Tags Posts tagged with "accord de Carthage"

accord de Carthage

par -

On nous cache tout, on nous dit rien. Plus on apprend plus on ne sait rien“, a dit le chanteur français Jacques Dutronc dans un de ses tubes. Le souci avec ces trois-là, c’est qu’ils ne cachent même plus, gorgés de certitudes, imbus d’eux-mêmes, dans un paysage politique sinistré où les borgnes sont rois et qui attend désespérément son sauveur, que Youssef Chahed n’a pas envie d’être. Ou a peur d’être. N’est pas Emmanuel Macron qui veut ! La dernière fois qu’on avait entendu parler des basses manœuvres de ce qu’il faut bien appeler une Troïka, c’était lors de l’élection du président de l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante des Elections), à l’ARP. Le psychodrame avait duré et l’accouchement avait été incroyablement difficile. Mais voilà, il y avait les calculs, les arrière-pensées, chacun des protagonistes de cette triste affaire voulant s’assurer que le boss de l’ISIE serait acquis à sa cause. Mauvais point Nidaa Tounes, Ennahdha et l’UPL, mais ils n’en ont cure. De toutes les  façons, ce n’est pas la première couleuvre qu’ils font avaler à leurs électeurs, et ce ne sera pas la dernière. Ils ont fait leur petite cuisine et nous ont servi un président de l’ISIE. Ce dernier fait ce qu’il peut pour nous garantir sa neutralité et un ciel sans nuage sur son instance. Il devra convaincre. Mais ses mentors viennent de lui compliquer la tâche en tramant une sombre affaire de report des municipales, sans aucune explication qui tienne la route. Encore un coup fourré contre la démocratie…

De tous les partis, c’est sans doute Ennahdha, pour les raisons que l’on sait, qui est le mieux préparé pour le scrutin municipal. Et son chef de file, Rached Ghannouchi, claironnait partout qu’il n’était pas question d’ajourner ces élections une deuxième fois et que c’était même une ligne rouge. Alors que s’est-il passé pour qu’il tourne casaque en si peu de temps ? Il ne faut pas être devin pour comprendre que c’est Nidaa Tounes, ou plutôt son impréparation, qui est la cause de cette requête – le report des municipales – aussi saugrenue que périlleuse pour la transition politique que la Tunisie traîne comme un boulet. De toutes les  façons, cela ne peut pas venir de l’UPL (Union patriotique libre) car Ghannouchi & Co n’ont que faire de Slim Riahi & Co. C’est Nidaa qui compte aux yeux des nahdhaouis, mais attention, pour des raisons objectives, et pas pour les beaux yeux de son fondateur, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, et encore moins ceux de son fils, Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif du parti. Donc Ennahdha a fait une fleur au locataire du palais de Carthage en demandant, le plus officiellement du monde, le report des municipales, un geste stupéfiant qui provoque beaucoup de remous en ce moment dans les milieux politiques, rendant ce pays encore plus énigmatique et problématique, surtout aux yeux de ses soutiens étrangers. Mais ce n’est pas la seule largesse de Ghannouchi pour son “copain” BCE.

Il y a aussi cette élection législative partielle en Allemagne, laquelle d’ailleurs ne passionne pas les électeurs aux dernières nouvelles, et on les comprend. C’est une affaire cousue de fil blanc et qui a tout ce qu’il faut pour inspirer du dégoût aux citoyens, même ceux qui ont le devoir civique chevillé au corps. Ennahdha, dès le départ, a tué le suspense en faisant savoir qu’il n’allait pas mettre un candidat sur la voie de Nidaa Tounes, lui dégageant ainsi une voie royale. Les islamistes ne s’arrêtent pas là, ils appellent carrément à voter pour le candidat de Nidaa, et même mieux : 3 dirigeants du mouvement auraient battu campagne pour lui dans une mosquée, d’après le post sur Facebook d’une militante de Machrou Tounes ! Situation ubuesque, mais somme toute normale dans un pays où on foule au pied, de plus en plus, les règles élémentaires de la démocratie. Toutefois il ne faut pas s’y leurrer : Le grand gagnant dans cette affaire, c’est Ennahdha.

Chacun sa tambouille, et au diable la bienséance !

Les citoyens avaient fait leur choix aux législatives de 2014 : Exit la Troïka. Mais BCE n’a pas transformé l’essai et a opté pour le compagnonnage avec les islamistes, au motif qu’il lui faut une majorité costaude et fiable pour atteindre les objectifs de la révolution. Et fiables ils le sont les nahdhaouis ! Les députés godillots votent comme un seul homme, suivant scrupuleusement les consignes de leur état-major, les dirigeants ont une discipline quasi militaire, malgré quelques rebuffades par-ci par là, parfois juste pour amuser la galerie ou pour donner l’impression d’un mouvement qui vit, débat, bref un vrai parti démocratique. Et la divine surprise a été cette majorité qu’ils ont raflée au Parlement sans le moindre effort, juste en regardant Nidaa Tounes se vider de son sang (son bloc parlementaire a perdu presque 30 élus depuis 2014). Mais voilà, malgré ces succès, Ennahdha sait qu’il lui sera impossible de gouverner seul ce pays, l’opposition serait trop vive, de la même nature que celle qui les a éjectés du pouvoir après les assassinats politiques et les erreurs d’orientation économique majeures. Alors on se tape Nidaa Tounes, malgré le dégout que ce parti inspire à la frange radicale du mouvement islamiste – il ne faut pas se leurrer, ils sont là, tapis dans l’ombre. Mais Ennahdha sait aussi son chapeau, en attendant des jours meilleurs. Et puis qui sait, s’ils sont sages, BCE aidera peut-être Ghannouchi à s’asseoir sur le fauteuil du palais de Carthage, le rêve, pas secret du tout, du leader des islamistes et pour lequel il a consenti quelques “sacrifices”, du genre costards qui brillent de mille feux et les cravates qu’il se farcit.

Quant à la machine de guerre de BCE, elle a perdu de sa superbe, elle est même un champ de ruines sous le brillant magistère du ténébreux HCE, sans doute le plus mystérieux des dirigeants politiques de la place. Celui qui ne sort de sa réserve qu’à de rares occasions, pour nous abreuver de ses lumières et de ses fulgurances intellectuelles, de préférence sur sa page Facebook, boudant ostensiblement les entretiens avec les journalistes de la télévision, et encore plus les débats avec les autres, soi-disant, ténors politiques. C’est pourtant avec eux qu’il aurait le plus de choses à dire, à nous dire. A moins qu’il n’ait pas grand chose à déballer. HCE, on le sait, n’a pas les talents, la verve et les qualités de son papa, alors il exerce là où il est le plus doué : il coupe les fortes têtes, toutes celles qui dépassent. Abdelaziz Kotti est bien revenu, après avoir claqué bruyamment la porte, mais il ne faut rien attendre de celui qui a ajouté le déshonneur au discrédit. Le fils de BCE, qui a une trouille bleue des électeurs, au point d’avoir reculé devant le test de la circonscription d’Allemagne, a in fine fait le vide autour de lui, s’ouvrant un boulevard vers le Congrès électif du parti, qu’il a manifestement réussi à faire reculer, une fois de plus, alors qu’il s’était engagé à l’organiser avant les municipales. Borhen Bsaies était venu, entre autres, pour fignoler ce rendez-vous. Lui aussi n’aura pas tenu parole. Entretemps HCE a fait ses calculs : Il serait dans de bien meilleures dispositions en convoquant le Congrès après les municipales, avec des maires qui lui auront préparé le terrain parce qu’ils lui devront leur désignation sur ses listes.

Enfin l’UPL, la météorite politique de la place, qui doit son installation fulgurante dans le paysage politique aux millions que Riahi a généreusement dégainés. Un pactole d’ailleurs, et c’est le moins… et le plus qu’on puisse en dire, aux origines douteuses et qui lui doivent ses nombreux déboires avec la justice. Hasard du calendrier, coïncidence, etc., le patron de l’UPL a fait un retour fracassant vers le Pacte de Carthage quand il avait tous les juges du pays – j’exagère un peu – à ses trousses. Il est vrai que quand on se drape avec le parti sorti vainqueur des législatives – Nidaa Tounes – et qui de fait a des pions partout, on est en bien meilleure posture pour échapper aux foudes de la justice. Ennahdha en sait quelque chose, lui qui est, pour le moment, à l’abri des grosses tuiles, pourtant les dossiers brûlants ne manquent pas ! Riahi, en faisant corps avec HCE et Ghannouchi, se paye le meilleur blindage contre les missiles des juges. Pour le plus grand malheur de la jeune démocratie.

par -

Sacrifice. C’est la chanson du moment chez les dirigeants. Le chef du gouvernement l’a rabâché hier mercredi 22 novembre 2017 à l’ARP, le président du Parlement était passé avant lui pour vanter ses mérites, même s’il en a une drôle de conception. Il était donc normal qu’on pose la question à l’UGTT (Union générale tunisienne du travail). Son secrétaire général-adjoint, Samir Cheffi, y a répondu hier dans la soirée dans l’émission 27/7, sur Al Hiwar Ettounsi.

Il a déclaré que son organisation est coutumière de ces faits, en rappelant les sacrifices de Farhat Hached et d’autres, qui ont payé de leur vie pour la nation. Il a ensuite dit ceci : «La moyenne des salaires en Tunisie est de 500 dinars. Je me demande ce qu’on peut encore exiger de ces gens-là. Nous ne sommes plus disposés à sacrifier les pauvres gens ! La révolution est survenue à cause du fossé social qui s’est créé». Il a affirmé que dès leur naissance les citoyens ont déjà sur leur tête une dette de 7000 dollars. «Le service de la dette est monté à 8000 millions de dinars par an, nous sommes donc dans la zone rouge, et le pire c’est que nous n’avons pas de stratégie pour sortir de ce trou».

Le SG adjoint de la centrale syndicale a par ailleurs évoqué l’Accord de Carthage ; il a affirmé que le pacte est présentement maintenu en vie «artificiellement» et que chaque signataire s’active pour ses propres intérêts. «Ce que nous souhaitons, nous, c’est installer un Etat démocratique qui donne de l’espoir aux citoyens” a-t-il asséné.

par -

Les signataires de l’accord de Carthage se sont réunis hier mardi 05 septembre 2017 pour évoquer, essentiellement, un sujet que vous allez deviner aisément : Le remaniement ministériel, lequel aura son épilogue ce mercredi. Mais le fait marquant de cette rencontre c’est la proposition pour le moins singulière du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Ce dernier a demandé, en quelque sorte, aux signataires de l’Accord de Carthage de gouverner avec lui en présentant, ce 20 septembre 2017, des propositions concrètes pour faire repartir la machine économique, a rapporté devant les médias Issam Chebbi, Secrétaire général d’Al Jomhouri.

De son côté le gouvernement va soumettre aux parties concernées un document compilant les principales données économiques et sociales. Une réunion est programmée le 25 septembre 2017 pour éplucher les propositions qui vont émaner de ces Messieurs et Dames…

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a affirmé, lors d’une plénière qui se tient actuellement à l’ARP, que le gouvernement a honoré une grande partie des engagements inscrits dans le cadre de l’accord de Carthage.

Lors de cette plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement, le chef du gouvernement a ajouté que le gouvernement n’a pas enfreint le document de Carthage et qu’il s’attache à appliquer tous ses articles.

par -

Le bureau exécutif du mouvement Ennahdha se réunira cet après-midi pour fixer sa position suite au remaniement ministériel partiel effectué, samedi 25 février 2017, par Youssef Chahed, chef du gouvernement sans consulter les parties qui ont signé le pacte de Carthage. C’est ce qu’a été indiqué dans un communiqué publié, ce dimanche.

Il est à rappeler à ce propos que le remaniement ministériel a suscité la colère de plusieurs autres parties. Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri avait déclaré, samedi à l’agence TAP que l’organisation syndicale a accueilli avec “surprise” l’annonce du remaniement ministériel décidé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

“Ce remaniement est injustifié et n’a pas respecté le document de Carthage basé sur les principes de dialogue et du consensus”, a-t-il dit, ajoutant qu’en agissant, ainsi, ” Youssef Chahed vient de signer l’arrêt de mort de ce document.”

par -

Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri a déclaré, samedi à l’agence TAP que l’organisation syndicale a accueilli avec “surprise” l’annonce du remaniement ministériel décidé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
“Ce remaniement est injustifié et n’a pas respecté le document de Carthage basé sur les principes de dialogue et du consensus”, a-t-il dit, ajoutant qu’en agissant, ainsi, ” Youssef Chahed vient de signer l’arrêt de mort de ce document.”
Tahri a indiqué que le remaniement ministériel aurait du toucher d’autres ministères dont la prestation était, depuis la formation du gouvernement, nettement en deçà de la moyenne, estimant que la nomination d’un membre de l’organisation patronale à la tête du ministère de la fonction publique ” constitue une provocation des sentiments de tous ceux qui appartiennent à ce secteur”.
Cette nomination, a-t-il dit, prépare la destruction du secteur public avec notamment la loi sur le partenariat public-privé, ajoutant que” cela permettra au gouvernement de manquer davantage à ses engagements envers les secteurs de la fonction publique.
Tahri a, par ailleurs, fait savoir que le bureau exécutif de l’UGTT tiendra, demain dimanche, une réunion urgente afin de discuter de ce remaniement et de mettre en place un plan d’action visant à faire face aux retombées de cette décision.
Il a, dans ce contexte, appelé tous les intervenants à tenir compte, lors des nominations, de l’intérêt national et de le placer au dessus des liens de parenté et des intérêts personnels et étroits.
Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait décidé, samedi, d’opérer un remaniement ministériel. Il a été ainsi décidé de nommer Ahmed Adhoum à la tête du ministère des Affaires religieuses, Khalil Ghariani à la tête du ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance et Abdellatif Hemam en tant que Secrétaire d’Etat au Commerce.
De son côte, l’ancien ministre de la Fonction publique et de la gouvernance, Abid Briki, avait qualifié cette décision d'”étrange”.
“J’ai été démis de mes fonctions au moment où je considérais ma décision de partir ou rester (…) cela dépendait des concertations que j’avais prévues d’entreprendre notamment avec le président de la République, le 27 février, avait-il déclaré samedi à la TAP.
Il avait, par ailleurs, précisé que l’ UGTT n’a aucun lien avec cette question, déclarant qu’il révélera dans les prochains jours les détails sur cette démission.

par -

Si on se met une seconde à la place d’un observateur étranger, la scène politique tunisienne doit ressembler à une tambouille indéfinissable, une cuisine dont on ignore les ingrédients et, plus grave encore, le résultat. Voilà un pays dont les députés viennent d’adouber, à une écrasante majorité, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais dont les forces motrices s’emploient, avec une redoutables efficacité, à savonner la planche du nouvel exécutif. Même les plus aguerris en science politique s’y perdent ! En effet dès le lendemain du discours tonitruant de Chahed, devant des parlementaires exaltés, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), effrayée par le vent de la rigueur et de l’austérité qui a, un bref moment, soufflé sous la coupole du Bardo, dégaine et pond un communiqué pour prendre ses distances avec toute velléité de réforme qui n’irait pas dans le sens du fameux document de Carthage. Pourtant, quelques instants à peine après sa sortie sur l’austérité, Chahed a fait machine arrière toute en jurant presque qu’il n’a jamais été question de faire de l’austérité l’alpha et l’oméga de son action. Mais aux yeux de la toute-puissante UGTT devant l’Eternel, très soucieuse des acquis sociaux et qui a fait mordre la poussière à tous les gouvernements de la post-révolution sur ce dossier, le mal était fait…

Ce mercredi 07 septembre, c’est au tour de Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha, un parti qui pèse lourd, et pour cause elle est la première force au Parlement, de surenchérir dangereusement en agitant la menace d’une déchéance du gouvernement Chahed s’il sort des clous du document de Carthage. Encore ce sacro-saint Accord de Carthage ! Alors que ce document, on l’a dit ici, mais on ne le dira jamais assez, est au pire une coquille vide, au mieux un paquet de voeux pieux qui ne porte en rien les germes de la relance de la Tunisie. “La poursuite de la lutte contre le terrorisme, l’accélération du processus de relance de la croissance pour atteindre les objectifs de développement et d’emploi, la lutte contre la corruption et l’instauration des fondements de la bonne gouvernance, la maîtrise des équilibres financiers et la poursuite d’une politique sociale efficace, l’instauration d’une politique spécifique pour les villes et les collectivités locales, le renforcement de l’efficacité de l’action gouvernementale et la poursuite de la mise en place des institutions opportunes”. Voilà ce que dit, en gros, le célébrissime accord de Carthage, qui semble être le livre de chevet de nos chers leaders. On n’y trouve aucun élément qui ressemble, de près ou de loin, à une dynamique réformatrice, aucune bribe de solution pour sortir la Tunisie des affres de la crise économique et sociale, ce que justement Chahed a promis de faire.

Ghannouchi bluffe !

En relayant les inquiétudes et mises en garde de l’UGTT, Ghannouchi adresse un très mauvais signal à Chahed et aux citoyens tunisiens, qui attendent beaucoup de cet énième changement de gouvernement en 5 ans. Venant d’un responsable politique de cet acabit, c’est proprement irresponsable, voire criminel au regard de l’absolue nécessité de réformer la Tunisie. Lesté par l’accord de Carthage, Chahed serait condamné à l’immobilisme total, et perpétuerait ainsi le périple catastrophique du pays depuis la Révolution, une révolution que les Tunisiens attendent toujours d’ailleurs. Mais ça c’est si Chahed veut se trouver des excuses pour ne pas avancer car à y regarder de plus près, il a toutes les cartes en main pour appliquer sa thérapie de choc.

Il ne faut pas perdre de vue le fait que Chahed est assis sur une très confortable majorité, plus que ce dont il pouvait rêver. C’est une carte maitresse. De fait il a les coudées franches pour bousculer les forces conservatrices et les nombreuses pesanteurs sociales et politiques. Mais il y aura de la casse, de la violence, et pas que symbolique. Encore faut-il que le chef du gouvernement fasse don de soi et accepte le sacrifice ultime : Boucher son horizon politique. Mais si son affaire marche et que le pays retrouve des couleurs, les citoyens seront son bouclier.

Par ailleurs la Tunisie vient de se doter de son 7ème gouvernement en 5 ans, c’est beaucoup trop ; même si Ghannouchi menace de ses foudres Chahed, il est inconcevable que le pays se paye une autre crise politique avant les rendez-vous électoraux. Toute la classe politique sombrerait, et avec elle la Tunisie. Et ça Ghannouchi le sait très bien, Chahed aussi. Donc ce dernier aurait tort d’être effrayé par les propos du leader d’Ennahdha, fut-il à la tête du parti le plus costaud à l’Assemblée des représentants du peuple. Ghannouchi ne pourrait pas aussi facilement avoir la peau de Chahed. On est dans dans une toute autre configuration que sous le mandat de Habib Essid.

Autre élément non moins important : Les partis de la coalition savent qu’ils ne peuvent plus se permettre de secouer le cocotier pour faire tomber le chef du gouvernement. Aux yeux des soutiens de la Tunisie (FMI, Banque mondiale, Union européenne…), qui déjà sont affligés par les tâtonnements et les errements au sommet de l’Etat, un autre soubresaut politique majeur sonnerait le glas du statut de laboratoire de la démocratie dans le monde arabe. Expérimenter dans le cadre de la transition oui, mais il y a des limites ! Surtout pour ceux qui n’ont cessé d’ouvrir les robinets ces dernières années pour perfuser la Tunisie, en attendant que leurs sous leur reviennent, et les bénéfices avec. Et ça aussi Ghannouchi le sait pertinemment. Et Chahed également.

par -

Dans son discours du vendredi 26 août 2016 au Parlement, dans le cadre de la confiance qu’il était venu solliciter, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a distribué, très énergiquement et très généreusement, les coups. Il a pointé du doigt ceux qui, à ses yeux, sont les responsables du naufrage de la Tunisie. D’abord les gouvernements qui se sont relayés à la tête du pays depuis la révolution et qui ont, d’après Chahed, tous échoué dans leur mission ; les citoyens dont les actes d’incivilité ont rendu la Tunisie méconnaissable… Bref, tout le monde en a pris pour son grade. Tout le monde sauf peut-être l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Tout le monde connait le poids de l’UGTT dans le pays, et par là même sa capacité de nuisance. Elle est l’une des rares centrales syndicales au monde à s’asseoir à la table des gouvernants, et même à parler très souvent plus fort que ces derniers. Une spécificité bien tunisienne. Le souci c’est que ces dernières années, l’UGTT a fait usage de ce pouvoir à mauvais escient, en bloquant la relance du pays à coups de grèves intempestives, de revendications salariales déraisonnables compte tenu de l’état des finances publiques, etc. Même la célèbre revue américaine «Foreign Policy» a fait un article très étoffé sur la question. Et tout ça, Chahed l’a superbement occulté dans son diagnostic du malade qu’est la Tunisie, remarquable à bien des égards. Le chef du gouvernement s’est certainement dit qu’il valait mieux ne pas se mettre à dos la puissante UGTT en l’attaquant frontalement, pour ne pas compromettre ses chances de réformer le pays. Le souci, un très gros souci, c’est que tous ses prédécesseurs depuis la révolution avaient fait le même calcul. Et finalement c’est la Tunisie qui a trinqué, avec une économie sinistrée et une instabilité politique, parfaitement illustrée par le rythme effréné des changements à la tête du pays (Chahed est le 7ème chef de gouvernement en 5 ans). Mais le nouveau chef du gouvernement en a suffisamment dit pour inquiéter l’UGTT

Le combat entre l’UGTT et Chahed a déjà commencé

Quand Chahed a évoqué la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe 13,4 milliards de dinars, près d’un tiers du budget de l’État ou le problème du déficit des caisses, l’UGTT a dû se sentir forcément visée puisque les solutions sont sur la table depuis un moment et que la centrale syndicale les combat énergiquement. On sait ce qu’il faut faire – gel des salaires dans la fonction publique, des départs volontaires, monter le niveau des cotisations sociales, allonger l’âge de départ à la retraite… – mais l’UGTT s’évertue à bloquer toute initiative dans ce sens. La centrale syndicale, pour dissuader le chef du gouvernement de regarder dans ces directions, parsemées de réformes douloureuses, a émis un communiqué hier samedi 27 août qu’on peut interpréter comme une posture de combat.

En effet le communiqué dit que la centrale syndicale s’en tient strictement à l’Accord de Carthage, qu’elle a ratifiée, et que c’est sur la base de ce pacte qu’elle évaluera le rendement du gouvernement. Or que y a-t-il précisément dans le texte de l’Accord de Carthage ? “La poursuite de la lutte contre le terrorisme, l’accélération du processus de relance de la croissance pour atteindre les objectifs de développement et d’emploi, la lutte contre la corruption et l’instauration des fondements de la bonne gouvernance, la maîtrise des équilibres financiers et la poursuite d’une politique sociale efficace, l’instauration d’une politique spécifique pour les villes et les collectivités locales, le renforcement de l’efficacité de l’action gouvernementale et la poursuite de la mise en place des institutions opportunes”. Voilà, un ensemble de généralités, pour ne pas dire de voeux pieux. Pas une once de piste concrète de réforme, encore moins un programme précis pour piloter le pays dans ces circonstances difficiles. En liant Chahed à ce document, l’UGTT prend ses distances avec toute orientation qui n’est pas dans cet accord, comme par exemple ces réformes douloureuses dont le chef du gouvernement ne pourra pas faire l’économie mais dont la centrale patronale ne veut pas entendre parler. Rude bataille en perspective.

Ce n’est pas le seul terrain sur lequel l’UGTT titille Chahed, elle a également dénoncé dans son communiqué certaines affectations dans le gouvernement qui ne seraient pas justifiées, sans donner plus de détails. Tout cela pour dire que si le chef du gouvernement avait encore des doutes sur la difficulté de faire de l’UGTT un partenaire pour les réformes, le communiqué d’hier les a dissipés…

par -

L’UGTT a pondu un communiqué ce samedi 27 août 2016 pour signifier à tout le monde, en premier le nouveau chef du gouvernement, qu’elle s’en tient uniquement au programme du pacte de Carthage. Le texte ajoute que le rendement de la nouvelle équipe à la tête du pays sera évalué en fonction du degré de suivi de ce programme.

Par ailleurs la centrale syndicale a affirmé que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a fait certains choix dans son équipe pour satisfaire les requêtes des partis et que certains noms n’ont aucun rapport avec les besoins actuels du pays. Ces ministres, d’après l’UGTT, pourraient être un frein à l’application du pacte de Carthage.

La centrale syndicale a tenu à dire qu’elle n’a aucune responsabilité dans l’échec des gouvernements précédents. Les travailleurs ne sont en rien comptables des échecs lesquels sont provoqués par les orientations politiques, selon le texte.

Enfin l’UGTT est d’avis que la crise du phosphate est causée par des lobbies corrompus qui doivent être attaqués, a indiqué le communiqué.

par -

Le moins qu’on puisse dire est que le démarrage en trombe du quadra – 41 ans – à la tête du gouvernement dit d’union nationale, Youssef Chahed, en jette, au point de désarçonner une classe politique et une opinion publique qui s’étaient accoutumées aux départs poussifs, hésitants et assommants de platitude. D’abord il y a le CV du bonhomme, lequel sans être long comme le bras – certains, et ils le font très bien, ont commencé à s’intéresser à la partie vide du verre -, impose quand même le respect, vu le jeune âge de Chahed. Et puis il y a la forme : Il a lui même annoncé sa désignation pour le fauteuil très convoité mais éjectable du palais de la Kasbah – 6 chefs de gouvernement s’y sont assis en 5 ans ! Ce nouveau style détonne et donne des indications sur la volonté de Chahed de bousculer les habitudes pour transporter les masser vers ce mieux être social et économique qui fait faux bond à la Tunisie depuis le départ du dictateur. Ceux à qui le nouveau patron du gouvernement tunisien renvoie l’image des sémillants Premiers ministres italien, Matteo Renzi et canadien, Justin Trudeau, ont encore plus de raisons d’établir des parallèles. Mais la comparaison s’arrête là, pour le moment. Chahed a une mission incroyablement difficile et n’a pour le moment rien démontré qui justifie qu’on aille plus loin dans les similitudes.

Ensuite il y a les annonces, fortes, même si, là encore, on jugera sur pièce. Le nouveau chef du gouvernement se donne 30 jours pour présenter son équipe au Parlement, une équipe qui sera aiguillonnée, pour ne pas dire corsetée, par l’Accord de Carthage.
“Cette période exige surtout des solutions extraordinaires. Nous allons entamer sous peu les pourparlers pour la composition du nouveau gouvernement d’union nationale, avec la participation de toute la classe politique et tous les partis ainsi que les organisations et personnalités nationales”, a dit Chahed.

L’affichage est clair : Pas de temps à perdre, il faut aller vite et bien. Il est vrai que le pays en a perdu du temps, mais rien ne nous garantit non plus que le nouveau chef du gouvernement a les épaules pour mettre en mouvement des citoyens qui ont tendance, depuis quelques années, à faire le contraire de ce qu’il faut faire pour sortir le pays de l’ornière. Rien ne nous donne l’assurance qu’il réussira là tous ses prédécesseurs se sont cassés les dents.

Les 10 axes de travail du gouvernement de Youssef Chahed sont également très séduisants, sur le papier du moins :

-Une équipe politisée mais composée de compétences nationales
-Exit les quotas partisans
-Un gouvernement de jeunes car il mise sur “la force de la jeunesse”
-La vérité, rien que la vérité, toute la vérité aux citoyens sur les difficultés que traverse le pays sur les plans économique, financier et social
-Appliquer à la lettre le contenu du document de Carthage avec comme priorités les principaux points
-Terrasser le terrorisme
-Combattre plus efficacement la corruption
-Faire repartir la croissance pour créer un maximum d’emplois
-Maintenir les équilibres financiers
-Assainir l’environnement et rendre les rues plus propres

Le chef du gouvernement a indiqué que le programme sera soumis aux députés de l’ARP et a appelé tous les Tunisiens à accompagner son équipe. Il en aura sacrément besoin pour tenir toutes ces promesses !

Enfin il a déclaré : “Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle phase qui exige de notre part des efforts sans précédent, où audace et altruisme sont les maîtres mots (…). J’invite toute la classe politique, tous les journalistes et la société civile à assumer leurs responsabilités pour surmonter les obstacles de cette période sensible de l’histoire de la Tunisie (…). J’aimerais adresser un message spécial à la jeunesse tunisienne dont une frange importante est en proie à des difficultés : Ne perdez pas espoir, l’avenir sera meilleur malgré les problèmes auxquels nous faisons face, nous avons les moyens de réussir, et nous sommes condamnés au succès, c’est notre seule porte de sortie”, a conclu Chahed.

D’autres avant lui avaient fait vibrer les Tunisiens avec des déclarations tout aussi passionnées, inspirées, sensées, on sait le destin qu’ils ont eu…

Les détracteurs aiguisent déjà les couteaux

Que Chahed se le tienne pour dit, il n’aura pas de période de grâce. La partie adverse aura la dent dure avec lui et ne lui pardonnera aucun écart. Certains ont même commencé à savonner soigneusement la planche pour le faire chuter. D’abord l’UGTT. La puissante centrale syndicale, principal agitateur, et pas que d’idées, de l’espace social, a accueilli avec très peu d’enthousiasme l’officialisation du choix du président de la République. Quand on connait la capacité de nuisance de l’UGTT, il y a du souci à se faire. On n’a pas beaucoup entendu l’UTICA non plus. Silence presque aussi inquiétant. Et puis il y a les partis politiques qui ruent dans les brancards.

Abderaouf Chérif, président du bloc parlementaire Al Horra, coopté par le parti de Mohsen Marzouk, Machrou’ Tounes, a déclaré sur Mosaïque FM qu’ “avec la désignation de Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement, on ne peut plus parler de gouvernement d’union nationale”. Il a ajouté qu’ “on ne pouvait pas construire un gouvernement d’union nationale avec un quota partisan”, et que le nouvel occupant du palais de Carthage file tout droit vers les mêmes ratés que Essid.

Faouzi Charfi, dirigeant au parti Al Massar, a abondé dans le même sens en affirmant, sur la même radio, que la nomination de Youssef Chahed est “le signe que le prochain gouvernement sera composé suivant la logique des quotas partisans, et non un gouvernement d’union nationale”. Et d’ajouter que son parti se retire des tractations autour du prochain gouvernement et de son programme.

Adnen Mansar, leader du parti Alirada, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en déclarant que “la désignation de Youssef Chahed est une deuxième phase de la violation de la Constitution”. Il qualifie le choix de Essebsi de “pièce de théâtre” et que “les négociations auraient du être organisées au théâtre municipal de Carthage” et non au Palais de Carthage. Il en a rajouté une bonne louche en déclarant que “la Tunisie vit aujourd’hui dans un régime en apparence parlementaire”, mais que Béji Caid Essebsi et Rached Ghannouchi s’activent pour que la présidence de la République domine les autres institutions.

Quant à Hechmi Hamdi, le chef de file du Courant de l’Amour, il a sonné le rassemblement pour “un jour de colère” ce samedi 06 août pour manifester haut et fort l’opposition à la désignation de Youssef Chahed au poste de chef du gouvernement.

Certes du côté Nidaa Tounes et Ennahdha on va, encore une fois, tenter de minimiser la levée de boucliers en se gaussant du poids électoral de ces formations, mais ils ont tort. Les protestations, d’où qu’elles viennent, fonctionnent toujours comme des marqueurs sociaux et politiques et façonnent, d’une manière ou d’une autre, l’opinion publique et influent sur son adhésion, ou pas, à la direction que prennent les affaires de la cité. Youssef Chahed est averti.

par -

La signature du document de synthèse relatif à l’initiative sur la formation d’un gouvernement d’union nationale a eu lieu ce mercredi 13 juillet 2016 au palais de Carthage, avec la participation des partis politiques et des organisations nationales concernées. Ont procédé à la signature de ce document Houcine Abassi secrétaire général de l’UGTT, Wided Bouchamaoui, présidente de l’Utica, Abdelmajid Ezzar président de l’UTAP, Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha, Hafedh Caïd Essebsi de Nidaa Tounes, le président de l’UPL, Slim Riahi, le leader du parti “Mouvement du Projet de la Tunisie” Mohsen Marzouk, Yassine Brahim, président d’Afek Tounes, Zouhair Maghzaoui, secrétaire général du Mouvement du peuple, Kamel Morjéne, président du parti Al Moubadara, Issam Chebbi, porte-parole du parti républicain (Al Joumhouri) et le secrétaire général d’Al Massar Samir Bettaïeb.

Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a affirmé lors de son discours prononcé au cours de la cérémonie de signature qu’il n’est pas intervenu ni de près ni de loin dans l’élaboration du document en question. Il a par ailleurs expliqué que le document dit “Accord de Carthage” est le résultat des concertations qui ont eu lieu entre les différents partis politiques, les organismes nationaux, les personnalités nationales et les représentants de la société civile.

Selon lui,  ce document est le résultat de la situation économique et financière mais aussi sociale et sécuritaire qui n’est pas bonne, selon ses dires. “Les choses ne peuvent plus se poursuivre à ce rythme là (…). On ne reproche rien à personne… C’est une affaire politique et qui n’a aucun rapport avec les personnes, sauf que les choses doivent évoluer avec d’autres alternatives”.

Évoquant l’équipe de Habib Essid, le chef de l’État a tenu à préciser que le gouvernement a accompli ses missions et a pleinement joué son rôle mais n’a pas pu tout faire. Et de préciser que la décision de mettre en place un gouvernement d’union nationale est purement politique et n’a aucun lien avec les personnes. “Le changement du gouvernement est une étape purement politique… C’est une démarche politique étant donné que le gouvernement actuel ne peut plus donner plus”, a dit Essebsi.

Il a fait savoir en outre que le chef du gouvernement, Habib Essid, a choisi de partir à l’ARP pour exposer ses réalisations auprès des députés, voulant expliquer implicitement qu’il ne va pas démissionner et optera pour l’article 98 de la Constitution qui permet de passer au vote pour accorder la confiance au gouvernement. Bon à savoir ! A signaler que Habib Essid était absent de la cérémonie portant sur cette signature.

Évoquant la rimeur sur sa mort, Essebsi a indiqué qu’il n’a jamais été admis dans un hôpital psychiatrique, qualifiant ceux qui sont à l’origine de la rumeur sur sa mort de “malfaisants”, accusant certaines parties d’oeuvrer à perturber la situation sécuritaire dans le pays et salir l’image de la Tunisie à l’international, soulignant l’existence.

La rumeur courait sur la dégradation de l’état de santé du président de la République après son absence de la petite lucarne la veille de l’Aïd El Fitr pour les traditionnels vœux au peuple tunisien et le lendemain à la prière de l’Aïd à la mosquée Malek Ibn Anas à Carthage.
Les bruits ont encore pris de l’ampleur après le report de la ratification de la nouvelle feuille de route gouvernementale au point que certains avaient même parlé de sa mort.

par -

Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a indiqué, lors de la signature ce mercredi 13 juillet 2016 du document portant sur les priorités du prochain gouvernement, que l’équipe de Habib Essid doit réagir positivement au document en question. Il a estimé que la signature de ce document est une étape importante dans le changement des politiques et des orientations.

Il a, dans le même contexte, affirmé que le gouvernement Essid doit céder sa place au prochain gouvernement.

par -

Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a affirmé lors de la cérémonie qui s’est déroulée ce mercredi 13 juillet 2016 au palais de Carthage pour la signature du document relatif aux priorités du prochain gouvernement qu’il n’est pas intervenu ni de près ni de loin dans l’élaboration du document en question.

Il a par ailleurs expliqué que le document dit “Accord de Carthage” est le résultat des concertations qui ont eu lieu entre les différents partis politiques, les organismes nationaux, les personnalités nationales et les représentants de la société civile.

par -

Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a déclaré lors de la cérémonie qui s’est déroulée ce mercredi 13 juillet 2016 à Carthage pour la signature du document relatif aux priorités du prochain gouvernement que la situation économique et financière mais aussi sociale et sécuritaire n’est pas bonne et que les choses ne peuvent plus se poursuivre avec ce rythme là. “On reproche rien à personne… C’est une affaire politique et qui n’a aucun rapport avec les personnes, sauf que les choses doivent évoluer avec d’autres alternatives”.

par -

Le chef du gouvernement, Habib Essid, était absent de la cérémonie qui s’est déroulée aujourd’hui, mercredi 13 juillet 2016, à Carthage pour la signature du document relatif aux priorités du gouvernement d’union nationale, dit “Accord de Carthage”.

Il est à noter toutefois que plusieurs personnalités politiques étaient présentes lors de cette cérémonie, à l’instar de Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, Wided Bouchamaoui, présidente de l’Utica, Abdelmajid Ezzar président de l’UTAP, Rached Ghannouchi, président du parti Ennahdha, Hafedh Caïd Essebsi de Nidaa Tounes, le président de l’UPL, Slim Riahi, le leader du parti “Mouvement du Projet de la Tunisie” Mohsen Marzouk, Yassine Brahim, président d’Afek Tounes, Zouhair Maghzaoui, secrétaire général du Mouvement du peuple, Kamel Morjéne, président du parti Al Moubadara, Issam Chebbi, porte-parole du parti républicain (Al Joumhouri) et le secrétaire général d’Al Massar Samir Bettaïeb.

Le meilleur des RS

Il a été ministres, de l’industrie, de la Défense nationale, de la Santé publique et surtout illustre ministre de l’Economie et des finances en...

INTERVIEW

Habib Karaouli, PDG de la Banque d'affaires de Tunisie (BAT), récemment rebaptisée Capital African Partners Bank, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où...

AFRIQUE

Selon des données dévoilées par l’office national des statistiques (ONS), la production industrielle du secteur public a enregistré une hausse de 4,1% au troisième...

Reseaux Sociaux

SPORT

L'entraîneur de l'ES Sétif, Kheïreddine Madoui s'est dirigé dimanche pour la Tunisie afin de rejoindre son futur club de l’Etoile sportive du Sahel, a...