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Le site d’information marocaine Telquel.ma a annoncé lundi 17 septembre 2018 que la première émission de sukuks souverains se fera durant la première semaine du mois d’octobre.

D’un montant d’un milliard de dirhams minimum, cette émission servira aux placements des banques participatives. Les sukuks seront émis sous forme d’Ijara adossés à des actifs immobiliers appartenant à l’Etat.

Ce type de sukuk doit s’appuyer sur des contrats de location. Le loyer collecté servira de rendement aux détenteurs des sukuks Ijara. Les sukuks souverains Ijara sont quant à eux adossés au patrimoine immobilier détenu par l’Etat.

Ainsi, une étude préalable a été menée par le ministère des Finances pour identifier et localiser les actifs pouvant se prêter au mieux à ce type d’opérations.

Toujours selon la même source, cette émission a pour principal objectif de servir de placement aux banques participatives. Ces banques ne peuvent pas placer leurs fonds sur des titres classiques comme les bons de trésor. Par exemple, l’assurance islamique Takaful doit obligatoirement placer 30 % de ces fonds dans des sukuks.

Sofiane Zribi se définit, sur sa page des réseaux sociaux, «Psychiatre, pour le meilleur et pour le pire». Dans ce coup de gueule du citoyen qu’il est, il évoque en effet le pire comme le meilleur et n’y va pas du dos de la cuillère :

«Bahi (Traduisez OK). Nous avons fait les capricieux, les révoltés, les insatisfaits, mais personne ne fait rien pour changer l’ordre des choses. Le pays est sale mais on veut qu’on le nettoie pour nous, tout en continuant à salir. Notre enseignement est en perdition, mais nous ou on envoie nos enfants dans les écoles privées où on les regarde chaque jour s’abrutir d’avantage. Nos hôpitaux deviennent insalubres et dangereux. Nous on continue à construire des cliniques et à laisser nos meilleurs médecins émigrer ailleurs. Notre air est pollué, et on continue à rouler en grosses bagnoles ou en Diesel toxique. Les banques nous volent et nous, on continue à nous endetter. Des bandes entières de trafiquants et faux hommes d’affaires ont mis le pays en faillite et nous on commente sur Facebook. Le dinar ne vaut plus un kopeck et nous on aime acheter importé, y compris le lait et le chocolat. Les 3/4 du peuple sont dans une misère noire mais les restaurants à 50 dinars le plat sont légion et toujours complets. Nos gouvernants se battent l’un pour rester en place, l’autre pour promouvoir son fils et l’autre pour nous ramener au 5ème siècle. Nous, on se comporte comme si c’était un match de foot. Yezzi (Traduisez Assez)! Il y a des canailles à mettre d’urgence en prison, des politicards à envoyer à la retraite, des chaînes de télé à transformer en chaînes d’éducation du peuple et des hommes formés et capables à qui donner la charge du pays. Sans un réveil collectif rien ne changera. C’est à vous et à moi de le faire. C’est à nous d’agir, de convaincre et de changer le cours des choses. Bougeons!”

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Dans l’objectif d’orienter davantage les banques vers le financement des secteurs productifs, de soutenir la croissance et de rationaliser le recours excessif au refinancement auprès de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), une nouvelle répartition des contreparties du refinancement a été introduite exigeant une quotité fixe de 40% sous forme de titres publics négociables et 60 % en créances bancaires. L’entrée en vigueur de cette nouvelle décision a été fixée pour le 5 septembre 2018, avec un délai d’un mois pour sa mise en application. D’ailleurs, cette mesure n’a pas posé de problèmes particuliers pour assurer le refinancement adéquat au secteur bancaire. Dans le cadre de ses interventions sur le marché monétaire, la BCT accorde des concours aux banques contre remise de garanties éligibles sous forme d’effets publics (Bons de Trésor Assimilables (BTA), Bons du Trésor à Court Terme (BTCT) et Emprunt national) et de créances bancaires saines. A fin décembre 2014, la quotité des effets publics a été relevée à 40% (Circulaire aux établissements de crédit n°2014-02 du 28 mars 2014) contre un minimum de 10% de l’encours de refinancement précédemment (Circulaire aux établissements de crédit n°2013-10 du 1er août 2013). En pratique, les garanties présentées par les banques dans leur ensemble sont constituées en moyenne à raison de 60% en titres publics et le reliquat (40%) sous forme de créances bancaires. Ce constat contraste avec la structure de l’actif des institutions bancaires tunisiennes composée majoritairement par les crédits accordés aux entreprises et aux particuliers. Il importe de préciser, à cet effet, que la BCT, dont l’une des missions est de contribuer à la stabilité financière, dispose d’une panoplie diversifiée d’instruments à même d’assurer la liquidité du système bancaire en toute circonstance et conformément aux objectifs assignés à la politique monétaire.

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La BCT va publier, dans les prochains jours, une nouvelle circulaire qui prévoit l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio CREDITS / DEPOTS, qui ne doit pas dépasser 110%. Or, la plupart des banques sont déjà en dépassement important dudit ratio. Les banques seraient dans l’obligation de limiter l’octroi de nouveaux crédits, d’améliorer le recouvrement et la collecte des dépôts“, a commenté l’expert comptable Walid Ben Salah, sur sa page Facebook.

La BCT a déjà publié, le 5 juin 2018, la circulaire 2018-06, qui définit de nouvelles règles de calcul du ratio de solvabilité des banques et qui prend en compte, pour la première fois, les risques de marché (change et taux d’intérêt), exclut certains éléments du calcul des fonds propres des banques et sanctionne les dépassements de certains seuils réglementaires, notamment des participations prises hors secteur bancaire et financier.

Le respect des exigences de la nouvelle circulaire nécessite l’augmentation des fonds propres de la plupart des banques (augmentation de capital, limitation de la distribution des dividendes, lancement d’emprunts subordonnés – si liquidité il y a ! – etc) et/ou la limitation de l’octroi des crédits et de l’exposition aux risques de marché, notamment de change (financement du commerce extérieur), a expliqué Ben Salah.
Toujours selon l’expert comptable,”la BCT a décidé également de limiter le volume des BTA présentés au refinancement à 40% au lieu de 60%, incitant ainsi, les banques à ne plus financer le déficit du budget de l’Etat et/ou ne plus user de cet instrument (considéré comme privilégié jusqu’à présent), pour se refinancer auprès de la BCT. La présentation de papier de qualité devient la règle de refinancement, ce qui incite les banques à accorder plutôt des crédits refinançables (financement de l’économie) au lieu des autres formes de crédits non refinançables (découvert, crédits à la consommation, etc) et/ou limiter les octrois de crédits aux bons profils de risque et selon les formes les plus adéquates“.

L’expert comptable s’est interrogé, par ailleurs, sur l’aptitude des banques en Tunisie à pouvoir respecter simultanément toutes ces nouvelles exigences : “Sont-elles préparées et suffisamment outillées pour le faire ?! A défaut, quelles seraient les conséquences de telles décisions sur l’ensemble du secteur et de l’économie, notamment en l’absence de mesures concrètes permettant de rétablir la confiance dans le système bancaire, son développement et sa sophistication, d’améliorer le taux de bancarisation, d’améliorer la liquidité du secteur en limitant le cash et en privilégiant le recours au digital et aux nouvelles technologies, et d’encourager l’épargne” ?.

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Le ministre de l’Éducation, Hatem Ben Salem, a déclaré, lors de son passage, mardi 28 août 2018 sur Shems Fm, que les élèves recevront leurs emplois du temps par SMS à partir du 8 septembre 2018.

Cela a été rendu possible grâce à un accord signé entre le ministère, la poste tunisienne et 5 banques ainsi qu’avec le centre national des technologies de l’Éducation.

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Les agriculteurs ont investi 432,3 Millions de Dinars (MD) dans les équipements agricoles représentant 49,7% du volume total des investissements déclarés, jusqu’au mois de juillet 2018, selon les données du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.

L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) a indiqué que ces montants ont permis d’acheter 1748 tracteurs d’une valeur de 112 MD, 89 moissonneuses-batteuses de 6,5 MD et 47 machines à récolter d’une valeur 1,5 MD.

L’APIA a approuvé l’achat de 1595 tracteurs d’une valeur de 100 MD, 24 moissonneuses-batteuses d’un montant de 6,1 MD et 37 machines à récolter pour une enveloppe de 1 MD.

Les investissements des sociétés de mise en valeur et de développement agricole (SMVDA) ont augmenté pour atteindre 19,7 MD, contre 5,7 MD, au cours de la même période de l’année dernière et les investissements à participation étrangère se sont établis à 13MD, contre 6,5 D, en 2017.
Les investissements dans le secteur de l’arboriculture fruitière ont cru pour s’élever à 85 MD contre 64,4MD, au cours de la même période de 2017, dont 72,9% pour la plantation d’oliviers d’un montant de 62 MD.

Les investissements déclarés dans la préparation des terres, la récolte et la moisson ont atteint 30 MD constituant 43,5MD du total des investissements approuvés dans le secteur des services.
Le secteur des huiles alimentaires brutes a occupé la première place en termes d’activités de transformation, les investissements approuvés ayant 37,9MD, soit 87,5% du volume total des investissements approuvés dans ce secteur et dont la majorité sont des huileries biologiques d‘une valeur de 36MD.

Le taux de financement des investissements agricoles par les banques a augmenté à 20,9%, à fin juillet 2018, contre 8,4% au cours de la même période en 2017. Les banques ont accordé 51 crédits fonciers d’une valeur de 6,8MD, contre 25 crédits fonciers (2,2MD), lors de la même période de 2017.
Ces crédits permettront l’intégration de 675 hectares des terres dans le circuit économique.

Quelque 5190 déclarations d’investissement dans l’agriculture ont été enregistrées auprès de l’APIA, jusqu’à fin juillet 2018, d’une valeur totale de 869,7 MD, soit une baisse de 9,4% en nombre et 12,2 en valeur.

L’agence avait approuvé 3143 opérations d’investissements (386,7 MD) contre 2408 opérations (276 MD), au cours de la même période de 2017, soit une hausse de 30,5% en nombre et 40,1 en valeur.

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Il n’y a pas que le gouvernement qui enquête pour situer les responsabilités dans l’énorme raté du non-versement des augmentations des pensions de retraite avant l’Aïd El Adha, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) investigue aussi. Ahmed El Karm, son président et président du directoire d’Amen Bank, l’a fait savoir ce jeudi 23 août 2018, sur Shems FM : «Nous sommes en train de mener une enquête, laissez-moi un peu de temps pour réunir les éléments d’information et nous allons revenir vers vous». Affaire à suivre donc…

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Les hypothèses de croissance de l’économie mondiale restent favorables pour 2108. Cependant, des risques persistent. Ils sont de nature politique et commerciale“. C’est ce qui ressort d’une étude récente de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Compte tenu de cet environnement international, la légère amélioration de la croissance économique du premier trimestre pourrait être compromise, pour le reste de l’année, par le comportement de l’investissement et la perte de compétitivité de l’économie tunisienne (érodée par l’inflation).

En effet, selon l’ITES, le premier semestre 2018 a été caractérisé par l’amélioration du rating de la Tunisie de deux grands fournisseurs d’indices : FTSE et MSCI. Cette classification par ces fournisseurs d’indice permet de drainer davantage d’investisseurs étrangers, l’objectif étant d’accéder au statut de marché émergent. Pour cela il est nécessaire d’attirer de grandes capitalisations à l’instar des grandes sociétés nationales publiques (STEG, Groupe chimique, Régie des tabacs) ou d’entreprises privées qui sont toujours non cotées (Télécom, autres groupes industriels). Cette solution permet également d’améliorer la représentativité de la Bourse pour inclure des secteurs comme l’énergie, le transport, les télécommunications, le tourisme, l’agriculture, et de renforcer la liquidité et la profondeur du marché.

Les revenus des banques ont également continué leur trend haussier avec une augmentation du PNB total de 20.22% en moyenne pour les 11 banques cotées. Cette amélioration est essentiellement expliquée par l’évolution des crédits à la clientèle (+22.18%) et non pas par l’augmentation des marges d’intérêts. En effet, les revenus des intérêts se sont appréciés de 36.37% alors que les charges d’intérêts ont augmenté de 41.69%. Les banques de la place ont ainsi ajusté leurs politiques de tarification. Il est clair que le renchérissement du coût de financement n’est pas imputé à un comportement opportuniste de la part des banques de la place mais plutôt au relèvement des taux directeurs de la BCT opérés dans le cadre d’une politique monétaire de lutte active contre l’inflation.

L’ITES constate aussi que les banques n’ont pas répercuté la hausse des primes de risques conséquence de l’augmentation durant le premier trimestre du taux des créances classées du secteur au niveau de leur pricing. Ce qui, à notre sens, présenterait un risque sur les indicateurs affichés une fois les risques constatés.
Les revenus de portefeuille ont connu également une nette évolution de 14.50%, qui s’explique d’une part par l’accroissement des emplois affectés aux portefeuilles titres (+11.31%) mais également par le relèvement du TMM sur lequel sont indexés les revenus des instruments utilisés par les banques, notamment les BTA.

De façon générale, les banques de la place ont continué leur appui à l’économie nationale avec l’augmentation des engagements du secteur de +22.18% passant de 52.6 Mrds de dinars à 58.4 Mrds de dinars. Cette évolution reste en décalage par rapport à la croissance de l’activité économique et du FBCF (moyenne de 667 MD depuis 2011). Le financement bancaire sert à priori à financer les décalages de trésorerie occasionnés par les distorsions au niveau de la chaîne du crédit inter-entreprises dues aux difficultés d’exécution des budgets de l’Etat et des délais de paiement rallongés depuis 2011. Il semble que dans cette configuration, le financement bancaire ne joue pas pleinement son rôle dans le financement du développement via l’appui aux programmes d’investissement des entreprises.

Par ailleurs, le ratio engagements sur dépôts (Loand to deposit LTD) a enregistré une hausse pour se situer au niveau de 108% comparativement au niveau de 98% fin juin 2017 et ce, malgré une amélioration des dépôts de 11.02%. Cette dégradation de la couverture des engagements par les dépôts traduit, selon l’ITES, les difficultés à mobiliser les ressources par les banques pour soutenir leur développement. Ce développement s’est fait essentiellement par refinancement auprès de la BCT, ce qui augmente les pressions sur le marché monétaire et se traduit par un renchérissement du coût de crédit.

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Au regard des indicateurs publiés dans la période du 1er semestre 2018 sous revue, le revenu global des sociétés cotées a augmenté au premier semestre 2018 de 12,4% pour atteindre 8,2 milliards de dinars contre 7,3 milliards par rapport à la même période de l’année 2017. Une soixantaine de sociétés sur 79 ont vu leurs revenus s’apprécier par rapport à la même période de l’année précédente. Les 20 sociétés qui composent le Tunindex20, soit les sociétés les plus liquides de la cote, ayant la capitalisation boursière la plus importante, ont ensemble réalisé au premier semestre de l’année en cours un revenu de 5,3 milliards de dinars, accaparant une part de 65% du revenu global des sociétés de la cote et marquant ainsi une croissance de 13% par rapport au premier semestre de l’année 2017.

A elles seules, les 12 banques tunisiennes cotées en bourse ont réalisé un produit net bancaire (PNB) cumulé de 2,050 Milliards DT durant les six premiers mois de l’année en cours, contre 1,705 Milliard DT sur la même période de l’année écoulée, soit une progression de 20,2%. Aux premières loges, la Biat a réalisé plus de 388 MDT de revenus. Juste derrière, c’est la BNA qui réalise la meilleure hausse (+28,1 %) de revenus, à 40 MDT de la marocaine de droit tunisien la banque Attijari. Les deux autres banques publiques, STB et BH, ne déméritent pas et se placent respectivement à la 4ème et à la 5ème place des «Big 5» du secteur bancaire tunisien.

Côté leasing, l’autre branche du secteur financier, le revenu net global des 7 sociétés de leasing cotées s’est accru de 25,6% pour se situer à 217 MDT contre 173 MDT. La tendance haussière du secteur des assurances a profité aux 4 compagnies d’assurances cotées avec un montant global de primes émises qui a atteint 439 MDT contre 415 MDT, soit une évolution de 5,8%.

Dans le secteur des Biens de Consommation, le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agro-alimentaire (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) a progressé de 13,8% pour passer de 1,639 Milliard DT à 1,866 Milliard DT. La Holding Poulina réalise le meilleur score absolu avec un revenu dépassant les 1,163 Milliards DT. Poulina est ainsi la reine du marché des cotées.

Dans le secteur des Services aux Consommateurs, le chiffre d’affaires global des deux enseignes de la grande distribution cotées en Bourse (Monoprix et Magasin Général) s’est apprécié de 4,1% au 1er semestre 2018 par rapport à la même période de 2017, pour atteindre 706 MDT contre 679 MDT. On notera que les revenus du Magasin Général (433,025 MDT) dépassent ceux de monoprix (273,274 MDT), ceux de toute la Holding Délice (424,507 MDT) et même ceux de la SFBT (277,978 MDT).

Les quatre concessionnaires d’automobiles cotés ont vu leur chiffre d’affaires global régresser de 4,42% durant le premier semestre 2018 pour égaler 541 MDT contre 566 MDT à la même période de 2017. Alors que City Cars du groupe Bouchammaoui sauve les meubles avec une hausse de 3,4 % de ses revenus (69,296 MDT contre 66,987 MDT en pareille période de 2017), et que les revenus d’UADH du groupe Loukil grimpent quand même de 4,6 % à un peu plus de 200 MDT, ARTES du groupe Mzabi (111 MDT) signe une baisse de 9,4 % et à elle seule Ennakl automobile du groupe Amen a vu ses revenus régresser de 13,31 %, passant de 185,226 MDT au 1er semestre 2017 à 160,563 MDT pour la même période de l’exercice en cours. Le secteur de la concession automobile est plombé par l’impact de la loi de finances 2018 et les nouvelles taxes qui ont restreint l’accès au marché des voitures. Les concessionnaires ne sont cependant pas les seuls à en pâtir. Tout aussi plombées, les sociétés de promotion immobilières souffrent tout autant. Les plus fortes baisses de revenus ont été enregistrées par SITS (-54%), et Essoukna (-49,4%).

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Les Banques assureront un service de caisse et de change manuel, au public, le samedi 11 août 2018, de 9 heures à 12 heures, en vue de permettre le bon déroulement des transactions durant la journée de la Fête de la femme, indique un communiqué de la Banque centrale de Tunisie, publié mercredi.
La même source a indiqué que la Banque Centrale de Tunisie assurera le même jour, de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses Succursales.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Jusqu’où ira le refinancement des banques auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) ? A la date du jeudi 05 juillet 2018, les banques ont pioché dans le trésor de la BCT plus de 15 Milliards de dinars, un seuil jamais atteint. A titre indicatif, on en était “seulement” à 10,1 Milliards DT à la même date l’an dernier.

Quant aux causes de cette envolée qui donne le tournis, et bien ce sont toujours les mêmes : Les banques tapent frénétiquement à la porte de la BCT pour s’acheter des devises afin de couvrir les transactions extérieures des opérateurs économiques. Toujours ces importations, à un niveau trop élevé alors qu’elles sont censées baisser… En tout cas les décisions avaient été prises dans ce sens. Qu’est-ce qui cloche alors ?

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Les agents économiques à capacité de financement, y compris les OPCVM (Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières) obligataires, sont aujourd’hui de plus en plus intéressés par l’investissement dans des produits de taux de court terme, relevant du marché monétaire que dans des valeurs mobilières de long terme relevant du marché financier (obligations privées et Bons du Trésor)“. C’est ce qui ressort d’une analyse de la nouvelle donne monétaire, réalisée par Moez Hadidane, enseignant, chargé de cours Gestion de Portefeuille à IHEC Carthage.

Dans cette analyse publiée dans le 2éme numéro de la newsletter trimestrielle de l’Association des Intermédiaire en Bourse (AIB), sous le titre “Quand le Monétaire évince le Financier, c’est toute l’économie réelle qui est menacée”, Hadidane explique que “dans un contexte de liquidité très tendue des banques, l’industrie des OPCVM obligataires fait face à une concurrence très vive des banques. Les ressources financières (excédents de trésorerie des agents à capacité de financement) sont de moins en moins, drainées par les véhicules traditionnels d’investissement de moyen long terme, notamment les OPCVM, (SICAV, Fonds communs de placement en valeurs mobilières), les structures de capital risques (Fonds communs de placement à risque, Fonds d’amorçage, SICAR) et les institutions de Micro-finance”.

Toujours selon lui, “l’offre de rendement des OPCVM obligataires se limite aujourd’hui à une moyenne de la place de 4,5% loin des taux offerts par les banques, adossés sur les placements à échéances autour de “TMM + 2” et “TMM + 3”, soit des taux de rendement net de 6,5% et 7,3%. Les placements à échéances (au plus pour une année) auprès des banques offrent ainsi un surplus de rendement par rapport aux OPCVM obligataires de 200 points de base au moins“.
Bien que les actifs sous gestion des OPCVM obligataires aient augmenté durant les cinq premiers mois de l’année 2018, de 160 millions de dinars, soit de 4,2%, une analyse d’un historique plus long dévoile que les OPCVM drainent de moins en moins de capitaux, menaçant toute l’industrie des OPCVM obligataires.
Aujourd’hui, les OPCVM obligataires de la place offrent un rendement annualisé moyen pondéré, net d’impôt et de frais de 4,5% alors qu’un placement bancaire en DAT (Dépôt A Terme) ou en CD (Certificat de Dépôt) offre un rendement brut de plus ou moins TMM +2, voir TMM + 3. Compte tenu d’un TMM moyen des six premiers mois de l’année 2017 de 6,13%, les placements à échéances offrent une rémunération nette de 6,5% voire 7,3%. Ces derniers offrent ainsi un surplus de rendement par rapport aux OPCVM obligataires de 200 points de base au moins“, lit-on encore dans la même analyse.

Hadidane a souligné “qu’investir aujourd’hui dans un produit monétaire auprès d’une banque, pour une durée proche d’une année, rapporte un rendement brut supérieur à celui d’une obligation privée de maturité 5 ou 7 ans. Mieux encore, la banque offre une rémunération sur un placement court, à un taux largement supérieur au coût de refinancement de cette même banque dans le cadre d’un emprunt obligataire de 5 ou 7 ans“.
Mobiliser une grande partie des ressources des excédents de cash des agents à capacité de financement au profit des produits bancaires à échéance, rémunérés à des taux proches de celui offert par une obligation de long terme, entache le processus d’allocation optimale des ressources et affaiblit l’efficience des marchés financiers et par conséquent toute la machine de création de richesse et de croissance économique“, a-t-il conclu.

TAP

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Le Forum annuel du Club des dirigeants de banques et établissements de crédits d’Afrique a été organisé ce lundi 25 juin 2018 pour la première fois en Tunisie, sur le thème «Le rôle des banques africaines dans l’intégration du continent».

Lors de son intervention, Aissata Koné Sidibé, présidente du club et DG de Coris Bank International au Mali, a affirmé que la coopération entre le continent africain et la Tunisie en la matière est très importante afin d’assurer l’intégration et les échanges entre les banques des deux parties.

Elle a précisé que les efforts de la Tunisie sont consentis afin de nouer des partenariats avec des pays africains ; l’objectif de ce forum est de proposer des moyens et mécanismes novateurs pour un partage d’expériences et une coopération sud-sud.

A noter que le forum en question a été marqué par une grande présence de hauts responsables africains et tunisiens opérant dans divers secteurs économiques.

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La dernière hausse du taux directeur de la BCT, expliquée par la logique du «Tout sauf l’inflation» qu’on retrouve en filigrane du communiqué de la BCT en date du 14 juin 2018, fait encore polémique et ses détracteurs mettent surtout l’accent sur les répercussions de cette seconde hausse en quelques mois sur l’investissement.

Africanmanager croit pourtant savoir, de sources financières concordantes, que la négociation pour cette hausse avec les équipes du FMI qui auraient estimé que la situation financière tunisienne est aujourd’hui accommodante plus que par le passé malgré les pressions budgétaires, était sur la base de 300 à 500 points de base. Ce seuil est jugé nécessaire par le principal bailleur de fonds international de la Tunisie, pour réussir à casser définitivement la spirale de l’inflation, assécher les crédits à la consommation et arrêter les importations non nécessaires, tous sources d’inflation. A l’instar du bombardier qui lance des contre-mesures, les autorités tunisiennes mettent en place depuis peu une batterie de mesures pour adoucir les effets de la hausse du TMM sur l’économie réelle.

  • Guichet PME, fiscalité de croissance et bonification

Et à ceux qui proposaient la mise en place de taux d’intérêt différenciés selon l’utilisation et des taux multiples, les sources financières d’Africanmanager ont estimé que les institutions financières n’y ont pas droit et agissent donc par le biais du refinancement du secteur bancaire auprès de la BCT.

En effet, pour cause de problèmes de liquidité et manque de ressources en épargne, les banques s’adressent à la BCT pour se refinancer, et nous croyons savoir que la Banque centrale de Tunisie mettra bientôt à leur disposition ce qui est déjà convenu d’appeler le «guichet PME », lequel devrait entrer en activité d’ici la semaine prochaine au plus tard. On leur permettra ainsi l’accès à une facilité préférentielle de refinancement proche de 6,75 %, sur une période de 6 mois, mais seulement au titre du financement des PME, obligeant ainsi les banques à ne financer que la petite et moyenne entreprise et donc à financer la production et la création de l’emploi et non plus la consommation ou les situations de rente.

On rappelle à ce sujet qu’à l’initiative de lAPTBEF, la hausse du TMM épargnera les crédits de logement et que la nouvelle «fiscalité de croissance» devrait être annoncée à l’occasion de la prochaine LF complémentaire, pour une mise en œuvre à partir de l’exercice 2019. On devrait ainsi s’acheminer, sans impact budgétaire notable, vers l’institution de 3 taux de l’IS, c’est-à-dire 35, 25 et 13 % et affirmer que ces taux ne seront pas changés après 2019.

Nos sources évoquent aussi une ligne de crédit de 200 MDT sur 5 ans, dont 20 à 25 MDT serviront à la bonification de 2 points, pour les crédits aux PME et aux entreprises en difficulté. Ces ressources seront soit d’origine internationale à travers un pool financier dont ferait partie l’AFD et qui pose le problème du risque de change qui crée un problème au ministre des Finances, soit dans le budget de la prochaine loi de finances complémentaire. Couplée au resserrement du financement pour qu’il aille dans le secteur productif, la mesure pourrait avoir un bon effet sur l’économie tunisienne et endiguer le crédit à la consommation,lequel baissera beaucoup.

  • Inflation & Prévisions 2018

Sous l’effet des deux dernières hausses du taux directeur de la BCT, la Tunisie escomptait une baisse de l’inflation au 4ème trimestre 2018, n’eut été la hausse du prix de baril de pétrole. Les autorités espéraient ainsi terminer l’année en cours à 7,2 % d’inflation, on la terminera peut-être à 8,2 % d’inflation, selon des sources financières concordantes, la baisse restant la première des priorités de la BCT.

Force est de constater qu’il faut désormais que les Tunisiens s’habituent au fait que si l’inflation augmente, le taux directeur suivra. Ancrer l’anticipation de l’inflation, devrait aussi être une ligne directrice majeure dans l’intervention de la BCT en matière de politique monétaire. Certains experts estiment même que La BCT avait géré l’instabilité politique et avait quelque peu retardé des hausses qui devaient être faites. Elle devrait ainsi désormais faire montre de son indépendance et agir sur le taux directeur, dès que l’inflation montera.

L’ARP devra aussi laisser passer le projet de loi sur l’amnistie fiscale et l’amnistie de change. L’Etat devra frapper un peu plus fort sur le secteur informel par le biais de la Douane. Il faudra aussi que toute la classe politique et tous les partenaires sociaux intègrent le coût de la non-réforme et de la non-prise de décisions dans leurs calculs, politiques et économiques.

La marge de manœuvre devenant de plus en plus restreinte, une certaine maturité se développe à l’ARP. On le constate comme pour la question des NPL et le passage des 3 DG de banques publiques devant les députés, et qui devrait faire que plus d’une réforme passera comme celle des caisses sociales.

  • Ce que la Tunisie aura et ce qu’il lui faudra faire

Il faudra aussi faire pression sur les circuits de distribution pour baisser les prix. Il faut encore bien étudier l’impact de l’inflation sous-jacente, hors prix administrés et produits frais, qui tire les prix vers le haut. S’occuper aussi des situations de rente de certains hommes d’affaires et tout mettre en œuvre pour recréer les conditions de la résilience et y pousser tout le monde, pour ne pas arriver à un scénario de rupture si rien ne change dans la conjoncture et le refus de toute transition économique. Il faut savoir se confronter à nos propres démons et y réussir.

Sauf complication politique qui brouillerait la visibilité politique pour les bailleurs de fonds qui l’ont ainsi signifié aux autorités financières et monétaires tunisiennes, la Tunisie devrait recevoir, le 26 juin 2018, 500 MDT en appui budgétaire de la Banque Mondiale au rebours de tout ce qui se dit de contraire en Tunisie et recevoir aussi les 250 MDT du FMI en juillet prochain suite à la conclusion de la dernière Revue.

A Tunis, on reste malgré tout optimiste et on escompte terminer 2018 avec un déficit budgétaire en baisse d’un point. «On est à 6.2 et on devrait terminer à 5.2 », assure une source financière à Africanmanager. On devrait aussi assister à une nouvelle hausse des prix de l’essence et des carburants en général, dont l’électricité et le gaz avant la fin 2018 aussi.

La Tunisie devrait également, sauf nouvelle hausse du prix du baril ou complication sécuritaire, terminer avec un taux de croissance de 3 %, malgré la prévision de seulement 2.5 du FMI, après 2.5 sinon plus pour le second trimestre 2018, ce qui confirmera un maintien de la croissance. C’est ce qu’affirment nos propres sources.

  • Remettre les pendules à l’heure de la priorité économique absolue

Jusqu’ici, le politique a primé sur l’économique et même les bailleurs de fonds, comme le FMI et la BM, s’étaient laissé aller à cet état des choses, ne mettant pas assez de pression sur la Tunisie et même bloquer les aides dès 2012, pour pousser le pays à réaliser les réformes qui deviennent désormais, non plus urgentes mais vitales.

En ces temps-là, on était bien soutenus par nos partenaires, comme les deux garanties américaines de 500 M$ du temps d’Obama, car tout le monde pensait que la transition politique s’achèverait en 2014 et que le pays s’occupera dès lors de réussir sa transition économique. Le pétrole coûtait alors moins cher et une entrée, dès 2014, dans les programmes de transition énergétique aurait pu sauver la situation. Ce reproche a été fait aux bailleurs de fonds, qui en sont conscients et l’acceptent amèrement, mais n’entendraient plus s’y plier, ce qui explique par exemple le durcissement des conditions du FMI lors de la dernière Revue et sa menace même, non officielle, de renvoyer la Revue au mois d’octobre 2018 et donc le décaissement d’une nouvelle tranche du crédit, si la stabilité politique venait à être ébranlée par un nouveau changement de gouvernement.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed s’est entretenu, mercredi à la Kasbah, avec le président de L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F) Ahmed Karam.

L’entretien a permis de passer en revue la conjoncture économique et les moyens de renforcer la croissance économique ainsi que le rôle du secteur bancaire et financier dans le financement de l’économie et l’encouragement de l’épargne, précise un communiqué de la présidence du gouvernement publié, mercredi 20 juin 2018.

Chahed et Karam ont également évoqué l’apport du secteur bancaire en matière de maîtrise de l’inflation et d’octroi des crédits logement, ajoute la même source.

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Humaniq, une plateforme financière décentralisée pour les non bancarisés, annonce aujourd’hui qu’elle étend les opportunités offertes par son application à cinq autres pays africains. L’application, qui compte actuellement plus de 180 000 téléchargements depuis Google Play (https://bit.ly/2wAO3uh), lance son application de portefeuille et de messagerie pour les populations non bancarisées du Kenya, du Côte d’Ivoire, du Botswana et du Ghana, offrant un accès équitable aux services financiers, et des programmes sociaux à dix pays africains au total. S’appuyant sur une ICO réussie qui a recueilli plus de 5,1 millions de dollars, Humaniq pénètre également des marchés tels que l’Afrique du Sud afin de développer un écosystème mobile compétitif.

Les premiers membres de la communauté Humaniq des cinq pays lancés en décembre – Ouganda, Sénégal, Zimbabwe, Tanzanie et Rwanda – ont réagi positivement aux fonctionnalités actuelles de l’application Humaniq: messagerie sécurisée avec cryptage E2E, bio-identification, chat en direct et portefeuille numérique, le tout sur une Blockchain Hybride, permettant aux utilisateurs d’Humaniq de faire de petites transactions avec des frais de proches de zéro. Maintenant, des personnes de cinq autres pays africains qui sont actuellement exclus des services financiers du 21ème siècle bénéficieront des services d’Humaniq à vocation sociale conçus pour résoudre les problèmes quotidiens de ces derniers.

L’expansion intervient alors que l’Afrique subsaharienne est confrontée à des défis financiers importants: le manque d’infrastructures a freiné la situation économique de ces pays. Pourtant, dans les trois années à 2021 (http://gfs.eiu.com), son économie devrait croître à un rythme beaucoup plus rapide que la moyenne mondiale: l’utilisation des téléphones mobiles continue d’augmenter, et l’internet couvre actuellement près de 35,2% (https://bit.ly/2HcddEr), tout ceci témoigne des changements qui envahissent le continent. Humaniq travaille pour exploiter la technologie de telle manière que tout le monde en tire profit- mais l’équipe d’Humaniq est bien consciente que la technologie ne peut pas simplement être exportée vers ces pays sans comprendre comment l’économie locale fonctionne actuellement.

C’est pourquoi l’application Humaniq a été lancée suite aux études sur le continent afin de mieux comprendre la vie et les besoins des personnes non bancarisées, qui ont révélé les causes de l’isolement financier, et ont aussi aidé à définir les façons dont la technologie Blockchain peut améliorer la vie de millions de personnes. Humaniq a organisé un «Global Challenge» pour des projets de Start-ups afin de faciliter le développement de nouvelles solutions d’inclusion financière visant à aider la population mondiale non bancarisée. Environ 450 participants ont participé aux projets spécialement conçus pour la plateforme Humaniq, et trois gagnants ont été sélectionnés pour une expédition au Kenya, pour rencontrer les personnes susceptibles de bénéficier de nouveaux services, afin de tester et adapter les plans d’affaires émergents basés sur l’écoute des citoyens, ce qu’ils veulent et leurs besoins.

« Humaniq se développe extrêmement vite et nous sommes maintenant au seuil d’une nouvelle étape prometteuse. Les premiers mois de l’application montrent que l’Afrique devient un leader dans l’adoption du modèle transactionnel de paiement mobile. Notre équipe de développement est enthousiaste à l’idée de fournir des solutions d’inclusion financière aux 2,5 milliards de personnes non bancarisées et nous espérons inspirer de nouveaux utilisateurs et gagner leur confiance en les initiant à un nouveau monde sûr de divers services financiers gratuits », a déclaré Anton Mozgovoy. , CTO Humaniq.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

L’encours des crédits bancaires destinés à la consommation a atteint, à la fin de décembre 2017, 22,5 milliards de dinars contre 10,7 milliards de dinars en décembre 2010, soit une hausse de 110%, selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

De son coté, l’Institut national de la consommation (INC) a indiqué, vendredi, sur son site web que ces crédits représentent environ 29% du total des crédits injectés par les banques de la place dans l’économie.

Les crédits sont répartis entre 10,2 milliards de dinars pour l’achat d’un nouveau logement (soit 49,7% du total des crédits), 9,1 milliards de dinars pour l’amélioration du logement, 2,9 milliards de dinars crédits de consommation à courte durée, 317 millions de dinars de crédits automobiles et 4,5 millions de dinars crédits universitaires.

L’INC a fait savoir que le volume des crédits à la consommation représente 50,3% du total des crédits accordés par les banques aux familles tunisiennes.

Ce type de crédits a enregistré, entre décembre 2011 et décembre 2017, une progression de 71%. Ceux dédiés à l’achat d’un nouveau logement sont en hausse de 11,1%.

A noter que le taux d’intérêt des crédits à la consommation varie entre taux moyen du marché monétaire (TMM) +5 et TMM +7. Le taux d’intérêt sur les prêts consacrés à la construction de logement et aux crédits immobiliers varie entre TMM +3,25 et TMM+9.

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Plus de 100 exposants, dont huit banques seront présents à la première édition de Maskan expo, qui se tiendra à la Grande Arche de la Défense“, a indiqué Emna Limam, organisatrice de la première édition du salon tunisien de l’habitat et de la finance bancaire, qui aura lieu du 31 mars au 2 avril 2018, à Paris.

Des offres spéciales seront proposées lors du salon Maskan Expo“, a déclaré jeudi après-midi, le coorganisateur de “Maskan Expo“, Sadok Chiboub lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de Tunisie, à Paris.

Chiboub a précisé que les professionnels de l’immobilier proposeront à la diaspora tunisienne en France des offres pour l’achat d’appartements, de villas, de commerces et de terrains. Il a ajouté que “des offres de crédits financiers seront également, proposées par les banques durant Maskan Expo“.

De son côté, le directeur technique du salon, Mohamed El Idrissi, a précisé que “la vocation du salon est de réunir en un même lieu, des professionnels de l’immobilier pour présenter des produits variés“.

Un espace d’animation sera aménagé et des billets d’avion pourront être gagnés lors du salon, annoncent les organisateurs. Après Paris, “Maskan expo” sera organisé à Doha (Qatar) du 10 au 12 mai prochain.

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L’augmentation des concours bancaires à l’économie a dépassé la croissance du PIB, de 10 fois en 2017, dans un contexte économique difficile. L’universitaire et président du cercle des financiers tunisiens (CFT), Abdelkader Boudriga, explique dans une interview accordée à l’Agence TAP les performances réalisées par certaines banques de la place, par “l’essor des crédits aux particuliers, le relèvement des marges d’intermédiation, la hausse du rendement des bons du Trésor, mais également par la défaillance de tout le cycle économique, qui contraint les entreprises à recourir aux banques, à des conditions très avantageuses pour ces dernières“.

Boudriga propose des solutions à même de résoudre les difficultés rencontrées par les petites banques et les banques publiques.

Comment expliquez-vous les performances réalisées par certaines banques de la place, malgré la morosité de la conjoncture économique et financière ?

Depuis quelques années, les banques les plus performantes continuent à enregistrer une forte croissance de leur produit net bancaire (PNB), souvent à deux chiffres et ce malgré une conjoncture économique morose.

L’amélioration de la performance des banques tunisiennes s’explique en premier lieu par l’augmentation soutenue des concours bancaires à l’économie, atteignant un taux de croissance de 20% en 2017, qui dépasse le taux de croissance du PIB (10 fois, en 2017). Ceci traduit une dépendance accrue de l’économie des financements bancaires, qui s’explique en partie par les besoins de financement accrus des entreprises, souffrant de difficultés de trésorerie, résultant de défaillances liées à la gestion des investissements et des dépenses publiques (retards de paiement et reports d’exécution).

D’un autre côté, les banques ont toujours financé les crédits aux particuliers (crédits de consommation ou immobiliers) considérés pendant longtemps comme étant le segment le plus performant et le moins risqué. Ce segment a bénéficié durant les 6 dernières années d’un essor remarquable porté par les augmentations salariales et les recrutements massifs dans la fonction publique. C’est l’une des raisons pour laquelle ces grands groupes bancaires réalisent de bonnes performances.

En plus du segment particulier et professionnel, le système bancaire a massivement financé le déficit public, à travers les bons du trésor, à des taux très généreux qui ont dépassé l’an dernier 7,2% pour les dernières sorties, des taux alléchants à un risque très faible.

Cette augmentation traduit également, une amélioration des marges d’intermédiation expliquée par une hausse des risques des débiteurs.

La forte dépendance du financement bancaire résulte du cycle économique proprement dit et des difficultés trouvées par l’Etat, à honorer ses engagements avec certaines entreprises, dans le cadre des marchés publics.

En d’autres termes, l’économie est aujourd’hui en difficulté, en raison de la défaillance de tout le cycle économique. Si l’Etat peine à se financer, c’est à cause notamment de son incapacité à collecter l’impôt, des déficits cumulés par les entreprises publiques, mais aussi, des fortes augmentations des salaires de la fonction publique. L’Etat se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements avec les entreprises, les contraignant ainsi à recourir aux banques, à des conditions très avantageuses pour ces dernières.

S’agissant du secteur bancaire dans son ensemble, il faut faire la distinction entre trois réalités ou sous-groupes. Il y a d’un côté les grands banques privées qui sont assez performantes et assez solides, et de l’autre les banques publiques dont la réalité est différente mais qui commencent toutefois à réaliser des performances assez positives. Enfin, il y a les petites banques avec des parts de marché inférieures à 1%, dont certaines ont enregistré de grandes pertes ces dernières années. Paradoxalement, les secteurs les plus risqués sont toujours financés par les petites banques, qui sont à la recherche de parts de marché dans un contexte très concurrentiel.

Vous avez évoqué le financement de l’Etat par les banques, à travers les bons du trésor. Trouvez-vous normales ces ponctions faites par l’Etat, sur l’argent disponible chez les banques ?

L’arbitrage n’est pas facile à faire entre le financement de l’Etat, à partir du marché local ou de celui international. La première option, crée une sorte d’effet d’éviction parce qu’il s’agit d’une ponction sur la liquidité disponible dans le système bancaire, et qui devrait normalement, servir à financer les entreprises et l’économie. Mais en même temps, cette option préserve des variations du taux de change parce que les sorties sur le marché international avec les perspectives de dépréciation du dinar, entraînent une forte augmentation de l’encours de la dette publique, et partant du service de la dette.

Le vrai paradoxe en Tunisie, c’est que le budget de l’Etat qui doit normalement croître à des taux proches de celui de l’inflation, a enregisté, annuellement, durant les 7 dernières années, une croissance avoisinant les 10%, alors que l’inflation évoluait autour de 5%. Le problème c’est que ce différentiel de croissance, ne résulte pas d’une augmentation des programmes d’investissements mais, plutôt, de l’augmentation des salaires.

Le trend haussier rapide de l’endettement de l’Etat a servi à couvrir ses dépenses. Cette situation est d’autant plus inquiétante, que les banques se refinancent auprès de la Banque centrale, pour prêter à l’Etat.

Ne voyez-vous pas en cela une sorte de financement déguisé de l’Etat, par la Banque centrale ?

Légalement, la Banque centrale a le statut de prêteur de dernier ressort. Elle ne peut pas refuser à une banque une demande de refinancement qui répond à toutes les conditions légales. Tout ce qu’elle peut faire, c’est durcir les conditions de refinancement pour limiter ses niveaux et je pense que la dernière augmentation du taux directeur s’inscrit dans cette logique.

On ne peux donc, pas tout reprocher à la Banque centrale dans cette question de refinancement des banques. C’est à l’Etat de définir les conditions de son financement mais aussi, ses priorités.

Certains analystes estiment que l’économie tunisienne s’est transformée en économie de rente, sapant tout espoir de création de valeur. Qu’en pensez-vous ?

La transformation de l’économie tunisienne en économie de rente, ne date pas d’aujourd’hui. Après une période de totale dominance par l’Etat des rouages de l’économie, durant les années 60, ce système a commencé à montrer ses limites, au début des années 70.

L’expérience d’ouverture économique a été entamée sous Hedi Nouira, à travers la loi 72 et la création de banques de développement, pour accompagner les nouveaux promoteurs. Mais l’Etat a toujours gardé un rôle prépondérant, jusqu’au changement politique de 1987, qui s’est inscrit dans l’esprit du ” consensus de Washington ” fondé sur la limitation de l’intervention de l’Etat, aux activités stratégiques.
En 2006 et 2007, les limites de ce système ont commencé à se faire sentir avec l’émergence d’une véritable économie de rente, profitant aux acteurs économiques proches du pouvoir, laquelle est caractérisée par une faible valeur ajoutée et une distribution inéquitable des richesses.

Ce contexte économique n’a pas permis à de nouveaux champions nationaux de voir le jour. Les banques ne prêtant qu’aux entreprises performantes ou aux activités non productives, notamment le secteur immobilier.

Cette logique de rente renforcée par une législation favorable à une certaine catégorie d’entrepreneurs, souvent en situation de monopole, a fait que pratiquement, tous les grands groupes ont adopté des stratégies d’intégration horizontale, en diversifiant leurs activités dans les secteurs les plus rentables (santé, immobilier, hôtellerie, services financiers…).
Verrouillé et fermé à toute nouvelle initiative, le système économique est dès lors devenu incapable de créer la valeur et les emplois.

Pourtant, la croissance et le développement économique passent inévitablement, par le renforcement et la promotion de nouvelles entreprises, et tant que nos politiques publiques et notre réglementation ne vont pas dans ce sens, sortir de cette logique de rente sera difficile.

On ne peut pas, à ce titre, reprocher aux banques d’être réticentes à financer les entreprises et l’économie, car les banques sont au final des entités économiques dont l’objectif est de maximiser la valeur. Si on leur demande de financer des entreprises qui ne sont pas viables parce que l’écosystème global ne le permet pas, elles ne vont pas le faire. Le vrai problème n’est pas à au niveau du financement bancaire, mais au niveau l’écosystème rentier qui étouffe les nouvelles initiatives.
Sortir de cette philosophie de rente reste tributaire d’une véritable volonté politique de lancer des stratégies de promotion de la création de valeur.

Pensez-vous que les performances réalisées par les banques reflètent leur bonne santé, ou est-ce juste des performances conjoncturelles ?

Pour les banques les plus performantes de la place, qu’il s’agisse de groupes privés tunisiens ou de banques affiliées à des groupes internationaux, leurs indicateurs financiers positifs reflètent une certaine maîtrise de l’industrie financière et une volonté de suivre les standards internationaux.

Quelles sont les solutions possibles aux difficultés que rencontrent les petites banques ?

Je pense que le réel problème pour ces banques, c’est que notre système bancaire a toujours été fortement protégé par l’Etat, qui a permis de maintenir ces banques en vie, malgré tous leurs dysfonctionnement.
Aujourd’hui, le régulateur a changé de vision et les petites banques ne peuvent plus survivre de la sorte. Il va y avoir inévitablement, des mouvements de fusion, de regroupement de ces banques pour avoir une taille qui leur permet de faire face à la concurrence mais aussi de se conformer aux nouvelles exigences de l’industrie financière. Il y aura peut-être, également, des mouvements de rachat de certaines de ces banques, par les grandes banques dans les 5 années à venir. Autrement, ces banques seront condamnées à disparaître.

Et pour les banques publiques ?

Les banques publiques sont une réalité à part, elles sont en train de se transformer et je pense que l’Etat gagnerait à clarifier sa position envers elles. Politiquement et socialement parlant, il sera difficile d’envisager une privatisation de ces trois banques : STB, BNA et BH.
Il ne s’agit pas uniquement d’un problème de mode de gestion, de flexibilité et d’autonomie de décision. Tant que l’Etat et les ministères de tutelle ont la mainmise sur les conseils d’administration et la nomination de directeurs généraux et tant que les banques publiques sont soumises aux règles de passation de marchés, de recrutement… , alors qu’elles opèrent dans un environnement de concurrence, elles continueront à avoir des problèmes.

A mon avis, l’issue possible pour ces banques serait non pas de les privatiser, mais de faire passer la propriété de l’Etat sous les 50%, à 49%. Ainsi, ces banques ne seront plus soumises au cadre réglementaire contraignant de passation de marchés, de fonctionnement et de gestion publics, ce qui leur donnera les moyens d’être plus efficaces.

Cette solution permettrait de faire de ces banques, de vraies locomotives de développement avec tout le patrimoine dont elles disposent. C’est un changement de paradigme qui impactera toute la physionomie du paysage bancaire mais qui demande une réelle volonté politique.

TAP

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Ahmed Karam, président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a appelé ce vendredi 16 mars 2018, sur Express fm, à la création de sociétés privées d’accompagnement de PME établies dans toutes les régions du pays et qui disposent des expertises nécessaires pour assurer cet accompagnent.

D’après lui, 80% des PME qui ont été financées par les banques n’arrivent pas à survivre ; et il faut, à côté du financement, leur offrir l’encadrement et l’accompagnement.

En outre il a souligné que pour lutter contre l’économie informelle, il faut rendre le secteur formel plus attrayant.

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