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2019

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Les résultats des premières municipales vraiment libres de l’histoire de la Tunisie ont été consommés, mais pas encore digérés. Et ils ne le seront probablement jamais par les ténors politiques de la place – Nidaa Tounes et Ennahdha. Ils tentent de donner le change sur les rares micros et caméras qui leur sont tendus, mais il faut bien prendre les résultats pour ce qu’ils sont : Une sacrée raclée administrée par les listes indépendantes, qu’on a vu venir mais certainement pas à ce niveau. Pour Nidaa d’abord, la déroute des municipales confirme et amplifie une érosion qui a été amorcée après les législatives de 2014, un bon paquet de militants n’ayant jamais pardonné au parti bâti par le président de la République ses accointances, compromis et compromissions avec les islamistes. Le phénomène s’est formidablement accéléré sous le magistère du fils du chef de l’Etat, Hafedh Caïd Essebsi, qui a démontré sa capacité à faire le vide autour de lui, mais pas dans ses poches – c’est pas moi qui le dis, c’est son ex-compagnon Lazhar Akremi. Quant à Ennahdha, il est arrivé à limiter la casse avec son armada de militants irréductibles, qui votent comme un seul homme, quoi qu’ils entendent, rangés derrière leur cheikh, pardon professeur (la dernière facétie de Rached Ghannouchi pour tenter de ratisser plus large, après la cravate). Mais j’ai bien peur que le scrutin du dimanche 06 mai ait démontré que le 1er parti à l’ARP a touché son plafond de verre. Et il y a une autre mauvaise nouvelle pour le tandem Nidaa-Ennahdha : Les élections de 2019 pourraient être pires pour eux.

La fête a tourné court

De manière absolue, les Tunisiens ne se sont pas beaucoup mobilisés pour le rendez-vous du 06 mai 2018, mais in fine les résultats ont été meilleurs que les chiffres incroyablement bas de la participation avancés dans la matinée. Ce sursaut on le doit à ces abstentionnistes qui se sont ravisés au dernier moment pour aller voter. Et ce que les grands partis ne s’imaginaient pas s’est produit : Cette masse de voix s’est portée sur les listes indépendantes. C’est peut-être une grosse déconvenue pour les poids lourds d’une arène politique plus sinistrée que jamais, mais c’est une bonne nouvelle pour la Tunisie, sa démocratie, son devenir politique. Les citoyens commencent à comprendre la force de la mobilisation, la puissance de la carte d’électeur, les effets dévastateurs des urnes. 7 ans à peine après qu’on a décrété l’ère de la démocratie, c’est pas mal tout de même ! D’habitude les raz-de-marrée des indépendants se produisent dans les démocraties éprouvées, qui ont quelques décennies, voire des siècles, au compteur, avec des citoyens lassés par les promesses non tenues et les rendez-vous manqués de leur classe politique. Mais là en Tunisie on a sacrément brûlé les étapes, car les politiciens ont fait plus fort – en matière de défaillances – que leurs homologues occidentaux, par exemple. Et les bruits sur les députés corrompus, confirmés par le porte-parole de l’institution judiciaire, n’arrangent pas les choses…

Dans la matinée du dimanche 06 mai, on a entendu Borhen Bsaies, encarté à Nidaa Tounes, pavoiser sur Mosaïque FM avec les résultats préliminaires de son parti, qu’il annonçait deuxième derrière Ennahdha – cette position de second ne semblait pas le déranger le moins du monde ! -, et très loin derrière les autres (entendez par là les partis des “zéro virgule” et autres listes indépendantes). Le lendemain, le lundi 7 mai, on a vu des partisans de Ennahdha crier victoire dans certaines rues de la capitale, à bord de voitures imposantes. Mais cette exubérance, dont d’ailleurs ils devaient se garder, par décence, au regard de la situation du pays, a vite disparu, pour laisser place à la réalité, très crue et cruelle : Les citoyens se détournent, déjà, des partis au pouvoir.

De bonnes raisons de perdre le sommeil

Les électeurs ont fait mal aux candidats de Nidaa et Ennahdha, mais pas qu’eux, les listes soutenues par des personnalités telles que Mehdi Jomaa, Saïd Aydi, Kamel Morjane, etc., ont également morflé. Cette fois les citoyens ont rasé net, ils n’ont pas fait dans le détail. Et les choses pourraient empirer pour les formations politiques classiques aux prochaines échéances électorales. Elles n’ont que quelques mois pour corriger le tir, et ça risque d’être très court au vu de l’ampleur des dégâts provoqués dans la tête des Tunisiens. A Nidaa vous avez – même s’il se défend d’être toujours le patron – un homme de 91 ans bien tassés (le président de la République) qui ne veut toujours pas dévoiler ses vraies intentions à quelques mois des élections générales, et encore moins adouber un successeur. La tentation des années de trop, comme un certain Bourguiba, qui nous avaient valu Ben Ali. BCE terrorise même le mieux placé pour le remplacer, son poulain, le chef du gouvernement, qui en est réduit à dire et à redire qu’il appuiera la candidature de son mentor s’il décidait de rempiler en 2019. Youssef Chahed attend toujours sagement dans son coin la bénédiction de son parrain pour la prochaine présidentielle, qui pourrait ne jamais venir. Chahed que l’idée de ‘tuer le père’, comme l’a fait l’actuel président français, Emmanuel Macron, avec François Hollande, démange sans doute, mais manifestement il en restera là…

En face, ou à côté, chez Ennahdha, on a un type de 76 ans, Ghannouchi, qui gesticule jusqu’au ridicule, ravale la façade, multiplie les acrobaties pour créer une passion et un intérêt que les électeurs lui refusent toujours, selon tous les sondages. A côté de ces deux compères il y a de la place, beaucoup de place, pour d’autres personnalités politiques, et même pour des indépendants, au rythme où va le désenchantement des masses.

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Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, ce n’est un secret pour personne, est malade depuis un bail, très diminué physiquement, perclus dans son fauteuil, et de fait incapable de gouverner un pays dans une grave crise économique, ce qui laisse libre cours à toutes les supputations et rumeurs sur les personnages qui tirent les ficelles derrière lui. Et sa maladie, comme celle des autres dirigeants du Maghreb, est un vrai tabou et tous ceux qui tentent de l’évoquer publiquement s’exposent aux foudres des autorités algériennes. Cela n’a nullement effrayé deux anciens ministres et un général à la retraite. Ils sont d’avis que les citoyens doivent se rassembler pour éviter au pays une transition politique hasardeuse qui pourrait lui être fatale. Dans un texte au vitriol intitulé “Ça suffit !“, publié dans la presse algérienne hier dimanche 08 octobre 2017, ils mettent les pieds dans le plat…

Abdelaziz Bouteflika «n’est plus en mesure de diriger» l’Algérie et il faut en conséquence se liguer pour stopper l’élan vers un 5ème mandat mandat présidentiel. C’est ce qu’ont écrit Ahmed Taleb Ibrahimi, ex-ministre des Affaires étrangères et candidat à la présidentielle en 1999, l’avocat Ali Yahia Abdenour, ancien ministre et doyen des militants des droits de l’Homme en Algérie, et le général à la retraite Rachid Benyelles, ancien patron des forces navales, rapporte Jeune Afrique et l’AFP.

Pour rappel, Bouteflika, 80 ans, n’est plus le même depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) de 2013. Son élocution et ses mouvements ont été presque réduits à néant, ce qui ne l’a pas empêché de briguer un 4ème mandat en 2014. A présent il est question de ‘le’ présenter, c’est bien l’expression, au prochain scrutin. En tout cas son cercle, qui tient à garder la main sur tous les leviers économiques et politiques du pays, fomente ce projet et le dit même publiquement, ce qui a provoqué l’ire de ces personnalités. Les trois détracteurs du clan présidentiel fustigent «ceux qui détiennent véritablement le pouvoir, à savoir l’entourage familial du président et un groupe de puissants oligarques», qui n’hésitent pas à «l’exhiber pour dissiper les rumeurs et montrer qu’il est toujours en vie» et préparent activement “la candidature pour un cinquième mandat présidentiel d’un vieil homme impotent et incapable de s’exprimer».

«Dans tout autre pays démocratique, pareille situation aurait conduit soit à une démission librement exprimée par le Président, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, soit à la destitution de celui-ci par voie constitutionnelle», ajoute le communiqué. Il accuse, sans prendre de gant, les proches du président et les obscurs businessmen autour de lui d’avoir «dilapidé la manne pétrolière sans se soucier de l’avenir du pays“. Enfin il invite l’armée, qui a toujours eu un rôle central dans les grandes orientations du pays, à se «démarquer de manière convaincante du groupe qui s’est emparé indûment du pouvoir», si elle ne peut pas «accompagner le changement»

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La Première ministre conservatrice britannique Theresa May a annoncé dimanche qu’elle déclencherait avant la fin du mois de mars 2017 la procédure de divorce avec l’Union européenne, ouvrant la voie à une sortie du Royaume-Uni début 2019.

En activant en début d’année prochaine l’article 50 du Traité de Lisbonne, préalable aux discussions sur le Brexit, Mme May donnera le coup d’envoi à deux ans de discussions particulièrement complexes entre la deuxième économie européenne et les 27 membres restants de l’UE.

“Cette décision veut dire que nous avons le temps de développer notre stratégie pour les négociations et (mettre au point) nos objectifs”, a-t-elle déclaré lors d’un discours devant le congrès des conservateurs à Birmingham (centre de l’Angleterre). Avant d’ajouter que si elle s’était donné du temps depuis son arrivée au gouvernement le 13 juillet, il ne fallait pas non plus laisser les “choses s’éterniser trop longtemps”.

Elle a réaffirmé qu’elle souhaitait négocier le “meilleur accord possible”, donnant quelques indices sur la stratégie qu’elle pense mettre en place, sans trancher définitivement sur des questions comme le contrôle de l’immigration, que réclament les Britanniques, ou la place du Royaume-Uni dans le marché unique.

Elle a toutefois prévenu que le Royaume-Uni ne quittait pas l’UE pour “abandonner à nouveau le contrôle de l’immigration”.

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