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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré ce vendredi que l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations odieuses des droits de l’homme et atteintes à ces droits dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo envoie aux auteurs présumés le message que la communauté internationale a fermement l’intention de les traduire en justice.

La résolution, adoptée à l’unanimité au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, appelle le Haut-Commissaire à nommer une équipe d’experts internationaux pour enquêter «sur les violations du droit international humanitaire et les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits commises dans la région du Kasaï.» Depuis 2016, environ 1,3 million de personnes originaires de la région du Kasaï ont été déplacées par les violences, et 30 000 se sont réfugiées en Angola.

«Nous soutenons pleinement l’établissement d’une commission d’enquête internationale et la considérons comme un pas de plus vers l’identification et la poursuite des auteurs de graves violations des droits de l’homme, a déclaré le Haut-Commissaire Zeid.

Je présenterai un rapport complet avec les conclusions de l’équipe au Conseil des droits de l’homme. Cette équipe mènera son enquête de manière entièrement  indépendante, dans le respect des normes internationales et conformément au mandat qui lui a été conféré par le Conseil. La résolution réitère clairement l’importance d’assurer la protection de toutes les personnes qui collaborent avec l’équipe, ce qui souligne la nécessité que le groupe d’experts opère en totale indépendance. Nous comptons sur la pleine coopération des autorités, en particulier pour nous octroyer un accès illimité à tous les sites, dossiers, individus et lieux concernés.»

«Les victimes – qu’elles aient été tuées, mutilées, soumises à des violences indescriptibles ou forcées de quitter leur maison – méritent qu’on leur rende justice.»

Le Haut-Commissaire a ajouté que ses services continueront  à observer la situation des droits de l’homme, à établir des rapports et à apporter une assistance technique aux autorités de la République démocratique du Congo.

La résolution demande au Haut- Commissaire de faire une mise à jour orale au Conseil à sa session de mars 2018, suivie d’un rapport détaillé en juin 2018.

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Dans le bras de fer qui oppose Rabat au Front Polisario, à propos du destin du Sahara occidental, beaucoup de pays ont basculé dans le camp du roi Mohammed VI, qui est adossé sur une formidable armada diplomatique laquelle la plupart du temps parvient à balayer les arguments des soutiens du Polisario. Mais manifestement ce ne sera pas le cas de la Tunisie, qui s’en tient mordicus à sa neutralité dans cet épineux conflit. Imed Hammami, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui a accompagné au Maroc le chef du gouvernement pour les besoins de la 19ème session de la haute commission mixte, a réaffirmé la position de la Tunisie ce mardi 20 juin 2017 sur Mosaïque Fm.

Hammami a déclaré que la Tunisie a toujours adopté la posture de l’équidistance entre les protagonistes du dossier du Sahara occidental. Il a ajouté que cette attitude, qui remonte au président Habib Bourguiba, sera pérennisée par l’actuel chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi.

A noter que la Tunisie agit de la sorte dans tous les grands dossiers diplomatiques. Par exemple elle n’a pas changé d’un iota le ton avec le Qatar, alors que ce dernier fait face actuellement à une offensive diplomatique rarement vue, l’Arabie saoudite ayant entrainé 4 de ses alliés dans la rupture des relations avec Doha, accusé de continuer à financer les djihadistes aux quatre coins du monde. Pas plus tard que le 16 juin 2017, Essebsi a reçu Sultan Ben Saad Al Muraikhi, ministre d’État aux Affaires étrangères du Qatar, une façon de signifier qu’il ne faut pas compter sur la Tunisie pour isoler davantage les Qataris. Comme qui dirait “Neutre je suis, neutre je reste“…

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Le gouvernement du Canada est vivement préoccupé par la situation humanitaire catastrophique au Soudan du Sud, où un conflit dévastateur persiste et s’intensifie.

La ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, a achevé lundi 19 juin 2017 une visite de quatre jours au Soudan du Sud, où elle a été témoin de la souffrance extrême qui afflige la population, en raison de la crise alimentaire majeure qui touche près de la moitié de la population du pays et du conflit qui perdure.

La ministre Bibeau a rencontré le président du Soudan du Sud, M. Salva Kiir Mayardit, et le ministre de la Santé du Soudan du Sud, M. Riek Gai Kok, pour discuter avec eux du conflit et de son incidence dévastatrice sur la population civile, principalement sur les femmes et les enfants. La ministre s’est également rendue dans la région de Jonglei, où elle a pu observer le déroulement des opérations de secours humanitaire dans le cadre du Programme alimentaire mondial. Elle y a conversé avec des membres de la population locale touchés par la crise, particulièrement des femmes.

Dans le contexte de la crise alimentaire qui afflige le Soudan du Sud (et des situations semblables qui ont cours en Somalie, au Nigéria et au Yémen), le gouvernement du Canada a créé le Fonds de secours contre la famine. D’ici au 30 juin 2017, le gouvernement du Canada versera à ce fonds une somme équivalant à chacun des dons admissibles faits à un organisme de bienfaisance canadien enregistré qui amasse des fonds pour lutter contre la famine.

Pendant son voyage, la ministre Bibeau a annoncé un financement de 86 millions de dollars dans le cadre de quatre projets de développement qui répondront aux besoins fondamentaux de la population vulnérable du Soudan du Sud. La participation financière du Canada contribuera à améliorer l’accès aux services de santé de base, notamment la planification familiale et les services de santé reproductive pour les femmes et les filles. Cette participation contribuera également à protéger les moyens de subsistance ainsi qu’à accroître l’accès à la nourriture pour les collectivités vulnérables, et à renforcer la capacité des organisations à agir dans l’environnement extrêmement exigeant du Soudan du Sud.

Le Canada est aussi à l’œuvre dans les collectivités touchées par le conflit au Soudan du Sud pour contribuer à mettre fin à la violence, pour servir de médiateur en cas de différends et pour jeter les bases d’une paix durable. En favorisant la coopération et le dialogue entre les collectivités, le Canada aide à réduire la violence et à accroître la stabilité, de sorte que les investissements en matière de développement puissent porter leurs fruits.

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rendu sa copie sur le Sahara occidental. Ce qui saute aux yeux, c’est qu’il s’est échiné à éviter les écueils du parti pris et a pondu un rapport qui fourmille de propositions pour mettre un terme à un conflit qui rend la région instable depuis 41 ans. Guterres a présenté le lundi 10 avril 2017 son document aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, rapporte jeuneafrique.com. Retour à la table des négociations, les problèmes à Guergarate, les droits de l’Homme… Toutes les solutions ont été consignées. Encore faut-il que les belligérants acceptent d’écouter la voix de la raison…

Premier point : Le nouveau SG de l’ONU suggère que la Minurso reste sur place un an de plus, mettant en avant son projet « de relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique ». Il a indiqué dans son rapport que «le conflit du Sahara doit se terminer pour permettre à la région de relever les défis sécuritaires, économiques et humains qui la guettent». Il appelle les parties en conflit à s’accorder sur “une solution politique mutuellement acceptable». Mais ça son prédécesseur, Ban K-moon, l’avait dit, sans obtenir les résultats escomptés. On verra si Guterres aura plus de succès…

Par ailleurs il a invité les pays voisins, notamment l’Algérie et la Mauritanie, qui attisent par moments le feu, à s’impliquer dans le règlement pacifique du conflit…

Guterres a également demandé au Polisario d’y mettre du sien pour apaiser les tensions. Il constate que ses troupes occupent toujours Guergarate, ce qui est en contradiction avec l’accord de cessez-le feu. Le secrétaire général de l’ONU demande au Conseil de sécurité de faire pression sur le Polisario pour qu’il se retire « entièrement » et « sans conditions » de cette zone tampon.

A signaler que le Maroc avait obtempéré en février dernier en retirant ses ouvrier qui avaient entamé le goudronnage de la route servant de frontière entre le mur de défense du royaume et la Mauritanie. Guterres a exprimé sa gratitude à Rabat, dans son rapport, pour « sa réponse positive ».

Enfin s’agissant des droits de l’Homme, la tradition a été respectée. Le secrétaire général de l’ONU propose un travail d’observation « indépendant, impartial et exhaustif » pour garantir l’intégrité physique des habitants du Sahara occidental. Rien sur de nouveaux dispositifs de surveillance, et encore moins le renouvellement du mandat de la
la Minurso. Guterres a décidé de changer de braquet en pariant sur la bonne volonté et la bonne foi des belligérants. Toutefois rien, à ce jour, ne permet de dire qu’il a tort ou raison. L’avenir nous le dira…

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Nous apprenons, de source concernée par le sujet, qu’un premier administrateur judiciaire avait pu être nommé pour résoudre le conflit entre actionnaires au niveau de la gouvernance, qui avait conduit à la suspension de la cotation de la Société immobilière tuniso-saoudienne (SITS). Cette nomination, par procédure judiciaire, n’avait cependant pas abouti à la réunion de l’assemblée générale qui devait conduire à résoudre le conflit entre actionnaires, l’administrateur judiciaire désigné par la justice ayant refusé l’affaire.

Une seconde procédure judiciaire a ainsi été introduite pour la désignation d’un autre administrateur judiciaire pour une journée.

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L’administration Barack Obama a réaffecté plus de 100 millions de dollars alloués à l’Egypte à d’autres pays suscitant une vive frustration au Caire.

La réallocation non divulguée auparavant est perçue comme un signe  de l’impatience de Washington concernant le refus du gouvernement égyptien de travailler avec les organisations américaines chargées de l’aide, précise le site Al-Monitor. Elle a été opérée à la fin du printemps dériver suite à la requête officielle adressée par des membres de la Chambre des représentants au Département d’Etat lui demandant  de transférer une partie des fonds alloués à  l’Egypte  au profit de  la Tunisie, que certains parlementaires  considèrent comme mieux placée et plus éligible à l’aide des États-Unis eu égard après sa transition vers une sa démocratie de fraîche date.

“Le gouvernement américain a redirigé 108 millions $  de l’enveloppe de l’aide prévue pour  l’Egypte à d’autres pays en raison de la poursuite des retards mis par le gouvernement du Caire dans la mise en œuvre effective de plusieurs programmes,” a expliqué un officiel  du Département d’Etat à Al-Monitor dans un communiqué envoyé par courriel. «Ces fonds ont été réorientés en fonction d’autres priorités et  besoins.”

La réallocation représente plus de deux tiers des 150 millions $ de l’aide économique annuelle  que le Département d’Etat a demandée à l’Egypte au cours des dernières années. Cependant, la plus grande part  de l’enveloppe de l’aide militaire annuelle d’une valeur de 1,3 milliard de dollars n’a pas été remise en question.

L’ambassade d’Egypte à Washington s’est abstenue de tout commentaire à ce sujet.

La décision fait suite à un rapport publié en février 2015 par le  « Goverment Accountability Office » (organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès  chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral), qui a constaté que 460 millions $ de l’aide économique pour l’ Egypte n’ont pas été utilisés en raison des restrictions américaines et de la lourdeur bureaucratique égyptienne. Depuis lors, Le Caire a continué de refuser les autorisations dont les bénéficiaires de l’aide US  ont besoin pour opérer dans le pays, alors que certains médias ont lancé une campagne de dénigrement contre les organisations  non gouvernementales américaines telles que le Research Triangle Institute basé en Caroline du Nord.

Initiatives insistantes du Congrès

Fin mai, huit membres influents  de la Chambre des représentants appartenant aux deux partis, républicain et démocrate, ont  écrit au secrétaire d’État John Kerry lui demandant de reprogrammer  20 millions $ de l’aide destinée à  l’Egypte pour les réallouer à la Tunisie.

« La Tunisie s’est récemment dotée d’un parlement démocratiquement élu et a accompli le premier transfert pacifique du pouvoir exécutif dans la région », souligne la missive. “A un tel moment critique, les États-Unis devraient déployer de sérieux efforts pour soutenir cette démocratie naissante. »

La lettre a été signée par le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre Ed Royce, un républicain de la Californie, le représentant démocrate haut placé du Congrès Eliot Engel,  la présidente du panel de la commission du Moyen-Orient, Ileana Ros-Lehtinen,  le représentant démocrate haut placé, Ted Deutch, le représentant démocrate haut placé du panel de la commission du terrorisme, Bill Keating, D-Mass , le président de la Commission de  sécurité intérieure,  Michael McCaul, et les deux co-présidents du Caucus Tunisie  David Schweikert, représentant républicain de l’Arizona  et Alcee Hastings, représentant démocrate de la Floride.

Ros-Lehtinen est une critique de longue date  de la façon dont l’aide américaine à l’Egypte est dépensée et a demandé le rapport du « Goverment Accountability Office » l’année dernière  de concert avec le républicain Gerry Connolly. Le démocrate McCaul a, pour sa part, conduit au mois de mai une délégation du Congrès en Tunisie et a promis d’aider la Tunisie dans sa lutte contre l’extrémisme violent après qu’il a été établi que  les Tunisiens sont les plus nombreux à rejoindre  les rangs de Daech.

La lettre du Congrès soutient que l’aide supplémentaire aiderait la Tunisie à ” promouvoir la transparence et le professionnalisme au parlement et dans  d’autres institutions tout en réformant les lois bancaires, le code fiscal et d’autres législations  et réglementations qui découragent les entrepreneurs et les investisseurs.” Elle se borne à émettre des critiques voilées contre l’Egypte, en soulignant  que «même des programmes de longue date sont au point mort. »

Le Département d’Etat a répondu un mois plus tard par une lettre de rejet de la requête des parlementaires  demandant plus d’argent pour la Tunisie. La réponse ne mentionne pas d’autres pays, mais la réaffectation semble avoir été opérée à la même époque.

“A cette époque, nous croyions que nos programmes des Fonds de soutien économique concordent avec les objectifs de la politique américaine et répondent aux besoins du gouvernement tunisien, a écrit le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires législatives,  Julia Frifield. “Pour nous assurer que nous répondons aux besoins de la Tunisie et que les fonds régionaux de soutien économique sont utilisés de manière plus efficace, nous examinons en permanence les performances de nos portefeuilles d’assistance.”

Une réponse mal accueillie au  Congrès.

«La Tunisie aurait dû être une priorité pour cette réaffectation,”  a déclaré Royce dans un communiqué envoyé par courriel à Al-Monitor. «La Tunisie, premier gouvernement démocratiquement élu de la région, est un partenaire clé dans notre lutte contre le terrorisme islamiste radical et fait face à des menaces graves de Daech  ainsi qu’à de sérieux défis politiques et économiques. »

Le département d’Etat a demandé au Congrès 140 millions $ pour l’exercice qui a commencé le 1er octobre autant que le montant demandé l’année dernière et plus que le double de l’année précédente. L’ambassadeur de Tunisie à Washington, Faycal Gouia, a déclaré à Al-Monitor qu’il se bat pour que l’aide américaine  soit augmentée de 20 millions $ pour stimuler l’aide à la sécurité, dont le montant  est en baisse de 10 M $ par rapport à la demande de l’année dernière.

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Entre Zied Laadhari, ministre de l’Industrie et du Commerce et le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, Faycel Hafiane, le courant ne passe pas.
Nous apprenons d’une source bien informée au sein du ministère du Commerce que des tensions émaillent les relations entre ces deux responsables.
Zied Laadhari, du mouvement Ennahdha, voudrait mettre la main sur ce département en essayant de nommer un cabinet entièrement « nahdhaoui ». Chose qui aurait déplu au secrétaire d’Etat, membre de Nidaa Tounes. Par exemple la fièvre est montée d’un cran quand il s’est agi de choisir l’heureux destinataire du bureau cossu légué par l’ex-PDG de la BAD.
Ces informations viennent à un moment où le ministre essaye de donner une autre image en publiant des photos qui réunissent les deux membres de l’équipe de Youssef Chahed, soit disant en bons termes.
Ce climat de tension n’est pas une première, étant donné que le même ministre avait entamé son mandat par un désaccord avec la ministre de l’Energie, Hela Cheikh Rouhou. La cause était la suivante : un problème de logistique. Laadhari aurait refusé d’octroyer un bureau au secrétaire d’Etat aux Mines, Hechmi Hmidi et même de mettre à sa disposition quelques cadres relevant du ministère de l’Industrie.
Il est à rappeler que le syndicat du Commerce a fermement dénoncé les pratiques du ministre, tout en appelant à une réunion d’urgence pour ce vendredi 21 octobre 2016. Cette initiative vient à la suite de la nomination du membre du conseil de la Choura d’Ennahdha, Mohamed Salah Bargaoui, en tant que chef de cabinet.
doc

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D’après un rapport des Nations unies rendu public ce mardi 30 août, au moins 10.000 personnes ont perdu la vie au Yémen depuis le début des hostilités, il y a près de 18 mois. Ce chiffre est deux fois plus élevé que ce qui avait été avancé par les responsables et organisations humanitaires.

Jamie McGoldrick, coordonnateur humanitaire de l’Onu, a indiqué que cette nouvelle évaluation est le produit des chiffres communiqués par les hôpitaux du Yémen. A noter que le bilan pourrait aller à la hausse, certaines parties du Yemen n’ayant pas d’infrastructures médicales et certaines victimes étant enterrées sans avoir été enregistrées, a-t-il précisé.

A signaler que les combats sanglants ont fait fuir trois millions de Yéménites et obligé 200.000 personnes à l’exil. Sur une population globale de 26 millions d’habitants, 14 millions sont en urgence alimentaire, tandis que 7 millions sont affectés par l’insécurité alimentaire…

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Le centre commercial sera proche de Jérusalem, à quelques mètres de la Judée Samarie. Il y aura des Juifs et des Arabes qui pourront faire du shopping ensemble et travailler ensemble.

Selon un article du site israélien Alyaexpress-News.com, le propriétaire de la chaîne de supermarchés discount en Israël, Rami Levy, commence aujourd’hui une nouvelle aventure : le premier centre commercial israélo-palestinien.

« Je vois les choses d’un point de vue social », a déclaré Levy sur le Times d’Israël. « Ce que j’ai construit, je l’ai construit sous l’angle social pour aider le public en pratiquant des prix bas, et vous voyez que les gens veulent venir et acheter dans mes magasins ».

Certains Palestiniens ont été interrogés à propos de l’idée de ce centre commercial, semblaient plus enthousiastes sur le principe d’un centre commercial à proximité de l’endroit où ils vivent, car ils se disent inquiets de faire des achats avec des Juifs (pour rappel, ce sont les Arabes qui jusqu’à aujourd’hui ont commis des attaques contre des Juifs dans les supermarchés israéliens, dont le Rami Levy situé en Judée Samarie en 2015).

Dimanche, le site rapporte que le directeur de la chaîne de magasin Victory a déclaré que Rami Levy est un délinquant et un récidiviste utilisant des méthodes illégales qui trompent les consommateurs.

 

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Nabil Karoui a enterré les derniers espoirs d’une entente cordiale avec Hafedh Caïd Essebsi. L’ancien patron de la chaîne Nessma TV, qui se démène pour se faire une place parmi les caciques de Nidaa Tounes, est passé sur Mosaïque FM hier mardi 21 juin pour dire tout le mal qu’il pense du directeur exécutif du parti. Et il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère !

Karoui a ouvert les hostilités en qualifiant Nidaa Tounes de “One Men Show”. Puis haro sur le fils du président de la République, qu’il a traité de chef du gouvernement, de ministre de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Finances et de l’Education nationale, à la fois. Il a ajouté que Essebsi fils est en train de tout régenter dans le parti et au sein de l’appareil d’Etat.

Bon pour le parti, c’est un secret de polichinelle, l’affaire est même déjà largement consommée. D’ailleurs c’est ce qui avait poussé dans les cordes l’ex-secrétaire générale de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk, qui a finalement préféré prendre le large en créant son propre parti. Donc là pour le coup Karoui se réveille un peu tard, Hafedh Caïd Essebsi est déjà le maitre des lieux. Jusqu’au prochain “putsch”… ou défaite démocratique, même si on ne voit aucun combattant à l’horizon. Le fils du locataire du palais de Carthage a le temps de voir venir.

Quant à sa main mise sur l’appareil d’Etat, ce n’est pas encore fait. Ce n’est pas l’envie qui lui manque, mais les moyens. Cela dépendra beaucoup de l’issue des négociations autour de la personne qui va loger au palais de la Kasbah. Mais le papa y travaille…

Justement en parlant de ce lien de parenté, Karoui a déclaré que c’est un problème d’éthique et que la seule façon de solder ça est que Hafedh Caïd Essebsi lâche le parti, “dignement”. Pas sûr que son appel soit entendu. Pour rappel, le chef de l’Etat avait déclaré qu’il avait demandé la même chose à son fils, qui bien entendu n’avait pas obtempéré. Mais ça c’était au plus fort de la grogne interne contre la personne de Essebsi junior. Les choses se sont tassées depuis et l’intéressé s’est bien requinqué.

Des leaders qui font de la politique à la hache

Si on se détache un moment de ces bisbilles internes, le drame de Hafedh Caïd Essebsi et de Nabel Karoui c’est le drame de toute la classe politique tunisienne : Ils ont découvert la politique dans le tard, il y a à peine 5 ans, quand la chape de plomb de la dictature a sauté, après des dizaines d’années de bourguibisme paternaliste qui ne laissait que peu de place au vrai débat d’idées, au sens noble du terme, avec son esprit de contradiction. Ce qui fait que les dirigeants actuels, même ceux qui semblent être les plus aguerris, font de la politique à la hache, avec des attaques frontales, violentes, sans beaucoup de discernement. Logique, on ne peut pas être un maitre dans une discipline qu’on n’a pas apprise.

Il y a encore quelques jours, Nabil Karoui était plus patron de TV, businessman que politicien. Il s’est fait rapidement une place sur la scène politique en surfant sur sa notoriété, déjà établie, mais aussi parce que, il faut le dire, des ténors, des vrais, il y en a pas beaucoup. Et c’est pareil dans tous les partis. Quant à Essebsi junior, il est sorti du chapeau de son père et a refusé de rentrer ses ailes, même au plus fort de la contestation contre son intrusion. Si on lui reconnait une qualité c’est sa pugnacité, qui a fini par avoir, à l’usure, tous ses adversaires. Mais c’est son seul fait d’armes, et évidemment ça ne suffit pas pour faire de l’homme un monstre de la politique, comme l’est le papa, même si en ce moment il semble avoir perdu ses gammes avec son histoire de gouvernement d’union nationale.

La tragédie de la Tunisie c’est que sa classe politique est à son niveau, c’est-à-dire pas très inspirée quand il s’agit de plancher sur la chose politique. Mais de ce point de vue il ne peut pas y avoir de miracle, les dirigeants étant toujours à l’image du peuple. Les leaders censés piloter le navire apprennent les arcanes de la politique, exactement comme le font les citoyens. Donc il ne faut pas s’attendre à des lumières sur la scène politique, dans l’immédiat. Le temps de la maturation sera long. Très long.

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