La Tunisie en première ligne pour requinquer la Libye

La Tunisie en première ligne pour requinquer la Libye

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Prenant part à la Conférence internationale sur la Libye qui se tient les 12 et 13 novembre 2018 à Palerme, en Italie, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a félicité lors de son discours devant plusieurs hauts responsables le gouvernement italien pour sa forte implication afin de parvenir à un règlement politique global et rapide qui garantit aux Libyens leur unité nationale, leur permettant ainsi de concentrer les efforts sur les institutions permanentes et d’assurer la sécurité, la stabilité et la mise en œuvre d’un plan de développement dans l’intérêt de la Libye et des pays de la région.

Le chef de l’Etat a également salué les importants résultats qui ont été annoncés lors de la réunion tenue sur la Libye, par le président français, Emmanuel Macron, et ce le 29 mai 2018 à Paris.

Il a sur un autre volet affirmé que le blocage du processus politique entre les différentes parties en désaccord n’aboutira à aucun résultat fructueux pour l’intérêt du pays et du peuple libyen.

Et d’affirmer que «il faut coordonner tous les efforts entre tous les intervenants à travers un consensus politique et une stratégie conjointe, qui est l’unique référence pour la légitimé de l’Etat, dont l’objectif est d’unir toutes les positions, ce qui permettra de soutenir toutes les parties et de les encourager au dialogue, notamment au cours de cette période difficile que connait la Libye“.

Béji Caïd Essebsi n’a pas manqué de souligner que la Tunisie a une vision qui consiste à trouver un règlement politique global en Libye basé notamment sur la garantie de la sécurité du pays, des citoyens, sans intervenir dans les affaires internes du pays et faciliter la communication avec toutes les parties libyennes sans exception.

En effet il a rappelé l’initiative tunisienne qui a été lancée en décembre 2016, dont l’objectif était de rapprocher tous les différents points de vue entre tous les Libyens et de les soutenir pour réduire les points de discorde entre eux, dans le cadre du lancement d’un dialogue national inclusif.

Et de souligner que «la sécurité de la Libye c’est aussi la sécurité de la Tunisie, il faut adopter une solution politique afin de construire un Etat démocratique solide, lui permettant d’exercer tous ses pouvoirs sur tout le territoire libyen. Il s’agit aussi d’une question de confiance reflétant ainsi la sécurité globale non seulement pour la Libye mais aussi pour la Tunisie qui n’a jamais fermé même pas un jour ses frontières avec notre voisin libyen. Je tiens à affirmer que la Tunisie est consciente des efforts menés par les Libyens qui aiment et qui sont fidèles à leur patrie, ils sont capables de réussir et de lever tous les obstacles et les problèmes afin de construire leur pays ainsi que garantir sa sécurité contre toute menace”.

BCE a, également, salué le rôle important joué par les Nations Unies en Libye, dont le docteur Ghassen Salama, chef de la Mission d’appui des Nations-Unies en Libye, qui a mené des efforts louables pour le cessez-le feu, la mise en place depuis septembre dernier de plusieurs systèmes permettant d’exécuter tous les ordres sécuritaires et le renforcement des réformes économiques au profit du citoyen libyen.

BCE a encore réitéré l’engagement de la Tunisie, en collaboration avec les Nations Unies en matière d’instauration de toutes les conditions favorables permettant de compléter les affaires constitutionnelles, électorales et de mettre fin à l’étape transitoire dans les plus brefs délais.

Le chef de l’Etat a, encore une fois, réitéré ses remerciements en direction du gouvernement italien pour l’organisation de ce grand sommet et le renforcement du dialogue national entre les différentes parties libyennes.

Il a insisté sur le fait que la prochaine réunion devra se tenir en Libye.

On rappelle qu’environ 36 pays et organisations internationales sont présents à ce sommet, à l’instar de la Tunisie représentée par BCE, la France par le ministre des Affaires étrangères, la Russie par le Premier ministre, la Chine, le Canada, l’Algérie et le Maroc ainsi que les Etats-Unis par un assistant du secrétaire d’État…

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