Même la 2e multinationale parapétrolière du monde est intéressée

Même la 2e multinationale parapétrolière du monde est intéressée

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Le secteur des hydrocarbures renait de ses cendres en Tunisie, avec de gros investissements qui soulageront les finances publiques et la balance commerciale, sur lesquelles pèsent lourdement la subvention des carburants et les importations. Et la Tunisie s’autorise tout pour sortir du trou, même les énergies non conventionnelles, notamment le gaz de schiste, décrié et honni par les écologistes d’ici et d’ailleurs. Mais l’agitation était encore plus forte aux Etats-Unis, pourtant cela n’a pas empêché le gouvernement d’exploiter une ressource dont le sous-sol regorge et qui permet d’atténuer la dépendance des importations qui coûtent cher. En Tunisie aussi les autorités ont finalement fait fi des vociférations des défenseurs de l’environnement. Pourvu qu’à l’arrivée on puisse régler les problèmes économiques criants du pays, pour le reste – l’écologie et tout le toutim – on verra après. Idem pour le rush sur les énergies dites conventionnelles, le pétrole surtout, qu’on croyait définitivement rangé dans les placards. Et bien ça repart, cette fois avec l’américain Halliburton, “deuxième entreprise parapétrolière multinationale dans le monde“.

Hervé Biscay, le représentant de la société en Algérie, a confié que l’entreprise étudie en ce moment le lancement de nouveaux projets énergétiques en Tunisie, “pour le compte de ses clients“. Une aubaine pour les autorités tunisiennes.
Le responsable de la multinationale spécialisée dans les services pétroliers et gaziers, qui participe aux travaux de la 9ème édition du Salon de Pétrole dans la région de l’Afrique de Nord (NAPEC) tenue à Oran du 10 au 13 mars, a rappelé que sa multinationale opère déjà en Tunisie à travers les services d’équipements pétroliers mis à la disposition de ses clients internationaux.
Tout d’abord nous sommes en train d’étudier les technologies pouvant être mis à la disposition de nos clients, pour leur garantir l’amélioration de la production et le taux de récupération, à moindre coût“, a-t-il noté.

“Il est impératif pour la Tunisie de mobiliser tous les moyens nécessaires pour impulser sa production d’énergie et assurer sa sécurité énergétique”, a estimé en outre Ahmed Mechraoui, ancien conseiller au ministère de l’Energie algérien,
Certes, la Tunisie est un petit pays pétrolier, mais elle peut surmonter son déficit énergétique, en investissant davantage dans des projets fructueux, tel celui de Nawara, qui sera opérationnel dans les prochains mois“, a-t-il dit, soulignant que l’Algérie appuiera toujours la Tunisie dans ce domaine.
L’ancien conseiller a passé en revue les projets de partenariat bilatéral, dans le domaine énergétique, notamment la mise en place, en 2003, de la société mixte tuniso-algérienne Numid, active essentiellement dans l’exploration et la production du pétrole et du gaz en Algérie et en Tunisie.

Il importe de noter que les deux pays envisagent de lancer de nouveaux projets bilatéraux dans le domaine énergétique, portant notamment sur l’exploitation des interconnexions électriques entre les deux pays.
Pour Mohamed Zine Tatai, représentant de BHGE, compagnie américaine spécialisée dans les forages horizontaux et les produits chimiques de la fracturation hydraulique présente à Sfax, la Tunisie dispose d’un potentiel énergétique, mais comme tout autre pays, elle peut passer par des périodes de prospérité et d’autres de déclin, vu le caractère alléatoire de ce domaine d’activité.

SL/TAP

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