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Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, n’a pas souhaité donner des indications sur la sortie de la Tunisie sur le marché financier international pour lever un montant de 1 milliard de dollar. “Actuellement, les évolutions politiques survenues dans plusieurs régions du monde ne favorisent pas la sortie de la Tunisie sur le marché international. Il faut choisir le moment opportun pour pouvoir obtenir des taux d’intérêts adéquats“.
Il y a lieu de signaler que le dernier conseil d’administration de la BCT avait indiqué que les conditions sont idéales pour sortir sur le marché financier international et que le président de la Commission des finances à l’ARP avait également fait part de son optimisme. La réalité est donc plus proche de ce qu’a prédit l’expert comptable Walid Ben Salah, sur Africanmanager : Un taux d’intérêt de plus de 8,3% si les autorités tunisiennes s’aventuraient sur le marché international en ce moment même, alors que l’ARP l’avait fixé, tout au plus, à 5,7%…

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Et voilà, c’est la Banque Centrale de Tunisie (BCT) qui l’annonce clairement après l’avoir démenti il y a quelques jours, devant une foule de journalistes venus l’interroger sur la question : Il y aura une sortie prochainement sur le marché financier international. Dans un communiqué paru lundi 28 mai 2018 et dont une copie est parvenue à Africanmanager, la BCT a fait savoir qu’elle procédera à l’émission au nom et pour le compte de l’Etat tunisien d’un emprunt obligataire sur le marché financier international aux fins du financement du déficit budgétaire et de la balance des paiements. Il s’agira de lever selon l’agence de presse Reuters, 1 milliard de dollars. Une nouvelle qui semble bonne pour la Tunisie mais des mauvaises surprises ne sont pas à écarter et surtout cette annonce en dit long sur le mauvais état des finances publiques. Nombreux sont les économistes qui ont mis en garde contre cette sortie qui va coûter très cher à la Tunisie, sans pour autant enrayer l’hémorragie budgétaire.

Dans une déclaration ce mardi 29 mai 2018 à Africanmanager, l’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a rappelé que la Banque centrale vient de décider lors de son dernier Conseil d’administration d’autoriser une sortie sur le marché international pour lever la bagatelle de 1 milliard de dollars. Il a souligné que cette étape est nécessaire dans la forme puisqu’elle ouvre la voie à cette opération attendue depuis le début de l’année, même si la date n’est pas encore fixée, selon ses dires.

Ben Hammouda a par ailleurs expliqué cette sortie par le double déficit, celui des finances publiques et du commerce extérieur. “Le creusement de nos réserves et les pressions qu’ils font peser sur le dinar ainsi que le déficit des finances publiques justifient également cette sortie et le recours aux marchés internationaux pour éviter l’assèchement de nos ressources internes“, a-t-il précisé.

Mais, je pense que cette sortie a trop tardé et les débuts d’année sont toujours plus favorables sur les marchés. A cela il faut rajouter les nuages et les incertitudes qui ont augmenté sur le ciel de notre économie et qui font que les conditions seront certainement assez coûteuses“, a affirmé Ben Hammouda, avant d’ajouter : “L’incertitude politique, l’accroissement du prix du baril et ses effets sur notre économie, les résultats économiques modestes et les retards dans les réformes que ne cessent de souligner le FMI et les autres institutions internationales vont peser lourdement sur cette sortie et sur le coût du prêt”, a-t-il dit.

Dans un entretien récent avec Africanmanager, l’expert en économie Ezzedine Saidane avait déclaré sur ce sujet que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

Quant à lui, l’économiste et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international. Dans une déclaration accordée à Africanmanager il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait , le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il ajouté. Cette déclaration vient suite à la hausse des cours pétroliers à l’échelle mondiale, un constat qui devrait se refléter négativement sur la Tunisie, qui va se retrouver obligée de s’endetter pour couvrir le gap budgétaire sachant que le budget de l’État a été élaboré sur un prix de 54 dollars le baril de pétrole alors que le prix du baril de Brent a franchi le seuil des 75 dollars.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouen Abassi, a pris la parole ce lundi 14 mai 2018, sur Express FM. Il a déclaré, d’emblée, que la dégradation des indicateurs économiques n’a pas pour seule source la monnaie nationale. Il a ajouté que la politique monétaire doit aller de concert avec la politique budgétaire. Une manière de dégager sa responsabilité et d’anticiper d’éventuelles accusations de la même nature que celles qu’avaient encaissées son prédécesseur, Chedli Ayari.

Pour Abassi, la difficulté majeure en Tunisie réside plus dans l’accès aux crédits que le taux d’intérêt. «Il y a un véritable intérêt pour les microcrédits et le leasing malgré leurs taux d’intérêts élevés. Il faut reconnaitre qu’en Tunisie il y a un problème d’inclusion financière et bancaire. Cela est du à un manque de confiance. Ce manque de confiance peut être résolu grâce aux nouvelles technologies, et en l’occurrence la technologie blockchain peut être la réponse».

Par ailleurs le patron de la BCT a affirmé que l’inflation est remorquée par la montée des prix des produits frais, qui est plus conséquente que celle des produits agricoles. Il a également déclaré que le plus gros problème est le manque de productivité : «D’ailleurs, on constate que l’exportation ne s’est pas envolée en dépit du repli du taux de change. Il est d’usage qu’un taux de change compétitif propulse davantage l’exportation, or ce n’est pas le cas. Cela est du au déficit de production, à l’absence d’une bonne offre exportable ainsi qu’aux obstacles pour l’accès au marché. Il y a un problème au niveau de toute la chaîne de valeur, et pas uniquement une défaillance dans la politique monétaire».

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Marouane Abassi, très actif en ce moment et pas timoré dans ses propos, s’est attaqué à un tabou, une institution : La séance unique. Dans un entretien avec le journal Al Chourouk publié dimanche 11 mars 2018, il a appelé à mettre fin à la séance unique, que les citoyens commencent déjà à guetter.

«Il n’est pas normal que le Tunisien travaille à mi-temps, voire moins, durant le tiers de l’année, tout en consommant l’énergie de manière exagérée dans les administrations», assène-t-il. Il a enfoncé le clou en ajoutant que le fait d’avoir des milliers d’employés qui touchent des salaires, surtout dans le secteur public, sans travailler ou produire suffisamment, dans le mépris le plus total du contexte difficile du pays, est absurde.
Abassi invite le gouvernement et l’Assemblée des représentants du peuple à prendre leurs responsabilité et à avoir le courage de stopper net «ces pratiques nuisibles».

Le patron de la BCT a par ailleurs affirmé que sortir la Tunisie de l’ornière est possible mais à condition d’accomplir les réformes qu’il faut et d’adopter les solutions adaptées à la situation. «Le premier défi est le retour au travail. Nous avons un gros potentiel dans différents domaines, tels que l’industrie pharmaceutique, le textile, les nouvelles technologies…», a-t-il indiqué.

S’agissant de l’endettement extérieur, il a déclaré qu’il n’est plus soutenable et qu’il faut désormais compter sur soi-même. «Il n’est plus possible de parler du modèle tunisien comme l’exemple à suivre puisque notre échec sur le plan économique est patent. Maintenant on évoque d’autres expériences comme celle de la Libye, dont la santé économique et financière est meilleure que la nôtre», a lâché Abassi…

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a déclaré ce samedi 10 mars 2018, lors d’une rencontre organisée par l’académie parlementaire, que les politiques économiques successives n’ont pas permis de régler en profondeur les problèmes du pays et que les solutions de facilité sont responsables de la crise économique qui sévit actuellement, rapporte Mosaïque Fm.

Au sujet du combat contre la corruption, il a affirmé que cela prendra des années, mais que le travail doit être entamé immédiatement et avec le plus grand sérieux.

Abassi a également dit son mot sur le taux de croissance ; il déplore le fait qu’il ait été drainé par la consommation et les salaires, et non l’investissement. Il a aussi souligné le poids des exportations et des industries de laboratoire dans cette petite embellie des deux premiers mois de 2018.
Il a ajouté qu’il y a une grosse marge de progression à l’export si on mise sur des secteurs tels que la technologie, les produits pharmaceutiques et le tourisme, à condition de ne pas éluder les problèmes qu’ils présentent…

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Après un démarrage en trombe, en conclave avec les banques pour plancher sur le problème de la liquidité et forger la politique du secteur, le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi et ses collaborateurs ont dévoilé ce jeudi 08 mars 2018, devant la presse, les grands axes de son plan d’action. L’essentiel pour redresser la barre y est, il faudra après y ajouter une bonne dose de courage, beaucoup d’imagination et une persévérance à toute épreuve pour aller au bout de cette affaire. Car la situation économique du pays est compliquée, périlleuse à bien des égards, et d’ailleurs le patron de la BCT ne s’en cache pas.

Le communiqué qui a été émis suite à la rencontre plante d’emblée le décor : l’institution en charge de la politique monétaire de la Tunisie assume ses responsabilités, toutes ses responsabilités. “La Loi N° 2016-35 relative au statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT) stipule clairement que l’objectif premier de la Banque centrale est de maintenir la stabilité des prix“, indique le texte dont Africanmanager a reçu copie. C’est on ne peut plus clair. Restent les moyens pour toucher au but : “Pour atteindre son objectif de stabilité des prix, la BCT ajuste le niveau de son taux directeur, qui influe directement, via les mécanismes de transmission de la politique monétaire, sur les conditions de financement de tous les agents économiques et, par conséquent, sur la croissance et la stabilité des prix“, dit le communiqué. Le souci c’est que de la croissance il n’y en a pas eu en 2017, en tout cas pas au niveau escompté par le chef du gouvernement et les citoyens. Ce ne sont pas les 1,9% qui vont faire redémarrer significativement la machine économique, remplir les caisses des entreprises et du Trésor publics, gonfler le flux des recettes fiscales, donner du boulot aux jeunes, etc. Idem pour la stabilité des prix. Là aussi l’inflation qu’on a eue en 2017 et celle que la BCT nous prédit pour 2018 sont très parlantes en termes d’instabilité des prix.

Le cadre opérationnel de la mise en œuvre de la politique monétaire est conçu pour orienter le taux d’intérêt interbancaire au jour le jour vers des niveaux proches du taux directeur de la BCT. En effet, le taux au jour le jour a une influence directe sur le taux moyen mensuel du marché monétaire, qui est un taux de référence largement utilisé par le système bancaire tunisien. Par conséquent, le cadre opérationnel joue un rôle important en garantissant que la BCT arrive à atteindre son objectif de préservation de la stabilité des prix“. D’ailleurs Abassi n’a pas mis beaucoup de temps pour faire mouvement dans ce sens, et  très énergiquement. Mais il faudra du temps pour en récolter les fruits, au meilleur des cas en 2019. Donc patience…

Quant aux causes de cette inflation qui monte, monte et empêche les dirigeants du pays, mais pas qu’eux, de dormir, la BCT en dit les choses suivantes :

L’inflation a affiché une tendance à la hausse depuis le début de 2016, enregistrant une forte accélération en février 2018 pour atteindre 7,1% en glissement annuel contre 4,6% au même mois de l’année. Les principaux facteurs sous-jacents aux pressions inflationnistes sont :

  • la hausse des cours mondiaux des matières premières.
  • La dépréciation importante du taux de change du dinar en raison d’un déficit croissant du compte courant.
  • La hausse de nombreux taux d’imposition (TVA, taxes à la consommation et droits de douane) selon la loi de finances 2018.
  • L’augmentation des prix intérieurs de l’énergie.
  • L’augmentation des prix des services privés (santé, transport et autres).
  • La baisse de la production domestique d’aliments frais (persistance de faibles précipitations).
  • La persistance de la perturbation des canaux de distribution et le comportement de majoration excessif des prix“.

Voilà pour les explications. Place maintenant à la recette de la BCT pour nous corriger tout ça et nous mijoter une embellie qui rendra le sourire à tout le monde :

En fonction des indicateurs avancés sur la croissance de l’économie et des prévisions de l’inflation, la Banque centrale prendra les mesures nécessaires dans le cadre d’une politique monétaire proactive.

Ce stance de politique monétaire contribuera à rétablir des taux d’intérêt réels positifs afin d’améliorer l’allocation des ressources et de stimuler l’épargne intérieure. Au total, nous prévoyons que la liquidité bancaire s’améliorerait parallèlement à la reprise de l’économie nationale (compte courant, exportations, tourisme, IDE …)

Aussi, et en tant qu’outil principal dans la stratégie de réduction du volume de refinancement, les opérations d’open market sous forme d’achat ferme seront réactivées incessamment“. Chiche ! A part peut-être deux éléments : D’abord le fait que les dattes et l’huile d’olive, deux produits par définition aléatoires car dépendant du climat et des saisons, pèsent autant dans les exportations du pays. La Tunisie mérite mieux que ça, au regard de ses talents ; il faudrait, par exemple, un poids plus important des produits à haute valeur ajoutée lesquels eux ne dépendent de rien d’autre que la matière grise et surtout rapportent plus ! Demandez aux Chinois, aux Sud-Coréens, aux Indiens, etc. Autre bémol : Cette focalisation sur le tourisme, un secteur tout aussi aléatoire. Les attentats du Bardo et de Sousse, hélas, nous le rappellent encore…

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Le nouveau gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, a prêté serment, vendredi 16 février 2018, au palais de Carthage, devant le président de la République Béji Caïd Essebsi.
Le chef de l’Etat a exprimé, à cette occasion, “sa confiance en les compétences du nouveau gouverneur et en sa capacité à conférer davantage d’efficacité aux politiques monétaires du pays pour améliorer la situation de la finance publique“, d’après un communiqué de la présidence de la République.

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Seul comme un grand, Marwane Abassi vient d’obtenir la confiance de l’ARP pour occuper le poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il remplace ainsi Chedli Ayari, qui a présenté mercredi 14 février 2018 sa démission au chef du gouvernement. Abassi a remporté le vote par 134 voies sur 157 présents, 18 élus ont voté contre et 5 autres se sont abstenus…

Le nouveau gouverneur avait auparavant fixé deux priorités pour son action à la tête de la BCT : en premier lieu la maitrise de l’inflation et en second la réduction des deux déficits, celui de la balance commerciale et celui de la balance des paiements. Marwane Abassi a aussi évoqué une action à entreprendre en matière de décashing et d’introduction de nouveaux moyens de paiement.

Le nouveau gouverneur de la BCT a estimé que les indicateurs économiques actuels font peur et que le seul moyen de sortir de la crise réside dans le travail, la production et la productivité. Evoquant la question de la valeur du dinar, il a dit que c’est la résultante de la situation dans le pays et que le traitement du sujet du dinar doit se faire de manière à sauvegarder les intérêts économiques du  pays.

On retiendra quand même cette affirmation du nouveau gouverneurt devant les élus, leur disant “je ne suis pas un optimiste naïf”. Un marqueur à retenir pour les jours difficiles en perspective…

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Du jamais vu cet après-midi du jeudi 15 février 2018 à l’ARP. Le prochain gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), Marouane Abassi, pourtant proposé par le chef du gouvernement pour remplacer Chedli Ayari, qui n’a envoyé sa lettre de démission que l’après-midi, était seul au Parlement.

Assis au premier rang de la rangée des fauteuils réservés aux membres du gouvernement, il n’y avait personne à ses côtés. Il n’y avait, non plus, personne pour le présenter aux députés appelés à voter pour ou contre sa nomination.

Youssef Chahed, chef du gouvernement, qui l’avait nommé il y a quelques jours, l’a laissé seul, comme un orphelin, subir les sarcasmes et les critiques acerbes des députés contre un gouvernement qui a brillé par son absence. Alors que logiquement il n’est pas comptable de ce qu’a fait le gouvernement avant son arrivée et n’a pas à supporter des attaques contre des politiques qui lui sont étrangères. Et que de l’opposition, dépitée par la transformation de la plénière qui devait être un brûlot contre Youssef Chahed en une simple séance de vote.

Comme Chedli Ayari, Youssef Chahed s’était éclipsé, manifestement pour éviter que la plénière ne se transforme en une audition de sa politique et qu’on ne lui pose la question sur les raisons de ce changement, alors que l’ancien gouverneur a manifestement choisi d’éviter que sa présence ne soit utilisée comme alibi pour enfoncer le chef du gouvernement.

Dans les deux, c’est un Gouverneur solitaire qu’on présente au peuple dont il va dessiner et gérer la politique monétaire et qui sera chargé de veiller à ce que l’inflation ne ronge pas le pouvoir d’achat du citoyen. Absents aussi étaient les députés, soudain désintéressés de l’avenir d’une institution que beaucoup critiquaient pourtant.

L’homme est pourtant un docteur en économie et Économiste principal au sein du Groupe de la Banque mondiale depuis janvier 2008. Il lui faudra certainement quelques mois pour prendre ses quartiers au sein d’une Institution vitale pour le pays et où il sera le vis-à-vis direct de la Tunisie devant les grandes instances financières mondiales. Empreinte d’un fort sens de l’Etat, la BCT lui prêtera certainement main forte.

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Le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a publié, lundi, un document présentant le coût de production actualisé des différentes productions agricoles, tenant compte du coût de chaque produit, de manière à permettre aux prêteurs, notamment la Banque centrale de Tunisie (BCT) de codifier les opérations d’emprunts saisonniers aux agriculteurs, surtout les petits d’entre eux.
Le document indique le coût de production de 82 produits agricoles répartis entre grandes cultures, arbres fruitiers, produits maraîchers irrigués et non irrigués, élevage des vaches laitières, engraissement des veaux et enfin la production du miel et l’apiculture.
Le ministère a fait savoir que la BCT ne publiera plus les critères de financement des prêts saisonniers selon l’ancienne formule. La publication ne comportera dorénavant que la part de financement de chaque groupe.
Les agriculteurs font face, en Tunisie, à des difficultés d’accès aux crédits saisonniers en raison de l’absence de critères clairs pour l’obtention de crédits et de l’endettement, sachant que le ministère procèdera, à travers la direction générale du financement et des investissements à l’actualisation de ces données.
Le nouveau document peut être consulté sur le site du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche et celui de l’observatoire national de l’agriculture.

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Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a eu un entretien hier jeudi 26 octobre 2017, au siège de la BCT, avec une délégation du Conseil d’administration de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), sur le sol tunisien depuis le 23 octobre 2017. Un communiqué de la banque indique qu’il a été surtout question des réformes majeures qui ont été engagées dans le secteur bancaire tunisien pour doper la croissance de l’économie tunisienne dans les années à venir.

Le texte dit également qu’Ayari a sollicité la BERD pour hisser la réforme du système bancaire tunisien à un pallier supérieur, notamment par le biais de la consolidation de l’assistance technique. Le Chef de la délégation de la BERD, Frans Weekers, a accueilli très favorablement la requête du gouverneur de la BCT, tout en affirmant que son organisme va financer davantage la Tunisie, précise le communiqué…

A noter que le séjour de la délégation de la BERD s’achève ce vendredi.

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Traitant des dépenses hors principal de la dette de l’Etat, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) publiée à l’issue de la réunion d’octobre 2017 de son conseil d’administration a noté que ces dépenses ont atteint 18.929 MDT, au terme des huit premiers mois de 2017, soit une hausse de 2.313 MDT par rapport aux réalisations d’août 2016. La BCT explique cette hausse de plus de 2 Milliards DT, par  «l’augmentation des dépenses de fonctionnement, qui ont totalisé 13.075 MDT (contre 11.766 MDT une année auparavant) ». Et la note de l’Institut d’émission de préciser encore que cette hausse provient en particulier, de «la hausse remarquable des dépenses de rémunérations qui ont atteint 9.885 MDT, au terme des 8 premiers mois de 2017 contre 8.912 MDT une année auparavant, en accroissement de 10,9% ». On se demande alors comment fera le gouvernement Chahed pour répondre aux vœux du 1er de ses bailleurs de fonds, le FMI, qui demandait déjà, dans son dernier communiqué du 6 octobre 2017, «une meilleure gestion de la masse salariale, qui est parmi les plus élevées au monde et absorbe la moitié des dépenses publiques, sera indispensable. La mission a noté l’engagement des autorités à traduire leurs ambitions de réforme en actions dans le projet de loi de finances de 2018 ».

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De quelle situation économique doit-on parler aujourd’hui? Crise ou reprise! Les chiffres sont-ils vraiment trompeurs? Et si ce n’est pas le cas pourquoi nos experts économiques sont à mille lieues des ? La banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu publique sa note de conjoncture relative au troisième trimestre de cette année. Une note qui annonce dans sa globalité une légère amélioration au niveau des principaux indicateurs de la banque voire des prémices d’une reprise économique. En effet, selon cette lettre de conjoncture, l’activité économique aurait connu une légère amélioration au cours du troisième trimestre de l’année 2017 au vu des indicateurs sectoriels disponibles.
Le taux de croissance du PIB pourrait ainsi connaître un net rebond en variation trimestrielle. Cette évolution porterait la marque de la performance quasi-généralisée des industries manufacturières et des services marchands dont notamment le tourisme et le transport. Seules les industries non manufacturières ont fait défaut en raison des arrêts de production du pétrole au Sud tunisien, pendant l’été. Côté secteurs exportateurs, ils semblent avoir profité de l’affermissement perçu de l’activité industrielle dans la Zone Euro, au cours du mois de juillet 2017, malgré les difficultés qui persistent encore notamment au niveau du secteur du THC.
Malgré ces chiffres et prévisions qui semblent être beaucoup plus optimistes par rapport à la période précédente, les experts économiques tirent encore la sonnette d’alarme sur la fragilité voire l’aggravation de la situation économique et financière du pays. Selon eux, les doutes planent encore sur l’endettement extérieur, les équilibres budgétaires mais aussi sur les réserves en devise du pays qui, de nouveau, commencent à s’approcher de 90 jours d’importation, un niveau jamais atteint par la Tunisie depuis plusieurs années.

Le communiqué publié le jeudi 5 octobre 2017 par la BCT à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration à Tunis a encore suscité la réaction des experts en la matière. L’expert financier, Hatem Zaâra a déclaré, lors de son passage le vendredi 6 octobre 2017 sur Express Fm, que le dernier communiqué rendu public par la Banque centrale de Tunisie semble avoir mis le doigt sur la réalité des difficultés, de plus en plus inquiétantes, par lesquelles passe le pays.

Il a par ailleurs souligné le niveau précaire des réserves en devises dans le sens où le souci majeur du gouvernement est de s’assurer un matelas de couverture de 90 jours d’importation, d’ici la fin de l’année en cours, alors que des doutes planent sur le paiement de la troisième tranche du crédit par le Fonds monétaire international (FMI) en même temps qu’un niveau d’endettement extérieur record atteignant plus de 60% du PIB.

Quant à lui, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé, dans un statut posté le même jour sur sa page Facebook, un tableau noir de la situation économique en Tunisie : un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme, il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.
Selon ses déclarations, les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. “Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours. La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017”, a-t-il fait observer. “Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels), certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane

Il y a lieu de rappeler à ce propos que le Conseil d’Administration de la BCT, réuni, mercredi 4 octobre 2017 à Tunis, a confirmé la poursuite des pressions sur les paiements extérieurs, suite au creusement du déficit courant pour atteindre 6,6% du PIB au terme des 8 premiers mois de l’année en cours contre 5,8% une année auparavant, en raison de l’aggravation du déficit commercial qui a dépassé la valeur de 10 milliards de dinars.

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Le nouveau projet de loi sur la protection des données personnelles, qui devrait prochainement passer au Conseil ministériel pour approbation, puis au Parlement, ne plait pas à tout le monde. Il semble que cette loi, dans la droite ligne des pratiques en la matière en Europe, n’a pas plu à la majorité des ministères et des structures ayant un rapport direct ou indirect avec l’instance qui en a la charge. À la Banque centrale par exemple, ce projet de loi a provoqué une forte réaction, contrairement  au ministère de l’Intérieur qui se veut coopératif et plus solidaire.
Le professeur de droit constitutionnel et président de l’Instance nationale de protection des données personnelles (INPDP), Chawki Gaddes, confirme le constat. Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a tenu à préciser que la BCT pense qu’elle a l’exclusivité du contrôle du monde des Finances, alors qu’il faut qu’elle admette que sa compétence est générale mais la protection des données personnelles est une question spéciale. “La règle juridique à ce propos est que le spécial déroge au général“, a dit Gaddes.

Gaddes a en outre indiqué que si la Banque centrale est chargée de jouer le rôle de contrôleur des institutions financières à travers ces agréments et l’édiction des circulaires, elle se limite aux opérations financières. Mais le contrôleur du traitement des donnes personnelles est la compétence de l’INPDP. “La Banque centrale elle-même est soumise au contrôle de l’instance dans son traitement des données personnelles des clients du système financier et bancaire.
La Banque centrale n’a jamais édicté aucune circulaire concernant la protection des données personnelles. Elle n’a pas entrepris les procédures obligatoires concernant la protection des données personnelles, pourtant elle y est soumise. Le Gouverneur de la Banque centrale a même refusé en 2016 de prendre une circulaire pour rappeler aux banques les normes de protection des données. La réponse était la suivante : ” Cela ne fait pas partie des prérogatives de la BCT” !!!”, s’est-il exclamé.

Il a par ailleurs indiqué que la Banque centrale est en train de travailler avec l’association des professionnels des banques sur un projet de circulaire qui traite des données personnelles, alors que l’instance n’a pas été consultée ou même informée. “Cette manière de voir explique les commentaires issus de la Banque centrale, et ils sont d’autant plus étonnants que le ministère de l’intérieur chargé de la sécurité nationale se retrouve plus réceptif et collaboratif. Mais l’instance sur ce plan prendra pour témoin des députés de la nation et avant demandera l’arbitrage du président du gouvernement“, a expliqué Gaddes.

S’agissant de la coopération entre l’Instance et le ministère de la Santé dans ce domaine, le président de ladite instance a affirmé qu’ils sont en train de relancer la coopération avec le département de la Santé, notamment avec la nomination d’un nouveau ministre à sa tête et avec qui on a eu à coopérer quand il était à la tête des Finances. Les données personnelles dans le domaine de la santé sont très sensibles et ont des répercussions même sur la souveraineté de l’État tunisien, sachant que plusieurs données sont transférées à l’étranger.
Toutes les actions dans le domaine de la santé posent des problèmes de protection des données. L’activité médicale, les analyses, les explorations, la recherche… doivent se soumettre aux normes de protection. A ce propos il est temps de penser sérieusement à rédiger et adopter en Tunisie un code de la santé. Aujourd’hui le corpus juridique dans ce domaine est lacunaire et dispersé à cause de la manière avec laquelle on a toujours agi au cas par cas et de manière isolée pour trouver des solutions aux problèmes ponctuels qui se posent“, a-t-il déclaré.

Interrogé sur la réaction du ministère de l’Intérieur, Chawki Gaddes a assuré que le département est parmi les rares structures consultées qui ne se sont pas opposées aux nouveautés du projet de loi. “On a même apprécié les demandes formulées par ce département concernant par exemple le prolongement de la durée de stockage des vidéos pour atteindre 60 jours au lieu de 30 jours pour des raisons sécuritaires, que je comprend bien.
Pour ce qui est de la proposition de faire de l’instance une juridiction de premier niveau statuant sur les violations des normes de protection, les oppositions nous ont paru très discutables. Premièrement parce que dans les expériences comparées, toutes les instances de contrôle agissent de cette façon car la violation des normes dans ce domaine ne peut s’adapter à la lenteur des processus juridictionnels, mais surtout parce que cette question est très pointue et seules les instances sont outillées pour statuer à leur propos. D’un autre côté, ces réserves sont d’autant plus inexplicables que la Tunisie a depuis des décennies institué des structures dotées de ce pouvoir juridictionnel. Pourtant personne n’est dérangé par cet état de chose. Il suffit de voir les pouvoirs dévolus par exemple à l’instance nationale des télécommunications ou le conseil du marché financier. Ces instances rendent des décisions de nature juridictionnelle qui sont susceptibles d’appel devant les tribunaux. Pourquoi alors s’étonner de voir l’INPDP en profiter ?“, s’est interrogé Gaddes.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier, le 19 septembre 2017, une nouvelle circulaire adressée aux banques et aux établissements financiers, pour mieux gérer les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, disponible sur son site web.
La circulaire, qui s’applique aux “établissements assujettis”, à savoir les banques et établissements financiers agréés, dans le cadre de la loi n°2016-48, du 11 juillet 2016, édicte un certain nombre de dispositions qui obligent ces établissements à renforcer le contrôle interne pour la gestion du risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

Le texte de 63 articles oblige les établissements concernés à accomplir des mesures de vigilance et des diligences (mesures ou dispositions) à l’égard des clients et des opérations financières, portant principes directeurs aux professions financières, sur la détection et la déclaration des opérations et transactions suspectes.
” Les établissements assujettis doivent prendre des mesures appropriées pour identifier, évaluer et comprendre les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés, en tenant compte des facteurs de risques, tels que le profil des clients, les pays ou les zones géographiques, les produits, les services, les transactions ou les canaux de distribution “, lit-on, dans l’article 4, de la circulaire de la BCT.
Les établissements assujettis doivent aussi ” documenter leurs évaluations des risques ” et ” envisager tous les facteurs de risques pertinents avant de déterminer le niveau de risque global et le niveau et le type de mesures appropriées à appliquer pour atténuer ces risques notamment le calibrage du niveau de vigilance par rapport au profil de risque.

Ces directives pourraient aider à lutter contre le blanchiment d’argent, perçu par la CTAF, dans son dernier rapport comme un risque élevé en Tunisie. La Commission qui relève de la BCT avait indiqué dans son rapport rendu public en Août 2017, que malgré l’existence des textes de loi et des règlementations en la matière, plusieurs points faibles ont été constatés au niveau du système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, notamment au sein des banques et des établissements financiers.

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Le niveau des avoirs nets en devises de la Tunisie a atteint, le 14 août, 11,538 milliards de dinars ou 90 jours d’importation, contre 120 jours d’importations à la même date en 2016. Cette chute pourrait, selon Fatma Marrakchi Charfi, professeure universitaire en Economie, avoir de lourdes conséquences sur la notation de la Tunisie, sur ses chances d’emprunter sur les marchés internationaux, mais également sur sa capacité à payer les importations et à défendre la parité du dinar contre les devises étrangères.

Interrogée par l’agence TAP, au sujet de cette dégringolade, elle rappelle que “ le nombre de jours d’importations est un indicateur qui évalue le niveau des réserves de change et est très utilisé car facilement comparable entre pays et dont le suivi chronologique est aisé pour un pays. En Tunisie, les autorités, les bailleurs de fonds et même les agences de notation le suivent de très près et au quotidien parce qu’il reflète d’abord la capacité du pays à pouvoir payer ses importations, à honorer ses engagements, à défendre la parité du dinar et parer aux chocs exogènes négatifs éventuels“.
En effet, nous avons besoin de devises pour importer des biens pour la consommation finale (médicaments, voitures, etc …) ainsi que pour la consommation intermédiaire, c’est-à-dire des biens qui serviront d’input pour fabriquer des biens finaux locaux. Nous avons aussi besoin de devises pour payer le service de la dette (intérêts et principal sur l’année). Par ailleurs, la Banque Centrale peut utiliser une partie de ces devises pour défendre la parité du dinar et freiner la dépréciation de ce dernier. En outre, les devises peuvent aussi être utilisées pour affronter des chocs exogènes tel qu’une augmentation du prix international du pétrole ou une augmentation du prix international du blé …“, a-t-elle encore mentionné.

On a atteint le seuil critique

Et de poursuivre : “Ceci pour dire l’importance de disposer de ” suffisamment ” de réserves de changes pour que l’économie puisse tourner normalement. Souvent, on parle de cette barre symbolique qu’il ne faut pas atteindre ou qu’il ne faut pas passer en-dessous. Les uns parlent de la barre de 90 jours, d’autres parlent de 100 jours d’importations. Bref, aujourd’hui nous y sommes ! En examinant les statistiques de la BCT, on observe qu’au 14 août, nous sommes bel et bien à 90 jours d’importations, contre 92 jours d’importations le 13 août (la veille) par exemple. Cette diminution de l’équivalent de 2 jours de réserves de change est due principalement à un paiement d’un crédit Samouraï (japonais) arrivé à échéance, d’environ 12,7 milliards de yens japonais (JPY), équivalent à environ 270 millions de dinars, ce qui équivaut à deux jours d’importations à peu près“.

Sur le site de la BCT, nous avons une autre information très intéressante concernant cet indicateur, c’est la diminution des réserves de change en jours d’importations de 30 jours en une année, c’est-à-dire entre le 14 août 2017 et le 14 août 2016. Cette perte en réserves est le résultat normal du gap qui existe entre les activités qui peuvent générer des recettes en devises pour le pays tel que les exportations de phosphate, de l’huile d’olive, les rentrées en devises provenant de la diaspora à l’étranger ou des TRE, les investissements directs étrangers, etc … et la sortie de devises nécessaires pour les importations. Tant que la demande de devises pour payer les services de la dette et les importations n’est pas compensée par des entrées en devises sous une forme quelconque (exportations, recettes touristiques, endettement, etc …), les réserves de change ne peuvent que diminuer “, a ajouté Mme Charfi.

Tous ces constats amènent l’universitaire à déduire que “le suivi de l’évolution de cet indicateur très important dans le futur est primordial car sa diminution peut nous amener à rationaliser nos importations en biens non nécessaires mais qui peuvent aussi toucher nos importations en biens nécessaires (médicaments, pièces de rechange, pétrole etc.).
Leur diminution peut aussi abaisser la note de la Tunisie chez les agences de notation et dans ce cas, il nous sera très difficile de sortir pour emprunter sur les marchés internationaux. Même, s’il nous est possible de sortir sur les marchés internationaux, le taux d’intérêt sera très élevé, étant donné l’élévation de la prime de risque, puisque la capacité de remboursement sera réduite. Or, visiblement l’Etat aura besoin de plus de ressources d’emprunt rien que pour combler le budget 2017, et aura donc, probablement besoin d’aller lever des fonds sur le marché international, sans parler de l’exercice 2018“.

Charfi estime également que “la réduction de la capacité à payer les importations, réduira la capacité de la BCT à utiliser les devises pour défendre la parité du dinar contre les devises étrangères. Si cela est le cas, le dinar aura tendance à se déprécier de plus en plus et si on n’arrive pas à redresser la barre et donc à avoir des rentrées conséquentes en devises, l’économie tunisienne subira de plein fouet les conséquences négatives de la dépréciation du dinar sur l’inflation, sur le déficit budgétaire (notamment par la caisse générale de compensation), sur l’alourdissement de l’endettement“.

En bref, l’idéal serait de relever le niveau des exportations tunisiennes, notamment celles des phosphates, ou nous avons perdu des parts de marchés. Si on n’arrive pas à impulser assez rapidement les exportations, il faudrait songer d’une manière sérieuse à réduire les importations, que ce soit par l’interdiction de certains biens non essentiels, avec des mesures d’accompagnement, pour protéger l’économie de la contrebande, ou en relevant les droits de douane pour d’autres. La BCT, peut aussi réduire les crédits octroyés aux consommateurs, si ces crédits sont destinés à l’achat de produits importés de consommation finale“, a-t-elle conclu.

TAP

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“La  croissance  économique devrait se maintenir sur une trajectoire ascendante quoiqu’à un rythme plus lent que celui  estimé en juillet dernier. Les récentes projections tablent sur une progression  du  PIB,  aux  prix  constants de  2010, de 1,4% en 2016,  2,2%  en  2017 et  2,8%  en 2018. Hors agriculture, la croissance s’établirait autour de 1,8% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,6% en 2018”. C’est ce qu’a été indiqué dans une note récente publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La faible croissance économique attendue s’explique, selon la BCT, par les perspectives sectorielles disparates. La production agricole serait freinée par la baisse de la récolte des olives en 2017.
La production des industries exportatrices se maintiendrait sur une tendance haussière, sans pour autant revenir à son potentiel passé, en relation avec les   perspectives modérées de l’activité dans la Zone Euro.
Le redressement de la production minière et chimique serait modéré et fortement tributaire de  l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités  dans le secteur des services  marchands serait  plus  lent  qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse  de  la  demande  de  consommation. En revanche, le renforcement graduel de l’activité touristique devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités    de services d’hôtellerie et  des activités connexes.
La  contribution  de l’administration publique à la croissance du PIB devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus  de
maîtrise  de son  équilibre budgétaire  à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement. Après une contribution historique moyenne  de l’ordre 0,8-1% à la croissance annuelle du PIB, on s’attend à une contribution avoisinant 0,2% entre 2017 et 2018.

La croissance potentielle a été revue légèrement à la baisse pour 2017 (de -0,1%), pour se  situer au même niveau estimé pour 2016,  soit  2,5%, avant de passer à 2,6% en 2018. Les perspectives d’une croissance du PIB  hors agriculture au-dessous de la croissance potentielle, entre 2016 et 2017, impliquent un élargissement  de  l’écart  de  production négatif durant ladite période, avant de se stabiliser et se serrer très graduellement, en 2018, lorsque la croissance réelle dépasserait la croissance potentielle..Les risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions semblent s’intensifier, tant au niveau international  que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, demeurerait à la tête des facteurs de risques aussi bien pour la Tunisie que pour ses partenaires commerciaux. Également, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro fait  peser énormément  d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes. Une détérioration de l’activité économique de nos principaux partenaires dans la Zone Euro pourrait avoir des  effets de contagion sur notre production industrielle.

A  l’échelle  nationale,  les  facteurs  de  risques internes  sont multiples (anciens  et  nouveaux), dont les plus importants, pour les dernières prévisions  économiques, sont résumés dans les quelques axes suivants :

– La    persistance du risque sécuritaire et terroriste, en relation avec la poursuite de la crise libyenne;
– Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales;
-La  récurrence  des  grèves  et  troubles  sociaux dans  les  zones  de  production, et leur impact négatif sur l’activité à court terme (baisse de la production  et  perte de  parts de  marché)  et  à moyen et long terme (dégradation du climat des affaires et baisse de l’investissement)

-La  baisse  de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique  pèsent sur les perspectives de la production agricole et les exportations ;
-Les  pressions sur la balance des  paiements et sur le taux de change du dinar demeurent importantes;
-L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement;
-La  détérioration de la situation des finances publiques.

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«La CTAF a incité les banques à analyser avec une particulière vigilance les opérations ou situations suspectes. Par ailleurs, en matière de surveillance dans le secteur financier, la circulaire de la BCT du 7 novembre 2014 a aussi imposé aux banques d’appliquer des mesures de vigilance pour l’ouverture des comptes et la surveillance des transactions des personnes politiquement exposées aussi bien nationales qu’étrangères, des clients résidant dans des pays considérés par le GAFI comme des pays non coopératifs, ainsi que pour les opérations effectuées au moyen de nouvelles technologies. Il en a résulté non seulement de nombreuses déclarations de soupçon relatives à des transactions antérieures à 2011, mais aussi à des transactions conduites par des personnes politiquement exposés après la révolution. L’une de ces déclarations porte sur le blanchiment des produits de la corruption organisé par une personne politiquement exposée à l’aide de sociétés étrangères». C’est ce qu’on pouvait lire, intégralement, dans le «Rapport d’évaluation mutuelle» sur les «mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme», publié en mai 2016 par le Groupe d’Action Financière pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) dont la Tunisie est membre. Cette évaluation a été conduite par la Banque Mondiale et le rapport d’évaluation mutuelle a été discuté et adopté par la réunion plénière du GAFIMOAN le 27 Avril 2016. Ce rapport présente un résumé des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme (LBC/FT) en place en Tunisie au moment de la visite sur place (16-26 Février 2015). Le rapport analyse le niveau de conformité avec les 40 recommandations du GAFI et d’efficacité du dispositif LBC/FT tunisien et émet des recommandations en vue de renforcer ce dispositif

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Dans une récente note sur les «évolutions monétaires et conjoncturelles et perspectives à moyen terme», la banque centrale de Tunisie (BCT) évoque ses prévisions de croissance pour le reste de l’exercice 2016 et même pour l’année prochaine. On y apprend ainsi que «les prévisions de la BCT tablent sur une progression positive du PIB, aux prix constants de 2010, aux alentours de +0,3% en variation trimestrielle (+1,8% en glissement annuel) au 2ème trimestre de l’année en cours. Cette évolution porterait la croissance semestrielle à +1,4%. Il s’en suit un acquis de croissance [ndlr : Taux de croissance pour toute l’année en cours qui pourrait se réaliser au cas où le PIB demeure inchangé  aux deux derniers trimestres de l’année en question] annuel à fin juin de +1,3%3».

Côté inflation, ratio important pour le citoyen lambda, la BCT n’apporte pas de bonnes nouvelles. Elle estime que «la détente de l’inflation observée au cours du premier semestre [ndlr : l’inflation s’était  établie à seulement 3,5%, contre 5,5% pendant la même période de l’année 2015] n’est que transitoire ». Citant l’exercice de prévision mené au mois de juillet 2016, les prévisionnistes de la BCT estiment que «l’inflation devrait poursuivre sa tendance haussière pour atteindre 4,3% au terme du troisième trimestre, attisée par une progression mensuelle moyenne attendue de l’IPC [ndlr : indice des prix à la consommation] de l’ordre de 0,4%. Par conséquent, l’inflation moyenne serait de 4,1% au 3ème trimestre de 2016 contre 3,6% au 2ème trimestre ».

Le scénario central de la prévision se base sur les hypothèses suivantes :

  • Baisse des prix de certains carburants en relation avec l’entrée en vigueur du nouveau mécanisme d’ajustement automatique des prix en juillet 2016.
  • Dissipation des effets de base pour la période sous revue.
  • Baisse moins prononcée des prix de l’habillement durant la période des soldes d’été en relation avec l’évolution récente des cours de change du dinar et le boycottage d’une partie des commerçants de la période des soldes suite à l’avancement de sa date de lancement au 15 juillet.graf1

L’inflation, hors alimentaires frais et produits administrés, qui a atteint un taux de 4,8 % en juin 2016, pourrait baisser à 4,6% en juillet et août pour revenir à 5,1% en septembre 2016, et de l’autre côté, l’inflation «hors alimentaires et énergie » qui s’est établie à 4,4% en juin pourrait baisser à 4,2% en juillet et août avant de passer à 4,7% en septembre. En termes de moyennes, les deux mesures se situeraient à 4,8% et 4,3% respectivement au 3ème trimestre de 2016 contre 5,1% et 4,5% au 2ème trimestre.

  • Une croissance à 1,8 % cette année et à 3 % en 2017.

graf2

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Le redressement de la croissance économique, amorcé au début de 2016, devrait se poursuivre dans les trimestres à venir quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu quelques mois plus tôt. Les récentes prévisions à moyen terme ont revu à la baisse la croissance du PIB, aux prix constants de l’année 2010, pour la période 2016-2017. Elles tablent sur une croissance annuelle de l’ordre de 1,8% en 2016 et 3% en 2017, contre 2% et 3,5% estimées en avril dernier. La révision à la baisse résulte des performances, en deçà des attentes, de plusieurs secteurs d’activité durant le premier semestre 2016, ainsi que de l’apparition de nouveaux risques baissiers à plus long terme.

La trajectoire de croissance future serait fragilisée par la dégradation des perspectives de certains secteurs d’activité. En premier lieu, la poursuite de la régression de la production du secteur de l’énergie rend peu probable l’inversion de cette tendance baissière à l’horizon de prévision, étant donnée l’importance du déclin naturel au niveau des principaux champs pétroliers. Ce secteur devrait continuer à amputer la croissance annuelle du PIB de 0,2-0,5% en moyenne. Ensuite, la persistance des troubles sociaux dans les zones de production, en particulier, dans le bassin minier et l’absence de solutions efficaces, permettant de surmonter les difficultés, pourraient freiner la reprise de la production à son rythme d’avant 2011. De surcroit, la trajectoire de croissance de l’activité touristique a été revue de nouveau à la baisse, vu les réalisations récentes en dessous des attentes, et les retombées potentiellement importantes de la multiplication des attentats terroristes et le climat d’insécurité qui règne sur l’ensemble de la région.

Par ailleurs, les perspectives de la production des industries off-shore ont été maintenues globalement inchangées pour le reste de l’année 2016, et revues légèrement à la baisse pour 2017, compte tenu des retombées potentiellement négatives du ‘’Brexit’’ sur nos principaux partenaires de la Zone Euro. La révision à la baisse de la croissance du PIB hors agriculture, pour les années 2016 et 2017, et le maintien du potentiel de la croissance globalement inchangé (2,5% en 2016 et 2,6% en 2017), ont élargi l’écart de production négatif (différence entre la production potentielle et la production effective), comparativement à la précédente prévision. En termes annuels, l’écart de production devrait s’établir autour de -2,9% cette année et -2,6% en 2017, après -2,7% en 2015. Les perspectives devraient s’améliorer lentement mais resteraient sujettes à divers aléas, qui seraient globalement asymétriques vers le bas. Les incertitudes qui font craindre une croissance plus faible qu’attendu sont multiples.

Communiqué BCT

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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