748 tracteurs d’une valeur de 112 MD, 89 moissonneuses-batteuses de 6,5 MD et 47 machines à récolter d’une valeur 1,5 MD.

L’APIA a approuvé l’achat de 1595 tracteurs d’une valeur de 100 MD, 24 moissonneuses-batteuses d’un montant de 6,1 MD et 37 machines à récolter pour une enveloppe de 1 MD.

Les investissements des sociétés de mise en valeur et de développement agricole (SMVDA) ont augmenté pour atteindre 19,7 MD, contre 5,7 MD, au cours de la même période de l’année dernière et les investissements à participation étrangère se sont établis à 13MD, contre 6,5 D, en 2017.
Les investissements dans le secteur de l’arboriculture fruitière ont cru pour s’élever à 85 MD contre 64,4MD, au cours de la même période de 2017, dont 72,9% pour la plantation d’oliviers d’un montant de 62 MD.

Les investissements déclarés dans la préparation des terres, la récolte et la moisson ont atteint 30 MD constituant 43,5MD du total des investissements approuvés dans le secteur des services.
Le secteur des huiles alimentaires brutes a occupé la première place en termes d’activités de transformation, les investissements approuvés ayant 37,9MD, soit 87,5% du volume total des investissements approuvés dans ce secteur et dont la majorité sont des huileries biologiques d‘une valeur de 36MD.

Le taux de financement des investissements agricoles par les banques a augmenté à 20,9%, à fin juillet 2018, contre 8,4% au cours de la même période en 2017. Les banques ont accordé 51 crédits fonciers d’une valeur de 6,8MD, contre 25 crédits fonciers (2,2MD), lors de la même période de 2017.
Ces crédits permettront l’intégration de 675 hectares des terres dans le circuit économique.

Quelque 5190 déclarations d’investissement dans l’agriculture ont été enregistrées auprès de l’APIA, jusqu’à fin juillet 2018, d’une valeur totale de 869,7 MD, soit une baisse de 9,4% en nombre et 12,2 en valeur.

L’agence avait approuvé 3143 opérations d’investissements (386,7 MD) contre 2408 opérations (276 MD), au cours de la même période de 2017, soit une hausse de 30,5% en nombre et 40,1 en valeur.

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Il n’y a pas que le gouvernement qui enquête pour situer les responsabilités dans l’énorme raté du non-versement des augmentations des pensions de retraite avant l’Aïd El Adha, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) investigue aussi. Ahmed El Karm, son président et président du directoire d’Amen Bank, l’a fait savoir ce jeudi 23 août 2018, sur Shems FM : «Nous sommes en train de mener une enquête, laissez-moi un peu de temps pour réunir les éléments d’information et nous allons revenir vers vous». Affaire à suivre donc…

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