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Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a eu un entretien hier jeudi 26 octobre 2017, au siège de la BCT, avec une délégation du Conseil d’administration de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), sur le sol tunisien depuis le 23 octobre 2017. Un communiqué de la banque indique qu’il a été surtout question des réformes majeures qui ont été engagées dans le secteur bancaire tunisien pour doper la croissance de l’économie tunisienne dans les années à venir.

Le texte dit également qu’Ayari a sollicité la BERD pour hisser la réforme du système bancaire tunisien à un pallier supérieur, notamment par le biais de la consolidation de l’assistance technique. Le Chef de la délégation de la BERD, Frans Weekers, a accueilli très favorablement la requête du gouverneur de la BCT, tout en affirmant que son organisme va financer davantage la Tunisie, précise le communiqué…

A noter que le séjour de la délégation de la BERD s’achève ce vendredi.

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Traitant des dépenses hors principal de la dette de l’Etat, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) publiée à l’issue de la réunion d’octobre 2017 de son conseil d’administration a noté que ces dépenses ont atteint 18.929 MDT, au terme des huit premiers mois de 2017, soit une hausse de 2.313 MDT par rapport aux réalisations d’août 2016. La BCT explique cette hausse de plus de 2 Milliards DT, par  «l’augmentation des dépenses de fonctionnement, qui ont totalisé 13.075 MDT (contre 11.766 MDT une année auparavant) ». Et la note de l’Institut d’émission de préciser encore que cette hausse provient en particulier, de «la hausse remarquable des dépenses de rémunérations qui ont atteint 9.885 MDT, au terme des 8 premiers mois de 2017 contre 8.912 MDT une année auparavant, en accroissement de 10,9% ». On se demande alors comment fera le gouvernement Chahed pour répondre aux vœux du 1er de ses bailleurs de fonds, le FMI, qui demandait déjà, dans son dernier communiqué du 6 octobre 2017, «une meilleure gestion de la masse salariale, qui est parmi les plus élevées au monde et absorbe la moitié des dépenses publiques, sera indispensable. La mission a noté l’engagement des autorités à traduire leurs ambitions de réforme en actions dans le projet de loi de finances de 2018 ».

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De quelle situation économique doit-on parler aujourd’hui? Crise ou reprise! Les chiffres sont-ils vraiment trompeurs? Et si ce n’est pas le cas pourquoi nos experts économiques sont à mille lieues des ? La banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu publique sa note de conjoncture relative au troisième trimestre de cette année. Une note qui annonce dans sa globalité une légère amélioration au niveau des principaux indicateurs de la banque voire des prémices d’une reprise économique. En effet, selon cette lettre de conjoncture, l’activité économique aurait connu une légère amélioration au cours du troisième trimestre de l’année 2017 au vu des indicateurs sectoriels disponibles.
Le taux de croissance du PIB pourrait ainsi connaître un net rebond en variation trimestrielle. Cette évolution porterait la marque de la performance quasi-généralisée des industries manufacturières et des services marchands dont notamment le tourisme et le transport. Seules les industries non manufacturières ont fait défaut en raison des arrêts de production du pétrole au Sud tunisien, pendant l’été. Côté secteurs exportateurs, ils semblent avoir profité de l’affermissement perçu de l’activité industrielle dans la Zone Euro, au cours du mois de juillet 2017, malgré les difficultés qui persistent encore notamment au niveau du secteur du THC.
Malgré ces chiffres et prévisions qui semblent être beaucoup plus optimistes par rapport à la période précédente, les experts économiques tirent encore la sonnette d’alarme sur la fragilité voire l’aggravation de la situation économique et financière du pays. Selon eux, les doutes planent encore sur l’endettement extérieur, les équilibres budgétaires mais aussi sur les réserves en devise du pays qui, de nouveau, commencent à s’approcher de 90 jours d’importation, un niveau jamais atteint par la Tunisie depuis plusieurs années.

Le communiqué publié le jeudi 5 octobre 2017 par la BCT à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration à Tunis a encore suscité la réaction des experts en la matière. L’expert financier, Hatem Zaâra a déclaré, lors de son passage le vendredi 6 octobre 2017 sur Express Fm, que le dernier communiqué rendu public par la Banque centrale de Tunisie semble avoir mis le doigt sur la réalité des difficultés, de plus en plus inquiétantes, par lesquelles passe le pays.

Il a par ailleurs souligné le niveau précaire des réserves en devises dans le sens où le souci majeur du gouvernement est de s’assurer un matelas de couverture de 90 jours d’importation, d’ici la fin de l’année en cours, alors que des doutes planent sur le paiement de la troisième tranche du crédit par le Fonds monétaire international (FMI) en même temps qu’un niveau d’endettement extérieur record atteignant plus de 60% du PIB.

Quant à lui, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé, dans un statut posté le même jour sur sa page Facebook, un tableau noir de la situation économique en Tunisie : un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme, il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.
Selon ses déclarations, les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. “Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours. La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017”, a-t-il fait observer. “Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels), certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane

Il y a lieu de rappeler à ce propos que le Conseil d’Administration de la BCT, réuni, mercredi 4 octobre 2017 à Tunis, a confirmé la poursuite des pressions sur les paiements extérieurs, suite au creusement du déficit courant pour atteindre 6,6% du PIB au terme des 8 premiers mois de l’année en cours contre 5,8% une année auparavant, en raison de l’aggravation du déficit commercial qui a dépassé la valeur de 10 milliards de dinars.

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Le nouveau projet de loi sur la protection des données personnelles, qui devrait prochainement passer au Conseil ministériel pour approbation, puis au Parlement, ne plait pas à tout le monde. Il semble que cette loi, dans la droite ligne des pratiques en la matière en Europe, n’a pas plu à la majorité des ministères et des structures ayant un rapport direct ou indirect avec l’instance qui en a la charge. À la Banque centrale par exemple, ce projet de loi a provoqué une forte réaction, contrairement  au ministère de l’Intérieur qui se veut coopératif et plus solidaire.
Le professeur de droit constitutionnel et président de l’Instance nationale de protection des données personnelles (INPDP), Chawki Gaddes, confirme le constat. Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a tenu à préciser que la BCT pense qu’elle a l’exclusivité du contrôle du monde des Finances, alors qu’il faut qu’elle admette que sa compétence est générale mais la protection des données personnelles est une question spéciale. “La règle juridique à ce propos est que le spécial déroge au général“, a dit Gaddes.

Gaddes a en outre indiqué que si la Banque centrale est chargée de jouer le rôle de contrôleur des institutions financières à travers ces agréments et l’édiction des circulaires, elle se limite aux opérations financières. Mais le contrôleur du traitement des donnes personnelles est la compétence de l’INPDP. “La Banque centrale elle-même est soumise au contrôle de l’instance dans son traitement des données personnelles des clients du système financier et bancaire.
La Banque centrale n’a jamais édicté aucune circulaire concernant la protection des données personnelles. Elle n’a pas entrepris les procédures obligatoires concernant la protection des données personnelles, pourtant elle y est soumise. Le Gouverneur de la Banque centrale a même refusé en 2016 de prendre une circulaire pour rappeler aux banques les normes de protection des données. La réponse était la suivante : ” Cela ne fait pas partie des prérogatives de la BCT” !!!”, s’est-il exclamé.

Il a par ailleurs indiqué que la Banque centrale est en train de travailler avec l’association des professionnels des banques sur un projet de circulaire qui traite des données personnelles, alors que l’instance n’a pas été consultée ou même informée. “Cette manière de voir explique les commentaires issus de la Banque centrale, et ils sont d’autant plus étonnants que le ministère de l’intérieur chargé de la sécurité nationale se retrouve plus réceptif et collaboratif. Mais l’instance sur ce plan prendra pour témoin des députés de la nation et avant demandera l’arbitrage du président du gouvernement“, a expliqué Gaddes.

S’agissant de la coopération entre l’Instance et le ministère de la Santé dans ce domaine, le président de ladite instance a affirmé qu’ils sont en train de relancer la coopération avec le département de la Santé, notamment avec la nomination d’un nouveau ministre à sa tête et avec qui on a eu à coopérer quand il était à la tête des Finances. Les données personnelles dans le domaine de la santé sont très sensibles et ont des répercussions même sur la souveraineté de l’État tunisien, sachant que plusieurs données sont transférées à l’étranger.
Toutes les actions dans le domaine de la santé posent des problèmes de protection des données. L’activité médicale, les analyses, les explorations, la recherche… doivent se soumettre aux normes de protection. A ce propos il est temps de penser sérieusement à rédiger et adopter en Tunisie un code de la santé. Aujourd’hui le corpus juridique dans ce domaine est lacunaire et dispersé à cause de la manière avec laquelle on a toujours agi au cas par cas et de manière isolée pour trouver des solutions aux problèmes ponctuels qui se posent“, a-t-il déclaré.

Interrogé sur la réaction du ministère de l’Intérieur, Chawki Gaddes a assuré que le département est parmi les rares structures consultées qui ne se sont pas opposées aux nouveautés du projet de loi. “On a même apprécié les demandes formulées par ce département concernant par exemple le prolongement de la durée de stockage des vidéos pour atteindre 60 jours au lieu de 30 jours pour des raisons sécuritaires, que je comprend bien.
Pour ce qui est de la proposition de faire de l’instance une juridiction de premier niveau statuant sur les violations des normes de protection, les oppositions nous ont paru très discutables. Premièrement parce que dans les expériences comparées, toutes les instances de contrôle agissent de cette façon car la violation des normes dans ce domaine ne peut s’adapter à la lenteur des processus juridictionnels, mais surtout parce que cette question est très pointue et seules les instances sont outillées pour statuer à leur propos. D’un autre côté, ces réserves sont d’autant plus inexplicables que la Tunisie a depuis des décennies institué des structures dotées de ce pouvoir juridictionnel. Pourtant personne n’est dérangé par cet état de chose. Il suffit de voir les pouvoirs dévolus par exemple à l’instance nationale des télécommunications ou le conseil du marché financier. Ces instances rendent des décisions de nature juridictionnelle qui sont susceptibles d’appel devant les tribunaux. Pourquoi alors s’étonner de voir l’INPDP en profiter ?“, s’est interrogé Gaddes.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier, le 19 septembre 2017, une nouvelle circulaire adressée aux banques et aux établissements financiers, pour mieux gérer les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, disponible sur son site web.
La circulaire, qui s’applique aux “établissements assujettis”, à savoir les banques et établissements financiers agréés, dans le cadre de la loi n°2016-48, du 11 juillet 2016, édicte un certain nombre de dispositions qui obligent ces établissements à renforcer le contrôle interne pour la gestion du risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

Le texte de 63 articles oblige les établissements concernés à accomplir des mesures de vigilance et des diligences (mesures ou dispositions) à l’égard des clients et des opérations financières, portant principes directeurs aux professions financières, sur la détection et la déclaration des opérations et transactions suspectes.
” Les établissements assujettis doivent prendre des mesures appropriées pour identifier, évaluer et comprendre les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés, en tenant compte des facteurs de risques, tels que le profil des clients, les pays ou les zones géographiques, les produits, les services, les transactions ou les canaux de distribution “, lit-on, dans l’article 4, de la circulaire de la BCT.
Les établissements assujettis doivent aussi ” documenter leurs évaluations des risques ” et ” envisager tous les facteurs de risques pertinents avant de déterminer le niveau de risque global et le niveau et le type de mesures appropriées à appliquer pour atténuer ces risques notamment le calibrage du niveau de vigilance par rapport au profil de risque.

Ces directives pourraient aider à lutter contre le blanchiment d’argent, perçu par la CTAF, dans son dernier rapport comme un risque élevé en Tunisie. La Commission qui relève de la BCT avait indiqué dans son rapport rendu public en Août 2017, que malgré l’existence des textes de loi et des règlementations en la matière, plusieurs points faibles ont été constatés au niveau du système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, notamment au sein des banques et des établissements financiers.

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Le niveau des avoirs nets en devises de la Tunisie a atteint, le 14 août, 11,538 milliards de dinars ou 90 jours d’importation, contre 120 jours d’importations à la même date en 2016. Cette chute pourrait, selon Fatma Marrakchi Charfi, professeure universitaire en Economie, avoir de lourdes conséquences sur la notation de la Tunisie, sur ses chances d’emprunter sur les marchés internationaux, mais également sur sa capacité à payer les importations et à défendre la parité du dinar contre les devises étrangères.

Interrogée par l’agence TAP, au sujet de cette dégringolade, elle rappelle que “ le nombre de jours d’importations est un indicateur qui évalue le niveau des réserves de change et est très utilisé car facilement comparable entre pays et dont le suivi chronologique est aisé pour un pays. En Tunisie, les autorités, les bailleurs de fonds et même les agences de notation le suivent de très près et au quotidien parce qu’il reflète d’abord la capacité du pays à pouvoir payer ses importations, à honorer ses engagements, à défendre la parité du dinar et parer aux chocs exogènes négatifs éventuels“.
En effet, nous avons besoin de devises pour importer des biens pour la consommation finale (médicaments, voitures, etc …) ainsi que pour la consommation intermédiaire, c’est-à-dire des biens qui serviront d’input pour fabriquer des biens finaux locaux. Nous avons aussi besoin de devises pour payer le service de la dette (intérêts et principal sur l’année). Par ailleurs, la Banque Centrale peut utiliser une partie de ces devises pour défendre la parité du dinar et freiner la dépréciation de ce dernier. En outre, les devises peuvent aussi être utilisées pour affronter des chocs exogènes tel qu’une augmentation du prix international du pétrole ou une augmentation du prix international du blé …“, a-t-elle encore mentionné.

On a atteint le seuil critique

Et de poursuivre : “Ceci pour dire l’importance de disposer de ” suffisamment ” de réserves de changes pour que l’économie puisse tourner normalement. Souvent, on parle de cette barre symbolique qu’il ne faut pas atteindre ou qu’il ne faut pas passer en-dessous. Les uns parlent de la barre de 90 jours, d’autres parlent de 100 jours d’importations. Bref, aujourd’hui nous y sommes ! En examinant les statistiques de la BCT, on observe qu’au 14 août, nous sommes bel et bien à 90 jours d’importations, contre 92 jours d’importations le 13 août (la veille) par exemple. Cette diminution de l’équivalent de 2 jours de réserves de change est due principalement à un paiement d’un crédit Samouraï (japonais) arrivé à échéance, d’environ 12,7 milliards de yens japonais (JPY), équivalent à environ 270 millions de dinars, ce qui équivaut à deux jours d’importations à peu près“.

Sur le site de la BCT, nous avons une autre information très intéressante concernant cet indicateur, c’est la diminution des réserves de change en jours d’importations de 30 jours en une année, c’est-à-dire entre le 14 août 2017 et le 14 août 2016. Cette perte en réserves est le résultat normal du gap qui existe entre les activités qui peuvent générer des recettes en devises pour le pays tel que les exportations de phosphate, de l’huile d’olive, les rentrées en devises provenant de la diaspora à l’étranger ou des TRE, les investissements directs étrangers, etc … et la sortie de devises nécessaires pour les importations. Tant que la demande de devises pour payer les services de la dette et les importations n’est pas compensée par des entrées en devises sous une forme quelconque (exportations, recettes touristiques, endettement, etc …), les réserves de change ne peuvent que diminuer “, a ajouté Mme Charfi.

Tous ces constats amènent l’universitaire à déduire que “le suivi de l’évolution de cet indicateur très important dans le futur est primordial car sa diminution peut nous amener à rationaliser nos importations en biens non nécessaires mais qui peuvent aussi toucher nos importations en biens nécessaires (médicaments, pièces de rechange, pétrole etc.).
Leur diminution peut aussi abaisser la note de la Tunisie chez les agences de notation et dans ce cas, il nous sera très difficile de sortir pour emprunter sur les marchés internationaux. Même, s’il nous est possible de sortir sur les marchés internationaux, le taux d’intérêt sera très élevé, étant donné l’élévation de la prime de risque, puisque la capacité de remboursement sera réduite. Or, visiblement l’Etat aura besoin de plus de ressources d’emprunt rien que pour combler le budget 2017, et aura donc, probablement besoin d’aller lever des fonds sur le marché international, sans parler de l’exercice 2018“.

Charfi estime également que “la réduction de la capacité à payer les importations, réduira la capacité de la BCT à utiliser les devises pour défendre la parité du dinar contre les devises étrangères. Si cela est le cas, le dinar aura tendance à se déprécier de plus en plus et si on n’arrive pas à redresser la barre et donc à avoir des rentrées conséquentes en devises, l’économie tunisienne subira de plein fouet les conséquences négatives de la dépréciation du dinar sur l’inflation, sur le déficit budgétaire (notamment par la caisse générale de compensation), sur l’alourdissement de l’endettement“.

En bref, l’idéal serait de relever le niveau des exportations tunisiennes, notamment celles des phosphates, ou nous avons perdu des parts de marchés. Si on n’arrive pas à impulser assez rapidement les exportations, il faudrait songer d’une manière sérieuse à réduire les importations, que ce soit par l’interdiction de certains biens non essentiels, avec des mesures d’accompagnement, pour protéger l’économie de la contrebande, ou en relevant les droits de douane pour d’autres. La BCT, peut aussi réduire les crédits octroyés aux consommateurs, si ces crédits sont destinés à l’achat de produits importés de consommation finale“, a-t-elle conclu.

TAP

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“La  croissance  économique devrait se maintenir sur une trajectoire ascendante quoiqu’à un rythme plus lent que celui  estimé en juillet dernier. Les récentes projections tablent sur une progression  du  PIB,  aux  prix  constants de  2010, de 1,4% en 2016,  2,2%  en  2017 et  2,8%  en 2018. Hors agriculture, la croissance s’établirait autour de 1,8% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,6% en 2018”. C’est ce qu’a été indiqué dans une note récente publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La faible croissance économique attendue s’explique, selon la BCT, par les perspectives sectorielles disparates. La production agricole serait freinée par la baisse de la récolte des olives en 2017.
La production des industries exportatrices se maintiendrait sur une tendance haussière, sans pour autant revenir à son potentiel passé, en relation avec les   perspectives modérées de l’activité dans la Zone Euro.
Le redressement de la production minière et chimique serait modéré et fortement tributaire de  l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités  dans le secteur des services  marchands serait  plus  lent  qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse  de  la  demande  de  consommation. En revanche, le renforcement graduel de l’activité touristique devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités    de services d’hôtellerie et  des activités connexes.
La  contribution  de l’administration publique à la croissance du PIB devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus  de
maîtrise  de son  équilibre budgétaire  à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement. Après une contribution historique moyenne  de l’ordre 0,8-1% à la croissance annuelle du PIB, on s’attend à une contribution avoisinant 0,2% entre 2017 et 2018.

La croissance potentielle a été revue légèrement à la baisse pour 2017 (de -0,1%), pour se  situer au même niveau estimé pour 2016,  soit  2,5%, avant de passer à 2,6% en 2018. Les perspectives d’une croissance du PIB  hors agriculture au-dessous de la croissance potentielle, entre 2016 et 2017, impliquent un élargissement  de  l’écart  de  production négatif durant ladite période, avant de se stabiliser et se serrer très graduellement, en 2018, lorsque la croissance réelle dépasserait la croissance potentielle..Les risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions semblent s’intensifier, tant au niveau international  que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, demeurerait à la tête des facteurs de risques aussi bien pour la Tunisie que pour ses partenaires commerciaux. Également, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro fait  peser énormément  d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes. Une détérioration de l’activité économique de nos principaux partenaires dans la Zone Euro pourrait avoir des  effets de contagion sur notre production industrielle.

A  l’échelle  nationale,  les  facteurs  de  risques internes  sont multiples (anciens  et  nouveaux), dont les plus importants, pour les dernières prévisions  économiques, sont résumés dans les quelques axes suivants :

– La    persistance du risque sécuritaire et terroriste, en relation avec la poursuite de la crise libyenne;
– Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales;
-La  récurrence  des  grèves  et  troubles  sociaux dans  les  zones  de  production, et leur impact négatif sur l’activité à court terme (baisse de la production  et  perte de  parts de  marché)  et  à moyen et long terme (dégradation du climat des affaires et baisse de l’investissement)

-La  baisse  de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique  pèsent sur les perspectives de la production agricole et les exportations ;
-Les  pressions sur la balance des  paiements et sur le taux de change du dinar demeurent importantes;
-L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement;
-La  détérioration de la situation des finances publiques.

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«La CTAF a incité les banques à analyser avec une particulière vigilance les opérations ou situations suspectes. Par ailleurs, en matière de surveillance dans le secteur financier, la circulaire de la BCT du 7 novembre 2014 a aussi imposé aux banques d’appliquer des mesures de vigilance pour l’ouverture des comptes et la surveillance des transactions des personnes politiquement exposées aussi bien nationales qu’étrangères, des clients résidant dans des pays considérés par le GAFI comme des pays non coopératifs, ainsi que pour les opérations effectuées au moyen de nouvelles technologies. Il en a résulté non seulement de nombreuses déclarations de soupçon relatives à des transactions antérieures à 2011, mais aussi à des transactions conduites par des personnes politiquement exposés après la révolution. L’une de ces déclarations porte sur le blanchiment des produits de la corruption organisé par une personne politiquement exposée à l’aide de sociétés étrangères». C’est ce qu’on pouvait lire, intégralement, dans le «Rapport d’évaluation mutuelle» sur les «mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme», publié en mai 2016 par le Groupe d’Action Financière pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) dont la Tunisie est membre. Cette évaluation a été conduite par la Banque Mondiale et le rapport d’évaluation mutuelle a été discuté et adopté par la réunion plénière du GAFIMOAN le 27 Avril 2016. Ce rapport présente un résumé des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme (LBC/FT) en place en Tunisie au moment de la visite sur place (16-26 Février 2015). Le rapport analyse le niveau de conformité avec les 40 recommandations du GAFI et d’efficacité du dispositif LBC/FT tunisien et émet des recommandations en vue de renforcer ce dispositif

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Dans une récente note sur les «évolutions monétaires et conjoncturelles et perspectives à moyen terme», la banque centrale de Tunisie (BCT) évoque ses prévisions de croissance pour le reste de l’exercice 2016 et même pour l’année prochaine. On y apprend ainsi que «les prévisions de la BCT tablent sur une progression positive du PIB, aux prix constants de 2010, aux alentours de +0,3% en variation trimestrielle (+1,8% en glissement annuel) au 2ème trimestre de l’année en cours. Cette évolution porterait la croissance semestrielle à +1,4%. Il s’en suit un acquis de croissance [ndlr : Taux de croissance pour toute l’année en cours qui pourrait se réaliser au cas où le PIB demeure inchangé  aux deux derniers trimestres de l’année en question] annuel à fin juin de +1,3%3».

Côté inflation, ratio important pour le citoyen lambda, la BCT n’apporte pas de bonnes nouvelles. Elle estime que «la détente de l’inflation observée au cours du premier semestre [ndlr : l’inflation s’était  établie à seulement 3,5%, contre 5,5% pendant la même période de l’année 2015] n’est que transitoire ». Citant l’exercice de prévision mené au mois de juillet 2016, les prévisionnistes de la BCT estiment que «l’inflation devrait poursuivre sa tendance haussière pour atteindre 4,3% au terme du troisième trimestre, attisée par une progression mensuelle moyenne attendue de l’IPC [ndlr : indice des prix à la consommation] de l’ordre de 0,4%. Par conséquent, l’inflation moyenne serait de 4,1% au 3ème trimestre de 2016 contre 3,6% au 2ème trimestre ».

Le scénario central de la prévision se base sur les hypothèses suivantes :

  • Baisse des prix de certains carburants en relation avec l’entrée en vigueur du nouveau mécanisme d’ajustement automatique des prix en juillet 2016.
  • Dissipation des effets de base pour la période sous revue.
  • Baisse moins prononcée des prix de l’habillement durant la période des soldes d’été en relation avec l’évolution récente des cours de change du dinar et le boycottage d’une partie des commerçants de la période des soldes suite à l’avancement de sa date de lancement au 15 juillet.graf1

L’inflation, hors alimentaires frais et produits administrés, qui a atteint un taux de 4,8 % en juin 2016, pourrait baisser à 4,6% en juillet et août pour revenir à 5,1% en septembre 2016, et de l’autre côté, l’inflation «hors alimentaires et énergie » qui s’est établie à 4,4% en juin pourrait baisser à 4,2% en juillet et août avant de passer à 4,7% en septembre. En termes de moyennes, les deux mesures se situeraient à 4,8% et 4,3% respectivement au 3ème trimestre de 2016 contre 5,1% et 4,5% au 2ème trimestre.

  • Une croissance à 1,8 % cette année et à 3 % en 2017.

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Le redressement de la croissance économique, amorcé au début de 2016, devrait se poursuivre dans les trimestres à venir quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu quelques mois plus tôt. Les récentes prévisions à moyen terme ont revu à la baisse la croissance du PIB, aux prix constants de l’année 2010, pour la période 2016-2017. Elles tablent sur une croissance annuelle de l’ordre de 1,8% en 2016 et 3% en 2017, contre 2% et 3,5% estimées en avril dernier. La révision à la baisse résulte des performances, en deçà des attentes, de plusieurs secteurs d’activité durant le premier semestre 2016, ainsi que de l’apparition de nouveaux risques baissiers à plus long terme.

La trajectoire de croissance future serait fragilisée par la dégradation des perspectives de certains secteurs d’activité. En premier lieu, la poursuite de la régression de la production du secteur de l’énergie rend peu probable l’inversion de cette tendance baissière à l’horizon de prévision, étant donnée l’importance du déclin naturel au niveau des principaux champs pétroliers. Ce secteur devrait continuer à amputer la croissance annuelle du PIB de 0,2-0,5% en moyenne. Ensuite, la persistance des troubles sociaux dans les zones de production, en particulier, dans le bassin minier et l’absence de solutions efficaces, permettant de surmonter les difficultés, pourraient freiner la reprise de la production à son rythme d’avant 2011. De surcroit, la trajectoire de croissance de l’activité touristique a été revue de nouveau à la baisse, vu les réalisations récentes en dessous des attentes, et les retombées potentiellement importantes de la multiplication des attentats terroristes et le climat d’insécurité qui règne sur l’ensemble de la région.

Par ailleurs, les perspectives de la production des industries off-shore ont été maintenues globalement inchangées pour le reste de l’année 2016, et revues légèrement à la baisse pour 2017, compte tenu des retombées potentiellement négatives du ‘’Brexit’’ sur nos principaux partenaires de la Zone Euro. La révision à la baisse de la croissance du PIB hors agriculture, pour les années 2016 et 2017, et le maintien du potentiel de la croissance globalement inchangé (2,5% en 2016 et 2,6% en 2017), ont élargi l’écart de production négatif (différence entre la production potentielle et la production effective), comparativement à la précédente prévision. En termes annuels, l’écart de production devrait s’établir autour de -2,9% cette année et -2,6% en 2017, après -2,7% en 2015. Les perspectives devraient s’améliorer lentement mais resteraient sujettes à divers aléas, qui seraient globalement asymétriques vers le bas. Les incertitudes qui font craindre une croissance plus faible qu’attendu sont multiples.

Communiqué BCT

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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Nous revenons sur le cas d’Attijari Bank, à l’occasion de la tenue de son AGO. Une réunion qui s’est tenue avec un mois de retard. Un retard qui pousse le management de la banque à bousculer l’ordre du jour de l’Assemblée pour le justifier.

A l’entrée, le président du CA de la banque s’empresse en effet d’expliquer que le retard était dû à des réunions avec la BCT (Banque Centrale de Tunisie) et à des négociations dont il ne dira rien aux actionnaires. Et bien avant la lecture des états financiers et les discussions, on fait voter une résolution donnant absolution au management pour ce retard. On saura pourtant plus tard par nos propres sources que la BCT était  intervenue pour demander à la banque marocaine de droit tunisien, de diminuer le montant des dividendes distribués.

En effet, Attijari finira par distribuer 1,5 DT par action au lieu des 2 DT prévus. Pour «Andalucarthage Holding», société de droit marocain  détenue par le consortium où Attijari Wafa Bank détient 83,8% et actionnaire à 58,98 % de la banque, cela devrait faire la somme de 35,165.415 MDT qui seront transférés en devises de la Tunisie vers le Maroc. Ces 35 MDT de dividendes s’ajouteront aux 7,4 MDT qui seront transférés aussi au Maroc au titre des conventions d’assistance conclues entre Attijari et sa banque-mère la Wafa.

En filigrane des réponses aux questions des actionnaires, on apprendra de la bouche du président tunisien du conseil d’administration de la banque marocaine, que la BCT a diligenté en 2015 un contrôle approfondi sur les comptes d’Attijari. Cependant, ni le rapport des CC  où «tout va bien Mme La Marquise», ni le management ne piperont mot  de ces deux évènements ni des résultats de cette inspection de la BCT.

  • Le DG qui taxe ses employés de «manque de compétence»

Aussi est-on en droit de supposer que ce contrôle pourrait être en lien avec cette question des conventions et des importants bénéfices que sort chaque année la banque en devises des caisses d’une Tunisie dont l’économie souffre cruellement de manque de ressources en devises. Cette question ne semble pas non plus perturber les deux principaux actionnaires tunisiens d’Attijari, le groupe de la députée Zohra Driss (9,7 % du capital) et le groupe Mzabi (11,07 % du capital).

Ce qui a attiré pourtant notre attention, c’est cette remarque du DG marocain lorsqu’il daigne enfin évoquer cette question en réponse à la question d’un petit actionnaire sur le prix de 400 USD l’heure dans l’une des conventions d’assistance, en disant que «on est en train de transformer la banque et des fois on n’a pas la compétence». On est en droit ainsi de se demander si le l’actuel DG qui «coûte» [ndlr : C’est le terme qu’il a lui-même utilisé] plus de 1,1 MDT de rémunération était justifié par sa compétence alors qu’il est le 1er dirigeant de la banque et si le DG n’était pas en train de justifier le coût des conventions par un manque de compétences des cadres tunisiens de la banque qu’il remet  ainsi en question et auxquels il porte ainsi un  coup sévère. Drôle de DG marocain qui enfonce ainsi ses employés tunisiens, d’où la conclusion qu’Attijari Bank est une banque assistée [la convention avec Attijari Wafa est dite convention d’assistance], qui manque de compétence et qui l’admet et le dit publiquement !

  • Attijari, la banque qui prend beaucoup plus qu’elle  n’en donne

La filiale tunisienne de la banque marocaine engrange les bénéfices de sa reprise de la Banque du Sud. Elle a terminé 2015 avec un résultat net de 91,2 MDT après les 73,1 de 2014 et les 82,7 MDT de 2013. Elle en engrange aussi des dépôts des clients. A fin décembre 2015, ces derniers totalisaient plus de 4,5 milliards DT et augmentaient de 8,1 %. En face, les crédits à la clientèle qui lui faisaient confiance n’ont augmenté que de 6,5 %. A chacun d’en tirer ses conclusions dans une conjoncture où la Tunisie a besoin d’investissement, un investissement qui ne peut se faire que par la prise de risque dans le financement et avec l’attitude de l’entreprise, réellement citoyenne, qui montre son réel soutien à une économie en crise où la volonté de donner doit dépasser celle d’en prendre.

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La place financière tunisienne attendait les trois noms des présidents des conseils d’administration des 3 banques publiques. Des nominations qui devraient permettre la préparation des nouveaux business plans de ces banques, dans le cadre de leurs plans de restructuration. Or, on apprend par le ministre des Finances, dans une déclaration à Africanmanager, que les 3 banques ont déjà leurs présidents, sélectionnés parmi les administrateurs actuels, eux-mêmes choisis  sur appel à manifestation d’intérêt. Il s’agit de Najia Gharbi à la STB (Société Tunisienne de Banque), Imed Turki à la BNA (Banque Nationale Agricole) et de Mdini Amel à la BH (Banque de l’Habitat). Ces trois présidents restent cependant provisoires et ne sont donc pas les dirigeants définitifs. «Nous voulions des présidents de conseils, qui soient d’anciens PDG de banque. On a fait appel à candidatures, mais nous n’avions pu avoir des personnalités conformes à nos attentes.  Nous avons donc décidé de faire un second appel à candidatures avec de nouvelles conditions et de nouveaux critères de choix», a précisé le ministre des Finances, dans une déclaration à Africanmanager.

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IFC

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu public ses états financiers relatifs à l’année 2015. Il ressort de ce rapport récemment soumis au président de la République, que les charges de personnel se sont élevées à 68,9 MDT au 31 décembre 2015 contre 67,1 MDT au 31 décembre 2014, en hausse de 1,8 MDT due notamment au fait qu’il a été procédé à la fin de l’exercice 2015 à la constatation d’une dotation au provisions pour indemnités de départ à la retraite pour un montant de 1,4 MDT. En revanche, les charges générales d’exploitation ont atteint 14,8 MDT au
31 décembre 2015 contre 15,1 MDT au 31 décembre 2014.

S’agissant du concours aux établissements de crédit liés aux opérations de politique monétaire, la BCT a indiqué que cette rubrique enregistre l’encours de l’intervention de la Banque Centrale sur le marché monétaire pour injecter des liquidités aux banques. Cet encours a atteint 4 209 MDT au 31 décembre 2015 sous forme d’injections de liquidités par voie d’un appel d’offres à 7 jours échéant le 05 janvier 2016, contre un encours de 3 116 MDT au 31 décembre 2014, soit en hausse de 1 093 MDT, traduisant le besoin en liquidités du système bancaire tunisien. Il importe de signaler, toutefois, dans ce contexte, qu’à partir du mois de mai 2015, la Banque Centrale a introduit les swaps de change comme instrument de politique monétaire. Dans ce cadre, la Banque Centrale a effectué 7 opérations de swap de change, au moyen desquelles elle a injecté 1 814 MDT, ayant dégagé un produit, à titre de reports sur swaps, d’un montant de 5,8 MDT.

S’agissant du portefeuille des titres achetés ferme dans le cadre des opérations d’open market. Actuellement, ce portefeuille se compose de bons du Trésor assimilables. Cette rubrique a enregistré une baisse notable de 362,1 MDT par rapport à l’exercice 2014 en raison de la sortie du portefeuille, des bons du Trésor arrivés à échéance au courant des mois de février et octobre 2015, ainsi qu’à l’amortissement des primes. Il y a lieu de noter, que depuis l’exercice 2013, la Banque n’a pas effectué d’opérations d’achats ferme de bons du Trésor, dans le cadre de l’open market.

Le montant total de la souscription de la Tunisie au capital du Fonds Monétaire International (FMI) s’élève à 286,5 millions de DTS, dont 230 millions souscrits en dinars et crédités dans le compte N°1 du Fonds Monétaire International, et 56,5 millions souscrits en devises convertibles.

En revanche, la quote-part de la Tunisie au capital du Fonds Monétaire Arabe s’élève à 19,275 millions de dinars arabes de compte.

Les souscriptions en dinars au capital de ces deux institutions, enregistrées au crédit de leurs comptes respectifs ouverts sur les livres de la Banque Centrale, font l’objet d’un réajustement annuel pour tenir compte de l’évolution du taux de change des DTS par rapport au dinar tunisien et ce, par référence aux cours fixés par le Fonds Monétaire International.

Les billets et monnaies en circulation ont enregistré un accroissement de 341,4 MDT ou de 4%, pour s’établir à 8 856,4 MDT contre 8 514,9 MDT en 2014.

Les produits des opérations d’intervention sur le marché monétaire se sont élevés à 217,8 MDT au 31 décembre 2015, soit en augmentation de
31,5 MDT par rapport à l’année 2014, traduisant l’augmentation des opérations d’appels d’offres (+1 359 MDT) qui ont atteint un pic de 5
458 MDT, en terme de moyenne, en juillet 2015. Les produits sur les titres achetés ferme se sont contractés de 25,4 MDT, suite à la sortie du portefeuille, des BTA arrivés à échéance au courant de l’année 2015.

Concernant les intérêts sur placement à terme en devise, ils ont atteint
145,9 MDT au 31 décembre 2015, soit en hausse de 10,2 MDT par rapport à l’année 2014. Les commissions perçues sur les opérations de change (17,1
MDT) provenant de la marge appliquée sur les cours à la vente, ainsi que les gains de change nets réalisés sur les opérations en devises (58,8 MDT).

Les produits divers ont enregistré une hausse de 4 MDT d’une fin d’année à l’autre, suite notamment à la constatation des revenus des titres de participation de la Banque Centrale au capital de la Banque Africaine d’Import-Export d’un montant de 3,2 MDT.

Les intérêts payés sur les opérations en devises se sont élevés à 35,2 MDT au 31 décembre 2015 contre 33,9 MDT au 31 décembre 2014, enregistrant ainsi une légère augmentation de 1,2 MDT.

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La séance d’audition du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) Chedly Ayari et du ministre des Finances, Slim Chaker tenue  jeudi 10 mars 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a été ponctuée de vives altercations.  Le projet de loi relatif à la Banque centrale ne finit de faire  polémique et du bruit : Il semble que le terme « Indépendance » tel que souligné dans le nouveau texte ne trouve pas grâce aux yeux des députés de ladite commission, et ils l’ont crûment signifié à ses auteurs et forcément avocats.

Intervenant lors de cette rencontre avec les députés de la commission des finances, le gouverneur de l’institut d’émission a tenu à préciser qu’il n’a jamais reçu d’ ordres du gouvernement depuis la prise de ses fonctions à la tête du temple de l’orthodoxie monétaire voici 4 ans, ni de la part des chefs du gouvernement pas plus que des ministres des Finances qui se sont succédé depuis..   « J’ai travaillé dans l’indépendance totale et la transparence absolue (…) je n’ai jamais apporté de modifications à aucun texte de loi régissant la Banque en question ». Et de préciser dans le même contexte que l’indépendance de la BCT telle que stipulée dans le nouveau projet de loi réglementant la BCT n’est pas quelque chose de nouveau en soi et qu’elle a été mentionnée juste pour réaffirmer  l’indépendance de la Banque centrale.

Chedly Ayari a sous un autre angle indiqué que le nouveau projet de loi de la BCT sera un grand projet pour la Tunisie et se présentera comme une pièce maitresse dans l’organisation du système financier tunisien.

Présent à cette séance d’audition suite à l’appel de l’un des membres de la commission des finances, le ministre des Finances, Slim Chaker a, quant à lui, indiqué que le nouveau projet de loi réglementant la BCT fera de cette institution d’émission, une banque de nouvelle génération. « Nous voulons faire de la banque centrale une banque de nouvelle génération qui travaille avec les meilleures pratiques internationales », a-t-il dit.

Slim Chaker a, dans le même cadre, indiqué que le nouveau projet régissant la Banque centrale va réfléchir une image positive de la  banque et du  pays en général. Cela va permettre également, selon le ministre, d’améliorer la note souveraine du pays qui a valeur  aujourd’hui de garantie de sortie sur le marché international.

Le ministre des Finances a, en outre, souligné que le nouveau projet de loi régissant la BCT  contribuera également à émettre  des signes positifs pour les investisseurs étrangers et les institutions financières  internationales.

Il a affirmé que ce texte vient en harmonie avec la nouvelle Constitution surtout dans ses articles 78 (nomination du gouverneur de la banque centrale) et 91 (l’indépendance de la BCT), deux termes qui s’inscrivent dans une importante logique de complémentarité, selon ses dires.

D’après lui, le nouveau projet de loi de la BCT prévoit de nouvelles mesures de contrôle telles que la création d’une commission  d’audit interne, la nomination de deux experts-comptables sur  appels d’offres. Le projet de loi permettra aussi au chef du gouvernement de créer une commission de contrôle chargée de suivre les opérations financières de la BCT en cas de soupçons.  Il offre également aux députés de l’ARP la possibilité d’inviter le gouverneur de la Banque centrale et de l’interpeller  sur des questions bien déterminées.

La séance d’audition de Chedly Ayari a été également caractérisée par un clash entre le gouverneur de l’institution d’émission et le membre de la commission des finances à l’ARP, Mohamed Fadhel Ben Omrane.

Ce dernier a en effet vivement critiqué la participation de la Banque centrale en la personne de son vice-gouverneur au conseil d’administration de Tunisian Foreign Bank (TFBank), affirmant  que ce comportement est illégal et nuit  à l’image de la BCT. « Il s’agit d’une règle d’éthique que nous cherchons à promouvoir », a  martelé Ben Omrane.

Une déclaration qui a vite fait de mettre en boule  Chedly Ayari qui a apostrophé sont contradicteur en ces termes : « Vous êtes nul et vous ne comprenez rien aux banques. Il s’agit d’une banque française et nous avons le droit d’y participer », a-t-il dit.

Le gouverneur de la BCT, abondant dans ce sens,  a invité le membre de la commission des Finances,  récemment reconduit à la tête du groupe parlementaire de Nidaa Tounes à l’ARP, Fadhel Ben Omrane à saisir  la justice et porter plainte contre la Banque centrale sut la question.

Pour information, la Tunisian Foreign Bank (TFBank) est une banque de droit français affiliée à la Fédération Bancaire Française. Son capital est détenu par des institutions financières tunisiennes. Elle participe depuis sa création en 1977 au développement des échanges économiques et commerciaux entre la Tunisie et la France et accompagne les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) dans leurs projets d’investissements en France.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié ce mardi 1er mars 2016 une note de conjoncture portant sur le mois de février dernier. Il en ressort que taux de croissance économique a connu, durant le dernier trimestre de 2015, une certaine amélioration atteignant 0,8% en comparaison avec le trimestre précédent contre une quasi-stagnation (0,1%) au troisième trimestre et un fléchissement de 0,2% et de 0,3%, respectivement, au cours du premier et du deuxième trimestre de la même année.

En termes de glissement annuel, le PIB a enregistré, au cours du quatrième trimestre de 2015, une hausse de 0,3% contre 0,4% au trimestre précédent et 2,3% durant le dernier trimestre de l’an passé. Ainsi, la croissance économique s’est établie à 0,8% pour l’ensemble de l’année 2015 contre des estimations précédentes de 0,5% et 2,3% une année auparavant. Le ralentissement de la croissance durant le dernier trimestre est imputable au repli de la valeur ajoutée des principaux secteurs, notamment les industries non manufacturières (-3,1%), les services marchands (-1,6%) et les industries manufacturières (-0,5%).

Corrélativement, le taux de chômage s’est accru, au cours du quatrième trimestre, de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 15,4%, poursuivant la tendance haussière sur laquelle il s’est inscrit depuis le début de l’année 2015. En revanche, le taux relatif aux diplômés de l’enseignement supérieur a baissé de 0,8 point de pourcentage tout en demeurant à un niveau assez élevé (31,2%).

Sur le plan sectoriel, l’indice général de la production industrielle a diminué à un rythme plus accentué, durant les onze premiers mois de 2015, soit -1,8 % contre -1,2 % pour la même période une année auparavant, sous l’effet de la poursuite du fléchissement de la production énergétique (-6%) et la détérioration de la production minière (-18,1%),  contre  une légère hausse de la production des industries manufacturières (0,2%).

Les principaux indicateurs conjoncturels relatifs à l’évolution de l’activité industrielle, observés au cours du mois de janvier 2016, montrent un repli des importations des matières premières et demi-produits (-10,4%en glissement annuel contre une hausse de 10%en janvier 2015) et des biens d’équipement(-7% contre -7,1%), et ce, outre la contraction des exportations du textile, habillement, cuirs et chaussures(-1,5% contre -0,7%).En revanche, les exportations des industries mécaniques et électriques ont enregistré une légère reprise (3,2 % contre -1%).

Concernant le secteur des services, les principaux indicateurs de l’activité touristique ont  poursuivi leur détérioration au début de l’année en cours, en particulier pour les nuitées touristiques globales (-46,5% en janvier 2016), les entrées de touristes étrangers (-20,7%) et les recettes touristiques ( -49,9%).

L’activité du transport aérien a également enregistré, au mois de janvier 2016, un repli du trafic aérien de passagers de 7,9%, en glissement annuel, contre -15% au même mois de l’an passé.

Le déficit de la balance commerciale s’est contracté, au cours du mois de janvier 2016, de 346,8 MDT ou 40,6%, en comparaison avec le même mois de l’année précédente, pour se situer à 507,2 MDT, sous l’effet de la baisse des exportations à un rythme inférieur à celui des importations (-9,4% et -17,9%, respectivement, contre +3,3% et +2,1%, une année auparavant). Le taux de couverture s’est également amélioré de 7,5 points de pourcentage pour atteindre 80,2%.

Par ailleurs, la balance énergétique a connu un net repli de son déficit, passant de -415,7 MDT à -24,2 MDT en relation, notamment, avec la chute des prix internationaux des hydrocarbures, alors que la balance alimentaire a connu une détérioration, dégageant un déficit de 103,8 MDT, contre un excédent de 151,1 MDT en janvier 2015.

En revanche, les recettes touristiques ont enregistré, au cours du même mois, une chute de 49,9%, en comparaison avec leur niveau de janvier 2015, pour atteindre 113 MDT. Également, les revenus de travail ont diminué de 18,2%, par rapport à janvier 2015, pour se situer à 269 MDT.

Compte tenu de ces évolutions, le déficit courant a connu une baisse de 196 MDT, en janvier 2016, revenant à 324 MDT ou 0,4% du PIB contre 520 MDT et 0,6%, au cours du même mois de l’année précédente.

Pour sa part, le niveau des avoirs nets en devises a accusé une certaine baisse, revenant à 13.332 MDT ou 123 jours d’importation, à fin janvier 2016, contre 14.012 et 128 jours au terme de l’année 2015, affecté par un déficit accentué de la balance des opérations financières avec l’étranger (-458 MDT contre un excédent de 2.453 MDT un an plus tôt).

Le taux de change du dinar a enregistré, en janvier 2016, une légère dépréciation de 0,2%  vis-à-vis de l’euro et également du dollar américain.

L’évolution de l’indice des prix à la consommation, en glissement annuel,  a continué, en janvier 2016, sa tendance baissière amorcée depuis mi-2015, pour se situer à 3,5% contre 4,1% au cours du mois de décembre 2015 et 5,5% en janvier 2015.

Pour ce qui est de l’inflation sous-jacente, le rythme d’évolution des prix des produits hors frais et encadrés a connu une légère détente (5,4% au cours du mois de janvier 2016 contre 5,5% en décembre 2015).

Les besoins des banques en liquidité ont connu une certaine baisse, en janvier 2016, ce qui a ramené les opérations de politique monétaire de la Banque Centrale à 5.269 MDT en moyenne, en baisse de 116 MDT en comparaison avec décembre 2015. Ainsi, le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire s’est situé, en janvier 2016, à 4,25% contre 4,28% un mois auparavant.

Les dépôts bancaires ont connu, en janvier 2016, un ralentissement de leur rythme d’évolution en comparaison avec décembre 2015 (0,5% contre 1,9%), sous l’effet de la baisse des comptes à terme, ainsi que de la nette décélération des dépôts à vue et des comptes d’épargne.

La même tendance a concerné les concours à l’économie au cours du même mois (0,8% contre 1,1%), en rapport avec la baisse des crédits à court terme et la quasi-stagnation de ceux à moyen et long termes.

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Selon les statistiques de la Banque Centrale de Tunisie, les concours à l’économie ont affiché une décélération de la croissance en 2015 par rapport à 2014 (6,2% contre 9,2% en 2014), en rapport avec le rythme décéléré de l’évolution des crédits à court et long termes. Dans le même sillage, l’encours des dépôts bancaires a enregistré, en 2015, un ralentissement de son rythme d’évolution en comparaison avec l’année précédente (4,2% contre 8,7%), sous l’effet de la hausse modérée des comptes à terme et la baisse sensible des certificats de dépôts.

L’évolution plus accéléré des concours à l’économie par rapport aux dépôts a engendré inévitablement un creusement du déficit de la liquidité bancaire au cours de l’année 2015, par rapport à l’année précédente, ce qui a porté les opérations de politique monétaire à 5 144 mDT en moyenne, en hausse de 114 mDT par rapport à l’année dernière. Le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire a clôturé l’année 2015 à 4,28% en décembre contre 4,30% un mois plus tôt.

  • L’ATB signe la plus grande hausse de PNB

En 2015, le Produit Net Bancaire du secteur a enregistré une progression de 6,5% à 2 777 mDT. Comme en 2014, la hausse a principalement émané des revenus de placement qui ont gagné 230 points de base dans la structure du PNB à 23,1% au détriment de la marge d’intérêt qui représente désormais 54,5% du PNB (contre 57% en 2014). Le contexte monétaire tendu et le manque de liquidité a poussé les banques vers l’activité placement qui génère des revenus récurrents mais qui sert aussi à se refinancer auprès de la BCT à moindre coût. La marge sur commission est restée, cependant, stable à 22,3%.

dcpnb

Parallèlement à la hausse de l’activité placement, toutes les banques ont enregistré une hausse des revenus de leurs portefeuilles mais l’effet varie selon les banques: +46,2% pour la STB, +35,4% pour l’UBCI, +34,2% pour la BT et +30,1% pout l’UIB. Alors que les autres banques s’orientent de plus en plus vers l’activité placement, ATB se recentre désormais sur l’activité bancaire. Elle a été la seule banque à avoir renforcé le poids de sa marge d’intérêt, représentant désormais 38,7% de son PNB. Après l’ATB et la BTE, la BH enregistre un gain de 10,6% de son PNB à 271,9 mDT. Une performance qui vient en grande partie de la réalisation de plus-values sur son portefeuille de placement.

  • Biat leader en PNB, ATB champion de la croissance du RBE qui baisse chez l’UBCI

Avec une progression de 8,1%, la BIAT consolide sa place de leader en termes de PNB (19,1%). Mais contrairement au secteur, la progression a principalement été alimentée par l’activité bancaire elle-même: hausse de la marge d’intérêts (+6%) et des revenus sur commissions (+19,6%). Il est à rappeler que la BIAT a un avantage concurrentiel bien confirmé avec un cout des ressources faible et des niveaux de commissions des plus élevés sur le marché.

Avec une progression du PNB de 6,5% et une évolution moins rapide des charges opératoires, le Résultat Brut d’Exploitation du secteur affiche une croissance de 7,3% par rapport à 2014. A cet effet, l’ATB a été le champion avec une hausse de 29,8 %, loin devant les 9,9 % de la BT et les 8,9 % de la Biat. Deux banques se sont illustrées par des baisses de leurs RBE. Et si l’on comprend les -9,3 % d’une BNA en recapitalisation et en reconstruction, la baisse de 1,4 % de la filiale tunisienne de la française UBCI reste encore inexpliquée.

dcdata

Question comportement boursier, voici ce que conseillait l’intermédiaire boursier et ca n’engage que lui, même si l’on pourrait comprendre autre chose de certains de ses «conserver». Mais bon !

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) informe que la rumeur qui a circulé dans les médias et ayant trait au retrait d’une tonne et demie d’or de la caisse de la BCT est dénuée de tout fondement.
En effet, la BCT n’a enregistré aucune variation de son stock d’or monétaire et  commercial, et ce depuis le début de  l’année 2011.
Pour ce qui est de l’or commercial, exclusivement destinée à l’approvisionnement des artisans et des coopératives de bijoutiers, les ventes réalisées pour l’année 2010 sont de l’ordre de 177 kg et aucune transaction n’a été effectuée à ce titre en 2011.
Quant au stock de l’or monétaire, qui constitue le stock stratégique de la Tunisie, son niveau n’a enregistré aucune variation, durant les dernières années.
Il importe, par ailleurs, de préciser que le stock d’or conservé dans les coffres de la BCT est sujet à des opérations d’audits annuels, effectuées par des auditeurs externes dont les rapports sont publiés dans les états financiers de la BCT.
Par ailleurs, le stock en or de la BCT, qui est de l’ordre de 5.3 tonnes, obéit à des mesures de sécurité draconiennes (répartition des responsabilités entre différentes parties, protection du stock par un dispositif de sécurité ultramoderne, présence de plusieurs filtres quant à l’accès au coffre de la BCT . 

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