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Le collectif de défense du martyr Mohamed Brahmi a déposé deux plaintes, l’une administrative et la seconde pénale, contre l’ancien chef du gouvernement, Ali Larayedh, et son ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou.
Selon une déclaration du Courant populaire, ces plaintes ont été déposées le 29 novembre dernier suite à une correspondance de l’actuel ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, concernant “la perte de documents comportant des preuves pénales” sur l’affaire de l’assassinat du député et ancien coordinateur général du Courant populaire, Mohamed Brahmi.
Le collectif de défense avait demandé au juge d’instruction de joindre ces documents au dossier de l’affaire. La même demande a été faite à l’actuel ministre de l’Intérieur qui a déclaré que “ces documents officiels classés” secret “n’ont pas été sauvegardés“.
Pour le parti, les déclarations de l’actuel ministre laisseraient entendre que ces documents ont été détruits pour éviter de compromettre le chef du gouvernement de l’époque, Ali Larayedh et le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou et d’affirmer qu’ils étaient au courant que Mohamed Brahmi était la cible d’un assassinat.
Le parti rappelle que les courriers adressés à la Présidence du gouvernement par le ministère de l’Intérieur entre le 12 et le 24 juillet 2013 ont comporté des alertes sur un probable assassinat de Mohamed Brahmi.
Mohamed Brahmi, membre de l’ancienne Assemblée nationale constituante, avait été abattu, le 25 juillet 2013, devant son domicile à la cité El-Ghazela, à l’Ariana.

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Lors de son audition, ce vendredi 17 novembre 2017, par la Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger à l’ARP sur le budget de 2018, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a fait savoir qu’il ignore si des partis tunisiennes sont impliquées ou non dans l’assassinat de Mohamed Zouari.

Il a par ailleurs indiqué qu’il avait déjà reçu un rapport sur l’assassinat de Mohamed Zouari de la part du Hamas, mais il l’a transmis au ministère de l’Intérieur sans le consulter. “Le MI est la seule partie qui peut consulter le rapport“, a assuré Jhinaoui, soulignant que son ministère s’engagera à dévoiler les détails de ce dossier après l’obtention de l’autorisation et de l’information de la part de l’Intérieur.

Jhinaoui a tenu toutefois à préciser que ce rapport à été préparé par le Hamas sans coordination avec les autorités tunisiennes.

Rappelons que l’ingénieur tunisien Mohamed Zouari a reçu jeudi 15 décembre 2016 six balles tirées par des inconnus à quelques mètres de son domicile à El Aïn (Sfax).

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu mercredi, Houda Nagdh, veuve du martyr Lotfi Nagdh, à l’occasion de la commémoration du 5e anniversaire de son assassinat.
A l’issue de la rencontre, Houda Nagdh a dit avoir informé le chef de l’Etat des derniers développements de l’affaire de l’assassinat de son défunt époux, formant l’espoir de voir la justice révéler toute la vérité sur ce crime et l’imputer aux agresseurs loin de toutes pressions politiques, de manière à rendre justice à la famille de Lotfi Nagdh et à ses enfants.

La chambre criminelle près la cour d’appel de Sousse avait décidé, le 26 septembre 2017, de reporter au 28 novembre 2017 l’examen de l’affaire de l’assassinat du coordinateur régional du mouvement de Nidaa Tounes et président de l’Union régionale des agriculteurs à Tataouine.
La demande du report vise à approfondir l’examen de certains éléments des rapports médicaux de l’affaire.
Selon la défense, les résultats de la première et de la seconde autopsie sont différents. Le comité de défense des héritiers de Lotfi Nagdh a demandé d’auditionner de nouveau les trois médecins auteurs de la deuxième autopsie.

Quatre personnes membres de la ligue de protection de la révolution (dissoute) étaient accusées d’avoir lynché à mort Lotfi Nagdh, le 18 octobre 2012 devant son bureau, lors d’une manifestation hostile au Mouvement Nidaa Tounes.
En novembre 2016, le Tribunal de première instance de Sousse avait prononcé un non-lieu dans cette affaire, un verdict qui a été fortement contesté.

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Des sources au sein du Ministère de l’Intérieur ont  indiqué au  site Tunis Tribune  que le chargé du renseignement de l'ambassade Allemande

La cinquième Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis spécialisée dans les affaires terroristes a décidé mardi le report de l’examen de l’affaire de l’assassinat du martyr Mohamed Brahmi à la demande du comité de défense.
Selon maître Leila Haddad, membre du comité de défense, l’examen de cette affaire aurait lieu en décembre ou en janvier prochains.
Le Comité de défense a demandé ce report pour regrouper les éléments du dossier subdivisé en sous-dossiers par le juge d’instruction près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
Les sous-dossiers portent notamment sur la dissimulation d’un document fourni par les renseignements américains sur la planification de l’assassinat de Mohamed Brahmi ainsi que sur le dossier du policier Abdelkarim Laâbidi, accusé d’avoir transporté l’auteur de l’assassinat, Aboubaker Hakim, dans sa voiture.
Mohamed Brahmi, membre de l’ancienne Assemblée nationale constituante (ANC) et coordinateur général du Courant populaire avait été assassiné, le 25 juillet 2013, alors qu’il quittait son domicile à la cité El-Ghazela.

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Fin tragique pour le consul honoraire de la Malaisie au Madagascar. Said Hussein Ali Raza, un businessman malgache d’origine indo-pakistanaise, a reçu trois balles en plein centre ville d’Antananarivo, pendant qu’il garait son véhicule devant l’ambassade de l’Inde, rapporte BBC Afrique. Des tireurs sur une moto le suivaient manifestement depuis un bon moment, précise l’Express de Madagascar.

Ce dernier ajoute qu’on ne dispose pour le moment d’aucune information fiable sur le mobile du crime. La rumeur évoque un règlement de compte, au sein de sa communauté. Ce qu’on sait par contre c’est qu’un février 2010, la victime avait été mêlée à une affaire d’enlèvement à Fianarantsoa, un mandat d’arrêt avait même été lancée contre lui et d’autres accusés. Ali Raza s’en était tiré avec une liberté provisoire. Mais rien ne permet de lier son assassinat à ce kidnapping…

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Le député de l’Union constitutionnelle (UC), Abdellatif Merdas, a été tué par trois tirs de balle devant son domicile au quartier Californie à Casablanca. L’Union Constitutionnelle se réunit ce 8 mars pour faire le point sur cette tragédie, rapporte le site Telquel.ma.

Ses assaillants se trouvaient dans une voiture immatriculée à l’étranger, d’après la même source. Grièvement blessé au cou et au thorax, il a succombé à ses blessures provoquées par trois tirs de balles.Pour l’heure, le mobile du crime et l’identité des assaillants ne sont pas connus. Les autorités poursuivent leurs recherches et le périmètre a été bouclé pour les besoins de l’enquête, a ajouté la même source.

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La police canadienne a annoncé qu’un tunisien a été assassiné en bas d’un complexe de condominiums à Vancouver , nous apprend le site cbc.ca.

Il s’agit bien de Sofien Kazdaghli, âgé de 39 ans, a été tué au 438 Seymour Street, au centre-ville de Vancouver.

Le suspect, Diego Alphonso Huerta, âgé de 21 ans, a été arrêté le lendemain alors qu’il allait prendre un bus à la station de Greyhound, a ajouté la même source.

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Emmanuel Niyonkuru, ministre burundais de l’Eau, de l’Environnement et de la Planification, a été abattu hier dimanche 1er janvier 2017, tôt dans la matinée, dans la capitale, Bujumbura. La police a mis la main sur deux suspects : une dame qui était dans la voiture du ministre et le gardien de son domicile.

Niyonkuru, 54 ans, a été mortellement atteint par balles quand il rentrait chez lui à Rohero, vers 00h45. Cet assassinat est le premier ciblant un ministre en fonction depuis que le président Pierre Nkurunziza a plongé le pays dans une grave crise politique en s’entêtant à postuler pour un troisième mandat, en avril 2015, alors que la Constitution le lui interdit formellement.
Au moins 500 personnes ont trouvé la mort dans les heurts violents et 300.000 citoyens ont quitté le pays depuis 2015.

Le Burundi n’a pas connu d’assassinat politique depuis l’an dernier, où deux anciens ministres et un député avaient été abattus. Plusieurs officiers burundais avaient subi le même sort. Le meurtre de Niyonkuru rompt donc des mois de relative accalmie, donc des conséquences incalculables pour un pays à la dérive, lâché par la communauté internationale…

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Selon des sources citées, ce samedi 31 décembre, par le quotidien Achourouk, les autorités sécuritaires chargées des investigations sur l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari n’ont pas pu jusqu’à présent identifier «la partie étrangère» derrière ce crime. Cela est imputable à la difficulté de trouver des «preuves irréfutables» impliquant cette partie.

D’après la même source, des complices intérieurs ont eu un rôle très important dans le meurtre de l’ingénieur.

On rappelle que l’assassinat de Zouari, jeudi 15 décembre 2016, par six balles tirées par des inconnus à quelques mètres de son domicile à Sfax, a suscité une vive polémique en Tunisie. Quelques jours après ce drame, des politiciens et des journalistes ont mis le feu aux poudres en l’attribuant au Mossad.

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La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, mardi, la libération de trois accusés dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, a indiqué le porte-parole du tribunal, Sofiène Selliti.
Il s’agit de Mohamed Ali Naimi, de Mouadh Hemaidia et de Ahmed Ben Aoun , a précisé Selliti dans une déclaration à l’agence TAP.
Le Tribunal a, également, décidé le report de l’affaire au 25 avril 2017 à la demande de la Défense, apprend-on de même source.
Mohamed Jmour, secrétaire général adjoint du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU) et membre du comité de défense dans l’affaire Chokri Belaïd, avait annoncé que le parti organisera, demain mercredi, une conférence de presse à Tunis afin de présenter de nouveaux éléments dans l’affaire de l’assassinat.

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A n’en pas douter, l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari est un profond traumatisme, national, et vécu comme tel par les citoyens, jusqu’au tréfonds de leurs âmes. Le tolet qu’a provoqué cette exécution froide, en pleine journée, à deux pas de son domicile, à Sfax, l’illustre parfaitement. Pour des Tunisiens qui sont encore hantés par les meurtres de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, qui n’ont d’ailleurs toujours pas été élucidés, l’affaire Zouari est la tuerie de trop. Mais ce qu’on peut comprendre pour des citoyens, sous le coup de l’émotion, on peut difficilement le pardonner à l’élite politique, et encore moins à l’exécutif, censé justement piloter le bateau, rationnellement, en résistant aux appels des bas instincts et de l’émotion populaire.

Presque immédiatement après le meurtre de Mohamed Zouari, c’est “massacre à la tronçonneuse”. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sous la pression des députés et d’une partie de l’opinion publique, et avant même d’avoir diligenté une enquête sur les éventuels ratés, comme cela se fait dans tous les pays qui se respectent, a endossé un de ses rôles favoris : Celui de coupeur de têtes. Il a commencé à Sfax, en démettant de leurs fonctions les patrons de la sûreté nationale et le gouverneur, et projette, dit-on, de frapper ailleurs. Voilà, on y retourne : Il suffit d’offrir quelque têtes en pâture pour que tout soit réglé, comme par enchantement. Alors qu’on sait tous qu’en cas de dysfonctionnement dans les affaires de sécurité nationale, si effectivement dysfonctionnement il y a, ce sont des réformes structurelles, en profondeur et dans la durée, qui permettent d’apporter des correctifs, et non des réactions épidermiques, à chaud, forcément improvisées et donc fatalement improductives. Mis à part le vernis du changement, ces mouvements intempestifs, qu’affectionnent particulièrement Chahed – les gouverneurs en savent un rayon -, ne donnent rien de bon. Ils donnent la désagréable et désastreuse impression que celui qui conduit les destinées du pays est nerveux, impulsif et qu’il pilote à vue, sans avoir de recul sur les événements.

La pression, surtout pour l’exécutif, est mauvaise conseillère et pousse à la faute. Nous n’avons pas vu après les terribles attentats de Paris et de Bruxelles le président français ou le Premier ministre belge mettre la tête des responsables sécuritaires sur le billot et les faire valser. Idem pour la chancellerie allemande, en dépit du grand émoi provoqué par l’attentat de Berlin, à la veille des fêtes de fin d’année. Cette attaque a été vécue par le peuple allemand comme une terrible injustice au regard justement des efforts que fait Angela Merkel pour accueillir et intégrer la misère du monde. Une intransigeance qui lui a d’ailleurs couté très cher politiquement. Et pourtant Merkel n’a pas dit haro sur les cadres sécuritaires ou je ne sais quel notable local. L’affaire a été gérée avec calme, retenue, en bonne professionnelle de la gestion des affaires publiques qu’elle est. Exiger la même chose de Chahed est-ce trop demander ?!

Pot de terre contre pot de fer

Si l’affaire n’était pas aussi grave, on aurait ri des cris d’orfraie des députés, qui ont exigé des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères des explications, au Parlement. Salem Labiadh a même poussé l’emballement et l’hystérie collective jusqu’à demander la tête du patron du département de l’Intérieur. Et que dire des demandes pressantes pour poursuivre les très probables auteurs de ce crime, les services secrets israéliens – le Mossad. Ces messieurs dames ont sans doute oublié, à cause de la montée de la fièvre à l’Assemblée des Représentants du peuple, l’assassinat de Abou Iyad et Abou Mohamed, désignés par le Mossad comme les commanditaires de la prise d’otages sanglante (12 morts) des athlètes juifs lors des Jeux olympiques de Munich, en Allemagne, en 1972. Les deux Palestiniens avaient été exécutés en Tunisie, où ils avaient trouvé refuge, traqués par les Israéliens. Leur meurtre bouclait une longue liste de dirigeants de l’OLP que le Mossad a implacablement pistés, sur des années, et finalement assassinés, au nez et à la barbe des autorités des pays qui les avaient accueillis. Et quelles ont été les conséquences fâcheuses pour l’Etat Hébreu, en termes de mesures de rétorsion ? Des clopinettes… En tout cas rien qui puisse contraindre Israël à rentrer dans le rang.

Nos chers députés oublient peut-être un peu vite qu’ils parlent d’un pays qui a systématiquement violé toutes les résolutions de l’ONU depuis sa création, s’adossant sur le soutien indéfectible du grand frère américain, dont les Parlements sont noyautés par les lobbies juifs très actifs et au pouvoir financier terrifiant. D’ailleurs le dernier pied de nez de Tel Aviv à la communauté internationale date d’il y a à peine quelques jours, le vendredi 23 décembre 2016, après le vote du Conseil de sécurité des Nations Unies demandant à Israël de cesser la colonisation. Israël, avant même le vote, avait fait savoir, comme les nombreuses fois précédentes, qu’il piétinerait la résolution. C’est le seul pays au monde à oser braver l’ONU de la sorte sans que cela fasse pleuvoir sur lui une pluie de sanctions. Israël peut dormir ses deux oreilles, le puissant mentor américain y veille. En parlant des Etats-Unis, ils se sont abstenus lors du dernier vote à l’ONU, et n’ont pas brandi leur sempiternel véto qui jusque-là tuait dans l’oeuf toute initiative pour tenter de ramener l’Etat hébreu à la raison, notamment dans l’épineux dossier de la colonisation des terres palestiniennes. Pour une fois, le geste sensationnel des Américains a permis de troubler le sommeil du Premier ministre israélien, qui s’est défoulé, à coups de représailles diplomatiques, sur le Sénégal, la Nouvelle Zélande et d’autres pays, qui ont commis le sacrilège de faire voter ce texte à l’ONU. Mais ne nous leurrons pas, la crise de conscience de Washington s’arrêtera là, il ne mettra pas en difficulté plus que ça le petit frère israélien. Tout de même, ce sont les mêmes USA qui ont fait savoir il y a quelques mois qu’ils vont porter l’aide militaire à l’Etat hébreu à un niveau sans précédent…

Les députés tunisiens, enhardis et irréalistes, demandent à leur exécutif d’affronter ce même Israël porté à bout de bras par le pays le plus puissant de la planète. On demande à cette “petite” Tunisie, qui n’a même pas les moyens de sa politique au point d’ameuter les investisseurs du monde entier – “Tunisia 2020” – pour lui donner les moyens de se requinquer, de croiser le fer avec un Etat – Israël – rompu à toutes les manoeuvres dilatoires et illégales pour transgresser le droit international, impunément. A part mettre le gouvernement tunisien dans l’embarras, en le poussant à enfourcher un cheval qu’il n’a pas la possibilité de contrôler, ces cris des députés ne rendent absolument pas service à la nation. Du pur divertissement, et pas de bon goût, qui plus est dangereux car pouvant pousser les autorités à emprunter des sentiers couteux en temps et en deniers publics et dont on connait d’avance les résultats : Nuls.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu ce vendredi 23 décembre une séance plénière consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères.

Cette séance qui survient une semaine après l’assassinat de Mohamed Zouari a été demandée par les quatre blocs parlementaires. Elle vient à un moment où les investigations se poursuivent à une allure accélérée, débouchant sur plusieurs arrestations de suspects.

Un acte terroriste ?

L’assassinat de l’ingénieur tunisien le 15 décembre 2016, par six balles tirées par des inconnus à quelques mètres de son domicile à El Aïn (Sfax), continue de provoquer de sérieux remous, d’autant plus que l’opinion publique est très émue par cette affaire qui lui rappelle l’assassinat du dirigeant palestinien Abou Jihad en 1988 à Sidi Bou Saïd par des agents infiltrés du Mossad.

Cet assassinat, qui a impliqué, indirectement, plusieurs ressortissants tunisiens, était planifié depuis juin dernier et a été fermement dénoncé par l’ARP.

Le président de l’Assemblée, Mohamed Ennaceur, a considéré qu’il s’agit d’un acte criminel grave et d’un acte terroriste. « Ce crime odieux nous ramène le spectre des assassinats politiques programmés et orchestrés », a ajouté Ennaceur à l’ouverture de la séance. Et de préciser : « les circonstances du meurtre de Zouari ouvrent la porte à plusieurs possibilité dont notamment la planification et l’exécution de cette opération par des parties étrangères ».

Pour Ennaceur,  cet assassinat porte atteinte à la souveraineté du pays, il a appelé le gouvernement à accélérer le rythme afin de dévoiler les circonstances et les personnes impliquées, et de les suivre selon les conventions internationales.

Les dysfonctionnements de l’appareil sécuritaire

Pour les députés intervenants, cet assassinat a mis en cause le fonctionnement de l’appareil sécuritaire national.

Plusieurs députés ont dans ce cadre affirmé que ce meurtre a révélé les failles dans le dispositif sécuritaire, ils ont demandé que la lumière soit faire sur ce crime et des explications sur la piste attribuant cet acte au Mossad.

Le député Sahbi Ben Fraj a dans ce contexte précisé que l’assassinat de Mohamed Zouari a pointé du doigt les lacunes enregistrées au niveau de nos dispositifs de renseignement. Ces lacunes sont également expliquées par la politique adoptée depuis la révolution, fondée essentiellement sur la dissolution de la police de la sûreté de l’Etat et des renseignements en 2011.

Les critiques des députés se sont fondées sur le limogeage du gouverneur de Sfax et deux responsables de la sécurité de la ville de Sfax. Et d’autres têtes vont tomber prochainement. Selon des sources bien informées citées ce vendredi par le quotidien Al Maghreb, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, procédera dans les heures à venir au limogeage de plusieurs hauts responsables, dont notamment le directeur des frontières et des étrangers, le chef de la sécurité touristique et le chef du district de Beb Bhar.

Outre ces failles, l’accent a été mis par d’autres députés opposants comme Zied Lakhdar sur les dispositifs de renseignement, qui se sont avérés toujours actifs en Tunisie, que ce soit dans un cadre journalistique ou associatif.

Cette fragilité vient de prendre de l’ampleur notamment avec la démission du directeur général de la sûreté nationale, Haj Ali, le jour même de l’assassinat de Zouari. L’ex-patron de la sûreté nationale pourrait être auditionné à propos des défaillances ayant facilité ce meurtre, une information relayée par plusieurs supports médiatiques.

La criminalisation de la normalisation avec Israël

Des voix se sont par ailleurs élevées au sein de l’ARP pour demander la criminalisation de la normalisation avec l’entité sioniste. C’est le cas du Front Populaire, du Mouvement du Peuple ou encore d’Ennahdha.

Cette action demeure plus que jamais une exigence, surtout qu’Israël ne nie pas son implication dans le meurtre de Zouari, décrit comme un des cadres du Hamas, spécialisé dans le développement de drones. La preuve : Le ministre israélien de la Défense, Avidgor Liberman a reconnu, à mots à peine couverts, que le Mossad est derrière le meurtre de l’ingénieur tunisien.

Cette reconnaissance ne peut constituer qu’une violation de la souveraineté nationale tunisienne, qu’il faut de défendre, selon les députés, qui n’ont pas manqué de critiquer le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, qui s’est gardé de citer un pays ou un service précis. Lors d’un récent point de presse, Majdoub s’était borné à souligner que l’élimination de Zouari est liée à ses compétences académiques et ses relations avec des organisations régionales.

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Faute de l’apprendre de la bouche des responsables tunisiens, c’est en Israël même qu’a été confirmé l’assassinat par le Mossad de l’ingénieur aéronautique tunisien Mohamed Zouari. Et c’est le correspondant militaire de l’influent journal israélien Yediot Aharonot, Alex Fisherman, qui s’en est chargé dans un article où il a détaillé le message que les services de renseignement israéliens ont voulu adresser à Hamas.

Il a d’abord estimé que les auteurs de l’assassinat voulaient que tout le monde sache que la victime a trouvé la mort dans la ville où elle était née 49 ans auparavant avec huit balles dans le corps. En outre, le cerveau de l’opération a tenu à ce que le mouvement Hamas lui-même révèle la nature de l’activité de Mohamed Zouari au sein de l’organisation et impute la responsabilité de son assassinat au Mossad. « Rendre publiques ces informations est un élément de dissuasion dans la guerre quotidienne contre le ‘terrorisme’ qui a lieu non seulement le long des frontières mais aussi à des milliers de kilomètres d’Israël », selon les dires de Fisherman qui note que, quelques heures après l’opération, les forces de sécurité tunisiennes ont annoncé avoir saisi les voitures des auteurs de l’assassinat où ont été trouvées des armes ainsi que des téléphones cellulaires, sans doute laissés à dessein.

Il y a aussi des assassinats tranquilles. Il suffit de se rappeler la tentative d’assassinat de Khaled Mashaal en Jordanie, ou l’assassinat de Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï, qui étaient tous deux à la fois supposés « mourir de mort naturelle » sans aucune trace de violence. Ces cas ont fait les manchettes de l’actualité en raison de l’impossibilité de garder secrètes ces opérations. L’assassinat de Zouari rappelle celui des scientifiques iraniens qui ont été tués par des hommes armés en pleine rue. Ces assassinats ont fait rapidement les gros titres de la presse, et là encore le Mossad est pointé d’un doigt accusateur.

Citant la presse tunisienne, Alex Fisherman a fait état de plusieurs tentatives pour mettre en garde l’ingénieur et le dissuader de poursuivre sa collaboration avec les organisations « terroristes ». L’assassinat était apparemment le dernier moyen de l’arrêter, a souligné le correspondant militaire de Yediot Aharonot, qui ajoute sur un air de fausse ingénue que «  s’il y a une part de vérité dans l’affirmation selon laquelle Israël était derrière l’assassinat, on peut supposer que celui qui a donné le feu vert à l’opération – en d’autres termes, la plus haute personnalité politique de l’Etat- a estimé que l’assassinat arrêterait les organisations palestiniennes de se doter de capacités qu’ Israël considère comme une «ligne rouge».

D’après des rapports étrangers cités par la même source, Israël opère en Syrie pour contrecarrer les livraisons d’armes au Hezbollah, comme elle l’a fait au Soudan pour barrer la route à la contrebande d’armes vers Hamas. Si Zouari était effectivement une cible pour Israël, l’étendue des dégâts due à ses activités justifierait hautement le risque d’avoir des ennuis avec la Tunisie, un pays avec lequel Israël serait heureux d’entretenir des relations.

L’ « arme surprise »

La presse tunisienne a indiqué que le talentueux ingénieur n’est pas spécialisé uniquement dans la fabrication des drones, mais a également commencé à développer des systèmes robotiques pour l’armement marin. Si le Hamas mettait la main sur une telle capacité, cela mettrait en danger les bâtiments de la Marine israélienne et les plates-formes de forage de puits de pétrole, ce qui représente une menace très problématique pour Israël.

Les officiers du Commandement Sud affirment que la force de dissuasion d’Israël vis-à-vis de Hamas est limitée dans le temps. Il y a une course aux armements qui a lieu entre la construction du mur anti-tunnel qu’Israël érige le long des frontières de la bande de Gaza et les intenses préparatifs de guerre menés par Hamas.

A ce jour, le mouvement Hamas a achevé la construction de près de 100 kilomètres de tunnels défensifs. Dans le même temps, il a essayé de reconstruire presque la totalité du tunnel offensif à la frontière avec Israël, détruit lors de la guerre de Gaza de 2014. L’organisation a considérablement augmenté sa puissance sous-marine, tente de ramener les capacités de ses roquettes aux volumes et gammes qui étaient les leurs auparavant et a augmenté ses unités spéciales – la Nukhba – portant leurs effectifs à environ 4000 personnes. Surtout, Hamas mobilise d’énormes énergies dans la fabrication de l’«arme surprise», qui peut saper le moral d’Israël et sa détermination à combattre. L’un de ces plans porte sur le domaine robotique – tant en mer que dans les airs. L’assassinat de l’ingénieur tunisien pourrait perturber ou au moins retarder les activités d’armement du Hamas dans ces domaines, conclut le correspondant militaire de Yediot Aharonot.

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Nous venons d’apprendre, d’une source digne de foi, que le journaliste israélien qui a récemment tourné le reportage sur l’assassinat de Mohamed Zouari à Sfax n’a pas encore quitté le sol tunisien.

A noter que le ministère de l’Intérieur a ordonné l’ouverture d’une enquête sur les déplacements de ce dernier ainsi que sur la société de production qui a permis la diffusion de son reportage, sachant que l’Agence nationale des fréquences ne lui a délivré aucune autorisation.

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Un accord a été conclu pour réclamer du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de réunir le bureau afin d’organiser une séance plénière urgente autour de l’assassinat de Mohamed Zouari.

Cette appel est une initiative de la députée, Yamina Zoghlami et avec le soutien d’un groupe de députés des différents blocs.

Dans une déclaration ce lundi 19 décembre 2016, à Mosaïque Fm, Yamina Zoghlami a indiqué que l’affaire touche le pouvoir national et que l’ARP est dans l’obligation de clarifier sa position et demander des comptes au pouvoir exécutif.

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Dans une déclaration, ce lundi 19 décembre 2016 à Shems Fm, le porte parole des tribunaux de Sfax et le vice-procureur général de la Cour d’Appel à Sfax, Mourad Turki a affirmé que jusqu’à présent le caractère terroriste n’a pas été attribué à l’affaire de l’assassinat de Mohamed Zouari.

Il a par ailleurs précisé, à la même source, qu’a priori la qualification juridique du caractère terroriste de cette affaire n’est pas envisageable pour le moment, tout en expliquant que généralement cette attribution se fait à l’issue de toutes les investigations faites par le juge chargé d’enquêter sur le dossier.

Mourad Turki a ajouté que le juge chargé d’enquêter sur cette affaire est le seul à pouvoir lui attribuer ou non un caractère terroriste.

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Les unités de la sûreté nationale de Djerba ont réussi, tôt dans la matinée de ce vendredi 16 décembre 2016, à arrêter deux individus non armés, accusés d’être impliqués dans l’assassinat de l’ingénieur inventeur sfaxien, Mohamed Zouaoui, rapporte Jawhara fm.

On rappelle que la victime en question a été tuée, jeudi 15 décembre 2016, de 20 balles tirées par un pistolet silencieux.

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La police belge a interpellé six personnes soupçonnées d’être impliquées dans une attaque à la machette commise contre deux policières devant le commissariat central de Charleroi au mois d’août et revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), rapporte « Reuters ».

Le parquet fédéral belge a précisé, mercredi , que des perquisitions menées dans huit maisons à Charleroi et dans les environs de la ville avaient permis de saisir plusieurs armes similaires à celle employée lors de l’agression, indique la même source.

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Yan Corrie, un Britannique naturalisé français, âgé de 66 ans, a été retrouvé mort depuis deux jours dans une maison de location à Djerba.

Selon des informations rapportées par « Nice-Matin », qui cite des unités sécuritaires tunisiennes, des jeunes âgés de 18 et 21 ans auraient été interpellés dans le cadre de l’enquête.

Des traces de violence et de strangulation ont été retrouvées sur le corps du sexagénaire. Une autopsie est par ailleurs en cours pour déterminer les causes du décès, ajoute la même source.

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Omar Takrouni, président de la délégation spéciale d’Hammam Zriba à Zaghouan a été victime, mercredi soir, d’une tentative d’assassinat près de son domicile, rapporte Shems Fm.

Deux individus ont attaqué Omar Takrouni, avant de l’étrangler. La victime qui a perdu connaissance a été transférée à l’hôpital régional de Zaghouan.
Un des agresseurs a été arrêté et l’autre est encore en fuite. Il s’est avéré qu’il est marchand ambulant. Avant cette agression, il a demandé au président de la commission spéciale d’obtenir un permis pour s’installer au marché, indique la même source.

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