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Les déboires marocains de Land’Or

En individuel, le bilan de la société Land’Or pour l’exercice 2020 faisait état d’un résultat d’exploitation de 8,306 MDT, en hausse de 830 mDT, et d’un résultat net de 6,247 MDT, en hausse aussi de 2,6 MDT. En consolidé, l’entreprise de Hatem Denguezli signait l’année dernière un résultat d’exploitation 10,180 MDT, en hausse de 25 %, et un résultat net 6,980 MDT, en hausse de 50 %.

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Dans le rapport des commissaires aux comptes, on découvre cependant que tout n’est pas rose sur cette « terre en or ». En effet, « la société Land’Or Maroc a connu des difficultés d’exploitation et financières au cours des exercices 2013 et 2014, et qui se sont poursuivies en 2015, suite à l’incident technique survenu en 2013 et l’interdiction par les autorités sanitaires marocaines de l’importation des produits d’origine animale à partir de la Tunisie de septembre 2014 à mai 2015 » pouvait-on en effet lire dans le document signé par les commissaires aux comptes du groupe, juste pour le rappel de l’historique des difficultés marocaines. Notons que l’entreprise, étant cotée en bourse, on ne fait dans cet article que rapporter, en « copier-coller », les assertions des commissaires aux comptes.

La même source explique pour la suite que « ces deux évènements ont lourdement pesé sur la situation financière de Land’Or Maroc et sont à l’origine des pertes cumulées de Land’Or Maroc. La société a engagé, courant 2017, un plan de restructuration financière et opérationnelle de Land’Or Maroc. Le plan de restructuration financière inclut un abandon d’une partie de la créance, la conversion d’une autre partie en un prêt à moyen terme, et la conversion d’une partie de cette créance en une participation dans le capital de Land’Or Maroc. « Ce plan a fait l’objet d’une demande d’autorisation déposée auprès de la Banque Centrale de Tunisie en date du 05/04/2016 et n’ayant pas encore reçu l’approbation définitive à la date de publication des états financiers », fait noter le rapport des commissaires aux comptes relatif à l’exercice 2020, ce qui veut dire que l’entreprise n’aurait pas, jusqu’à fin décembre 2020, reçu une réponse de la part de la BCT.

–        A la recherche d’une solution marocaine

Dans le même rapport, mis en ligne le 27 mai 2021 sur le site de la bourse de Tunis, on pouvait aussi lire que « les comptes de la filiale Land’Or Maroc font apparaître, au 31 décembre 2020, un crédit de TVA de l’ordre de 8,8 millions de MAD (soit l’équivalent de 2,6 millions de TND). Ce crédit est expliqué par la baisse des revenus de Land’Or Maroc au cours des années 2015, 2016 et 2017 suite aux difficultés financières et opérationnelles rencontrées par Land’Or Maroc au cours de cette période ».

Il convient de préciser que le management de Land’Or est en train d’étudier différentes alternatives concernant les activités futures de Land’Or Maroc, et ce dans le cadre de l’opération de levée de fonds réalisée par Land’Or S.A courant 2019 et qui s’est soldée par l’entrée du Groupe Africinvest dans le capital de Land’Or S.A via la société Land’Or Holding.

L’objectif de cette opération est d’accompagner le développement du Groupe Land’Or au niveau international notamment avec le projet Land’Or Maroc Industrielle. Compte tenu des perspectives futures de l’activité de Land’Or Maroc et des retombées positives attendues de l’opération de levée de fonds sur les activités futures de Land’Or Maroc, le management a préparé un business plan de la filiale marocaine pour la période 2021-2025 sur la base duquel il estime que le crédit de TVA pourrait être résorbé sur la TVA qui sera collectée sur les ventes prévisionnelles durant les prochains exercices. Le management estime ainsi qu’aucune provision pour dépréciation ne devrait être constatée au titre du crédit de TVA.

–        Incertitude sur un actif de 2,6 MDT

Dans leur rapport, les CC attiraient aussi l’attention sur « l’incertitude liée au caractère recouvrable d’un actif de 8,8 millions de MAD (soit l’équivalent de 2,6 millions de DT). Cet actif correspond à un crédit de TVA au niveau de la filiale « Land’Or Maroc » et son caractère recouvrable dépend de la capacité de la société à générer un chiffre d’affaires suffisant pour le résorber », avant d’ajouter que « le management est confiant par rapport aux perspectives futures de l’activité de Land’Or Maroc et il estime qu’aucune provision pour dépréciation ne devrait être constituée au titre de ce crédit de TVA ».

–        Deux filiales, libyenne et américaine, l’une jamais entrée en activité, l’autre en veilleuse

Notons aussi que le groupe de Hatem Denguezli comporte une filiale libyenne appelée « Echarika Alybia Tounisia Alhaditha Lissinaat Alghidhaiia Almouchtaraka ». Société dont le capital est de 1 million de Dinars libyens, n’est pas entrée en activité depuis sa constitution. Mais aussi une autre filiale américaine appelée « Land’Or USA Holding Inc ». D’un capital est de 650 mille USD, cette société est actuellement en veilleuse. Dans les deux cas des deux filiales, on ne trouve point d’explication à l’état actuel des deux filiales.

1 COMMENTAIRE

  1. C’est inouï qu’un homme d’affaire averti ,aille chercher un profit dans un terrain saturé, miné

    c’est comme espérer tirer du miel d’un nid de guêpes. Beaucoup se sont cassé les dents.

    nos diplomates roupillent.

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