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Arabie Saoudite

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Riyad va signer un chèque de deux milliards de dollars à la banque centrale du Yémen, en faillite, pour répondre aux besoins de ce pays en guerre depuis trois ans. Une guerre dans laquelle le royaume wahhabite est engagé militairement, rapporte l’AFP.

Dans la guerre civile qui ravage le Yémen depuis plus de trois ans, Riyad manie à la fois la planche à billets et l’arme militaire pour tenter de contrer l’offensive des miliciens houthis soutenus, eux, par l’Iran.

L’Arabie saoudite a annoncé, mercredi 17 janvier, qu’elle allait transférer deux milliards de dollars, soit 1,6 milliard d’euros, à la Banque centrale du Yémen, en manque de liquidités, après des appels pressants du président et du Premier ministre de ce pays.

Cette décision s’inscrit “dans la poursuite du soutien du royaume au peuple yéménite”, souligne une déclaration officielle diffusée à Riyad.

Ce transfert portera à trois milliards de dollars le montant total des sommes transférées par le royaume wahhabite à la Banque centrale du Yémen où la valeur du riyal, la monnaie locale, ne cesse de chuter, ajoute l’AFP.

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Les présidents russe et turc, qui s’étaient fâchés en novembre 2015, sont redevenus, semble-t-il, les meilleurs amis du monde. Au point qu’Ankara va décaisser 2,5 milliards de dollars pour acheter à Moscou ses fameux missiles sol-air S-400, que l’Arabie saoudite s’est déjà payé, rapportent ce vendredi 29 décembre les médias turcs, cités par Reuters.
Il est dit également que les deux nations cuisinent ce contrat depuis plus d’un an.

Si les deux parties se frottent les mains, c’est la grogne du côté des alliés de la Turquie, en premier les Etats-Unis qui viennent de décréter que la Russie est une de ses plus grosses menaces.

Motus pour le moment sur les grandes lignes de ce méga contrat. Toutefois le patron du conglomérat public russe des industries de défense Rostec a levé un coin du voile dans le journal Kommersant ; il a confié qu’il est question de livrer quatre batteries de S-400 et que les premières unités seront acheminées en mars 2020.

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C’est Jamie McGoldrick, un haut responsable de l’ONU, qui l’a dit ce jeudi 28 décembre 2017 : la coalition sunnite pilotée par l’Arabie saoudite fait payer très cher aux civils yéménites ses revers face aux rebelles houthis (chiites), appuyés par l’Iran. D’après lui, les bombes lâchées par l’armée de l’air saoudienne et ses alliés ont couté la vie à 109 personnes en seulement dix jours de combats

Mais le coordinateur des affaires humanitaires au Yémen est intraitable avec les deux camps, il a qualifié leurs affrontements de “futiles et absurdes“, rapporte l’agence Reuters. “Ces incidents prouvent le complet mépris que toutes les parties, y compris la coalition conduite par l’Arabie saoudite, continuent de manifester dans cette guerre absurde qui n’a conduit qu’à la destruction du pays et aux souffrances sans limite de sa population qui est victime d’une vaine campagne militaire de la part des deux parties“, a déclaré McGoldrick dans un communiqué.

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Mohammed ben Salmane est peut-être celui qui va dépoussiérer le royaume d’Arabie saoudite, avec des réformes sans précédent (droit de conduire pour les femmes, la fin du wahhabisme…), mais il n’en restera pas moins le dépensier invétéré digne de ses aïeuls. D’après le New York Times, l’homme qui se cache derrière l’achat du “Château Louis XIV”, nichée près de Paris, considérée comme la propriété privée la plus chère du monde, ne serait autre que le futur souverain saoudien.

La fameuse demeure de 5000 mètres carrés, une copie en “miniature” du château de Versailles, a été cédée en septembre 2015 par la société française spécialisée dans l’immobilier de luxe Daniel Féau, membre du réseau Christie’s. Des bruits ont alors fusé sur le nom du mystérieux acquéreur. Tout ce qu’on avait à se mettre sous la dent, c’était qu’il venait “du Moyen-Orient”, selon une source proche du dossier. D’après des documents que le journal a consultés, Eight Investment est “la propriété de membres de la famille royale saoudienne“. Il y a également l’ombre de Eight Investment derrière le rachat, en 2015, d’un yacht estimé à 500 millions de dollars ainsi que l’acquisition du fameux tableau de Léonard de Vinci, “Salvator mundi” (Sauveur du monde), récemment cédé aux enchères pour 450 millions de dollars, un montant inégalé dans une vente publique.

Le problème avec toutes ces dépenses, c’est que ça ne colle absolument pas avec le tournant de la rigueur budgétaire que prône le prince ben Salmane. Mais on le sait, on n’est pas à un paradoxe près au royaume…

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L’Arabie saoudite a annoncé qu’elle va autoriser l’ouverture de salles de cinéma à partir de début 2018, levant une interdiction en vigueur depuis plus de trente-cinq ans contre ces lieux de divertissement, a annoncé l’AFP.

Dans le cadre d’un ambitieux plan de réformes économiques et sociales soutenu par le prince héritier Mohammed ben Salmane, le gouvernement tente de promouvoir des formes de divertissement – concerts, spectacles, cinéma – dans le royaume malgré l’opposition des milieux ultraconservateurs.

En janvier, le mufti d’Arabie saoudite s’était insurgé contre la possible ouverture de salles de cinéma, affirmant qu’elles étaient sources de « dépravation » parce que favorisant la mixité.

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Les miliciens chiites houthis ont déclaré ce lundi 04 décembre 2017 qu’ils ont écrasé les éléments du Congrès général du peuple (CGP), leurs anciens alliés acquis à la cause de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, rapporte l’agence Reuters. Si cette information était confirmée, cela mettrait l’Arabie saoudite dans tous ses états, elle qui vient de bombarder copieusement les positions des Houthis à Sanaa, la capitale yéménite, pour justement permettre aux troupes de Saleh de prendre le dessus.

Hier dimanche 03 novembre 2017 dans la soirée, l’ancien chef de l’Etat avait créé la stupeur en déclarant qu’il allait briser son union avec les Houthis et retourner contre eux ses armes.
D’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les heurts dans la capitale ont fait au moins 125 décès et 238 blessés depuis mercredi.

Avec l’aide et l’approbation de Dieu, les forces de sécurité qui ont bénéficié d’un large soutien populaire ont pu hier soir nettoyer les zones où étaient déployées les milices de la trahison“, a déclaré Mohammed Abdoul Salam, porte-parole des Houthis.
A noter que ces derniers sont appuyés par l’Iran et qu’ils s’étaient coalisés avec le CGP en 2015 pour affronter la coalition pilotée par l’Arabie saoudite dont le but est, officiellement, de remettre sur son fauteuil Abd-Rabbou Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.

Mais derrière la façade il y a cette féroce bataille confessionnelle chiite-sunnite qui a fait les dégâts que l’on sait au Liban, en Irak, en Syrie où d’ailleurs Riyad vient de perdre la face, lui qui avait armé des milices pour liquider le régime de Bachar Al-Assad. Mais c’était sans compter sur l’appui de l’allié russe, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Si l’Arabie saoudite perdait une fois de plus sa guerre par procuration au Yémen, elle le prendrait très mal et sa réaction pourrait déstabiliser un peu plus un monde arabe déjà très mal en point…

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Le roi Salmane et le prince héritier “savent exactement ce qu’ils font”, avait tweeté lundi dernier le président américain, Donald Trump, en apprenant la purge massive orchestrée par le jeune successeur de son père à la tête du royaume saoudien, Mohammed ben Salmane, à peine 32 ans. “Certains de ceux qu’ils traitent durement “saignent” leur pays depuis des années!“, avait argué Trump. Il semble que la musique ait quelque peu changé depuis…

Cette vague d’arrestations sans précédent, plus de 200 personnes, entre princes, ministres et hommes d’affaires, au nom du combat contre la corruption, commence à angoisser sérieusement Washington, d’après l’AFP. En effet que deviendrait la région, déjà instable, avec une Arabie saoudite troublée, agitée socialement et politiquement, et un Iran, l’ennemi juré des Américains, qui guette le moindre faux pas ? Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a déclaré ce vendredi que cette opération nourrit “quelques inquiétudes“.
J’ai parlé au ministre des Affaires étrangères Adel al-Jubeir pour avoir des clarifications, et je pense, sur la base de cette conversation, que l’intention est bonne“, a-t-il ajouté dans l’avion qui l’amenait ver Danang, au Vietnam.
Personnellement, je pense que cela soulève quelques inquiétudes tant que l’on n’a pas plus de clarté sur ce qui va arriver à ces individus“, a-t-il conclu, tout de même. Les USA commencent à prendre la mesure des dangers que recèle la main de fer du futur souverain, qui fait feu de tout bois en ce moment…

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“Le Qatar est le premier investisseur dans le secteur touristique tunisien avec plus de 800 Millions de dinars”, apprend Africanmanager d’une source de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT).

En effet, le Qatar a investi 215 MDT en Tunisie uniquement dans le projet de Diar Qatari à Tozeur ou encore La Cigale de Tabarka. Ce chiffre devrait toutefois augmenter pour dépasser les 800 MDT après le démarrage des travaux du méga-projet La Cigale de Gammarth, dont l’investissement est estimé à 600 MDT.

La deuxième place est désormais occupée par l’Arabie Saoudite avec des investissements de l’ordre de 214 MDT.

Par ailleurs, le volume global des investissements arabes dans le secteur touristique tunisien s’élève à 1,688 Millions de dinars, soit 675 Millions de dollars (67% du total des investissements étrangers).

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C’est le deuxième séisme social de l’année dans le très conservateur royaume d’Arabie saoudite, après la levée en septembre 2017 de l’interdiction du volant pour les femmes, effective à partir de juin 2018. La gente féminine sera autorisée, des l’année prochaine, à côtoyer les “mâles” dans les stades, à Ryad, Jeddah et Dammam, rapporte Euronews et l‘AFP ce lundi 30 octobre 2017.

Le ballon d’essai a été lancé en septembre dernier, en effet des centaines de Saoudiennes ont pu pénétrer pour la première fois dans un stade, dans la capitale, Riyad, pour les besoins de la fête nationale. Quant au droit de faire du sport en public, on n’y est pas encore, mais ça va venir très vite au rythme des changements galopants impulsés par le futur roi Salmane !

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L’Arabie saoudite a annoncé son intention de construire une nouvelle ville ultramoderne à ses frontières avec la Jordanie et l’Egypte et alimentée par les seules énergies renouvelables. Un projet colossal de 500 milliards de dollars.

Selon les données rapportées par la chaîne RT, la ville, qui portera le nom de «Neom», sera construite sur un site naturel au nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Elle s’étendra sur 26 500 kilomètres carrés, soit une zone 33 fois plus grande que la mégalopole de New York. La ville possède déjà son propre compte Twitter et son propre site Web.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a déclaré que la ville se concentrerait sur les industries telles que l’énergie et l’eau, la biotechnologie, l’alimentation, le high-tech et le divertissement, relate la même source.

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Un accord exécutif dans les domaines de la coopération touristique, l’échange des expériences et la formation a été signé jeudi 19 octobre entre la Tunisie et l’Arabie Saoudite, en marge du 1er Forum tuniso-arabe de l’investissement touristique.
Cet accord d’une durée de trois ans vise à coordonner entre les agences du tourisme de deux pays pour organiser les échanges des flux touristiques, conquérir de nouveaux marchés touristiques et à tirer profit du patrimoine culturel dans les deux pays.
L’Arabie Saoudite bénéficiera, à travers cet accord, de l’expérience tunisienne dans le domaine de la formation touristique, d’autant plus qu’elle planifie, dans le cadre de sa vision 2030, pour la création de sites touristiques, dont un site s’étalant sur 50 îles, dans la mer rouge.
L’accord a été signé par la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik et le président de la Commission saoudienne pour le tourisme et le patrimoine national, le prince Sultan ben Salmane ben Abdelaziz.

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L’Agence Tunisienne de coopération technique (ATCT) enregistre une croissance constante de 11 pc du nombre des placements réalisés au 30 septembre 2017, soit 1614 recrutés tunisiens contre 1452 recrutés en 2016, indique un communiqué de l’ATCT.
Ces recrutements ont touché les domaines de l’éducation et de l’enseignement avec 595 coopérants qui se situe à la tête des recrutements représentants ainsi 37 pc des placements réalisés, de la santé avec 514 cadres de la santé, de l’administration avec 199recrutés, et l’ingénierie avec 161 recrutés, selon la même source.
L’Arabie saoudite reste à la première position en matière de recrutement des compétences tunisiennes avec 572 coopérants soit 35pc du total des recrutements réalisés, suivi par le Qatar avec 357 recrutés. Ainsi les pays arabes sont les premiers bénéficiaires avec 1118 recrutés soit 69pc, puis les pays européens avec 240 coopérants dont la France en tête avec 167 recrutés.
Dans le cadre de la coopération bilatérale et triangulaire 41 experts tunisiens ont effectué une mission d’assistance technique et ce en collaboration avec les partenaires internationaux dont la GIZ, la BID et la BAD dans les domaines de génie civil, l’accompagnement des entrepreneurs, la promotion des investissements, la médecine, la télécommunication, les statistiques et dans d’autres domaines. L’Agence a organisé des sessions de formation au profit de 100 cadres africains et arabes dans les domaines de la pêche, de la coopération technique et de la promotion des investissements, selon le communiqué.

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Les très probables réticences du soutien et allié traditionnel, les Etats-Unis, n’ont pas pesé lourd sur la balance : Pour le roi Salmane d’Arabie saoudite, c’est jour de fête chez le meilleur ennemi des Américains, la Russie. Le président Vladimir Poutine a multiplié les attentions, honneurs et amabilités pour son hôte ce jeudi 05 octobre 2017, rapporte l’AFP. Ce rapprochement pas comme les autres s’est fait à coups d’accords et gros contrats militaires et énergétiques. Pour une première visite ce fut un véritable succès. Cela ne plaira certainement pas au président des USA, Donald Trump, mais tant pis, il y a trop à gagner pour Moscou et Riyad, qui avaient déjà amorcé leur union quand il s’est agi de s’allier, entre grandissimes producteurs de pétrole, pour stopper la plongée des cours du brut, laquelle a fait de sacrés dégâts dans leurs économies.

Voyons ce qu’il y a dans le panier au terme de cette visite… royale : Riyad va se payer les fameux systèmes de défense antiaérienne russes S-400, et bien d’autres merveilles. Au total il y en a pour une quinzaine d’accords, pour des “milliards de dollars“, d’après le président du Fonds russe des investissements directs, Kiril Dmitriev. Certes on n’est pas au niveau des contrats de ventes d’armements d’un montant de 110 milliards de dollars que Trump a paraphés à Riyad dernièrement, mais tout de même c’est un excellent début entre Moscou et le royaume saoudien.

Les deux parties se connaissent bien, en effet l’Union soviétique avait été le premier Etat à reconnaître le royaume d’Arabie saoudite en 1926. Mais aucun responsable saoudien n’avait mis les pieds en URSS ou en Russie et Poutine n’a découvert le royaume pour la première fois qu’en 2007. Manifestement c’est parti pour une longue séance de rattrapage !

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Un décret royal du roi Salmane a dit son mot hier mardi 26 septembre : Les femmes peuvent maintenant conduire leurs bagnoles, en toute liberté, rapporte l’AFP ce mercredi. Une véritable révolution dans cette monarchie très peu perméable aux percées de la modernité, à part pour les habitudes de consommation. Les féministes ont finalement eu raison du conservatisme gravé sur le marbre, après des décennies de bras de fer et bravades. Même le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a pris la mesure du bouleversement en saluant un “pas important dans la bonne direction”.

Au-delà de la symbolique en termes de droits des femmes, de modernisation de la société, c’est aussi une affaire éminemment économique. En effet la stratégie de développement à l’horizon 2030, axée sur la rupture de la dépendance du pétrole, va miser sur toutes les ressources humaines du royaume. Or les femmes étaient sous-utilisées jusqu’ici, à cause de moult brides et tabous. Maintenant que l’étau se desserre, le pays va pouvoir tirer profit au maximum de toutes ses forces vives.

A rappeler que le prince et milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal, connu pour ses fulgurances sociétales, avait milité, en novembre dernier, en faveur du droit de conduire de la gente féminine. Il avait justement argué le «coût économique» pour l’Arabie saoudite de cette chape de plomb sur les femmes. Il a avait donné un exemple qui avait fait mouche : si un époux est contraint de faire le chauffeur pour sa femme, cela veut dire qu’il est obligé de zapper son travail, ce qui multiplié par X fait chuter la productivité nationale. Permettre aux femmes de conduire est devenu «une demande sociale urgente que la conjoncture économique justifie», avait-il asséné, en allusion aux gros pépins budgétaires du royaume du fait de la fonte des recettes pétrolières…

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Mohammed ben Salmane, le prince héritier, à peine 32 ans, n’est certes pas encore assis sur le trône – ça ne saurait tarder vu le grand âge de son père, 81 ans et vu le boulevard qui lui a ouvert la réforme du papa), mais il imprime déjà sa marque : Ce sera tolérance zéro pour les opposants, les rebelles et autres têtes brûlées. La semaine dernière, les autorités ont placé derrière les barreaux une vingtaine de citoyens, dont de célèbres prédicateurs et des intellectuels, dans une vaste “campagne coordonnée“, ont confié des militants à l’AFP. Et derrière il y a la main de Ben Slimane, qui contrôle déjà la Défense et l’Economie du royaume, et a manifestement l’intention de faire place nette avant le début de son règne, parti pour durer vu son jeune âge…

Des analystes ont avancé que ces dissidents paient le prix des critiques de la diplomatie du futur roi, jugée trop dure. Ces personnes auraient souligné, surtout derrière les murs, sa responsabilité dans le boycott du Qatar et dans des réformes révolutionnaires sous le ciel saoudien, telles que la privatisation d’entreprises publiques et la baisse des subventions de l’Etat. Les autorités ont collé à ces malheureux une accusation fabriquée de toutes pièces mais qui peut coûter très cher : Collusion avec des parties étrangères pour faire tomber le gouvernement. Bien entendu aucune preuve n’a été présentée…

Ces dernières années, nous ne pouvons pas nous souvenir d’une semaine durant laquelle tant de personnalités saoudiennes de premier plan ont été visées en si peu de temps“, a déclaré Samah Hadid, directrice d’Amnesty International pour le Moyen-Orient.

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Plus de deux millions de musulmans de 168 nationalités ont entamé mercredi le grand pèlerinage à La Mecque: un parcours en plusieurs étapes qui se déroule au cœur de la première ville sainte de l’islam et dans ses environs.

Selon l’AFP, les autorités saoudiennes ont mobilisé d’importants moyens, dont 100.000 membres des forces de sécurité, et se sont dites prêtes à parer à toute éventualité alors qu’il y a deux ans, une gigantesque bousculade avait fait près de 2.300 morts.

Au cours de la journée et dans la soirée, des fidèles gagnaient déjà la plaine aride d’Arafat où ils passeront la nuit avant l’ascension du mont qui la domine, point culminant du pèlerinage. Une brise chaude fouette le visage des premiers arrivés en route vers les tentes dressées spécialement pour l’évènement.

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Le ministère des Travaux publics et des transports et le ministère saoudien du Commerce et de l’investissement ont convenu mercredi à Alger, de lancer une étude pour l’ouverture d’une ligne maritime pour le transport de marchandises entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite, rapporte les médias algériens.

Les deux parties ont salué la mise en place d’un jumelage, premier du genre, entre le port d’Annaba et le port Eddamam. Ils ont souligné également, la nécessité de procéder à un échange d’expériences entre les deux pays dans les différents domaines des transports maritime, aérien et ferroviaire.

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Pour la première fois, le pilote de l’avion qui a amené, précipitamment, le président Ben Ali en Arabie saoudite, qui sera son exil définitif, fait la lumière sur cet énigmatique vol du 14 janvier 2011. Ses propos ont été rapportés ce mardi 31 janvier 2017 par Ouest-France.

Il était 16 h ce fameux 14 janvier quand le colonel Mahmoud Cheikhrouhou, pilote de l’avion présidentiel, est contacté, au téléphone, par le PDG de la compagnie Tunisair, qui lui donne la directive suivante : « Il faut partir très vite avec la famille Ben Ali”, a indiqué Cheikhrouhou lors Forum de la mémoire nationale, organisé samedi 28 janvier 2017 par la Fondation Temimi. “Nous voyons arriver le fils, Mohamed, la fille Halima, son fiancé, le président Ben Ali, sa femme, deux nounous et un majordome», a ajouté l’ex-pilote.

D’après ce dernier, Ben Ali a argué qu’il se rend en Arabie saoudite pour accompagner sa famille et « la rassurer » et qu’il compte bien revenir à Tunis avec l’équipage. « Le Président est venu dans le cockpit pour s’inquiéter du plan de vol. Nous avions les autorisations nécessaires », confie l’ex-colonel. L’avion atterrit à Djeddah…

« Le Président nous a dit d’aller nous reposer, qu’il nous appellerait pour le départ », affirme le pilote. Mais les membres de l’équipage avaient déjà eu vent, durant le vol, des développements du soulèvement populaire et de la situation politique en Tunisie. Ils avaient notamment appris que le dernier Premier ministre de Ben Ali, Mohammed Ghannouchi, occupait, temporairement, la fonction de chef de l’État, sur la base d’un « empêchement provisoire » du président. Mahmoud Cheikhrouhou en a tiré les conséquences et a alors demandé au PDG de la compagnie nationale l’autorisation de regagner Tunis, elle lui fut accordée.

Aux objections de ceux qui lui reprochent d’avoir agi ainsi le pilote rétorque : « L’important pour moi c’était de ramener l’avion au pays »…

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Le régime syrien, requinqué par l’aide massive de la Russie, au point d’être à deux doigts de terrasser ses adversaires – la rébellion -, bombe le torse et dicte ses conditions pour s’asseoir à la table des négociations. Damas, par la bouche du vice-ministre des Affaires étrangères, vient de renvoyer l’Arabie saoudite et le Qatar dans les cordes en leur demandant de stopper toute aide aux rebelles sous peine d’être exclus des pourparlers de paix sur la Syrie, rapporte l’agence Reuters ce mercredi 18 janvier 2017.
“Une fois que le Qatar et l’Arabie saoudite auront mis fin à leur soutien du terrorisme, nous discuterons de la question de leur participation aux discussions”, a asséné Faisal Meqdad à la télévision libanaise Al Mayadine.

Pour rappel, le Kazakhstan abrite, à partir de ce lundi 23 janvier, des négociations parrainées par la Russie, l’Iran et la Turquie. La Russie et l’Iran, on le sait, sont des soutiens indéfectibles de Damas ; quant à la Turquie, qui a longtemps oeuvré pour un changement de régime, elle appuie la rébellion, comme l’Arabie saoudite et le Qatar.

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On ne sait pas pour le moment comment va le prendre Riyad, mais avec le verdict de la plus haute juridiction administrative égyptienne, il peut dire adieu aux îlots de Tiran et Sanafir. C’est aussi un vrai camouflet pour le président Abdel Fattah al-Sissi, qui il y a quelques mois, suite à des négociations avec l’Arabie saoudite, avait déclaré ces terres saoudiennes et envisageait de les rétrocéder à Riyad. Pour motiver sa décision et faire passer la pilule, le gouvernement avait argué que les deux îlots appartenaient à l’Arabie saoudite mais que Riyad avait sollicité en 1950 l’aide du Caire pour les protéger…

La Haute cour administrative égyptienne a annulé ce lundi 16 janvier 2017 tout le processus de rétrocession des deux îlots de la mer Rouge à l’Arabie saoudite. Pour la cour, ces deux morceaux de terre, inhabités, sont bien des territoires souverains égyptiens, prenant le contrepied du gouvernement lequel, en avril dernier, avait “marchandé” l’opération avec Riyad. Les autorités égyptiennes avaient profité de la visite du roi Salmane au Caire pour annoncer en grande pompe que Riyad allait prendre possession ces terres, lesquelles lui appartiendraient de droit. La décision avait provoqué la colère des citoyens, qui avaient battu le pavé pour signifier au régime du président al-Sissi leur désapprobation.

Il faut dire l’affaire avait tous les attributs d’une cession en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes puisqu’au moment où le gouvernement égyptien faisait son annonce, l’Arabie saoudite cassait sa tirelire, en milliards de dollars, pour perfuser une économie égyptienne exsangue. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et les relations entre les deux pays sont actuellement plus tendues que jamais…

Le conflit syrien est passé par là

Le moins qu’on puisse dire est que le Caire et Riyad se regardent en chiens de faïence en ce moment, sur fond de divergences profondes autour du dossier syrien. Le jugement de la Haute cour ne va pas arranger les choses. Les positions des deux pays ont toujours été proches dans les grandes affaires du Moyen-Orient, mais là sur le conflit syrien elles sont diamétralement opposées. Le dernier affrontement au sommet s’est produit en octobre 2016, à l’ONU, lors d’un vote sur un texte soumis par la Russie. L’Arabie saoudite s’était dressée contre la proposition du Kremlin en votant contre, l’Égypte avait dit oui. Mais avant cet incident diplomatique, Riyad avait provoqué un tolet, à la surprise générale, en gelant la livraison de produits pétroliers au Caire. Ce qui avait mis l’Egypte dans une position très inconfortable…

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