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Abid Briki,

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Le syndicaliste et ancien ministre du gouvernement Chahed, Abid Briki, a annoncé son intention de fonder, dans les prochains jours, un parti de gauche.
Des concertations se déroulent, actuellement, avec la famille de la gauche élargie pour une éventuelle adhésion à ce projet politique, a-t-il déclaré, vendredi, à l’agence TAP.
D’après lui, la création de ce nouveau parti a pour objectif de rééquilibrer le paysage politique. L’opposition constructive sera notre ligne, a-t-il ajouté.
Abid Briki a occupé le poste de ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la lutte contre la corruption avant qu’il ne soit démis de ses fonctions 25 février 2017.Il a été porte-parole et secrétaire adjoint de l’Union générale tunisienne du Travail après la révolution avant d’occuper le poste de conseiller auprès de l’Organisation arabe du Travail pendant quatre ans.

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Le chef du gouvernement tunisien parlait mardi dernier d’attirer les compétences tunisiennes pour les amener à travailler, dans et pour leur pays. Il est vrai que la Tunisie est le second pays arabe où la fuite des compétences est la plus importante.

Youssef Chahed part pourtant fortement handicapé. Déjà il n’a pas su garder celles qu’il avait sous ses ordres. Ce fut le cas de Saïd El Aïdi, c’était justement une compétence recrutée en dehors des frontières. Il y a eu également Neji Jalloul, c’était aussi une compétence universitaire. Chahed ne s’illustre pas, non plus, comme le chef qui prend la défense de ceux en qui il a placé sa confiance et qui travaillent pour lui. Défendre ainsi l’idée d’attirer les compétences nous semble prêcher dans le désert… de compétences qu’il crée lui-même !

Ce serait insulter son intelligence que de croire qu’il ne le sait pas, mais il est plus que certain que celui qu’on cherche par cette nouvelle fuite, certainement organisée sans qu’on sache par qui, contre un autre de ses ministres, est le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en personne.

L’homme d’Etat dérange, aussi bien ses amis que ses ennemis. Sa guerre contre la corruption dérange. Le retour à la sécurité et la reprise du tourisme dérangent. La reprise de la croissance, pour le second trimestre consécutif, dérange. La Tunisie est en effet désormais un pays où beaucoup veulent que rien ne change. Et pour cela, il faut que la tête de l’Exécutif change. Cela a été assez criant, depuis plusieurs semaines, pour que Youssef Chahed l’entende.

Avant Fadhel Abdelkefi, il y avait eu les «affaires» concernant Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani. Bien avant, il y avait eu l’affaire Riadh Mouakhar. Sur les deux premières affaires, le porte-parole du gouvernement s’était officiellement prononcé. Sur la 3ème, personne n’avait demandé le départ de Mouakhar, qui est pourtant dans le même cas de figure qu’Abdelkefi. Ce dernier a eu l’audace et l’intelligence de présenter sa démission. Il l’a fait en direct sur une radio privée de la place, et qui plus est en se démettant de deux ministères dans le même élan. La démission a été acceptée, mais Abdelkefi restera en place jusqu’au prochain remaniement qui devient ainsi imminent, sinon nécessaire et en tout cas une vérité de Lapalisse. Toutes proportions gardées, il est aussi le 3ème ministre de Youssef Chahed à le faire dans un média, après Abid Briki et Neji Jalloul. Trois démissions en un peu plus d’un an, sans compter celle de l’ancien ministre des Affaires religieuses. Quelque chose ne tourne pas rond dans le GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Quelque chose ne va pas aussi chez Youssef Chahed !

Abdelkefi garde par cette démission, à notre sens, notamment sa dignité, alors qu’on se préparerait manifestement à le traîner dans la boue politique. Il retrouve aussi sa liberté de citoyen tunisien, fort convaincu de l’impartialité de la justice comme il l’a dit à la radio, pour pouvoir se défendre dans une affaire déterrée à dessin, «fuitée» 3 années après sa clôture, par ses propres services et médiatisée par d’autres plus puissants. Il retournera aussi vaquer à ses propres affaires, à créer des entreprises et à créer de la valeur ajoutée à l’économie de son pays, comme il sait très bien le faire. Les mauvaises langues diront aussi qu’il retrouvera son salaire (dont on ne dira pas le montant) dont il a abandonné le confort, croyant qu’il le faisait pour servir l’Etat dont il a su être l’homme sans trop en faire.

Reste à se demander comment en est-il arrivé à cette démission. Il n’est en effet un secret pour personne au ministère des Finances que le ministre par intérim a pris la suite d’un ministre qui avait ses protecteurs et ces derniers leurs entrées et sorties dans le même ministère. L’intérim durait un peu trop à leur goût et la liste des prétendants commençait à se faire un peu trop longue pour eux. Cela, d’autant plus que le ministre par intérim s’était fait aider au ministère des Finances par un conseiller qui en sait assez sur les finances pour ne pas qu’on ne lui souhaite pas la bienvenue. Les finances c’est des chiffres et les chiffres c’est des additions et des soustractions qui font des affaires, celles des uns et par conséquent pas celles d’autres. Comprendra qui pourra ou voudra !

Il n’est, non plus, un secret pour personne que le désormais ancien ministre préparait une importante purge au sein de la Douane. Un de ses gradés jurait ses grands dieux il y a quelques jours dans un des bureaux de La Place de La Kasbah qu’il descendra le ministre par intérim quoi qu’il lui en coûtera.

Sur Mosaïque, Abdelkefi a mis le doigt là où il fallait, nous semble-t-il. L’ancien ministre a ainsi assuré que «le document concernant la plainte a été publié sur Facebook. Je n’accuse pas la direction générale de la douane de fuiter ce document». Une déclaration du genre «je dis cela, je ne dis rien» et qui veut certainement dire plus de choses qu’elle n’en dit. Et d’ajouter que «l’information a par la suite été reprise par des journalistes. Mais je déplore encore une fois la déformation des faits». Il ne voulait certainement pas parler, par exemple, de ceux qui l’arrosaient il y a quelques jours de louanges et qui le descendaient déjà en flamme, avant même qu’il n’annonce sa démission !

A qui profite enfin le crime de déstabiliser le GUN, qui mettra certainement de longues semaines à se mettre d’accord sur une nouvelle répartition des fauteuils du gouvernement et trouver un ministre des Finances «prêt à l’emploi» ? Qui a intérêt à salir de la sorte le vis-à-vis de l’Etat face à la Banque Mondiale et au FMI à la veille d’une nouvelle Revue en septembre prochain ? Certainement pas à la Tunisie !

Ce n’est pas défendre le diable que de dire, comme le faisait noter l’agence Reuters, que «Abdelkefi est un membre clé du gouvernement du Premier ministre Youssef Chahed, qui est sous pression pour mener à bien les réformes économiques contentieuses demandées par les prêteurs internationaux et réduire son déficit budgétaire» et que «les gouvernements successifs n’ont pas réussi à faire face à des réformes douloureuses nécessaires pour réviser les dépenses publiques».

 

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L’ancien ministre de la Fonction publique et de la gouvernance Abid Briki a déclaré samedi  18 mars 2017, que “le gouvernement Chahed est conscient de la propagation de la corruption dans les institutions de l’Etat mais ne dispose pas d’un programme de réforme capable de combattre ce fléau”, rapporte la Tap.
Au cours d’une rencontre-débat avec les jeunes, organisée samedi à l’initiative de RAJ-Tunisie, Briki a considéré que les discours du chef du gouvernement “se sont distingués théoriquement et n’ont pas été traduits dans les faits”. Il a indiqué avoir, pourtant, présenté à Youssef Chahed, lorsqu’il était à la tête du département de la Fonction publique, des dossiers de corruption et des propositions sur leur traitement.
Et d’ajouter ” Chahed a violé la loi avec sa décision arbitraire de supprimer ce département. Une décision qui n’a pas été discutée en Conseil des ministres”.
Pour le président de la commission parlementaire des finances Mongi Rahoui, “l’instabilité que vit aujourd’hui le gouvernement n’est autre que le reflet des divisions que connaît Nidaa Tounès”.
Selon lui, “le gouvernement Chahed est venu avec pour seule mission de servir volontairement le Fonds monétaire international et la Banque mondiale”. Il a déploré “l’emprise du capital international sur les pays de ce qu’on appelle le printemps arabe”.

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Selon des sources bien informées citées, ce mardi 7 mars 2017, par l’hebdomadaire Akher Khabar, l’ancien ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, s’apprête à lancer son propre parti de gauche.

On rappelle que Briki a présenté sa démission. Il avait évoqué lors d’une conférence de presse récemment tenue, des affaires de corruption au sein du gouvernement de Youssef Chahed.

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L’ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a révélé lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 03 mars que les dettes de l’un des importateurs tunisiens ont dépassé 200 millions de dinars.

Il a également affirmé qu’il a présenté une liste nominative des commerçants qui n’ont pas payé les taxes et les frais douaniers au chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais que ce dernier n’a rien fait pour les poursuivre.

Sur un autre volet, il a déclaré qu’il a découvert un réseau de trafic de corail algérien à partir des ports tunisiens et qu’il a dénoncé un des contrebandiers auprès du chef du gouvernement, mais il s’est assis sur le dossier…

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Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 03 mars 2017, l’ex-ministre de la Fonction Publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a affirmé qu’une personnalité politique active sur la scène nationale a reçu ces derniers jours la somme de 12 millions de dollars en provenance de l’étranger.

Il a ajouté qu’aucune enquête n’a été ouverte sur cette affaire et que l’Etat n’a pas demandé de compte à la personnalité en question.

Briki a affirmé que la loi sur la levée du secret bancaire n’a pas été appliquée dans cette affaire et que les sources de ce financement demeurent inconnues jusqu’à ce jour.

Interrogé sur l’identité de cette personnalité, l’ex-ministre a assuré qu’il ne s’agissait pas de Mohsen Marzouk…

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L’ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 03 mars lors d’une conférence de presse que son différend avec la présidence du gouvernement n’est pas uniquement lié à son ancien poste, mais le dévoilement de plusieurs dossiers de corruption dans plusieurs secteurs, notamment les recrutements exceptionnels sur instruction du président de la République, Béji Caïd Essebsi.

Selon Mosaïque fm, Briki a également évoqué des nominations douteuses de présidents directeurs généraux. La présidence de la République a quant à elle rétorqué qu’elle ne sait rien des nominations pointées du doigt par Briki…

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Le limogeage du ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, quelques heures avant qu’il présente formellement sa démission, continue de faire couler de la salive. Cette affaire a d’ailleurs été mise sur la table ce matin du lundi 27 février 2017 lors de la rencontre entre le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi et le chef du gouvernement, Youssef Chahed. De baroud d’honneur de la centrale syndicale suite à l’éviction de l’un des leurs il n’y aura pas finalement, Taboubi ayant choisi de faire profil bas, confortant l’hypothèse selon laquelle ce limogeage théâtralisé par Chahed avait déjà été réglé dans ses moindres détails et qu’il s’agissait juste de donner à l’occupant de la Kasbah la possibilité de briller – c’est si rare en ce moment ! – en démontrant qu’il savait couper net une tête qui dépasse. Reste à faire la lumière sur les véritables raisons du départ de Briki. Jeuneafrique.com lève un coin du voile…

Le portail d’informations révèle qu’il y aurait eu un accrochage entre Chahed et son ministre de la Fonction publique, à qui il aurait été reproché de mettre trop le paquet dans l’application de la circulaire numéro 4 stipulant que les fonctionnaires ne doivent pas s’adresser aux journalistes sans une autorisation en bonne et due forme.

Par ailleurs des proches ont confié que Briki avait l’impression qu’il avait été berné par l’UGTT, laquelle en le propulsant dans un ministère lui avait de fait barré la route pour briguer un poste dans le bureau désigné au dernier congrès organisé fin janvier 2017.

Quant à l’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, on a appris, par la même source, qu’il aurait été mis sur la touche pour avoir trop crié sur les toits la gravité du déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, accentué par le trop plein de produits turcs et dont le pays n’aurait pas besoin, selon lui. Il aurait également payé pour ses tacles contre le ministre du Commerce, Zied Laadheri, jugé trop laxiste…

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Le chef du gouvernement n’aime manifestement pas qu’on «marche sur ses plates-bandes», ou qu’on le bouscule. D’autres diront, peut-être, qu’il n’aime non plus être mis sous pression ou qu’on le menace de quitter le bateau dont il estime être le seul capitaine et dont il a, seul, la responsabilité.

Moins de 12 heures après l’annonce du ministre de la Fonction publique, Abid Briki, qu’il projetait de quitter le gouvernement, en indiquant qu’il en parlera de nouveau avec son chef, ce dernier le démet de ses fonctions sans attendre et sans autre forme de procès.

Il prend ainsi la main sur un ministre qui ne se sentirait pas faire partie de SON équipe et dont la seule allégeance est pour l’UGTT qui l’aurait «imposé», pour ainsi dire, au nom du «Document de Carthage» dont elle est le plus imposant signataire. Une organisation, dont Chahed avait vu les ravages sur le gouvernement de son prédécesseur où il était déjà ministre.

Le geste pourrait ainsi être perçu comme un recadrage de toute l’équipe d’un GUN (Gouvernement d’Union Nationale) qui n’a toujours pas été «aux ordres» de la seule personne redevable de tous devant l’ARP. «Frappez la chatte et c’est la mariée qui en tirera les conséquences ( أضرب القطوسة تتربى العروسة )», disait un proverbe local !

Evoquant les raisons du «Push-Out» de Briki, un observateur qui a requis l’anonymat nous indique que «personne n’est irremplaçable dans une équipe gouvernementale, qui se doit de travailler dans l’esprit d’équipe et tout team-player qui ne s’aligne pas avec l’esprit de l’équipe, devient gênant». On comprend alors que l’ancien syndicaliste reconverti en politique n’a pas pu s’intégrer à l’équipe de Youssef Chahed et probablement avec la personne même du chef du gouvernement. Notre source y ajoute «les résultats du système de Reporting par rapport aux performances de chaque membre du gouvernement». On comprendrait alors que les performances de l’ancien ministre de la Fonction publique n’aient pas été, surtout en matière de réformes, à la hauteur des attentes du chef du gouvernement et que son départ n’aurait été qu’une question de temps.

Le lendemain sur la même chaîne TV, Briki prend très mal ce limogeage qu’il qualifie d’«insulte», éludera le volet performance et s’attardera sur le «Document de Carthage» qu’il considère comme l’acte fondateur de sa nomination et non le chef du gouvernement. Il sort même de sa réserve lorsqu’il a avoué mettre son téléphone sur haut-parleur lors d’un entretien avec Chahed, et cite des dossiers de corruption relatifs à des personnalités de l’Etat, que Chahed aurait refusé d’étudier.

  • Tel est pris qui croyait prendre ou le syndicaliste victime de son propre piège !

Des différends entre Briki et Chahed, qui ne seraient pas nouveaux, les fuites sur son possible départ ne sont pas récentes. Tout cela laisserait comprendre que Briki était déjà au courant de son possible départ qu’il aurait ébruité, en guise de signal d’alerte aux signataires du Document de Carthage, dont l’UGTT, ou de tentative de pression sur Youssef Chahed, ce qui pourrait en faire une victime et non un syndicaliste qui n’aurait pas su être ministre. De là, il n’est pas exclu que ce limogeage signe le début d’une nouvelle période de turbulences dans les relations Gouvernement-UGTT.

Briki a en effet été un ancien SG adjoint d’une centrale syndicale, déjà en bisbille avec Chahed à propos de son ministre de l’Education. Briki a aussi précisé, lors de son intervention téléphonique sur le plateau d’Attassia vendredi soir, qu’il avait rencontré le nouveau SG de l’UGTT et avait parlé avec lui de son probable départ.

Les mauvaises langues n’excluent pas un possible coup de pouce de Taboubi à Briki pour qu’il quitte le GUN, afin de pousser Chahed à un remaniement qui comprendrait Néji Jalloul [Ndlr : Samedi soir sur Attassia, Briki avouera l’existence de bruits, non officiels, selon lesquels il prendrait la place de Jalloul au département de l’Education], lequel ministre de l’Education aurait déjà fait l’objet d’une plainte, appuyée d’éléments à charge, de la part de l’UGTT. Ce qui est certain, selon un observateur qui a requis l’anonymat, c’est que le lien entre le départ de Briki et l’UGTT existe bel et bien.

Ce qui nous semble sûr, c’est que Briki a, par le show qu’il a fait de l’annonce de son intention de démissionner, donné la nette impression de faire du «chantage» au chef du gouvernement, même si ce mot pourrait paraître fort et bien qu’il ait aussi dit espérer que son départ n’aura pas d’impact sur le gouvernement. Il n’aurait ainsi laissé aucun autre choix à Chahed que de l’exfiltrer avec le moindre mal et même si cette démission ferait du mal au GUN (Gouvernement d’Union Nationale) comme en avait menacé Briki. Ce dernier ne semble pas de toutes les façons connaître cette citation de J.P Chevènement pour expliquer l’une de ses démissions, lorsqu’il disait que «un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule». Briki ne l’a pas fait, mais en a fait pression et le ciel lui en est tombé sur la tête !

  • Le bon point de l’indéfectible soutien à un Résistant

L’autre point à mettre à l’actif de Youssef Chahed dans ce qui parait être «le remaniement malgré lui», c’est qu’il n’a pas inclus celui dont les syndicalistes de l’UGTT demandent la tête. Un bon point pour ne pas avoir cédé aux pressions, de ne pas avoir lâché son ministre. Il en avait donné l’impression avec la démission de l’ancien ministre des Affaires religieuses. Il corrige peut-être !

Ce remaniement, qui ne clôt pas, paraît-il pas, la question, aura tout de même donné l’opportunité de colmater la brèche du ministère des Affaires religieuses. A sa tête, c’est désormais un ancien juge, sans couleur politique particulière et une personnalité, musulmane sans pour autant être islamiste. Toutes, a priori, des qualités qui devraient lui permettre de mener à bien sa mission à la tête d’un ministère de toutes les polémiques. Et déjà avec Ahmed Adhoum, c’est une sorte de rupture par rapport à un ministère qui n’a vu que des hommes de religion dans un pays qui refuse que la foi fasse la loi.

  • La rupture encore avec un privé chez le public

Autre particularité de ce mini-remaniement, c’est l’introduction d’un sang nouveau en la personne de Khalil Ghariani. L’homme est un membre du BE de l’Utica chargé du dossier des négociations salariales. L’appel à un inconditionnel du secteur privé pour gérer l’épineux dossier de la fonction publique, pourrait témoigner de la volonté de Youssef Chahed d’y introduire une dose de «privé» et de recherche de solutions, de l’autre côté de la barrière, pour un secteur devenu problématique par le poids de sa masse et celui de ses salaires. Vu sous cet angle, Ghariani pourrait, peut-être en effet, consommer la rupture avec les méthodes d’un ancien ministre dont les anciens employeurs tiraient le plus gros de leurs adhérents dans la fonction publique.

Reste la question du remplacement de Fayçal Hafiane au secrétariat d’Etat au Commerce par Abdellatif Hmam. Il est de notoriété publique que Hafiane ne s’entendait pas avec son ministre Zied Laadhari, à propos notamment du dossier des relations commerciales avec la Turquie. Un dossier, dont la première victime avait été l’ancien DG du commerce extérieur.

Jusque-là DG de l’ONTT, Hmam est un énarque qui a fait ses premières écoles au ministère du Commerce et de l’industrie, avant de diriger le Cepex de main de maître et pendant de longues années. Au caractère bien trempé, véritable main de fer dans un gant de velours, il fait peu de doute qu’il saura gérer et le ministre d’Ennahdha et un secteur dont dépend toute la balance commerciale d’une économie tunisienne qui en pâtit depuis 2011.

En attendant tout cela, les premières voix remettant en cause ce remaniement ministériel sont celles d’Ennahdha qui évoque, ce dimanche 26 février 2017 dans un communiqué, «un remaniement fait sans consultations avec les parties signataires de l’accord de Carthage». Chahed et son GUN ne sont pas encore sortis de l’auberge. Si au moins elle était espagnole !

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Le ministre de la Fonction publique Abid Briki a appelé les Tunisiens à dénoncer la corruption et à lancer des signaux d’alarmes sans craindre les procédures administratives que pourraient porter leurs supérieurs hiérarchiques au travail.

Lors de son intervention, ce jeudi, 23 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, le ministre a indiqué que la loi de protection des dénonciateurs qui a été adoptée hier à l’ARP garantit tous les droits au dénonciateurs de garder leurs postes et de bénéficier d’un montant d’argent pour avoir mis à nu un acte de corruption au sein de l’administration tunisienne.

Il a par ailleurs estimé que la circulaire n°4 publiée par le premier ministère et qui a suscité une grande polémique récemment, ne vise qu’à organiser la communication entre le gouvernement et les média.

“Les médias peuvent dialoguer et essayer de trouver une solution pour clarifier ce circulaire ou l’amender au lieu de protester et menacer. La situation du pays ne peut supporter une autre crise”, a-t-il ajouté.

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Nous apprenons, de source généralement très bien informée, que le ministre de la Fonction publique et de la Bonne gouvernance compterait présenter sa démission à Youssef Chahed, au cours des jours ou semaines à venir. Selon notre source, la décision d’Abid Briki, ancien membre de la centrale syndicale ouvrière UGTT et qui était en poste en Jordanie pour le compte d’une organisation ouvrière panarabe, serait motivée par son désir de rejoindre une organisation internationale.

Si l’information se vérifie, il sera le 1er ministre du GUN à démissionner et le second à en sortir après le ministre des Affaires religieuses, limogé par Chahed et remplacé temporairement par le ministre de la Justice qui cumule depuis quelques mois les deux fauteuils. La question du remaniement se poserait alors avec plus d’acuité…

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 que la délégation ministérielle actuellement en visite à Ben Guerdane va s’engager à déterminer une date précise pour la réouverture du poste frontalier de Ras Jedir.
Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, il a ajouté que son gouvernement multiplie depuis quelque temps les efforts afin de trouver une issue à cette crise et de résoudre les problèmes auxquels cette ville fait face. « Le gouvernement actuel n’a épargné aucun effort pour gagner ce challenge », a précisé le ministre, faisant savoir que plusieurs réunions et rencontres de concertation ont eu lieu avec la partie libyenne à propos de cette question.

Le ministre s’est montré optimiste quant à la réalisation de cet objectif, surtout que plusieurs réunions sont prévues cet après-midi avec l’ensemble des composantes de la société civile de Ben Guerdane pour traiter cette question, mais aussi pour évoquer d’autres projets de développement, toujours en suspens. Dans le même contexte, le ministre a ajouté qu’une autre réunion est attendue au niveau du poste frontalier pour mieux examiner cette question.
Abid Briki a par ailleurs signalé que le gouvernement d’union nationale ne pourra jamais faire des promesses irréalisables.
Il est à rappeler que la situation dans la délégation de Ben Guerdane est marquée dernièrement par des actions de protestation de la part des habitants, qui réclament ainsi des négociations sérieuses avec la partie libyenne pour une ouverture permanente du poste frontalier de Ras Jedir.
Pour tenter d’apaiser la tension sociale dans cette zone, une délégation gouvernementale, composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, s’est rendue, aujourd’hui, à Médenine et plus précisément dans la délégation de Ben Guerdane.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a affirmé que le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenants », a dit le ministre lors de son discours d’intervention à l’occasion du Congrès national sur la lutte contre la corruption, qui se tient actuellement à Gammareth.
Il a dans ce cadre souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception.

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Le ministre de la Fonction Publique et de la Gouvernance, Abid Briki a indiqué, lors de son intervention, ce lundi 28 novembre 2016, sur Mosaïque Fm, que la fermeture des recettes des finances dans la journée du samedi 26 novembre contrairement aux autres administrations publiques est due à un problème de logistique.

Et le ministre de rajouter, dans le même cadre, que les recettes de finances ne peuvent pas ouvrir leurs portes avec un effectif réduit car elles ne peuvent assurer une permanence le samedi sans offrir tous leurs services aux citoyens.

Selon lui, les recettes des finances pourraient être exemptées de la permanence du samedi si les problèmes techniques persistent.

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Le ministre de la Fonction Publique et de la Gouvernance, Abid Briki, s’est dit surpris par l’annonce de la grève générale prévue le 8 décembre 2016, dans la fonction publique.

Intervenant sur les ondes de Shems fm, Il a déclaré : « nous nous attendions à ce qu’il y ait une réaction suite à la dernière proposition faite par le gouvernement, relative à l’application des augmentations salariales au mois d’Octobre 2017 », a-t-il dit.

Il a précisé que cette proposition confirme que les augmentations des 9 premiers mois de l’année 2017 seront versées sous forme de rappel sur deux ans, entre 2018 et 2019.

On rappelle que la commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d’entrer en grève dans la fonction publique le 8 décembre en cas de non-application de l’accord sur les majorations salariales.

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Abid Briki, ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, a déclaré ce mercredi 16 novembre 2016 qu’on ne peut pas lutter contre la corruption sans une législation adaptée à la situation.
En effet, lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP, le ministre a mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’un cadre législatif adéquat capable de mettre fin à ce phénomène qui a atteint un stade «épidémique en Tunisie».
La précision du ministre vient à un moment où ladite commission a entamé hier l’examen du projet de loi relatif à la dénonciation de la corruption et à la protection des dénonciateurs. Ce texte vient définir les mécanismes de dénonciation de la corruption dans le secteur public.

Nous y reviendrons…

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Le projet de loi approuvant la convention arabe de lutte contre la corruption a été voté mercredi par 136 voix sans aucun refus ni abstention.
En réponse aux interrogations des députés, le ministre de la fonction publique et de la gouvernance Abid Briki a affirmé que son département suit de près les barons de la corruption et qu’il reçoit les requêtes de toutes les parties, y compris les citoyens. L’objectif étant essentiellement, de rétablir la confiance des Tunisie dans les appareils de l’Etat, a-t-il soutenu.
Le ministre a relevé que le gouvernement œuvre en vue de mettre en place un arsenal juridique pour cerner et contrer la corruption.
Malgré certains trébuchements, la Tunisie a gagné le combat de la démocratie dans sa dimension politique. Il lui reste de garantir le droit de tous aux ressources du pays, a-t-il souligné.
Selon le ministre, la lutte contre la corruption n’est pas l’apanage du gouvernement uniquement, elle concerne aussi le parlement, la société civile et les médias. Il a rappelé, dans ce sens, la dernière mesure prise par le gouvernement consistant en la formation d’une unité d’intervention rapide contre la corruption et la contrebande.
De leur côté, les députés ont insisté sur la lutte et le signalement de la corruption à travers la révélation des noms des personnes impliquées.
Ils ont mis en garde contre la prolifération de ce fléau et ses incidences négatives sur les investisseurs étrangers.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a effectué, ce lundi 31 octobre 2016, une visite surprise à l’hôpital régional de Béja, indique un communiqué du ministère.

Lors de cette rencontre, le ministre a rencontré des patients du service des urgences et il s’est interrogé sur les conditions de leur accueil et celles des soins fournis.

Le ministre a également discuté avec le personnel médical et paramédical les mécanismes de travail, leurs préoccupations et leurs besoins urgents notamment en termes de ressources humaines et de matériels.

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Lors d’une conférence tenue, hier jeudi 20 octobre 2016, dans la ville de Hammamet, autour de la lutte contre la corruption, le ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, Abid Briki, a affirmé que le combat contre la corruption est une affaire très délicate et compliquée.
Selon les informations rapportées par Shems fm, Abid Briki a ajouté que le gouvernement œuvre pour lutter contre ce phénomène et qu’il a en sa possession des dossiers qui seront étudiés dans les plus brefs délais.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance Abid Briki a jugé difficile mais possible de mener à bien le processus de la justice transitionnelle en Tunisie.
Il réagissait à l’accord convenu, mercredi, entre son département et l’instance Vérité et Dignité (IVD) sur la mise en place d’un ensemble de mécanismes dans le cadre de l’action commune dans l’ultime objectif de faire réussir le processus de la justice transitionnelle.
” Le processus de la justice transitionnelle est difficile en raison de la complexité des problèmes, issus d’anciennes pratiques mais reste, toutefois possible “, a a-t-il déclaré aux médias à l’issue de sa rencontre avec la présidente de l’IVD Sihem Ben Sedrine.
Briki a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts pour aider à l’aboutissement de ce processus appelant, dans le même contexte au respect du processus d’arbitrage et de réconciliation sans pour autant renoncer à la reddition des comptes.
Selon le ministre, la rencontre a permis d’identifier des points communs entre son département et l’Instance de nature à hâter le processus de la justice transitionnelle. Il a souligné l’existence d’une commission au sein de l’IVD chargée du suivi de la situation des établissements et des institutions publiques.
” Le gouvernement envisage d’opérer une réforme administrative ” a-t-il affirmé ajoutant que l’Instance Vérité et Dignité a été invitée pour le suivi de ce processus de reforme.
De son côté, la présidente de l’IVD a souligné la convergence de vues autour du plan d’action engagé par les deux parties dans ce sens.

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