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Le taux du marché monétaire -TMM – (taux d’intérêt auquel les banques empruntent et se prêtent de l’argent entre elles) est passé de 5,23% depuis septembre 2017, à 5,35% au 2 janvier 2018 et à 5,49% le 3 janvier 2018 pour se situer, deux jours plus tard (le 5 janvier) au niveau de 5,60%, soit le taux le plus élevé depuis 2011.
Selon les chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le TMM a enregistré une hausse de 1,31 point par rapport à la même période de l’année écoulée (4,29%).
Ce taux, qui reflète les conditions d’échange à court terme entre les banques, fluctue selon l’offre et la demande de liquidités par les établissements bancaires. Ainsi, s’il y a une forte demande de liquidités, ce taux baisse, et s’il y a un assèchement de liquidités, il augmente, mais, toujours, dans le cadre d’un intervalle bien précis, soit entre 4,75% et 5,50% pour le cas de la Tunisie, avec une moyenne de 5%.
Selon des experts économiques, ce taux sert de moyen d’intervention pour l’institut d’émission pour maîtriser certains indicateurs économiques, notamment l’inflation. C’est dans cette optique que la BCT a révisé, dernièrement, à la hausse le plafond du TMM, fixé depuis la révolution (2011), au niveau de 5,25%, à 5,50%.
En augmentant le TMM, on agit directement sur le volume de liquidités circulant au sein des banques, et par conséquence, diminue l’octroi des crédits, pour freiner la consommation, et partant l’inflation. Une mesure qui répond pleinement à l’une des directives avancées par le Fonds Monétaire International (FMI) à la Tunisie.
” Les pressions inflationnistes croissantes exigent une réponse forte… Ainsi la poursuite par la Banque centrale de Tunisie de la stratégie de resserrement de la politique monétaire, y compris en limitant le refinancement des banques, contribuera à ancrer les anticipations d’inflation et à soutenir le dinar sur le marché des changes “, a précisé le FMI dans le dernier communiqué, publié le 13 décembre 2017, suite à l’achèvement de la deuxième revue de l’accord conclu avec la Tunisie au titre du mécanisme élargi de crédit.

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Réaliser un taux de croissance de 3%, inclusive, permettant une répartition équitable des richesses et la création de nouveaux emplois est le principal objectif de la Tunisie en 2018, comme déjà annoncé dans le projet du budget économique relatif à cette année. Réalisable ou non ? Il nous faut au moins quelques semaines, voire quelques mois, pour en savoir plus, notamment devant le manque de visibilité qui règne depuis plusieurs années dans le pays. Certains pensent que cette année sera identique ou pire que la précédente à cause de plusieurs facteurs dont la dépréciation du dinar devant la monnaie verte et l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale alors que d’autres estiment le contraire, tout en justifiant leurs position par une légère reprise des indicateurs économiques observés à la fin de l’année dernière.

Interrogé sur la question, Achraf Ayadi, expert en banque et finance résidant à Paris, a fait savoir dans une interview accordée, ce mardi 2 janvier 2018, à Africanmanager que le premier trimestre de l’année 2018 sera déterminant. “D’abord, la réaction des assujettis fiscaux aux mesures de la Loi de Finances montrera dans quelle mesure l’environnement économique est résilient à une hausse significative des taux. Ensuite, le versement ou pas de la prochaine tranche du FMI va montrer le niveau de crédibilité des finances publiques auprès de nos bailleurs de fonds. Enfin, l’accélération des réformes devrait susciter des émois chez le patronat comme chez les syndicats“, a indiqué Achraf Ayadi, avant de préciser qu’il faudra que le gouvernement soit politiquement crédible pour gérer les tensions sociales prévisibles sur fond d’élections municipales.

L’expert a par ailleurs indiqué que la grande inconnue reste la capacité de la politique monétaire et de change à s’adapter à une politique budgétaire fortement contrainte. “Comment ralentir l’inflation lorsque la hausse de la fiscalité se répercutera sur les prix de vente des biens et des services ? Quelle attitude devrait-on avoir face à des taux de change défavorables du TND face à l’Euro et au Dollar lorsque la dégradation du solde de la balance commerciale s’aggrave ? Est-ce que la création monétaire contre garantie de BTA a atteint ses limites alors même que les banques continuent massivement à demander des liquidités ?“, s’est interrogé Ayadi.

Encore une fois, nous verrons dès le premier tiers de l’année 2018 si tout ceci est vraiment tenable. Les anticipations des acteurs économiques pour le reste de l’année en dépendront fortement.“, a ajouté Ayadi.

Dans un statut récemment publié sur sa page facebook, il a résumé toutes les difficultés sur le chemin du chef du gouvernement et de tous les citoyens, estimant que :

* L’EUR en route vers 3 TND
* L’USD en route vers 2.5 TND
* Le baril de brut en route vers 70 USD contre une hypothèse de 54 USD dans la loi de finances 2018
* L’inflation (officielle) proche de 7% hors produits administrés
* Les réserves de devises à 92 jours d’importations
* Tous les déficits sont en aggravation
* Volume global de refinancement de la liquidité bancaire > 10 milliards de TND malgré le plafonnement mis en place par la BCT

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La note de Conjoncture de la Banque centrale de Tunisie, publiée jeudi, fait état d’une augmentation importante de 808MD des crédits à l’économie, en novembre 2017, par rapport au mois précédent (+12,9% contre +11,8% en octobre).
Ce net accroissement porte la marque, essentiellement, de l’accélération des crédits aux professionnels qui présage d’une reprise graduelle de l’activité économique, après une longue période de léthargie.
Selon les données avancées par la BCT, les crédits aux professionnels ont progressé de 61% sur les dix premiers mois de 2017, par rapport à la même période de l’année précédente, tirés principalement par une hausse significative des crédits de court terme. Cette évolution a profité essentiellement aux clients industriels et dans une moindre mesure, au secteur des services.
Quant aux crédits aux particuliers, ils ont progressé à un rythme moins rapide que celui enregistré une année auparavant (+1.823 MD à fin octobre 2017 contre +1.578 MD).

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Le besoin moyen des banques en liquidité a totalisé, à fin novembre 2017, 10,4 milliards de dinars, soit 4,1 milliards de dinars de plus qu’une année auparavant. D’un mois à l’autre, le besoin des banques a augmenté de 400 MDT, portant la marque de l’effet restrictif exercé par le secteur extérieur, tel qu’en témoignent les achats nets par les banques de devises auprès de la Banque centrale (529 MDT en novembre 2017), a indiqué, jeudi, la BCT, dans sa note de conjoncture.

Dans ce contexte, la Banque centrale est intervenue sur le marché monétaire, essentiellement, par voie d’appels d’offres, pour une enveloppe moyenne de 7.000 MDT, en novembre. L’Institut d’émission a plafonné, depuis juillet 2017, ses interventions sous cette forme au montant susmentionné. L’intervention de la BCT a été complétée par des swaps de change, utilisés comme instrument de politique monétaire, pour une enveloppe moyenne de 937 MDT, en novembre, soit 150 MDT de plus qu’en octobre.

Le plafonnement de l’appel d’offres à 7.000 MDT a engendré un recours intensif des banques à la facilité de prêt à 24 heures (1.497 MDT en moyenne, en novembre après 1.275 MDT en octobre 2017), au taux de 5,25%, c’est-à-dire 25 pbs au-dessus du taux directeur. De ce fait, le total des opérations de politique monétaire a culminé à 10,4 milliards de dinars, en moyenne, en novembre 2017, son niveau le plus élevé historiquement.
Le déficit de liquidité sur le marché interbancaire a maintenu le taux d’intérêt quotidien sur le marché monétaire, tout au long du mois de novembre, à un niveau proche du taux de la facilité de prêt à 24 heures, soit 5,23%.

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Le mercredi 20 décembre, partie du personnel de la banque BCT portait le brassard rouge. Ils protestaient contre ce que leur syndicat présentait comme une «décision de la banque de fermer plus de 20 agences à travers tout le territoire et un prétendu plan social qui devrait toucher, selon le communiqué dudit syndicat, plus de 200 employés de la banque”.

Contactée par Africanmanager, la direction de l’UBCI rectifie et évoque plutôt «un programme entamé dans le cadre de son plan stratégique 2020, qui s’étalera sur 3 ans et qui vise à proposer une meilleure qualité de service à ses clients à travers de nouveaux parcours et de nouveaux produits». Selon la même source officielle de la banque, «ce programme passe par l’optimisation du réseau d’agences de l’UBCI, et notamment par des fusions de certaines agences situées dans un périmètre proche». Mieux et contrairement à ce qui pourrait être compris du communiqué du syndicat, relayé le 19 décembre par une radio privée, et indiquant de possibles fermetures d’agences, la banque nous a affirmé que «l’ UBCI continuera parallèlement à ouvrir de nouvelles agences dans des centres économiques à fort potentiel», citant la dernière en date, celle du Lac II .

Et d’ajouter, tout en rappelant que le plan s’étalera sur 3 ans, que «dans ce contexte, des réorganisations seront opérées sans aucun licenciement et les collaborateurs de l’UBCI concernés seront accompagnés dans le cadre de ce programme. L’optimisation des effectifs sera opérée uniquement sur la base de départs naturels ou volontaires».

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Ahmed El Karm, Président de l’APTBEF et Lassaad ZARROUK, Président de la FTUSA, ont signé le Vendredi 15 Décembre 2017 avec Luigi ABETE, Président de la FEBAF, une convention de coopération entre les trois institutions en marge du Forum d’investissements de Rome tenu le 15 décembre 2017.

Capitalisant sur les excellentes relations amicales entre l’Italie et la Tunisie, cette convention a été signée dans le but de valoriser la coopération et le partenariat entre les secteurs bancaires, d’assurances et financiers des deux pays. Elle ambitionne de mettre en place une plate forme de dialogue de partenariat et de collaborer entre les deux pays qui seront étendue progressivement pour couvrir les pays de la Méditerranée occidentale.

C’est dans ce cadre que cette convention cherche à développer l’échange d’expertises et d’informations sur l’évolution de l’industrie et la réglementation bancaires, d’assurances et financières. Elle vise à améliorer les relations avec les clients des banques et des assurances et d’engager des actions de coopération en matière de formation du capital humain à travers des stages et des visites entre les centres et académies de formation des deux pays.

Enfin les deux parties s’engagent à travers cette convention à apporter le soutien au financement du commerce extérieur entre les deux pays et au bon déroulement des transferts touchant les opérations courantes et les opérations de capital. Elles apporteront leur soutien aux institutions membres pour mettre en place des lignes de crédit pour le financement des projets d’investissement, pour faciliter les investissements des entreprises italiennes en Tunisie, et pour entreprendre les actions nécessaires pour valoriser Tunis en tant que place financière régionale.

Il est convenu de tenir des réunions périodiques entre les responsables des trois associations pour arrêter un programme détaillé de collaboration et servir l’avancement de l’application des actions retenues.

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Les clients attendent une plus grande interactivité et une simplification de l’utilisation des services auprès de leurs banques. En effet, la disponibilité d’Internet tous les jours et toutes les nuits permet une interactivité exemplaire des banques pour assurer des services à temps aux clients. En outre, les clients cherchent des services simplifiés“. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’intermédiaire en bourse Mac Sa. En effet, une enquête de «Global Brand Simplicity Index1» a été effectuée en 2010 auprès de 6000 consommateurs européens, américains et asiatiques dans l’objectif d’étudier la notion de simplicité de tous les services fournis aux consommateurs. Il ressort de cette étude qu’entre 7% à 23% des consommateurs sont prêts à payer plus cher les services proposant une plus grande simplicité. Cette étude place les banques en dernière position comme service le plus compliqué et les fastfoods en première position comme service le plus simple.

Dans cette étude intitulée “comment la transformation numérique va-elle bouleverser le secteur bancaire?“, il a été indiqué que la recherche de simplicité est demandée, surtout chez les jeunes qui utilisent facilement les applications mobiles. Les clients cherchent aussi à avoir des services rapides où les procédures sont les moins complexes. La désintermédiation, c’est-à-dire dépasser les intermédiaires institutionnels pour négocier directement les clauses du contrat de crédit par exemple, est une solution apportée par les banques à distance ou en ligne.

Face à ces changements, les acteurs du secteur bancaire tunisien devront se préparer à cette nouvelle donne en modernisant leurs activités par l’investissement dans le digital, note l’étude, avant d’expliquer que la lente modernisation des banques tunisiennes est due à la faiblesse de la concurrence malgré un nombre assez élevé de banque, l’accroissement de la rente financière émanant des bons de trésor, l’évolution de la société en général (exigences des clients, qualité des gestionnaires, le niveau d’éducation de la population, etc.) et le manque de concurrence avec les banques étrangères, en l’absence de libéralisation des services bancaires.

En effet, une bonne partie des clients tunisiens aspirent à l’accès de leur compte bancaire via une application mobile, à consulter les opérations bancaires mais, également, à effectuer des virements, à contacter son conseiller etc.

Cette transformation digitale“, ajoute l’étude, est difficile et nécessite de la compétence et de l’intelligence collective. Pour assurer la mutation vers le digital, les acteurs du secteur bancaire tunisien doivent relever six principaux défis, à savoir : développer la culture du digital dans les régions de l’intérieur et dans le milieu rural pour éviter une fracture digitale,  adapter le système d’information des banques qui nécessite plus d’investissement et gérer la concurrence de plus en plus importante entre les banques dans un contexte où les clients seront plus volatiles, mobiles et réactifs, ce qui menace la position de nombreuses banques sur le marché. Il est aussi primordial, selon l’étude, de changer l’organisation interne des banques qui sera orientée sur le client, former de nouveaux profils d’ingénieurs pour s’adapter aux transformations du secteur et compenser la baisse de la rentabilité des banques par l’accroissement de l’efficacité et la réduction des coûts.

Le numérique impactera les comportements des clients et des banques. Les transformations toucheront les organisations et les métiers de la banque et impacteront ainsi la distribution, le système d’information, l’organisation interne, les processus opérationnels, les ressources humaines, le marketing, la communication, le back office, le chargé de clientèle, etc.”, précise la note.

En effet, plusieurs pays avancés assistent actuellement à la fermeture progressive des agences physiques, à une réduction de la fréquentation des clients et à une reconversion en agence numérique. Les acteurs tunisiens sont appelés à être vigilants et à anticiper ces changements permanents de leur environnement.

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Qui dit déficit commercial dit poids excessif des importations. Et de ce point de vue, la Tunisie est très bien lotie, avec son tout nouveau record, établi fin novembre 2017 : -14,3 Milliards de dinars affiche la balance commerciale. Le hic c’est que cette machine infernale est entretenue par des devises, que la Banque centrale est contrainte d’acheter pour honorer les engagements extérieurs des opérateurs économiques.
Résultat des courses : le volume global de refinancement des banques par la BCT vient d’atteindre un seuil historique, 11,11 Milliards de dinars, à la date du mardi 12 décembre 2017. Il est bon de rappeler, pour faire le tour de la question, qu’on en était, à peine, ose-t-on dire, à 7,88 Milliards de dinars à la même période l’an dernier. Chedly Ayari, qui fait tout pour garder au chaud les devises dans le pays, n’est pas au bout de ses tourments !

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Une part de “l’argent sale” qui a quitté la Russie, entre 2011 et 2014, vers l’Europe et d’autres pays, à travers “l’un des schémas de blanchiment d’argent les plus importants de l’histoire”, est bien arrivé en Tunisie. Il a transité par le biais de transferts bancaires, à partir de pays de l’Europe de l’Est vers des comptes de “non résidents” et de transactions effectuées au profit de deux société exportatrices tunisiennes.
D’après les documents auxquels ont eu accès le journal russe “Novaïa Gazeta” et le Projet de reportages sur le Crime Organisé et la Corruption (OCCRP), lesquels ont exposé, de façon détaillée, le fonctionnement d’une machine russe à blanchir l’argent, près de 70000 transactions bancaires, impliquant 120 comptes bancaires et sociétés offshores ont permis à près de 500 personnalités russes de sortir de Russie plus de 20 milliards de dollars (environ 50 milliards de dinars), pour les placer à l’abri dans plusieurs Etats ouest-européens et d’autres pays, dont la Tunisie.

Entre l’automne 2011 et le printemps 2014, le journal indépendant moscovite Novaia Gazeta a révélé un des plus importants trafics de blanchiment d’argent de l’histoire, baptisé “Russian Laundromat” (Laverie russe), dans lequel ont été impliquées 4 banques tunisiennes aux côtés de centaines d’autres banques et 5 140 sociétés, dont des offshores, dans 96 pays.
L’implication de ces banques tunisiennes constitue bel et bien un témoignage de la faiblesse de l’application des lois, du contrôle et des mesures de traçabilité des flux d’argent provenant de l’extérieur, vers la Tunisie. Elle alerte sur la défaillance de l’arsenal juridique mis en place en Tunisie pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Bien que cet arsenal soit renforcé après la révolution (17 décembre 2010-14 janvier 2011) et la chute de la dictature, la vigilance demeure de rigueur.
Par ailleurs, au moment où nous nous apprêtons à publier l’enquête, le 4 décembre 2017, le Conseil Ecofin, une formation du Conseil des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne (UE), classe la Tunisie sur la liste noire des paradis fiscaux.

La CTAF a fait ce qu’elle a pu

La Commission tunisienne des Analyses Financières (CTAF), relevant de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), avait déjà reconnu, dans son rapport publié en avril 2017, que le risque de blanchiment d’argent est “relativement élevé” et que la place bancaire tunisienne est attractive à ce genre d’opérations illicites.
Quatre banques tunisiennes et des transferts “douteux” d’environ 1 million de dollars
Les documents dont nous disposons, par le biais d”ARIJ” (Arab Reporters For Investigative Journalism), et leur source l’OCCRP (Organised Crime and Corruption Reporting Project), montrent que 4 banques tunisiennes, parmi les premières dans le pays, selon le classement bancaire de 2016, ont reçu, entre 2013 et 2014, des transferts “douteux” d’argent, d’un montant global estimé à 1 million de dollars ( 2,49 millions de dinars). Quatre transferts en dollars et en euro ont été effectués au profit d’une société serbe non résidente en Tunisie.

Cette enquête, qui compte parmi 6 autres investigations menées dans des pays arabes et 30 pays du monde entier, pointe la défaillance des autorités financières locales en ce qui concerne la vérification des sources de l’argent, et de la conformité des factures et des transactions relatives à ces transferts, que ce soit au niveau de la Douane ou encore au niveau des établissements financiers.
L’absence de traçabilité pourrait faire de la Tunisie une destination ouverte aux flux d’argent de sources illicites. Des entreprises tunisiennes peuvent se trouver, ainsi, même à leur insu, impliquées dans des affaires de blanchiment d’argent.
Selon le rapport de la CTAF, le montant de l’argent gelé en Tunisie au cours des cinq dernières années est estimé à 18 millions de dinars tunisiens (environ 7,37 millions de dollars US).
Les résultats de ce rapport sont le fruit de l’analyse stratégique de plus de 460 dossiers de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme soumis à la justice, de 2000 comptes bancaires et de milliers d’opérations bancaires (dépôt, retrait et transfert) d’une valeur globale avoisinant les 10 milliards de dinars.

Un circuit rodé : Moldavie-Lettonie-Tunisie

Les documents obtenus dans le cadre de cette enquête montrent qu’une banque privée tunisienne, filiale d’un grand groupe arabe présent dans 30 pays, a reçu 4 transferts d’argent d’un montant global de 441 920 dollars ( environ 1102 mille dinars), deux de ces transferts ont été effectués en 2014 (13 et 24 mars).
Un transfert d’un montant de 171 499,01 dollars ( environ 427 662 dinars) au profit de la société serbe a été effectué, en juin 2013, par la société “Westburn Entreprises Limited”, à partir de la Moldavie vers son compte en Tunisie, au titre d’une transaction relative à des “équipements de bâtiments”. Cette société enregistrée en Lettonie a été dissoute en février 2016.
Deux autres transferts d’un montant global de 270 421 dollars (674 584 dinars) provenaient de la société “Alaro Business”, créée en 2014, et enregistrée le 11 décembre 2013, à Glasgow, en Ecosse. Cette société a été évoquée dans un article publié sur le portail d’affaires danois.
Il y a été indiqué que la banque des pays nordiques “Nordea” a fermé la porte devant la société “Alaro Business”, début 2017, après avoir demandé d’amples détails sur les sources de ses capitaux. La banque nordique a soupçonné l’implication de la société dans le blanchiment d’argent provenant d’actes criminels commis par des mafias russes.

Les autorités tunisiennes financières et bancaires, n’ont pas réagi de la même manière, et n’ont pas barré la route à la société “Alaro Business”, alors qu’elles se sont engagées dans le cadre d’accords internationaux tels que la convention de Bâle 3 et des accords de coopération avec l’Union européenne, à favoriser la transparence financière. La banque tunisienne qui a reçu l’argent n’a pas vraisemblablement vérifié l’origine des fonds qui lui sont destinés.
La société “Moninvest AD” a aussi reçu un troisième transfert de 166 615,50 euros (environ 490 015 dinars) à son compte en Tunisie, en novembre 2013, au titre d’une transaction relative à des “équipements industriels”. L’argent provient d’une société chypriote, également, impliquée dans le blanchiment d’argent, “Crystalord Limited”. Il a été transféré via la banque “Trasta KomercBanka”, dont le siège est en Lettonie.
Cette banque a joué un rôle crucial dans la vaste opération de blanchiment d’argent et dans le mouvement des fonds à partir de la Russie vers l’Europe et d’autres pays du monde.
Elle a été contrainte de fermer en vertu d’une décision de la Banque Centrale Européenne (BCE). Sa licence lui a été retirée en 2016, après la publication de l’enquête de l’OCCRP qui a dévoilé son rôle (de la banque) dans des opérations compliquées d’escroquerie, permettant le blanchiment de sommes colossales d’argent.

Des failles à la pelle

L’entreprise serbe “Moninvest AD” a profité du climat “révolutionnaire” et de l’existence en Tunisie, à cette époque, d’une loi interdisant la levée du secret bancaire. Les dispositions autorisant la levée de ce secret n’ont été introduites qu’une première fois en janvier 2015, à l’occasion de l’adoption de la loi de finances complémentaire 2014, mais ont soumis cette mesure à un recours à la justice. Ce n’est qu’en décembre 2016, et après avoir fait l’objet de tergiversations et de controverses, que la voie judiciaire a été enlevée dans le cadre de la loi de finances 2017.
En effet, la coalition au pouvoir en Tunisie, composée essentiellement des partis Ennahdha et Nidaa Tounes, majoritaires au Parlement, avait rejeté en 2016 les articles de la loi de finances de 2017, relatifs à la levée du secret bancaire et les ont remplacé par des clauses qui les “vident de leur sens“, selon une députée de l’opposition. Ils avaient avancé des arguments relatifs à la protection des données personnelles et de la vie privée des citoyens, argument mis en avant également par l’organisation patronale.

L’opposition et des forces de la société civile avaient accusé les deux partis “d’hostilité à la transparence financière“, de volonté de “protéger la corruption” et de permissivité en ce qui concerne l’introduction de fonds d’origine délictueuse pour le financement de l’action politique. A cet égard, l’Institut Tunisien des Conseillers Fiscaux (ITCF) avait proposé dans une note baptisée “les réformes intentionnellement négligées” dans le cadre de la loi de finances pour l’exercice 2017 la levée du secret bancaire et professionnel sans conditions et la limitation à titre d’exemple du secret médical à des cas exceptionnels, et ce pour conférer davantage d’efficacité à la lutte contre l’évasion fiscale.

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Le classement de la Tunisie dans la liste noire des paradis fiscaux publiée récemment par l’Union européenne (UE) ne cesse de susciter des réactions. Des économistes, des analystes financiers et des banquiers ont vivement rejeté ledit classement le qualifiant de “malheureux“, “étonnant“, voire d'”injuste“, venant surtout d’un partenaire stratégique comme l’UE. Ahmed Al Karam, le président du directoire d’Amen Bank et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), est parmi les banquiers qui ont contesté ce classement.  “C’est un classement  douloureux pour la Tunisie qui n’a jamais été un paradis fiscal“, a indiqué Karam, dans une interview accordée à Africanmanager, faisant remarquer que “la Tunisie est un pays en voie de développement doté d’une fiscalité proche des normes internationales“, a-t-il soutenu.

En Tunisie, nous avons certes des régimes particuliers pour encourager l’investissement mais cela est connu depuis longtemps. C’est le régime de 72, comme son nom l’indique et cela est très clair et reconnu par tout le monde (…) Il s’agit tout simplement d’une loi pour stimuler l’investissement, créer des projets et de l’emploi et exporter ses produits à l’extérieur“, a-t-il rappelé.

Ahmed Karam a par ailleurs indiqué que bien que ce classement soit considéré comme excessif et qu’il faudra des années pour argumenter contre ces choses-là, cela n’est qu’administratif  : “Je pense que les choses vont s’arranger et se normaliser prochainement (…) Le gouvernement et la Banque centrale ont pris certes l’initiative et prendront en main la question“, a assuré le président de l’APTBEF, affichant son espoir que  l’ensemble des actions déjà planifiées verront  le jour au fur et à mesure afin de prouver que la Tunisie ne peut et ne pourra en aucun sens être un paradis fiscal : “D’ailleurs, la Tunisie est l’un pays où le taux de pression fiscale est le plus élevé“, a-t-il dit.

Cette déclaration vient suite à la décision des 28 ministres des Finances de l’UE de dresser, lors d’une réunion à Bruxelles, une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. Dans cette première liste figurent 17 pays dont le Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et la Tunisie. Les ministres des Finances de l’UE se sont également mis d’accord sur une seconde liste de pays qui se sont engagés à améliorer leurs pratiques. 47 pays figurent en effet sur une liste grise.

Interrogé sur “La banque de demain“, thème d’un séminaire organisé récemment à l’initiative de l’ITES, Ahmed Karam a tenu à préciser que la banque tunisienne se trouve aujourd’hui face à 4 défis majeurs : le premier est comment opérer la mutation de banque classique à banque moderne de technologies nouvelles. “Aujourd’hui, dans le monde, les  nouvelles technologies basées sur le Big Dada, la robotique et l’intelligence artificielle sont en train de s’installer comme étant des règles pour organiser les entreprises et les banques“, a expliqué Karam, soulignant que selon des experts en la matière, 40% des emplois dans les banques seront robotisés au cours des 20 prochaines années. “Du coup et à la lumière de cette robotisation, les employés sont appelés à s’adapter et changer de comportement (…) C’est cette mutation que nous sommes en train de préparer avec nos ingénieurs pour être toujours à l’écoute de nos clients et en adaptation avec les technologies nouvelles“, a-t-il dit.

Outre les nouvelles technologies, Karam a cité le défi de l’innovation comme outil de sauvetage pour l’économie tunisienne dans ses anciens et nouveaux besoins de restructuration, citant à titre d’exemple le financement des projets basés sur l’intelligence, sur les nouvelles technologies, la création d’incubateurs de projets et la participation à de grands projets relevant du partenariat public et privé. ” C’est un défi majeur pour la banque tunisienne afin d’aider le gouvernement à lancer des projets (…) Nous volons que que ces projets-là soient montés par des entreprises tunisiennes et non par des étrangères (…) Nous avons des capacités humaines à renforcer et consolider en la matière“, a-t-il assuré.

Comme troisième défi, le président du directoire d’Amen Bank a évoqué l’inclusion financière : “Comment faire en sorte que tous les Tunisiens puissent accéder aux services bancaires“, s’est interrogé Karam, avant de préciser qu’actuellement au niveau de sa banque, cela est fait grâce à la micro-finance. “Nous considérons ce créneau comme le bras financier des banques“, a-t-il dit.

Le quatrième défi, selon Karam, est la mondialisation et l’internationalisation. “Comment faire pour que la banque tunisienne soit présente à l’échelle africaine (…) L’internationalisation coûte cher et demande une assise financière propre pour pouvoir se maintenir en cas de crise, de dysfonctionnement ou de dérapage“, a-t-il conclu.

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Le directeur général de l’Institut National de la Consommation (INC), Tarek Ben Jazia, a indiqué, dans une déclaration, lundi 4 décembre 2017 à Africanmanager, que les Tunisiens sont endettés de 5 Milliards de dinars auprès des banques et ce, jusqu’à la fin du mois de juin 2017. Donc l’ardoise s’est allongée depuis, à la faveur des dépenses liées à l’Aïd El Kbir, la rentrée scolaire…

Ben Jazia a expliqué cela par la cherté de la vie et la détérioration du pouvoir d’achat du Tunisien à la lumière de la crise qui sévit depuis des années dans le pays.

Ben Jazia a, dans le même contexte, assuré que le total des prêts accordés aux Tunisiens par les banques s’élève jusqu’au mois de juin dernier à 21,6 milliards de dinars, dont 9 milliards contractés pour le logement.

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Être client dans une banque tunisienne coûte de plus en plus cher en Tunisie, selon un rapport de l’Observatoire des services bancaires à la BCT (Banque Centrale de Tunisie), transformé en Observatoire de l’inclusion financière. Les commissions nettes des banques ont progressé de 19,7% en 2016 contre 9,2% en 2015 pour atteindre 138 MDT l’année dernière, contre 59 MDT en 2016. Le Prix des Services Bancaires durant les six dernières années, par rapport à l’année de base 2010, montre une évolution constante et une hausse annuelle.


D’une année à l’autre, l’IPSB s’est accru de 6,0% en 2011, de 1,9% en 2012, de 5,8% en 2013, de 5,6% en 2014, de 8,6% en 2015 et de 9,4% en 2016 ; soit une moyenne annuelle des 6 années observées de 6,2%. Le panier de l’IPSB étant constitué dans sa majorité des commissions relatives aux virements, à la monétique, aux offres groupées, aux frais de tenue de compte et à la banque à distance. Par conséquent, toute modification de prix sur l’un de ces services impacte significativement la valeur de l’IPSB.

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Les indicateurs monétaires et financiers journaliers de la Banque centrale de Tunisie (BCT) font état, entre autres, d’un niveau record de refinancement des banques du pays, par la BCT. A la date du 10 novembre 2017, c’est le montant astronomique de 10,585 Milliards de dinars qui a été injecté dans les banques. L’explication est simple : Avec l’envolée des importations, sur lesquelles d’ailleurs le gouvernement a décidé de mettre le holà, les banques se sont ruées vers la BCT pour s’approvisionner en devises afin de répondre aux besoins des opérateurs économiques pour les transactions à l’extérieur.

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L’expert-comptable, Walid Ben Salah a indiqué, dans une interview accordée à Africanmanager, que la privatisation est une solution parmi d’autres qui permettra de drainer des fonds supplémentaires au profit de la trésorerie publique et de redresser la situation de certaines entreprises : “Malheureusement pour le PLF 2018, rien n ‘a été prévu comme recettes provenant de la privatisation”, a-t-il soutenu, faisant savoir toutefois que la privatisation doit être faite d’une manière bien étudiée et réfléchie.” L’État ne doit pas détenir un monopole dans des secteurs où le secteur privé pourra faire mieux comme celui de la RNTA”, a-t-il dit.

“On n’a pas soutenu l’idée se désengager des secteurs stratégiques comme la Steg, l’Étap et la SONEDE. Mais l’État détient plusieurs autres participations dans plusieurs entreprises qui ne lui permettront ni de prendre des décisions ni d’avoir des recettes supplémentaires”, a expliqué Ben Salah avant d’ajouter que pour les entreprises où l’État est majoritaire ou détient le monopole à 100%, il est aussi appelé à étudier certaines participations notamment celles dans les secteurs non stratégiques.

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Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à l’académie parlementaire, sur le projet de la loi de finances (PLF) 2018, l’ancien ministre des Finances Hakim Hammouda a appelé le gouvernement à vendre les participations non stratégiques de l’État dans certaines banques afin de renflouer les caisses de l’État avec des ressources supplémentaires.

Il a par ailleurs indiqué que la situation économique et financière est difficile et inconfortable et ce, malgré une légère reprise amorcée par certains secteurs dernièrement.

Hammouda a évoqué trois grands défis, à savoir les finances publiques, la relance de l’investissement et l’accélération des réformes économiques comme le seul moyen pour réaliser de la croissance et créer de la richesse.

Sur le PLF 2018 et la grosse polémique qui en découle, Hammouda a critiqué l’absence de vision économique claire dans laquelle s’inscrit cette loi, appelant à ouvrir le débat sur plusieurs questions dont principalement le nombre important des taxes et impositions instaurées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution et dont le nombre s’élève aujourd’hui à près de 500 articles, selon ses déclarations. “Il faut revoir toutes ces législations…“, a-t-il dit.

L’ancien ministre a en outre appelé à donner un rôle beaucoup plus important et plus intégré au travail de contrôle et de recouvrement auprès des entreprises qui échappent à l’impôt.

La relance de l’investissement“, a-t-il dit, est aussi primordiale pour assurer le développement économique et social et lutter contre la pauvreté, faisant toutefois remarquer que la croissance doit être basée sur l’investissement réel et l’exportation et non plus sur la consommation.

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L’examen de la situation de la liquidité bancaire jusqu’au mois d’août 2017 fait apparaître une poursuite de l’accentuation des besoins des banques en liquidité. Cette situation est la résultante de la conjonction de plusieurs effets restrictifs dont, notamment, la hausse de l’encours des billets et monnaies en circulation (BMC) suite aux retraits importants occasionnés par les dépenses des ménages au cours de la saison estivale et les préparatifs pour l’Aïd El Idha, à laquelle s’ajoute l’effet des achats nets de devises sur le marché des changes, quoiqu’à un rythme inférieur à celui enregistré un mois auparavant (564 MDT contre 700 MDT en juillet 2017). C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Par conséquent, les opérations de politique monétaire se sont inscrites en hausse pour atteindre 9.766 MDT en moyenne, en août 2017 contre 9.584 MDT en juillet.

La BCT a, à cet  égard, signalé que dans le but de rationaliser le recours au refinancement et d’exhorter les banques à mieux gérer leurs ressources, la Banque centrale a procédé, depuis le mois de juillet 2017, à un resserrement quantitatif, à travers un plafonnement du montant de l’appel d’offres à 7.000 MDT. Cette approche a engendré un recours intensif à la facilité de prêt à 24H (1.263 MDT en moyenne) et une orientation du taux du marché monétaire (TMM) vers le plafond du corridor.

Ainsi, et en dépit d’un taux directeur maintenu inchangé (à 5% depuis fin mai 2017), le TMM est passé de 4,94% en juin 2017 à 5,15% en juillet puis à 5,19% en août 2017.

Les relations houleuses entre le Maroc et l’Algérie, dont les frontières sont bouclées depuis 1994, rappelons-le, viennent de connaitre un nouveau pic. En effet Rabat a fait savoir ce samedi 21 octobre 2017 qu’il va rappeler son ambassadeur en poste à Alger, officiellement pour consultation, rapporte l’AFP. Dans les faits, les autorités marocaines ont très peu apprécié les propos fracassants du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, qui n’a pas hésité à accuser des entreprises marocaines de “blanchir l’argent du haschich” en Afrique.

Le ministère des Affaires étrangères (MAE) marocain a pondu un communiqué hier vendredi où il qualifie de “gravissimes” les allégations de Messahel.
Ce dernier a fait cette sortie la vieille, lors de l’université d’été du Forum des chefs d’entreprise. Pour le chef de la diplomatie algérienne, le gonflement des investissements marocains en Afrique ces dernières années serait la résultante d’une vaste opération de blanchiment d’argent. “Les banques marocaines, c’est le blanchiment de l’argent du haschisch, ça tout le monde le sait. C’est des chefs d’Etats africains qui me le disent“, a asséné Messahel, des morceaux de son discours qui d’ailleurs enflamment la toile ce samedi.
Si c’est ça les banques, je ne sais pas, personne ne nous impressionne. La Royal Air Maroc (la compagnie publique marocaine, ndlr) transporte autre chose que des passagers, et cela tout le monde le sait. On n’est pas le Maroc, On est l’Algérie. On a un potentiel, on a de l’avenir. Nous sommes un pays stable“, a-t-il ajouté, histoire de bien enfoncer le clou.

La réplique de la diplomatie marocaine : ces “propos affabulatoires” sont “d’un niveau d’irresponsabilité sans précédent dans l’histoire des relations bilatérales” et “témoignent d’une ignorance aussi profonde qu’inexcusable des normes élémentaires du fonctionnement du système bancaire et de l’aviation civile“.
Ces déclarations sans fondement ne sauraient porter atteinte à la crédibilité ni au succès de la coopération (…) avec les pays africains“, a ajouté le MAE marocain, avant de tirer sur Alger : “Ces allégations mensongères ne peuvent justifier les échecs ou cacher les véritables problèmes économiques, politiques et sociaux de ce pays“…

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Le Projet de loi de finances pour l’année 2018 prévoit l’instauration d’une taxe conjoncturelle sur les activités financières, qui permettrait de mobiliser au profit du budget de l’Etat 71 millions de dinars (MD) en 2018 et 35,5 MD en 2019.
D’après le document présenté lors du Conseil des Ministres, tenu le 12 octobre 2017, cette taxe concerne les banques et les institutions financières, à l’exception des établissements de paiement et les compagnies d’assurance et de réassurance.
Cette contribution a été fixée à 5% des bénéfices servant de base pour le calcul de l’impôt sur les sociétés dont le délai de déclaration intervient au cours de l’année 2018 avec un minimum de 5000 dinars, et à 2,5% des bénéfices servant de base pour le calcul de l’impôt sur les sociétés dont le délai de déclaration intervient au cours de l’année 2019 avec un minimum de 2500 dinars.
La loi de finances 2017 avait institué une contribution conjoncturelle exceptionnelle de 7,5% sur les bénéfices des sociétés au profit du budget de l’Etat. Cette imposition, qui prévoyait la mobilisation de 950MD, a permis de générer seulement 730 MD.

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Plusieurs banques ont participé au rendez-vous annuel des métiers de la banque et de la finance, le Salon Expo Finances, qui a ouvert ses portes depuis le 4 octobre au Centre des Expositions La Charguia, à Tunis.

Cet événement a été organisé par l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers.

Dans le cadre de sa participation à cette septième édition, la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a exposé la gamme de ses multiples produits et services, notamment au profit des visiteurs du salon.

La BIAT a, dans ce contexte, présenté ses diverses offres à travers des démonstrations menées sur place par l’équipe de la banque (l’obtention des crédits, les différentes utilisations de cartes monétiques…).

Quant à l’Union bancaire pour le commerce et l’industrie (UBCI), elle a confirmé en premier lieu son adhésion au programme national «Crédit 1er logement» qui concerne le financement du logement à caractère social destiné à la classe moyenne.

L’UBCI a également profité de cet événement majeur pour présenter ses produits dans le domaine digital, avec sa nouvelle application « Mobile Banking » et à travers le «code internet dynamique» déployé pour la première fois en Tunisie pour renforcer la sécurité des paiements électroniques…

Pour la Banque Nationale Agricole en Tunisie (BNA), elle a réservé deux stands dans ce salon ; des cadres expérimentés et spécialisés ont donné des conseils à leurs clients afin de les orienter vers les solutions de financement les mieux adaptées à leurs besoins.

S’agissant de la Société Tunisienne de Banque (STB), elle a, pour sa part, rappelé lors de cette manifestation la diversification de ses services dont notamment l’intégration de la digitalisation et le lancement des espaces ouverts, dotés de tablettes numériques visant à offrir des moyens de divertissement au profit de sa clientèle et ce, durant les heures d’attente.

La STB a, en outre, affirmé qu’elle a ouvert entre 2016 et 2017 seize agences bancaires et que plusieurs autres sont en cours.

A noter que de nombreuses autres banques ont pris part à ce salon dans le but de promouvoir leurs produits et leurs offres.

On rappelle dans ce contexte que le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire avait annoncé le démarrage du programme “Premier logement”, pour aider les familles à revenus moyens à financer l’acquisition d’un nouveau logement auprès des promoteurs agréés.

Les familles concernées sont celles qui ne possèdent pas de maison, et dont le revenu familial mensuel brut varie entre 4.5 et 10 fois le SMIG, c’est-à-dire de 1750 dinars à 3750 dinars par mois, à condition que le bénéficiaire soit salarié.

Selon le département de l’Equipement, le logement est financé à travers un autofinancement dans la limite de 20 % de son prix, à condition qu’il ne dépasse pas les 40 mille dinars, accordé au bénéficiaire sous forme de prêt préférentiel de la banque (taux d’intérêt de 2% remboursable sur sept ans après une période de grâce de cinq ans) qui assurera le reste du financement. De même il y a un crédit bancaire dans la limite de 80 % du prix du logement soumis aux conditions en vigueur dans le secteur bancaire.

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L’obtention de financement constitue pour la petite et moyenne entreprise en Afrique et particulièrement en Tunisie, est un parcours de combattant, ceci étant, des solutions existent et d’autres sont en cours d’identification grâce à l’émergence de plusieurs fonds d’investissement privés soutenus par des bailleurs de fonds régionaux et internationaux, ont assuré les participants à l’atelier sur le financement tenue dans le cadre des “Rencontres Africa 2017”
Pour Tarek Cherif président de la Confédération nationale des entreprises citoyennes (CONECT), le financement de l’investissement constitue un vrai problème surtout pour les PME tunisiennes dans les régions. La cherté du crédit et les difficultés d’accès aux fonds font de la quête de ce financement “une souffrance totale ” pour le chef d’entreprise tunisien, compte tenu des démarches administratives complexes et lentes, selon ses propos.

Il a évoqué le rôle joué par les banques de développement dans les années 80, en matière de développement de l’industrie, à travers le financement de la création des pme, ce qui n’est plus le cas, aujourd’hui, avec les banques universelles. En dépit de l’existence de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS) dont l’offre dans ce domaine demeure insuffisante, un maillon de la chaîne manque toujours et le vide laissé par ses banques de développement se fait sentir.

Le PDG de l’UIB, Mondher Ghazali, conteste ce constat, affirmant que les banques ne doivent plus investir dans les fonds propres et l’expérience a montré que chaque fois qu’elles dérogent à cette règle, cela se solde par un échec. Cette action doit être assurée par les parties qui le font mieux, à savoir les fonds d’investissement, selon ses propos.
Les banques tunisiennes, dont le concours à l’économie est de l’ordre de 10%, sont naturellement attirées par les opérateurs d’excellence (les meilleures signatures) qui offrent une communication financière transparente, a-t-il auparavant indiqué.
L’UIB, filiale partielle du Groupe société générale offre des crédits à 2 ou 2,5%, a-t-il dit, reconnaissant que ce coût demeure peu représentatif et que l’accès au crédit peut être cher, particulièrement pour les entreprises dont la structuration est floue et la certification de leurs informations financières est faible.

Quant à Zied Oueslati, responsable à Africinvest, le problème de la Tunisie se situe au niveau de l’éco-système général lequel doit être mis à niveau, précisant que le système de microfinance tunisien est le seul en Afrique à ne pas être autorisé à collecter des dépôts, sachant que les Tunisiens ne peuvent déposer de l’argent auprès des banques de financement des PME.
Il a, à cet égard, pointé du doigt les restrictions imposées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) alors que la PME tunisienne a plus que jamais besoin d’exporter pour vivre compte tenu de la taille limitée du marché local.

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