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Au Yémen, au moins 45 civils ont été tués par des raids de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite lors de trois incidents distincts au cours des quatre derniers jours, a indiqué mardi à Genève le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Des enfants et des femmes font partie des victimes de ces frappes aériennes sur un mariage à Hajjah et des véhicules civils à Taïz. « Plusieurs autres civils ont été aussi blessés à la suite de ces raids », a déclaré ce mardi Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat lors d’un point de presse.

Lundi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fermement condamné ces frappes aériennes meurtrières.

Selon les services du Haut-Commissaire Zeid, le raid le plus dévastateur des deux incidents distincts du dimanche a eu lieu dans la nuit vers 21h00 heure locale. Des frappes aériennes ont touché une cérémonie de mariage dans le district de Bani Qa’is, dans le gouvernorat de Hajjah. Des enquêtes préliminaires suggèrent que deux frappes aériennes ont tué au moins 19 civils et blessé 50 autres, dont plus de la moitié étaient des enfants. Mais « le bilan final des décès et des blessés au cours de cet incident pourrait être plus élevé », a précisé Liz Throssell.

Ces deux attaques de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont détruit une tente de mariage installé sur le terrain d’une maison civile dans le village d’Al-Raqah, alors que les victimes célébraient le mariage de leurs proches. « Les habitants ont affirmé qu’il n’y avait pas d’objectifs militaires dans le voisinage de la zone ciblée au moment de l’attaque », a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat.

Plus tôt ce même dimanche en début d’après-midi dans le district de Midi du gouvernorat de Hajjah, une frappe aérienne de la coalition aurait touché une maison civile, tuant les cinq membres d’une même famille, dont trois enfants et une femme. Les victimes étaient en train de déjeuner quand elles ont été directement touché par un missile dans leur maison située à Al-Hadwariah.

Deux jours plus tôt, une frappe aérienne de la coalition avait tué en fin de matinée de vendredi dernier, tous les passagers d’un véhicule civil circulant près du village d’Al-Areish, dans le district de Mawza. Au total, 21 civils ont été tués, dont cinq enfants, lors de cette attaque dans cette localité du gouvernorat de Taïz. « Les corps des victimes ont été si gravement brûlés et mutilés qu’ils ont été difficiles à identifier », a indiqué Liz Throssell. Les habitants ont insisté auprès des services du Haut-Commissaire Zeid sur le fait qu’au moment de l’attaque, il n’y avait pas d’objets militaires dans les environs de la zone ciblée.

S’ils prennent acte de l’annonce sur une revue après action sur cette attaque contre la fête de mariage, les services du Haut-Commissaire Zeid exhortent la coalition d’enquêter de façon exhaustive, indépendante et transparente sur toutes les dernières attaques mortelles. « Les auteurs présumés doivent être traduits en justice et que toutes les victimes aient accès à des recours et à des réparations » a fait remarquer la porte-parole du Haut-Commissariat. L’ONU exhorte encore une fois les belligérants, « à faire en sorte que toutes leurs forces respectent les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ».

Selon le Bureau des droits de l’homme des Nations unies au Yémen, plus de 6.300 civils ont été tués et 9.900 blessés depuis le début du conflit en mars 2015. Mais selon l’ONU, le nombre total de victimes, notamment les combattants et les cas non vérifiés, est probablement beaucoup plus élevé.

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L’ONU a annoncé avoir obtenu des promesses de dons de plus de deux milliards de dollars pour le Yémen sur un total de trois milliards de l’appel de fonds lancé ce mardi lors d’une conférence des donateurs à Genève.

« C’est un succès remarquable pour la solidarité internationale à l’égard du Yémen », s’est félicité le Secrétaire-général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse.

En ouverture de la conférence mardi matin au Palais des Nations, le chef de l’ONU avait insisté sur le fait que le Yémen traversait « actuellement la pire crise humanitaire dans le monde » et que l’ONU avait besoin, pour ses programmes d’urgence dans ce pays, de 2,96 milliards de dollars pour cette année. « Nous pouvons et devons éviter » que cette situation catastrophique « ne devienne une tragédie à long terme », avait-il mis en garde.

Plus de 40 Etats membres et organisations ont fait des promesses de dons,  a précisé le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse à l’issue de la conférence. Avant la réunion de Genève, près d’un tiers de l’appel de fonds avait déjà été donné par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, avec des contributions estimées à 930 millions de dollars.

« Mais l’ampleur de la souffrance que nous voyons au Yémen nécessite un financement rapide et complet pour le plan de réponse de 2018 », a plaidé M. Guterres qui note que le plan a été établi de telle sorte que chaque dollar va où il est urgent.

En 2017, la conférence de donateurs, déjà organisée par la Suisse et la Suède aux côtés de l’ONU, avait permis de récolter 1,1 milliard de dollars.

Le chef de l’ONU appelle les belligérants à ouvrir des négociations

« Nous avons besoin d’un accès sans restriction au Yémen ainsi que d’un accès sans restriction partout à l’intérieur du Yémen », a déclaré M. Guterres devant les donateurs, tout en ajoutant que « par-dessus tout, nous avons besoin d’un processus politique sérieux pour conduire à une solution politique».

Le Secrétaire général de l’ONU a donc appelé les parties à un règlement politique négocié à travers un dialogue inclusif intra-yéménite. Un dialogue, qui est pour lui, la « seule solution » au conflit au Yémen. « Nous devons avoir une action pour mettre un terme au conflit » qui dure désormais depuis plus de trois ans et a provoqué une situation « catastrophique », a insisté M. Guterres qui note que « cette guerre cause d’énormes souffrances humaines à certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ».

« Il n’y a pas de solutions humanitaires aux crises humanitaires », a ajouté le chef de l’ONU. « Je demande à toutes les parties de prendre contact sans attendre avec mon nouvel Envoyé spécial, Martin Griffiths », a-t-il dit.

Concernant l’évolution du conflit, M. Guterres a relevé « des signes positifs permettant de penser qu’un plan d’action menant à un dialogue intra-yéménite peut être préparé afin d’aboutir à une solution politique, avec bien sûr toutes les parties impliquées dans ce conflit ».

Une situation humanitaire toujours préoccupante

S’agissant de la situation humanitaire, le chef de l’ONU a indiqué que les organismes humanitaires ont déjà une base solide sur laquelle travailler, avec des opérations qui se sont considérablement développées.

Au début de l’année dernière, les organismes humanitaires ont fourni des vivres à 3 millions de personnes par mois. Dès le mois d’août dernier, plus de 7 millions de personnes sont atteintes chaque mois. Au plus fort de l’épidémie de choléra, plus de 1.000 centres de réhydratation par voie orale et 234 centres de traitement de la diarrhée fonctionnaient, contre seulement 25 centres plus tôt dans l’année.

Sur le terrain, la situation humanitaire reste toujours préoccupante. Alors que le conflit entre dans sa quatrième année, plus de 22 millions de personnes – trois quarts de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Près de 18 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dont 8,4 millions ne savent pas comment ils vont obtenir leur prochain repas.

En un an, un million de personnes supplémentaires ont été confrontées à de la malnutrition. Et près de 3 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de ce problème dans sa dimension aiguë. L’un d’entre eux décède toutes les 10 minutes d’une condition qui aurait pu être empêchée.
Face « à la pire crise humanitaire au monde », Antonio Guterres demande un meilleur accès pour l’assistance aux populations. « Les humanitaires doivent être capables d’atteindre les personnes qui ont le plus besoin d’aide, sans conditions », a-t-il dit. « Tous les ports doivent être ouverts à l’aide humanitaire et au trafic commercial, à l’envoi de médicaments, de vivres et du carburant nécessaire pour les distribuer. L’aéroport de Sanaa est également un lien vital qui doit rester ouvert ».

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Dans le cadre de sa visite au Libéria cette semaine, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, s’est félicitée de la fermeture, à la fin de ce mois, de la mission de l’ONU qui a permis le retour de la paix dans ce pays.

« Le Libéria a fait d’énormes progrès au cours des 15 dernières années », a déclaré Mme Mohammed lors d’un événement dans la capitale, Monrovia, pour commémorer la fin de la Mission de maintien de la paix de l’ONU dans ce pays (MINUL), soulignant son rôle dans le relèvement du pays.

« En 2003, lorsque la MINUL a été créée, le Libéria était déchiré par la guerre, avec une population traumatisée et aucun espoir pour ses jeunes, en particulier nos femmes et nos filles », a-t-elle poursuivi.

La Vice-Secrétaire générale a noté que 14 années de guerre civile ont fait plus d’un quart de million de morts et ont déplacé près d’un tiers de la population. Environ 80% des femmes et des filles auraient été victimes de violences sexuelles.

Soulignant le rôle important des femmes libériennes, Mme Mohammed a salué leur « leadership, leur courage et leur intégrité » dans la poursuite de la paix.

Elle a remercié les représentants spéciaux, le personnel civil et militaire des Nations Unies et les pays fournisseurs de contingents et a rendu un hommage particulier aux 200 Casques bleus qui ont perdu la vie dans le cadre des efforts pour ramener la paix au Libéria.

Malgré les progrès accomplis, des défis persistent, a-t-elle souligné. « La paix ne durera pas sans développement durable ; et les progrès en matière de développement seront menacés sans une paix durable et le respect des droits de l’homme », a-t-elle averti.

Elle a noté qu’il y a une génération, le Libéria et la Sierra Leone sombraient dans l’anarchie et que la Côte d’Ivoire était plongée dans la crise. Vingt ans plus tard, « la fermeture de la MINUL marque la transition des trois pays vers la paix et la démocratie ». « Cette sous-région a un brillant avenir », a-t-elle déclaré.

S’adressant ensuite à la presse, elle a qualifié la MINUL de nouvel exemple de succès pour une mission de maintien de la paix en Afrique de l’Ouest.

Mme Mohammed a noté qu’aujourd’hui les Libériens jouissent de la paix et que la MINUL laisse derrière elle un pays qui a un grand potentiel pour parvenir à une stabilité durable, à la démocratie et à la prospérité.

Au Président libérien George Manneh Weah, elle a confirmé le soutien de l’ONU pour maintenir la paix et promouvoir le développement durable. Elle lui assuré que l’ONU resterait engagée au-delà du mandat de la MINUL qui s’achève le 30 mars.

Malgré le départ de la mission, 17 fonds et agences des Nations Unies resteront au Libéria pour se concentrer sur le développement et l’amélioration de la vie des Libériens.

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Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé lundi 12 mars 2018 le Conseil de sécurité à ne suivre qu’un seul ordre du jour : « mettre fin aux souffrances du peuple syrien et trouver une solution politique au conflit ».

« En 2017, plus d’enfants ont été tués en Syrie que depuis le début de la guerre », a déclaré le Secrétaire général, se disant déçu « par tous ceux qui, année après année, en agissant ou en n’agissant pas, par dessein ou par indifférence, ont permis cet état de fait ».

M. Guterres a souligné que l’ONU ne peut avoir une vision d’ensemble de la manière dont la résolution 2401 (2018) du Conseil est mise en œuvre, à cause de l’accès limité sur le terrain. Si le conflit a diminué en intensité dans certaines zones, il n’y a pas eu de cessation des hostilités, a-t-il déploré, rappelant que la résolution réclame précisément cela. La violence se poursuit dans la Ghouta orientale et au-delà, à Afrin, dans certaines parties d’Edleb et à Damas, a déclaré le Secrétaire général.

Depuis l’adoption de la résolution 2401, les frappes et les combats se sont intensifiés dans la Ghouta orientale et ont fait des centaines de victimes civiles. Contrairement à ce que demande la résolution, il n’y a pas d’accès humanitaire sûr et sans entrave et aucun siège n’a été levé, a poursuivi M. Guterres. « A notre connaissance, aucune personne gravement malade ou blessée n’a pu être évacuée ».
La Ghouta orientale désormais divisée en trois poches

Estimant que la situation dans la Ghouta orientale est « l’enfer sur terre », le Secrétaire général a noté la proposition russe d’une pause humanitaire de cinq heures par jour et indiqué que trois groupes de l’opposition armée ont adressé une lettre au Président du Conseil, dans laquelle ils s’engagent à mettre en œuvre la résolution. Ces trois groupes – Jaish al-Islam, Failaq al-Rahman et Ahrar al-Sham – ont également promis de garantir un accès humanitaire sûr et d’expulser de la Ghouta orientale les groupes armés comme le Front Al-Nusra et Al-Qaïda, a-t-il dit.

Le chef de l’ONU a déploré qu’aucune réunion n’ait pu avoir lieu entre ces trois groupes, le gouvernement syrien et la Russie. M. Guterres a insisté sur les frappes et l’offensive conduites par Damas, ce dernier contrôlant désormais 60% de la Ghouta orientale alors qu’il n’en contrôlait que 10 % le 3 mars dernier. M. Guterres a indiqué que les réunions des 8 et 10 mars entre des responsables russes et Jaish al Islam ont conduit au retrait des combattants d’Al-Nusra de l’enclave assiégée. Il n’a en revanche pas été possible d’organiser une rencontre entre la Fédération de Russie et Failaq al-Rahman, la première voulant une réunion sur le terrain et le dernier insistant sur une rencontre à Genève, a-t-il précisé.

Le soir du 10 mars, la Russie a informé l’ONU qu’un cessez-le-feu unilatéral serait mis en œuvre à minuit, a ajouté le Secrétaire général, avant de mentionner un autre accord entre les responsables russes et Jaish al Islam sur les évacuations médicales. Le Secrétaire général a précisé que la Ghouta orientale est désormais divisée en trois poches et que l’ONU fait tout son possible pour mettre en œuvre la résolution.
« Nous sommes loin de l’accès humanitaire sans entrave demandé par la résolution »

En Syrie, l’aide humanitaire n’a pas pu être acheminée comme prévu : un convoi de 19 camions de l’ONU n’a pu apporter de l’aide qu’à 33.500 personnes sur les 40.250 au nord de Homs, le 4 mars.

Peu de civils ont pu quitter la Ghouta orientale, a déploré le Secrétaire général. Dans ce contexte, même si la pause russe de cinq heures n’est pas suffisante pour garantir un accès humanitaire sans entraves comme le demande la résolution, l’ONU a envoyé le 5 mars un convoi inter-agences de 46 camions à Douma avec de la nourriture pour 27.500 personnes, soit un tiers des personnes dans le besoin.

M. Guterres a dénoncé la saisie par les autorités syriennes des articles médicaux, en violation de la résolution, et a déploré que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) se soit vu refuser l’accès à la Ghouta orientale. Le 9 mars, un convoi de 13 camions a pu finir son déchargement mais le chef de l’ONU a ajouté que plus de 1.000 personnes attendent toujours leur évacuation médicale et mentionné les nouvelles allégations d’utilisation de gaz de chlore. Le Secrétaire général a appelé le Conseil à rester uni sur cette question. « Si nous ne pouvons pas vérifier ces allégations, nous ne pouvons pas les ignorer ».

M. Guterres a jugé qu’il est encore possible d’appliquer la résolution 2401 (2018). « Il est possible d’avoir une cessation des hostilités, il est possible d’acheminer l’aide humanitaire, il est possible d’évacuer les malades et les blessés, il est possible d’expulser les combattants terroristes des zones de conflit sans mener des attaques indiscriminées contre les civils ».

Nous ne pouvons pas laisser tomber les bras, a prévenu le Secrétaire général qui a demandé la pleine application de la résolution sur tout le territoire syrien, avant de plaider pour une solution politique. « Je n’ai pas renoncé à l’espoir de voir la Syrie renaître de ses cendres ».

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Nous croyons savoir, de sources généralement bien informées, qu’une nouvelle fournée de dossiers dans le cadre de la guerre contre la corruption pourrait être annoncée dans les jours à venir. Selon nos sources, la nouvelle fournée comprendrait une dizaine de noms, tous impliqués dans des affaires, de corruption et de fraude fiscale. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, donnera ainsi la preuve que la guerre, entamée depuis l’été dernier contre la corruption, ne sera pas sélective et concernera tous les domaines et pas seulement celui des affaires.

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Un convoi des Nations Unies et de ses partenaires transportant de l’assistance est entré lundi dans l’enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie, a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Syrie sur son compte Twitter.

Le convoi de 46 camions des agences des Nations Unies, du Croissant Rouge syrien et du Comité international de la Croix Rouge transportait de la nourriture et des fournitures de santé et de nutrition pour 27.500 personnes dans le besoin.

Dimanche, OCHA a précisé avoir reçu l’autorisation de fournir une assistance à 70.000 personnes dans le besoin à Douma, dans la Ghouta orientale. L’ONU a reçu l’assurance que le reste de l’assistance pourrait être livré le 8 mars 2018.

La seule aide apportée par l’ONU à la Ghouta orientale en 2018 a eu lieu le 14 février, lorsqu’un convoi d’assistance pour 7.200 personnes est arrivé à Nashabiyah.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) s’est félicité lundi d’avoir pu accéder pour la première fois en quatre mois à Douma, dans la Ghouta orientale, une enclave où plus de 400 000 personnes souffrent de graves pénuries de nourriture, de carburant, de médicaments et d’eau potable.

Outre la nourriture apportée, les travailleurs humanitaires ont mené à Douma des évaluations en matière de sécurité alimentaire, nutritionnelle et médicale, a précisé le PAM dans un communiqué de presse.

« Une crise humanitaire se déroule dans la Ghouta orientale où la violence qui fait rage a paralysé notre réponse et notre capacité à atteindre les familles qui ont désespérément besoin d’aide », a déclaré le Représentant du PAM en Syrie, Jakob Kern. « Nous appelons toutes les parties à permettre une livraison durable et sûre de l’aide à toutes les personnes dans le besoin, peu importe où elles se trouvent ».

L’ONU continue d’appeler toutes les parties prenantes à faciliter un accès sans conditions, sans entrave et durable à toutes les personnes dans le besoin dans tout le pays. L’ONU et ses partenaires humanitaires continuent d’être prêts à entrer dans d’autres zones difficiles d’accès et assiégées à travers la Syrie dès que les conditions le permettront.

Malgré les violences en cours en Syrie, l’ONU fournit chaque mois une assistance vitale à des millions de personnes dans le besoin.

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La télévision nationale syrienne, Ikhbariya, a fait savoir ce lundi 19 février 2018 que les troupes gouvernementales sont à deux doigts de pénétrer dans le secteur d’Afrin, au nord-ouest du pays. “Les Forces populaires vont entrer dans Afrin dans les heures qui viennent“, a indiqué la chaîne, en reprenant son correspondant sur place.
A noter que hier dimanche, un dirigeant kurde a confié à l’agence Reuters que le régime syrien et les milices kurdes YPG avaient convenu, à travers un accord, de dépêcher des unités de l’armée syrienne dans la zone d’Afrin pour s’opposer à l’invasion turque.
Ankara, qui voit d’un mauvais oeil les YPG, qu’il qualifie de terroristes, grossir à sa frontière, s’était ligué avec l’Armée syrienne libre (ASL) pour prendre le contrôle de l’enclave. Depuis le 20 janvier 2018, la Turquie pilonne la zone, au mépris du principe d’inviolabilité du territoire syrien et des conventions internationales. Mais avec la mobilisation des troupes de Bachar Al-Assad, les Turcs devraient avoir plus de difficultés face aux Kurdes. Une dangereuse escalade…

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Alors que le conflit armé en Libye entre dans sa huitième année, la situation humanitaire de la population ne cesse de se détériorer sur fond de combats persistants, de violences et d’insécurité, a déclaré vendredi 16 février 2018 le président du Comité international de la Croix‑Rouge (CICR), Peter Maurer, après une visite de trois jours dans le pays.

Le CICR a récemment intensifié ses opérations en Libye, qui est plongée dans le chaos économique, l’anarchie généralisée et des luttes de pouvoir entre groupes armés depuis la révolution de 2011.

Les risques liés au conflit empêchent de nombreuses personnes de rentrer chez elles, ce qui se traduit par l’un des taux de déplacement par habitant les plus élevés en Afrique.

« On peine à concevoir toute l’étendue des effets du conflit en Libye », a dit M. Maurer après s’être rendu à Tripoli, Tobrouk et Benghazi pour évaluer la situation humanitaire et s’entretenir avec des hauts responsables des autorités libyennes. « La violence urbaine et le déplacement sont des réalités quotidiennes pour les Libyens depuis 2011, tandis que beaucoup de migrants – cherchant désespérément à rejoindre l’Europe – sont pris au piège dans le pays et victimes de mauvais traitements. »

Des chiffres tragiques révèlent la détresse des personnes touchées par le conflit, qu’elles soient résidentes dans le pays ou migrantes : pas moins de 1,3 million de personnes ont ainsi besoin d’une aide humanitaire. On estime le nombre de déplacés internes à 200 000 personnes (soit 3 % de la population), dont bon nombre ont vu leur maison détruite par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie lourde en zone habitée. Les hôpitaux doivent faire face à une pénurie chronique de matériel médical ; 20 % d’entre eux ont dû fermer leurs portes. On observe partout dans le pays une augmentation des activités criminelles comme les kidnappings, la contrebande, le trafic d’êtres humains et les enlèvements contre rançon.

« Des efforts résolus doivent immédiatement être déployés pour atténuer les souffrances en Libye – c’est une évidence. On manque cruellement de leadership sur cette question au niveau international. Mais pratiquer la politique de l’autruche ne fera qu’aggraver la situation à l’avenir », a prévenu le président du CICR à l’issue d’une série de réunions constructives avec les autorités libyennes.

« Nous prévoyons de renforcer considérablement notre assistance et restons déterminés à agir en tant qu’intermédiaire neutre entre toutes les parties pour aider les victimes directes du conflit armé et de la violence. Nous reconnaissons aussi que nous devons adapter nos activités humanitaires pour profiter des atouts de la population très instruite de ce pays à revenu intermédiaire. »

Enjeux migratoires

Les troubles qui secouent la Libye offrent un terrain propice à l’exploitation des migrants. La situation est préoccupante : les migrants sont nombreux à être détenus dans des conditions inhumaines et à faire l’objet de mauvais traitements, et des milliers d’entre eux croupissent dans des centres de détention administrative.

L’instabilité politique et le vide sécuritaire qui règnent actuellement en Libye font craindre au CICR que les lieux de détention ne respectent pas les exigences structurelles de base et n’assurent pas les conditions matérielles indispensables pour que les migrants détenus bénéficient d’un traitement humain et digne.

« Nous encourageons vivement les décideurs à soutenir la Libye dans l’élaboration de politiques migratoires qui proposent des alternatives à la détention et prévoient des mesures de protection des migrants vulnérables », a déclaré M. Maurer.

Le CICR est conscient des préoccupations légitimes des États en matière d’économie, de cohésion sociale et de sécurité, et reconnaît qu’ils ont le droit de réglementer la migration. Néanmoins, en vertu du droit international, les migrants ne peuvent pas être retenus contre leur gré ou renvoyés dans un pays potentiellement dangereux pour eux. Les États sont tenus d’examiner les dossiers individuellement avant de refuser l’entrée de migrants sur leur territoire ou de les expulser.

Le nombre de migrants en provenance d’Afrique qui perdent la vie au cours de leur périple reste largement sous-estimé. Le CICR encourage les autorités des États concernés à coopérer avec lui et à renforcer leurs services judiciaires et de médecine légale pour que des mesures soient prises afin d’élucider le sort des migrants disparus.

« L’Europe doit contribuer à garantir le respect de la dignité humaine dans les politiques et les mesures migratoires », estime M. Maurer. « Le succès des politiques migratoires européennes  ne devrait pas se mesurer au nombre de personnes qui ont été arrêtées aux portes de l’Europe. Il convient plutôt de se demander comment les migrants ont été traités, quelles lois ont été appliquées et si la dignité humaine a été respectée. »

Le CICR maintient une présence constante en Libye depuis 2011. Aux côtés du Croissant-Rouge libyen, il mène une action strictement neutre et impartiale au bénéfice de l’ensemble de la population du pays. Les volontaires du Croissant-Rouge travaillent souvent jour et nuit, en dépit des dangers et des difficultés, pour alléger les souffrances des personnes en détresse. Le CICR prévoit de renforcer cette année son aide d’urgence aux victimes du conflit, notamment en multipliant les distributions de nourriture et d’articles ménagers de première nécessité, en fournissant davantage de matériel médical et un plus grand soutien aux établissements de santé et en aidant les membres de familles dispersées à rétablir le contact avec leurs proches, en particulier les migrants détenus. Nous espérons en outre obtenir l’accès aux lieux de détention dans l’ensemble du pays.

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Le Groupe de la Banque mondiale et les autorités iraquiennes ont signé aujourd’hui des accords au titre de deux projets d’un montant total de 510 millions de dollars pour aider la population iraquienne en améliorant les conditions de vie, en renforçant l’approvisionnement en eau et en créant des emplois. Ces deux projets ainsi que l’opération d’urgence à l’appui du développement de 750 millions de dollars qui se poursuit actuellement et les autres engagements prévus porteront le montant des engagements de la Banque mondiale en Iraq à 4,7 milliards de dollars, contre 600 millions de dollars il y a quatre ans.

Le Premier ministre iraquien, Haider Al-Abadi et le Président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, ont participé à la cérémonie de signature des projets, qui s’est tenue en marge de la Conférence pour la reconstruction de l’Iraq organisée dans l’État du Koweït.

Les montants plus élevés engagés par la Banque contribueront au rétablissement immédiat des services d’éducation et de santé, à la reconstruction de routes et de ponts importants et à la remise en état des systèmes d’alimentation en électricité et en eau. Les projets de reconstruction d’urgence en cours ont déjà fourni des milliers d’emplois aux Iraquiens et les nouveaux projets devraient en créer des millions d’autres.

« Nous mobiliserons toute la gamme des compétences spécialisées du Groupe de la Banque mondiale pour investir dans un nouvel Iraq, plus résilient », note M. Kim dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de la Conférence pour la reconstruction de l’Iraq. « Nous continuerons de collaborer avec nos partenaires internationaux pour assurer une transition harmonieuse et durable, de la phase de stabilisation à celle de la reprise et, pour finir, à la reconstruction ».

La Banque mondiale s’est engagée à intensifier son aide à la reconstruction et au développement de l’Iraq selon la disponibilité des ressources. Outre l’appui financier qu’il accorde à l’Iraq, le Groupe de la Banque mondiale collabore activement avec les autorités iraquiennes en assurant une assistance technique dans le but de soutenir la reprise du pays et de préparer des conditions propices à la réalisation d’investissements privés dans ce dernier.

« Nous travaillerons en étroite collaboration avec le secteur privé afin de soutenir l’Iraq » dit M. Kim. « Nous devons tous investir dans les jeunes iraquiens, leur intelligence et leur ambition. Nous devons investir dans les femmes iraquiennes et leur résilience. Ce sont là des investissements qui continueront d’avoir un impact bien après l’achèvement du processus de reconstruction. »

Les autorités iraquiennes ont présenté leur Cadre pour la reconstruction et le développement national préalablement à la conférence. Ce dernier a pour objet non seulement de remédier aux répercussions de la crise actuelle, mais aussi d’en prévenir de nouvelles en s’attaquant aux raisons structurelles du conflit. Parce qu’il favorise la poursuite des réformes essentielles à l’établissement d’un nouveau pacte social, le cadre fournit les orientations nécessaires au rétablissement de la confiance entre les citoyens et les autorités.

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Pour la quatrième année consécutive, le bilan annuel de victimes civiles afghanes de conflits a franchi en 2017 la barre des 10.000 personnes, a indiqué la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA).

Dans un rapport publié jeudi, la MANUA a recensé 10.453 victimes civiles (3.438 morts et 7.015 blessés) sur le territoire afghan en 2017. Un chiffre en baisse de 9% par rapport à 2016, principalement en raison du recul des affrontements directs entre insurgés et forces pro-gouvernementales.

Les deux tiers des civils tués ou blessés l’an dernier l’ont été par des forces antigouvernementales (42% par des Talibans et 10% par des djihadistes du groupe Etat islamique). Les forces pro-gouvernementales sont responsables d’un cinquième des victimes civiles (près de 13% par des forces gouvernementales et 2% par forces internationales).

La MANUA attribue 1.000 victimes civiles (399 morts et 601 blessés) et 119 enlèvements à Daech. « Le groupe a principalement visé les civils en 2017 mais a également mené des attaques aveugles et disproportionnées contre les forces de sécurité dans les zones civiles », indique la mission onusienne dans son rapport.

En outre, le rapport constate une augmentation du nombre de frappes aériennes menées par les forces militaires afghanes et internationales. Avec l’augmentation des raids aériens aussi bien afghans qu’américains contre des positions des Talibans et celles de l’Etat islamique, les victimes de ces frappes (295 morts et 336 blessés) sont en hausse de 7% en comparaison à 2016, soit le bilan annuel le plus lourd des opérations aériennes depuis 2009. Un bilan particulièrement lourd et en augmentation pour les femmes (+22%) et les enfants (+33%).

« Les chiffres effrayants de ce rapport fournissent des données crédibles sur l’impact de la guerre, mais ces statistiques ne peuvent à elles seules rendre compte des souffrances humaines effroyables infligées aux personnes ordinaires, notamment aux femmes et aux enfants », a fait remarquer Tadamichi Yamamoto, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afghanistan.

Augmentation des pertes civiles causées par les attentats-suicides

M. Yamamoto, qui dirige également la MANUA, a également exprimé sa profonde préoccupation face à l’augmentation des pertes civiles causées par les attentats-suicides.

« Je suis particulièrement consterné par la poursuite de l’utilisation aveugle et illégale d’engins explosifs improvisés tels que des bombes humaines dans des zones habitées par des civils. C’est honteux », a déclaré le Représentant spécial.

Au total, 57 attaques suicides et autres formes d’attentats ont fait 605 morts et 1.690 blessés (+17% en un an), devenant avec les mines et autres engins explosifs la première cause de mortalité et de blessures dues au conflit, devant les combats terrestres, précise la MANUA.

« Les gens sont tués pendant leurs activités quotidiennes, quand ils voyagent en bus, prient à la mosquée ou simplement parce qu’ils passent à côté du bâtiment visé », a relevé le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

Le rapport de la MANUA salue toutefois les mesures prises par le gouvernement afghan et les forces de sécurité pro-gouvernementales en 2017 pour protéger les communautés dont une politique nationale de prévention des victimes civiles. La Mission onusienne a souligné une réduction de 23% des pertes civiles attribuées aux forces pro-gouvernementales.

Parmi ses recommandations, l’ONU exhorte les parties au conflit à prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les installations civiles. Il appelle les éléments antigouvernementaux à cesser de cibler délibérément les civils et les biens de caractère civil et à faire un usage inconsidéré et disproportionné de tous les engins non explosés.

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Après le lancement le 25 janvier de l’appel de fonds humanitaire 2018 pour la Libye, la Coordinatrice humanitaire de l’ONU dans le pays, Maria do Valle Ribeiro, poursuit sa tournée européenne à Genève pour attirer l’attention sur « les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux ».

Lors son étape suisse, Mme do Valle Ribeiro a rencontré lundi 05 février 2018 au Palais des Nations les représentants des pays donateurs en insistant une nouvelle fois sur le sort des populations libyennes qui souffrent toujours d’un climat de violence et de la crise politique.

En lançant un appel de fonds d’un montant de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes en Libye, « notre message fondamental aux pays donateurs, c’est de ne pas oublier l’impact humanitaire de la crise en Libye et d’être prêt à soutenir les efforts de la communauté humanitaire », a déclaré Mme do Valle Ribeiro lors d’un entretien accordé à ONU Info.

Si les fonds demandés aideront à renforcer les capacités des familles à faire face aux pressions liées à l’instabilité et au déclin économique, les organismes humanitaires notent qu’il s’agit avant tout de venir en aide aux plus de 1,1 million de civils dans le besoin en Libye et qui doivent faire face à la détérioration des conditions de vie sur place.
Entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d’aide

Pour la Coordinatrice humanitaire en Libye, l’urgence est d’assurer aux personnes déplacées, aux rapatriés, ainsi qu’aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile un accès aux services de base.

Concernant ce groupe de « personnes vulnérables », Mme do Valle Ribeiro a indiqué qu’entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d’une assistance humanitaire, « même mais s’il y a sûrement jusqu’à 800.000 à 900.000 migrants en Libye ».

« Tous ces migrants sont victimes des réseaux des trafiquants et victimes des pires abus et des violations des droits de l’homme », en raison notamment de la prolifération des « groupes armés qui se livrent à la contrebande, au trafic et à l’exploitation des réfugiés et des migrants », a souligné celle qui est également Chef adjointe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye.

A cet égard, Mme do Valle Ribeiro note qu’« entre 5.000 et 8.000 migrants et réfugiés sont dans les centres de détention officielle et se trouvent dans des conditions particulièrement pénibles ». A ce jour, près de 17.000 migrants ont accepté le programme de rapatriement volontaire établi par l’Agence de l’ONU pour les migrations (OIM).

Par ailleurs, le dernier bulletin humanitaire de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés en date du 2 février souligne qu’environ 1.428 réfugiés et demandeurs d’asile ont été libérés de ces centres de détention depuis l’année dernière, dont 316 depuis le 1er janvier.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, et le Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, ont lancé jeudi un appel de fonds humanitaire de 1,5 milliard de dollars pour aider les réfugiés fuyant le Soudan du Sud et un autre appel de 1,7 milliard de dollars pour les personnes dans le besoin à l’intérieur de ce pays.

Alors que le conflit est entré dans sa cinquième année, près de 2,5 millions de Sud-Soudanais ont fui le pays vers six pays voisins (Ouganda, Kenya, Soudan, Éthiopie, République démocratique du Congo et République centrafricaine).

Le conflit et l’insécurité ont déplacé de force un tiers de la population, dans le pays ou au-delà des frontières. A l’intérieur du pays, 7 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire.

Le nombre de réfugiés devrait dépasser les 3 millions d’ici la fin de l’année, faisant du Soudan du Sud la plus grande crise de réfugiés en Afrique depuis le génocide rwandais.

« Le coût humain du conflit au Soudan du Sud a atteint des proportions énormes », a déclaré Filippo Grandi. « Si la guerre ne s’arrête pas, le nombre de réfugiés passera de 2,5 à 3 millions en 2018. Le conflit prive le Soudan du Sud d’une population qui devrait être la plus grande ressource d’une jeune nation. Ils devraient construire le pays, ne pas le fuir. Tant que le peuple du Soudan du Sud attend la paix, le monde doit leur venir en aide ».

L’Ouganda, le plus grand pays d’accueil avec plus d’un million de réfugiés, pourrait accueillir un quart de million de réfugiés de plus cette année. Le nombre de réfugiés pourrait dépasser la barre du million au Soudan. Près de 90% des personnes déplacées de force sont des femmes et des enfants et près de 65% ont moins de 18 ans.

Au Soudan du Sud, les besoins humanitaires continuent d’augmenter à un rythme alarmant. Près de 7 millions de personnes, dont deux millions de déplacés internes, ont besoin d’une aide et d’une protection urgentes dans tout le pays. Beaucoup sont menacées par la malnutrition. De nombreux enfants ne peuvent pas aller à l’école ou recevoir des soins médicaux adéquats et sont souvent sans abri.

Le plan de réponse humanitaire pour 2017 a été financé à 73%, permettant à l’ONU et à ses partenaires de venir en aide à 5,4 millions de personnes.

« Le conflit au Soudan du Sud est brutal et meurtrier. Des millions de personnes ont fui car elles avaient peur de mourir. Elles ont maintenant besoin de notre soutien », a déclaré Mark Lowcock. « Il est dans l’intérêt de tous de continuer à offrir un soutien généreux et durable aux personnes touchées par la crise à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

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Après son gros chèque de 2 milliards de dollars, pour renflouer un Trésor public exsangue après 3 années de conflit meurtrier (plus de 10 000 morts), l’Arabie saoudite a convaincu ses alliés de remettre la main à la poche. Cette fois il s’agit de décaisser 1,5 milliard de dollars pour l’aide humanitaire. L’annonce a été faite ce lundi 22 janvier 2018, rapporte l’agence Reuters.

La coalition pilotée par Riyad et appuyée par les USA indique dans son communiqué qu’elle aménagera un pont aérien vers Marib et 17 couloirs terrestres pour convoyer l’aide. Il est aussi  question d’étendre les installations des ports du Yémen pour réceptionner ces produits qu’attendent plus de 2 millions de déplacés du fait de cette guerre intestine. “Nous soutenons une mission humanitaire préparée professionnellement avec des moyens militaires afin de faire en sorte que l’aide humanitaire parvienne à la population qui en a besoin”, a affirmé le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki.

D’après les chiffres des Nations Unies, les populations yéménites font face à la crise humanitaire la plus grave du monde, avec 8,3 millions d’individus qui survivent grâce à l’aide humanitaire et 400.000 enfants affectés par une malnutrition sévère. La coalition a déjà décaissé des milliards de dollars d’aide humanitaire pour le Yémen, mais le conflit empêche que la nourriture soit bien ventilée aux nécessiteux. S’y ajoutent les épidémies de choléra et de diphtérie. Dans le bras fer sanglant qui oppose la coalition soutenant le gouvernement reconnu par la communauté internationale et le mouvement chiite houthi, appuyé par l’Iran, les populations civiles, hélas, ne pèsent pas lourd…

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Riyad va signer un chèque de deux milliards de dollars à la banque centrale du Yémen, en faillite, pour répondre aux besoins de ce pays en guerre depuis trois ans. Une guerre dans laquelle le royaume wahhabite est engagé militairement, rapporte l’AFP.

Dans la guerre civile qui ravage le Yémen depuis plus de trois ans, Riyad manie à la fois la planche à billets et l’arme militaire pour tenter de contrer l’offensive des miliciens houthis soutenus, eux, par l’Iran.

L’Arabie saoudite a annoncé, mercredi 17 janvier, qu’elle allait transférer deux milliards de dollars, soit 1,6 milliard d’euros, à la Banque centrale du Yémen, en manque de liquidités, après des appels pressants du président et du Premier ministre de ce pays.

Cette décision s’inscrit “dans la poursuite du soutien du royaume au peuple yéménite”, souligne une déclaration officielle diffusée à Riyad.

Ce transfert portera à trois milliards de dollars le montant total des sommes transférées par le royaume wahhabite à la Banque centrale du Yémen où la valeur du riyal, la monnaie locale, ne cesse de chuter, ajoute l’AFP.

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C’est Jamie McGoldrick, un haut responsable de l’ONU, qui l’a dit ce jeudi 28 décembre 2017 : la coalition sunnite pilotée par l’Arabie saoudite fait payer très cher aux civils yéménites ses revers face aux rebelles houthis (chiites), appuyés par l’Iran. D’après lui, les bombes lâchées par l’armée de l’air saoudienne et ses alliés ont couté la vie à 109 personnes en seulement dix jours de combats

Mais le coordinateur des affaires humanitaires au Yémen est intraitable avec les deux camps, il a qualifié leurs affrontements de “futiles et absurdes“, rapporte l’agence Reuters. “Ces incidents prouvent le complet mépris que toutes les parties, y compris la coalition conduite par l’Arabie saoudite, continuent de manifester dans cette guerre absurde qui n’a conduit qu’à la destruction du pays et aux souffrances sans limite de sa population qui est victime d’une vaine campagne militaire de la part des deux parties“, a déclaré McGoldrick dans un communiqué.

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Les miliciens chiites houthis ont déclaré ce lundi 04 décembre 2017 qu’ils ont écrasé les éléments du Congrès général du peuple (CGP), leurs anciens alliés acquis à la cause de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, rapporte l’agence Reuters. Si cette information était confirmée, cela mettrait l’Arabie saoudite dans tous ses états, elle qui vient de bombarder copieusement les positions des Houthis à Sanaa, la capitale yéménite, pour justement permettre aux troupes de Saleh de prendre le dessus.

Hier dimanche 03 novembre 2017 dans la soirée, l’ancien chef de l’Etat avait créé la stupeur en déclarant qu’il allait briser son union avec les Houthis et retourner contre eux ses armes.
D’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les heurts dans la capitale ont fait au moins 125 décès et 238 blessés depuis mercredi.

Avec l’aide et l’approbation de Dieu, les forces de sécurité qui ont bénéficié d’un large soutien populaire ont pu hier soir nettoyer les zones où étaient déployées les milices de la trahison“, a déclaré Mohammed Abdoul Salam, porte-parole des Houthis.
A noter que ces derniers sont appuyés par l’Iran et qu’ils s’étaient coalisés avec le CGP en 2015 pour affronter la coalition pilotée par l’Arabie saoudite dont le but est, officiellement, de remettre sur son fauteuil Abd-Rabbou Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.

Mais derrière la façade il y a cette féroce bataille confessionnelle chiite-sunnite qui a fait les dégâts que l’on sait au Liban, en Irak, en Syrie où d’ailleurs Riyad vient de perdre la face, lui qui avait armé des milices pour liquider le régime de Bachar Al-Assad. Mais c’était sans compter sur l’appui de l’allié russe, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Si l’Arabie saoudite perdait une fois de plus sa guerre par procuration au Yémen, elle le prendrait très mal et sa réaction pourrait déstabiliser un peu plus un monde arabe déjà très mal en point…

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Au moins 31 personnes ont été tuées lundi à Alep

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a déclaré, ce mardi, que plus de 310.000 personnes, dont 90.000 civils, ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011, rapporte « Le Figaro ».

L’ONG basée en Grande-Bretagne rapporte la mort de 312.001 personnes, dont 16.000 enfants, depuis le début de la guerre, déclenchée par la répression de manifestations pro-démocratie pacifiques.

Le bilan inclut plus de 53.000 rebelles, et près de 110.000 combattants prorégime, notamment 60.000 soldats syriens, mais aussi des dizaines de milliers de miliciens, des membres du mouvement chiite libanais Hezbollah ou d’autres combattants étrangers, ajoute la même source.

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Endémique, sport national, tentaculaire, le lexique est copieux qui désigne la corruption en Tunisie. Qu’elle soit grande ou petite, publique ou privée, elle n’épargne que très peu de compartiments de l’activité financière et sociale du pays. Mais, autant que puissent être ses formes, elle a cette singularité qu’elle demeure généralement impunie, malgré les ferventes professions de foi, les discours enflammés des politiques et le maquis des lois censées la combattre. Le fléau auquel il pouvait arriver d’être contrôlé sous l’ancien régime pour être l’apanage de quelques prépondérants et certaines oligarchies, a ostensiblement explosé après la Révolution dont les gouvernements successifs, impotents et nullement animés par la moindre volonté politique, ont laissé faire, en passant par pertes un désastre de cette ampleur.

Les chiffres de la corruption sont effarants : deux milliards de dinars, selon le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib. « C’est beaucoup trop pour notre économie”, a-t-il relevé. Le justicier de l’INLUCC, dont ont connaît l’ardeur à la tâche, n’est pas avare de coups de colère, d’exaspération sur tous les tons, mais semble désarmé face à une nébuleuse, une sorte de pieuvre colossale qui bénéficie d’un immense réseau de complicités à tous les étages. Il ne lui reste alors qu’à professer presque en vase clos, pour ne pas dire dans le désert, des idées-chocs, des recettes, le plus souvent chimériques, pour éradiquer ce qui est devenu un phénomène insaisissable, une vraie industrie régie par ses propres codes.

L’actuel gouvernement se démène comme il peut, parfois avec des déclarations tonitruantes, comminatoires et de peu d’effet comme celles faites par son chef, Youssef Chahed, de jeter en prison les corrompus. Mais il oublie manifestement, les pourris, surtout les « ripoux » d’entre eux, qui pullulent dans l’administration, ceux en col blanc.

Le Pôle, est-ce suffisant ?

Ne voyant rien venir et les barons toujours dans la nature, le gouvernement semble sonder par d’autres biais et raccourcis une sorte de voie passante, la création du Pôle judiciaire économique et financier dont le projet de loi organique est en discussion avec la Représentation nationale. Le ministre de la Justice pense que c’est là « un nouveau jalon dans le processus de lutte contre la corruption financière et les délits économiques et financiers et dans les efforts visant à rétablir la confiance dans la justice et le gouvernement ». Un texte qui pourrait être regardé comme l’embryon d’une justice contre la criminalité et la délinquance financière pour peu que les magistrats du Parquet comme du siège puissent disposer des moyens, forcément sophistiqués, de mettre hors d’état de nuire d’ingénieux barons, auxquels rien ne manque pour vaquer à leur sinistre occupation.

Par moyens, il faut entre des juges qui suffisent à la tâche en nombre et en savoir-faire au contraire du rachitique effectif actuellement en service au Pôle qui ne compte qu’une dizaine de magistrats qui ne savent pas, plus est, où donner de la tête face à des milliers de dossiers qui encombrent le prétoire. On leur fait généralement grief de ne pas être adéquatement versés dans l’investigation et la manifestation de la vérité s’agissant des crimes et délits, bref des faits de corruption, si inextricables et opaques. Pourtant, la Tunisie , de l’avis unanime, dispose de bons textes en matière de lutte contre la corruption, qui demandent à être complétés par d’autres qui instaurent par exemple la présomption de culpabilité qui devrait se substituer à la présomption d’innocence au sujet des détenteurs des biens mal acquis. D’ailleurs, ce régime de preuve a été grandement efficace en Italie dans la lutte contre la mafia. Il importe aussi d’enrichir l’arsenal juridique, notamment en matière de vérification des patrimoines et de lutte contre les conflits d’intérêt. Le code pénal aussi doit être remis au goût du jour en ce sens qu’il ne punit pas certaines formes de corruption dans le secteur privé. Les conflits d’intérêts, la déclaration de patrimoine, la protection juridique des donneurs d’alerte sont autant d’éléments qui ne sont pas suffisamment codifiés.

Même si chantiers juridiques et judiciaires venaient à voir le jour et à être lancés comme il se doit, la lutte contre la corruption ne serait pas menée à bon port en un tournemain, en quelques années. C’est une question de générations. Certains pays, cités comme exemples de réussite en la matière, tel que Singapour, ont mis plus quarante ans pour le faire. Vaste programme !

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On n’avait pas entendu Asma el-Assad, l’épouse de Bachar, depuis le début de la sanglante guerre en Syrie, il y a 5 ans. Elle est sortie de son silence à travers une interview avec la chaîne russe Rossiya 24 diffusée hier mardi 18 octobre. C’est une Asma visiblement fatiguée, les traits tirés, qu’on a vue hier asséner qu’elle a toujours écarté l’éventualité de fuir son pays, malgré les pressions étrangères.

Celle qui était toujours aux côtés de son mari quand les capitales occidentales lui déroulait le tapis rouge, misait sur ce jeune couple qui allait bousculer un monde arabe ankylosé et rétif à la modernité, est toujours drapée de ses certitudes, soutenant Bachar, contre vents et marées, du moins selon les déclarations.

“Je n’ai jamais songé à être ailleurs… Oui, on m’a proposé de quitter la Syrie, ou plutôt de m’enfuir. Ces propositions incluaient des garanties pour la sécurité et la protection de mes enfants, et même la sécurité financière”, a déclaré Asma el-Assad. Elle a ajouté qu’il ne s’agissait pas seulement de sécurité pour elle et ses enfants. “Pas besoin d’être un génie pour comprendre où ces gens voulaient en venir (…). L’enjeu n’était pas mon bien-être ou mes enfants, il s’agissait d’essayer délibérément de briser la confiance du peuple dans son président”.

Par ailleurs elle s’en est prise aux “médias occidentaux” qui ont “décidé de se concentrer” sur ces faits tragiques et atroces comme le décès du petit Aylan car ces images “correspondaient à leur agenda (…). L’ironie est que les médias occidentaux préfèrent se focaliser uniquement sur la difficile situation dans laquelle se trouvent les réfugiés et les gens qui vivent sur les territoires contrôlés par les groupes armés”, a-t-elle affirmé.

Asma el-Assad, qui a vu le jour à Londres, rappelle-t-on, fait certes cette apparition pour tordre le cou aux rumeurs persistantes sur son départ du pays, mais on peut également la soupçonner de se positionner pour l’après-guerre vu que le régime syrien, grâce au soutien russe, est dans la meilleurs des postures pour écraser la rébellion.

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L’Etat libyen, représenté par son fonds souverain, a réclamé 24,5 millions d’euros au producteur tunisien Tarek Ben Ammar, selon le site BFM TV
Après la révolution, le nouveau pouvoir a décidé de revoir certains de ces investissements dans plusieurs sociétés comme Alcatel Lucent, Lagardère, EDF, Vinci ou encore Quinta Communications, la société du producteur tunisien Tarak Ben Ammar, dans laquelle Tripoli avait pris 10% pour 23,5 millions d’euros en 2009-2010, lit-on dans le même article. Le fonds souverain, baptisé Libyan Investment Authority (LIA), a engagé trois procédures, deux à Londres contre la Société générale et Goldman Sachs suite à des pertes dans des produits dérivés, et une à Paris contre Quinta.

Toujours selon la même source, en s’appuyant sur les propos de l’avocat du fonds, Jean-François Adelle, le fonds n’investissait pas dans le cinéma et son conseil d’administration s’était opposé à cet investissement dans Quinta.
Face à cette opposition, Tarak ben Ammar aurait utilisé ses connexions politiques avec Silvio Berlusconi et Mouammar Khadafi pour obtenir quand même cet investissement, qui s’apparente plutôt à une subvention.

Cette version a été rejetée par Tarak ben Ammar, qui a affirmé : “c’est le gouvernement libyen qui m’a sollicité à l’origine pour développer l’industrie du cinéma en Libye. Il proposait d’investir 100 millions d’euros pour prendre un tiers du capital de Quinta, mais à condition de produire un film sur Kadhafi, sur un scénario écrit par lui-même. J’ai refusé, et nous avons trouvé un autre accord, où je conservais ma liberté éditoriale, et où le fonds prenait seulement 10% pour financer six films sur la culture arabe et musulmane : “L’Or noir”, “Hors la loi”, “Myral”, “Mes nuits sont plus belles que vos jours”, “Et maintenant on va où”? et “L’intégriste malgré lui”. Si cet investissement est remis en cause depuis la révolution, la seule explication que je vois est peut-être que ma chaîne de télévision tunisienne Nessma et moi-même avons pris des positions anti-islamistes en Tunisie comme en Libye”.

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