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Le Qatar a annoncé, lundi 11 juin 2018, avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre les Emirats arabes unis en raison de “violations des droits de l’Homme” liées, selon lui, à une “discrimination contre le Qatar et ses citoyens“, selon le journal électronique le Vif.

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont coupé tous leurs liens avec le Qatar en l’accusant notamment de “financer le terrorisme“, malgré les fermes démentis de Doha.
Doha a dénoncé “un blocus” aérien, maritime et terrestre, ainsi que l’expulsion de ses citoyens par les pays adverses, l’interdiction pour des Qataris d’entrer ou de transiter par les Emirats, la fermeture de l’espace aérien et des ports émiratis au trafic vers et depuis le Qatar, l’interférence dans des biens détenus par des Qataris et une discrimination contre des étudiants aux Emirats.

Dans une déclaration diffusée lundi par son ministère des Affaires étrangères, le Qatar s’en prend en particulier aux Emirats arabes unis, dont les actions ont eu “un effet dévastateur sur les droits de l’Homme de Qataris et de résidents du Qatar” qui ont fait l’objet de “mesures de discrimination” aux Emirats.

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Je suis jeune, et même très jeune, il est vrai. Cependant, aux âmes bien nées, la valeur ne se mesure pas au nombre des années. Cette paraphrase de la célèbre réplique tirée du « Cid » de Corneille se prête judicieusement au parcours accompli et aux ambitions affichées par la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH). En effet, la structure de représentation des entreprises industrielles de textile et d’habillement n’a qu’une seule année d’existence et elle présente déjà un bilan d’exercice très éloquent qui rend tout à fait légitime ses ambitions.

En une année, jour pour jour après son congrès constitutif, la FTTH a non seulement parachevé la mise en place de ses structures internes, mais elle a aussi et surtout acquis une légitimité et une crédibilité tangibles.

Avec l’UTICA, d’abord. La crise avec l’organisation patronale historique qui fut à la base de la création de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement fait désormais partie d’un lointain passé. Aujourd’hui, la FTTH envisage même un retour au bercail dès lors que son principe de gouvernance et son autonomie d’initiative et d’action sont respectés et soutenus. « Nous sommes désormais une partie prenante de l’UTICA », estime d’ailleurs Hosni Boufaden, Président de la FTTH qui indique dans la foulée que cette position ne fait que renforcer la marche en avant de la Fédération pour redynamiser le secteur et contribuer de la sorte à l’effort national de création de richesses, d’investissement et d’emploi. Autrement dit, la FTTH sera de toutes les initiatives de l’UTICA et l’UTICA sera de toutes les initiatives de la FTTH.

D’autre part, la FTTH est devenue, avec le soutien de l’UTICA, l’interlocuteur privilégié et le représentant légitime des industriels du secteur auprès des autorités et des pouvoirs publics. Cela ne pouvait d’ailleurs qu’aller de soi dès lors que la FTTH recense en son sein près des deux-tiers des entreprises du secteur et plus de 80% de l’emploi des industries du textile-habillement du pays. En un an, les contacts et les discussions avec la Présidence du gouvernement en particulier par le biais du Conseil d’analyse économique et avec les différents ministères en lien avec les industries du textile-habillement ainsi qu’avec les structures administratives publiques se sont multipliés et des liens se sont noués afin de lever les freins et d’éliminer les obstacles qui handicapent la compétitivité et son développement.

En fin et non des moindres, la FTTH entend engager un nouveau partenariat avec l’UGTT et la Fédération du textile de l’organisation syndicale. Cette main tendue vers les structures de représentation des salariés est en réalité le prolongement de la Charte citoyenne que la FTTH impose à chaque membre de la Fédération et dans laquelle est notamment affirmé « le principe de conformité sociale » dont les objectifs sont de « garantir aux ressources humaines des entreprises du textile-habillement un climat social serein et des lieux de travail conformes aux normes de santé, sécurité et d’hygiène en vigueur », de « respecter le code du travail ainsi que toutes les conventions collectives en vigueur régissant le secteur Textile et Habillement » et de « respecter les valeurs humaines et les responsabilités sociétales de l’entreprise du secteur ». Cette nouvelle ère de partenariat avec l’UGTT se fonde également sur la prise de conscience par la centrale syndicale des importants enjeux que doit relever le secteur dans l’avenir et partant, de consolider préalablement la reprise enregistrée par le secteur ; reprise qui demeure, pour l’heure, encore fragile et ce n’est qu’ensemble, dans l’intérêt bien compris de chacun que l’on sera en mesure de la renforcer.

En tout cas, la nouvelle Fédération tunisienne du textile et de l’habillement a redonné espoir et confiance aux industriels du secteur. Cela s’est reflété significativement sur les performances de l’industrie du textile et de l’habillement durant l’année 2017 et particulièrement à partir du 2e semestre de 2017. Pour la première fois depuis 2010, l’industrie du textile-habillement affiche une croissance positive de sa valeur ajoutée en 2017 d’environ 1%. Durant la même année, les exportations du secteur ont crû de plus de 16% en valeurs courantes et 1,1% en volume. Cette tendance s’est raffermie au cours du 1er trimestre 2018.

Il n’en demeure pas moins que les efforts doivent être poursuivis et les perspectives stratégiques clairement définies. C’est sur quoi s’est attelée la FTTH dans le droit fil de la démarche initiée par le gouvernement pour améliorer la compétitivité du secteur industriel à travers ce qui serait communément appelé l’ « Initiative Nationale Industrie 4.0 » qui vise à assurer une accélération industrielle et technologique de la Tunisie à l’horizon 2025. Cette initiative servirait notamment à mettre en place des plans d’actions sectoriels et parmi ces derniers un « Pacte sectoriel de compétitivité » dédié au secteur des industries textiles où l’Etat et les industriels du textile-habillement s’engagent réciproquement en vue de construire un secteur fortement compétitif, innovant et à forte valeur ajoutée. Cet engagement réciproque prendrait la forme d’un contrat-programme couvrant une période déterminée qui fixe les objectifs de chaque partie en termes réglementaires et de soutien d’un côté et en termes de croissance, d’investissement, d’exportation et d’emploi de l’autre. Bien évidemment, la FTTH va y contribuer activement. Elle s’y est déjà engagée à travers la mise en place d’un comité d’étude stratégique chargé de fournir des propositions concrètes au gouvernement. D’ores et déjà, un premier objectif est identifié : la relance par l’intégration, processus qui amène à une meilleure et plus efficace maîtrise de la filière du textile-habillement. Il consiste à investir en amont la filière et à ce titre favoriser le sourcing de proximité à travers, entre autres, la création de grands projets de filature et de tissage, d’accessoires et tout autre intrant. Tout ce qui peut favoriser l’investissement en faveur de la montée en gamme de l’industrie du textile et de l’habillement dans la chaîne de valeur mondiale du secteur sera entrepris. Ce travail se poursuivra jusqu’à la signature du pacte proprement dit.

Une nouvelle voie s’ouvre pour le secteur, porteuse de nouvelles espérances et ambitions. Et les textiliens s’y sont engagés résolument. C’est une première victoire pour la FTTH. Il y en aura d’autres.

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Les sociétés commerciales LA GÉNÉRALE DES CARRIÈRES ET DES MINES SA (GÉCAMINES) (www.GECAMINES.cd) et GROUPEMENT DU TERRIL DE LUBUMBASHI LTD. (GTL), entité du GROUPE FORREST, annoncent la conclusion définitive d’un accord transactionnel (l’Accord), mettant un terme à leur différend portant sur l’exploitation commerciale du Terril de Lubumbashi.

Aux termes de l’Accord :

1. GTL transfère la pleine propriété de l’usine à GÉCAMINES

2. GTL s’engage à réparer le four de l’usine

3. Les entités du GROUPE FORREST transfèrent à GÉCAMINES leurs actions dans la SOCIÉTÉ CONGOLAISE POUR LE TRAITEMENT DU TERRIL DE LUBUMBASHI SAS

4. GÉCAMINES transfère au GROUPE FORREST ses actions dans GTL

5. GÉCAMINES paie une indemnité compensatoire à GTL

GÉCAMINES et le GROUPE FORREST se félicitent de la conclusion de cet Accord.

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L’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a mis en garde jeudi le Conseil de sécurité sur les risques d’explosion à Gaza et l’impact que cela aurait sur le reste de la région.

« Gaza se délite alors que nous parlons, sous la pression d’une combinaison explosive de facteurs humanitaires, sécuritaires et politiques négatifs », a prévenu M. Mladenov, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. « Si un autre conflit entre le Hamas et Israël éclatait, cela aurait des conséquences dévastatrices pour les Palestiniens de Gaza. Cela pourrait compromettre la relative stabilité de la Cisjordanie et avoir des répercussions sur Israël et la région ».

Au cours des quatre dernières semaines, des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont convergé vers la frontière avec Israël dans le cadre des manifestations de la “Grande marche de retour”. Les manifestations devraient se poursuivre et se terminer vers le 15 mai, et pourraient se propager en Cisjordanie et au-delà, a mis en garde M. Mladenov.

Depuis le 30 mars, lors de ces manifestations, 35 Palestiniens ont été tués et de nombreux autres ont été blessés par les forces de sécurité israéliennes. Aucune victime israélienne n’a été signalée, a-t-il précisé.

« Alors que ces manifestations se poursuivent, les tensions et les risques d’incidents graves et de nouvelles victimes augmenteront. Israël doit calibrer son recours à la force et minimiser l’utilisation du tir réel. La force létale ne devrait être utilisée qu’en dernier recours », a-t-il ajouté. « Le Hamas et les dirigeants des manifestations doivent éloigner les manifestants de la barrière de Gaza et empêcher toute action violente et toute provocation ».

Une situation humanitaire qui se détériore rapidement

Au-delà de l’escalade des risques sécuritaires à Gaza, la situation humanitaire continue de rapidement se détériorer.

A partir de mars 2017, et sans préavis, l’Autorité palestinienne a réduit de plus de 30% les salaires de milliers d’employés du secteur public dans la bande de Gaza. Un an plus tard, en mars 2018, elle a suspendu le paiement des salaires de quelque 20.000 fonctionnaires à Gaza.

« L’impact de cette décision est dévastateur », a déclaré Nickolay Mladenov. « Le service public déjà défaillant de Gaza va se diriger encore plus vers un effondrement total. Les hôpitaux et les cliniques, les écoles, les installations de traitement de l’eau et des eaux usées, la collecte des déchets, le transport et d’autres services essentiels seront sérieusement affectés », a-t-il ajouté.

Le Coordonnateur spécial a appelé le gouvernement palestinien à reprendre sans tarder le paiement des salaires du secteur public à Gaza. « Nous devons immédiatement faire face à la crise humanitaire qui se déroule », a-t-il dit. « Israël doit assouplir les restrictions de mouvement et d’accès à Gaza pour permettre à l’économie de se rétablir, en tenant dûment compte de ses préoccupations légitimes en matière de sécurité. Dans ce contexte, je me félicite de la décision d’augmenter la zone de pêche de six à neuf milles marins et je demande instamment que la zone soit étendue plus loin et de façon permanente », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette combinaison de facteurs, associée à l’impasse politique, fait de Gaza « une poudrière ».
« Malgré les développements tragiques dans le reste de la région, nous devons faire tout notre possible pour empêcher une nouvelle guerre à Gaza. Il est impératif que la communauté internationale et le Conseil de sécurité soutiennent les efforts de l’ONU et des principales parties prenantes pour relever les défis sécuritaires, humanitaires et politiques », a conclu M. Mladenov. « Les événements tragiques survenus à Gaza ont renforcé les risques croissants d’implosion et d’explosion, avec des conséquences potentiellement graves ailleurs dans la région ».

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Au Yémen, au moins 45 civils ont été tués par des raids de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite lors de trois incidents distincts au cours des quatre derniers jours, a indiqué mardi à Genève le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Des enfants et des femmes font partie des victimes de ces frappes aériennes sur un mariage à Hajjah et des véhicules civils à Taïz. « Plusieurs autres civils ont été aussi blessés à la suite de ces raids », a déclaré ce mardi Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat lors d’un point de presse.

Lundi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fermement condamné ces frappes aériennes meurtrières.

Selon les services du Haut-Commissaire Zeid, le raid le plus dévastateur des deux incidents distincts du dimanche a eu lieu dans la nuit vers 21h00 heure locale. Des frappes aériennes ont touché une cérémonie de mariage dans le district de Bani Qa’is, dans le gouvernorat de Hajjah. Des enquêtes préliminaires suggèrent que deux frappes aériennes ont tué au moins 19 civils et blessé 50 autres, dont plus de la moitié étaient des enfants. Mais « le bilan final des décès et des blessés au cours de cet incident pourrait être plus élevé », a précisé Liz Throssell.

Ces deux attaques de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont détruit une tente de mariage installé sur le terrain d’une maison civile dans le village d’Al-Raqah, alors que les victimes célébraient le mariage de leurs proches. « Les habitants ont affirmé qu’il n’y avait pas d’objectifs militaires dans le voisinage de la zone ciblée au moment de l’attaque », a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat.

Plus tôt ce même dimanche en début d’après-midi dans le district de Midi du gouvernorat de Hajjah, une frappe aérienne de la coalition aurait touché une maison civile, tuant les cinq membres d’une même famille, dont trois enfants et une femme. Les victimes étaient en train de déjeuner quand elles ont été directement touché par un missile dans leur maison située à Al-Hadwariah.

Deux jours plus tôt, une frappe aérienne de la coalition avait tué en fin de matinée de vendredi dernier, tous les passagers d’un véhicule civil circulant près du village d’Al-Areish, dans le district de Mawza. Au total, 21 civils ont été tués, dont cinq enfants, lors de cette attaque dans cette localité du gouvernorat de Taïz. « Les corps des victimes ont été si gravement brûlés et mutilés qu’ils ont été difficiles à identifier », a indiqué Liz Throssell. Les habitants ont insisté auprès des services du Haut-Commissaire Zeid sur le fait qu’au moment de l’attaque, il n’y avait pas d’objets militaires dans les environs de la zone ciblée.

S’ils prennent acte de l’annonce sur une revue après action sur cette attaque contre la fête de mariage, les services du Haut-Commissaire Zeid exhortent la coalition d’enquêter de façon exhaustive, indépendante et transparente sur toutes les dernières attaques mortelles. « Les auteurs présumés doivent être traduits en justice et que toutes les victimes aient accès à des recours et à des réparations » a fait remarquer la porte-parole du Haut-Commissariat. L’ONU exhorte encore une fois les belligérants, « à faire en sorte que toutes leurs forces respectent les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ».

Selon le Bureau des droits de l’homme des Nations unies au Yémen, plus de 6.300 civils ont été tués et 9.900 blessés depuis le début du conflit en mars 2015. Mais selon l’ONU, le nombre total de victimes, notamment les combattants et les cas non vérifiés, est probablement beaucoup plus élevé.

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L’ONU a annoncé avoir obtenu des promesses de dons de plus de deux milliards de dollars pour le Yémen sur un total de trois milliards de l’appel de fonds lancé ce mardi lors d’une conférence des donateurs à Genève.

« C’est un succès remarquable pour la solidarité internationale à l’égard du Yémen », s’est félicité le Secrétaire-général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse.

En ouverture de la conférence mardi matin au Palais des Nations, le chef de l’ONU avait insisté sur le fait que le Yémen traversait « actuellement la pire crise humanitaire dans le monde » et que l’ONU avait besoin, pour ses programmes d’urgence dans ce pays, de 2,96 milliards de dollars pour cette année. « Nous pouvons et devons éviter » que cette situation catastrophique « ne devienne une tragédie à long terme », avait-il mis en garde.

Plus de 40 Etats membres et organisations ont fait des promesses de dons,  a précisé le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse à l’issue de la conférence. Avant la réunion de Genève, près d’un tiers de l’appel de fonds avait déjà été donné par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, avec des contributions estimées à 930 millions de dollars.

« Mais l’ampleur de la souffrance que nous voyons au Yémen nécessite un financement rapide et complet pour le plan de réponse de 2018 », a plaidé M. Guterres qui note que le plan a été établi de telle sorte que chaque dollar va où il est urgent.

En 2017, la conférence de donateurs, déjà organisée par la Suisse et la Suède aux côtés de l’ONU, avait permis de récolter 1,1 milliard de dollars.

Le chef de l’ONU appelle les belligérants à ouvrir des négociations

« Nous avons besoin d’un accès sans restriction au Yémen ainsi que d’un accès sans restriction partout à l’intérieur du Yémen », a déclaré M. Guterres devant les donateurs, tout en ajoutant que « par-dessus tout, nous avons besoin d’un processus politique sérieux pour conduire à une solution politique».

Le Secrétaire général de l’ONU a donc appelé les parties à un règlement politique négocié à travers un dialogue inclusif intra-yéménite. Un dialogue, qui est pour lui, la « seule solution » au conflit au Yémen. « Nous devons avoir une action pour mettre un terme au conflit » qui dure désormais depuis plus de trois ans et a provoqué une situation « catastrophique », a insisté M. Guterres qui note que « cette guerre cause d’énormes souffrances humaines à certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ».

« Il n’y a pas de solutions humanitaires aux crises humanitaires », a ajouté le chef de l’ONU. « Je demande à toutes les parties de prendre contact sans attendre avec mon nouvel Envoyé spécial, Martin Griffiths », a-t-il dit.

Concernant l’évolution du conflit, M. Guterres a relevé « des signes positifs permettant de penser qu’un plan d’action menant à un dialogue intra-yéménite peut être préparé afin d’aboutir à une solution politique, avec bien sûr toutes les parties impliquées dans ce conflit ».

Une situation humanitaire toujours préoccupante

S’agissant de la situation humanitaire, le chef de l’ONU a indiqué que les organismes humanitaires ont déjà une base solide sur laquelle travailler, avec des opérations qui se sont considérablement développées.

Au début de l’année dernière, les organismes humanitaires ont fourni des vivres à 3 millions de personnes par mois. Dès le mois d’août dernier, plus de 7 millions de personnes sont atteintes chaque mois. Au plus fort de l’épidémie de choléra, plus de 1.000 centres de réhydratation par voie orale et 234 centres de traitement de la diarrhée fonctionnaient, contre seulement 25 centres plus tôt dans l’année.

Sur le terrain, la situation humanitaire reste toujours préoccupante. Alors que le conflit entre dans sa quatrième année, plus de 22 millions de personnes – trois quarts de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Près de 18 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dont 8,4 millions ne savent pas comment ils vont obtenir leur prochain repas.

En un an, un million de personnes supplémentaires ont été confrontées à de la malnutrition. Et près de 3 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de ce problème dans sa dimension aiguë. L’un d’entre eux décède toutes les 10 minutes d’une condition qui aurait pu être empêchée.
Face « à la pire crise humanitaire au monde », Antonio Guterres demande un meilleur accès pour l’assistance aux populations. « Les humanitaires doivent être capables d’atteindre les personnes qui ont le plus besoin d’aide, sans conditions », a-t-il dit. « Tous les ports doivent être ouverts à l’aide humanitaire et au trafic commercial, à l’envoi de médicaments, de vivres et du carburant nécessaire pour les distribuer. L’aéroport de Sanaa est également un lien vital qui doit rester ouvert ».

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Un convoi des Nations Unies et de ses partenaires transportant de l’assistance est entré lundi dans l’enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie, a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Syrie sur son compte Twitter.

Le convoi de 46 camions des agences des Nations Unies, du Croissant Rouge syrien et du Comité international de la Croix Rouge transportait de la nourriture et des fournitures de santé et de nutrition pour 27.500 personnes dans le besoin.

Dimanche, OCHA a précisé avoir reçu l’autorisation de fournir une assistance à 70.000 personnes dans le besoin à Douma, dans la Ghouta orientale. L’ONU a reçu l’assurance que le reste de l’assistance pourrait être livré le 8 mars 2018.

La seule aide apportée par l’ONU à la Ghouta orientale en 2018 a eu lieu le 14 février, lorsqu’un convoi d’assistance pour 7.200 personnes est arrivé à Nashabiyah.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) s’est félicité lundi d’avoir pu accéder pour la première fois en quatre mois à Douma, dans la Ghouta orientale, une enclave où plus de 400 000 personnes souffrent de graves pénuries de nourriture, de carburant, de médicaments et d’eau potable.

Outre la nourriture apportée, les travailleurs humanitaires ont mené à Douma des évaluations en matière de sécurité alimentaire, nutritionnelle et médicale, a précisé le PAM dans un communiqué de presse.

« Une crise humanitaire se déroule dans la Ghouta orientale où la violence qui fait rage a paralysé notre réponse et notre capacité à atteindre les familles qui ont désespérément besoin d’aide », a déclaré le Représentant du PAM en Syrie, Jakob Kern. « Nous appelons toutes les parties à permettre une livraison durable et sûre de l’aide à toutes les personnes dans le besoin, peu importe où elles se trouvent ».

L’ONU continue d’appeler toutes les parties prenantes à faciliter un accès sans conditions, sans entrave et durable à toutes les personnes dans le besoin dans tout le pays. L’ONU et ses partenaires humanitaires continuent d’être prêts à entrer dans d’autres zones difficiles d’accès et assiégées à travers la Syrie dès que les conditions le permettront.

Malgré les violences en cours en Syrie, l’ONU fournit chaque mois une assistance vitale à des millions de personnes dans le besoin.

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Alors que le conflit armé en Libye entre dans sa huitième année, la situation humanitaire de la population ne cesse de se détériorer sur fond de combats persistants, de violences et d’insécurité, a déclaré vendredi 16 février 2018 le président du Comité international de la Croix‑Rouge (CICR), Peter Maurer, après une visite de trois jours dans le pays.

Le CICR a récemment intensifié ses opérations en Libye, qui est plongée dans le chaos économique, l’anarchie généralisée et des luttes de pouvoir entre groupes armés depuis la révolution de 2011.

Les risques liés au conflit empêchent de nombreuses personnes de rentrer chez elles, ce qui se traduit par l’un des taux de déplacement par habitant les plus élevés en Afrique.

« On peine à concevoir toute l’étendue des effets du conflit en Libye », a dit M. Maurer après s’être rendu à Tripoli, Tobrouk et Benghazi pour évaluer la situation humanitaire et s’entretenir avec des hauts responsables des autorités libyennes. « La violence urbaine et le déplacement sont des réalités quotidiennes pour les Libyens depuis 2011, tandis que beaucoup de migrants – cherchant désespérément à rejoindre l’Europe – sont pris au piège dans le pays et victimes de mauvais traitements. »

Des chiffres tragiques révèlent la détresse des personnes touchées par le conflit, qu’elles soient résidentes dans le pays ou migrantes : pas moins de 1,3 million de personnes ont ainsi besoin d’une aide humanitaire. On estime le nombre de déplacés internes à 200 000 personnes (soit 3 % de la population), dont bon nombre ont vu leur maison détruite par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie lourde en zone habitée. Les hôpitaux doivent faire face à une pénurie chronique de matériel médical ; 20 % d’entre eux ont dû fermer leurs portes. On observe partout dans le pays une augmentation des activités criminelles comme les kidnappings, la contrebande, le trafic d’êtres humains et les enlèvements contre rançon.

« Des efforts résolus doivent immédiatement être déployés pour atténuer les souffrances en Libye – c’est une évidence. On manque cruellement de leadership sur cette question au niveau international. Mais pratiquer la politique de l’autruche ne fera qu’aggraver la situation à l’avenir », a prévenu le président du CICR à l’issue d’une série de réunions constructives avec les autorités libyennes.

« Nous prévoyons de renforcer considérablement notre assistance et restons déterminés à agir en tant qu’intermédiaire neutre entre toutes les parties pour aider les victimes directes du conflit armé et de la violence. Nous reconnaissons aussi que nous devons adapter nos activités humanitaires pour profiter des atouts de la population très instruite de ce pays à revenu intermédiaire. »

Enjeux migratoires

Les troubles qui secouent la Libye offrent un terrain propice à l’exploitation des migrants. La situation est préoccupante : les migrants sont nombreux à être détenus dans des conditions inhumaines et à faire l’objet de mauvais traitements, et des milliers d’entre eux croupissent dans des centres de détention administrative.

L’instabilité politique et le vide sécuritaire qui règnent actuellement en Libye font craindre au CICR que les lieux de détention ne respectent pas les exigences structurelles de base et n’assurent pas les conditions matérielles indispensables pour que les migrants détenus bénéficient d’un traitement humain et digne.

« Nous encourageons vivement les décideurs à soutenir la Libye dans l’élaboration de politiques migratoires qui proposent des alternatives à la détention et prévoient des mesures de protection des migrants vulnérables », a déclaré M. Maurer.

Le CICR est conscient des préoccupations légitimes des États en matière d’économie, de cohésion sociale et de sécurité, et reconnaît qu’ils ont le droit de réglementer la migration. Néanmoins, en vertu du droit international, les migrants ne peuvent pas être retenus contre leur gré ou renvoyés dans un pays potentiellement dangereux pour eux. Les États sont tenus d’examiner les dossiers individuellement avant de refuser l’entrée de migrants sur leur territoire ou de les expulser.

Le nombre de migrants en provenance d’Afrique qui perdent la vie au cours de leur périple reste largement sous-estimé. Le CICR encourage les autorités des États concernés à coopérer avec lui et à renforcer leurs services judiciaires et de médecine légale pour que des mesures soient prises afin d’élucider le sort des migrants disparus.

« L’Europe doit contribuer à garantir le respect de la dignité humaine dans les politiques et les mesures migratoires », estime M. Maurer. « Le succès des politiques migratoires européennes  ne devrait pas se mesurer au nombre de personnes qui ont été arrêtées aux portes de l’Europe. Il convient plutôt de se demander comment les migrants ont été traités, quelles lois ont été appliquées et si la dignité humaine a été respectée. »

Le CICR maintient une présence constante en Libye depuis 2011. Aux côtés du Croissant-Rouge libyen, il mène une action strictement neutre et impartiale au bénéfice de l’ensemble de la population du pays. Les volontaires du Croissant-Rouge travaillent souvent jour et nuit, en dépit des dangers et des difficultés, pour alléger les souffrances des personnes en détresse. Le CICR prévoit de renforcer cette année son aide d’urgence aux victimes du conflit, notamment en multipliant les distributions de nourriture et d’articles ménagers de première nécessité, en fournissant davantage de matériel médical et un plus grand soutien aux établissements de santé et en aidant les membres de familles dispersées à rétablir le contact avec leurs proches, en particulier les migrants détenus. Nous espérons en outre obtenir l’accès aux lieux de détention dans l’ensemble du pays.

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Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a appelé une nouvelle fois la communauté internationale à se montrer généreuse en finançant l’assistance humanitaire pour les millions de Yéménites affectés par une situation catastrophique.

« Je réitère la déclaration du Secrétaire général saluant le milliard de dollars promis par le Royaume d’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour soutenir l’action humanitaire au Yémen, ainsi que leur engagement à recueillir 500 millions de dollars supplémentaires auprès d’autres bailleurs de fonds de la région », a dit M. Lowcock dans une déclaration à la presse publiée lundi soir.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont mis d’accord avec les Nations Unies sur les modalités de transfert, d’ici le 31 mars, de 930 millions de dollars en faveur du Plan d’intervention humanitaire du Yémen (YHRP) pour 2018. Les deux États membres ont clairement indiqué que les fonds devaient être utilisés uniquement pour des raisons humanitaires. Cet argent représente près du tiers des 2,96 milliards de dollars réclamés pour ce plan d’intervention.

Si ce plan est entièrement financé, l’ONU et ses partenaires fourniront de la nourriture à plus de 8,5 millions de Yéménites, des services nutritionnels à 5,6 millions d’enfants, femmes enceintes et mères et de l’eau potable à 5,4 millions de personnes. L’ONU et ses partenaires réhabiliteront également plus de 1.400 écoles et 650 établissements de santé détruits par les combats.

« J’espère que cette générosité encouragera un plus grand nombre de bailleurs de fonds à contribuer au YHRP, notamment en prévision de la conférence internationale sur le Yémen qui se tiendra à Genève le 3 avril », a dit M. Lowcock.

La situation humanitaire au Yémen continue de se détériorer en raison du conflit, de l’effondrement des services de base et du déclin économique. Un nombre record de 22,2 millions de personnes ont maintenant besoin d’aide humanitaire, soit 3,4 millions de plus que l’année dernière.

« J’appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire en protégeant les civils et les infrastructures civiles et en facilitant un accès humanitaire rapide, sûr et sans entraves au Yémen et à l’intérieur du pays », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

Celui qui est également Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU a rappelé que « seule une solution politique et la fin du conflit mettront fin aux souffrances du peuple yéménite ». « Nous renouvelons notre appel à toutes les parties à cesser les hostilités et à s’engager de manière significative avec les Nations Unies pour parvenir à un règlement politique durable », a-t-il ajouté.

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Après le lancement le 25 janvier de l’appel de fonds humanitaire 2018 pour la Libye, la Coordinatrice humanitaire de l’ONU dans le pays, Maria do Valle Ribeiro, poursuit sa tournée européenne à Genève pour attirer l’attention sur « les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux ».

Lors son étape suisse, Mme do Valle Ribeiro a rencontré lundi 05 février 2018 au Palais des Nations les représentants des pays donateurs en insistant une nouvelle fois sur le sort des populations libyennes qui souffrent toujours d’un climat de violence et de la crise politique.

En lançant un appel de fonds d’un montant de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes en Libye, « notre message fondamental aux pays donateurs, c’est de ne pas oublier l’impact humanitaire de la crise en Libye et d’être prêt à soutenir les efforts de la communauté humanitaire », a déclaré Mme do Valle Ribeiro lors d’un entretien accordé à ONU Info.

Si les fonds demandés aideront à renforcer les capacités des familles à faire face aux pressions liées à l’instabilité et au déclin économique, les organismes humanitaires notent qu’il s’agit avant tout de venir en aide aux plus de 1,1 million de civils dans le besoin en Libye et qui doivent faire face à la détérioration des conditions de vie sur place.
Entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d’aide

Pour la Coordinatrice humanitaire en Libye, l’urgence est d’assurer aux personnes déplacées, aux rapatriés, ainsi qu’aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile un accès aux services de base.

Concernant ce groupe de « personnes vulnérables », Mme do Valle Ribeiro a indiqué qu’entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d’une assistance humanitaire, « même mais s’il y a sûrement jusqu’à 800.000 à 900.000 migrants en Libye ».

« Tous ces migrants sont victimes des réseaux des trafiquants et victimes des pires abus et des violations des droits de l’homme », en raison notamment de la prolifération des « groupes armés qui se livrent à la contrebande, au trafic et à l’exploitation des réfugiés et des migrants », a souligné celle qui est également Chef adjointe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye.

A cet égard, Mme do Valle Ribeiro note qu’« entre 5.000 et 8.000 migrants et réfugiés sont dans les centres de détention officielle et se trouvent dans des conditions particulièrement pénibles ». A ce jour, près de 17.000 migrants ont accepté le programme de rapatriement volontaire établi par l’Agence de l’ONU pour les migrations (OIM).

Par ailleurs, le dernier bulletin humanitaire de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés en date du 2 février souligne qu’environ 1.428 réfugiés et demandeurs d’asile ont été libérés de ces centres de détention depuis l’année dernière, dont 316 depuis le 1er janvier.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, et le Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, ont lancé jeudi un appel de fonds humanitaire de 1,5 milliard de dollars pour aider les réfugiés fuyant le Soudan du Sud et un autre appel de 1,7 milliard de dollars pour les personnes dans le besoin à l’intérieur de ce pays.

Alors que le conflit est entré dans sa cinquième année, près de 2,5 millions de Sud-Soudanais ont fui le pays vers six pays voisins (Ouganda, Kenya, Soudan, Éthiopie, République démocratique du Congo et République centrafricaine).

Le conflit et l’insécurité ont déplacé de force un tiers de la population, dans le pays ou au-delà des frontières. A l’intérieur du pays, 7 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire.

Le nombre de réfugiés devrait dépasser les 3 millions d’ici la fin de l’année, faisant du Soudan du Sud la plus grande crise de réfugiés en Afrique depuis le génocide rwandais.

« Le coût humain du conflit au Soudan du Sud a atteint des proportions énormes », a déclaré Filippo Grandi. « Si la guerre ne s’arrête pas, le nombre de réfugiés passera de 2,5 à 3 millions en 2018. Le conflit prive le Soudan du Sud d’une population qui devrait être la plus grande ressource d’une jeune nation. Ils devraient construire le pays, ne pas le fuir. Tant que le peuple du Soudan du Sud attend la paix, le monde doit leur venir en aide ».

L’Ouganda, le plus grand pays d’accueil avec plus d’un million de réfugiés, pourrait accueillir un quart de million de réfugiés de plus cette année. Le nombre de réfugiés pourrait dépasser la barre du million au Soudan. Près de 90% des personnes déplacées de force sont des femmes et des enfants et près de 65% ont moins de 18 ans.

Au Soudan du Sud, les besoins humanitaires continuent d’augmenter à un rythme alarmant. Près de 7 millions de personnes, dont deux millions de déplacés internes, ont besoin d’une aide et d’une protection urgentes dans tout le pays. Beaucoup sont menacées par la malnutrition. De nombreux enfants ne peuvent pas aller à l’école ou recevoir des soins médicaux adéquats et sont souvent sans abri.

Le plan de réponse humanitaire pour 2017 a été financé à 73%, permettant à l’ONU et à ses partenaires de venir en aide à 5,4 millions de personnes.

« Le conflit au Soudan du Sud est brutal et meurtrier. Des millions de personnes ont fui car elles avaient peur de mourir. Elles ont maintenant besoin de notre soutien », a déclaré Mark Lowcock. « Il est dans l’intérêt de tous de continuer à offrir un soutien généreux et durable aux personnes touchées par la crise à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

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Après son gros chèque de 2 milliards de dollars, pour renflouer un Trésor public exsangue après 3 années de conflit meurtrier (plus de 10 000 morts), l’Arabie saoudite a convaincu ses alliés de remettre la main à la poche. Cette fois il s’agit de décaisser 1,5 milliard de dollars pour l’aide humanitaire. L’annonce a été faite ce lundi 22 janvier 2018, rapporte l’agence Reuters.

La coalition pilotée par Riyad et appuyée par les USA indique dans son communiqué qu’elle aménagera un pont aérien vers Marib et 17 couloirs terrestres pour convoyer l’aide. Il est aussi  question d’étendre les installations des ports du Yémen pour réceptionner ces produits qu’attendent plus de 2 millions de déplacés du fait de cette guerre intestine. “Nous soutenons une mission humanitaire préparée professionnellement avec des moyens militaires afin de faire en sorte que l’aide humanitaire parvienne à la population qui en a besoin”, a affirmé le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki.

D’après les chiffres des Nations Unies, les populations yéménites font face à la crise humanitaire la plus grave du monde, avec 8,3 millions d’individus qui survivent grâce à l’aide humanitaire et 400.000 enfants affectés par une malnutrition sévère. La coalition a déjà décaissé des milliards de dollars d’aide humanitaire pour le Yémen, mais le conflit empêche que la nourriture soit bien ventilée aux nécessiteux. S’y ajoutent les épidémies de choléra et de diphtérie. Dans le bras fer sanglant qui oppose la coalition soutenant le gouvernement reconnu par la communauté internationale et le mouvement chiite houthi, appuyé par l’Iran, les populations civiles, hélas, ne pèsent pas lourd…

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Les miliciens chiites houthis ont déclaré ce lundi 04 décembre 2017 qu’ils ont écrasé les éléments du Congrès général du peuple (CGP), leurs anciens alliés acquis à la cause de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, rapporte l’agence Reuters. Si cette information était confirmée, cela mettrait l’Arabie saoudite dans tous ses états, elle qui vient de bombarder copieusement les positions des Houthis à Sanaa, la capitale yéménite, pour justement permettre aux troupes de Saleh de prendre le dessus.

Hier dimanche 03 novembre 2017 dans la soirée, l’ancien chef de l’Etat avait créé la stupeur en déclarant qu’il allait briser son union avec les Houthis et retourner contre eux ses armes.
D’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les heurts dans la capitale ont fait au moins 125 décès et 238 blessés depuis mercredi.

Avec l’aide et l’approbation de Dieu, les forces de sécurité qui ont bénéficié d’un large soutien populaire ont pu hier soir nettoyer les zones où étaient déployées les milices de la trahison“, a déclaré Mohammed Abdoul Salam, porte-parole des Houthis.
A noter que ces derniers sont appuyés par l’Iran et qu’ils s’étaient coalisés avec le CGP en 2015 pour affronter la coalition pilotée par l’Arabie saoudite dont le but est, officiellement, de remettre sur son fauteuil Abd-Rabbou Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.

Mais derrière la façade il y a cette féroce bataille confessionnelle chiite-sunnite qui a fait les dégâts que l’on sait au Liban, en Irak, en Syrie où d’ailleurs Riyad vient de perdre la face, lui qui avait armé des milices pour liquider le régime de Bachar Al-Assad. Mais c’était sans compter sur l’appui de l’allié russe, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Si l’Arabie saoudite perdait une fois de plus sa guerre par procuration au Yémen, elle le prendrait très mal et sa réaction pourrait déstabiliser un peu plus un monde arabe déjà très mal en point…

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L’UTICA a condamné l’agression perpétrée, jeudi, contre son siège par un groupe d’individus, conduit par la secrétaire générale de la Fédération générale des métiers et services relevant de l’UGTT. “Ces individus ont pénétré par effraction et agressé les gardiens pour observer un sit-in dans le hall et causer un état de chaos”, a indiqué l’UTICA, dans un communiqué.
Le patronat a exprimé “son refus catégorique de ces pratiques barbares”, indiquant qu’il a entamé des procédures judiciaires contre les agresseurs”. L’UTICA a aussi dénoncé la conduite de la responsable syndicale qui a conduit le groupe d’agresseurs, estimant que cet incident pourrait affecter la relation entre les deux organisations partenaires.
L’UTICA a précisé que l’origine du conflit revient à “la grève, à laquelle a appelé l’UGTT, jeudi, dans le secteur du gardiennage pour revendiquer la signature d’un accord complémentaire d’une convention sectorielle, dont la chambre nationale des établissements de gardiennage s’est retirée depuis le 30 septembre 2015”.
L’UTICA a réitéré son respect pour “le droit de la grève dans le cadre du respect de la loi tout en soulignant la nécessité de régulariser les méthodes d’organisation de la grève”

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Nous apprenons, de source concernée par le sujet, qu’un premier administrateur judiciaire avait pu être nommé pour résoudre le conflit entre actionnaires au niveau de la gouvernance, qui avait conduit à la suspension de la cotation de la Société immobilière tuniso-saoudienne (SITS). Cette nomination, par procédure judiciaire, n’avait cependant pas abouti à la réunion de l’assemblée générale qui devait conduire à résoudre le conflit entre actionnaires, l’administrateur judiciaire désigné par la justice ayant refusé l’affaire.

Une seconde procédure judiciaire a ainsi été introduite pour la désignation d’un autre administrateur judiciaire pour une journée.

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L’administration Barack Obama a réaffecté plus de 100 millions de dollars alloués à l’Egypte à d’autres pays suscitant une vive frustration au Caire.

La réallocation non divulguée auparavant est perçue comme un signe  de l’impatience de Washington concernant le refus du gouvernement égyptien de travailler avec les organisations américaines chargées de l’aide, précise le site Al-Monitor. Elle a été opérée à la fin du printemps dériver suite à la requête officielle adressée par des membres de la Chambre des représentants au Département d’Etat lui demandant  de transférer une partie des fonds alloués à  l’Egypte  au profit de  la Tunisie, que certains parlementaires  considèrent comme mieux placée et plus éligible à l’aide des États-Unis eu égard après sa transition vers une sa démocratie de fraîche date.

“Le gouvernement américain a redirigé 108 millions $  de l’enveloppe de l’aide prévue pour  l’Egypte à d’autres pays en raison de la poursuite des retards mis par le gouvernement du Caire dans la mise en œuvre effective de plusieurs programmes,” a expliqué un officiel  du Département d’Etat à Al-Monitor dans un communiqué envoyé par courriel. «Ces fonds ont été réorientés en fonction d’autres priorités et  besoins.”

La réallocation représente plus de deux tiers des 150 millions $ de l’aide économique annuelle  que le Département d’Etat a demandée à l’Egypte au cours des dernières années. Cependant, la plus grande part  de l’enveloppe de l’aide militaire annuelle d’une valeur de 1,3 milliard de dollars n’a pas été remise en question.

L’ambassade d’Egypte à Washington s’est abstenue de tout commentaire à ce sujet.

La décision fait suite à un rapport publié en février 2015 par le  « Goverment Accountability Office » (organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès  chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral), qui a constaté que 460 millions $ de l’aide économique pour l’ Egypte n’ont pas été utilisés en raison des restrictions américaines et de la lourdeur bureaucratique égyptienne. Depuis lors, Le Caire a continué de refuser les autorisations dont les bénéficiaires de l’aide US  ont besoin pour opérer dans le pays, alors que certains médias ont lancé une campagne de dénigrement contre les organisations  non gouvernementales américaines telles que le Research Triangle Institute basé en Caroline du Nord.

Initiatives insistantes du Congrès

Fin mai, huit membres influents  de la Chambre des représentants appartenant aux deux partis, républicain et démocrate, ont  écrit au secrétaire d’État John Kerry lui demandant de reprogrammer  20 millions $ de l’aide destinée à  l’Egypte pour les réallouer à la Tunisie.

« La Tunisie s’est récemment dotée d’un parlement démocratiquement élu et a accompli le premier transfert pacifique du pouvoir exécutif dans la région », souligne la missive. “A un tel moment critique, les États-Unis devraient déployer de sérieux efforts pour soutenir cette démocratie naissante. »

La lettre a été signée par le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre Ed Royce, un républicain de la Californie, le représentant démocrate haut placé du Congrès Eliot Engel,  la présidente du panel de la commission du Moyen-Orient, Ileana Ros-Lehtinen,  le représentant démocrate haut placé, Ted Deutch, le représentant démocrate haut placé du panel de la commission du terrorisme, Bill Keating, D-Mass , le président de la Commission de  sécurité intérieure,  Michael McCaul, et les deux co-présidents du Caucus Tunisie  David Schweikert, représentant républicain de l’Arizona  et Alcee Hastings, représentant démocrate de la Floride.

Ros-Lehtinen est une critique de longue date  de la façon dont l’aide américaine à l’Egypte est dépensée et a demandé le rapport du « Goverment Accountability Office » l’année dernière  de concert avec le républicain Gerry Connolly. Le démocrate McCaul a, pour sa part, conduit au mois de mai une délégation du Congrès en Tunisie et a promis d’aider la Tunisie dans sa lutte contre l’extrémisme violent après qu’il a été établi que  les Tunisiens sont les plus nombreux à rejoindre  les rangs de Daech.

La lettre du Congrès soutient que l’aide supplémentaire aiderait la Tunisie à ” promouvoir la transparence et le professionnalisme au parlement et dans  d’autres institutions tout en réformant les lois bancaires, le code fiscal et d’autres législations  et réglementations qui découragent les entrepreneurs et les investisseurs.” Elle se borne à émettre des critiques voilées contre l’Egypte, en soulignant  que «même des programmes de longue date sont au point mort. »

Le Département d’Etat a répondu un mois plus tard par une lettre de rejet de la requête des parlementaires  demandant plus d’argent pour la Tunisie. La réponse ne mentionne pas d’autres pays, mais la réaffectation semble avoir été opérée à la même époque.

“A cette époque, nous croyions que nos programmes des Fonds de soutien économique concordent avec les objectifs de la politique américaine et répondent aux besoins du gouvernement tunisien, a écrit le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires législatives,  Julia Frifield. “Pour nous assurer que nous répondons aux besoins de la Tunisie et que les fonds régionaux de soutien économique sont utilisés de manière plus efficace, nous examinons en permanence les performances de nos portefeuilles d’assistance.”

Une réponse mal accueillie au  Congrès.

«La Tunisie aurait dû être une priorité pour cette réaffectation,”  a déclaré Royce dans un communiqué envoyé par courriel à Al-Monitor. «La Tunisie, premier gouvernement démocratiquement élu de la région, est un partenaire clé dans notre lutte contre le terrorisme islamiste radical et fait face à des menaces graves de Daech  ainsi qu’à de sérieux défis politiques et économiques. »

Le département d’Etat a demandé au Congrès 140 millions $ pour l’exercice qui a commencé le 1er octobre autant que le montant demandé l’année dernière et plus que le double de l’année précédente. L’ambassadeur de Tunisie à Washington, Faycal Gouia, a déclaré à Al-Monitor qu’il se bat pour que l’aide américaine  soit augmentée de 20 millions $ pour stimuler l’aide à la sécurité, dont le montant  est en baisse de 10 M $ par rapport à la demande de l’année dernière.

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Entre Zied Laadhari, ministre de l’Industrie et du Commerce et le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, Faycel Hafiane, le courant ne passe pas.
Nous apprenons d’une source bien informée au sein du ministère du Commerce que des tensions émaillent les relations entre ces deux responsables.
Zied Laadhari, du mouvement Ennahdha, voudrait mettre la main sur ce département en essayant de nommer un cabinet entièrement « nahdhaoui ». Chose qui aurait déplu au secrétaire d’Etat, membre de Nidaa Tounes. Par exemple la fièvre est montée d’un cran quand il s’est agi de choisir l’heureux destinataire du bureau cossu légué par l’ex-PDG de la BAD.
Ces informations viennent à un moment où le ministre essaye de donner une autre image en publiant des photos qui réunissent les deux membres de l’équipe de Youssef Chahed, soit disant en bons termes.
Ce climat de tension n’est pas une première, étant donné que le même ministre avait entamé son mandat par un désaccord avec la ministre de l’Energie, Hela Cheikh Rouhou. La cause était la suivante : un problème de logistique. Laadhari aurait refusé d’octroyer un bureau au secrétaire d’Etat aux Mines, Hechmi Hmidi et même de mettre à sa disposition quelques cadres relevant du ministère de l’Industrie.
Il est à rappeler que le syndicat du Commerce a fermement dénoncé les pratiques du ministre, tout en appelant à une réunion d’urgence pour ce vendredi 21 octobre 2016. Cette initiative vient à la suite de la nomination du membre du conseil de la Choura d’Ennahdha, Mohamed Salah Bargaoui, en tant que chef de cabinet.
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D’après un rapport des Nations unies rendu public ce mardi 30 août, au moins 10.000 personnes ont perdu la vie au Yémen depuis le début des hostilités, il y a près de 18 mois. Ce chiffre est deux fois plus élevé que ce qui avait été avancé par les responsables et organisations humanitaires.

Jamie McGoldrick, coordonnateur humanitaire de l’Onu, a indiqué que cette nouvelle évaluation est le produit des chiffres communiqués par les hôpitaux du Yémen. A noter que le bilan pourrait aller à la hausse, certaines parties du Yemen n’ayant pas d’infrastructures médicales et certaines victimes étant enterrées sans avoir été enregistrées, a-t-il précisé.

A signaler que les combats sanglants ont fait fuir trois millions de Yéménites et obligé 200.000 personnes à l’exil. Sur une population globale de 26 millions d’habitants, 14 millions sont en urgence alimentaire, tandis que 7 millions sont affectés par l’insécurité alimentaire…

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Le centre commercial sera proche de Jérusalem, à quelques mètres de la Judée Samarie. Il y aura des Juifs et des Arabes qui pourront faire du shopping ensemble et travailler ensemble.

Selon un article du site israélien Alyaexpress-News.com, le propriétaire de la chaîne de supermarchés discount en Israël, Rami Levy, commence aujourd’hui une nouvelle aventure : le premier centre commercial israélo-palestinien.

« Je vois les choses d’un point de vue social », a déclaré Levy sur le Times d’Israël. « Ce que j’ai construit, je l’ai construit sous l’angle social pour aider le public en pratiquant des prix bas, et vous voyez que les gens veulent venir et acheter dans mes magasins ».

Certains Palestiniens ont été interrogés à propos de l’idée de ce centre commercial, semblaient plus enthousiastes sur le principe d’un centre commercial à proximité de l’endroit où ils vivent, car ils se disent inquiets de faire des achats avec des Juifs (pour rappel, ce sont les Arabes qui jusqu’à aujourd’hui ont commis des attaques contre des Juifs dans les supermarchés israéliens, dont le Rami Levy situé en Judée Samarie en 2015).

Dimanche, le site rapporte que le directeur de la chaîne de magasin Victory a déclaré que Rami Levy est un délinquant et un récidiviste utilisant des méthodes illégales qui trompent les consommateurs.

 

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Nabil Karoui a enterré les derniers espoirs d’une entente cordiale avec Hafedh Caïd Essebsi. L’ancien patron de la chaîne Nessma TV, qui se démène pour se faire une place parmi les caciques de Nidaa Tounes, est passé sur Mosaïque FM hier mardi 21 juin pour dire tout le mal qu’il pense du directeur exécutif du parti. Et il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère !

Karoui a ouvert les hostilités en qualifiant Nidaa Tounes de “One Men Show”. Puis haro sur le fils du président de la République, qu’il a traité de chef du gouvernement, de ministre de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Finances et de l’Education nationale, à la fois. Il a ajouté que Essebsi fils est en train de tout régenter dans le parti et au sein de l’appareil d’Etat.

Bon pour le parti, c’est un secret de polichinelle, l’affaire est même déjà largement consommée. D’ailleurs c’est ce qui avait poussé dans les cordes l’ex-secrétaire générale de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk, qui a finalement préféré prendre le large en créant son propre parti. Donc là pour le coup Karoui se réveille un peu tard, Hafedh Caïd Essebsi est déjà le maitre des lieux. Jusqu’au prochain “putsch”… ou défaite démocratique, même si on ne voit aucun combattant à l’horizon. Le fils du locataire du palais de Carthage a le temps de voir venir.

Quant à sa main mise sur l’appareil d’Etat, ce n’est pas encore fait. Ce n’est pas l’envie qui lui manque, mais les moyens. Cela dépendra beaucoup de l’issue des négociations autour de la personne qui va loger au palais de la Kasbah. Mais le papa y travaille…

Justement en parlant de ce lien de parenté, Karoui a déclaré que c’est un problème d’éthique et que la seule façon de solder ça est que Hafedh Caïd Essebsi lâche le parti, “dignement”. Pas sûr que son appel soit entendu. Pour rappel, le chef de l’Etat avait déclaré qu’il avait demandé la même chose à son fils, qui bien entendu n’avait pas obtempéré. Mais ça c’était au plus fort de la grogne interne contre la personne de Essebsi junior. Les choses se sont tassées depuis et l’intéressé s’est bien requinqué.

Des leaders qui font de la politique à la hache

Si on se détache un moment de ces bisbilles internes, le drame de Hafedh Caïd Essebsi et de Nabel Karoui c’est le drame de toute la classe politique tunisienne : Ils ont découvert la politique dans le tard, il y a à peine 5 ans, quand la chape de plomb de la dictature a sauté, après des dizaines d’années de bourguibisme paternaliste qui ne laissait que peu de place au vrai débat d’idées, au sens noble du terme, avec son esprit de contradiction. Ce qui fait que les dirigeants actuels, même ceux qui semblent être les plus aguerris, font de la politique à la hache, avec des attaques frontales, violentes, sans beaucoup de discernement. Logique, on ne peut pas être un maitre dans une discipline qu’on n’a pas apprise.

Il y a encore quelques jours, Nabil Karoui était plus patron de TV, businessman que politicien. Il s’est fait rapidement une place sur la scène politique en surfant sur sa notoriété, déjà établie, mais aussi parce que, il faut le dire, des ténors, des vrais, il y en a pas beaucoup. Et c’est pareil dans tous les partis. Quant à Essebsi junior, il est sorti du chapeau de son père et a refusé de rentrer ses ailes, même au plus fort de la contestation contre son intrusion. Si on lui reconnait une qualité c’est sa pugnacité, qui a fini par avoir, à l’usure, tous ses adversaires. Mais c’est son seul fait d’armes, et évidemment ça ne suffit pas pour faire de l’homme un monstre de la politique, comme l’est le papa, même si en ce moment il semble avoir perdu ses gammes avec son histoire de gouvernement d’union nationale.

La tragédie de la Tunisie c’est que sa classe politique est à son niveau, c’est-à-dire pas très inspirée quand il s’agit de plancher sur la chose politique. Mais de ce point de vue il ne peut pas y avoir de miracle, les dirigeants étant toujours à l’image du peuple. Les leaders censés piloter le navire apprennent les arcanes de la politique, exactement comme le font les citoyens. Donc il ne faut pas s’attendre à des lumières sur la scène politique, dans l’immédiat. Le temps de la maturation sera long. Très long.

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