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Les employeurs,l’Etat et la société civile, 3 parties intervenantes dans la violation des droits de la femme (étude)

Le forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) pointe du doigt trois parties intervenantes dans la violation des droits économiques et sociaux de la femme travaillant dans le secteur du textile-Habillement à savoir, les chefs d’entreprises, l’Etat et la société civile, dans une étude qu’il a publiée récemment .
Les violations relatives aux employeurs concernent l’exigüité des lieux de travail, l’absence d’espaces consacrés au repas ainsi que l’absence de bonnes conditions d’hygiène, d’après une étude réalisée sur un échantillon de 28 entreprises exportatrices dans la confection, réparties dans les différentes délégations du gouvernorat de Monastir et de 260 femmes travaillant dans la confection.
En ce qui concerne les horaires du travail, l’étude a indiqué que 86% des entreprises utilisent le régime de 9 heures par jour (l’équivalent de 48 heures par semaine), dont une pose d’une demi-heure alors que 23,8% des entreprises adoptent le régime de 8 heures par jour.
Les relations employé-employeur dans le secteur sont marquées par l’absence de contrats du travail. D’après les statistiques de cette étude, 13% des entreprises emploient les femmes sans contrats de travail.
Outre, l’étude révèle l’absence des fiches de paie pour le règlement des salaires. 80% des ouvrières travaillent des heures supplémentaires, dont 42% de ces femmes ont déclaré qu’elles ne reçoivent pas une contrepartie pour ce travail.
Aussi, les ouvrières ne reçoivent pas des primes et ne sont pas adhérées à la CNSS. Le ¼ des ouvrières ne bénéficient pas de la couverture sociale
Plus que 60% des conflits dans le secteur revient à des problèmes de non règlement des salaires des employés.
90% des ouvrières considèrent que leurs salaires sont insuffisants
Les violations de l’Etat résident principalement dans le non respect des conventions relatives aux droits économiques et sociaux et le non accomplissement de la poursuite judiciaire à l’étranger lorsqu’un investisseur étranger viole les droits des ouvrières à travers la fermeture impromptue de l’entreprise.
Il s’agit également du blocage des procédures juridiques relatives à la violation de la loi liées à la couverture sociale, ce qui a causé un cumul des dettes auprès des entreprises.
En outre, l’Etat accorde plus de flexibilité aux lois régissant les sociétés à responsabilité limitée (SARL), lesquelles se contentent d’annoncer les difficultés et impacts de fermeture de leurs entités, en changeant la dénomination sociale sans garantir les droits des ouvrières.
Pour sa part, la société civile contribue de manière indirecte à la violation des droits des femmes travailleuses dans le secteur du textile. La société civile joue un faible rôle dans la défense des droits des ouvrières, qui est limité à l’action associative et syndicale dans la lutte contre les agressions.
Le nombre des ouvrières adhérant aux syndicats demeure faible soit 4 000 adhérentes parmi 56 000 ouvriers, soit moins de 10% du total des ouvriers.
L’étude a conclu que le rôle des associations dans la lutte contre ces violations est limitée et exige de ces dernières plus d’appui aux ouvrières.

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