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Le gouvernement béninois a réalisé la levée de 299 millions $ pour réduire le poids de sa dette, a indiqué cette semaine, un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances du pays, obtenu par l’Agence Ecofin.

Selon le document, ces fonds devraient permettre à l’Etat de mettre en œuvre une opération visant à réduire le poids de la dette publique en facilitant le « remboursement d’un portefeuille d’emprunts existants à des banques locales ayant une maturité moyenne d’environ 2 ans ». Ils devraient également permettre de financer des dépenses sociales dites prioritaires, inscrites dans le programme d’action du gouvernement ayant cours jusqu’en 2021.

Alors que les autorités tablent sur une croissance de 7,6% pour cette année, le gouvernement a annoncé un budget de 3,3 milliards $, dont plus de 776 millions $ accordés aux dépenses sociales. D’après le ministre des Finances, Romuald Wadagni , l’Etat béninois envisagerait mobiliser une bonne partie de ses financements auprès d’investisseurs étrangers, afin de mettre en œuvre le nouveau budget prévu pour l’année 2019.

Dans un rapport sur le pays, paru en juillet dernier, le FMI indiquait que la dette publique du Bénin devrait atteindre un pic historique cette année avant de redescendre dans les prochaines années, en raison de la stratégie d’émission d’obligations adoptée par le gouvernement pour financer ses programmes d’investissement. Néanmoins le pays devrait rester dans la catégorie des économies ayant un risque modéré de surendettement.

Le nouveau prêt de 299 millions $ est partiellement garanti par la Banque mondiale, détaille encore Ecofin.

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La 4e session de concertations gouvernementales tuniso-allemandes, dont les travaux se sont ouverts jeudi à Berlin, a débouché sur une “Déclaration commune” dans laquelle les deux pays se sont engagés à œuvrer de concert pour promouvoir la coopération et diversifier ses domaines.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la rencontre présidée conjointement par le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Sabri Bachtobji, et son homologue allemand, Andreas Michaelis, a porté sur les relations de partenariat, notamment dans les domaines de l’énergie, de la justice, de l’enseignement supérieure et de la recherche scientifique.
L’accent a été également mis sur l’avancement des projets convenus lors de la session précédente qui s’est tenue en 2016 à Tunis ainsi que sur des questions régionales d’intérêt commun, lit-on dans le même communiqué.

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La BM taille le maquis des 350 autorisations

Dans une interview accordée à Africanmanager, Georges Joseph Ghorra, le Représentant résident d’IFC (Groupe de la Banque Mondiale) en Tunisie, a appelé à améliorer le climat des affaires dans le pays, un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche indiqué que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec l’IFC (Société financière internationale) et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

Le responsable de l’IFC a tenu par ailleurs à préciser que l’IFC a fait son premier investissement en Tunisie en 1962 et que depuis cette date, la société a investi plus d’un (1) Milliard de dollars dans 31 projets. Et d’ajouter dans le même cadre qu’aujourd’hui l’encours de l’IFC en Tunisie est d’environ 300 Millions de dollars dans une dizaine de sociétés.

Selon ses déclarations, l’IFC a investi dans des projets à Sfax, à Tunis et à Bizerte. Ces financements ont porté sur des interventions avec des banques, mais aussi dans le PPP, le transport, la manufacture légère et l’huile d’olive.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la Commission européenne (http://EC.Europa.eu/growth/industry/innovation/funding/efsi_en), Mariner Investment Group (www.MarinerInvestment.com), LLC (Mariner), Africa50  (www.Africa50.com) et Mizuho International plc (www.Mizuho-EMEA.com) annoncent aujourd’hui la réalisation de Room2Run, une titrisation synthétique d’un milliard de dollars américains correspondant à un portefeuille de risque de crédit panafricain bonifié. Room2Run constitue le tout premier portefeuille de titrisation synthétique réalisé entre une banque multilatérale de développement et des investisseurs du secteur privé. Il lance le recours à l’opération de titrisation et de transfert de risque de crédit sur le segment jusque-là inexploré des marchés financiers.

Structuré sous forme de titrisation synthétique par Mizuho International, Room2Run transfère le risque de crédit mezzanine sur environ 50 prêts provenant du portefeuille de prêts non souverains de la Banque africaine de développement, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports, des finances et des actifs de fabrication. Le portefeuille couvre l’ensemble du continent africain, avec une exposition auprès d’emprunteurs en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Mariner, le gestionnaire mondial d’actifs alternatifs et filiale à participation majoritaire d’ORIX USA, est le principal investisseur dans la transaction, par le biais de son fonds International Infrastructure Finance Company II (IIFC II). Africa50, la plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures, investit aux côtés de Mariner dans le secteur privé. Le Fonds européen pour le développement durable de la Commission européenne apporte une protection de crédit supplémentaire sous forme de garantie prioritaire mezzanine.

« Room2Run nous apporte de nouvelles ressources pour investir dans les projets dont les Africains ont le plus besoin », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’Afrique offre les perspectives les plus prometteuses et les plus grandes ressources naturelles, et sa population est la plus jeune du monde. Mais nous enregistrons également les déficits en infrastructures les plus persistants au monde. La Banque africaine de développement dispose de la stratégie nécessaire pour combler ces lacunes financières dans les infrastructures, et Room2Run nous offre les capacités de la réaliser. »

Conçu pour être un investissement à fort impact, Room2Run a été élaboré de façon à ce que la Banque africaine de développement puisse augmenter ses prêts en soutien à sa mission consistant à stimuler un développement économique durable et des progrès sociaux. Dans ce cadre, la Banque s’est engagée à redéployer les capitaux libérés dans des projets d’énergie renouvelable en Afrique subsaharienne, y compris dans des pays fragiles à faible revenu.

« En matière d’impact, Room2Run bat tous les records », a indiqué Andrew Hohns, gestionnaire principal du portefeuille et responsable de l’équipe de Mariner chargée de la gestion des investissements dans les infrastructures. « Room2Run répond à l’appel du G20 qui exhorte les acteurs du secteur privé à s’engager et à faciliter le financement du développement, en fournissant un modèle pour attirer d’importants capitaux privés afin de financer des projets urgents dans les économies en développement ».

Room2Run est également une réponse aux appels lancés par le G20 aux banques multilatérales de développement pour qu’elles utilisent à pleine capacité leurs ressources existantes, conformément à son Plan d’action 2015 qui vise à l’optimisation de leurs bilans et à l’intensification de leurs efforts pour attirer davantage d’investissements privés. Le G20 a en outre appelé les banques multilatérales de développement à partager les risques dans leurs transactions non souveraines avec les investisseurs privés, notamment par le biais de financements structurés, de financements mezzanines, de programmes de garantie de crédit et de structures de couverture[1],[2].

Le gouvernement du Canada a joué un rôle de premier plan en encourageant les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière plus efficace et à mobiliser des capitaux privés en faveur du développement mondial. L’objectif du Plan d’action du G20 est de catalyser de nouveaux financements significatifs en faveur du développement auprès des banques multilatérales de développement couvrant l’ensemble de l’économie réelle dans des régions clés du développement. « Il est essentiel d’attirer un volume plus important de capitaux privés dans les initiatives de développement mondial pour bâtir des économies qui répondent aux besoins d’un nombre croissant de personnes à l’échelle de la planète », a déclaré Bill Morneau, ministre canadien des Finances. « C’est pour cette raison que le Canada et nos partenaires du G20 ont appelé les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière aussi efficace que possible, et à rechercher de nouveaux moyens d’attirer davantage de capitaux privés. Nous sommes heureux que la Banque africaine de développement propose une transaction qui répond directement aux objectifs du G20. Room2Run offre une solution innovante à un défi de longue durée ».

Room2Run bénéficie également du soutien et de la participation de la Commission européenne, avec un investissement du Fonds européen pour le développement durable sous forme de garantie prioritaire mezzanine. « Nous sommes ravis de l’impact catalytique de cet investissement », a confié Neven Mimica, commissaire européen pour la coopération internationale et du développement. « S’agissant des investissements d’impact, nous pouvons entrevoir de larges retombées grâce à Room2Run, avec des ressources en capitaux publics qui seront utilisées de manière stratégique pour obtenir les résultats appropriés en matière de développement en partenariat avec le secteur privé ».

Raza Hasnani, directeur des investissements en infrastructure d’Africa50, a déclaré : « Room2Run offre une solution innovante et viable sur le plan commercial pour les objectifs de gestion du risque et de prêt de la Banque africaine de développement, tout en ouvrant la voie aux investisseurs commerciaux pour soutenir la croissance des infrastructures sur le continent et en bénéficier. Africa50 est très heureux d’avoir investi dans cette transaction historique, qui s’inscrit dans notre mission consistant à promouvoir une hausse des investissements dans les infrastructures en Afrique et à créer des canaux de circulation de capitaux institutionnels à long terme dans cet espace. »

Juan Carlos Martorell, coresponsable des solutions structurées chez Mizuho International, a ajouté : « Mizuho International est très heureuse d’avoir structuré cette transaction historique. En comparaison avec d’autres titrisations synthétiques, l’un des accomplissements majeurs de Room2Run a été de s’assurer que les agences de notation, en particulier Standard & Poor’s, tiennent compte des mérites du transfert de risque dans leurs évaluations pour les banques multilatérales de développement. Le leadership de la BAD dans le cadre de cette transaction a établi les bases permettant l’adoption générale de l’instrument par l’ensemble de la communauté des banques multilatérales de développement. »

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Les travaux du premier Forum International sur les PPP (Partenariat Public-Privé), co-organisé par le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) et la Société Financière Internationale (SFI), ont démarré ce mardi 18 septembre 2018 à Tunis. Plus de 1000 participants et 250 entreprises étrangères ont pris part à ce forum : 45 entreprises françaises, 35 chinoises, 15 italiennes, 12 émiraties, 10 espagnoles et près de 7 turques. Des boîtes britanniques, canadiennes et koweïtiennes ont également fait le déplacement…

33 projets à 13 milliards de dinars

Le rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat public-privé prévu dans les politiques et programmes de développement, en tant que mécanisme complémentaire aux efforts de l’Etat dans la relance de la croissance et l’encouragement du secteur privé à contribuer à la réalisation des méga-projets. Elle réunit des représentants de grandes sociétés nationales et internationales ainsi que des fonds d’investissement, bailleurs de fonds et des banques.

Ce forum est une occasion privilégiée pour présenter 33 projets structurés, d’une valeur de 13 milliards de dinars, aux investisseurs internationaux. Ils sont répartis sur quatre secteurs prioritaires relatifs aux domaines du transport et de la logistique, dont la zone d’activité commerciale et logistique de Ben Guerdene, un terminal vraquier au port de Bizerte et un terminal Ro-Pax à la rive Sud du port de Bizerte, un métro à Sfax, une zone logistique à Bir Mcharga et une ligne ferroviaire Gabès-Médenine.

La Tunisie propose aussi, lors de la Conférence qui se tiendra en présence de bailleurs de fonds internationaux, des projets dans le domaine de l’assainissement, parmi lesquels figurent la station d’épuration à Tunis Nord, la station de dessalement de l’eau de mer et une station d’épuration à Gabès, un projet de transport et valorisation des déchets à Tunis, la valorisation des déchets (Bizerte/Gabès/Sousse), une station de dessalement de l’eau de mer à Ksour Essef en plus des régimes des autorisations dans le domaine des énergies renouvelables.

La Tunisie œuvre à parvenir à des accords de financement d’un ensemble de projets dans le domaine de l’infrastructure, dont le dédoublement de la GP13 reliant Sfax à Kasserine, le projet Taparura à Sfax et le projet de mise en valeur et d’aménagement de Sebkat Sijoumi.

Un conseil stratégique avant la fin de 2018

Dans son discours, le chef du gouvernement a affiché son optimisme par rapport à la situation économique et financière dans le pays, soulignant que les choses se sont améliorées par rapport à l’année 2016, une année durant laquelle le déficit public a atteint 7% du PIB. Selon ses déclarations, les recettes touristiques se sont améliorées par rapport à l’année dernière et la croissance au cours du deuxième trimestre a été positif et l’objectif pour l’année 2019 est de réduire le déficit public pour atteindre 3,9%.

Le chef du gouvernement a tenu toutefois à préciser que cette amélioration constatée ne cache pas les défis cumulés depuis les années qui ont suivi la révolution, appelant ainsi à accélérer les réformes et à mettre en place les projets de PPP dans l’objectif de relancer la croissance, créer de l’emploi et impulser l’investissement public.

Il a par ailleurs souligné que le PPP est indispensable pour exécuter les programmes de développement dans les divers domaines, notamment ceux liés à l’infrastructure, aux pôles technologiques, aux aéroports, à l’énergie et la communication.

La prochaine période“, explique Chahed, sera marquée par la mise en place du Conseil stratégique qui aura pour mission de mettre en œuvre tant les stratégies nationales que les plans de développement ; la première réunion se tiendra avant fin 2018, en vue du suivi des résultats du Forum international sur les PPP.

Il a expliqué que la création du conseil s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action que le gouvernement exécutera afin de parachever l’arsenal juridique et institutionnel destiné à renforcer le partenariat public-privé.

C’est pas comme “Tunisia 2020” !

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laâdhari, a déclaré que cette rencontre représente une nouvelle approche pour accélérer la mise en place et l’implémentation des projets PPP en Tunisie. Il a affiché son espoir de voir cette rencontre et ces échanges se solder par des résultats fructueux pour toutes les parties : “Cette rencontre est complètement différente du Forum Tunisia 2020 puisqu’elle est destinée aux investisseurs et non aux bailleurs comme Tunisia 2020″, a précisé Laâdhari.

Il a dans le même contexte ajouté que l’organisation de ce forum est une nouveauté visant à présenter des projets structurés et non de simples idées de projets, d’où l’organisation de ce forum avec la participation des municipalités. “C’est un outil innovant qui permettra aux représentants des municipalités de partager et échanger les idées et du coup aider les autorités à avancer sur ce terrain“, a-t-il dit.

C’est un jalon (…) il y aura tout un processus pour accélérer la mise en place des projets PPP et nous espérons que les investisseurs nous aident dans ce sens tout en accélérant la mise en place de projets innovants“, a-t-il précisé.

Nous serons là après le Forum pour vous aider, vous accompagner, vous écouter et échanger avec vous sur les pistes qui permettront à la Tunisie d’avancer sur les projets de PPP et réaliser de la croissance“, a assuré Laâdhari.

La transition énergétique, une exigence

Quant à lui, le ministre de l’Industrie, des PME et de l’Energie, Slim Feriani, a souligné l’importance du PPP pour la relance de l’économie nationale, soulignant que ce rendez-vous se veut une opportunité pour présenter les projets programmés dans plusieurs secteurs, y compris le domaine énergétique.

Selon lui, la transition énergétique se présente, aujourd’hui, comme une exigence pour permettre à la Tunisie de faire face aux changements climatiques.

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Mouayed Makhlouf, directeur pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de la SFI, groupe de la Banque Mondiale, a réaffirmé que son organisation est prête à soutenir la Tunisie en finançant des projets dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) : “Nous pouvons financer jusqu’à 500 millions de dollars, de notre propre capital et offrir de l’assistance technique à certains autres projets, mais c’est à vous les Tunisiens d’identifier les projets”, a-t-il dit dans une déclaration exclusive à Africanmanager en marge de sa participation au Forum international de haut niveau sur le PPP.

Les travaux ont démarré mardi 18 septembre 2018 à Tunis, en présence de 1200 participants, dont 250 sont des représentants de groupes internationaux. Cette rencontre d’une journée, organisée à l’initiative du ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, en partenariat avec la BERD et la Société Financière Internationale (SFI), permettra d’examiner les perspectives qu’offrent les partenariats public/privé en matière de développement de l’infrastructure et d’encouragement des investissements privés en Tunisie.

Ce forum est une occasion privilégiée pour présenter 33 projets structurés, d’une valeur de 13 milliards de dinars, aux investisseurs internationaux. Ils sont répartis sur quatre secteurs prioritaires dont le transport et la logistique.

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Deux mémorandums d’entente ont été signés, ce mardi 18 septembre 2018, en marge du Forum international sur le partenariat Public-Privé qui se tient actuellement à Tunis. La 1ère convention a été signé entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Instance générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP), et porte sur une assistance technique pour financer des études techniques de certains projets au profit de ladite instance.

La 2ème convention a été signée par la BAD, le ministère des Finances, le ministère de la Coopération internationale et la CDC et porte aussi sur une assistance technique pour financer des études relatives à certains projets.

Les travaux du forum international sur le PPP durant lesquels 33 projets ont été présentés ont démarré ce mardi à Tunis en présence de 250 investisseurs tunisiens et étrangers. Le coût total de ces projets, dont une partie démarrera avant la fin de l’année en cours, est estimé à 13 milliards de dinars, soit deux fois et demi le budget consacré à l’investissement.

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En partenariat avec la Commission générale pour le partenariat public-privé, la Société financière internationale (IFC), un membre du Groupe de la Banque mondiale, et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), le ministère tunisien du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale organise un forum international sur les partenariats public-privé (PPP) qui se tiendra à Tunis le 18 septembre.

Trente-trois grands projets d’une valeur totale supérieure à 13 milliards de dinars seront présentés lors de ce forum. Les projets couvrent des secteurs clés, tels que l’énergie, l’eau, les transports, la logistique, les infrastructures et les technologies.

Le forum est en conformité avec l’engagement de la Tunisie d’adopter de nouveaux mécanismes visant à faire progresser les investissements, notamment dans le cadre de PPP, augmenter les niveaux de croissance et créer de nouvelles opportunités pour les investisseurs privés nationaux et étrangers. Cela
permettra en outre d’alléger le fardeau pesant sur les finances publiques.

La Tunisie a récemment finalisé son cadre législatif relatif aux PPP. Le forum international donnera l’occasion de présenter ce cadre et de discuter de la préparation et des études techniques des projets
présentés.

Deux organisations internationales prestigieuses et disposant d’une expérience vaste et approfondie dans le domaine des PPP – la BERD et IFC – ont établi un partenariat avec la Tunisie pour organiser le forum. Ces deux organisations ont déjà proposé leur l’assistance et leur savoir-faire techniques dans le domaine des PPP à plusieurs autres pays.

Le forum rassemblera un nombre significatif d’experts internationaux ainsi que des acteurs clés des secteurs financiers, de l’investissement et du conseil : de hauts responsables d’institutions financières, de banques et de fonds d’investissements régionaux et internationaux, des investisseurs locaux et étrangers, ainsi que des représentants de l’administration, des organisations nationales et de la société civile tunisiennes.

Le premier ministre Youssef Chahed dirigera le forum et un certain nombre de ministres y participeront. Le forum donnera l’occasion de présenter la stratégie de la Tunisie en matière de PPP et les initiatives engagées à ce jour pour qu’elle soit couronnée de succès. Un certain nombre de projets qui pourraient être mis en œuvre dans le cadre d’un PPP seront présentés et débattus au sein d’ateliers dédiés mis en place pendant le forum.

Outre la séance d’ouverture officielle, l’ordre du jour du forum comprend les discours de responsables d’un certain nombre d’institutions régionales et internationales, le partage d’exemples de mises en œuvre, et des ateliers sectoriels au sein desquels les principaux projets – dans les domaines de l’eau, de l’environnement, des transports, de la logistique, des infrastructures et des technologies – seront examinés et analysés, en particulier du point de vue technique. Un atelier sur les perspectives des PPP dans les villes et communautés locales sera également organisé dans le cadre du forum. Des maires tunisiens y participeront. Afin d’assurer la réussite de l’événement, un portail dédié a été créé en ligne pour présenter les détails de l’ordre du jour, les projets et le processus d’enregistrement des participants locaux et étrangers.

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Trente-et-une municipalités Tunisiennes dans onze gouvernorats bénéficieront du programme d’aide américaine (Appui) sur quatre ans, a annoncé, mercredi, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement Riadh Mouakher.

D’un coût de 130 millions de dinars, ce programme est financé par l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID).

“Il s’agit d’un don”, a déclaré aux médias le ministre en marge d’une conférence organisée par son département à Kairouan sur l’amélioration des prestations municipales.
D’après lui, ce programme vise à améliorer les services et prestations des communes dans 32 domaines, citant à titre d’exemple la propreté, la collecte des déchets, l’éclairage public, l’asphaltage des routes et les services.

Pour le ministre, les capacités des municipalités devraient se développer davantage, notamment au niveau des ressources humaines pour répondre aux attentes des citoyens.

Le programme d’aide américaine bénéficiera aux municipalités du Kef, Dahmani, Tajerouine, Sers, Siliana, Makthar, Kairouan, Bouhajla, Ala, Oueslatia, Hafouz, Chbika, Mahdia, Ksour Essef, Sidi Alouan, Gabes, Mareth, Ghannouch, Metouia, Sfax, Sakiet Ezzit, Agareb, Tataouine, Ghomrassen, Tozeur, kébili, Gafsa, Zaghouan, El Fahs, et Nadour.

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Si le système hospitalier tunisien accuse un retard par rapport à d’autres pays, il a l’avantage de bénéficier des expériences et des apprentissages faits par les autres dans la mise en place de toutes ces réformes extrêmement complexes et de pouvoir ainsi prendre le recul nécessaire afin de les implémenter de façon cohérente“. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) et rendue publique mercredi 12 septembre 2018.

Selon la même étude, la crise hospitalière et la recherche d’une amélioration des services rendus à la population impliquent la prise en compte de différentes données et le bannissement de l’immobilisme. En effet, le développement des sciences de la santé et du management et l’évolution incessante des technologies obligent à une remise en question permanente des pratiques hospitalières et justifient des transformations organisationnelles et des investissements importants. Les besoins des patients et leurs aspirations se transforment avec l’allongement de l’espérance de vie, le développement des maladies chroniques, l’apparition de nouvelles pathologies et l’apparition de nouveaux modes de vie. Ainsi, de nouvelles missions se font jour pour l’hôpital dans les domaines de la prévention, de la formation des personnels, et de la recherche. A l’hôpital d’y répondre en essayant de trouver un compromis pas toujours facile entre quatre logiques, professionnelle, technocratique, économique et politique pour garder son rôle de référence. L’implémentation de la réforme de nos hôpitaux publiques, devenue une nécessité impérieuse, doit être consolidée à travers l’appropriation de ses objectifs et de ses plans d’action par tous les professionnels de compétences diverses ainsi que par des partenaires externes, dans une approche participative et inclusive centrée sur les usagers impliquant fortement la société civile.

Un système de financement fragmenté

S’agissant du financement, il en ressort que les dépenses de santé ont augmenté au cours des deux dernières décennies, à un taux de croissance annuel moyen de 11,7%. La part du PIB consacrée à la santé est passée de 4,2% en 1985, à 5,9% en 2005 et à 7,1% en 2013. La part du budget du ministère de la Santé est de 5.6% par rapport au budget de l’Etat et de 1,9% par rapport au PIB. Les dépenses annuelles pour la santé par habitant ont plus que doublé entre 2005 et 2013, passant de 39 DT en 1985 à 197,7 DT en 2004, à 214,3 DT en 2005 et à 493 DT en 2013. Le financement de ces dépenses provient principalement des ménages (37,5%), de la CNAM et de la sécurité sociale (34,9%), du ministère de la Santé (26, 3%) et d’autres ministères, des assurances privées et des mutuelles (1,2%).

Ainsi, le système de financement est fragmenté et sa répartition inéquitable. Le paiement direct des ménages constitue une source importante de financement du système, alors que le financement collectif n’a pas dépassé 50% depuis 1990. Cette situation n’est pas adaptée au financement d’un secteur dans lequel les dépenses individuelles sont en général, imprévisibles et parfois catastrophiques. Pratiquement la moitié des dépenses des ménages sont consacrées aux médicaments et environ un tiers aux soins ambulatoires. Les enquêtes auprès des ménages ont indiqué une augmentation des dépenses consacrées à la santé (de 10% en 2000). Cette hausse montre la dynamique du système de santé qui est influencée par la croissance économique, la transition démographique et épidémiologique (facteur du vieillissement de la population, augmentation du nombre d’individus en perte d’autonomie) et le progrès technologique. La hausse des dépenses de santé dépasse la croissance économique du pays et elle est prise en charge par les ménages. Une dépendance accrue à l’égard des dépenses directes des ménages indique qu’une part de plus en plus importante du financement de la santé découle d’un mécanisme qui ne garantit pas une mutualisation adéquate des risques ni une protection sociale de la population. Entre 1990 et 2013, les dépenses totales du ministère ont augmenté à un taux moyen supérieur à 10%.

Le ministère reste la source la plus importante pour le financement de tous les établissements de santé publique en particulier pour les HC avec un taux égal à 80%. Ce taux est moins important pour les HR et EPS (60% et 50% respectivement). La CNAM représente la deuxième source de financement importante avec un taux proche de 40% pour les EPS, 30% pour les HR. Alors que les ménages sont la source la moins importante pour le financement des hôpitaux avec un taux presque égal à 8% pour les EPS, 9% pour les HR et 18% pour les HC.

Une centralisation excessive

Le système de santé en général et les systèmes de soins en particulier demeurent caractérisés par une centralisation excessive, exercée par les ministères chargés de la santé, des finances et de la fonction publique pour ne citer que ceux-là. Toutefois, des tentatives de décentralisation et de déconcentration ont été opérées sans résultats palpables car le pouvoir de décision, les ressources humaines et financières ainsi que les investissements demeurent toujours du ressort de l’administration centrale.

L’étude réalisée constitue une première phase. Elle est articulée en quatre parties majeures à savoir; le diagnostic de l’existant et des performances des hôpitaux publics tunisiens, les défis auxquels les hôpitaux sont confrontés, les réformes pour un hôpital public tunisien performant constituant une référence en termes de soins, de formation et de recherche et les préconisations de mise en œuvre.

Une deuxième phase est programmée en vue de faire une analyse systémique dégageant les priorités stratégiques sur lesquelles seront construits des scénarios.

L’objectif principal de cette étude est d’élaborer une feuille de route pour concevoir et mettre en œuvre la mise à niveau du secteur hospitalier public et partant, l’amélioration de la performance du système de santé tunisien. Il serait utile de préciser que cette étude traitera de l’hôpital public avec ses trois niveaux, tout en étant conscients que leurs performances dépendent en grande partie de celles de l’écosystème sanitaire et de l’hôpital privé, en excluant les activités médicales ambulatoires. Pour cela, il a été jugé impératif de redéfinir l’architecture, le rôle et les moyens nécessaires à chaque niveau d’établissement de santé en vue de rapprocher les soins des citoyens et de désengorger les hôpitaux de troisième niveau pour les recentrer sur leurs vraies missions de soins, de formation et de recherche.

L’objectif final vise l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins dans les établissements hospitaliers publics tunisiens et l’identification des orientations stratégiques dessinant les contours de l’hôpital de demain, dans un système de santé accessible, réactif et efficient.

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Une conférence internationale de haut niveau sur les perspectives du partenariat public-privé sera organisée le 18 septembre 2018, à l’initiative du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale (MDICI) en coopération avec l’Instance générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP) avec la Société financière internationale (SFI) relevant de La Banque Mondiale (BM) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Pas moins de 33 projets seront présentés aux investisseurs et aux institutions financières internationales qui y seront présents, comme le port d’Enfidha et les zones logistiques qui ont déjà fait l’objet d’appels à manifestation, mais aussi les lignes ferroviaires Kasserine Sousse et Gabes Médenine dont les études seront faites par des Chinois et financés par un don chinois de plus de 100 MDT. A Tunis, on croise les doigts, pour que le PPP 2018 ne fasse pas le même Pschitt que le Tunisia 2020 !

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Africa Oil Week (AOW) (www.Africa-OilWeek.com) annonce son partenariat avec SuperReturn. Ce nouveau partenariat donnera aux participants de SuperReturn Africa, conférence sur l’investissement la plus importante d’Afrique, accès à Africa Oil Week le jeudi 8 novembre 2018.

Pour les opérateurs du continent, lever des fonds reste l’un des défis majeurs ; qu’il s’agisse de financer l’exploration et la production ou encore les projets d’infrastructure clés qui sécurisent la monétisation sur le long terme. Africa Oil Week, en partenariat avec SuperReturn Africa, permettra donc d’offrir un environnement privilégié pour les opérateurs qui souhaitent rencontrer de potentiels partenaires financiers mais également des ministères, des représentants gouvernementaux et les dirigeants de compagnies pétrolières nationales et compagnies indépendantes pour échanger leurs idées et alimenter leur réseau.

Pour célébrer cet excellent partenariat, Africa Oil Week accueillera les participants de SuperReturn le jeudi 8 novembre. La journée débutera par un débat, diffusé en direct sur CNBC Afrique, intitulé « Stratégies Globales de Financement et Fusion-Acquisitions pour la production pétrolière africaine en amont ». Les intervenants confirmés pour cette importante session sont notamment Samaila Zubairu, Présidente et PDG de la Corporation Financière d’Afrique (Africa Finance Corporation – AFC), Solomon Asamoah, PDG du Fond d’Investissement pour les Infrastructures du Ghana et Paul McDade, PDG de Tullow Oil.

À la suite de cette session en direct, AOW animera deux séances annexes développant en détail quelques-uns des objets de litige majeurs soulevés durant la session CNBC. Celles-ci incluront le rôle du financement global dans la production pétrolière africaine en amont et comment diriger les transactions sur les infrastructures africaines.

À travers ce partenariat, AOW est impatient d’accueillir les investisseurs du secteur de l’Energie les plus actifs du continent qui auront alors un accès inégalé à des opportunités parmi tous les marchés du secteur pétrolier et gazier africain.

« Nous sommes vraiment ravis d’annoncer ce partenariat avec SuperReturn Africa. Cela nous permettra de continuer à proposer une plate-forme commerciale et de renseignements transactionnels ainsi qu’un lieu de rencontre privilégié pour les marchés du secteur pétrolier et gazier africain en amont. » – Paul Sinclair, Directeur de Conférence, Africa Oil Week.

Africa Oil Week se tiendra au CTICC (Centre des Congrès) à Le Cap, Afrique du Sud, du 5 au 9 novembre 2018.

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La dernière fois qu’on a entendu le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui, évoquer les grands chantiers sur les rails, c’était pour tenter de couper court à des bruits sur l’assèchement de ses finances. C’était en juin 2018. Le ministre jurait presque qu’il avait ce qu’il faut pour aller au bout de ses projets. Un mois avant, en mai 2018, on a vu vent de gros problèmes pour faire avancer le Réseau Ferroviaire Rapide (RFR), dont les habitants d’une capitale engorgée attendent beaucoup, dont l’économie du pays attend beaucoup. On a appris qu’il manquait 3 milliards de dinars pour boucler le financement du projet, ce qui n’est pas peu. Avant cela, en novembre 2017, il y a eu le passage mouvementé du ministre à l’ARP, pour s’expliquer sur des affaires de corruption, entre autres ratés, face à des députés féroces et survoltés. Mémorable aussi le coup de sang du ministre, en août 2017, ulcéré par l’insouciance, ou plutôt le “Jem’enfoutisme” des ouvriers du chantier de l’autoroute Gabes-Sfax alors qu’ils étaient en retard sur les délais. Etc. Bref, presque à chaque fois que Arfaoui monte au front, c’est pour s’exprimer sur des problèmes, des choses qui ne tournent pas rond dans son département et qui forcément suscitent l’intérêt de l’opinion publique, car les projets du ministre (routes, ponts, échangeurs…) tout le monde les attend, l’économie du pays les attend. Là il nous dit, pour une fois, que tout baigne, ou presque, que l’état d’avancement de la majorité des méga projets d’infrastructure en Tunisie est dans les délais et sera accéléré afin d’assurer leur entrée en exploitation vers la fin de 2018 ou début 2019. Faut-il le croire ?

Petit exercice de vérité

Actuellement, 5000 chantiers d’infrastructure, répartis sur tout le territoire, sont en cours de réalisation, avec un coût d’investissement de l’ordre de 8 Milliards de Dinars, a confié Arfaoui à la TAP. Il a rappelé, par ailleurs, que parmi ces méga projets figurent l’autoroute Gafsa-Jelma et Gafsa-Sidi Bouzid- Kasserine, dans une seconde étape, puis le projet de la sortie de la ville de Tunis et le pont de Bizerte…
Mais il y aussi les trains qui ne sont pas arrivés à l’heure : le ministre a reconnu qu’il n’a pas à ce jour les financements pour monter certains projets dont les routes transversales reliant les régions de l’ouest aux ports. Seule éclaircie dans ce sombre tableau : le pactole pour financer la route faisant la jonction entre Kasserine et Sfax est acquis. Voilà, les mêmes travers qu’avec le RFR : ça cloche au niveau du nerf de la guerre, l’argent. La Tunisie aurait-elle les yeux plus gros que le ventre, en lançant des projets de cette dimension sans avoir au préalable bétonné leur financement ? Les bailleurs auraient-ils fait faux bond après s’être engagés à décaisser ? Est-ce la faute aux sempiternelles lourdeurs administratives, qui font que même investir, aider sont la croix et la bannière ? Mystère. Ce qui est sûr c’est qu’il y a un gros problème sous le ciel tunisien, avec tous ces projets annoncés en grande pompe dont le pays attend beaucoup mais qui restent pour le moment dans les cartons, ou au mieux sont stoppés en plein élan…

Ce que le ministre ne dit pas

Ce que Arfaoui se garde de dire, ou qu’il évoque très peu, ce sont ces lenteurs dans l’exécution des chantiers qui pourrissent la vie des automobilistes, sans parler des points de croissance cramés, car, rappelons-le, les infrastructures sont la condition sine qua non de tout développement. Ceux qui ont fait un tour du côté des échangeurs de Séjoumi (à l’ouest de la capitale). ou qui ont le malheur d’habiter dans les parages en savent un rayon sur l’art de plomber l’avancement des chantiers. Difficile de garder son self-control devant ces ouvriers indolents, qui bougent à la vitesse de l’escargot, s’ils ne sont pas complètement à l’arrêt, pour cause de pause-café ou simplement pour papoter en petits comités, alors que des pans entiers du chantier sont complètement désertés. Et cela fait des mois que cela dure ! Une éternité. Quand est-ce ce cirque va finir ? Nul ne le sait. Le ministre se garde bien de donner des indications sur le sujet. Comme il se garde d’émettre la moindre critique en direction des entreprises en charge de la réalisation de ces projets-fleuve. Il est vrai que les syndicats ont la grève facile, et cherchent le moindre prétexte pour débrayer et en profiter pour poser sur la table des revendications matérielles. Alors Arfaoui ne moufte pas, il ne bouge pas une oreille, mais il n’est pas le seul, tout le gouvernement se couche sur ces affaires. Son patron, Youssef Chahed, procède bien à quelques remontées de bretelles, à l’occasion, surtout pour donner du grain à moudre aux médias, mais ça dure le temps d’une visite. Dès son départ tout retombe comme un soufflet…

Tout le monde se rappelle de la séquence calamiteuse de cet accident provoqué par les ouvriers de chantier à Mellassine, un quartier populaire de Tunis niché près de la banlieue nord-ouest. Manifestement faute d’avoir les plans de la Sonede ou simplement par négligence – on attend toujours les conclusions définitives de l’enquête -, une pelleteuse avait perforé une conduite principale d’eau, provoquant le désarroi des populations dans plusieurs quartiers de la capitale. On retiendra la sortie d’anthologie du ministre, qui craignant sans doute le retour de flammes des syndicats, s’était borné à dire que ce genre d’incident pouvait arriver. Nous n’avions pas fait de commentaire à l’époque face à cette réplique stupéfiante. Et nous n’allons pas en faire non plus présentement, les faits parlant d’eux-mêmes. Mais puisque Arfaoui est étiqueté indépendant, puisqu’il ne fait pas partie des ministres de Nidaa Tounes qui guettent les coups de fil de Hafedh Caïd Essebsi pour savoir quand le chef – Youssef Chahed – va tomber et quel maroquin ils vont avoir dans le prochain gouvernement, on peut espérer que son travail ne sera pas pollué par le débat politique nauséabond du moment et qu’il continuera à faire tout ce qu’il peut dans son département, jusqu’au bout, pour l’intérêt de la nation.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré ce jeudi 6 septembre 2018 que des accords ont été signés avec la Banque mondiale (BM) pour financer quatre grands projets en Tunisie pour un montant de 350 millions dollars (M$), soit l’équivalent de 1000 millions de dinars (MD).

Il a précisé que parmi les principaux projets concernés par ce financement, on citera, notamment, celui des périmètres irrigués avec 140 M$ alors que 50 M$, 60 M$ et 100 M$ sont consacrés à trois autres grands projets faisant partie du secteur agricole, d’où l’’implication du ministère de l’Agriculture.

El Behi a relevé, par ailleurs, que le taux d’inflation s’est stabilisé autour de 7,5% au cours des deux mois de juillet et d’août, grâce à la baisse sensible des prix des légumes et à l’existence de stocks régulateurs pour certains produits élémentaires comme les pommes de terre.

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Deux nouveaux accords portant sur les infrastructures aéroportuaires et ferroviaires, ainsi que les équipements, ont été signés à Beijing, ce 4 septembre. Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a assisté aux cérémonies de signatures, en marge du 3ème sommet du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCSA).

Le premier accord, signé avec l’AFECC (Anhui Foreign Economic Construction Co), par le Ministre des transports et de la météorologie, Ralava Beboarimisa, concerne l’extension et la modernisation de l’aéroport de Toamasina. A l’issue des travaux, les infrastructures vont permettre à Ambalamanasa d’accueillir des avions longs courriers et des gros porteurs, de même, de nouveaux terminaux seront construits pour les passagers ; ce projet s’inscrit dans la perspective du développement de Toamasina sur le long terme, dont celui du secteur du tourisme. L’AFECC a déjà réalisé plusieurs projets d’envergure dans la Grande Île, entre autres le Palais des sports et de la culture, à Antananarivo, la route Ampitabe-Vatomandry, ou encore le centre de conférence international d’Ivato et l’hôtel cinq étoiles. Quant au second accord, il a été signé avec la CRCC (China Railway Construction Corporation Ltd) et la CRIG (China Railway International Group), portant respectivement sur la rénovation de la voie ferrée de la ligne Fianarantsoa-Côte Est (FCE), et la fourniture de nouveaux matériels roulants, tels que des locomotives et des wagons. A noter que la CRCC est présente à Madagascar avec la reconstruction de la RN 9, et a déjà mené de grands chantiers dans des pays tels que le Kenya, le Rwanda, ou encore l’Allemagne

Par ailleurs, le Président Rajaonarimampianina et la délégation malgache ont rencontré les hauts responsables de la compagnie Startimes, laquelle prévoit de fournir 2000 postes téléviseurs numériques à Madagascar, dans les zones rurales, notamment celles qui sont enclavées. Le Chef de l’Etat fut également l’invité de la chaîne de télévision internationale Phoenix, dans le cadre du programme « Talk with world Leaders », consacré aux dirigeants et aux personnalités de premier plan du monde. Le Président Hery Rajaonarimampianina a notamment développé la situation de Madagascar en tant que carrefour entre la Chine et l’Afrique, les relations de coopération sino-malgaches, ainsi que de la vision Fisandratana 2030. Relevons enfin que l’avocat international David Syed, du cabinet Orrick, et ayant travaillé pour la défense des intérêts de Madagascar, s’est vu conférer ce jour, par un membre de la délégation, l’insigne de Chevalier de l’Ordre National Malgache.

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Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’est entretenu, mercredi matin, avec des représentants de grandes institutions financières chinoises, et ce, en marge de sa participation aux travaux du 3ème Forum sur la coopération sino-africaine qui s’est tenu dans la capitale chinoise, Pékin, les 3 et 4 septembre courant.
Cette rencontre a pour objectifs de hisser à des paliers supérieurs le volume des investissements des entreprises chinoises en Tunisie et d’examiner les opportunités de la coopération dans les différents domaines, notamment les secteurs de la technologie, de l’information et de la communication (TIC), l’infrastructure de base, l’énergie et les énergies nouvelles ainsi que les finances.
Ont pris part à cette entrevue du côté chinois le vice-président du Fonds Chiana Africa pour le développement, le président de l’Instance du contrôle dans l’entreprise chinoise de la communication et de la construction China Communication Construction ainsi que des représentants de la Société des télécommunications et de l’information INSPUR, de la société chinoise de l’énergie spécialisée dans le domaine des énergies renouvelables Power China International Group et l’Ambassadeur de la Chine à Tunis.
Du côté tunisien la rencontra a été marquée par la présence du secrétaire d’Etat aux affaires Etangères, Sabri Bachtobji, le président de l’Union tunisienne, de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul et de l’ambassadeur de la Tunisie en Chine, Dhia Khaled.
Au programme du dernier jour de la visite du Chef du gouvernement en Chine un entretien, l’après-midi, avec le président chinois Xi Jinping et la participation à un déjeuner organisé par l’un des sept membres permanents du bureau politique du parti communiste chinois, en l’honneur du Chef du gouvernement.

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Selon l’agence d’information chinoise Xinhua, le Fonds de développement Chine-Afrique, fonds de placement d’investissements géré par la Banque de développement de Chine, a atteint 10 milliards de dollars.

Actuellement, le fonds a décidé de placer plus de 4,6 milliards de dollars dans plus de 90 projets dans 36 pays africains, couvrant les secteurs des infrastructures, des équipements de haute performance, de l’agriculture, de l’amélioration des moyens de subsistance de la population, de l’énergie, ainsi que de l’exploitation des ressources, selon le fonds.

Une fois appliqués, ces projets pourront attirer plus de 23 milliards de dollars d’investissements provenant de sociétés chinoises à destination de l’Afrique, ce qui devrait en retour augmenter les exportations africaines de 5,8 milliards de dollars, créer 1 milliard de dollars de revenus fiscaux et bénéficier à plus de 8,7 millions de personnes sur le continent.

D’après la même source, pour soutenir les entreprises chinoises en Afrique, le FDCA a été établi en 2007, après le Sommet de Beijing 2006 du Forum sur la Coopération sino-africaine, avec un capital initial de 5 milliards de dollars.

Pour la prochaine étape, le fonds envisage d’accroître ses investissements en Afrique et d’aider à aligner l’initiative “la Ceinture et la Route” avec le développement africain, dans le but de faciliter l’édification d’une communauté de destin Chine-Afrique.

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A Pékin, où il présidait la délégation tunisienne au Forum de la coopération Sino-chinoise, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a supervisé la cérémonie de signature officielle d’un protocole d’accord concernant une série de grands projets à réaliser dans le sud tunisien par des entreprises chinoises sous financement chinois pour la partie études et qui sera de quelques millions DT.

La signature a été faite par le secrétaire d’État aux affaires étrangères Sabri Bachtobji et le Président Directeur général de la société d’État chinoise “CCECC” Yuan Li. Le protocole d’accord entre les parties tunisienne et chinoise concerne l’achèvement des études des aspects techniques et économiques des projets suivants, dans les six mois :
– Développement du pôle économique à Zarzis, qui dispose d’un inventaire immobilier d’environ mille hectares

– Construction d’un pont reliant le plateau d’El Jorf et la ville d’Ajim (environ 2,5 km)

– Construction du chemin de fer reliant Gabès et Médenine au port de Zarzis sur une longueur d’environ 140 km.

Il convient de rappeler qu’une délégation de la société gouvernementale chinoise “CCECC” avait déjà mené une visite sur les sites de ces projets dans le gouvernorat de Médenine. Cet accord tuniso-chinois vise à construire un partenariat fort, notamment à la lumière de cette l’adhésion de la Tunisie à l’Initiative de la ceinture et de la route de la soie en juillet 2018.

Comme précisé plus haut, le financement chinois ne concernera que les études. Il n’est cependant pas exclus, selon nos informations, que la partie chinoise propose, par la suite et à la fin des études, un package de financement pour un projet ou plus, comme il n’est pas exclu que chaque projet fasse par la suite objet d’un AO international.

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Le projet de développement intégré à Zéramdine (gouvernorat de Monastir) sera lancé avant fin 2018, a indiqué le coordinateur des projets intégrés au commissariat régional au développement à Monastir Béchir Attia.
Le coût de ce projet, qui se poursuivra jusqu’à 2023, devra atteindre 10 millions de dinars, a-t-il ajouté.
Parmi les composantes de ce projet, la création de 10 petites et moyennes entreprises, 40 microprojets dans les petits métiers, 20 microprojets dans l’industrie, 30 microprojets dans l’agriculture et un village de l’artisanat ainsi que l’aménagement d’une salle omnisports et un parc urbain.
Ces projets devront, certainement, créer une dynamique économique et impulser l’investissement et le développement dans la région, a estimé la même source.

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Une vraie bouffée d’oxygène pour la Turquie, qui a de gros ennuis en ce moment avec la fonte de sa monnaie. Le Qatar va lui injecter 15 milliards de dollars pour corser ses finances et corriger les effets des sanctions économiques américaines, selon Euronews. L’émir qatari en a fait l’annonce lors d’un entretien avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Reste à savoir comment Washington prendra la chose, lui qui est un grand allié du Qatar…

Les Qataris apprécient beaucoup le fait que les Turcs ne les lâchent pas dans le bras de fer qui les oppose à l’Arabie saoudite, alors que d’autres pays arabes ont vite basculé dans le camp de Riyad sous la pression. A noter que Doha a déjà investi 20 milliards de dollars en Turquie et qu’une campagne bat son plein dans l’émirat pour inciter les Qataris à convertir leurs riyals en livres turques afin de renflouer la monnaie. De bonnes raisons pour maintenir l’union sacrée entre Ankara et Doha…

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