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Emprunter de l’argent à sa banque coûte de plus en plus cher en Tunisie. En effet, selon les derniers chiffres du ministère tunisien relatifs à la conjoncture économique des 8 derniers mois (une fausse appellation puisque les chiffres sont de juillet), le TMM (Taux du marché monétaire) a augmenté de presqu’un point (0,83 point pour être exact), entre juillet 2017 et juillet 2016, ce qui représente une hausse de 19,2 %. Il est ainsi passé de 4,32 % à 5,15 %. Cela, sans compter la marge qui revient à la banque, puisque le TMM est le coût de l’argent pour la banque qui emprunte elle-même auprès des autres, banques et institutions.

En effet, à ce TMM, la banque ajoute sa marges et autres commissions, dans des proportions qui peuvent aller de 1 à 5 points supplémentaires, sans pour autant que le taux global ne dépasse ce que les banquiers appellent le taux excessif de crédit. Ce dernier est mis à jours tous les 6 mois par la banque centrale et la banque est obligée de le mentionner dans le titre de crédit donné au client. Dépasser ce taux global vaut à la banque une forte amende qui pourrait lui être infligée par l’autorité de régulation, lorsque le client s’en rend compte et porte plainte.

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L’économie tunisienne est en crise. Tout le monde est d’accord sur cet affligeant constat. Quelques 16 Milliards DT de masse salariale qui représentera 14,7 % du PIB, un endettement qui représentera bientôt plus de 70 % du PIB et qui a engendré cette année un peu plus de 5 Milliards DT de service de la dette et plus de 8 Milliards DT pour l’exercice 2018. En face, ce ne sont que quelques 5 Milliards DT d’investissement et une croissance atone, à chaque fois mise à mal par les mouvements sociaux divers et l’instabilité politique qui deviendrait presque une demande populaire. En sept ans de transition, politique et économique, la Tunisie a connu 8 gouvernements, avec un âge moyen d’une année.

Une croissance aussi du budget de l’Etat qui va, à plus des deux tiers, aux salaires et à la compensation des produits de consommation. Des ressources propres qui s’amenuisent, soit par déni de la fiscalité et parfois refus de la payer comme ce fut le cas de quelques professions libérales, soit par la mauvaise utilisation de ces ressources fiscales, comme cela a été dernièrement le cas en concédant à l’UGTT une énième augmentation salariale sous forme de crédit d’impôt.

Un territoire national poreux où tout le monde, ou presque, fait contrebande de tout. La dernière mode est l’importation des moutons de Libye ou d’ailleurs. On nous raconte même le cas de ce petit homme d’affaire vivant en France qui revient en Tunisie, une fois l’an, faire commerce transfrontalier de moutons pour l’Aïd et rentrer tout de suite avec son pécule.

Des frontières où d’énormes quantités d’or et de devises sont chaque année saisies. Il va sans dire que ce qui est saisi ne représente que très peu dans le volume de ce qui passe à travers les mailles du filet. Des frontières et un arsenal juridique impuissant qui laisse entrer des flux de marchandises écoulées sur un marché parallèle pléthorique et qui devient même une institution dans plus d’une région du pays.

La demande d’argent frais se fait croissante dans les banques qui font toutes des bénéfices toujours en hausse, avec des injections de la BCT qui ont dépassé parfois les 11 Milliards DT, des banques qui s’enrichissent en investissant le refinancement de la BCT dans l’achat des BTA de l’Etat et des entreprises qui se font plein de sous grâce aux placements. Des banques pourtant vouées à toutes les gémonies par toute la classe politique et quelques «analystes économiques» de bas étages.

La Tunisie de l’après révolution, c’est aussi un consommateur qui ne recule plus devant rien, gonflé à bloc par les augmentations salariales et les rappels incessants dans les allocations de retraite, allant jusqu’à s’endetter pour assouvir ses envies consommatrices de tout et de rien. 20,8 Milliards DT, est le volume d’endettement bancaire de 800 mille familles tunisiennes en 2017, avec 854 MDT d’impayés. Le citoyen moyen s’endette, pour faire des voyages organisés, pour aller passer ses vacances d’été en hôtel et même pour acheter le mouton de l’Aïd qu’il considère comme une impérieuse nécessité «pour ses enfants». L’autre jour, un employé d’une recette de finances nous raconte le nombre important de ceux qui viennent réclamer l’attestation d’impôt «Néant». Et lorsqu’on lui demande pour quoi faire, il répond qu’il vient d’acheter une voiture. Va comprendre comment être capable d’acheter une voiture si on n’a pas de revenus, ce qui est le cas lorsque votre feuille d’impôt comporte la mention Néant.

Au Sud tunisien, un banquier nous raconte que «chez vous les piscines sont remplies d’eau. Chez eux, c’est des Dinars qui se comptent au mètre linéaire et des devises, de quoi vous faire le change, immédiatement et où vous voulez qu’il arrive». Au Sud tunisien, les trafiquants se défendent désormais aux armes à feu et ne reculent devant rien, quitte à écraser des agents de la Garde Nationale, pour sauver leurs petits commerces. Petits trafiquants deviendra grand et quitte généralement les sables du désert pour venir habiter au Lac ou dans les quartiers huppés de la capitale, à Ennasser et autres. Sur certaines grosses artères de la capitale, le commerce parallèle des coffres forts est même florissant.

Au Nord, c’est un marché de voiture, toujours florissant et qui s’ouvre sur toutes les marques, des Françaises jusqu’aux Chinoises et aux Coréennes, en passant par les Allemandes et «tutti quanti». Tout ce qui s’importe, légalement ou illégalement, est vite écoulé, des plus grosses cylindrées aux plus petites et même les plus gourmandes en carburants, comme les «Hummer» qu’on croyait disparues avec Imed Trabelsi. On se demande d’où tout ce monde, qui déclare juste ce qu’il faut au Fisc, apporte les centaines de milliers DT pour acheter ces bolides, parfois sur les stands même d’exposition ?

Encore au Nord et même au Sahel et dans les grandes villes, les consommateurs font la queue devant les Super et Hypermarchés, où ils rentrent avec un simple panier et ressortent aux commandes d’un chariot. Les Mall, hauts lieux de toute société de consommation, poussent comme des champignons. Un nouveau sera bientôt d’ailleurs construit à Tunis et un autre à Sousse. Comment tout ce beau monde peut-il tant acheter et crier au scandale à la moindre hausse des prix ou du taux de l’inflation ? A l’esprit nous vient cette anecdote, réelle, d’un citoyen qui s’arrête devant un boucher, demande le prix du kilo, et lorsque le vendeur le lui annonce, il s’écrie au voleur, mais commande tout de suite deux kilos !

Toujours au Nord, les nouveaux immeubles envahissent les terres agricoles, les uns plus «Haut standing» que les autres, à des prix «défiant toute concurrence» en centaines de milliers de Dinars, sans qu’il y ait même le frémissement d’un quelconque crash immobilier ou bulle immobilière. Les promoteurs sont de toutes professions, du ministre au médecin, en passant par l’avocat. Tous font ou financent des projets de promotion immobilière et tout est vendu, parfois par le biais de crédits bancaires pour mieux cacher l’origine des fonds.

Partout les cafés, les Lounges, les Salons de thé et autres commerces de boissons, les gargotes, et autres restaurants sont pleins à craquer, avec des facturettes où l’addition peut remonter à 56 DT pour quelques boissons et gâteaux, toutes aux origines subventionnées et la Chicha parfois même à plus de 40 DT, et même parfois… 2044 DT comme dans cette facturette en photo. Partout les poubelles regorgent de nourritures gaspillées et des camions qui ramassent des tonnes de pain à donner en nourriture au bétail ! La bière est religieusement prohibée, mais ses ventes et sa consommation augmentent d’année en année et à des prix enivrants !

C’est tout cela la Tunisie, endettée jusqu’à la moelle, consommatrice à satiété et qui crie à qui veut l’entendre qu’elle n’a pas d’argent et qu’elle est pauvre sauf de ses ressources humaines qui ne sont même pas contentes de ce qu’elles ont et migrent clandestinement par dizaines. En définitive, disons- le, c’est l’Etat qui est en banqueroute et pas encore le citoyen !

 

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Le directeur général de l’Institut national de la consommation(INC), Tarek Ben Jazia, a annoncé sur Mosaïque FM que le taux des crédits accordés par les banques tunisiennes aux familles tunisiennes est estimé à 20 800 MD.

Ce chiffre a doublé par rapport à 2010, où le montant des crédits ne dépassait pas les 10 000 MD.

D’après le directeur général de l’INC, le coût des crédits dédiés aux foyers est en inflation d’environ 17% chaque année.

Par ailleurs Ben Jazia a lancé un avertissement concernant le pourcentage en augmentation des crédits impayés ou sujet de litige qui s’élève à 19%, environ 854 MD, alors qu’il n’excédait pas les 586 MD en décembre 2014.

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C’était, vendredi 10 mars, une communication financière, la 1ère du nouveau DG, plutôt inattendue de la STB, avec même des chiffres de ses états financiers 2016, qui n’étaient pas encore validés par les commissaires aux comptes et présentés, comme il est de coutume, lors d’une AG ordinaire.

Au menu, concocté par le chef Samir Saïed, la nouvelle stratégie en 4 points de «la mère de toutes les banques» tunisiennes (créée en 1957, la même année que la BNA) où la priorité sera donnée aux clients d’abord, aux actionnaires, aux collaborateurs et à l’économie ensuite. C’est ensuite, l’état des lieux de cette stratégie, née il faut le dire, de l’audit, dans une vision déclinée en 13 axes, 47 chantiers et plus de 200 initiatives pour une transformation qui devrait s’étaler sur 4 ans (2016-2020).

  • Des chiffres en hausse par l’an I de son redressement

Un menu aussi où le nouveau DG s’est fait plaisir à égrener les 9 premières réalisations des objectifs du business plan à l’horizon 2016, ponctués de chiffres, tous à la hausse. Les dépôts de la clientèle ont été de 5.443 MDT, les crédits de 5.558 MDT, un PNB de 310 MDT, un RBE de 164 MDT et un RN (Résultat net) de 70 MDT. Pour ce dernier, il devra être diminué de 30 MDT qui iront pour la restructuration sociale en départs à la retraite. Il n’en reste pas moins vrai, comme aimait à la dire Samir Saïed, que la banque en est déjà à des pourcentages de réalisation de ses objectifs oscillant entre 98 % et 110 % même, pendant la seule année 2016. Et ce sont déjà ces réalisations qui lui permettent de prévoir des dépôts 7.185 MDT (en hausse de 7,2 %) en 2020, des encours nets des crédits de 7.300 MDT (à la hausse de 7,1 %), un PNB de 575 MDT (à la hausse de 16,7 %), un RBE qui croîtrait de 17,7 % et un résultat net qui bondirait de 46,2 % à 185 MDT en 2020.

Il ne le dira pas et refusera tout commentaire avec un sourire éloquent, mais cette présentation, au moment où on parle de la privatisation des banques publiques et leur mauvaise santé, était sans aucun doute porteuse d’un message de début de rétablissement financier de la plus grande des banques publiques, et aussi de début de réalisation de son plan de redressement, avec déjà des résultats probants.

  • Un montage financier Win-Win pour les hôteliers non récalcitrants

Une assez importante partie de la communication financière de la STB a été consacrée au traitement des créances touristiques. Lourdes de 1.700 MDT sur ses livres comptables, représentant 600 entités, 20 % des créances accrochées de la banque et 25 % du total des engagements de la banque, ces créances ont toujours constitué un handicap pesant tant pour les finances de la banque que le financement d’un secteur hôtelier. Un secteur qui reste incapable de rembourser sa dette et de ce fait, incapable d’accéder au financement pour assurer sa pérennité et sa relance.

Cette dette constitue donc un défi majeur pour la nouvelle direction générale de la STB. Dès sa première sortie médiatique, Samir Saïed n’est pas venu les mains vides. Il propose, en effet, une sorte de plan Marshall pour l’hôtellerie et une fenêtre de sortie de crise hôteliers-banquiers.

«Le point de départ, c’est une démarche macroéconomique de redressement du secteur. Avec la fédération (FTH), nous travaillons à l’heure actuelle sur des solutions à présenter au gouvernement car, relancer le tourisme, c’est relancer toute l’économie tunisienne», commence par indiquer, optimiste, le DG de la STB. Et ce dernier de préciser ensuite que «l’étape suivante sera des business plans individuels, avec l’aide de bureaux d’études spécialisés et de consultants. Nous déterminerons alors la dette supportable par l’hôtel, la capacité de remboursement de chaque hôtel. Cette dette supportable sera divisée en 2 parties. Une petite partie sera classée dette-senior et la dette-junior qui viendra en second rang pour alléger le poids des remboursements pendant les 1ères deux années de la relance. La partie de dette non supportable sera ensuite transformée en obligations convertibles avec peu ou pas d’intérêts et qui pourrait même être abandonnés par la suite. L’option de conversion est cependant liée aux performances de l’entreprise. Si l’équipe de gestion concrétise les objectifs, c’est tant mieux et l’hôtelier ou propriétaire-gestionnaire pourra nous payer l’obligation convertible, même tardivement. Dans le cas contraire, celui où l’équipe de gestion ne pourra pas réaliser les objectifs fixés, la banque exerce son option de conversion et transformera la dette en prise de participation dans le capital. On deviendra alors actionnaires et on fera appel à une société de gestion extérieure qui sera chargée de la gestion de l’hôtel, dont le propriétaire restera membre du conseil d’administration. A la fin de la période de redressement, l’hôtelier pourra racheter les obligations ou nous vendrons l’hôtel car nous n’avons pas vocation à rester dans l’affaire à redresser, mais à accompagner ce redressement et à sortir à la première occasion». C’est, en gros, le montage que propose la STB aux hôteliers endettés pour les aider à redresser leurs unités et à retrouver leurs capacités de remboursement, sans pour autant perdre en performance financière.

  • Que répondra la FTH ?

Et lorsqu’on rappelle au DG de la STB que les hôteliers remettent en cause le volume de la dette et sa composition, entre principal et intérêts divers, Samir Saïed se rebiffe et indique que «il y a beaucoup d’intox dans cette question et on sait que certains hôteliers essaient de gagner du temps. Nous n’avons pas de différends avec la fédération, mais avec certains hôteliers qui refusent de rembourser. Nos dettes sont comptabilisées et il n’y a aucune taxe ou intérêt qui ne soient pas légaux et réglementaires». Et de revenir à sa proposition, en précisant que «le montage que nous proposons, qui représente une partie de la dette, tombera de fait pour les hôtels qui ne vont pas réussir leur plan de redressement. La seule différence, c’est qu’au lieu de l’abandonner aujourd’hui, sans être sûr que l’hôtel réussira à se remettre sur pieds, nous le ferons uniquement plus tard pour les hôtels qui ne redémarreront pas. Pour ceux qui réussiront, ils payeront l’obligation convertible dont on abandonnera les intérêts, ce qui permettra à la banque de récupérer au moins une partie de la dette et rembourser l’Etat pour les 700 MDT injectés à la STB».

Pour l’instant, ce plan de la STB pour désenclaver financièrement l’hôtellerie et remettre de l’ordre dans ses propres finances, aurait déjà trouvé bonnes grâces auprès de la FTH et du FMI et attendrait l’aval de la BCT. La banque aurait aussi enchaîné les réunions avec divers groupes hôteliers et entreprises endettées, qui auraient aussi applaudi à ce plan de sauvetage.

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Malgré un contexte économique morose, l’activité de collecte a fait preuve de résilience. L’encours des dépôts du secteur a enregistré une croissance de 8,6%, profitant d’un 4ème trimestre dynamique (une progression de 4% des dépôts). C’est ce qui ressort d’une analyse faite par l’intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs et publiée ce jeudi sur son site Web.

Selon cette étude, les banques ont mis les bouchées doubles en matière de collecte. Toutes les catégories de dépôts ont affiché des évolutions respectables : 9,6% pour les dépôts à vue, +9% pour les dépôts d’épargne et +7% pour les dépôts à terme. Hormis Amen Bank, toutes les banques de la place ont enregistré une évolution positive de leur collecte. Après des années de course aux parts de marché, la banque change de priorités plaçant la maîtrise du coût des ressources au centre de sa nouvelle stratégie (un coût des ressources cible de 4,25% en 2019 contre 4,54% en 2015).

Concernant les dépôts, la BIAT conforte son statut de premier collecteur du pays. Le leader du secteur a réalisé une croissance salutaire de 12% de ses dépôts, franchissant la barre symbolique de 9 milliards de dinars. Grâce à une structure des ressources dominée par les dépôts à vue, la BIAT jouit du coût des ressources le plus faible du secteur (2,3% selon nos estimations contre une moyenne de 3,7% pour le secteur). Attijari Bank continue de surperformer le secteur. Forte du réseau d’agences le plus étendu en Tunisie (plus de 200 agences), la filiale du groupe Attijariwafa bank a réalisé une progression appréciable de sa collecte (+12%). Les efforts déployés pour mobiliser les dépôts à vue (+19,6%) soutiendront davantage la liquidité de la banque. Rappelons qu’Attijari a affiché en 2015 un ratio de liquidité cinq fois supérieur à la norme réglementaire (un niveau minimum de 60%).
La nouvelle politique commerciale continue à payer pour l’UBCI. La filiale du groupe BNP Paribas a pu maintenir sa part de marché au-delà de 4% et, ce malgré sa taille réduite et une concurrence de plus en plus acharnée sur la collecte.

Récoltant les fruits de sa relance commerciale, la BH enregistre une reprise de 12% au niveau de son encours des dépôts. Bon élève, le leader des crédits logement affiche un dépassement de 6% par rapport à ses projections initiales. Aujourd’hui classée 5ème dans le tableau de la collecte, la BH aspire à moyen terme à intégrer le « Top 3» du secteur.

Après une longue période de croissance modérée (+6% en moyenne sur les quatre dernières années), la BNA a affiché une accélération de la collecte. Les encours de dépôts de la banque étatique ont enregistré une hausse de 11.2% à 7 milliards de dinars dépassant, ainsi, ses objectifs (un encours prévisionnel de 6,7 milliards de dinars). Le programme d’expansion du réseau d’agences (25 ouvertures sur la période 2017 -2020) permettrait d’alimenter la collecte de la BNA sur les prochaines années.
S’agissant des crédits, malgré une croissance molle (progression du PIB de 1,3% en 2016), le secteur bancaire a enregistré une accélération des octrois de crédit. Profitant de la consolidation des dépôts, l’encours des engagements du secteur a cru de 9,4% à 52 milliards de dinars. Selon la dernière note de conjoncture publiée par la BCT (février 2017), cette reprise des crédits aurait été boostée par les financements ciblant les particuliers et les professionnels.

 L’atonie du climat des affaires et la levée des réserves obligatoires sur les crédits à la consommation, depuis 2015, semblent détourner les banques du financement de «l’investissement». La BH a connu une année active sur le front des crédits. Les engagements de la banque étatique ont affiché la meilleure progression du secteur (+17,3%), surperformant, ainsi, ses budgets (un dépassement de 8%). Avec un total engagements de 6,3 milliards de dinars, le leader des crédits logements gagne deux places dans le palmarès du secteur (3ème rang contre la 5ème place à la même période de l’année dernière).

La BT confirme sa réactivité commerciale entamée en 2014. Malgré une conjoncture difficile, l’encours des crédits de la banque a enregistré une hausse de 7%. Une prise de risque supplémentaire qui devrait être bien maîtrisée grâce à une culture de risque bien ancrée dans la maison (un taux de créances classées de 9%). L’année 2016 s’est inscrite sous le signe du rebond pour Attijari Bank. La filiale du groupe Attijariwafa Bank a vu le volume de ses engagements augmenter de 17%, dépassant le cap de 4 milliards de dinars. Beau parcours pour l’UIB qui a bouclé l’année 2016 sur un bond de son encours des crédits de 10,8%. Avec une bonne qualité de portefeuille (Taux des créances classées de 10% couvertes à hauteur de 80%) et des fonds propres respectables (Ratio de solvabilité de 11%), la filiale du groupe Société Générale dispose d’une bonne marge de manœuvre pour poursuivre sa politique expansionniste.

Pour le PNB, l’année 2016 a été un bon cru pour le secteur bancaire qui a vu son PNB croître de 13% à 3 milliards de dinars. Dans la continuité des dernières années, les banques ont focalisé leurs efforts sur les produits de placement et les commissions pour booster leur PNB. L’activité du crédit classique continue à perdre du terrain face aux activités de placement et aux services financiers. Le poids de la marge d’intérêt s’est contracté de 450 points de base au profit des autres sources de revenus. Le contexte difficile sur leur cœur de métier (pression sur le spread de crédit et hausse des risques d’impayés) a amené les banques à développer davantage l’activité SVT pour profiter des taux attractifs des Bons du Trésor et assurer le refinancement et à diversifier leur offre de services.
Rapport de Tunisie Valeurs

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L’éditeur «Targa Consult», vient de publier les performances des banques tunisiennes au 31 décembre 2016. Dans ce tableau, fort édifiant, l’éditeur met en relief le classement des plus importantes banques de la place de Tunis, en matière de PNB (Produit Net Bancaire), d’encours des dépôts ou l’argent déposé par les clients dans les caisses de la banque marocaine de droit tunisien et qui constitue (l’argent) le principal outil de l’établissement, dont l’objet est justement la vente de l’argent. Le tableau établit aussi le classement de chaque banque, en matière de crédit et qui constitue l’argent donné en crédit par la banque pour financer l’économie.

Il est important, d’abord, de constater que c’est la banque privée Biat (Banque Internationale Arabe de Tunisie) qui a enregistré le plus grand PNB de 2016, avec 590 MDT contre 531 MDT en 2015, et donc une évolution de 11 %. C’est aussi la Biat qui a pu engranger le plus important encours de dépôts avec 9,078 Milliards DT à fin 2016, en hausse de 12 % par rapport à 2015. C’est encore cette banque, la Biat, qui a signé le plus important encours de crédit, par l’injection de 7,679 Milliards DT dans l’économie tunisienne en 2016, avec une hausse de 17 % par rapport à 2015.

Juste derrière cette banque privée, celle des frères Mabrouk comme certains l’en accuseraient, c’est la BNA publique (Banque Nationale Agricole) qui se classe 2ème dans les trois ratios et cela, malgré les affres du plan de recapitalisation et de redressement, entamé par le nouveau DG, Habib Ben Haj Gouider. La BNA a ainsi terminé l’exercice 2016 par un PNB de 373 MDT, en hausse de 7 % par rapport aux 348 MDT de 2015, encaissé 6,232 Milliards DT de dépôts, mais donné plus de 7 Milliards DT en financements divers de l’économie. Suivent, dans ce ratio qui donne toute sa valeur à la nomination de banque nationale, la Banque de l’Habitat avec 5,3 Milliards DT, l’Amen Bank avec presque 6 Milliards DT et la STB avec plus de 5,3 Milliards DT d’encours de crédit ou de financement de l’économie tunisienne en 2016.

⦁    Le cas Attijari, 3ème en PNB et 6ème à financer l’économie tunisienne

Un cas attire l’attention dans ce classement. C’est celui d’Attijari Bank qui «se fâche» lorsqu’on dit qu’elle est marocaine en faisant noter qu’elle est de droit tunisien. Cette banque a en effet terminé l’exercice 2016 avec le 3ème meilleur PNB de la place, en hausse même de 15 % et où la 1ère marge sur commission de la place, devant Biat et BNA, des marges en hausse de 28,9 %. Elle est aussi 3ème en matière de dépôts, avec 4,871 Milliards DT engrangés. Des dépôts, certes comme le reste du secteur bancaire, non rémunérés mais objets à commission.

C’est pourtant à la 6ème place qu’on retrouve cette banque, loin derrière les principales banques nationale, lorsqu’il s’agit de financer l’économie tunisienne par les crédits. Son apport à l’économie tunisienne ne faiblit pas, mais reste presque minimal. Elle n’aurait injecté (Ndlr : Sauf autre erreur de Targa qui a effectivement inversé les chiffres de l’encours du crédit) que 4,48 Milliards DT en 2016 dans l’économie du pays où elle exerce. Une année auparavant, en 2015, ce n’était que 3,8 Milliards DT. Il y a certes une hausse de 17 %, mais cette grande banque, internationale et locale il faut le dire, reste quand même au 6ème rang des banques qui financent le plus l’économie tunisienne, avec un encours de crédit, loin, très loin de celui de la Biat (7,6 Milliards DT) ou même de la BNA (7,2 Milliards DT), de la BH (6,2 Milliards DT) ou de la STB (5,5 Milliards DT), toutes banques publiques qui subissent toujours les effets d’une sévère recapitalisation. Un classement donc, celui d’Attijari, qui ne traduit pas ses résultats réelles performances, tant en matière de PNB que de résultat net. Des résultats qui devraient la pousser à participer plus dans l’économie du pays dont elle tire ses ressources.

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L’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), ont signé, mardi 14 février 2017, une ligne de crédit de 15 M€, indique un communiqué de la Banque.

La ligne de crédit SUNREF, le « label finance vert » de l’AFD, a vocation à soutenir l’UBCI dans ses activités de prêteur à moyen et long terme en faveur d’investissements portés par des entreprises tunisiennes en matière de maîtrise de l’énergie, d’efficacité énergétique, de valorisation des déchets et de réduction des pollutions atmosphériques, hydriques et solides.

Le programme SUNREF se donne ainsi pour ambition de soutenir la transition de l’économie tunisienne vers un modèle plus sobre en carbone et moins polluant. Les objectifs spécifiques du programme sont d’accompagner la démarche d’institutions financières et de partenaires tunisiens qui souhaitent financer des investissements de maîtrise de l’énergie et de réduction de la pollution, de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de renforcer la compétitivité du secteur industriel.

Pour Gilles Chausse, directeur de l’AFD Tunisie, ce prêt s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le Groupe AFD lors de la conférence Tunisia 2020 de consacrer 200 M€ au soutien de la Tunisie et notamment des acteurs privés tunisiens. Il vient renforcer le partenariat de longue date entre l’UBCI et le Groupe AFD. Il participe au soutien financier de l’AFD à l’axe « Economie verte, pilier du développement durable », promu par le nouveau plan quinquennal tunisien.

Selon Pierre Bérégovoy, Directeur général UBCI, ce financement témoigne de la volonté de l’UBCI de renforcer son accompagnement des entreprises tunisiennes en faveur d’une économie verte et s’inscrit dans le cadre de son engagement fort en faveur du développement du tissu économique tunisien. M. Bérégovoy souligne également que ce type d’opérations s’inscrit dans le cadre d’une politique de partenariats solides entre l’UBCI et les organismes internationaux qui soutiennent le développement de l’économie tunisienne et affirme que d’autres partenariats en faveur des entreprises clientes de l’UBCI, seront annoncés courant les semaines à venir.

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L’expert en immobilier, Faouzi Ayadi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il évoqué plusieurs sujets dont la situation actuelle du secteur, les prix et la tendance pour les années prochaines. Il a également passé en revue le programme du “premier logement”, l’initiative récemment annoncée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Interview:

Quel état des lieux dressez-vous du  secteur de l’immobilier en Tunisie?

C’est le statu quo. Il y a une stagnation au niveau des prix et des ventes. Pas de vente importante en termes de volume. La baisse des prix attendue par tout le monde n’a pas eu lieu, et si elle existait, elle est partielle et ne concerne que quelques zones.
Avez-vous des chiffres sur les ventes qui ont eu lieu?
A vrai dire, il n’y a pas beaucoup de ventes presque partout dans le pays. Bien qu’il n’y ait pas d’estimations scientifiques des ventes, on peut noter que les ventes du secteur durant l’année 2016 ont chuté de moitié par rapport à l’année 2015. Mais la différence entre les deux années, c’est qu’en 2016, le prix catalogue est devenu négociable et par rapport à l’année 2015, les prix n’ont pas changé sauf quelques ajustements dans certains endroits.
Une baisse des prix a été toutefois remarquée depuis la fin de l’année 2015 à Sfax. Cette baisse a été également constatée dans certaines régions de Sousse à Hergla et Mrezgua.
À quoi est due cette baisse alors ?
À Sfax, la baisse s’explique par le fait que l’offre est plus importante que la demande, et ce suite au grand nombre de promoteurs immobiliers actifs dans ce gouvernorat. Pour Hergla, c’est une zone touristique caractérisée par une demande importante de la part des expatriés tunisiens ou des étrangers.
Contrairement à ce gouvernorat, d’autres zones ont vu les prix se gonflerpar rapport à l’année 2015, notamment le Lac, Soukra et Choutrana.
Quelle sera la tendance des prix pour les deux prochaines années?
Cela dépend de la situation économique du pays. Si la situation économique s’améliore, les prix vont certainement baisser sinon la tendance du marché va vers l’économique et le social. Il est fort probable aussi de trouver des constructions écologiques, créneau qui doit avoir prochainement du poids sur le marché.
Actuellement, on peut parler de constructions économiques?
Oui, mais la demande est encore plus grande que l’offre. Mais cela n’empêche qu’il existe pas mal de projets économiques lancés par la SPROLS et la SNIT et les projets achevés se vendent en un temps record. Les promoteurs immobiliers sont appelés à lancer des projets qui correspondent au pouvoir d’achat du Tunisien qui ne dépasse pas généralement les 200 mille dinars.
Nombreux sont ceux qui reprochent aux promoteurs immobiliers de ne pas présenter des solutions pour les acheteurs potentiels. Et même le projet du “premier logement”, il servira, selon eux, l’intérêt du promoteur plus que le client, qu’est ce que vous en pensez?
On veut que tout le monde soit satisfait, le client et le promoteur. Le promoteur immobilier est un acteur économique et son opération doit être rentable et l’inverse pour le client. On est à la recherche de cette équilibre promoteur-client.
Et c’est vrai que ce projet va vers l’intérêt du promoteur?
Historiquement, cette initiative du “premier logement” est venue des promoteurs immobiliers, mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle est contre le client. Cette action est certes pour le promoteur autant que pour le client. Moi personnellement,  je ne vois pas de contradiction même si je savais que cette initiative provient de la chambre syndicale des promoteurs, mais ce n’est pas un problème.
Il faut comprendre aussi que le promoteur immobilier construit  pour le client,  et sans lui il ne peut rien faire, et même les clients s’il n y a pas de promoteurs,  il ne trouve pas  où acheter. C’est un mariage positif. On ne doit pas anticiper les événements. il faut tout d’abord vivre l’expérience et laisser le jugement pour plus tard. Actuellement, il a près de mille logements disponibles pour les budgets de moins de 200 mille dinars. Ces logements sont concentrés dans la capitale, ou à 20 ou 25 kilomètres.
Quel rôle pour les banques?
Les banques sont toujours trop prudentes à l’exception de deux ou trois banques bien engagées dans le secteur immobilier. Aujourd’hui, pour avoir un crédit bancaire, ce n’est pas facile, il y a beaucoup de conditions à remplir et même le produit offert par la banque demeure encore classique. La marge qu’elle prend est très grande. Si tu prendra 100 mille dinars,  tu payera 150 mille dinars. C’est énorme. Et malgré le coût élevé exigé par les banques, elles demeurent réticentes. De plus,  l’assurance qui pourra jouer le rôle d’un bailleur de fonds n’est pas encore intégrée.
Y-a-il de solutions ou de propositions dans ce sens?
Dans le monde entier, on ne peut pas parler de solutions et d’alternatives dans une crise immobilière.

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Nous croyons savoir, de sources concordantes proches du dossier, que les dernières déclaration du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à propos des banques publiques, semblent avoir pris presque tout son monde par surprise.
Ce serait en effet ainsi le cas du ministère des Finances où le chef de cabinet de la ministre était pourtant en charge du dossier de la restructuration et de la recapitalisation des banques publiques.
Au matin de la publication de notre article, le chef de cabinet de la ministre Boujneh, téléphonait aux amis banquiers pour savoir ce qui se serait passé pour amener le chef du gouvernement à court-circuiter la propre tutelle des banques publiques par ses déclarations du samedi dernier. Seul le ministre du développement Fadhel Abdelkefi semblait être bien au courant des intentions de Chahed et les expliquait dès lundi sur les ondes d’une radio privée.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient d’éditer un document où elle énumère les 100 nouvelles mesures qu’apportera la nouvelle loi bancaire, qui est entrée en vigueur depuis le début de janvier 2017.
Et on y apprend un certain nombre de choses, tant pour les banques elles-mêmes que pour le client dans ses relations avec son banquier.
La centaine de mesures, annoncées par la BCT, ne nous semble pourtant pas toutes bonnes. A certains égards, certaines d’entre elles ressemblent plus à un resserrement de la mainmise de l’institut d’émission sur les banques, publiques comme privées. Un coup de vis qui enlèverait presque tout pouvoir aux Assemblées Générales. Des AG dont les décisions, à moins d’être contraires aux lois du pays, sont censées faire la loi et être au-dessus de toute autre autorité. Des AG que certaines mesures de la BCT infantilisent pourtant.

Parmi les mesures, on trouve la «consécration du principe de non cumul entre la fonction de DG, de DGA ou de membre du directoire d’une banque ou d’un établissement financier avec ces mêmes fonctions dans une autre banque, dans un autre établissement financier, dans une entreprise d’assurance, dans une entreprise d’intermédiation en bourse, dans une société de gestion de portefeuille de valeurs mobilières ou dans une société d’investissement». Le délai maximal de conformité pour les banques est Janvier 2017.

⦁ Balayer, d’bord, devant sa porte.      

On retrouve aussi la «consécration du principe de non cumul de la fonction de membre du conseil d’administration ou du conseil de surveillance dans deux banques ou dans deux établissements financiers de même catégorie», avec le mois de Janvier 2017 comme délai maximal de conformité. Même délai pour l’«obligation pour le directeur général, le directeur général adjoint et les membres du directoire d’une banque ou d’un établissement financier de ne pas exercer parallèlement la fonction de dirigeant d’une entreprise économique».
Tout cela est bon, même si on ne sait pas si cela s’applique à la «mère de toutes les banques» : La BCT, dans le conseil d’administration de laquelle on retrouve au moins deux DG d’entreprises privées (Selma Bellagha, DG d’APP et Sadok Attia, patron d’Assray Bank en Libye). Une BCT encore actionnaire et administrateur de la TFBank (cas nous semble-t-il unique dans les annales) et dont les cadres sont encore administrateurs dans des compagnies d’assurances et autres sociétés (exemple de la Star…). Des exemples qui relèvent, à notre sens, du conflit d’intérêt et constituent potentiellement un engagement de responsabilité du régulateur dans la gestion des entités où il est représenté et qu’il est censé contrôlé.

⦁ A quoi sert l’AG ? On se le demande !

Mais là où cela devient de l’infantilisation des AG et des CA des banques, c’est lorsque la BCT décrète
une «obligation d’informer la BCT de toute désignation de dirigeants et de membres de conseils avec possibilité donnée à la BCT de s’opposer dans un délai d’un mois à toute désignation pourvu qu’elle motive sa décision». La BCT connaitrait-elle mieux les intérêts et la responsabilité des banques que ses propres actionnaires et dirigeants comptables de leurs décisions et de leurs résultats devant la seule assemblée souveraine ? Le processus de choix des administrateurs pour les banques publiques a démontré toutes les limites de ces approches directives. Ceux qui ont été choisis sur appel à candidature ne sont pas forcément les meilleurs ni les plus appropriés au contexte de crise que vivent ces entités. C’est le résultat dès qu’on enlève une prérogative essentielle de choix responsable aux organes de gestion de la société.

La BCT fait aussi «obligation pour les banques et les établissements financiers de recueillir l’avis de la BCT sur la désignation d’un ou des commissaire(s) aux comptes et ce, un mois en moins avant l’assemblée générale qui approuvera leur désignation. La BCT peut s’opposer à une telle nomination par une décision motivée avant l’expiration du délai d’un mois». La mesure ne dit pas si la BCT sera elle aussi au moins obligée de justifier son refus, pour les Commissaires aux comptes (CC), de telle ou telle personne et sur quels critères. Probité ? Professionnalisme ? Pourquoi le régulateur engage-t-il sa responsabilité dans une décision qui ne doit relever que de la responsabilité des actionnaires sur proposition du comité permanent d’audit ?
C’est à se demander, pour tous ceux qui sont des actionnaires, grands ou petits, s’ils servent à quelque chose et si les cadres de la BCT n’auront pas ainsi usurpé leur pouvoir. C’est en tout cas une vraie mainmise sur les structures de direction même des banques tunisiennes et sur les entreprises qui se chargeront de l’audit financier des banques. On se demande aussi s’il n’y a pas risque d’apparition de listes noires, tant en dirigeants qu’en commissaires aux comptes et s’il n’y a pas aussi risque de copinage ou de pression pour imposer ou interdire telle ou telle personne ? La BCT est une administration, humaine. Y a-t-elle pensé ? Ce faisant la BCT, malheureusement, prête le flanc à ce genre de questionnement.

–          Rationalisation des salaires des dirigeants… ça, c’est bon !

Il n’y a cependant rien à dire sur la «possibilité donnée à la BCT de charger une fois par an, un ou plusieurs commissaire(s) aux comptes pour effectuer, aux frais de la banque ou de l’établissement financier, toute mission supplémentaire rentrant dans le cadre des missions d’audit externe». Il est vrai que pour certaines, les CC n’avaient pas toujours bien fait leur travail. Mais il existe aussi des cas où c’est la BCT elle-même qui a refusé d’entendre les CC, lorsque certains d’entre eux ont contrarié certaines banques et même certaines structures de la BCT.

Bonne initiative à saluer aussi, à notre avis, que cette mesure prise par la BCT d’un «adossement de la politique de rémunération des dirigeants des banques et des établissements financiers aux indicateurs de solidité, de solvabilité et de rentabilité». Force est ici de faire noter que certaines rémunérations dans le secteur bancaire frisent l’indécence, soit par le haut ou par le bas et n’ont en tout cas aucun lien organique avec les performances de leurs banques.

–          Alléluia ! On s’occupe enfin du client, mais pas assez !

Là aussi où les dernières mesures de la BCT font du bien où elles passent, c’est lorsqu’elles s’occupent enfin de la protection du client, comme par la «consécration de l’obligation pour les banques d’offrir des services bancaires de base». Mais aussi, la «soumission, à une convention écrite entre la banque et son client, de la gestion des comptes de dépôt des personnes physiques et morales pour des besoins non professionnels comportant les conditions générales d’ouverture, de fonctionnement et de clôture du compte et les conditions particulières relatives aux produits, services et moyens de paiement auxquels le compte donne lieu ainsi que la liste et le montant des commissions applicables». La BCT fait aussi «obligation pour les banques et les établissements financiers d’informer préalablement la BCT de la commercialisation de tout produit ou service financier ou de l’institution de toute nouvelle commission».
Mais ce n’est pas, à notre sens, assez, tant est déséquilibrée la relation banquier/client. Les dépôts de ce dernier constituent en effet la grande partie des moyens financiers de la banque. Ces dépôts ne sont cependant en aucun cas rémunérés. Pourquoi, aussi, ne pas faire respecter l’affichage et l’information sur les conditions de banque ? Pourquoi ne pas obliger les banques à informer, périodiquement et par écrit, leurs clients sur les taux d’intérêt et toutes les commissions ponctionnées sur leurs comptes ? Pourquoi ne pas rationnaliser les taux d’intérêts, qui ne cessent d’augmenter alors que la BCT connait très bien les pratiques des banques en matière de répercussion de l’escalade de ces taux en temps de course effrénée à l’achat de l’argent ?

–          Là où ça ne sert à presque rien !

Dans les 100 mesures de la BCT, qui ne nous semblent pas toutes bonnes, on retrouve aussi cette «extension du périmètre d’intervention des banques d’affaires en leur permettant d’accorder, sur leurs fonds propres, des financements spécifiques aux entreprises pour en faire une véritable courroie de transmission entre le marché bancaire et le marché financier».
Elles sont essentiellement deux les banques d’affaires en Tunisie, la BAT (Banque d’affaires de Tunisie) que dirige Habib Karaouli, et qui s’impose comme le leader par excellence du secteur, et l’IMBank (International Maghreb Merchant Bank), que dirige Ahmed Besbes et qui a été un moment mise à la vente sans résultat. C’est dire la difficulté de l’exercice et le peu de candidats à cette activité.
Désormais donc ces institutions financières, jusque-là cantonnées dans les études et l’assistance, pourront donner des crédits, non au large public, mais pour les entreprises. La condition de cet octroi, telle que rapporté dans le document de la BCT, est d’être sur les fonds propres de la banque. Or, ces institutions financières étant généralement d’un capital qui ne dépasse pas les 3 MDT, contre un minimum de 50 MDT pour le reste des banques (était-il d’ailleurs nécessaire de fixer un plancher et laisser l’appréciation à la commission d’attribution de fixer les fonds propres requis en fonction du business plan présenté ?), on ne sait pas s’il leur sera possible de le faire, même si le capital minimal a été porté à 10 MDT.
Et quand bien même pourraient-elles trouver des ressources sur le marché, le coût de ces financements ne devrait pas être attractif par rapport aux autres banques. Des banques dont certaines ont déjà intégré le pôle banque d’affaires et cassent les prix, dans un marché volatile, asymétrique et non normé, où les banques d’affaires sont concurrencées, non seulement par les banques universelles qui en sont parfois actionnaires (exemple de la BAT qui a dans son tour de table Quatre banques de la place), mais aussi par les experts comptables, les bureaux d’études et autres intermédiaires boursiers. Une nouveauté donc, celle de la BCT, qui n’apporte rien… ou presque !

L’autre nouveauté, c’est la «possibilité donnée aux banques et aux établissements financiers conventionnels de s’adonner aux opérations bancaires islamiques sur la base d’une autorisation préalable de la Banque Centrale de Tunisie (BCT)». Il était prévu que cela se fasse sous forme de banques spécialisées, cela ne sera pas possible, sauf sous la forme de guichets, au sein des banques universelles, spécialisées dans la finance islamique. Cela obligera au moins ces banques à tenir deux comptabilités distinctes et ça ne se fera pas sans frais.
En conclusion, il est bon de rappeler que la BCT est l’autorité de régulation et au passage une autorité de contrôle et qu’elle gère un secteur où la liberté est le principe et l’autorité l’exception. Or, ce qu’on retient des mesures citées en exemples, c’est plus ce penchant malsain à traiter les banques en filiales de la BCT et non comme des entreprises commerciales capables de s’autogérer et de prendre de bonnes décisions. Ce penchant aussi d’infantiliser les actionnaires et les AG de ces entreprises. La règle ne devrait-elle pas toujours être « Confiance a priori, contrôle a posteriori » ? On n’a pas inventé mieux.

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Il y a quelques jours, la BCT (Banque Centrale de Tunisie), a rendu publique une étude sur l’évolution des Billets et Monnaies en Circulation en Tunisie, y donnant des informations qui font état de retrait d’argent dans les établissements financiers. La BCT ne le dit pas dans ce document, mais l’indicateur est plutôt signe de perte de confiance du citoyen dans le système financier en Tunisie.

Précisons à ce stade que les BMC (billets et monnaies en circulation) représentent tout l’argent, en billets ou en monnaie, détenus par les ménages pour assurer leurs dépenses courantes mais aussi pour des motifs de précaution.

Selon la BCT, au cours du mois d’août 2016, les billets et monnaies en circulation (BMC) ont franchi le seuil de 10 Milliards DT, passant  de 9,190 Milliards DT à 10,092 Milliards DT entre fin mai et fin août, période qui couvre la saison estivale, le mois de ramadan et l’Aïd el Fitr (mois de juin et juillet). La circulation fiduciaire a poursuivi son accroissement jusqu’à la fête de l’Aïd El Idha pour se situer à 10,392 Milliards DT, le 9 septembre 2016, soit son niveau le plus élevé enregistré jusqu’à maintenant.

  • Les explications de la BCT

Une analyse approfondie de l’évolution des BMC, en termes de moyennes annuelles pour la période 2000-2016, montre qu’elle peut être décomposée en trois phases :

– La première période (2000-2005), au cours de laquelle les BMC ont enregistré une variation moyenne annuelle de 229 MDT, soit un taux d’accroissement moyen de 9,5%.

– La deuxième période (2006-2010), pendant laquelle la moyenne des variations annuelles de la circulation fiduciaire a progressé par rapport à la période précédente de presque 200 MDT pour atteindre 442 MDT, soit un taux d’accroissement moyen de 10,9%.

– Et la troisième période (2011-2016), au cours de laquelle la moyenne des variations des BMC a continué son accroissement annuel moyen de l’ordre de 200 MDT pour s’établir à 645 MDT, soit un taux d’accroissement moyen de 9,6%.

Toutefois, il convient de noter que le comportement des BMC a connu deux variations exceptionnelles. La première en 2011 lorsque les BMC en moyenne ont enregistré une croissance très importante de 1.231 MDT, soit une hausse de 22,4% par rapport à 2010, suite aux retombées de la révolution et l’environnement d’instabilité et d’incertitude qui ont caractérisé la période post-révolution, et la seconde, en 2013, marquée par une baisse de 253 MDT, reflétant une diminution de 3,4% par rapport à 2012, suite à la décision de la BCT de changer certaines coupures de billets de banque.

  • Le Tunisien adore le Cash

Pour mieux analyser l’évolution de la circulation fiduciaire et le comportement des agents économiques vis-à-vis du cash en Tunisie, ce ratio a sensiblement évolué, passant d’une moyenne de 8,8% ou 8,2% sur la période 2005-2010 à 10,4% ou 10,1% après 2011, alors qu’il était de 8% ou 7,7% pendant la période 2000-2004. Cela signifie que la circulation fiduciaire est en train d’augmenter plus vite que le PIB nominal, reflétant probablement un changement du comportement des agents économiques et traduisant une préférence nette pour l’utilisation du cash.

En effet, l’utilisation du cash comme moyen de paiement privilégié pourrait être la résultante, d’un côté, de l’expansion du secteur informel et de l’évasion fiscale, et d’un autre côté, du retard accusé dans le développement des moyens de paiement modernes vu la réticence croissante des commerçants pour l’acceptation de chèques et le nombre encore insuffisant des TPE installés.

Une frange importante de commerçants (mises à part les grandes surfaces) rechigne à adopter la carte bancaire, qui est pourtant un moyen de paiement rapide et sécurisé, en raison notamment des commissions élevées, obligeant les agents économiques dans la plupart des situations à payer en espèce.

Ce constat est confirmé par les statistiques concernant la monétique où le taux de croissance annuel des commerçants affiliés a diminué, passant de 8,3% en 2010 à -2,4% en 2015 et celui du nombre global des transactions qui est passé de 19,4% en 2010 à 6,1% en 2015. De même, le nombre de TPE installés est passé de 11.968 en 2010 à 13.148 en mars 2016, soit un taux d’accroissement ne dépassant pas 10%. Le volume global des transactions en monnaie électronique demeure faible par rapport aux autres moyens de paiement, soit 7.191MDT contre 73.668 MDT pour les chèques et 18.874 MDT pour les effets en 2015.

  • La Poste est l’endroit où on retire le plus de cash.

L’analyse de la décomposition des BMC en Tunisie montre l’interférence de plusieurs phénomènes. D’une part, la répartition par opérateur des mouvements d’entrée et de sortie des billets permet de conclure que l’Office National des Postes (ONP) est celui qui contribue le plus à la hausse des BMC. D’autre part, l’étude des mouvements par succursale, permet une classification de ces dernières entre celles enregistrant traditionnellement des sorties nettes de billets et celles enregistrant des entrées nettes. Des caractéristiques économiques et sociales des différentes régions sont derrière ces phénomènes. De plus, ce constat  a permis de déduire que les BMC retirés de l’ONP en faveur d’une population non bancarisée (principalement des retraités et des ouvriers de chantiers), reviennent en grande partie au système bancaire et au Trésor.

En outre, l’analyse par succursale montre que l’activité économique prédominante détermine la nature des mouvements pour chaque région. Par exemple, une région qui dépend principalement de l’agriculture telle que la région du Nord-ouest (succursale de Jendouba), ou du commerce informel (principalement la succursale de Gafsa) est une région où on a le plus recours au cash pour les transactions commerciales. A l’inverse, dans les régions où les secteurs de l’industrie et/ou des services sont les plus développés, on enregistre des retours de billets plus importants à travers le système bancaire (exemple : les succursales de Sfax et Nabeul).

Un autre facteur commun pour les zones de sorties nettes de billets est l’importance du nombre de bureaux de poste par rapport à celui des agences bancaires (tableau 2) et l’existence d’une frange importante de la population non familiarisée avec les services et produits bancaires. Ce constat est d’ailleurs illustré à travers l’étude détaillée des mouvements des BMC par succursale.

  • L’effet Aïd n’est plus la seule explication !

Comme attendu et à l’instar des années passées, les BMC ont atteint leur niveau le plus élevé au cours de la période qui précède Aïd El Idha. Ainsi, leur niveau, qui a pratiquement doublé au cours des cinq dernières années passant de 5.790 MDT en 2010 à un encours maximum de 10.392 MDT le 9 septembre 2016, ne pourrait baisser significativement en l’absence d’une solution radicale à l’expansion de l’économie informelle et sans le développement adéquat des moyens de paiements modernes.

Au 7 janvier 2017, les BMC étaient de 10,176 Milliards DT selon les chiffres de la BCT, ce qui indique que le niveau des billets et monnaies détenues par les Tunisiens n’a pas baissé depuis cette note de la BCT en date du 7 octobre dernier, et que l’explication des fêtes de l’Aïd n’est peut-être plus suffisante. La hausse des BMC n’est donc plus conjoncturelle, mais systémique

En septembre 2013, lorsque les BMC sont passés de 5,8 milliards en 2010 à plus de 7,6 milliards dinars, entraînant un retrait supplémentaire d’environ 1,8 milliards de dinars des caisses des banques, la BCT avait expliqué cette évolution comme étant «en partie naturelle, dans le sens où elle suit une augmentation des revenus des ménages. Toutefois, elle a été amplifiée par l’incertitude et l’inquiétude qui ont accompagné la transition ». Et l’institut d’émission de rappeler que «l’augmentation des BMC a eu un impact direct négatif non seulement sur la liquidité bancaire mais également sur la capacité des banques à financer l’économie et sur la sécurité des systèmes de paiement, amenant la Banque centrale à intervenir, en injectant la liquidité dans le système bancaire».

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Tarek Ben Jazia, directeur général de l’institut national de la consommation (INC), a déclaré, ce vendredi 30 décembre, que la somme des dettes qu’ont contractées les Tunisiens auprès des banques s’élève à 19500 millions de dinars (MD), dont une grande partie dédiée à l’achat d’un habitat ou à son amélioration. Le chiffre a fait un net bond en avant puisqu’en 2015 on avait enregistré 18500 MD, 17400 MD en 2014 et 16000 MD en 2013, d’après les données de la Banque Centrale de Tunisie.

Lors de son intervention sur Express FM, il a affirmé que la moyenne des montants gaspillés par les ménages – les ordures ménagères – s’élève à 68 dinars par famille, ce qui constitue 10% de la moyenne des salaires en Tunisie. Ce chiffre connait une nette augmentation pendant le mois de Ramadan.

Et d’ajouter que le consommateur tunisien a donné plus d’importance à la rentrée scolaire qu’à l’Aid Al Idh’ha et qu’il y a de plus en plus de familles qui s’abstiennent d’acheter un mouton.

Il a estimé que le taux d’inflation actuel, qui est de 4%, est un taux acceptable, surtout que l’augmentation attendue dans les salaires va aider le consommateur à renforcer son pouvoir d’achat.

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Le rapport annuel sur la supervision bancaire 2015, élaboré par la Banque centrale de Tunisie (BCT), donne la mesure de la participation de l’Etat dans le capital des banques locales (23 au total). D’après le document, le capital global des banques résidentes s’établit à 3,117 milliards de dinars à fin 2015 ; les actionnaires privés tunisiens en détiennent 28,7%, les actionnaires étrangers 32,4% et l’Etat tunisien 38,9%.

En comparaison avec 2014, les deniers injectés par l’Etat dans les banques ont augmenté sensiblement, de 14,5 points de pourcentage, notamment du fait de la recapitalisation de la STB, un des principaux axes du plan de restructuration.

La répartition des actionnaires du secteur bancaire tunisien est la suivante :

– l’Etat tunisien a des parts dans 7 banques

– Des établissements bancaires sont présents dans 10 banques

– Des groupes d’affaires industriels et commerciaux dans 2 banques

– L’actionnariat de référence de 3 autres banques est scindé entre l’Etat tunisien et certains pays arabes.

Par ailleurs pour ce qui est des banques non résidentes (7 au total), elles affichent un capital de 314 millions de dinars à fin 2015. A noter que la structure de l’actionnariat des banques non résidentes n’a pas connu de changement. Comme on pouvait s’y attendre, ce les actionnaires étrangers qui se taillent la part du lion, avec 80,7% du capital de ces banques ; l’Etat tunisien n’est pas complètement absent, puisqu’il a des actions dans une de ces banques.

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Le Crédit agricole (banque française), le HSBC (établissement britannique) et JPMorgan Chase (américain) vont devoir casquer, et pas des broutilles, pour avoir fraudé. En effet la Commission européenne a fait savoir ce mercredi 7 décembre qu’elle a condamné ces grosses banques à une amende de 485 millions d’euros pour s’être mouillées dans une sombre affaire de collusion pour manipuler les taux d’intérêts en euro (euribor), dit un communiqué de la CE.

Dans le détail, JPMorgan a écopé d’une amende de 337 millions d’euros, le Crédit agricole 114 millions d’euros, HSBC s’en tire mieux, avec 33 millions d’euros.

« Les banques se sont entendues sur les éléments de fixation des taux d’intérêts en euro et ont échangé des informations sensibles enfreignant ainsi les règles de la concurrence de l’UE », indique le texte de l’exécutif européen.
Ces trois banques paient sans doute aussi le fait d’avoir bravé la CE en décembre 2013, en rejetant les résolutions de l’institution, pour les mêmes faits. Alors que les autres banques épinglées pour les mêmes pratiques – Barclays, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et Société générale – s’étaient pliées à la décision de la commission.

Pour rappel, la Société générale, Deutsche Bank et la Royal Bank of Scotland avaient été condamnées, en décembre 2013, à payer des amendes salées ; Barclays, qui avait collaboré avec la CE en déballant tout ce qu’elle savait sur cette entente, avait été absoute de ses “péchés”….

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IFC

Selon un rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le montant des dettes des familles tunisiennes auprès des banques en Tunisie est de 17 Milliards de dinars. Le taux de l’endettement a augmenté de 60% en comparaison avec l’année 2010, rapporte le quotidien Al Sarih, ce vendredi 30 septembre 2016.

D’après la BCT, 35% de ce montant est consacré aux crédits à la consommation, a précisé  la même source.

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L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme de Tunisie Factoring (TF) à 'BBB (tun)' et celle d'Union de Factoring à 'BB (tun)'. Les perspectives des deux notes nationales à long terme sont stables. Les notes nationales reflètent la solvabilité

Les banques marocaines ont été épinglées par l’agence américaine de notation Fitch Ratings dans un document qui épluche les indicateurs de performance. Fitch a pointé du doigt la dégradation de la qualité des actifs que possèdent les banques et une marge bénéficiaire qui se contracte.

D’après les experts de Fitch, les banques ont été impactées par le ralentissement de la croissance au Maroc et les  lourdes charges des crédits immobiliers à cause de la dégradation de la solvabilité du marché de l’immobilier marocain, que ce soit pour les promoteurs ou la clientèle. Pire, Fitch ne prévoit pas une reprise du crédit avant l’année prochaine. Autant dire que la période des vaches maigres pour les établissements bancaires va jouer les prolongations.

Néanmoins l’agence américaine précise que les résultats des trois plus grosses banques du Maroc, notamment la BMCE, sont impulsés par l’activité de crédit en Afrique subsaharienne.

Par ailleurs Fitch indique que les trois banques franco-marocaines, la Société Générale, la BMCE et le Crédit du Maroc, tirent leur épingle du jeu grâce à une politique de crédit mieux calibrée.

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En vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de l’Aïd Al Idha, prévu le 12 septembre 2016, les banques assureront au public le samedi 10 septembre 2016 de 9 heures à 12 heures un service de caisse et de change manuel, a fait savoir la banque centrale de Tunisie (BCT) dans un communiqué publié mercredi.
La BCT assurera le même jour de 9 heures à 12 heures un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses succursales, lit-on dans le communiqué.

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Talon d’Achille autant que cauchemar des banques surtout publiques en Tunisie, les prêts non performants (PNP) continuent de plomber le secteur bancaire avec un tournant autour de  16%, soit le taux  le plus élevé des pays du sud et de l’est de la Méditerranée.

Il est entendu par les PNP les prêts pour lesquels une banque n’a pas reçu de versement prévu depuis au moins 90 jours. En d’autres termes, cela concerne les mauvais payeurs. D’un point de vue institutionnel, les banques ne peuvent pas détenir longtemps des créances toxiques. Car dès qu’elles rendent compte d’une importante créance irrécouvrable dans un état financier trimestriel, les ennuis commencent. Cela signifie qu’elles doivent mettre de côté plus de capital pour ce prêt en particulier, ce qu’elles détestent devoir faire, car cela réduit la rentabilité.

C’est pour cette raison que Les autorités financières tunisiennes ont pris des mesures pour en réduire le ratio, et ce dans le cadre d’un large programme de réforme  et de diverses nouvelles dispositions législatives afin de renforcer le  système financier du pays. Selon Oxford Business Group, cette situation s’explique notamment par la dégradation des prêts dans le secteur public. En effet, les trois banques publiques – Société de banque tunisienne (STB), Banque nationale agricole (BNA) et Banque de l’habitat (BH) – détiennent environ 38 % des actifs bancaires et représentent une part importante des prêts non performants. Par exemple, fin 2014, la STB affichait un ratio de solvabilité de -5,17 % et la part de ses prêts non performants s’élevait à 29,1 % en juin 2015.

L’année dernière, le gouvernement a restructuré les banques publiques afin de réduire leur exposition aux risques : l’Etat a ainsi injecté les sommes de 756 millions de dinars (309,3 millions d’euros) et de 110 millions de dinars (45 millions d’euros) à la STB et à la BH respectivement. Des pourparlers sur la recapitalisation de la BNA sont toujours en cours.

Malgré ces mesures, le capital des banques publiques demeure inférieur aux moyennes affichées par le secteur privé. L’année dernière, l’agence Moody avait estimé que les prêts non performants de la STB représentaient toujours 118 % des capitaux propres et des réserves pour créances douteuses, laissant craindre une nouvelle recapitalisation.

La recapitalisation et les réformes visant à réduire le déficit de liquidités des banques – la BCT a injecté 5,1 milliards de dinars  en 2015 et a proposé des mesures afin que toutes les banques atteignent un taux de liquidité de 90 % d’ici à 2018 – semblent porter fruit et ont été saluées par les observateurs externes.

La  loi adoptée le 9 juin dernier enjoint aux banques de  disposer désormais d’un capital minimum de 50 millions de dinars contre 25 millions de dinars (10,2 millions d’euros) et tout changement de statut juridique, d’activité ou d’acteurs majoritaires doit obtenir l’aval de la Banque centrale de Tunisie (BCT). De plus, la nouvelle loi prévoit de nouvelles conditions d’admission au conseil d’administration d’une banque et requiert la mise en place, au sein de chaque établissement, de comités d’audit interne, d’évaluation des risques et de compensation.

La loi prévoit aussi l’instauration d’un Fonds de garantie des dépôts en tant qu’organe public indépendant de dernier recours. Ce fonds procédera à l’indemnisation des déposants jusqu’à hauteur de 60 000 dinars (24 500 euros), soit un montant qui couvre les économies de 95 % des Tunisiens, selon Slim Chaker, le ministre des Finances.

Ce fonds pourrait également apporter une aide financière aux établissements bancaires, avec l’accord d’un comité composé de cinq personnes comprenant des représentants de la BCT, du ministère des Finances, des contribuables et de la banque en question. Les fonds devraient également être approuvés par un comité d’audit interne et d’évaluation des risques, d’après les informations relayées par les médias en mai dernier.

Un pas en avant

La nouvelle loi constitue un pas en avant pour le secteur bancaire tunisien, selon Ahmed Rjiba, directeur général de la Banque de l’Habitat citée par OBG. « La version finale est le fruit d’une longue série de discussions entre la BCT et les banques à travers l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) qui a également pris en compte les recommandations de l’Assemblée des représentants du peuple. La nouvelle loi a visé à s’aligner sur les normes bancaires internationales et représente l’une des réformes bancaires les plus importantes entreprise par la Tunisie au cours des dernières décennies, » a-t-il déclaré à OBG.

Malgré les efforts déployés par la Tunisie afin d’aligner la législation sur les normes internationales, certains acteurs estiment que la loi devrait favoriser davantage la consolidation dans le secteur bancaire. D’après un rapport publié en mars par l’APTBEF, le capital minimum devrait pouvoir être ajusté aux conditions du marché, sans quoi les niveaux définis risquent de devenir désuets compte tenu de l’évolution du secteur.

Parallèlement, les acteurs du secteur préconisent une professionnalisation continue de la BCT, idée soutenue par un programme de jumelage financé par l’Union européenne entre la BCT et la Banque de France afin de moderniser le cadre opérationnel de la politique monétaire de la BCT.

Début 2016, l’Assemblée des représentants du peuple avait voté pour une indépendance accrue de la banque, et souhaitait limiter le rôle de ses dirigeants sur la scène politique régionale et nationale lors de leur mandat.

M.L.

 

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Sur le plan monétaire

C’est le site Africa intelligence qui l’affirme : le très contesté projet de loi de “réconciliation économique”, cher au président Béji Caïd Essebsi pourrait fournir l’occasion d’effacer la colossale dette des hommes d’affaires de l’ère Ben Ali auprès des banques publiques.

Trois d’entre eux en ont discuté  récemment  avec BCE et avec le chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi. Ils veulent que  la commission qui négociera avec eux la fin des poursuites contre la restitution d’une partie des sommes détournées soit habilitée à effacer leurs dettes auprès des banques publiques, précise Africa intelligence citant des sources qui lui sont propres.

 

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Les Banques assurent au public le samedi 23 juillet 2016 de 9 heures à 12 heures, un service de caisse et de change manuel, en vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la fête de la République, le Lundi 25 Juillet, a indiqué, mercredi dans un communiqué, la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
La BCT assure le même jour de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses Succursales.

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