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Faute de se procurer un emploi à domicile, mais envoutés par l’Eldorado que représente à leurs yeux le plus proche pays européen, l’Italie, les jeunes Tunisiens, dans leur écrasante majorité, sont habités par une seule et unique fixation : partir par n’importe quel moyen et débarquer sur la Péninsule, toujours sans se soucier des risques le plus souvent mortels aux quels il s’exposent. Une obsession face à laquelle les autorités de leur pays sont presque désarmés, procédant, pourtant, du mieux qu’elles peuvent pour arrêter ces flux, soit en tuant dans l’œuf les projets de traversées, soit en cueillant en chemin les migrants.

Des efforts jugés très insuffisants outre Méditerranée, et plus encore par l’actuel gouvernement en place à Rome, dont le vrai patron est le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, par ailleurs, secrétaire de la Ligue (extrême droite) et promoteur d’une ligne très dure en matière d’immigration, dont le nom est lié au Décret éponyme, un texte qui introduit un durcissement sans précédent pour les demandeurs d’asile et les aspirants citoyens. Il est venu dernièrement à Tunis où il a appelé les autorités à intensifier leurs efforts pour bloquer les flux migratoires illicites et demandant aux Tunisiens qui se trouvent illégalement en Italie de retourner dans leur pays d’origine. Rien moins que cela.

Il y a loin de la coupe aux lèvres

Mais Salvini doit se dessiller pour s’apercevoir qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, même s’il a reconnu que « la route est longue », tout en prenant acte de « l’engagement à surveiller les côtes plus efficacement, à réduire les départs et à rendre les expulsions plus rapides et plus efficaces ». « Nous travaillons avec les autorités tunisiennes pour ramener à la maison tout migrant réellement tunisien”, a-t-il dit, promettant de doter la Tunisie de deux bâtiment de la marine d’ici à octobre, avec quatre bateaux supplémentaires dans les mois à venir, ainsi que de systèmes radar. Rome a également déclaré que cela aiderait à former les forces de sécurité tunisiennes. Accessoirement, il s’est engagé à stimuler les investissements en faveur de l’emploi en Tunisie afin d’empêcher les jeunes de quitter leur pays.

Une approche ostensiblement léonine qui a vocation à imposer à la Tunisie des obligations exorbitantes moyennant une insignifiante contrepartie, alors qu’il aurait été plus dans l’ordre des choses et dans l’intérêt des autorités italiennes d’envisager le dossier de la migration dans le cadre d’un partenariat convenu qui puisse produire des effets mutuellement bénéfiques. On serait alors loin, trop loin de ce « Décret Salvini » où abondent les mesures coercitives comme la suppression de la “protection humanitaire”, le plus souvent accordée aux demandeurs d’asile, et l’allongement de la période légale de rétention administrative pour les étrangers en situation irrégulière de trois à six mois. De plus, il y est stipulé qu’un demandeur d’asile condamné en première instance verra son dossier suspendu et sera obligé de quitter le territoire outre l’introduction de la la déchéance de nationalité pour les faits de terrorisme.

Ce que Salvini ne dit pas!

D’ailleurs, la plupart des journaux italiens sont loin d’être convaincus par les mesures. Ce décret, qui “entend apporter de la sécurité en restreignant l’asile, passe à côté de la réalité”, estime le quotidien de droite Il Foglio. “La réalité, c’est que les arrivées massives de migrants ont chuté depuis longtemps, depuis le prédécesseur de Salvini, Marco Minniti”, qui a scellé un accord avec la Libye de Faiez Serraj pour qu’elle bloque les départs.

Mais ce que le ministre Salvini ne dit pas, relève, pour sa part, l’influent journal La Repubblica, c’est “qu’on ne peut pas renvoyer ceux qui arrivent sur nos côtes sans l’accord des pays d’origine. Il ne peut pas le dire, sinon tous comprendraient que son décret n’aura aucun effet sur les flux migratoires”. Pour le journal de centre gauche, ce texte est même contre-productif : en restreignant l’accès à une protection légale, il ne fera que “multiplier le nombre de clandestins. Car, au terme du délai de rétention, les migrants irréguliers (qui seront encore plus nombreux qu’actuellement) recevront, comme aujourd’hui, une simple feuille, qui ne les conduira pas à un retour volontaire, mais à la clandestinité.”

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Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a rencontré son homologue tunisien, Hichem Fourati et le chef de l’Etat, Beji Caied Essebsi (BCE), et pas le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Mais manifestement BCE suffit à son bonheur. Après sa courte visite en Tunisie, jeudi 27 septembre 2018, il s’est confié au journal “Corriere della sera”. On a appris que Essebsi a tapé dans l’oeil du numéro 2 du gouvernement italien, qui lui trouve moult qualités.

Salvini a été bluffé, parait-il, par la forte personnalité de cet “authentique héros de 92 ans“, par les envolées lyriques du président de la République sur les réformes lancées en Tunisie et l’amélioration du cadre économique, rapporte Mosaïque FM. Le journaliste a juste oublié de signaler au ministre italien que c’est le même BCE qui fait tout en ce moment pour faire chuter l’artisan de ces changements qui semblent le ravir, Chahed. Mais peut-être aussi que le journaliste n’avait pas connaissance de cet énorme paradoxe…

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Le programme de la visite du vice-président du Conseil des ministres et ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, ne prévoit pas un entretien avec le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, a précisé jeudi le ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati, en réponse aux rumeurs autour du refus de Youssef Chahed de rencontrer le responsable italien.
Selon plusieurs médias et réseaux sociaux, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a refusé de rencontrer le vice-président du Conseil des ministres et ministre italien de l’Intérieur sur fond de ses déclarations envers les Tunisiens et les émigrés irréguliers tunisiens. “Ces déclarations ont été qualifiées de discriminatoires“, d’après les mêmes sources.
“Il est inutile de se livrer à des spéculations“, a lancé Fourati peu après la conférence de presse qu’il a donnée conjointement avec son homologue italien.
La visite éclair du vice-président du Conseil des ministres et ministre italien de l’Intérieur s’est limitée à des entretiens avec son homologue tunisien et le président de la République, Béji Caïd Essebsi“, a-t-il souligné.
Au lieu de partir à 16H00, le responsable italien a quitté la Tunisie à 13H00, faute de temps et vu ses engagements“, a-t-il ajouté.
Je ne suis pas au cours de cette question“, a de son côté répondu le vice-Premier ministre italien face à ces rumeurs.
Je suis arrivé en Tunisie pour une courte visite juste pour rencontrer le ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati et le président de la République, Béji Caïd Essebsi“, a-t-il tenu à souligner.
Mes visites à l’étranger se limitent le plus souvent à de telles rencontres“, a-t-il encore précisé.

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Les six marins-pêcheurs tunisiens relâchés par les autorités italiennes ont regagné dimanche soir Tunis.
Le Tribunal de Palerme a prononcé un non-lieu en leur faveur, pour insuffisance de preuves dans l’affaire dite de ” favorisation de l’émigration clandestine, a indiqué Mohamed Souf, assesseur du président du Parlement.
” Un laissez-passer a été délivré par l’ambassade de Tunisie à Rome aux marins- pêcheurs pour se rendre à l’aéroport de Palerme “, a-t-il indiqué dans une déclaration à TAP.
A leur arrivée à l’aéroport de Tunis Carthage, ils ont été accueillis par le secrétaire d’Etat à la migration Adel Jarboui sur instruction du chef du gouvernement.
D’après la même source, les autorités tunisiennes poursuivent leur effort pour récupérer le navire de pêche “Bourassine hc 1015″ arraisonné, par l’Italie.
Soupçonnés de ” favorisation de l’immigration clandestine ” depuis les côtes, les marins-pêcheurs tunisiens ont été arrêtés, le 30 août dernier par les autorités italiennes alors qu’ils tentaient de sauver 14 migrants clandestins d'”une mort certaine”. Leur embarcation a été saisie.

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184 migrants, des Tunisiens, sont arrivés au cours des dernières heures à Lampedusa à bord de plusieurs petits bateaux, alors que l’Italie piquait de nouveau de grosses colères contre Malte, rapporte le site « Malta Independent Online ».

Selon plusieurs médias italiens, le ministre italien des affaires intérieures, Matteo Salvini, a déclaré que Malte s’est « déchargée » de son problème le filant à l’Italie.

Jeudi soir, le gouvernement maltais a signalé un certain nombre de bateaux traversant la Méditerranée, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’embarcations appartenant à « Recherche et Secours » (SAR), comme l’a confirmé Salvini dans un tweet.

«Les autorités maltaises appliqueront, comme toujours, toutes les conventions en vigueur. Ces conventions n’autorisent pas les autorités à intercepter par la force les bateaux en transit en haute mer. Toute interférence concernant le droit de passage serait considérée comme une interception illégale. Dans son propre tweet, le ministre Salvini admet que les bateaux ne rencontrent pas de difficultés lors de la navigation », indique le communiqué.

Le gouvernement a regretté le fait que «les autorités italiennes aient de nouveau recours à des tactiques non conventionnelles pour tenter de contourner leurs responsabilités».

Quelques heures plus tard, la plupart des bateaux auraient atteint l’île italienne de Lampedusa. Les migrants sont tunisiens.

S’exprimant lors d’un sommet à Vienne, Salvini a déclaré que l’Italie travaillait sur des solutions «innovantes et efficaces» pour faire face à ces arrivées, y compris le retour des migrants en Tunisie

Il aurait déclaré que les migrants pourraient être continuellement rapatriés sur des vols réguliers. L’Italie s’efforce également d’accélérer le processus d’identification.

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Une ligne commerciale hebdomadaire sera lancée, en octobre prochain, entre le port de Zarzis et celui de Carrara en Italie, après finalisation des formalités, annonce, mercredi, à l’agence TAP, Euan Ionmon, armateur italien, promoteur de ce projet.
L’investisseur prévoit le succès de cette ligne, à la faveur des potentialités du port de Zarzis et de sa position géographique offrant des opportunités d’exportation vers le Sud.
Le commandant du port de Zarzis, Karim Nouira, a tenu, ce matin, une séance de travail avec l’armateur italien, afin d’examiner les moyens de faire réussir le lancement de cette ligne qui, selon Nouira, ouvre des perspectives prometteuses devant la région, ainsi que tout le sud tunisien, le Sahara et les pays d’Afrique du nord.

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Le parquet de Palerme (Sicile) a confirmé, vendredi 7 septembre, avoir ouvert une enquête pour abus de pouvoir et séquestration de personnes contre le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, au motif qu’il avait refusé durant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.

Le parquet a annoncé cette décision dans un courrier à Salvini, patron de l’extrême droite italienne, qui l’a ouvert et lu dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook. « Un organe de l’Etat enquête sur un autre organe de l’Etat. Avec la toute petite différence que vous avez élu cet organe de l’Etat », a déclaré M. Salvini sur la vidéo.

Après ce discours, Matteo Salvini s’est ainsi filmé en train d’afficher la lettre dans son bureau au ministère, comme « une médaille ».

C’est le 25 août qu’un procureur d’Agrigente avait ouvert une enquête contre Salvini, qui refusait le débarquement en Italie de plus de 140 migrants secourus par le Diciotti, un navire des garde-côtes italiens, dans la nuit du 15 au 16 août. Ils avaient finalement pu débarquer le soir même, après un accord avec l’Irlande, l’Albanie et l’Eglise catholique italienne, qui s’étaient engagées à les prendre en charge.

La procédure contre Salvini a ensuite été transférée à une juridiction de Palerme habilitée à poursuivre les membres de l’exécutif, qui a retenu le chef de séquestration avec circonstances aggravantes.

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Que faisait le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, le jour où le pont Morandi, à Gênes, s’est écroulé, mardi 14 août 2018 ? Et bien il festoyait en Sicile, pendant que le président du Conseil italien faisait acte de présence aux côtés des secouristes, rapporte FranceTVinfos. Si à la limite cette soirée arrosée était restée discrète ça aurait pu passer, mais voilà, les photos sont sorties, et ça les Italiens n’ont pas aimé. Salvini, on ne le verra que le lendemain du drame, et dans l’après midi en plus. Evidemment les critiques pleuvent sur le leader de l’extrême droite, surtout de la part des opposants de gauche…

Les images de Salvini faisant la fête dans un moment dramatique pour Gênes sont un affront à la douleur de notre pays“, a déclaré le président du Parti démocrate (centre-gauche), Matteo Orfini, sur Twitter, jeudi 16 août 2018. Des élus du parti ont même exigé sa démission.

Voilà ce que faisait, hier soir, le ministre de l’Intérieur Salvini“, avait déjà lâché une dirigeante du Parti démocrate mercredi 15 août. “Il était à un banquet en Sicile, pendant qu’à Gênes on creusait encore dans les décombres“, avait-elle ajouté. Dans un tweet qui a été abondamment relayé, une internaute pointe “une défaite morale“. Un message agrémenté de photos très explicites sur cette soirée très particulière ; sur l’un des clichés on voit le ministre avec un gâteau, pour fêter son triomphe électoral.

Salvini ne se démonte pas pour autant, il a rétorqué mercredi 15 août que ceux qui s’indignent sont des “chacals de gauche” ; il argue que ce dîner était en fait une réunion avec “des maires, présidents d’associations bénévoles, membres des forces de l’ordre et beaucoup de citoyens“. Il souligne que c’était un déplacement tout ce qu’il y a de plus officiel sur le thème du combat contre la mafia. “Aux parlementaires du Parti démocrate (…) je demande des comptes au nom des Italiens au sujet de leur travail ces dernières années“, a-t-il dégainé, cité par La Repubblica. Coriace le Salvini !

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Ce mardi 14 août, la ville de Gênes, en Italie, a vécu l’horreur avec la chute d’une partie du pont Morandi sur l’autoroute A10. Les autorités disent qu’il y a eu de nombreux morts et plusieurs blessés, certaines sources parlent même de dizaines de décès. On ne dispose pas de bilan officiel pour l’instant, ni d’éléments précis sur les causes de ce drame. Le sous-secrétaire du ministère italien des Infrastructures et des Transports, Edoardo Rixi, se borne à qualifier l’incident de “désastre“, rapporte Huffingtonpost

Les sauveteurs ont trouvé plusieurs véhicules écrasés sous les décombres avec des morts à l’intérieur“. Le pont s’est écroulé au-dessus des quartiers Sampierdarena et Cornigliano. Des Français qui étaient sur les lieux le qualifient de “pire jour de leur vie“.

Ce qu’on sait c’est que le pont a été bâti à partir de 1963 par la Società Italiana per Condotte d’Acqua et qu’il est entré en activité en 1967 ; l’installation permet à l’autoroute A10 de surplomber le torrent Polcevera qui parcourt la vallée de la région génoise. C’est un viaduc de 1182 mètres de longueur et 45 mètres de hauteur, soutenu par trois pylônes en béton armé hauts de 90 mètres. Mais ces dernières années, ce sont plutôt sa vétusté et les problèmes de sécurité qu’il pose qui défrayaient la chronique. D’après le site italien spécialisé sur les infrastructures et les transports Ingegneri.info, cette catastrophe était “annoncée“.

Dans les années 80 et 90, on avait rajouté des câbles pour renforcer la structure. Une “maintenance profonde” avait même été faite pour rafistoler les fissures et corriger la dégradation du béton, souligne Antonio Brencich, professeur de structures à la faculté d’ingénieries de Gênes. Mais pour lui, le viaduc reste une “erreur d’ingénierie“. Il y a deux ans, il avait pointé des problèmes de “viscosité” du béton et des coûts de maintenance trop élevés. “À la fin des années 1990, 80% de ce qui a été dépensé pour la construction avait déjà été dépensé pour des travaux“, a-t-il déclaré.

Mise à jour : Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, évoque “une trentaine de morts”, au moins, d’après la chaine de TV française M6info.

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L’Italie a refusé lundi d’accueillir dans l’un de ses ports les 141 personnes secourues vendredi par le navire humanitaire Aquarius au large des côtes libyennes, en invitant la Grande-Bretagne et les autres pays de l’Union européenne à leur ouvrir leurs portes, rapporte “lorientlejour”.

Le bateau affrété par l’ONG SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF) navigue dans les eaux internationales entre Malte et l’Italie en attendant de connaître sa destination, indique la même source.

L’Aquarius a déjà passé neuf jours en mer au mois de juin lorsque le nouveau gouvernement italien formé par l’extrême droite et le mouvement populiste Cinq étoiles lui a, pour la première fois, interdit d’accoster dans ses ports en accusant les navires humanitaires de complicité avec les passeurs – une accusation rejetée par les ONG. Les 650 migrants qu’il transportait avaient finalement pu débarquer en Espagne mais Rome avait prévenu que la situation se représenterait.

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108 migrants ont été reconduits en Libye lundi 30 juillet au soir à bord d’un navire-commerçant, alors qu’ils tentaient de rejoindre la côte italienne. Le sauvetage a eu lieu en pleine mer à une centaine de kilomètres des côtes libyennes et les migrants ont été débarqués à Tripoli (Libye), rapporte francetvinfo

“D’après le droit international maritime, le capitaine avait l’obligation de conduire ces migrants dans un port sécurisé. Or, on sait que les conditions ne sont pas réunies en Libye pour assurer la protection de ces migrants”, rapporte la même source, citant le haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés.

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Les dirigeants des pays de l’Union européenne ont finalement, après bien des remous, paraphé un accord sur la gestion des flux de migrants devenue l’une des questions les plus brûlantes pour les Européens. Très schématiquement, ce texte signé jeudi 28 juin 2018 très tard dans la soirée demande à chacun de prendre sa part dans la misère qui déferle quotidiennement sur les côtes européennes. Mais manifestement l’UE n’est pas au bout de ses peines, car chaque Etat entend mettre ce qu’il veut dans cet accord.

Les leaders des quatre pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie), et ce n’est pas nouveau, refusent de faire le moindre effort pour accueillir les migrants ; ils ont même demandé carrément dans la matinée d’enterrer le principe de la solidarité imposée à tous, avec des quotas, qui a pourtant été affirmé hier soir ! Le Hongrois Victor Orban a enfoncé le clou en déclarant : “Il est clair que la relocalisation des migrants ne pourra pas s’effectuer sans l’accord préalable et le consentement des pays concernés. Ainsi la Hongrie restera un pays hongrois et ne deviendra pas un pays de migrants“, rapporte l’AFP.
Son homologue slovaque Peter Pellegrini embraye : “En ce qui concerne les quotas volontaires, je serai très prudent“.

Et comme pour définitivement torpiller l’accord, le ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, a lâché ce vendredi 29 juin que les ports italiens seraient inaccessibles “tout l’été” pour les ONG qui portent assistance aux migrants en Méditerranée. “Les ONG verront l’Italie seulement en carte postale“, a indiqué fièrement le leader de la Ligue, une formation d’extrême droite. Une position que ne renie pas ses “alliés” d’Europe de l’Est. Tout cela pour dire à ceux qui en doutaient que l’arrivée des populistes et de la droite en Italie rebat complètement les cartes de la politique d’immigration européenne, l’Italie étant le premier pays d’accueil, avec la Grèce…

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L’ambassadeur italien à Tunis, Raimondo De Cardona, a été reçu en audience lundi 04 juin 2018 au ministère des Affaires étrangères pour lui transmettre l’étonnement profond de la Tunisie suite aux déclarations faites par le nouveau ministre italien de l’Intérieur, Matteo salvini.
Ce dernier avait indiqué dimanche 03 juin 2018 lors d’un déplacement en Sicile que la Tunisie, le pays libre et démocratique, n’envoie pas des gens honnêtes en Italie mais souvent et volontairement d’anciens prisonniers.
Dans un communiqué, le ministère souligne que ces déclarations ne reflètent pas le niveau de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la migration. Les propos du nouveau ministre italien dénotent d’une méconnaissance des différents mécanismes de coordination établis entre les services tunisiens et italiens en charge de la lutte contre la migration irrégulière, selon la même source.
Le département réaffirme, dans son communiqué, le souci de la Tunisie d’œuvrer avec le nouveau gouvernement italien à consolider les relations d’amitié et de coopération stratégique entre les deux pays.
A la suite de la publication de ce communiqué, l’ambassadeur italien a contacté le département pour transmettre les clarifications du ministre italien qui l’a chargé de préciser que ses déclarations ont été sorties de leur contexte, affirmant son engagement à développer la coopération avec la Tunisie dans ses domaines de compétence.

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Il n’y a pas que les immigrés clandestins d’Italie qui ont du souci à se faire avec l’arrivée au pouvoir des populistes et de l’extrême droite en Italie, il y a l’Union européenne aussi. En effet parmi les bonnes idées du Mouvement 5 Étoiles et de la Ligue du Nord il y a l’émission d’une monnaie parallèle à l’euro. cette affaire a même fait l’objet d’un contrat entre les deux formations politiques à la tête du pays, selon le site d’infos RTL.

On a appris que cette étrange monnaie porte le nom de “mini-BOT” (Buoni Ordinaro del Tresorio, en italien, qui signifie bons du trésor) et qu’elle pourrait très bien voir le jour prochainement, avec des titres en papier. Il y aurait des BOTS d’une valeur de 1 euro, des BOTS de 10 euros, de 50, de 100 et même de 500, le même principe que les billets de banque. Le gouvernement pourrait l’utiliser pour régler la facture des prestations sociales. Il pourrait aussi servir à financer le futur revenu universel, un projet porté par la nouvelle alliance.
Les citoyens pourraient également payer leurs impôts avec les BOTS et les entreprises privées pourraient aussi encaisser la nouvelle monnaie, avec laquelle elles pourraient régler leurs taxes.

Pour faire simple, ce serait une sorte de come-back de la lire, avec un taux de change vis-à-vis de l’euro. On parle d’une émission, pour commencer, de 70 milliards d’euros de BOTS. Avec ce pactole, l’État italien aurait les coudées franches pour dépenser un maximum, ce que le cadre très rigide des accords de Maastricht ne lui permet pas. Le populisme ça mène aussi à ça, pour fidéliser les clients-électeurs…

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L’euro remonte face au billet vert lundi, repassant la barre de 1,17 dollar, alors qu’en Italie un ancien du FMI, Carlo Cottarelli, qui plaide en faveur de l’austérité budgétaire, est pressenti pour former un gouvernement après le renoncement de Giuseppe Conte.
Vers 06H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,1724 dollar, contre 1,1651 dollar, le 25 mai 2018 à 21H00 GMT. La devise européenne était tombée en séance à 1,1647 dollar, son plus bas niveau face au billet vert depuis le 13 novembre dernier, selon Boursorama.

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La France vient de perdre son statut de premier fournisseur commercial de la Tunisie en 2017 au profit de l’Italie, d’après les derniers chiffres du Fonds Monétaire International (FMI).
En effet, les importations en provenance de l’Italie ont repris en 2017 avec 3,16 milliards de dollars d’importations vers la Tunisie tandis que celles en provenance de la France ont stagné par rapport en 2016 à hauteur de 3,04 milliards de dollars, selon l’observatoire Tunisien de l’économie.
Parmi les cinq premiers fournisseurs commerciaux de la Tunisie en 2017, on distingue trois tendances. Une première tendance baissière entre 2010 et 2017 pour les deux premiers fournisseurs, la France et l’Italie. En effet, les importations en provenance de France et d’Italie ont régressé respectivement de 28% et 18% entre 2010 et 2017.
Une deuxième tendance stagnante pour l’Allemagne avec des importations en provenance d’Allemagne en légère baisse de 4%. Et enfin, une troisième tendance haussière pour la Chine et la Turquie. En Effet, les importations en provenance de Chine et de Turquie ont augmenté respectivement de 37% et 51% entre 2010 et 2017.
La Chine a même dépassé l’Allemagne en 2014, devenant ainsi le troisième fournisseur commercial de la Tunisie, bien loin encore de la France et de l’Italie.
Depuis l’indépendance, la France de par ses liens historiques a toujours été le premier fournisseur commercial de la Tunisie.

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Une délégation d’entreprises Tunisiennes participera à la 22ème édition d'”ECOMONDO/KEYENERGY” 2018, le plus important Salon dans le domaine des technologies pour l’environnement et les énergies renouvelables, qui se tiendra, du 6 au 9 Novembre 2018 à Rimini, en Italie, selon l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).
Des rencontres d’affaires B2B seront organisées en marge du salon, qui représente un rendez-vous international de référence pour les nouveaux modèles de l’économie circulaire dans le bassin méditerranéen.
Cette mission organisée par l’agence italienne de consulting, “Hemispheres WBD”, en collaboration avec l’APII, a pour but d’établir des rencontres d’affaires, sur la base des profils et des propositions de coopération reçus, entre les industriels Tunisiens et leurs homologues Italiens et internationaux.
Cette mission concerne les entreprises opérant dans plusieurs secteurs dont la valorisation, la récupération et le recyclage des déchets, les équipements et installations pour le traitement de l’eau, de l’air et des déchets, l’industrie chimique et pharmaceutique, l’industrie du pétrole et du gaz, l’Industrie alimentaire et agriculture, l’énergie solaire, les distributeurs et les grands installateurs de centrales d’énergie éolienne et l’industrie textile.

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L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) organise en collaboration avec la société italienne “Hemispheres WBD”, la participation d’une délégation d’entreprises tunisiennes aux rencontres d’affaires B2B qui seront organisées en marge du salon “ECOMONDO”, et ce du 06 au 09 novembre 2018 à Rimini en Italie, indique un communiqué.

ECOMONDO 2018 est le rendez-vous international de référence pour les nouveaux modèles de l’économie circulaire dans le bassin méditerranéen. C’est le
plus important salon dans le domaine des technologies pour l’environnement et les énergies renouvelables.

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Plusieurs sociétés italiennes connues à l’échelle internationale, dont le constructeur automobile FIAT et le groupe ” Marzotto ” spécialisé dans le secteur du textile ont exprimé leur volonté d’investir en Tunisie, qui constitue un site attrayant pour les investisseurs italiens, a annoncé l’Ambassadeur d’Italie à Tunis Lorenzo Fanara, au cours de sa rencontre, jeudi, avec le ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises, Slim Feriani. “Mazzotto envisage d’investir dans un projet qui devra employer 5 mille personnes“, a encore indiqué le diplomate .
Pour sa part, Feriani a souligné que la Tunisie offre d’importantes opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs industriels, tels que le textile et l’industrie des composants automobiles. Le gouvernement a adopté plusieurs mesures afin d’impulser l’investissement, booster l’exportation et consolider les secteurs prometteurs, a ajouté le ministre.
Il a également passé en revue les grandes orientations adoptées afin d’améliorer le climat d’investissement à travers le développement des législations et l’adoption de plusieurs facilitations et incitations en vue d’attirer les investisseurs et permettre à la Tunisie de devenir un pôle économique.
A noter que l’Italie est le deuxième partenaire commercial de la Tunisie, après la France et le troisième investisseur étranger en Tunisie avec 469 sociétés opérant dans le domaine industriel.

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La Société Tunisienne d’Electicité et de Gaz (STEG) vient de signer des contrats d’ingénierie, approvisionnement et construction (EPC) et d’un contrat additionnel pour un montant d’environ 700 millions de dinars (240 millions d’euros) avec l’entreprise italienne Ansaldo Energia, pour la construction d’une centrale thermoélectrique d’une puissance installée de 625 MW, à Mornaguia, au sud-ouest de Tunis, a annoncé le constructeur italien, vendredi, 27 avril 2018.
Le contrat signé avec l’entreprise italienne porte sur la construction d’une centrale thermoélectrique à cycle combiné alimentée au gaz de 625 MW en plus d’un contrat de maintenance à long terme pour l’entretien et l’assistance des installations.

La centrale sera équipée de deux turbines à gaz modèle AE94.3A avec les générateurs et systèmes auxiliaires correspondants, construits dans les installations de production d’Ansaldo Energia à Gênes. Les travaux prendront 22 mois à compter de la réception de l’ordre d’exécution.
”Cette nouvelle commande est le résultat d’un travail d’équipe concerté impliquant l’ensemble de l’entreprise”, a déclaré Giuseppe Zampini, directeur d’Ansaldo Energia, cité dans le site web de l’entreprise.
“Je tiens à remercier les institutions gouvernementales impliquées pour leur soutien constant et efficace à la défense de l’industrie italienne sur les marchés internationaux”, a-t-il dit.

Ansaldo Energia a développé plusieurs projets énergétiques en Tunisie : elle a construit les usines de Sousse C et de Sousse D dans la région de Sidi Abdel-Hamid et l’usine de Rades B, et elle coordonne les travaux de maintenance de l’usine de Ghannouch.
L’entreprise a qualifié le contrat, vendredi, selon la même source, de “grand succès”, précisant que les contrats signés avec la STEG sont pour la réalisation d’une centrale de production d’électricité et pour les activités afférentes de service à long terme.
Par ailleurs, l’agence TAP n’a pas pu joindre aucun responsable de la STEG pour obtenir plus de détails et commentaires sur ces contrats.

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