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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a informé que la photo d’un billet de 20 dinars qui circule dans les réseaux sociaux n’a rien à voir avec le nouveau billet qui sera prochainement lancé.

La BCT a par ailleurs annoncé qu’on sondage d’opinion devrait être réalisé avant la mise en place de ce nouveau billet.

Il convient à ce propos de rappeler que la direction de la BCT avait annoncé le 1er février dernier, la création d’un nouveau billet de 20 dinars.

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Très actif en ce moment sur les thèmes tels que le déficit budgétaire, l’endettement extérieur, la croissance molle et le volume des deniers publics injectés dans les banques, l’expert en économie Ezzeddine Saidane a remis ça ce mercredi 5 juillet 2017, sur sa page Facebook. Il s’est encore exclamé à la vue des quantités de sous décaissés par la Banque centrale de Tunisie pour maintenir à flot le tissu bancaire.

Le 04 juillet 2017, le refinancement des banques a affiché le chiffre record de 9,995 milliards de dinars. Saidane a écrit ceci à ce propos : «la planche à billets se déchaine littéralement. Elle semble échapper désormais à tout contrôle. Même tonalité pour l’argent liquide en circulation : “la masse de billets et monnaies en circulation a, elle aussi, atteint un record absolu: 11,054 milliards de Dinars. L’économie parallèle, ou plus exactement l’économie hors la loi basée principalement sur du cash, est en train de dévorer l’économie organisée !!!».

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Parlant ce vendredi 5 mai 2017 devant un panel de banquiers et de responsables financiers gouvernementaux, le gouverneur de la Banque centrale de la Tunisie (BCT) a évoqué les défis futurs auxquels il va falloir s’attaquer suffisamment à l’avance, tant du côté de la Banque centrale que celui des banques, des établissements financiers et de l’ensemble de la communauté financière.

Pour Chedli Ayari, «les mutations profondes par lesquelles passent les marchés financiers internationaux et leur éventuel impact sur notre marché domestique, conjuguées à la plus grande volatilité des taux de change et des taux d’intérêt sur le plan national, exigent l’engagement de toutes les parties prenantes pour mener de grandes réformes à leur niveau, afin d’améliorer leurs systèmes d’information et de gestion des risques de marchés».

Il a, dans le cadre de ces réformes à faire et auxquelles la BCT s’engage, estimé «inadmissible que les portefeuilles obligataires soient encore valorisés aux prix historiques, que les transactions interbancaires sur le marché monétaires soient limitées à des transactions au jour le jour et que les taux d’intérêt y afférents soient arrêtés par consensus en fin de journée, ou encore que la plupart des crédits et des dépôts soient indexés sur le TMM». Selon Chedli Ayari, «ces pratiques sont une source majeure de distorsions et risquent tôt ou tard d’avoir des implications sur la stabilité financière de l’ensemble de la place. La Banque centrale ne ménagera aucun effort pour mettre fin à ces pratiques et pour orienter l’ensemble de la place vers les meilleures pratiques internationales»…

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La chute de la valeur du dinar par rapport à la monnaie étrangère a fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs experts ont déjà mis en garde contre le danger de la dépréciation du dinar tunisien, qui risque de se plonger davantage au cours de la prochaine période. Mardi 25 avril 2017, sur la place financière de Tunis, le dinar tunisien se reprend légèrement face aux principales devises, après être tombé, un jour avant, à des niveaux très bas ; l’euro passe de 2.75 à 2.65 dt et le dollar américain s’est négocié à 2.50 dt contre 2.5300 le lundi. Sur le marché de change international, l’euro est monté un peu face au dollar, il s’est échangé à 1,0893 dollar contre 1,0867 dollar lundi. Cette situation alarmante a rendu indispensable l’intervention de la Banque centrale sur le marché de change pour essayer d’atténuer le glissement du dinar.

L’ancien ministre du Commerce, Mohsen Hssan, a de son côté insisté sur l’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans le marché de change pour ajuster la valeur du dinar tunisien et éviter sa dépréciation. Dans une déclaration, ce mercredi 26 avril 2017, à Africanmanager, il a aussi appelé la Banque centrale à trouver un accord avec les banques et les institutions financières dans l’objectif de faciliter au maximum l’achat et la vente de la devise.

Il a par ailleurs appelé la BCT à jouer son rôle de régulateur du taux de change du dinar, et ce dans l’objectif d’éviter une nouvelle dépréciation du dinar et ses conséquences néfastes, telles que la hausse de service de la dette mais aussi la dégradation de la compétitivité de l’entreprise tunisienne. ” La BCT est plus que jamais appelée à jouer son rôle de régulateur du taux de change”, a-t-il dit.

S’agissant des mesures mises en place par la Banque centrale dont l’augmentation du taux d’intérêt directeur, Mohsen Hssan a tenu à préciser que la BCT a entrepris une politique monétaire “non expansionniste” visant à protéger le prix d’échange et la maîtrise de l’inflation.

Il a toutefois tenu pour responsable le gouvernement de la dévaluation de la valeur du dinar ; l’équipe de Youssef Chahed est appelée, selon ses déclarations, à trouver les solutions, prendre les mesures et mettre en place l’ensemble des réformes capables d’éviter la détérioration de l’économie nationale accablée par un défit budgétaire et commercial.

De son côté, l’expert financier Hatem Zaâra a indiqué, lors de son passage ce mercredi sur Express Fm, que la dépréciation du dinar face à l’euro et au dinar est due essentiellement au manque de liquidités et à la baisse des exportations de l’huile d’olive. « La baisse de la valeur du dinar est le reflet du déséquilibre entre l’offre et la demande en liquidité en devises. La Banque Centrale de Tunisie a injecté 100 millions de dollars sur le marché de change pour essayer d’atténuer le glissement du dinar », a-t-il affirmé.
Il a fait savoir par ailleurs que la révision à la hausse du taux d’intérêt pourrait aider à renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis-à-vis des devises.

Il est à rappeler à ce propos que la BCT a décidé d’augmenter son taux directeur de 50 points, pour atteindre 4,75% et de relever aussi le taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points, à 4%.
Selon un communiqué, publié mercredi, par la BCT, cette décision vise à réduire les risques de pressions inflationnistes, d’une part, et à encourager l’épargne, ce qui favorisera le renforcement des liquidités, d’autre part. L’institut d’émission affirme veiller au suivi des évolutions de la conjoncture économique, pour prendre les mesures adéquates à temps.
Le conseil d’administration de la BCT, réuni hier mardi, a précisé que la politique monétaire et celle de change ne visent pas la dévaluation ou le flottement du dinar, ni la baisse du taux de change, mais elles ciblent la mise en place d’interventions étudiées et coordonnées, afin de faire face aux variations brusques des taux de change, tout en veillant à activer le rôle régulateur du taux de change pour maîtriser le glissement du déficit commercial et préserver un seuil minimum de réserves en devises.

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Réuni

Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tenu, hier mardi 25 avril 2017, une réunion exceptionnelle afin d’examiner les dernières évolutions du «marché de change qui a connu depuis la semaine dernière des tensions ascendantes, suite à la demande des acteurs en devises  étrangères, ce qui a engendré la dépréciation de la valeur du dinar en comparaison avec le Dollar et l’Euro».

Adoptant une approche plutôt rassurante, le conseil de la BCT a estimé que  «les données objectives et les indices économiques, financiers disponibles, ne justifient pas la tension enregistrée au niveau du marché de change et celle de la dépréciation du dinar vis-à-vis des devises étrangères, surtout que les récents entretiens qui ont eu lieu entre le gouvernement et le FMI ont été positifs et encourageants». Et d’affirmer, que «la politique monétaire et celle du  taux du change ne ciblent ni la baisse de la valeur de devise, ni la dépréciation du dinar» et que la BCT a plutôt recours à des «interventions bien étudiées, afin de faire face aux changements des taux de change dont l’objectif est de maitriser le déficit commercial et la garantie de la couverture des importations nécessaires pour le pays et de préserver un niveau satisfaisant des réserves des devises étrangères». Le Conseil de la BCT n’en a pas moins estimé que «la situation de la liquidité, les banques ont toujours besoin d’un très haut niveau de liquidité suite à la faiblesse de l’épargne nationale», n’oubliant pas d’appeler à «la rationalisation de l’utilisation de ressources de devises étrangères, et non au recours aux pratiques ayant pour but de porter atteinte au marché de change, menaçant ainsi la stabilité financière, ce qui engendra par la suite des impacts négatifs au niveau des équilibres économiques en général».

A la fin et arguant de la nécessité d’une «lutte contre les dangers des tensions inflationnistes, l’encouragement de l’épargne et le renforcement  de la liquidité», la BCT a décidé «d’augmenter le taux directeur à 4.75% et le taux rémunération de l’épargne à  4% contre 3,5 % précédemment». Une première depuis au moins 3 ans…

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“La  croissance  économique devrait se maintenir sur une trajectoire ascendante quoiqu’à un rythme plus lent que celui  estimé en juillet dernier. Les récentes projections tablent sur une progression  du  PIB,  aux  prix  constants de  2010, de 1,4% en 2016,  2,2%  en  2017 et  2,8%  en 2018. Hors agriculture, la croissance s’établirait autour de 1,8% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,6% en 2018”. C’est ce qu’a été indiqué dans une note récente publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La faible croissance économique attendue s’explique, selon la BCT, par les perspectives sectorielles disparates. La production agricole serait freinée par la baisse de la récolte des olives en 2017.
La production des industries exportatrices se maintiendrait sur une tendance haussière, sans pour autant revenir à son potentiel passé, en relation avec les   perspectives modérées de l’activité dans la Zone Euro.
Le redressement de la production minière et chimique serait modéré et fortement tributaire de  l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités  dans le secteur des services  marchands serait  plus  lent  qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse  de  la  demande  de  consommation. En revanche, le renforcement graduel de l’activité touristique devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités    de services d’hôtellerie et  des activités connexes.
La  contribution  de l’administration publique à la croissance du PIB devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus  de
maîtrise  de son  équilibre budgétaire  à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement. Après une contribution historique moyenne  de l’ordre 0,8-1% à la croissance annuelle du PIB, on s’attend à une contribution avoisinant 0,2% entre 2017 et 2018.

La croissance potentielle a été revue légèrement à la baisse pour 2017 (de -0,1%), pour se  situer au même niveau estimé pour 2016,  soit  2,5%, avant de passer à 2,6% en 2018. Les perspectives d’une croissance du PIB  hors agriculture au-dessous de la croissance potentielle, entre 2016 et 2017, impliquent un élargissement  de  l’écart  de  production négatif durant ladite période, avant de se stabiliser et se serrer très graduellement, en 2018, lorsque la croissance réelle dépasserait la croissance potentielle..Les risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions semblent s’intensifier, tant au niveau international  que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, demeurerait à la tête des facteurs de risques aussi bien pour la Tunisie que pour ses partenaires commerciaux. Également, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro fait  peser énormément  d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes. Une détérioration de l’activité économique de nos principaux partenaires dans la Zone Euro pourrait avoir des  effets de contagion sur notre production industrielle.

A  l’échelle  nationale,  les  facteurs  de  risques internes  sont multiples (anciens  et  nouveaux), dont les plus importants, pour les dernières prévisions  économiques, sont résumés dans les quelques axes suivants :

– La    persistance du risque sécuritaire et terroriste, en relation avec la poursuite de la crise libyenne;
– Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales;
-La  récurrence  des  grèves  et  troubles  sociaux dans  les  zones  de  production, et leur impact négatif sur l’activité à court terme (baisse de la production  et  perte de  parts de  marché)  et  à moyen et long terme (dégradation du climat des affaires et baisse de l’investissement)

-La  baisse  de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique  pèsent sur les perspectives de la production agricole et les exportations ;
-Les  pressions sur la balance des  paiements et sur le taux de change du dinar demeurent importantes;
-L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement;
-La  détérioration de la situation des finances publiques.

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«La CTAF a incité les banques à analyser avec une particulière vigilance les opérations ou situations suspectes. Par ailleurs, en matière de surveillance dans le secteur financier, la circulaire de la BCT du 7 novembre 2014 a aussi imposé aux banques d’appliquer des mesures de vigilance pour l’ouverture des comptes et la surveillance des transactions des personnes politiquement exposées aussi bien nationales qu’étrangères, des clients résidant dans des pays considérés par le GAFI comme des pays non coopératifs, ainsi que pour les opérations effectuées au moyen de nouvelles technologies. Il en a résulté non seulement de nombreuses déclarations de soupçon relatives à des transactions antérieures à 2011, mais aussi à des transactions conduites par des personnes politiquement exposés après la révolution. L’une de ces déclarations porte sur le blanchiment des produits de la corruption organisé par une personne politiquement exposée à l’aide de sociétés étrangères». C’est ce qu’on pouvait lire, intégralement, dans le «Rapport d’évaluation mutuelle» sur les «mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme», publié en mai 2016 par le Groupe d’Action Financière pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) dont la Tunisie est membre. Cette évaluation a été conduite par la Banque Mondiale et le rapport d’évaluation mutuelle a été discuté et adopté par la réunion plénière du GAFIMOAN le 27 Avril 2016. Ce rapport présente un résumé des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme (LBC/FT) en place en Tunisie au moment de la visite sur place (16-26 Février 2015). Le rapport analyse le niveau de conformité avec les 40 recommandations du GAFI et d’efficacité du dispositif LBC/FT tunisien et émet des recommandations en vue de renforcer ce dispositif

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Dans une récente note sur les «évolutions monétaires et conjoncturelles et perspectives à moyen terme», la banque centrale de Tunisie (BCT) évoque ses prévisions de croissance pour le reste de l’exercice 2016 et même pour l’année prochaine. On y apprend ainsi que «les prévisions de la BCT tablent sur une progression positive du PIB, aux prix constants de 2010, aux alentours de +0,3% en variation trimestrielle (+1,8% en glissement annuel) au 2ème trimestre de l’année en cours. Cette évolution porterait la croissance semestrielle à +1,4%. Il s’en suit un acquis de croissance [ndlr : Taux de croissance pour toute l’année en cours qui pourrait se réaliser au cas où le PIB demeure inchangé  aux deux derniers trimestres de l’année en question] annuel à fin juin de +1,3%3».

Côté inflation, ratio important pour le citoyen lambda, la BCT n’apporte pas de bonnes nouvelles. Elle estime que «la détente de l’inflation observée au cours du premier semestre [ndlr : l’inflation s’était  établie à seulement 3,5%, contre 5,5% pendant la même période de l’année 2015] n’est que transitoire ». Citant l’exercice de prévision mené au mois de juillet 2016, les prévisionnistes de la BCT estiment que «l’inflation devrait poursuivre sa tendance haussière pour atteindre 4,3% au terme du troisième trimestre, attisée par une progression mensuelle moyenne attendue de l’IPC [ndlr : indice des prix à la consommation] de l’ordre de 0,4%. Par conséquent, l’inflation moyenne serait de 4,1% au 3ème trimestre de 2016 contre 3,6% au 2ème trimestre ».

Le scénario central de la prévision se base sur les hypothèses suivantes :

  • Baisse des prix de certains carburants en relation avec l’entrée en vigueur du nouveau mécanisme d’ajustement automatique des prix en juillet 2016.
  • Dissipation des effets de base pour la période sous revue.
  • Baisse moins prononcée des prix de l’habillement durant la période des soldes d’été en relation avec l’évolution récente des cours de change du dinar et le boycottage d’une partie des commerçants de la période des soldes suite à l’avancement de sa date de lancement au 15 juillet.graf1

L’inflation, hors alimentaires frais et produits administrés, qui a atteint un taux de 4,8 % en juin 2016, pourrait baisser à 4,6% en juillet et août pour revenir à 5,1% en septembre 2016, et de l’autre côté, l’inflation «hors alimentaires et énergie » qui s’est établie à 4,4% en juin pourrait baisser à 4,2% en juillet et août avant de passer à 4,7% en septembre. En termes de moyennes, les deux mesures se situeraient à 4,8% et 4,3% respectivement au 3ème trimestre de 2016 contre 5,1% et 4,5% au 2ème trimestre.

  • Une croissance à 1,8 % cette année et à 3 % en 2017.

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Le redressement de la croissance économique, amorcé au début de 2016, devrait se poursuivre dans les trimestres à venir quoiqu’à un rythme plus lent qu’attendu quelques mois plus tôt. Les récentes prévisions à moyen terme ont revu à la baisse la croissance du PIB, aux prix constants de l’année 2010, pour la période 2016-2017. Elles tablent sur une croissance annuelle de l’ordre de 1,8% en 2016 et 3% en 2017, contre 2% et 3,5% estimées en avril dernier. La révision à la baisse résulte des performances, en deçà des attentes, de plusieurs secteurs d’activité durant le premier semestre 2016, ainsi que de l’apparition de nouveaux risques baissiers à plus long terme.

La trajectoire de croissance future serait fragilisée par la dégradation des perspectives de certains secteurs d’activité. En premier lieu, la poursuite de la régression de la production du secteur de l’énergie rend peu probable l’inversion de cette tendance baissière à l’horizon de prévision, étant donnée l’importance du déclin naturel au niveau des principaux champs pétroliers. Ce secteur devrait continuer à amputer la croissance annuelle du PIB de 0,2-0,5% en moyenne. Ensuite, la persistance des troubles sociaux dans les zones de production, en particulier, dans le bassin minier et l’absence de solutions efficaces, permettant de surmonter les difficultés, pourraient freiner la reprise de la production à son rythme d’avant 2011. De surcroit, la trajectoire de croissance de l’activité touristique a été revue de nouveau à la baisse, vu les réalisations récentes en dessous des attentes, et les retombées potentiellement importantes de la multiplication des attentats terroristes et le climat d’insécurité qui règne sur l’ensemble de la région.

Par ailleurs, les perspectives de la production des industries off-shore ont été maintenues globalement inchangées pour le reste de l’année 2016, et revues légèrement à la baisse pour 2017, compte tenu des retombées potentiellement négatives du ‘’Brexit’’ sur nos principaux partenaires de la Zone Euro. La révision à la baisse de la croissance du PIB hors agriculture, pour les années 2016 et 2017, et le maintien du potentiel de la croissance globalement inchangé (2,5% en 2016 et 2,6% en 2017), ont élargi l’écart de production négatif (différence entre la production potentielle et la production effective), comparativement à la précédente prévision. En termes annuels, l’écart de production devrait s’établir autour de -2,9% cette année et -2,6% en 2017, après -2,7% en 2015. Les perspectives devraient s’améliorer lentement mais resteraient sujettes à divers aléas, qui seraient globalement asymétriques vers le bas. Les incertitudes qui font craindre une croissance plus faible qu’attendu sont multiples.

Communiqué BCT

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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Nous revenons sur le cas d’Attijari Bank, à l’occasion de la tenue de son AGO. Une réunion qui s’est tenue avec un mois de retard. Un retard qui pousse le management de la banque à bousculer l’ordre du jour de l’Assemblée pour le justifier.

A l’entrée, le président du CA de la banque s’empresse en effet d’expliquer que le retard était dû à des réunions avec la BCT (Banque Centrale de Tunisie) et à des négociations dont il ne dira rien aux actionnaires. Et bien avant la lecture des états financiers et les discussions, on fait voter une résolution donnant absolution au management pour ce retard. On saura pourtant plus tard par nos propres sources que la BCT était  intervenue pour demander à la banque marocaine de droit tunisien, de diminuer le montant des dividendes distribués.

En effet, Attijari finira par distribuer 1,5 DT par action au lieu des 2 DT prévus. Pour «Andalucarthage Holding», société de droit marocain  détenue par le consortium où Attijari Wafa Bank détient 83,8% et actionnaire à 58,98 % de la banque, cela devrait faire la somme de 35,165.415 MDT qui seront transférés en devises de la Tunisie vers le Maroc. Ces 35 MDT de dividendes s’ajouteront aux 7,4 MDT qui seront transférés aussi au Maroc au titre des conventions d’assistance conclues entre Attijari et sa banque-mère la Wafa.

En filigrane des réponses aux questions des actionnaires, on apprendra de la bouche du président tunisien du conseil d’administration de la banque marocaine, que la BCT a diligenté en 2015 un contrôle approfondi sur les comptes d’Attijari. Cependant, ni le rapport des CC  où «tout va bien Mme La Marquise», ni le management ne piperont mot  de ces deux évènements ni des résultats de cette inspection de la BCT.

  • Le DG qui taxe ses employés de «manque de compétence»

Aussi est-on en droit de supposer que ce contrôle pourrait être en lien avec cette question des conventions et des importants bénéfices que sort chaque année la banque en devises des caisses d’une Tunisie dont l’économie souffre cruellement de manque de ressources en devises. Cette question ne semble pas non plus perturber les deux principaux actionnaires tunisiens d’Attijari, le groupe de la députée Zohra Driss (9,7 % du capital) et le groupe Mzabi (11,07 % du capital).

Ce qui a attiré pourtant notre attention, c’est cette remarque du DG marocain lorsqu’il daigne enfin évoquer cette question en réponse à la question d’un petit actionnaire sur le prix de 400 USD l’heure dans l’une des conventions d’assistance, en disant que «on est en train de transformer la banque et des fois on n’a pas la compétence». On est en droit ainsi de se demander si le l’actuel DG qui «coûte» [ndlr : C’est le terme qu’il a lui-même utilisé] plus de 1,1 MDT de rémunération était justifié par sa compétence alors qu’il est le 1er dirigeant de la banque et si le DG n’était pas en train de justifier le coût des conventions par un manque de compétences des cadres tunisiens de la banque qu’il remet  ainsi en question et auxquels il porte ainsi un  coup sévère. Drôle de DG marocain qui enfonce ainsi ses employés tunisiens, d’où la conclusion qu’Attijari Bank est une banque assistée [la convention avec Attijari Wafa est dite convention d’assistance], qui manque de compétence et qui l’admet et le dit publiquement !

  • Attijari, la banque qui prend beaucoup plus qu’elle  n’en donne

La filiale tunisienne de la banque marocaine engrange les bénéfices de sa reprise de la Banque du Sud. Elle a terminé 2015 avec un résultat net de 91,2 MDT après les 73,1 de 2014 et les 82,7 MDT de 2013. Elle en engrange aussi des dépôts des clients. A fin décembre 2015, ces derniers totalisaient plus de 4,5 milliards DT et augmentaient de 8,1 %. En face, les crédits à la clientèle qui lui faisaient confiance n’ont augmenté que de 6,5 %. A chacun d’en tirer ses conclusions dans une conjoncture où la Tunisie a besoin d’investissement, un investissement qui ne peut se faire que par la prise de risque dans le financement et avec l’attitude de l’entreprise, réellement citoyenne, qui montre son réel soutien à une économie en crise où la volonté de donner doit dépasser celle d’en prendre.

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La place financière tunisienne attendait les trois noms des présidents des conseils d’administration des 3 banques publiques. Des nominations qui devraient permettre la préparation des nouveaux business plans de ces banques, dans le cadre de leurs plans de restructuration. Or, on apprend par le ministre des Finances, dans une déclaration à Africanmanager, que les 3 banques ont déjà leurs présidents, sélectionnés parmi les administrateurs actuels, eux-mêmes choisis  sur appel à manifestation d’intérêt. Il s’agit de Najia Gharbi à la STB (Société Tunisienne de Banque), Imed Turki à la BNA (Banque Nationale Agricole) et de Mdini Amel à la BH (Banque de l’Habitat). Ces trois présidents restent cependant provisoires et ne sont donc pas les dirigeants définitifs. «Nous voulions des présidents de conseils, qui soient d’anciens PDG de banque. On a fait appel à candidatures, mais nous n’avions pu avoir des personnalités conformes à nos attentes.  Nous avons donc décidé de faire un second appel à candidatures avec de nouvelles conditions et de nouveaux critères de choix», a précisé le ministre des Finances, dans une déclaration à Africanmanager.

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IFC

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu public ses états financiers relatifs à l’année 2015. Il ressort de ce rapport récemment soumis au président de la République, que les charges de personnel se sont élevées à 68,9 MDT au 31 décembre 2015 contre 67,1 MDT au 31 décembre 2014, en hausse de 1,8 MDT due notamment au fait qu’il a été procédé à la fin de l’exercice 2015 à la constatation d’une dotation au provisions pour indemnités de départ à la retraite pour un montant de 1,4 MDT. En revanche, les charges générales d’exploitation ont atteint 14,8 MDT au
31 décembre 2015 contre 15,1 MDT au 31 décembre 2014.

S’agissant du concours aux établissements de crédit liés aux opérations de politique monétaire, la BCT a indiqué que cette rubrique enregistre l’encours de l’intervention de la Banque Centrale sur le marché monétaire pour injecter des liquidités aux banques. Cet encours a atteint 4 209 MDT au 31 décembre 2015 sous forme d’injections de liquidités par voie d’un appel d’offres à 7 jours échéant le 05 janvier 2016, contre un encours de 3 116 MDT au 31 décembre 2014, soit en hausse de 1 093 MDT, traduisant le besoin en liquidités du système bancaire tunisien. Il importe de signaler, toutefois, dans ce contexte, qu’à partir du mois de mai 2015, la Banque Centrale a introduit les swaps de change comme instrument de politique monétaire. Dans ce cadre, la Banque Centrale a effectué 7 opérations de swap de change, au moyen desquelles elle a injecté 1 814 MDT, ayant dégagé un produit, à titre de reports sur swaps, d’un montant de 5,8 MDT.

S’agissant du portefeuille des titres achetés ferme dans le cadre des opérations d’open market. Actuellement, ce portefeuille se compose de bons du Trésor assimilables. Cette rubrique a enregistré une baisse notable de 362,1 MDT par rapport à l’exercice 2014 en raison de la sortie du portefeuille, des bons du Trésor arrivés à échéance au courant des mois de février et octobre 2015, ainsi qu’à l’amortissement des primes. Il y a lieu de noter, que depuis l’exercice 2013, la Banque n’a pas effectué d’opérations d’achats ferme de bons du Trésor, dans le cadre de l’open market.

Le montant total de la souscription de la Tunisie au capital du Fonds Monétaire International (FMI) s’élève à 286,5 millions de DTS, dont 230 millions souscrits en dinars et crédités dans le compte N°1 du Fonds Monétaire International, et 56,5 millions souscrits en devises convertibles.

En revanche, la quote-part de la Tunisie au capital du Fonds Monétaire Arabe s’élève à 19,275 millions de dinars arabes de compte.

Les souscriptions en dinars au capital de ces deux institutions, enregistrées au crédit de leurs comptes respectifs ouverts sur les livres de la Banque Centrale, font l’objet d’un réajustement annuel pour tenir compte de l’évolution du taux de change des DTS par rapport au dinar tunisien et ce, par référence aux cours fixés par le Fonds Monétaire International.

Les billets et monnaies en circulation ont enregistré un accroissement de 341,4 MDT ou de 4%, pour s’établir à 8 856,4 MDT contre 8 514,9 MDT en 2014.

Les produits des opérations d’intervention sur le marché monétaire se sont élevés à 217,8 MDT au 31 décembre 2015, soit en augmentation de
31,5 MDT par rapport à l’année 2014, traduisant l’augmentation des opérations d’appels d’offres (+1 359 MDT) qui ont atteint un pic de 5
458 MDT, en terme de moyenne, en juillet 2015. Les produits sur les titres achetés ferme se sont contractés de 25,4 MDT, suite à la sortie du portefeuille, des BTA arrivés à échéance au courant de l’année 2015.

Concernant les intérêts sur placement à terme en devise, ils ont atteint
145,9 MDT au 31 décembre 2015, soit en hausse de 10,2 MDT par rapport à l’année 2014. Les commissions perçues sur les opérations de change (17,1
MDT) provenant de la marge appliquée sur les cours à la vente, ainsi que les gains de change nets réalisés sur les opérations en devises (58,8 MDT).

Les produits divers ont enregistré une hausse de 4 MDT d’une fin d’année à l’autre, suite notamment à la constatation des revenus des titres de participation de la Banque Centrale au capital de la Banque Africaine d’Import-Export d’un montant de 3,2 MDT.

Les intérêts payés sur les opérations en devises se sont élevés à 35,2 MDT au 31 décembre 2015 contre 33,9 MDT au 31 décembre 2014, enregistrant ainsi une légère augmentation de 1,2 MDT.

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La séance d’audition du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) Chedly Ayari et du ministre des Finances, Slim Chaker tenue  jeudi 10 mars 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a été ponctuée de vives altercations.  Le projet de loi relatif à la Banque centrale ne finit de faire  polémique et du bruit : Il semble que le terme « Indépendance » tel que souligné dans le nouveau texte ne trouve pas grâce aux yeux des députés de ladite commission, et ils l’ont crûment signifié à ses auteurs et forcément avocats.

Intervenant lors de cette rencontre avec les députés de la commission des finances, le gouverneur de l’institut d’émission a tenu à préciser qu’il n’a jamais reçu d’ ordres du gouvernement depuis la prise de ses fonctions à la tête du temple de l’orthodoxie monétaire voici 4 ans, ni de la part des chefs du gouvernement pas plus que des ministres des Finances qui se sont succédé depuis..   « J’ai travaillé dans l’indépendance totale et la transparence absolue (…) je n’ai jamais apporté de modifications à aucun texte de loi régissant la Banque en question ». Et de préciser dans le même contexte que l’indépendance de la BCT telle que stipulée dans le nouveau projet de loi réglementant la BCT n’est pas quelque chose de nouveau en soi et qu’elle a été mentionnée juste pour réaffirmer  l’indépendance de la Banque centrale.

Chedly Ayari a sous un autre angle indiqué que le nouveau projet de loi de la BCT sera un grand projet pour la Tunisie et se présentera comme une pièce maitresse dans l’organisation du système financier tunisien.

Présent à cette séance d’audition suite à l’appel de l’un des membres de la commission des finances, le ministre des Finances, Slim Chaker a, quant à lui, indiqué que le nouveau projet de loi réglementant la BCT fera de cette institution d’émission, une banque de nouvelle génération. « Nous voulons faire de la banque centrale une banque de nouvelle génération qui travaille avec les meilleures pratiques internationales », a-t-il dit.

Slim Chaker a, dans le même cadre, indiqué que le nouveau projet régissant la Banque centrale va réfléchir une image positive de la  banque et du  pays en général. Cela va permettre également, selon le ministre, d’améliorer la note souveraine du pays qui a valeur  aujourd’hui de garantie de sortie sur le marché international.

Le ministre des Finances a, en outre, souligné que le nouveau projet de loi régissant la BCT  contribuera également à émettre  des signes positifs pour les investisseurs étrangers et les institutions financières  internationales.

Il a affirmé que ce texte vient en harmonie avec la nouvelle Constitution surtout dans ses articles 78 (nomination du gouverneur de la banque centrale) et 91 (l’indépendance de la BCT), deux termes qui s’inscrivent dans une importante logique de complémentarité, selon ses dires.

D’après lui, le nouveau projet de loi de la BCT prévoit de nouvelles mesures de contrôle telles que la création d’une commission  d’audit interne, la nomination de deux experts-comptables sur  appels d’offres. Le projet de loi permettra aussi au chef du gouvernement de créer une commission de contrôle chargée de suivre les opérations financières de la BCT en cas de soupçons.  Il offre également aux députés de l’ARP la possibilité d’inviter le gouverneur de la Banque centrale et de l’interpeller  sur des questions bien déterminées.

La séance d’audition de Chedly Ayari a été également caractérisée par un clash entre le gouverneur de l’institution d’émission et le membre de la commission des finances à l’ARP, Mohamed Fadhel Ben Omrane.

Ce dernier a en effet vivement critiqué la participation de la Banque centrale en la personne de son vice-gouverneur au conseil d’administration de Tunisian Foreign Bank (TFBank), affirmant  que ce comportement est illégal et nuit  à l’image de la BCT. « Il s’agit d’une règle d’éthique que nous cherchons à promouvoir », a  martelé Ben Omrane.

Une déclaration qui a vite fait de mettre en boule  Chedly Ayari qui a apostrophé sont contradicteur en ces termes : « Vous êtes nul et vous ne comprenez rien aux banques. Il s’agit d’une banque française et nous avons le droit d’y participer », a-t-il dit.

Le gouverneur de la BCT, abondant dans ce sens,  a invité le membre de la commission des Finances,  récemment reconduit à la tête du groupe parlementaire de Nidaa Tounes à l’ARP, Fadhel Ben Omrane à saisir  la justice et porter plainte contre la Banque centrale sut la question.

Pour information, la Tunisian Foreign Bank (TFBank) est une banque de droit français affiliée à la Fédération Bancaire Française. Son capital est détenu par des institutions financières tunisiennes. Elle participe depuis sa création en 1977 au développement des échanges économiques et commerciaux entre la Tunisie et la France et accompagne les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) dans leurs projets d’investissements en France.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié ce mardi 1er mars 2016 une note de conjoncture portant sur le mois de février dernier. Il en ressort que taux de croissance économique a connu, durant le dernier trimestre de 2015, une certaine amélioration atteignant 0,8% en comparaison avec le trimestre précédent contre une quasi-stagnation (0,1%) au troisième trimestre et un fléchissement de 0,2% et de 0,3%, respectivement, au cours du premier et du deuxième trimestre de la même année.

En termes de glissement annuel, le PIB a enregistré, au cours du quatrième trimestre de 2015, une hausse de 0,3% contre 0,4% au trimestre précédent et 2,3% durant le dernier trimestre de l’an passé. Ainsi, la croissance économique s’est établie à 0,8% pour l’ensemble de l’année 2015 contre des estimations précédentes de 0,5% et 2,3% une année auparavant. Le ralentissement de la croissance durant le dernier trimestre est imputable au repli de la valeur ajoutée des principaux secteurs, notamment les industries non manufacturières (-3,1%), les services marchands (-1,6%) et les industries manufacturières (-0,5%).

Corrélativement, le taux de chômage s’est accru, au cours du quatrième trimestre, de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 15,4%, poursuivant la tendance haussière sur laquelle il s’est inscrit depuis le début de l’année 2015. En revanche, le taux relatif aux diplômés de l’enseignement supérieur a baissé de 0,8 point de pourcentage tout en demeurant à un niveau assez élevé (31,2%).

Sur le plan sectoriel, l’indice général de la production industrielle a diminué à un rythme plus accentué, durant les onze premiers mois de 2015, soit -1,8 % contre -1,2 % pour la même période une année auparavant, sous l’effet de la poursuite du fléchissement de la production énergétique (-6%) et la détérioration de la production minière (-18,1%),  contre  une légère hausse de la production des industries manufacturières (0,2%).

Les principaux indicateurs conjoncturels relatifs à l’évolution de l’activité industrielle, observés au cours du mois de janvier 2016, montrent un repli des importations des matières premières et demi-produits (-10,4%en glissement annuel contre une hausse de 10%en janvier 2015) et des biens d’équipement(-7% contre -7,1%), et ce, outre la contraction des exportations du textile, habillement, cuirs et chaussures(-1,5% contre -0,7%).En revanche, les exportations des industries mécaniques et électriques ont enregistré une légère reprise (3,2 % contre -1%).

Concernant le secteur des services, les principaux indicateurs de l’activité touristique ont  poursuivi leur détérioration au début de l’année en cours, en particulier pour les nuitées touristiques globales (-46,5% en janvier 2016), les entrées de touristes étrangers (-20,7%) et les recettes touristiques ( -49,9%).

L’activité du transport aérien a également enregistré, au mois de janvier 2016, un repli du trafic aérien de passagers de 7,9%, en glissement annuel, contre -15% au même mois de l’an passé.

Le déficit de la balance commerciale s’est contracté, au cours du mois de janvier 2016, de 346,8 MDT ou 40,6%, en comparaison avec le même mois de l’année précédente, pour se situer à 507,2 MDT, sous l’effet de la baisse des exportations à un rythme inférieur à celui des importations (-9,4% et -17,9%, respectivement, contre +3,3% et +2,1%, une année auparavant). Le taux de couverture s’est également amélioré de 7,5 points de pourcentage pour atteindre 80,2%.

Par ailleurs, la balance énergétique a connu un net repli de son déficit, passant de -415,7 MDT à -24,2 MDT en relation, notamment, avec la chute des prix internationaux des hydrocarbures, alors que la balance alimentaire a connu une détérioration, dégageant un déficit de 103,8 MDT, contre un excédent de 151,1 MDT en janvier 2015.

En revanche, les recettes touristiques ont enregistré, au cours du même mois, une chute de 49,9%, en comparaison avec leur niveau de janvier 2015, pour atteindre 113 MDT. Également, les revenus de travail ont diminué de 18,2%, par rapport à janvier 2015, pour se situer à 269 MDT.

Compte tenu de ces évolutions, le déficit courant a connu une baisse de 196 MDT, en janvier 2016, revenant à 324 MDT ou 0,4% du PIB contre 520 MDT et 0,6%, au cours du même mois de l’année précédente.

Pour sa part, le niveau des avoirs nets en devises a accusé une certaine baisse, revenant à 13.332 MDT ou 123 jours d’importation, à fin janvier 2016, contre 14.012 et 128 jours au terme de l’année 2015, affecté par un déficit accentué de la balance des opérations financières avec l’étranger (-458 MDT contre un excédent de 2.453 MDT un an plus tôt).

Le taux de change du dinar a enregistré, en janvier 2016, une légère dépréciation de 0,2%  vis-à-vis de l’euro et également du dollar américain.

L’évolution de l’indice des prix à la consommation, en glissement annuel,  a continué, en janvier 2016, sa tendance baissière amorcée depuis mi-2015, pour se situer à 3,5% contre 4,1% au cours du mois de décembre 2015 et 5,5% en janvier 2015.

Pour ce qui est de l’inflation sous-jacente, le rythme d’évolution des prix des produits hors frais et encadrés a connu une légère détente (5,4% au cours du mois de janvier 2016 contre 5,5% en décembre 2015).

Les besoins des banques en liquidité ont connu une certaine baisse, en janvier 2016, ce qui a ramené les opérations de politique monétaire de la Banque Centrale à 5.269 MDT en moyenne, en baisse de 116 MDT en comparaison avec décembre 2015. Ainsi, le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire s’est situé, en janvier 2016, à 4,25% contre 4,28% un mois auparavant.

Les dépôts bancaires ont connu, en janvier 2016, un ralentissement de leur rythme d’évolution en comparaison avec décembre 2015 (0,5% contre 1,9%), sous l’effet de la baisse des comptes à terme, ainsi que de la nette décélération des dépôts à vue et des comptes d’épargne.

La même tendance a concerné les concours à l’économie au cours du même mois (0,8% contre 1,1%), en rapport avec la baisse des crédits à court terme et la quasi-stagnation de ceux à moyen et long termes.

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Selon les statistiques de la Banque Centrale de Tunisie, les concours à l’économie ont affiché une décélération de la croissance en 2015 par rapport à 2014 (6,2% contre 9,2% en 2014), en rapport avec le rythme décéléré de l’évolution des crédits à court et long termes. Dans le même sillage, l’encours des dépôts bancaires a enregistré, en 2015, un ralentissement de son rythme d’évolution en comparaison avec l’année précédente (4,2% contre 8,7%), sous l’effet de la hausse modérée des comptes à terme et la baisse sensible des certificats de dépôts.

L’évolution plus accéléré des concours à l’économie par rapport aux dépôts a engendré inévitablement un creusement du déficit de la liquidité bancaire au cours de l’année 2015, par rapport à l’année précédente, ce qui a porté les opérations de politique monétaire à 5 144 mDT en moyenne, en hausse de 114 mDT par rapport à l’année dernière. Le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire a clôturé l’année 2015 à 4,28% en décembre contre 4,30% un mois plus tôt.

  • L’ATB signe la plus grande hausse de PNB

En 2015, le Produit Net Bancaire du secteur a enregistré une progression de 6,5% à 2 777 mDT. Comme en 2014, la hausse a principalement émané des revenus de placement qui ont gagné 230 points de base dans la structure du PNB à 23,1% au détriment de la marge d’intérêt qui représente désormais 54,5% du PNB (contre 57% en 2014). Le contexte monétaire tendu et le manque de liquidité a poussé les banques vers l’activité placement qui génère des revenus récurrents mais qui sert aussi à se refinancer auprès de la BCT à moindre coût. La marge sur commission est restée, cependant, stable à 22,3%.

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Parallèlement à la hausse de l’activité placement, toutes les banques ont enregistré une hausse des revenus de leurs portefeuilles mais l’effet varie selon les banques: +46,2% pour la STB, +35,4% pour l’UBCI, +34,2% pour la BT et +30,1% pout l’UIB. Alors que les autres banques s’orientent de plus en plus vers l’activité placement, ATB se recentre désormais sur l’activité bancaire. Elle a été la seule banque à avoir renforcé le poids de sa marge d’intérêt, représentant désormais 38,7% de son PNB. Après l’ATB et la BTE, la BH enregistre un gain de 10,6% de son PNB à 271,9 mDT. Une performance qui vient en grande partie de la réalisation de plus-values sur son portefeuille de placement.

  • Biat leader en PNB, ATB champion de la croissance du RBE qui baisse chez l’UBCI

Avec une progression de 8,1%, la BIAT consolide sa place de leader en termes de PNB (19,1%). Mais contrairement au secteur, la progression a principalement été alimentée par l’activité bancaire elle-même: hausse de la marge d’intérêts (+6%) et des revenus sur commissions (+19,6%). Il est à rappeler que la BIAT a un avantage concurrentiel bien confirmé avec un cout des ressources faible et des niveaux de commissions des plus élevés sur le marché.

Avec une progression du PNB de 6,5% et une évolution moins rapide des charges opératoires, le Résultat Brut d’Exploitation du secteur affiche une croissance de 7,3% par rapport à 2014. A cet effet, l’ATB a été le champion avec une hausse de 29,8 %, loin devant les 9,9 % de la BT et les 8,9 % de la Biat. Deux banques se sont illustrées par des baisses de leurs RBE. Et si l’on comprend les -9,3 % d’une BNA en recapitalisation et en reconstruction, la baisse de 1,4 % de la filiale tunisienne de la française UBCI reste encore inexpliquée.

dcdata

Question comportement boursier, voici ce que conseillait l’intermédiaire boursier et ca n’engage que lui, même si l’on pourrait comprendre autre chose de certains de ses «conserver». Mais bon !

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) informe que la rumeur qui a circulé dans les médias et ayant trait au retrait d’une tonne et demie d’or de la caisse de la BCT est dénuée de tout fondement.
En effet, la BCT n’a enregistré aucune variation de son stock d’or monétaire et  commercial, et ce depuis le début de  l’année 2011.
Pour ce qui est de l’or commercial, exclusivement destinée à l’approvisionnement des artisans et des coopératives de bijoutiers, les ventes réalisées pour l’année 2010 sont de l’ordre de 177 kg et aucune transaction n’a été effectuée à ce titre en 2011.
Quant au stock de l’or monétaire, qui constitue le stock stratégique de la Tunisie, son niveau n’a enregistré aucune variation, durant les dernières années.
Il importe, par ailleurs, de préciser que le stock d’or conservé dans les coffres de la BCT est sujet à des opérations d’audits annuels, effectuées par des auditeurs externes dont les rapports sont publiés dans les états financiers de la BCT.
Par ailleurs, le stock en or de la BCT, qui est de l’ordre de 5.3 tonnes, obéit à des mesures de sécurité draconiennes (répartition des responsabilités entre différentes parties, protection du stock par un dispositif de sécurité ultramoderne, présence de plusieurs filtres quant à l’accès au coffre de la BCT . 

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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