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Larayedh : Nous ne détenons pas un appareil sécuritaire secret et nous n’en avons pas besoin

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Le vice-président du mouvement Ennahdha, Ali Larayedh, a démenti la détention par son parti d’un appareil sécuritaire secret, indiquant que le mouvement n’a jamais pris l’Etat civil pour cible.
” Nous n’avons pas d’appareil secret, nous n’en avons pas besoin et nous ne pensons même pas à assommer les fondements de l’état civil par la mise en place de structures en total contradiction avec le processus choisi par la Tunisie “, a-t-il affirmé.
Dans une déclaration à TAP, en marge de la réunion du conseil de la Choura tenu, samedi et dimanche à Hammamet, Larayedh a indiqué que l’affaire qui est du ressort de la justice, a été convertie en une affaire politique.
” Nos accusateurs ont fait dudit dossier une affaire politique et médiatique, rejetant notre demande de recourir à la justice “, a-t-il indiqué.
Pour lui, 90% de leurs propos sont clairement mensongers et leur objectif est de porter atteinte au parti Ennahdha, alors que les 10% restant ont trait aux enquêtes menées par les autorités judiciaires.
Il s’agit d’une campagne de déformation orchestrée contre Ennahdha par les mêmes parties, indique Larayedh, ajoutant que ” ces attaques qui constituent une réaction normale, s’intensifient durant l’année électorale “. Le responsable estime, toutefois, qu’elles menacent l’expérience démocratique en semant le doute dans les institutions sécuritaire et judiciaire et auprès des présidences du gouvernement et de la république.
Le dirigeant a, dans le même cadre, accusé le front populaire de violer toutes les valeurs démocratiques en installant des tribunaux dans les rues et dans les médias, au lieu de recourir à l’arbitrage judiciaire.
Concernant les coalitions politiques, le responsable a rappelé que le mouvement Ennahdha, les partis Tahya Tounes attribué à Youssef Chahed, Machrou3 Tounes et Al Moubadara, forment le gouvernement et assurent sa ceinture politique et parlementaire.
S’agissant de l’alliance entre son parti et Nidaâ Tounes, Larayedh a confirmé la séparation incitée, selon ses dires, par Nidaâ Tounes, évoquant l’éventualité d’opter pour un gouvernement de consensus, lors d’une année électorale.
Sur un autre plan, il a démenti les informations qui ont circulé concernant le financement des augmentations salariales des professeurs par l’Etat du Qatar.” Le gouvernement tunisien s’engage à financer tous les engagements issus des négociations sociales “, a-t-il dit.

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