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Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) et le Gouvernement de la Côte d’Ivoire ont signé aujourd’hui un mémorandum d’entente portant sur la création d’un Centre d’Excellence Régional contre la faim et la malnutrition en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce Centre de référence à promouvoir et partager les connaissances et meilleures pratiques pour assurer que personne ne souffre de la faim et de la malnutrition dans la région.

Le Centre, qui sera basé à Abidjan, fera appel aux compétences du PAM et aux atouts spécifiques de la Côte d’Ivoire et des pays de la région dans les domaines de l’agriculture familiale, de la gestion des pertes après récolte, de la lutte contre la malnutrition, de la convergence nutritionnelle, de la résilience des communautés et la protection sociale.

« Ce centre sera un incubateur de solutions et un point de rencontre pour le partage de solutions de lutte contre la faim adaptée au contexte africain », a déclaré Abdou Dieng, Directeur régional du PAM en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Il existe de nombreuses approches efficaces pour améliorer la sécurité alimentaire dans la région, mais peu d’entre elles traversent les frontières. Je voudrais remercier la Côte d’Ivoire d’avoir pris la décision impressionnante de nous aider à exploiter ces idées afin d’empêcher les gens de dormir le ventre vide dans la région. »

La Côte d’Ivoire a mis en exergue la lutte contre la faim et la malnutrition dans son plan pour devenir un pays émergent. Il a mis au point des modèles d’alimentation scolaire développés avec succès et s’engage à partager son expertise et ses ressources afin d’intensifier les efforts déployés par d’autres pays.

Le centre régional cherche à reproduire l’expérience réussie de coopération Sud-Sud du Centre d’Excellence du PAM, basé au Brésil, qui a aidé les gouvernements d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine à lutter contre la faim tout en promouvant des modèles d’alimentation scolaire durables et d’autres produits alimentaires et filets de sécurité nutritionnelle.

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L'Afrique attend beaucoup du premier Forum pour la nutrition

Plus de 200 délégués, notamment des négociateurs, entrepreneurs et investisseurs se réuniront au Forum des investisseurs en Afrique pour la nutrition (NAIF) les 16 et 17 octobre à Nairobi, au Kenya, afin de réfléchir à des partenariats, accéder à des financements et pénétrer de nouveaux marchés. Pendant deux jours, des petites et moyennes entreprises de diverses régions d’Afrique participeront également au concours Scaling Up Nutrition Pitch Competition et rencontreront des investisseurs en capital risque et des financiers en mesure de proposer des financements.

Premier événement de cette nature, le Forum des investisseurs en Afrique est organisé par l’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition (GAIN) (www.GainHealth.org), en partenariat avec Royal DSM, le SUN Business Network (SBN) et le magazine African Business. Il vise à positionner la nutrition comme un secteur d’investissement prometteur. L’événement réunira des leaders du commerce, de l’agriculture, des organismes de développement, de la recherche ainsi que des investisseurs, pour partager les expériences, présenter des résultats de recherche, explorer des collaborations possibles et faire émerger des idées – dans le but de développer de nouveaux projets et attirer des investissements destinés aux sociétés à fort impact dans le secteur de l’alimentation.

La malnutrition touche des millions d’enfants dans le monde. On estime qu’en Afrique, 58,7 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans présentent un retard de croissance – faible taille pour un âge donné – et que 13,8 millions d’enfants souffrent de cachexie – faible poids par rapport à la taille. Il ne fait aucun doute que les enfants rachitiques d’aujourd’hui mèneront demain à des économies à faible croissance. Les pays africains perdent (https://bit.ly/2NHLEWS) entre 1,9 % et 16 % de leur produit intérieur brut (PIB) chaque année en raison de la sous-nutrition qui génère une hausse de la mortalité, de l’absentéisme, des maladies chroniques, et une baisse de la productivité. L’État ne peut à lui seul résoudre ce problème. Des investissements du secteur privé sont essentiels pour s’attaquer à ce fléau. En réalité, le secteur de la nutrition présente de formidables opportunités aux entreprises.

Les PME ont un rôle central à jouer dans la lutte contre la malnutrition en Afrique, explique Fokko Wientjes, vice-président de la nutrition sur les marchés émergents et des partenariats public-privé à Royal DSM.

« Compte tenu du fait que le renforcement de l’action dans le domaine de la nutrition apporte au moins 16 $ de retour sur investissement pour chaque dollar investi (https://bit.ly/1vLeJjf), les investissements de capitaux tout au long de la chaîne de valeur alimentaire devraient représent (https://bit.ly/2xE2jk5)er une formidable opportunité aux objectifs bien définis ».

Le dividende démographique de l’Afrique présente également une opportunité, affirme-t-il. « Le marché africain compte plus d’un milliard de consommateurs aujourd’hui. On estime que ce chiffre dépassera 2 milliards (https://bit.ly/2xRXp2d) d’ici à 2050. Avec 226 millions de personnes (https://bit.ly/2eVsjPh) âgées entre 15 et 25 ans, le continent possède la plus jeune population du monde. Cela représente un énorme potentiel : un marché en plein essor de consommateurs africains qui attachent plus d’importance à leur santé, et privilégient des aliments sains et nutritifs. Les marchés émergents sont les pays du monde qui connaissent aujourd’hui l’urbanisation la plus rapide. Ils abandonnent peu à peu le système basé sur les petites exploitations et l’agriculture de subsistance, et éloignent ainsi le producteur du consommateur. »

Actuellement, les PME et les petits exploitants constituent la plus grande partie des acteurs du secteur de l’alimentation sur les marchés en développement et émergents. Ils jouent un rôle clé en tant que fournisseurs d’intrants, acheteurs, spécialistes de la transformation agroalimentaire et distributeurs. En outre, ils créent des emplois et stimulent la croissance économique régionale.

Néanmoins, en raison des difficultés d’accès aux financements, les PME du secteur de l’agroalimentaire ne réalisent pas leur potentiel et ne peuvent proposer les solutions qui amélioreraient la consommation d’aliments sûrs et nutritifs.

« Nous avons l’opportunité de résoudre ce problème, explique le directeur exécutif de GAIN, Lawrence Haddad, en créant une chaîne de valeur alimentaire durable et en travaillant avec des PME locales du secteur de l’agroalimentaire, afin de rendre les aliments nutritifs plus accessibles, meilleur marché et désirables. »

Pour progresser dans cette voie, GAIN a récemment lancé un Programme de financement des aliments nutritifs (https://bit.ly/2ObH8PK), dont l’objectif est de développer une réserve d’opportunités intéressantes parmi les PME de l’agroalimentaire, utilisant des financements mixtes permettant de limiter les risques financiers, et apportant une assistance technique aux sociétés bénéficiant des financements.

Pour faciliter les partenariats entre les sociétés du secteur de l’alimentation à fort impact et les investisseurs et financiers, le forum présentera la première édition en Afrique du concours Scaling Up Nutrition Pitch Competition. Organisé par le Scaling Up Nutrition (SUN) Business Network, GAIN et des partenaires locaux, le concours vise à faire connaître des opportunités d’investissement présentées par des PME dont l’objectif est d’améliorer l’accès à des aliments nutritifs. Vingt-et-une PME sélectionnées suite à un concours national auront l’occasion de présenter leurs solutions à un jury composé de membres influents.

La dealroom présentera les entreprises d’Afrique à forte croissance, qui œuvrent à l’amélioration de la nutrition de manière durable et modulable. En associant un portefeuille de sociétés adéquates à des investisseurs du secteur privé, la dealroom vise à obtenir des résultats tangibles pour la vingtaine de sociétés recherchant plus de 500 000 US$.

« Après des années de collaboration avec des partenaires et gouvernements africains, je suis convaincu que, si nous accompagnons les sociétés ayant un fort impact dans le secteur de l’alimentation en Afrique, nous pourrons progresser dans la réduction de la malnutrition. Le potentiel est immense si nous réalisons les bons investissements », conclut Haddad.

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Un projet de loi portant sur la sécurité sanitaire et la qualité des produits alimentaires a récemment été approuvé par un Conseil ministériel et sera soumis à l’Assemblée des représentants du peuple.

Intervenu ce mercredi 23 mai 2018 sur Jawhara FM, le directeur de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la Santé, Mohamed Rebhi, a expliqué que le nouveau projet de loi prévoit des sanctions plus lourdes à l’encontre des personnes ayant commis des infractions mettant en danger la santé des consommateurs.

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La sécurité alimentaire en Afrique dépend de la capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire. Tel est le message qu’a livré la Banque africaine de développement à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation 2017. Car le secteur agricole a le potentiel de créer de la richesse et des emplois pour les jeunes Africains – de quoi endiguer les migrations.

La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée tous les ans le 16 octobre, promeut la sensibilisation et une action mondiale en faveur de ceux qui souffrent de la faim. Elle rappelle également la nécessité d’assurer pour tous une sécurité alimentaire et un régime alimentaire nutritif. Le thème de cette année met l’accent sur la nécessité de « changer l’avenir des migrations – Investir dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Le programme ENABLE Youth de la BAD, qui prépare une nouvelle génération de jeunes “agripreneurs”, est en bonne voie pour y parvenir.

Au Libéria, Mahmud Johnson, 26 ans, est le fondateur de J-Palm Liberia, qui travaille à accroitre de 50 à 80 % les revenus des petits exploitants de palmiers à huile. Il est aussi en train de créer des emplois pour plus de 1 000 jeunes, amenés à travailler comme commerciaux pour ses produits.

« En dépit de difficultés colossales, nous, jeunes Africains, sommes résolus à maximiser les ressources agricoles que nous avons en abondance, pour créer de la richesse, des emplois et des opportunités socio-économiques dans nos pays et à travers tout le continent. Nous avons besoin que nos parties prenantes nous voient comme des partenaires sérieux dans la transformation de l’Afrique et qu’ils nous aident à développer nos entreprise », plaide Mahmud Johnson.

Mahmud et quelques-uns de ses employés ont bénéficié de programmes de renforcement des capacités dans le cadre de l’initiative Empowering Novel Agri-Business-Leded Youth for Youth, dite « ENABLE Youth » par acronyme.

À l’instar du jeune patron de J-Palm Liberia, de nombreux jeunes africains n’ont d’autre envie que de rester en Afrique pour y créer de la richesse et des emplois, à condition qu’on leur offre les outils et l’opportunité d’utiliser leurs compétences. La Banque collabore avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) dans le cadre du programme ENABLE Youth, pour développer une nouvelle génération de jeunes agripreneurs.

« Notre objectif est de faire émerger 10 000 jeunes entrepreneurs agricoles par pays au cours des dix prochaines années, a déclaré le président Adesina. En 2016, la Banque a fourni 700 millions de dollars pour appuyer ce programme dans huit pays, et nous avons aujourd’hui des demandes en provenance de 33 pays ».

Pour la Banque, les investissements dans l’agriculture sont essentiels pour que les jeunes Africains puissent prospérer, et, partant, endiguer les flux de migration.

Cet objectif et le thème de la Journée mondiale de l’alimentation 2017 sont bien alignés sur deux des Cinq grandes priorités de développement de la BAD, les High 5 (http://APO.af/xjqhmW) – Nourrir l’Afrique (http://APO.af/4fj7yZ) et Améliorer la qualité de vie des populations africaines (http://APO.af/eUC5Jt) –, a déclaré Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du développement social à la BAD.

« Une agriculture reposant sur un secteur privé florissant en Afrique est à même de fournir des emplois et des revenus qui attirent et retiennent les meilleurs talents africains sur le continent, tout en améliorant la qualité de vie de tous les Africains », a-t-elle plaidé.

Avec plus de 70 % des Africains qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, il est impératif de libérer le plein potentiel de ce secteur, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de vie des Africains.

En conséquence, l’un des objectifs de « Nourrir l’Afrique » est d’éliminer la faim et la malnutrition à l’horizon 2025.

Parce que les ressources minérales comme l’or, les diamants ou le pétrole brut ne sont pas illimitées, les pays africains doivent diversifier leurs économies. Cela ne peut se faire sans mettre l’accent sur l’agriculture, étant donné que la grande majorité des Africains en dépendent pour leur subsistance.

La hausse de la demande alimentaire et l’évolution des habitudes de consommation en raison de facteurs démographiques comme l’urbanisation (flux migratoires intérieurs) entraînent une hausse rapide des importations nettes de produits alimentaires. Celle-ci devraient même tripler et passer de 35 milliards de dollars en 2015 à plus de 110 milliards de dollars d’ici à 2025 si la tendance à la hausse n’est pas jugulée.

Sachant que les petits agriculteurs africains ont autour de 60 ans en moyenne, la sécurité alimentaire de l’Afrique dépend de sa capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire et à les responsabiliser. Les gouvernements peuvent soutenir ces changements en créant les conditions propices, grâce à des réformes politiques visant à accroître les investissements privés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Et aussi en définissant mieux l’importance de l’agriculture pour leurs économies dans leur interaction avec le public.

« La sécurité alimentaire, le développement rural sont étroitement liés aux questions de migration, de fragilité et de résilience, analyse Khaled Sherif, vice-président de la BAD pour le Développement régional, l’Intégration et la Prestation de services. La Corne de l’Afrique et le Sahel offrent des exemples incontestables de la façon dont des facteurs mondiaux comme l’insécurité alimentaire, l’extrémisme radical et les migrations aggravent la fragilité d’un État et ont un effet dévastateur sur le développement. »

Et le vice-président Sherif d’ajouter : « Le manque d’opportunités économiques, d’infrastructures, d’opportunités d’emploi et les changements climatiques imprévisibles dans ces pays sont des sources majeures de fragilité, qui conduisent souvent à la migration forcée de populations dans une quête désespérée d’opportunités. La Banque adopte, le cas échéant, des approches fondées sur les risques aux niveaux national et régional pour lutter contre la fragilité ».

Ainsi, le 14 octobre, la BAD a joint sa voix à celle du ministre de l’Agriculture et du développement rural de la Côte d’Ivoire et d’autres partenaires au développement lors d’une journée qui promouvait l’agriculture comme activité lucrative. Tous ont souligné la nécessité pour les gouvernements d’investir dans l’agriculture pour créer des emplois et endiguer les flux migratoires qui minent la sécurité et l’économie des pays africains.

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Le dernier rapport sur l’indice de la faim dans le monde réalisé par l’Institut de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) montre que le Maroc a progressé en matière de lutte contre la faim. Sur les 118 pays analysés, le Maroc est classé 42ème  au niveau mondial.

Il récolte un score de 9,3 points, considéré comme «faible» par le GHI (Global Hunger Index) ou (Indice de la faim). Ce qui montre une amélioration puisque son score a baissé de 2,7 points par rapport à 2008.  Il faut noter que le calcul des scores de l’Indice de la faim prend en considération quatre critères, à savoir la sous-alimentation, l’émaciation infantile, le retard de croissance des enfants et la mortalité infantile. On obtient un système de notation sur une échelle de 0 à 100 points,

0 étant le meilleur score (pas de faim) et 100 le pire. Un score de 0 correspondrait à un pays où personne ne serait sous-alimenté, aucun enfant de moins de cinq ans ne souffrirait ni d’émaciation, ni de retard de croissance, ni ne décéderait avant sa cinquième année. En revanche, un score de 100 correspondrait à un pays où les niveaux de sous-alimentation, d’émaciation, de retard de croissance et de mortalité infantiles seraient les plus élevés.

Source : aujourd’hui.ma

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D’après des statistiques publiées par le laboratoire de recherches sur les maladies cardio-vasculaires de Tunis, le taux des citoyens atteints du diabète a dépassé 15% de la population, sans compter les individus qui ne se sont pas fait diagnostiquer. 1,7 millions de personnes souffrent de cette maladie.

Les professionnels de la santé estiment que le risque de diabète diminue en effectuant 30 mn d’exercice physique par jour et en adoptant une alimentation équilibrée.

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Le Dr Kanayo F. Nwanze, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), basé à Rome, recevra le premier Prix de l’alimentation en Afrique ce mercredi 07 septembre à Nairobi au Forum sur la révolution verte en Afrique.

Le comité du Prix de l’alimentation en Afrique, présidé par Olusegun Obasanjo, ancien président nigérian, a choisi le Dr Nwanze pour son leadership exceptionnel et son fervent engagement à placer les petits exploitants agricoles africains au centre du programme agricole mondial. « Le Dr Nwanze montre comment un vrai leader peut faire la différence dans la vie des gens sur le terrain, qu’il soit à la tête d’une institution internationale, chef d’État ou en charge d’une petite organisation », affirme Olusegun Obasanjo. « Les réalisations du Dr Nwanze en faveur des agriculteurs africains sont un rappel de ce qu’il est possible de faire quand la passion s’allie aux bonnes idées, à l’engagement, au travail et au dévouement. »

En plus de son inlassable engagement, le Dr Nwanze est aussi connu pour avoir réorienté l’action du FIDA dans le but de faire de l’agriculture à petite échelle une entreprise viable, mais aussi pour avoir élargi la présence du FIDA dans les pays en développement afin d’améliorer l’efficacité de l’organisation. Le Prix récompense aussi le courage du Dr Nwanze, qui a rappelé aux dirigeants africains de ne pas se contenter de promesses de développement ou de changement mais de les mettre en œuvre sur le terrain.

« Je voudrais dédier ce prix aux millions d’Africaines qui peinent silencieusement pour nourrir leurs familles », a déclaré le Dr Nwanze. « Aucun pays n’a pu se transformer sans donner aux femmes les mêmes droits et opportunités qu’aux hommes. Notre espoir pour les futures générations repose sur les Africaines qui portent et élèvent les jeunes qui façonneront le continent africain dans les années à venir. »

Félicitant le lauréat, le Dr. Agnes Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), estime que les accomplissements du Dr Nwanze illustrent particulièrement bien les idéaux représentés par le prix. Le récompenser c’est mettre sous le feu des projecteurs des initiatives audacieuses et des innovations techniques susceptibles d’être reproduites à travers le continent et donc de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains.

« En attirant l’attention sur l’engagement exemplaire de Kanayo Nwanze et sur les idées fortes qui le guident », explique Agnès Kalibata, « nous espérons encourager de nombreuses autres personnes à suivre ses pas et à utiliser de façon audacieuse les opportunités disponibles afin de changer l’agriculture africaine et passer d’une lutte pour la survie à une entreprise qui prospère. »

« En honorant Kanayo Nwanze, le comité du Prix de l’alimentation en Afrique n’aurait pas pu faire un meilleur choix au moment où l’ancien Prix Yara se pare d’une nouvelle et authentique identité africaine », considère Svein Tore Holsether, président et directeur général de Yara International ASA (Yara). « Depuis son lancement en 2005, le Prix Yara a récompensé des personnalités ayant contribué de différentes façons à transformer l’agriculture africaine. Le premier Prix de l’alimentation en Afrique récompense un dirigeant africain exceptionnel qui a consacré sa vie professionnelle à améliorer le quotidien des petits exploitants agricoles. Avec 80% des fermes appartenant à des petits exploitants, la transformation de l’agriculture africaine va donc requérir de donner aux petits exploitants les moyens dont ils ont besoin, de faciliter la création de valeur en milieu rural et de créer des emplois pour la jeunesse rurale. »

Le prix récompense Kanayo Nwanze pour son leadership individuel, mais aussi pour les résultats positifs des efforts accomplis par le FIDA durant les années sous sa direction. Le FIDA, agence des Nations Unies spécialisée et institution financière internationale travaillant à l’éradication de la pauvreté rurale, n’est plus la même organisation qu’elle était en 2009 quand Kanayo Nwanze a pris ses fonctions de président. Malgré une récession mondiale majeure, il a réussi à augmenter les ressources globales mises à disposition du FIDA, et à obtenir des États-membres des hausses significatives de leurs engagements. Grâce à cette augmentation globale du niveau du portefeuille de prêts et de subventions du FIDA, les investissements du Fonds actuels en Afrique ont plus que doublé ; ils sont passés de 1,3 milliards USD à la prise de fonctions de Kanayo Nwanze, à 2,7 milliards USD en 2015, et leur impact a bénéficié à plus de 75 millions d’habitants du monde rural.

Dr Nwanze a aussi présidé à d’importants changements dans la façon dont le FIDA travaille, en déplaçant des activités depuis le siège de Rome vers des bureaux dans des dizaines de pays en développement. Il y a 10 ans, il y avait à peine six bureaux nationaux en Afrique, contre 20 aujourd’hui, et 40 au total dans le monde. Ces bureaux locaux ont été essentiels à la réorganisation du modèle économique du FIDA, améliorant l’accès des agriculteurs aux ressources et le déploiement des fonds à destination des projets.

« Voir directement la valeur que le travail de quelqu’un apporte à la vie d’un autre fait une grande différence », explique Kanayo Nwanze. « L’idée derrière ces ouvertures de bureaux nationaux est de rapprocher le FIDA des populations qu’il sert, pas seulement de motiver notre propre personnel, mais de travailler plus efficacement avec les communautés rurales, apprendre d’elles et d’adapter nos investissements pour transformer l’environnement dans lequel elles vivent et travaillent. »

De récentes études du Bureau indépendant de l’évaluation du FIDA montrent que la présence de bureaux nationaux a généralement pour conséquence une plus grande efficacité des programmes et projets financés par le FIDA, mais aussi un renforcement des partenariats et de la défense des politiques.

Par exemple, un projet lancé en 2008 au Sénégal vise à éloigner les consommateurs des produits alimentaires de base importés et chers en soutenant la production, la transformation et la préparation d’aliments locaux. Les agriculteurs participants fournissent dorénavant régulièrement leurs produits à des magasins à travers le pays et, pour ce faire, ont engagé des partenariats avec des entreprises privées. La présence sur le terrain du FIDA a permis des suivis réguliers et le projet a déjà profité à plus de 250 000 personnes, notamment en créant des emplois et en améliorant les revenus.

À travers d’autres projets, le FIDA a initié des méthodes visant à remédier à l’inégalité des sexes dans plus de 100 000 foyers ruraux de huit pays africains. Les experts du développement considèrent l’inégalité des sexes comme l’un des plus grands obstacles à l’innovation agricole et à la sécurité alimentaire en Afrique et d’autres régions du monde en développement. Les nouvelles méthodes aident les couples à trouver des façons de surmonter la pauvreté ensemble, en décrétant une trêve dans le bras-de-fer qui prévaut généralement concernant la propriété et le contrôle des ressources productives.

Sous la direction du Dr Nwanze, le FIDA a aussi adopté un rôle plus actif dans les débats sur les politiques au niveau mondial. Avec ses partenaires, le FIDA a préconisé de mettre l’accent sur les petits exploitants agricoles dans les objectifs de développement durable (ODD) adoptés l’an dernier par les dirigeants de la planète, arrivant à convaincre du rôle central de ces agriculteurs dans l’éradication de la faim dans le monde.

En tant que défenseur des communautés rurales, le Dr Nwanze a sans cesse appelé les dirigeants à mettre la sécurité alimentaire et l’agriculture au centre du développement et des priorités budgétaires. Par exemple, dans une lettre ouverte aux chefs d’État de l’Union africaine publiée avant le 23e somment de l’Union africaine de 2014, il a rappelé l’importance de l’investissement dans les petites exploitations familiales, leur demandant de penser à l’héritage politique qu’ils comptent laisser aux futures générations. « Ne vous bornez pas à promettre le développement, tenez votre parole, faites-le maintenant. Faites des progrès réels et concrets en vue d’investissements qui atteignent tous les Africains, et surtout d’investissements qui donnent priorité au monde rural. »

En faisant du FIDA une institution du savoir majeure, le Dr Nwanze a aussi permis d’apporter à la communauté du développement des idées neuves, des données et des outils en soutien aux débats sur les politiques visant à identifier les meilleures façons de transformer les moyens d’existence en milieu rural. Le 14 septembre, le FIDA publiera sa publication phare, Le rapport 2016 sur le développement rural, qui propose des orientations aux décideurs politiques par rapport aux mesures et investissements qui visent l’éradication de la pauvreté rurale.

De plus, le FIDA a renouvelé et diversifié ses sources de financement du développement agricole et est aujourd’hui reconnu sur la scène internationale pour son rôle dans la mobilisation d’investissements. Le nouveau cadre mondial de financement du développement, le Programme d’action d’Addis-Abeba, souligne ouvertement le rôle central du FIDA dans la canalisation des investissements en direction du développement des petits exploitants.

Le parcours professionnel qui a amené le Dr Nwanze à devenir un responsable reconnu du développement a commencé il y a 40 ans dans la recherche agricole. Il a travaillé comme entomologiste dans deux centres de recherche du CGIAR, finissant par devenir le directeur général d’un autre centre de recherche, le Centre du riz pour l’Afrique. Son expérience de chercheur a fortement influencé sa gestion à la tête du FIDA, où il a accentué l’attention portée à une approche fondée sur les données plus rigoureuse dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation d’impact de projets.

« Ce qui doit être fait pour transformer l’agriculture africaine et nourrir durablement le continent est désormais clair », estime Olusegun Obasanjo. « Mais toutes nos stratégies, plans et programmes soigneusement élaborés ne déboucheront sur pas grand-chose sans des responsables capables et visionnaires. Kanayo Nwanze fait partie de ces responsables, dont l’exemple brillant, j’espère, permettra à d’autres de suivre ses pas.

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