AccueilLa UNEL’aquaculture en partie liée avec l’économie bleue circulaire !

L’aquaculture en partie liée avec l’économie bleue circulaire !

L’aquaculture en Tunisie est un important créateur d’emplois et jouent un rôle de plus en plus incontournable dans les économies locales et le développement des exportations. Mais pour les milliers de personnes qui dépendent de cette industrie pour leurs revenus, il est nécessaire de réduire l’impact environnemental tout en débloquant de nouvelles opportunités commerciales pour assurer une croissance résiliente du secteur.

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C’est en tout ca ce que préconise le programme européen SwitchMed  dans une étude qui vise à identifier les possibilités d’introduire des pratiques plus efficaces qui peuvent soutenir une industrie aquacole économiquement viable et écologiquement stable en Tunisie.

Il est essentiel de savoir que L’initiative SwitchMed, financée par l’Union européenne et mise en œuvre par l’ONUDI,  a pour objectif de renforcer la présence des entrepreneurs verts en Méditerranée, avec l’intégration de la composante économie bleue circulaire dès 2020 qui vise notamment à contribuer à la préservation des écosystèmes marins et côtiers du sud de la Méditerranée. L’application des pratiques de CPD, notamment la méthodologie TEST de l’ONUDI, aux activités économiques liées aux zones marines et côtières est cruciale dans les efforts visant à développer le concept d’économie bleue dans la région méditerranéenne.

Cette approche consiste à stimuler le développement de projets industriels orientés vers l’économie bleue afin de réduire l’impact environnemental négatif sur l’écosystème marin (épuisement des ressources naturelles et pollution), ainsi que d’augmenter l’efficacité et la compétitivité des secteurs établis et issus de l’économie bleue.

L’étude approfondie de la chaîne de valeur de l’aquaculture en Tunisie, en relation avec les acteurs clés de la filière, analyse les barrières réglementaires et de marché, le potentiel d’optimisation pour réduire l’impact environnemental des sites industriels ainsi que l’examen  des opportunités de transfert de technologies innovantes (SMART) dans la mise en œuvre de solutions circulaires.

L’aquaculture, activité très prometteuse dans le secteur émergent de l’économie bleue, est  actuellement le secteur de production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide avec un taux d’expansion annuel de 8 % au cours des trois dernières décennies, contribuant maintenant à environ 44 % de tous les produits de la mer. Cependant, l’aquaculture est encore une technologie sous-utilisée dans les pays du sud de la Méditerranée comme la Tunisie.

Des performances « raisonnables »

L’évaluation du secteur aquacole tunisien montre que le secteur, malgré les contraintes rencontrées, est caractérisé par des indicateurs de performance raisonnables (performance de croissance, taux de survie. Cependant, le TFP reste relativement élevé et devrait impérativement s’améliorer.

Pour  assurer un développement durable, le secteur aquacole doit trouver, à travers l’innovation technologique et écologique, un moyen d’augmenter et de diversifier la production pour répondre à la demande croissante tout en prenant en compte et en limitant les impacts potentiellement négatifs sur l’environnement et d’augmenter la circularité des processus de production.

Dans ce contexte, les systèmes d’aquaculture multitrophes intégrés (AMTI) visent à améliorer la productivité et la durabilité environnementale de la pisciculture marine en eau libre par la mise en œuvre de systèmes innovants. Le principe de ce système innovant est la conception d’une chaîne alimentaire artificielle qui permet à une espèce de trouver une source de nourriture dans les déchets d’une autre espèce et d’améliorer ainsi la circularité du système de production.

L’AMTI permet de réduire au maximum l’impact environnemental et la diversification des espèces produites sur un même site de production (par exemple, coquillages, algues et poissons). Grâce à un calcul basé sur l’élimination totale de l’apport en phosphore par des organismes extracteurs tels que les moules et les algues marines, l’aquaculture piscicole peut devenir extractive en termes d’apport et de réutilisation des nutriments par d’autres organismes aquatiques.

La conception d’un AMTI est basée sur la chaîne trophique, où les poissons sont au sommet, les déchets des cages flottantes, y compris ceux de la nourriture non consommée, peuvent être extraits par les moules et autres détritivores tels que les vers ou les concombres de mer, et les macro-algues absorbent les déchets inorganiques dissous générés par l’opération d’aquaculture. Les moules, les détritivores et les algues peuvent être utilisés comme aliments pour poissons ou pour enrichir les aliments et les sols dans l’agriculture ordinaire, soutenant ainsi l’économie bleue.

Ce « recyclage » des nutriments de l’aquaculture permettrait non seulement de minimiser les déchets dans l’environnement marin, mais aussi de produire des espèces de grande valeur économique qui, en fin de compte, améliorent la rentabilité économique des exploitations aquacoles.

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