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Le Yémen est actuellement confronté à la pire crise alimentaire dans le monde, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). « Avec près de 18 millions de personnes qui ne savent pas comment obtenir leur prochain repas, alors que plus de 8 millions d’entre elles sont au bord de la famine », a ainsi déclaré le porte-parole du PAM lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

Si la situation persiste, l’Agence onusienne s’attend à voir 3,5 millions de Yéménites supplémentaires en situation de grave insécurité alimentaire. Au total, il y aurait près de 12 millions de personnes en danger et qui pourraient être touchées par cette menace de famine, soit deux personnes sur cinq, en raison de l’escalade de la guerre et de l’aggravation de la crise économique.

« Ces Yéménites ont besoin d’une aide alimentaire régulière et urgente pour les empêcher de sombrer dans des conditions analogues à la famine », a mis en garde Hervé Verhoosel.

La situation est beaucoup plus préoccupante à Hodeïda en raison de l’intensification du conflit ces dernières semaines. Le PAM craint que des millions de personnes supplémentaires qui luttent actuellement pour joindre les deux bouts ne succombent de plus en plus souvent à la faim et à la maladie dans cette région. « Depuis juin, quelque 570.000 personnes ont dû fuir leurs combats à Hodeïda », a-t-il ajouté.

La situation est beaucoup plus préoccupante à Hodeïda, Hervé Verhoosel

Entre 2017 et 2018, le nombre de personnes très affamées dans le pays a augmenté de 25% et le PAM a donc été obligé d’accroître son aide alimentaire.

« Le peuple yéménite ne peut résister à aucun choc supplémentaire. Sans solution pacifique au conflit au Yémen, le PAM craint que le niveau de la faim dans le pays ne continue à augmenter », avertit Hervé Verhoosel.
Plus de 8 millions de personnes en « phase d’urgence »

Toutefois l’Agence onusienne précise qu’il n’existe actuellement aucune preuve statistique indiquant une famine au Yémen. Reste que selon le Cadre intégré de classification de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire, 8,4 millions de personnes se trouvent en « phase d’urgence ». Ce qui signifie que « la situation est si critique » et ces Yéménites pourraient tomber dans la famine s’ils ne continuaient pas à recevoir une aide alimentaire et nutritionnelle suffisante et durable.

Selon le PAM, de nombreux facteurs contribuent à ces niveaux élevés de faim et de malnutrition au Yémen.

« Même avant le début du conflit en mars 2015, le Yémen était l’un des pays du monde les plus touchés par l’insécurité alimentaire et le plus pauvre du Moyen-Orient », fait remarquer le porte-parole du PAM.

Face à cette situation humanitaire inquiétante, le PAM, de concert avec d’autres agences des Nations Unies, fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter la famine au Yémen et faire en sorte que les plus affamés reçoivent une aide alimentaire soutenue et vitale.De plus, le riyal yéménite a subi une dépréciation « alarmante » (180%) en trois ans. Le coût des produits alimentaires de base a augmenté de 35% au cours des 12 derniers mois, empêchant de nombreuses familles de se nourrir.

Dans ce dispositif, il s’agit de l’aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence fournie à environ 8 millions de personnes parmi les plus affamées. De plus, l’agence onusienne basée à Rome adapte constamment ses opérations pour répondre « aux besoins changeants de la faim dans le pays ».
Des stocks alimentaires disponibles pour nourrir plus de 6 millions de personnes pendant deux mois et demi

« Par exemple, nous avons fourni des rations alimentaires immédiates en quantité suffisante pendant cinq jours à toutes les personnes fuyant le conflit dans le gouvernorat de Hodeïda », a souligné Herve Verhoosel. En septembre dernier aussi, le PAM a procédé à des opérations de distribution alimentaire d’urgence ponctuelle aux 225.000 habitants restants de la ville de Hodeïda.

Par ailleurs, le PAM rappelle que tous les ports et aéroports fonctionnent. L’Agence onusienne fait en sorte que l’assistance alimentaire d’urgence soit bien prépositionnée et que les stocks soient réacheminés au cas où les ports et routes seraient coupés.

Le PAM rappelle que tous les ports et aéroports fonctionnent

En attendant, le PAM dispose actuellement de suffisamment de céréales dans le pays pour venir en aide à 6,4 millions de personnes parmi les plus affamées du pays pendant deux mois et demi.

« Nous avons plusieurs navires d’expédition de vivres en route vers le Yémen à destination de divers ports du pays et avons commencé à utiliser le port de Salaalah, à proximité d’Oman, comme voie supplémentaire », a déclaré Hervé Verhoosel.

Toutefois, en raison de la situation sécuritaire extrêmement volatile à Hodeïda, le PAM n’a pas accès à ses 51.000 tonnes de blé stockées dans une usine sur la Mer Rouge. Ces vivres suffisraient à nourrir pendant un mois près de 3,7 millions des personnes au nord et au centre du Yémen.

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir l’accès à ces stocks de blé », a conclu le porte-parole du Programme alimentaire mondial de l’ONU.

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L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Achim Steiner, et le Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, appellent les partenaires nationaux et internationaux à renforcer leurs efforts conjoints pour venir en aide aux populations de la région du Nord-Est du Nigéria affectée par les conflits dans les états de Borno, Adamawa and Yobe, tout en accélérant le rétablissement des moyens de subsistance.

Au cours d’une visite officielle conjointe de deux jours au Nigeria, les hauts responsables de l’ONU ont rencontré le ministre des Finances, Zeinab Ahmad, des ministres et des hauts fonctionnaires. Le 6 octobre, ils ont visité des projets dans la ville de Bama et dans la communauté de Ngwom dans l’État de Borno, le plus touché par le conflit depuis près de dix ans. À Ngwom, où des travailleurs humanitaires et des acteurs du développement fournissent une assistance vitale et mettent en œuvre des programmes de développement, les deux responsables ont entendu des témoignages de personnes touchées par la crise du bassin du lac Tchad, qui tentent de reconstruire leur vie.

« Nous sommes attachés au Nigéria et à son peuple », a déclaré M. Lowcock. « Nous sommes ici pour appuyer le leadership du gouvernement dans la recherche de solutions dans le nord-est. L’aide humanitaire ne peut être qu’une solution temporaire. Je suis heureux d’être ici avec l’Administrateur du PNUD pour que les efforts humanitaires et de développement s’unissent afin de sauver des vies, de stabiliser la situation, de reconstruire la vie des communautés pour l’avenir. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher cette crise de perdurer pendant des années.

« Nous avons une occasion unique d’apporter un soutien et des solutions qui fassent une réelle différence pour les communautés du nord-est du Nigéria », a déclaré M. Steiner. « Pour aider les personnes touchées par la crise, nous devons travailler ensemble – organisations humanitaires et organisations de développement – pour faire face aux besoins humanitaires immédiats et aux causes profondes de la crise. »

Le Gouvernement nigérian a lancé des initiatives de redressement et mis en œuvre des moyens importants en vue d’une stabilisation rapide dans le nord-est du pays. Les activités de relèvement rapide et de subsistance mises en œuvre par les agences des Nations Unies et les ONG internationales et locales visent à s’attaquer aux causes sous-jacentes du conflit, à jeter les bases d’un développement durable et à éviter la dépendance à l’aide.

La crise humanitaire dans le nord-est du Nigéria s’est étendue à la région du lac Tchad. Cette crise est aujourd’hui l’une des plus graves au monde, avec 7,7 millions de personnes ayant besoin d’une assistance humanitaire dans les états les plus touchés, à savoir Borno, Adamawa et Yobe. La sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle sont extrêmement fragiles dans le nord-est du pays, notamment en raison de la forte dépendance vis-à-vis de l’aide, aggravée par le manque d’accès à la terre ou à d’autres moyens de subsistance. On estime que jusqu’à 3 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire critique. Près d’un million d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrent de malnutrition aiguë, dont 440 000 sont atteints de malnutrition aiguë sévère.

Cette visite fait suite à une conférence internationale des donateurs qui s’est tenue à Berlin au début du mois de septembre, au cours de laquelle des donateurs internationaux ont annoncé une contribution de 2,5 milliards de dollars américains pour des projets humanitaires, de stabilisation et de relance dans la région du lac Tchad.

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Des combattants non identifiés ont tué plus de 1 000 civils sur le territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours d’une série de massacres qui a commencé il y a quatre ans, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 22 septembre 2018, des combattants ont tué 17 personnes dans la ville de Beni, portant le nombre de civils tués cette année à au moins 235 personnes. Le 24 septembre, des combattants ont attaqué la ville d’Oïcha et enlevé 16 personnes, pour la plupart des enfants, qui sont toujours portés disparus.

Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) devrait étendre le champ de son enquête sur la RD Congo pour couvrir les attaques qui ont commencé à Beni le 2 octobre 2014, a déclaré Human Rights Watch. La mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo (la MONUSCO) devrait renforcer ses capacités d’analyse et son engagement communautaire pour faire la lumière sur les responsabilités pour les attaques et améliorer la protection des civils.

« Les meurtres brutaux d’habitants de Beni ne cesseront pas tant que les commandants des forces responsables ne seront pas traduits en justice », a souligné Ida Sawyer, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Puisque les autorités congolaises n’ont pas enquêté ni ouvert de poursuites judiciaires de manière crédible pour ces atrocités, la Cour pénale internationale devrait enquêter en vue de futurs procès. »

Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, un projet conjoint mené par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo, au moins 235 personnes ont été tuées au cours de plus de 100 attaques menées à Beni entre janvier et septembre. Beaucoup ont été tués à coups de hache ou de machette, ou encore par balles. Plus de 165 civils ont été kidnappés ou enlevés pour obtenir une rançon, et des dizaines d’autres ont été blessés ou ont disparu cette année.

Ces attaques compliquent les efforts visant à endiguer la flambée de virus Ebola qui a fait au moins 70 morts depuis le mois d’août. Le risque de voir cette épidémie s’aggraver est renforcé, alors que les soignants ne peuvent accéder à certaines zones à cause de l’insécurité, et que l’Organisation Mondiale de la Santé considère que la menace est « imminente » pour l’Ouganda, pays voisin.

Human Rights Watch a mené sept visites de recherche sur le territoire de Beni au cours de ces quatre dernières années et a parlé à plus de 200 victimes et témoins des attaques, ainsi qu’à des responsables de l’armée et du gouvernement congolais, de l’ONU, et d’autres personnes.

Des représentants du gouvernement congolais et de l’armée ont affirmé à plusieurs reprises que la quasi-totalité des attaques commises à Beni étaient le fait des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé islamiste ougandais présent dans la zone depuis 1996. Mais les recherches de Human Rights Watch, de même que les conclusions du Groupe d’experts de l’ONU sur le Congo, du Groupe d’étude sur le Congo basé à New York et d’organisations congolaises de défense des droits humains, suggèrent que d’autres groupes armés ainsi que certains officiers de l’armée congolaise ont été impliqués dans la planification et l’exécution de beaucoup de ces attaques. Les ADF semblent aussi s’être scindés en plusieurs factions, certains de ces combattants travaillant avec des groupes armés locaux.

En 2016, le Groupe d’experts de l’ONU a établi que le Général de brigade Muhindo Akili Mundos, commandant de l’armée congolaise qui entretient des liens étroits avec le Président Joseph Kabila, et qui était en charge des opérations contre les ADF d’août 2014 à juin 2015, avait formé un nouveau groupe armé en recrutant des combattants des ADF, d’anciens combattants de groupes armés locaux connus sous le nom de Mai Mai, et d’autres personnes. Ce groupe a été impliqué dans certains massacres commis sur le territoire de Beni depuis octobre 2014, toujours selon le Groupe d’experts.

Le général Mundos a été sanctionné par l’Union européenne en mai 2017, et par le Conseil de sécurité de l’ONU en février 2018, en raison de son implication présumée dans de graves violations des droits humains, y compris à Beni. Le Brigadier Général avait été déployé en Ituri à la mi-2015, et dans la ville de Bukavu, à l’est, en août 2018. On ignore s’il joue un rôle dans les tueries commises actuellement.

Après une accalmie relative à Beni pendant la majeure partie de 2017, les attaques ont repris en septembre de cette même année. Puis, le 7 décembre, des combattants non-identifiés ont attaqué une base militaire de l’ONU sur la route de Mbau-Kamango, tuant 15 casques bleus tanzaniens et 5 soldats congolais, et faisant 43 blessés parmi les forces de maintien de la paix. Un casque bleu tanzanien est toujours porté disparu. Le Secrétaire général des Nations Unies a qualifié cet événement de « la pire attaque contre les soldats de la paix de l’histoire récente de l’Organisation ». Deux autres attaques en septembre et octobre avaient précédemment causé la mort de quatre casques bleus et en avaient blessé 19 autres. L’ONU a accusé les ADF d’être responsables de ces attaques.

L’armée congolaise a lancé une nouvelle opération militaire contre des groupes armés à Beni en janvier – cette fois sans le soutien de la MONUSCO. Menée par le Général Marcel Mbangu, l’armée a promis qu’il s’agirait de « la dernière opération militaire pour restaurer la paix et la sécurité dans la région ». Pourtant, cette nouvelle offensive a coïncidé avec une hausse des attaques contre les civils, selon des chercheurs indépendants et le Groupe d’experts de l’ONU.

Tout comme lors des précédentes opérations militaires à Beni, de nombreux civils locaux ont constaté l’inefficacité des efforts de l’armée, et son incapacité à réagir quand les habitants signalent une attaque ou la présence suspecte d’hommes armés.

« La seule chose qu’ils font, c’est se protéger eux-mêmes », a dit un cultivateur de Beni à Human Rights Watch. « Quand ils attaquent des groupes armés, ils se contentent de les repousser, mais ils ne cherchent pas réellement à les intercepter. »

« J’ai vu quelques dizaines de personnes piller la petite boutique juste en face de chez nous, puis tuer le propriétaire », racontait un habitant du coin au sujet de l’attaque menée le 22 septembre dans la ville de Beni. « Comment ont-ils réussi à passer le camp militaire qui est tout près ? Les soldats et les policiers se sont simplement enfuis. Nous sommes abandonnés, et on nous a jeté dans la gueule du lion. »

Une cour militaire opérationnelle congolaise de Beni, qui n’est assortie d’aucun processus d’appel, a jugé environ 180 suspects pour leur rôle présumé dans ces meurtres, et notamment des présumés combattants des ADF, des civils accusés de collaborer avec les ADF et des militaires congolais. En janvier, plus de 130 personnes ont été condamnées, dont trois colonels de l’armée. Les autorités congolaises n’ont pas enquêté sur le rôle présumé du général Mundos. Des observateurs indépendants présents lors du procès ont fait part de nombreuses raisons de douter de sa crédibilité, et notamment des cas de subornation de témoins, des irrégularités de procédures pour les accusés, et le manque d’enquêtes approfondies sur les pistes relatives à l’implication potentielle de commandants plus haut gradés. Des défenseurs des droits humains et des chercheurs indépendants ont déclaré avoir été intimidés par des responsables des services de sécurité congolais, et plusieurs ont été contraints de fuir la région.

La CPI est compétente pour juger les crimes internationaux graves commis en RD Congo. Elle y a ouvert une enquête en juin 2004 et a jugé plusieurs affaires, mais la CPI n’a pas engagé de poursuites pour des crimes récents.

Depuis des années, des mouvements de jeunes et organisations de défense des droits humains congolais organisent des manifestations pacifiques pour demander que cessent les tueries à Beni, et exiger un engagement international pour améliorer la sécurité et traduire les responsables en justice. Les forces de sécurité congolaises ont frappé ou arrêté des manifestants pacifiques au cours de ces rassemblements, y compris dans la capitale, Kinshasa, où 29 personnes ont été arrêtées le 27 septembre.

« En quatre ans, le gouvernement congolais s’est montré incapable de mettre un terme aux abus et aux souffrances à Beni », a souligné Ida Sawyer. « Beni a besoin de davantage d’action internationale pour protéger les civils, traduire les coupables en justice, et aider les soignants qui s’efforcent de lutter contre Ebola. »

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Le président de TABC, Bassem Loukil, a annoncé lors de la tenue des travaux de la première édition du Forum économique tuniso-libyen que le sujet de l’investissement est important entre les deux pays, notamment depuis que de nombreuses unités hôtelières et cliniques ont fermé leurs portes vu la dégradation de la situation sécuritaire. Il a affirmé que les investisseurs tunisiens sont prêts à garantir la réouverture de ces institutions à forte valeur ajoutée .

Loukil a également signalé que les domaines de partenariat entre les deux pays concernent plusieurs secteurs, à l’instar de la santé, l’agroalimentaire, les services….

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Dans un Post sur sa page, l’islamiste résident aux USA et chef de file du groupe de lobbyistes d’Ennahdha aux “States” a indiqué avoir été reçu par le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi (BCE). Ce dernier, dit-il, a refusé de lui accorder le privilège d’une photo avec lui. Manar Skandrani a précisé que le but de cette visite, laquelle n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucune communication officielle de la Présidence, était d’essayer de recoller les morceaux entre BCE et RG (Rached Ghannouchi). Les relations entre les deux dirigeants s’étaient dernièrement détériorées, ou sont apparues comme telles, après que BCE a annoncé la fin du consensus et qu’Ennahdha s’était lavée les mains de BCE en décidant de soutenir le chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans sa guerre avec BCE.

Skandrani dit avoir donné raison, «pour la stabilité de l’Etat», à BCE concernant le fait que Youssef Chahed doit se présenter devant l’ARP pour un vote de confiance, «pour finir son mandat dans le calme» précisait-il dans son post. Et Skandrani le médiateur a aussi dit : «il parait que BCE a compris qu’Ennahdha voudrait mettre un terme au consensus en refusant de prendre parti contre Youssef Chahed (…) et je considère que c’est temporaire“. Il dit aussi avoir informé BCE qu’il a rencontré Rached Ghannouchi et lui a demandé pourquoi il n’a pas répondu à l’accusation de BCE. Ce à quoi RG aurait répondu que «BCE est un ami et que ce n’est qu’une tempête qui passera». Tout cela confirme deux choses : D’abord que RG n’a pas toujours son parti derrière ses décisions. La seconde est qu’Ennadha reste un parti politique versatile, dont les positions ne sont jamais stables !

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Yémen : La famine pourrait s'ajouter aux autres malheurs, alerte le PAM

Alors que le conflit continue de faire rage au Yémen, entraînant une inflation galopante et une flambée des prix alimentaires, le Programme alimentaire mondial (PAM) a tiré la sonnette d’alarme mercredi quant au sort des 18 millions de Yéménites qui ne savent pas d’où viendra leur prochain repas.

« Seule une cessation immédiate des hostilités donnera à la communauté humanitaire l’accès durable dont elle a besoin pour fournir la nourriture et toute autre assistance vitale nécessaire pour sauver des vies au Yémen », a affirmé dans une déclaration mercredi le Directeur exécutif du PAM, David Beasley.

« Ma principale préoccupation concerne les enfants, les femmes et les hommes innocents du Yémen et j’exhorte toutes les parties à mettre fin aux combats et à soutenir les efforts visant à instaurer la paix », a précisé le chef du PAM.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Yémen est confronté à l’une des crises humanitaires les plus profondes, avec 22,2 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance vitale, y compris de la nourriture, de l’eau salubre, d’un soutien nutritionnel et de soins médicaux de base.

L’économie du pays s’est effondrée depuis que le conflit entre les forces gouvernementales et leurs alliés, pour étouffer les rebelles houthis, s’est intensifié en 2015.

Une inflation galopante

Le riyal yéménite a subi une dépréciation de 180% en trois ans.

Le coût des produits alimentaires de base a augmenté de 35% au cours des 12 derniers mois, empêchant de nombreuses familles de se nourrir, alors que le Yémen est déjà confronté à la plus grande crise de la faim dans le monde avec près des deux tiers de la population, qui ne sait pas de quoi sera fait son prochain repas.

Chaque mois, entre 6 et 7 millions de personnes ont reçu une aide alimentaire du PAM au cours de l’année passée, ce qui, selon David Beasley a empêché le pays de sombrer dans une famine généralisée.

Le Directeur exécutif du PAM a toutefois averti qu’avec les obstacles et risques croissants « nous atteignons maintenant la limite ».

Bien que l’agence ait l’intention d’augmenter ses capacités pour atteindre 8 millions de personnes par mois, le chef du PAM craint que « si le conflit continue à s’intensifier et que la situation économique se détériore » le nombre de Yéménites en insécurité alimentaire sévère n’atteigne les 12 millions.

« Avec un accès limité, une insécurité croissante et de nouveaux dommages aux infrastructures du pays », il serait « extrêmement difficile » pour le PAM de venir en aide à ce nombre de personnes, a souligné M. Beasley.

Arrêter de prendre pour cible des humanitaires

Le Directeur exécutif du PAM a fait état d’une série d’attaques, « involontaires ou non », sur les travailleurs, camions, entrepôts et silos du PAM qui contiennent des céréales. Il a rappelé que ces installations sont « neutres » et a affirmé que viser des travailleurs humanitaires ou des ressources et infrastructures humanitaires « ne devrait pas avoir sa place au Yémen ou ailleurs dans le monde ».

  1. Beasley a également souligné le fait qu’avec les multiples urgences humanitaires majeures à travers le monde, le choc financier de la crise au Yémen devient « un défi majeur pour la communauté internationale  ».

Il a appelé à de nouveaux points d’entrée pour les importations alimentaires humanitaires et commerciales dans le pays. « Le temps est compté pour les agences humanitaires au Yémen afin d’empêcher ce pays de sombrer dans une famine dévastatrice », a averti David Beasley.

« J’exhorte toutes les parties au conflit à s’acquitter de leurs obligations de protéger les civils et les infrastructures civiles et à prendre des mesures actives pour respecter le droit international humanitaire en mettant fin au conflit et en apportant la paix dont le Yémen a désespérément besoin », a conclu le chef du PAM.

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Syrie : Un accord qui permettra, peut-être, d'éviter un carnage à Idlib

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité mardi de l’accord intervenu le 17 septembre entre le Président turc Recep Tayyip Erdogan et le Président russe Vladimir Poutine pour créer une zone tampon démilitarisée dans la région d’Idlib, en Syrie.

« Cela devrait permettre d’éviter des opérations militaires de grande envergure », a noté le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse.

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties en Syrie à coopérer à la mise en œuvre de l’accord et à assurer partout un accès humanitaire sûr et sans entrave par les routes les plus directes », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU « souligne la nécessité d’agir rapidement pour s’attaquer aux causes profondes du conflit et de forger enfin une solution politique durable conforme à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies », a encore dit le porte-parole.

La zone démilitarisée dans la région d’Idlib, dernier bastion rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, sera créée d’ici au 15 octobre 2018. Cette zone sera de 15 à 20 kilomètres de large. Des unités de l’armée turque et de la police militaire russe contrôleront cette zone. La Russie est un allié du régime syrien, tandis que la Turquie soutient les groupes rebelles.

Depuis plusieurs jours, les Nations Unies mettent en garde contre une catastrophe humanitaire si l’armée syrienne lance une offensive militaire de grande ampleur pour reprendre la région d’Idlib.
Réunion du Conseil de sécurité sur la situation à Idlib

A New York, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni ce mardi pour faire le point sur la situation en Syrie.

Le chef de l’humanitaire des Nations Unies, Mark Lowcock, a salué devant les membres du Conseil l’accord entre la Russie et la Turquie. Il a expliqué qu’une escalade militaire dans la région aurait pu conduire à la pire tragédie humanitaire du 21ème siècle : plus de deux millions de personnes auraient pu être déplacées.

« Si l’accord d’hier est respecté, cela empêchera la catastrophe que nous redoutions. » Il a toutefois attiré l’attention sur le fait que la démilitarisation, pour être effective, doit être mise en œuvre par toutes les parties. Il a aussi mis en garde contre l’utilisation de la force pour démilitariser, ce qui poserait un risque pour les civils alors que la démilitarisation a précisément pour but de les protéger.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires a souhaité que les civils soient libres de se déplacer et qu’ils reçoivent le soutien nécessaire partout où ils veulent se rendre. M. Lowcock a également recommandé que la distinction entre civils et combattants soit faite dans le respect du droit international et avec des normes claires, afin d’assurer un traitement humain et pour que des mesures de protection et d’assistance soient appliquées aux civils, notamment les femmes et les enfants qui font partie des familles ou sont considérés comme des proches des combattants.

Sur le plan humanitaire, l’ONU et d’autres organisations humanitaires continuent d’apporter leur assistance à partir de la frontière avec la Turquie, dans le respect des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, ce qui permet ainsi de soutenir près de deux millions de personnes chaque mois dans le nord-ouest de la Syrie.

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À la suite des consultations de paix qu’il a convoquées la semaine dernière à Genève, l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a indiqué au Conseil de sécurité qu’il ne s’attendait pas à ce que ce soit « une mission aisée ».

« La guerre a connu une escalade sur tous les fronts. Le degré de confiance est au plus bas et les coûts humain et humanitaire ne cessent de croître », a déclaré M. Griffiths aux membres du Conseil par visioconférence depuis Amman, en Jordanie.

Si les parties au conflit sont piégées dans « un cycle vicieux de violence », le peuple yéménite, à l’inverse, aspire à une solution politique pacifique pour mettre fin à la guerre et avoir un gouvernement qui puisse satisfaire ses besoins fondamentaux, a expliqué M. Griffiths, faisant état de la « course contre la montre pour sauver ce qui reste des institutions publiques » du pays.

En dépit du fait que l’une des parties était absente aux consultations à Genève, l’ONU a pu quand même pu relancer le processus politique, a assuré l’Envoyé spécial. « J’étais tout aussi déçu que vous de ne pas avoir pu amener la délégation de Sana’a à Genève et j’espère que cela ne se reproduira plus », a-t-il ajouté.

Le processus politique yéménite connaîtra des hauts et des bas, a prédit M. Griffiths. Cela ne démontre pas forcément que la situation politique et militaire n’est pas propice à des consultations officielles. « Certes, ce processus n’est pas facile. Il faut de la volonté politique, de la détermination et l’engagement de tous les acteurs, y compris des membres du Conseil de sécurité », a-t-il recommandé.

« Je vois mon rôle comme un travail aux côtés des parties pour comprendre leurs préoccupations », a indiqué l’Envoyé spécial. Mon rôle, a-t-il précisé, est de les encourager tout en leur rappelant la nécessité de respecter leurs obligations et leurs responsabilités vis-à-vis du peuple yéménite et de la communauté internationale.

Le déclin économique plonge de plus en plus de Yéménites dans la pauvreté

Les parties ne doivent pas se laisser entrainer dans de nouveaux affrontements militaires de grande envergure, a mis en garde M. Griffiths. Il s’est notamment dit préoccupé par les attaques des forces Ansar Allah contre l’Arabie saoudite et en Mer rouge.

En outre, le déclin économique au Yémen plonge de plus en plus de personnes dans la pauvreté et risque de déclencher un conflit dans le sud. Les manifestants dans les gouvernorats du sud ont exprimé leurs préoccupations quant à la fourniture des besoins de base. Il faut entendre les voix du sud du pays, a fait valoir l’Envoyé spécial.

M. Griffiths a indiqué qu’il allait continuer ses discussions dans le cadre d’une série de visites ces prochains jours, dans le but de réaliser des progrès tangibles en s’appuyant sur les discussions de Genève et les principales mesures de renforcement de la confiance, dont l’échange de prisonniers et l’ouverture de l’aéroport de Sana’a. Il a dit souhaiter un engagement fort des parties de poursuivre les consultations.

L’Envoyé spécial prévoit également de rencontrer plusieurs acteurs du sud du pays pour trouver un accord sur leur participation au processus politique, processus au sein duquel les femmes ont un rôle à jouer, l’inclusivité étant cruciale.

Ce chemin vers la paix ne sera pas linéaire, a insisté M. Griffiths. « Il n’est pas surprenant que certains trouvent difficile d’y participer », a-t-il dit. « Avancer vers la paix est urgent à présent, c’est là une leçon que l’on tire de Genève ».

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« L’avenir de la Libye se décide aujourd´hui et l’UE doit jouer un rôle central dans la gestion de la crise. Si nous ne sommes pas en mesure de mener à bien cette tâche, nous laisserons le champ libre aux ambitions et aux intérêts de certains pays, tels que la Russie, l’Égypte ou les Émirats arabes unis ». C’est ce qu’a déclaré Antonio Tajani, à propos de la décision du Parlement européen de tenir un débat mardi prochain à Strasbourg sur la situation en Libye.

Selon M. Tajani, « sans un gouvernement libyen stable, capable de contrôler les frontières et le territoire, le problème des flux migratoires en provenance des côtes libyennes ne peut que s’aggraver. Le trafic d’armes et de drogue continuera également d’alimenter le terrorisme, mettant en danger la sécurité des Africains et des Européens ».

« Le pays est une poudrière prête à exploser. Les affrontements qui ont tué plus de deux cents personnes à Tripoli au cours des derniers mois – a ajouté M. Tajani – ont encore aggravé les conflits internes et, malgré l’accord visant à mettre fin à la violence, la situation reste extrêmement fragile. L’Europe doit intervenir de manière plus décisive dans cette crise, en parlant avec une seule voix, comme l’ont demandé tous les interlocuteurs libyens que j’ai rencontrés lors de mon voyage à Tripoli en juillet dernier ».

« Le débat avec les représentants de 500 millions d’Européens doit être un pas vers une approche concertée de l’UE face à cette urgence. Nous avons besoin d’une coordination plus efficace entre les États et les institutions de l’UE. Il faut que les États membres qui ne font que promouvoir leurs propres programmes nationaux, au détriment d’une approche commune et au détriment de tous les citoyens européens, fassent un pas en arrière. »

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Idlib. C’est la dernière grande forteresse des djihadistes et rebelles qui tiennent encore tête au régime de Bachar Al Assad. Sa chute, manifestement imminente, sonnera le glas d’une rébellion qui était à deux doigts de venir à bout du président syrien, encerclé à Damas il y a à peine quelques mois. Mais l’aviation et l’artillerie russes, qui ne font pas dans le détail, sont passées par là, et ont renversé la situation en faveur d’Al Assad, qui soigne en retour les intérêts géostratégiques de Moscou dans la région (en accueillant des bases militaires russes dans la durée). Après Idlib, le triomphe du régime syrien sera total, ou presque, alors l’armée prépare une grande offensive pour faire déguerpir l’ennemi. Mais comme 3 millions de personnes y vivent, l’ONU craint une énorme catastrophe humanitaire. Ces questions seront sur la table cet après midi du vendredi 07 septembre 2018 à Téhéran, lors d’un sommet entre les présidents russe, Vladimir Poutine, turc, Recep Tayyip Erdogan et iranien, Hassan Rohani.

Erdogan, qui craint un afflux massif sur sa frontière, va tenter de convaincre Poutine, l’allié de Damas, qu’il faut éviter de bombarder dans le tas à Idlib. Car la population y est très dense et on est sûr que des tragédies à large échelle se produiront, peut-être même les pires depuis le déclenchement du conflit sanglant en 2011. Washington craint que l’armée d’Al Assad balance des armes chimiques sur les populations et prévient qu’il ne laisserait pas faire. Les Etats-Unis devront également gérer Moscou, impitoyable quand il s’agit de déloger ceux qu’il qualifie de terroristes. «Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes […] Et peu importe qu’ils se trouvent à Alep, à Idlib ou en d’autres points de la Syrie», a déclaré hier jeudi Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères…

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De graves violations des droits de l’homme, dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité, ont continué d’être commises au Burundi en 2017 et 2018, a affirmé mercredi la Commission d’enquête des Nations Unies sur le pays lors de la présentation de son dernier rapport à Genève.

« Les violations que la Commission avait documentées dans son premier rapport ont perduré tout au long de l’année écoulée. Certaines pratiques, comme celles consistant à faire disparaître les corps ou à opérer de nuit, tendent à les rendre moins visibles, mais elles n’en sont pas moins réelles », a déploré Doudou Diène, le Président de la Commission d’enquête, dans un communiqué de presse.

« Le référendum constitutionnel organisé en mai 2018 et la campagne pour les élections à venir en 2020 ont en particulier donné lieu à des persécutions, menaces et intimidations à l’encontre des personnes soupçonnées de s’opposer au gouvernement ou de ne pas partager la ligne du parti au pouvoir, que cela soit avéré ou non », a déploré M. Diène.

La Commission fonde ses conclusions sur quelque 900 témoignages de victimes de violations des droits de l’homme, de témoins et d’auteurs présumés de tels actes, dont plus de 400 recueillis au cours de l’année écoulée. A défaut d’avoir obtenu accès au territoire burundais, la Commission a notamment basé son enquête sur la base d’informations recueillies auprès de réfugiés burundais dans les pays voisins ainsi qu’en Europe. Toutefois, un pourcentage important d’entretiens ont été menés par la Commission avec des personnes à l’intérieur du pays par téléphone, a précisé Doudou Diène lors d’une conférence de presse mercredi à Genève.

Le gouvernement du Burundi a, cette année encore, refusé tout dialogue et toute coopération avec la Commission d’enquête, en dépit des requêtes et initiatives répétées de cette dernière.

Les Imbonerakure, acteurs de la répression « dans une impunité quasi-totale »

La Commission souligne par ailleurs que les membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, ont pris une importance croissante dans la répression, « hors de tout cadre légal et dans une impunité quasi-totale ».

« La Commission a pu établir qu’ils agissent avec l’aval et sous le contrôle effectif de l’Etat burundais », a affirmé Françoise Hampson, membre de la Commission d’enquête. « Les Imbonerakure harcèlent, contrôlent et intimident la population et de nombreuses violations des droits de l’homme leur sont imputables. Ils opèrent souvent aux côtés ou en collaboration avec la police et le Service national de renseignement (SNR), qui restent les organes étatiques les plus impliqués dans les violations graves des droits de l’homme commises au Burundi », a-t-elle ajouté.

Une liste d’auteurs présumés de crimes contre l’humanité a été établie par la Commission. Cette liste pourra être mise à la disposition de tout organe ou juridiction qui mènera des enquêtes indépendantes et crédibles sur les violations et atteintes aux droits de l’homme commises au Burundi et qui garantira la protection des témoins.

La Commission en appelle à toutes les parties burundaises concernées pour que cessent immédiatement les violations et atteintes aux droits de l’homme. Elle demande au gouvernement burundais de poursuivre les agents de l’Etat et les Imbonerakure impliqués dans ces actes.

La Commission d’enquête demande à poursuivre son travail

La Commission d’enquête sur le Burundi a demandé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies de prolonger son mandat pour une année supplémentaire. « Notre Commission est aujourd’hui le seul mécanisme international à enquêter de manière indépendante et impartiale sur les violations et atteintes aux droits de l’homme commises au Burundi et à en identifier les auteurs présumés », a noté Doudou Diène.

Le Président souligne qu’il est d’autant plus important que la Commission poursuive son travail alors que le Burundi se prépare à de nouvelles élections en 2020, « une période qui nécessite une plus grande vigilance de la communauté internationale » et « qui donne d’ores et déjà lieu à des abus et violations des droits de l’homme ».
La Commission d’enquête sur le Burundi a été créée, le 30 septembre 2016, par la résolution 33/24 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Elle a pour mandat de mener une enquête approfondie sur les violations et atteintes aux droits de l’homme commises au Burundi depuis avril 2015, d’en identifier les auteurs présumés et de formuler des recommandations. La Commission d’enquête présentera son rapport final au Conseil des droits de l’homme, lors d’un dialogue interactif qui se déroulera le 17 septembre prochain à Genève.

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A la veille de consultations de paix à Genève entre Yéménites, le Conseil de sécurité a exprimé mercredi son plein appui aux efforts déployés par l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour parvenir à un règlement politique au Yémen ravagé par la guerre.

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé qu’il ne pouvait y avoir qu’une solution politique au conflit au Yémen. Ils ont réitéré leur appel à la pleine application des résolutions et déclarations du Conseil de sécurité, y compris la résolution 2216 (2015).

À cet égard, ils se sont félicités des consultations menées par l’ONU à Genève à partir de jeudi 6 septembre avec des représentants des parties yéménites au conflit, le gouvernement et l’opposition houthie. « Ces consultations initiales constitueront une étape nécessaire et importante vers la mise en œuvre d’accords politique et de sécurité complets et inclusifs, nécessaires pour résoudre le conflit, améliorer la situation humanitaire et apporter la paix, la prospérité et la sécurité à tous les Yéménites », ont dit les membres du Conseil.

Ils ont exhorté les parties yéménites à saisir cette occasion pour désamorcer les tensions et participer pleinement, de manière constructive et de bonne foi, à ces consultations « afin de renforcer la confiance entre elles et de faire un premier pas vers la fin d’un conflit qui a causé de graves souffrances au peuple yéménite ». Ils ont appelé la communauté internationale, y compris les pays voisins, à soutenir activement ces consultations.

La Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Henrietta Fore, a exhorté de son côté les parties au conflit « à mettre la protection des enfants au centre des discussions ».
Première rencontre entre belligérants depuis deux ans

Pour sa part, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Martin Griffiths, a noté mercredi lors d’un point de presse à Genève que c’était la première fois en deux ans que les belligérants se rencontraient pour discuter d’une issue pacifique au conflit.

Les combats au Yémen se sont intensifiés en mars 2015, quand une coalition dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue militairement à la demande du Président du Yémen contre les forces de l’opposition. Depuis lors, des milliers de civils sont morts et environ huit millions sont au bord de la famine, selon les agences humanitaires des Nations Unies.

Bien que réticent à partager les détails de l’ordre du jour des consultations de Genève sur le Yémen, l’Envoyé spécial a expliqué que le but de ces réunions était de « préparer le terrain » pour que des négociations formelles puissent avoir lieu à une date ultérieure. Il a ajouté que l’accent initial devrait être mis sur le renforcement de la confiance entre les parties.

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D’après l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), au cours des trois derniers jours, la vie des Libyens, des réfugiés et des migrants déjà particulièrement vulnérables est gravement menacée du fait de combats dans Tripoli. MSF n’a de cesse de dire que la Libye ne peut être considérée comme un pays sûr, et que les gouvernements européens doivent prendre leurs responsabilités pour venir en aide aux personnes extrêmes vulnérables qui sont bloquées en Libye.

Le dimanche 26 août 2018, un conflit a éclaté entre des groupes armés rivaux à Tripoli. Des tirs d’artillerie lourde dans des zones résidentielles ont causé un nombre encore indéterminé de blessés et de morts. La situation extrêmement précaire des quelques 8 000 réfugiés, demandeurs d’asile et migrants coincés et détenus arbitrairement dans les centres de détention de la ville est d’autant plus menacée par ce conflit. Après le début des violences dimanche, certains ont été pris au piège, bloqués pendant deux jours dans la zone des bombardements, et sans aucun accès à la nourriture. D’autres qui ont été relâchés, n’ont eu d’autres choix que de courir pour sauver leur vie, espérant ne pas être pris dans les tirs croisés et atteindre d’autres quartiers de Tripoli.

D’après Ibrahim Younis, chef de mission MSF en Libye : « Ces combats démontrent que la Libye n’est pas un endroit sûr pour les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. Beaucoup de personnes ont fui des pays en guerre ou passé des mois dans des conditions terribles, retenues captives par des trafiquants, avant d’être enfermées dans ces centres de détention. Ce sont des individus extrêmement vulnérables, et maintenant ils se retrouvent pris au piège de combats, sans aucune possibilité de s’échapper. En premier lieu, ils ne devraient pas être retenus prisonniers simplement parce qu’ils cherchent un asile ou une vie meilleure. Ils doivent être immédiatement relâchés et évacués vers un pays où ils pourront être en sécurité. »

Depuis le début des combats, à l’intérieur et à l’extérieur des centres de détention, les besoins humanitaires, déjà alarmants, ont encore empiré. Les équipes MSF fournissent des consultations médicales, distribuent de la nourriture, des suppléments nutritionnels et de l’eau à une partie des personnes qui se trouvent encore en centres de détention. MSF ainsi que d’autres acteurs humanitaires ont toutefois un accès très limité à d’autres personnes ayant besoin d’assistance. Les communautés libyennes dans et autour de Tripoli sont également affectées par ces combats et ont des difficultés pour accéder aux soins de santé.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, près de la moitié des personnes bloquées dans les centres de détentions sont des réfugiés fuyant des zones de conflit, comme l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie et le Soudan. Tandis qu’ils sont en droit de recevoir une protection internationale en vertu du droit international, les autorités libyennes, les gouvernements d’Etats sûrs et les Nations unies ont échoué à mettre en place un mécanisme pour traiter ces demandes d’asile. Les Etats européens mettent au contraire en œuvre des mesures pour empêcher les demandeurs d’asile de quitter la Libye.

Parmi ces mesures, le soutien européen aux garde-côtes libyens permet d’empêcher les traversées de la Méditerranée en interceptant les gens en mer et en les ramenant sur les rives libyennes. La grande majorité des personnes qui se trouvent en ce moment dans les centres de détention ont été interceptées en mer et ramenées en Libye. De telles pratiques ont aggravé la surpopulation dans les centres de détention de Tripoli, et les conditions déjà épouvantables dans lesquelles les détenus y sont entassés.  La détérioration observée au cours des derniers mois a des conséquences sur l’état de santé physique et psychologique des personnes détenues dans des conditions d’hygiène déplorables et avec un accès limité à l’eau et à des soins de santé.

Présente depuis 2011 dans le pays, MSF travaille dans les centres de détention de Tripoli depuis 2016, en fournissant des soins de santé primaire, du soutien psychologique et des services pour améliorer l’accès à l’eau et l’assainissement. MSF est la seule organisation qui réalise des références pour les urgences médicales pour les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile dans les centres de détention. MSF travaille également dans les centres de détention de Khoms, Zliten, Misrata et gère des activités médicales à Bani Walid.

MSF appelle les gouvernements européens à reconnaître que la Libye n’est pas un endroit sûr. Il faut faire plus pour venir en aide aux personnes qui y sont bloquées et surtout leur permettre d’en sortir.

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Au Yémen, au moins 45 civils ont été tués par des raids de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite lors de trois incidents distincts au cours des quatre derniers jours, a indiqué mardi à Genève le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Des enfants et des femmes font partie des victimes de ces frappes aériennes sur un mariage à Hajjah et des véhicules civils à Taïz. « Plusieurs autres civils ont été aussi blessés à la suite de ces raids », a déclaré ce mardi Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat lors d’un point de presse.

Lundi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fermement condamné ces frappes aériennes meurtrières.

Selon les services du Haut-Commissaire Zeid, le raid le plus dévastateur des deux incidents distincts du dimanche a eu lieu dans la nuit vers 21h00 heure locale. Des frappes aériennes ont touché une cérémonie de mariage dans le district de Bani Qa’is, dans le gouvernorat de Hajjah. Des enquêtes préliminaires suggèrent que deux frappes aériennes ont tué au moins 19 civils et blessé 50 autres, dont plus de la moitié étaient des enfants. Mais « le bilan final des décès et des blessés au cours de cet incident pourrait être plus élevé », a précisé Liz Throssell.

Ces deux attaques de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont détruit une tente de mariage installé sur le terrain d’une maison civile dans le village d’Al-Raqah, alors que les victimes célébraient le mariage de leurs proches. « Les habitants ont affirmé qu’il n’y avait pas d’objectifs militaires dans le voisinage de la zone ciblée au moment de l’attaque », a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat.

Plus tôt ce même dimanche en début d’après-midi dans le district de Midi du gouvernorat de Hajjah, une frappe aérienne de la coalition aurait touché une maison civile, tuant les cinq membres d’une même famille, dont trois enfants et une femme. Les victimes étaient en train de déjeuner quand elles ont été directement touché par un missile dans leur maison située à Al-Hadwariah.

Deux jours plus tôt, une frappe aérienne de la coalition avait tué en fin de matinée de vendredi dernier, tous les passagers d’un véhicule civil circulant près du village d’Al-Areish, dans le district de Mawza. Au total, 21 civils ont été tués, dont cinq enfants, lors de cette attaque dans cette localité du gouvernorat de Taïz. « Les corps des victimes ont été si gravement brûlés et mutilés qu’ils ont été difficiles à identifier », a indiqué Liz Throssell. Les habitants ont insisté auprès des services du Haut-Commissaire Zeid sur le fait qu’au moment de l’attaque, il n’y avait pas d’objets militaires dans les environs de la zone ciblée.

S’ils prennent acte de l’annonce sur une revue après action sur cette attaque contre la fête de mariage, les services du Haut-Commissaire Zeid exhortent la coalition d’enquêter de façon exhaustive, indépendante et transparente sur toutes les dernières attaques mortelles. « Les auteurs présumés doivent être traduits en justice et que toutes les victimes aient accès à des recours et à des réparations » a fait remarquer la porte-parole du Haut-Commissariat. L’ONU exhorte encore une fois les belligérants, « à faire en sorte que toutes leurs forces respectent les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ».

Selon le Bureau des droits de l’homme des Nations unies au Yémen, plus de 6.300 civils ont été tués et 9.900 blessés depuis le début du conflit en mars 2015. Mais selon l’ONU, le nombre total de victimes, notamment les combattants et les cas non vérifiés, est probablement beaucoup plus élevé.

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L’ONU a annoncé avoir obtenu des promesses de dons de plus de deux milliards de dollars pour le Yémen sur un total de trois milliards de l’appel de fonds lancé ce mardi lors d’une conférence des donateurs à Genève.

« C’est un succès remarquable pour la solidarité internationale à l’égard du Yémen », s’est félicité le Secrétaire-général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse.

En ouverture de la conférence mardi matin au Palais des Nations, le chef de l’ONU avait insisté sur le fait que le Yémen traversait « actuellement la pire crise humanitaire dans le monde » et que l’ONU avait besoin, pour ses programmes d’urgence dans ce pays, de 2,96 milliards de dollars pour cette année. « Nous pouvons et devons éviter » que cette situation catastrophique « ne devienne une tragédie à long terme », avait-il mis en garde.

Plus de 40 Etats membres et organisations ont fait des promesses de dons,  a précisé le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse à l’issue de la conférence. Avant la réunion de Genève, près d’un tiers de l’appel de fonds avait déjà été donné par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, avec des contributions estimées à 930 millions de dollars.

« Mais l’ampleur de la souffrance que nous voyons au Yémen nécessite un financement rapide et complet pour le plan de réponse de 2018 », a plaidé M. Guterres qui note que le plan a été établi de telle sorte que chaque dollar va où il est urgent.

En 2017, la conférence de donateurs, déjà organisée par la Suisse et la Suède aux côtés de l’ONU, avait permis de récolter 1,1 milliard de dollars.

Le chef de l’ONU appelle les belligérants à ouvrir des négociations

« Nous avons besoin d’un accès sans restriction au Yémen ainsi que d’un accès sans restriction partout à l’intérieur du Yémen », a déclaré M. Guterres devant les donateurs, tout en ajoutant que « par-dessus tout, nous avons besoin d’un processus politique sérieux pour conduire à une solution politique».

Le Secrétaire général de l’ONU a donc appelé les parties à un règlement politique négocié à travers un dialogue inclusif intra-yéménite. Un dialogue, qui est pour lui, la « seule solution » au conflit au Yémen. « Nous devons avoir une action pour mettre un terme au conflit » qui dure désormais depuis plus de trois ans et a provoqué une situation « catastrophique », a insisté M. Guterres qui note que « cette guerre cause d’énormes souffrances humaines à certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ».

« Il n’y a pas de solutions humanitaires aux crises humanitaires », a ajouté le chef de l’ONU. « Je demande à toutes les parties de prendre contact sans attendre avec mon nouvel Envoyé spécial, Martin Griffiths », a-t-il dit.

Concernant l’évolution du conflit, M. Guterres a relevé « des signes positifs permettant de penser qu’un plan d’action menant à un dialogue intra-yéménite peut être préparé afin d’aboutir à une solution politique, avec bien sûr toutes les parties impliquées dans ce conflit ».

Une situation humanitaire toujours préoccupante

S’agissant de la situation humanitaire, le chef de l’ONU a indiqué que les organismes humanitaires ont déjà une base solide sur laquelle travailler, avec des opérations qui se sont considérablement développées.

Au début de l’année dernière, les organismes humanitaires ont fourni des vivres à 3 millions de personnes par mois. Dès le mois d’août dernier, plus de 7 millions de personnes sont atteintes chaque mois. Au plus fort de l’épidémie de choléra, plus de 1.000 centres de réhydratation par voie orale et 234 centres de traitement de la diarrhée fonctionnaient, contre seulement 25 centres plus tôt dans l’année.

Sur le terrain, la situation humanitaire reste toujours préoccupante. Alors que le conflit entre dans sa quatrième année, plus de 22 millions de personnes – trois quarts de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Près de 18 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dont 8,4 millions ne savent pas comment ils vont obtenir leur prochain repas.

En un an, un million de personnes supplémentaires ont été confrontées à de la malnutrition. Et près de 3 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de ce problème dans sa dimension aiguë. L’un d’entre eux décède toutes les 10 minutes d’une condition qui aurait pu être empêchée.
Face « à la pire crise humanitaire au monde », Antonio Guterres demande un meilleur accès pour l’assistance aux populations. « Les humanitaires doivent être capables d’atteindre les personnes qui ont le plus besoin d’aide, sans conditions », a-t-il dit. « Tous les ports doivent être ouverts à l’aide humanitaire et au trafic commercial, à l’envoi de médicaments, de vivres et du carburant nécessaire pour les distribuer. L’aéroport de Sanaa est également un lien vital qui doit rester ouvert ».

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Dans le cadre de sa visite au Libéria cette semaine, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, s’est félicitée de la fermeture, à la fin de ce mois, de la mission de l’ONU qui a permis le retour de la paix dans ce pays.

« Le Libéria a fait d’énormes progrès au cours des 15 dernières années », a déclaré Mme Mohammed lors d’un événement dans la capitale, Monrovia, pour commémorer la fin de la Mission de maintien de la paix de l’ONU dans ce pays (MINUL), soulignant son rôle dans le relèvement du pays.

« En 2003, lorsque la MINUL a été créée, le Libéria était déchiré par la guerre, avec une population traumatisée et aucun espoir pour ses jeunes, en particulier nos femmes et nos filles », a-t-elle poursuivi.

La Vice-Secrétaire générale a noté que 14 années de guerre civile ont fait plus d’un quart de million de morts et ont déplacé près d’un tiers de la population. Environ 80% des femmes et des filles auraient été victimes de violences sexuelles.

Soulignant le rôle important des femmes libériennes, Mme Mohammed a salué leur « leadership, leur courage et leur intégrité » dans la poursuite de la paix.

Elle a remercié les représentants spéciaux, le personnel civil et militaire des Nations Unies et les pays fournisseurs de contingents et a rendu un hommage particulier aux 200 Casques bleus qui ont perdu la vie dans le cadre des efforts pour ramener la paix au Libéria.

Malgré les progrès accomplis, des défis persistent, a-t-elle souligné. « La paix ne durera pas sans développement durable ; et les progrès en matière de développement seront menacés sans une paix durable et le respect des droits de l’homme », a-t-elle averti.

Elle a noté qu’il y a une génération, le Libéria et la Sierra Leone sombraient dans l’anarchie et que la Côte d’Ivoire était plongée dans la crise. Vingt ans plus tard, « la fermeture de la MINUL marque la transition des trois pays vers la paix et la démocratie ». « Cette sous-région a un brillant avenir », a-t-elle déclaré.

S’adressant ensuite à la presse, elle a qualifié la MINUL de nouvel exemple de succès pour une mission de maintien de la paix en Afrique de l’Ouest.

Mme Mohammed a noté qu’aujourd’hui les Libériens jouissent de la paix et que la MINUL laisse derrière elle un pays qui a un grand potentiel pour parvenir à une stabilité durable, à la démocratie et à la prospérité.

Au Président libérien George Manneh Weah, elle a confirmé le soutien de l’ONU pour maintenir la paix et promouvoir le développement durable. Elle lui assuré que l’ONU resterait engagée au-delà du mandat de la MINUL qui s’achève le 30 mars.

Malgré le départ de la mission, 17 fonds et agences des Nations Unies resteront au Libéria pour se concentrer sur le développement et l’amélioration de la vie des Libériens.

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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé lundi 12 mars 2018 le Conseil de sécurité à ne suivre qu’un seul ordre du jour : « mettre fin aux souffrances du peuple syrien et trouver une solution politique au conflit ».

« En 2017, plus d’enfants ont été tués en Syrie que depuis le début de la guerre », a déclaré le Secrétaire général, se disant déçu « par tous ceux qui, année après année, en agissant ou en n’agissant pas, par dessein ou par indifférence, ont permis cet état de fait ».

M. Guterres a souligné que l’ONU ne peut avoir une vision d’ensemble de la manière dont la résolution 2401 (2018) du Conseil est mise en œuvre, à cause de l’accès limité sur le terrain. Si le conflit a diminué en intensité dans certaines zones, il n’y a pas eu de cessation des hostilités, a-t-il déploré, rappelant que la résolution réclame précisément cela. La violence se poursuit dans la Ghouta orientale et au-delà, à Afrin, dans certaines parties d’Edleb et à Damas, a déclaré le Secrétaire général.

Depuis l’adoption de la résolution 2401, les frappes et les combats se sont intensifiés dans la Ghouta orientale et ont fait des centaines de victimes civiles. Contrairement à ce que demande la résolution, il n’y a pas d’accès humanitaire sûr et sans entrave et aucun siège n’a été levé, a poursuivi M. Guterres. « A notre connaissance, aucune personne gravement malade ou blessée n’a pu être évacuée ».
La Ghouta orientale désormais divisée en trois poches

Estimant que la situation dans la Ghouta orientale est « l’enfer sur terre », le Secrétaire général a noté la proposition russe d’une pause humanitaire de cinq heures par jour et indiqué que trois groupes de l’opposition armée ont adressé une lettre au Président du Conseil, dans laquelle ils s’engagent à mettre en œuvre la résolution. Ces trois groupes – Jaish al-Islam, Failaq al-Rahman et Ahrar al-Sham – ont également promis de garantir un accès humanitaire sûr et d’expulser de la Ghouta orientale les groupes armés comme le Front Al-Nusra et Al-Qaïda, a-t-il dit.

Le chef de l’ONU a déploré qu’aucune réunion n’ait pu avoir lieu entre ces trois groupes, le gouvernement syrien et la Russie. M. Guterres a insisté sur les frappes et l’offensive conduites par Damas, ce dernier contrôlant désormais 60% de la Ghouta orientale alors qu’il n’en contrôlait que 10 % le 3 mars dernier. M. Guterres a indiqué que les réunions des 8 et 10 mars entre des responsables russes et Jaish al Islam ont conduit au retrait des combattants d’Al-Nusra de l’enclave assiégée. Il n’a en revanche pas été possible d’organiser une rencontre entre la Fédération de Russie et Failaq al-Rahman, la première voulant une réunion sur le terrain et le dernier insistant sur une rencontre à Genève, a-t-il précisé.

Le soir du 10 mars, la Russie a informé l’ONU qu’un cessez-le-feu unilatéral serait mis en œuvre à minuit, a ajouté le Secrétaire général, avant de mentionner un autre accord entre les responsables russes et Jaish al Islam sur les évacuations médicales. Le Secrétaire général a précisé que la Ghouta orientale est désormais divisée en trois poches et que l’ONU fait tout son possible pour mettre en œuvre la résolution.
« Nous sommes loin de l’accès humanitaire sans entrave demandé par la résolution »

En Syrie, l’aide humanitaire n’a pas pu être acheminée comme prévu : un convoi de 19 camions de l’ONU n’a pu apporter de l’aide qu’à 33.500 personnes sur les 40.250 au nord de Homs, le 4 mars.

Peu de civils ont pu quitter la Ghouta orientale, a déploré le Secrétaire général. Dans ce contexte, même si la pause russe de cinq heures n’est pas suffisante pour garantir un accès humanitaire sans entraves comme le demande la résolution, l’ONU a envoyé le 5 mars un convoi inter-agences de 46 camions à Douma avec de la nourriture pour 27.500 personnes, soit un tiers des personnes dans le besoin.

M. Guterres a dénoncé la saisie par les autorités syriennes des articles médicaux, en violation de la résolution, et a déploré que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) se soit vu refuser l’accès à la Ghouta orientale. Le 9 mars, un convoi de 13 camions a pu finir son déchargement mais le chef de l’ONU a ajouté que plus de 1.000 personnes attendent toujours leur évacuation médicale et mentionné les nouvelles allégations d’utilisation de gaz de chlore. Le Secrétaire général a appelé le Conseil à rester uni sur cette question. « Si nous ne pouvons pas vérifier ces allégations, nous ne pouvons pas les ignorer ».

M. Guterres a jugé qu’il est encore possible d’appliquer la résolution 2401 (2018). « Il est possible d’avoir une cessation des hostilités, il est possible d’acheminer l’aide humanitaire, il est possible d’évacuer les malades et les blessés, il est possible d’expulser les combattants terroristes des zones de conflit sans mener des attaques indiscriminées contre les civils ».

Nous ne pouvons pas laisser tomber les bras, a prévenu le Secrétaire général qui a demandé la pleine application de la résolution sur tout le territoire syrien, avant de plaider pour une solution politique. « Je n’ai pas renoncé à l’espoir de voir la Syrie renaître de ses cendres ».

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Nous croyons savoir, de sources généralement bien informées, qu’une nouvelle fournée de dossiers dans le cadre de la guerre contre la corruption pourrait être annoncée dans les jours à venir. Selon nos sources, la nouvelle fournée comprendrait une dizaine de noms, tous impliqués dans des affaires, de corruption et de fraude fiscale. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, donnera ainsi la preuve que la guerre, entamée depuis l’été dernier contre la corruption, ne sera pas sélective et concernera tous les domaines et pas seulement celui des affaires.

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Un convoi des Nations Unies et de ses partenaires transportant de l’assistance est entré lundi dans l’enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie, a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Syrie sur son compte Twitter.

Le convoi de 46 camions des agences des Nations Unies, du Croissant Rouge syrien et du Comité international de la Croix Rouge transportait de la nourriture et des fournitures de santé et de nutrition pour 27.500 personnes dans le besoin.

Dimanche, OCHA a précisé avoir reçu l’autorisation de fournir une assistance à 70.000 personnes dans le besoin à Douma, dans la Ghouta orientale. L’ONU a reçu l’assurance que le reste de l’assistance pourrait être livré le 8 mars 2018.

La seule aide apportée par l’ONU à la Ghouta orientale en 2018 a eu lieu le 14 février, lorsqu’un convoi d’assistance pour 7.200 personnes est arrivé à Nashabiyah.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) s’est félicité lundi d’avoir pu accéder pour la première fois en quatre mois à Douma, dans la Ghouta orientale, une enclave où plus de 400 000 personnes souffrent de graves pénuries de nourriture, de carburant, de médicaments et d’eau potable.

Outre la nourriture apportée, les travailleurs humanitaires ont mené à Douma des évaluations en matière de sécurité alimentaire, nutritionnelle et médicale, a précisé le PAM dans un communiqué de presse.

« Une crise humanitaire se déroule dans la Ghouta orientale où la violence qui fait rage a paralysé notre réponse et notre capacité à atteindre les familles qui ont désespérément besoin d’aide », a déclaré le Représentant du PAM en Syrie, Jakob Kern. « Nous appelons toutes les parties à permettre une livraison durable et sûre de l’aide à toutes les personnes dans le besoin, peu importe où elles se trouvent ».

L’ONU continue d’appeler toutes les parties prenantes à faciliter un accès sans conditions, sans entrave et durable à toutes les personnes dans le besoin dans tout le pays. L’ONU et ses partenaires humanitaires continuent d’être prêts à entrer dans d’autres zones difficiles d’accès et assiégées à travers la Syrie dès que les conditions le permettront.

Malgré les violences en cours en Syrie, l’ONU fournit chaque mois une assistance vitale à des millions de personnes dans le besoin.

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La télévision nationale syrienne, Ikhbariya, a fait savoir ce lundi 19 février 2018 que les troupes gouvernementales sont à deux doigts de pénétrer dans le secteur d’Afrin, au nord-ouest du pays. “Les Forces populaires vont entrer dans Afrin dans les heures qui viennent“, a indiqué la chaîne, en reprenant son correspondant sur place.
A noter que hier dimanche, un dirigeant kurde a confié à l’agence Reuters que le régime syrien et les milices kurdes YPG avaient convenu, à travers un accord, de dépêcher des unités de l’armée syrienne dans la zone d’Afrin pour s’opposer à l’invasion turque.
Ankara, qui voit d’un mauvais oeil les YPG, qu’il qualifie de terroristes, grossir à sa frontière, s’était ligué avec l’Armée syrienne libre (ASL) pour prendre le contrôle de l’enclave. Depuis le 20 janvier 2018, la Turquie pilonne la zone, au mépris du principe d’inviolabilité du territoire syrien et des conventions internationales. Mais avec la mobilisation des troupes de Bachar Al-Assad, les Turcs devraient avoir plus de difficultés face aux Kurdes. Une dangereuse escalade…

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