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dimanche 20 septembre 2020
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L’intelligence artificielle prend les allures d’une priorité nationale

Environ 96% des cadres de l’Etat estiment que la mise en place de projets d’intelligence artificielle (IA) permettra « de réduire les délais dans les services publics quel que soit le genre ».
Selon une enquête du ministère de l’Industrie et des PME, sur « la perception de l’IA dans le secteur public » juillet 2020, auprès d’un échantillon de 1000 cadres de la fonction publique, il existe, en Tunisie, quatre secteurs prioritaires pour faire intégrer la technologie de l’IA, à savoir l’e-gouvernement, la santé, le transport et l’énergie. 86% des interviewés considèrent que l’IA « peut contribuer à réduire les coûts des services publics ».
En fait, 86% de la population interrogée estiment que l’IA peut contribuer à améliorer le processus d’aide à la décision et 80% d’entre eux considèrent que l’IA contribuerait à réduire la corruption dans les services publics.
Par ailleurs, plus que 91% de la population interrogée estiment que l’IA peut contribuer à automatiser les tâches répétitives.
Toutefois, 42% des hauts cadres interviewés disent être « inquiets du risque de perdre la vie privée, la sécurité et l’intégrité des données personnelles lors de l’usage de l’IA ».
De même, 46% de l’échantillon pensent que l’IA limite fortement l’interaction humaine et le bon sens humain.
Autre conclusion de cette enquête, environ 88% des agents de l’Etat considèrent qu’il est prioritaire pour le gouvernement d’adopter une stratégie nationale d’Intelligence Artificielle.
En fait, 50% de la population interrogée estime que leur administration dispose d’un volume de données suffisant pour implémenter des projets IA en Tunisie.
Toujours selon la même enquête, 90% de la population interrogée considère qu’il est prioritaire, aussi, d’améliorer le service public grâce à l’IA.
87% des interviewés soulignent l’impératif de soutenir les startups IA, et 88% appellent à la mise en place d’un mécanisme de financement dédié à l’IA. 91% de l’échantillon jugent indispensable de soutenir la recherche et le développement (R&D) en IA.
Par ailleurs, 87% de la population interrogée considère qu’il est prioritaire de gérer les risques éthiques en matière d’IA (cyber-sécurité, vie privée…).
L’enquête s’inscrit dans le de la stratégie du ministère de l’Industrie et des PME de passage vers l’industrie 4.0.
Les banques et les assurances aussi… mais timidement
La fonction publique n’est pas l’apanage de l’intelligence artificielle. A l’instar du secteur financier mondial qui s’empare progressivement des technologies y associées, le marché tunisien s’inscrit dans cette tendance, que ce soit les banques ou les assurances. L’objectif étant de se positionner comme la banque ou l’assureur relationnel de référence sur tous les marchés, retail et entreprises, en capitalisant à la fois sur l’exploitation des «Big Data» et la digitalisation accrue des processus et de la Relation client.
Selon le cabinet « « Training & Consulting », la majorité du territoire tunisien est désormais couvert par le réseau de téléphonie mobile. La généralisation du smartphone s’est accompagnée du développement de nombreuses applications qui permettent de résoudre des problèmes au quotidien que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la culture ou de l’environnement.
Soutien scolaire dispensé via des smartphones, applications permettant de surveiller la respiration des nouveaux nés dans les maternités, incubateurs d’innovation technologique : l’intelligence artificielle (IA) est déjà une réalité en Afrique et en Tunisie.
Mais ces facteurs sont encore limités. De plus, comme partout ailleurs, elles soulèvent une série de questions éthiques liées à l’utilisation des données privées, à la liberté d’expression ou encore à la notion de responsabilité. L’impact social de technologies qui peuvent suppléer à des tâches jusque-là effectuées par l’homme, est aussi en question.
Aussi, La Tunisie ne dispose pas encore de suffisamment de profils spécialistes en Intelligence artificielle, mais cela peut très vite changer, assure le cabinet « Training & Consulting »

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