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samedi 28 novembre 2020
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Les anciens patrons de Tunisair volent à sa rescousse !

Face à la crise sans précédent que traverse la compagnie nationale Tunisair, 9 parmi ses anciens dirigeants viennent de lancer un appel pour la sauver. Il s’agit d’Ahmed Smaoui, Ammar Garci Trabelsi, Amor Azak, Habib Ben Slama, Habib Fekih, Mohamed Taieb, Mohamed Thamri, Moncef Ben Dhahbi et Raouf Essaied.
Tout en regrettant les « récentes menaces touchant à l’existence même de la compagnie nationale », ils posent un diagnostic sans appel des « défaillances manifestes du système de gouvernance (Désignation des membres du Conseil d’Administration et des PDG, instabilité des PDG sans aucune mission spécifique, interférences intempestives des tutelles dans la gestion courante aux niveaux financier, commercial et des ressources humaines mais aussi, dans le choix de la flotte et de son mode de financement, négociations avec les partenaires sociaux) ». Ils constatent que « ’aujourd’hui la compagnie souffre de plusieurs maux qui menacent sa survie sur le très court terme, à savoir un déficit de trésorerie énorme et récurrent, un endettement sans commune mesure avec ses capacités de remboursement, une sous-capitalisation manifeste, une détérioration de la qualité de service et de l’image de marque résultant du vieillissement de la flotte mais aussi de la perte de motivation chez une grande partie du personnel ».
Pour y remédier, les anciens patrons de Tunisair estiment indispensable de de prendre des mesures urgentes pour l’immédiat et mettre en place un processus garantissant sa pérennité à moyen et long termes. Dans l’immédiat,  » il faudra prendre en compte les effets catastrophiques du COVID19 sur le transport aérien de par le monde. L’Etat doit raisonnablement assurer le juste dédommagement à l’instar des autres secteurs. S’agissant de TUNISAIR,  » il y a lieu de procéder à un renflouement immédiat des liquidités et au rétablissement des équilibres financiers pour régler les impayés envers les fournisseurs locaux et étrangers, remettre en état de vol les avions au sol, compenser les pertes occasionnées pour le Covid19, et élaborer un plan de sauvetage de la compagnie, visant à rétablir ses équilibres financiers et son climat social ».L’Etat est appelé dans ce cadre, à assurer les facilités de trésorerie et d’accès aux crédits sur les marchés financiers (à travers les garanties), accorder les crédits de TVA, accélérer le règlement des dettes des organismes publics, convertir les dettes auprès de l’OACA en augmentation de Capital et réviser l’indexation sur l’Euro des tarifs aéroportuaires en Tunisie « .

Une gouvernance à repenser totalement

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La sortie de crise est l’objectif immédiat, affirment-ils. Dans cette perspective, les signataires de l’appel recommandent de prendre en considération les points suivants :
-La gouvernance de Tunisair et de ses filiales doit être totalement repensée et mise à niveau pour jouer pleinement son rôle et assurer sa responsabilité à tous les niveaux : redéfinir la gouvernance, renforcer le rôle du dirigeant responsable et distinguer entre les rôles d’actionnaire et de contrôleur de l’état, séparer les fonctions de Président du Conseil et de Directeur Général. Les décisions stratégiques sont traitées au conseil d’administration seulement. Le gouvernent peut intervenir à ce niveau et seulement à ce niveau. Plus de conseils interministériels, plus de commission des achats.
-Revoir le Business Model de Tunisair à long terme et distinguer entre les missions de Service Public et d’Entreprise Commerciale.
-Revoir le niveau du capital et sa répartition, l’état devrait rester majoritaire à 51%. Ouvrir le capital au personnel et à des partenaires privés nationaux et/ou internationaux.
-La fonction technique doit être valorisée et les mesures adéquates apportées pour remettre la flotte à niveau et pour revenir aux standards de l’industrie et du métier.

 » La chasse au gaspillage et aux surcoûts « .

Autres actions préconisées par les bâtisseurs de la compagnie nationale :
-Tunisair doit établir un contrat avec ses filiales qui doit inclure des niveaux de service objectifs (Service Level Agreement  » SLA « ), les compensations et corrections nécessaires pour assurer une qualité de service avion satisfaisante.
-Un plan de modernisation des méthodes et moyens de gestion et de transformation numérique doit être élaboré et mis en place sans tarder.
-Tunisair , ses dirigeants et l’ensemble de son personnel devront impérativement pour leur part consentir des sacrifices à la mesure des défis en termes de productivité, de compétitivité, de sécurité, de qualité de service et d’image de marque. Des programmes et des actions significatifs doivent être engagés à cet effet touchant les effectifs, la gestion et l’organisation du travail, le réseau, avec le mot d’ordre :  » la chasse au gaspillage et aux surcoûts « .

2 Commentaires

  1. Tunisair était très mal gérée depuis bien avant la crise du virus
    .
    Les dirigeants successifs ont systématiquement pris les mauvaises décisions et ont tout fait pour la faire couler délibérément , pour moi il n’y a aucun doute à ce sujet.

    UN tel niveau d’incompétence et de manque de vision ne peut être que DELIBERE et lié à un phénomène de CORRUPTION généralisée , comme le GASPILLAGE à grande échelle devenu lui aussi la règle..

    Cette mauvaise gestion s’est accélérée depuis 2015 , car avant cette date notre compagnie nationale, malgré ses handicaps , provoqués et planifiés , se portait bien mieux qu’aujourd’hui.

    TOUS LES PAYS qui ont adopté l’OPEN SKY ont vu leur trafic aérien augmenter de manière exponentielle , pour le plus grand bien de leurs économies , et pendant que la Tunisie « refusait » de le mettre en place , sur ordre d’un conglomérat de pays , dont l’objectif était clairement de favoriser le Maroc , nos concurrents , et donc le Maroc en premier , ont pu se servir gracieusement sur nos parts de marchés que nous leur avons offertes sur un plateau en or massif.

    Les dirigeants tunisiens se sont tirés une balle dans le pied depuis une quinzaine d’années maintenant , et ont ligoté et baillonné leur propre compagnie aérienne nationale. Et avec elle leur économie toute entière.

    En même temps que les concurrents ont été empêchés de pénétrer notre marché , Tunisair a été empechée de développer son réseau qui n’a que très peu évolué depuis des décennies.
    Les conséquences ont forcément été catastrophiques , avec un tourisme et des investissements directs extérieurs à la peine , car notre pays était devenu moins accessible , moins visible que ses concurrents ,pendant que ces derniers voyaient des liaisons toujours plus nombreuses et diversifiées , et des tarifs de plus en plus attractifs , inonder leurs aéroports.

    Le prétexte invoqué contre l’OPEN SKY était une concurrence trop forte pour Tunisair , qui pourtant pendant le même temps , ne faisait pas le travail qu’elle refusait de laisser ses concurrents faire.

    D’où des aéroports pour la plupart sous-exploités et un trafic à la peine , et en stagnation.

    En 2006 , le trafic aérien en Tunisie était de 75% supérieur à celui du Maroc , aujourd’hui , le Maroc fait plus du double.

    Tunisair transportait 3,5 de passagers en 1999 , et sa meilleure performance depuis lors était de 3,8 millions de passagers en 2018 je crois.

    En 21 ans à peine O% de croissance moyenne.

    Le réseau moyen-courrier de Tunisair s’est clairement sous-développé depuis des années , et le long-courrier continue à être délaisé et ignoré.

    Pourtant des pays bien plus pauvres , moins développés et moins touristiques que la Tunisie exploitent des longs-courriers avec succès.

    Le PIB d’un pays comme l’Ethiopie fait aujourd’hui le double de celui de laTunisie et même un peu plus , alors qu’il y a quelques années et en tous cas au moment de la « REVOLUTION » , il était largemlent inférieur malgré sa centaine de millions d’habitants.

    La gestion magistrale et exemplaire d’Ethiopian Airlines , aujourd’hui meilleure et plus importante compagnie d’Afrique , y est sûrement pour quelquechose.

    La encore au début des années 2010 le chiffre d’affaires d’Ethiopian était inférieur à celui de Tunisair.

    Autre chose , le fret est lui aussi négligé alors qu’avec des échanges extérieurs de 107 milliards de dinars en 2019 , il pourrait faire 10 fois plus de tonnage.

    Depuis plusieurs années de nombreux avions en bon état ont été retirés de la flotte prématurément et abandonnés sur le tarmac , privant Tunisair du jour au lendemain d’une bonne partie de son outil de travail.

    IL s’agit de 3 Airbus A300-600 gros-porteurs longs-courriers , qui auraient pu à tout le moins être transformés en avions cargos pour développer un secteur qui en aurait bien besoin.

    Ainsi que de 4 Boeing 737-500 , modèles qui sont encore utilisés aujourd’hui par des grandes compagnies aériennes du monde.
    .
    Des avions qui valaient plusieurs dizaines de millions de dinars chacun voire plus mis à la « poubelle » comme ça gratuitement , des millions de dinars partis en fumée sans cotre-partie pour la compagnie.

    Comble de la cruauté, en pleine période de reprise du tourisme , en 2019 , les dirigeants de Tunisair ont décidé de ne plus réparer les pannes et de metrre les avions au parking au fur et à mesure que des travaux d’entretien devenaient nécessaires.

    CE qui a eu pour conséquence une nette réduction des programmes de vols pour l’été 2019 , et une perte de plusieurs centaines de millions de passagers.

    Et donc d’une part importante du chiffre d’affaires.

    Du coup , Tunisair s’est retrouvée à une période cruciale et potentiellement juteuse avec une flotte réduite à 17 appareils , contre 34 ou 35 appareils fin 2014.

    En plus de cela , en mêmetemps qu’on réduiait la voilure , on a embauché massivement , créant ainsi des sureffectifs catastrophiques et mortels pour les finances de la compagnie.

    TUnisair était une référence et un fleuron du transport aérien en Afrique et a occupé jusqu’à la 2è place sur le Continent derrière South Afrisan Airways.

    TUnisair a atteint le million de passagers annuels plusieurs années avant Air India , et quand la RAM l’a atteint Tunisair en était à 1,5 million.

    Le jour où Tunisair pourra à nouveau lutter à armes égales avec ses concurrents , ce qui implique des dirigeants ocompétents , dynamiques et sérieux , sa rentabilité et son succès seront garantis compte-tenu des atouts immenses de notre pays , qui malgré les entraves mises à son développement par ses propres dirigeants n’a pas à rougir de ses iperformances que beaucoup continuent de nous envier , le problème set qu’on peut très facilement faire beaucoup mieux.

    IL FAUT DONC METTRE FIN SANS DELAI A CE SACCAGE ET CE SABOTAGE EN REGLE DE NOTRE COMPAGNIE TNATIONALE , FAIT PAR DES GENS QUI NE PRENNENT MEME PAS DE GANTS ET QUI SE LACHENT
    COMPLETEMENT.AVEC UNE GROSSIERETE CONSTERNANTE.DIGNE dDE LA PLUS ABJECTE DES MAFIAS

  2. PETIT RECTIFICATIF :

    Comble de la cruauté, en pleine période de reprise du tourisme , en 2019 , les dirigeants de Tunisair ont décidé de ne plus réparer les pannes et de mettre les avions au parking au fur et à mesure que des travaux d’entretien devenaient nécessaires.

    CE qui a eu pour conséquence une nette réduction des programmes de vols pour l’été 2019 , et une perte de plusieurs centaines de MILLIERS de passagers.

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