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Sous une pression internationale folle, l’Arabie saoudite a fini par plier et lancer des enquêtes pour faire la lumière sur la mort du journaliste Jamal Khashoggi, qui collaborait avec le journal américain Washington Post et qui était connu pour ses piques contre le régime saoudien. Le procureur général du royaume a rendu sa copie ce jeudi 15 novembre 2018 : le prince héritier Mohammed Ben Salmane a été entièrement blanchi, alors que tous les regards étaient braqués sur lui après ce crime d’Etat commis le mois dernier au consulat de son pays à Istanbul, en Turquie, ce qui avait déclenché l’ire de Recep Tayyip Erdogan.

D’après le procureur général adjoint et porte-parole, Shaalan al-Shaalan, qui a pris la parole dans une conférence de presse, Ben Salmane ne sait rien de l’affaire Khashoggi et n’est en rien mêlé à cet assassinat sauvage, rapporte Le Parisien. Al-Shaalan a fait porter le chapeau au chef adjoint des services saoudiens, le général Ahmed al-Assiri, qui aurait demandé qu’on lui ramène coûte que coûte le journaliste. Mais le responsable de l’équipe de «négociateurs» envoyés en Turquie aurait décidé de son propre chef d’exécuter Khashoggi, a affirmé le procureur général adjoint.
Il a indiqué que la victime avait été droguée et démembrée dans les locaux mêmes de la mission diplomatique après sa mort, le 2 octobre, et sa dépouillé a été confiée à un agent posté à l’extérieur du consulat.

Pour faire bonne figure, 11 suspects sur un total de 21 ont été formellement inculpés et seront traduits devant la justice. 5 d’entre eux risquent la peine de mort… Et rien pour le futur souverain saoudien, ce qui n’est pas étonnant avec une justice complètement aux ordres. «Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir» a écrit le poète français Jean de La Fontaine en 1678. L’histoire ne l’a jamais démenti depuis…

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Le Président de la Commission des droits de l’homme du Royaume d’Arabie saoudite a décliné lundi sa feuille de route et rappelé ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

« La vision 2030 saoudienne qui comprend des plans et des programmes qui ont pour but de transformer le royaume en un modèle à tous les niveaux, comprend le droit à la vie, à la sécurité, à la santé, à l’éducation, au travail, le droit à la protection de la famille, la responsabilisation des femmes », a précisé Bandar bin Mohammed Al-Aiban.

Le chef de la délégation saoudienne a insisté sur la « stratégie nationale de développement qui est en cours de déploiement et qui comprend tous les principes et éléments fondamentaux qui ont pour but de protéger et promouvoir les droits humains ».

Pendant environ trois heures de dialogue interactif avec l’Arabie saoudite, les membres du Conseil des droits de l’homme ont pu par la suite émettre des critiques et faire des recommandations.

La mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre dernier a plané lors des débats de l’Examen périodique universel (EPU), procédure à laquelle doivent se soumettre les membres des Nations Unies environ tous les quatre ans.

Près d’une quarantaine de délégations sur les 97 Etats membres qui ont pris la parole lors de l’examen périodique universel se sont exprimées sur la disparition du journaliste saoudien et éditorialiste du Washington Post, au long de la matinée.

Les représentants d’Australie, de Belgique, du Canada et d’Italie se sont joints aux autres pour demander une enquête crédible et approfondie sur la mort de Khashoggi.

« Les informations selon lesquelles le meurtre avait été prémédité sont extrêmement alarmantes », a déclaré l’Ambassadrice australienne Sally Mansfield.

Certains Etats avaient même soumis par avance une liste non exhaustive des questions à poser à la délégation saoudienne. Le Royaume-Uni, l’Autriche et la Suisse ont ainsi envoyé à l’avance leurs questions sur l’affaire Khashoggi.

Dans le contexte de « la récente mort du journaliste Jamal Khashoggi », le Royaume-Uni a demandé des informations sur « les allégations d’arrestations de critiques du gouvernement, et de censure croissante de la presse ».

De son côté, la Suisse a interpellé Ryad sur les garanties d’une enquête crédible, impartiale et indépendante sur la disparition de Jamal Khashoggi.
Riyad exprime ses regrets et promet une enquête juste sur la mort de Khashoggi

En réponse à ces interpellations, l’Arabie saoudite a indiqué avoir « déjà exprimé ses regrets à l’occasion du décès de Jamal Khashoggi ».

Notre gouvernement est engagé à mener une enquête juste et toutes les personnes impliquées dans ce crime seront poursuivies en justice.
-Bandar bin Mohammed Al-Aiban, Président de la Commission des droits de l’Homme du Royaume d’Arabie Saoudite

« Une enquête a été ouverte sur cette affaire, en vertu des Lois en vigueur afin d’établir les faits et de veiller à ce que tous les auteurs soient traduits devant la justice », a déclaré le Président de la Commission des droits de l’homme du Royaume d’Arabie saoudite.

« Notre gouvernement est engagé à mener une enquête juste et toutes les personnes impliquées dans ce crime seront poursuivies en justice », a ajouté Bandar bin Mohammed Al-Aiban.

La Suède, qui avait soumis par écrit des questions à Riyad, a demandé à l’Arabie saoudite « les mesures qui seront prises pour améliorer le respect de la liberté d’expression et la sécurité des journalistes » en Arabie saoudite.

Et lors des débats ce lundi matin, l’ambassadeur de France, François Rivasseau, a appelé l’Arabie saoudite à « mettre fin immédiatement à l’emprisonnement et aux arrestations arbitraires » de journalistes et de militants, et à garantir la liberté de religion ».

Dans son Rapport national saoudien transmis le 20 août 2018 portant notamment sur la problématique de la liberté d’opinion et d’expression, l’Arabie saoudite a rappelé que la publication de nombreux journaux, en version papier et électronique, la création de multiples chaînes télévisées et radiophoniques ainsi que les mesures visant à faciliter l’utilisation des divers médias sociaux indiquent « qu’un espace et une attention de plus en plus grands sont accordés à la liberté d’expression et d’opinion et qu’il existe des moyens d’exercer ce droit ».

S’agissant du conflit au Yémen, l’Arabie saoudite souligne que « les forces de la coalition ont non seulement cherché à épargner les civils, en particulier les enfants et les femmes, et les biens de caractère civil, mais se sont donné pour mission de protéger les civils contre les violations flagrantes commises par les milices houthistes armées soutenues par l’Iran, y compris les attaques aveugles, les meurtres, la torture, les disparitions forcées, les évacuations forcées, les sièges et l’enrôlement d’enfants ».

Pour Riyad, les forces de la coalition font également mener des enquêtes sur toutes les allégations concernant des actes dirigés contre des civils, des installations civiles ou des organismes humanitaires, et les conclusions des enquêtes sont annoncées lors de conférences de presse.

« Nous devons réitérer notre détermination à protéger les civils et les infrastructures de notre pays », a fait remarquer Bandar bin Mohammed Al-Aiban.
Lois discriminatoires à l’encontre des femmes et lutte contre le terrorisme

Par ailleurs, dans un rapport publié fin août en vue de cette réunion sur l’Arabie saoudite, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a énuméré une série de motifs d’inquiétude, comme les lois discriminatoires à l’encontre des femmes (Comité pour l’élimination de la discrimination), la violence sexiste ou encore les pratiques discriminatoires des enfants et des femmes appartenant à la communauté chiite ou les enfants de travailleurs migrants (Comité des droits de l’enfant).

L’ONU a aussi déploré le maintien de la peine de mort et le nombre croissant d’exécutions dans le pays. Le rapport (Comité contre la torture) se dit aussi préoccupé par la loi de 2014 sur la lutte contre le terrorisme qui donne une définition « extrêmement large » du terrorisme et permet de criminaliser l’expression pacifique de certains actes.

En outre, l’Autriche, la Belgique et le Danemark ont fait part de leurs préoccupations concernant les arrestations d’activistes, y compris de femmes pour leurs campagnes en faveur des droits.

Parmi les pays ayant envoyé en avance leurs questions à la délégation saoudienne, le Canada a ainsi souhaité avoir des précisions sur le statut des femmes activistes actuellement en détention, y compris une liste des accusations qui leur sont reprochées et la date de leur procès.

Enfin, les Etats-Unis ont pour leur part interpellé Riyad sur le système de la « kafala », qui oblige les travailleurs à obtenir l’autorisation écrite de leurs employeurs pour changer d’emploi ou quitter le pays. Ils ont aussi demandé si l’Arabie saoudite entend modifier sa loi sur le terrorisme pour qu’elle n’inclut pas des actes liés à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique.

A noter que dans le Rapport national soumis le 20 août 2018, l’Arabie saoudite a insisté sur sa Loi relative à la lutte contre les crimes terroristes et le financement du terrorisme.

« Promulguée par le décret royal du 1er novembre 2017, cette loi définit le crime terroriste et les procédures concernant l’arrestation, la détention, la mise en liberté dans l’attente du jugement, la désignation d’un conseil, la juridiction compétente appelée à connaître de l’affaire, la qualification des infractions et les peines encourues », a fait remarquer Riyad.

Au sujet des droits des femmes, le rapport a rappelé le décret souverain du 26 septembre 2017 comprenant l’adoption des dispositions du Code de la circulation routière qui prévoit notamment la délivrance de permis de conduire aux hommes comme aux femmes.

En outre, avec la promulgation du décret royal N°97 du 31 mai 2018, la Loi sur la lutte contre le harcèlement vise à combattre et prévenir le harcèlement, érigé en infraction pénale, à punir les auteurs de ces actes et à protéger les victimes, dans le respect de la vie privée, de la dignité de la personne et de la liberté personnelle, garanties par la charia et la législation en vigueur.

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Sous une pression internationale folle, la défense des autorités saoudiennes suite à l’exécution du journaliste Jamal Khashoggi commence à craquer. Pour la première fois depuis le début de cette affaire, le procureur général d’Arabie saoudite a admis ce jeudi 25 octobre 2018, sur la base d’informations transmises par la Turquie, que les hommes suspectés d’avoir exécuté Khashoggi à Istanbul avaient “prémédité” leur coup, rapporte l’AFP. On est donc loin des dénégations du début de la part de Ryad, qui a commencé par nier complètement tout crime, avant de dire que le journaliste a trouvé la mort au cours d’une dispute qui a mal tourné…
Le procureur a indiqué que les investigations se poursuivent et que c’est une “équipe de travail conjointe” composée par Ryad et Ankara qui s’en charge, sans doute à la faveur du coup de sang du président turc.

A noter que ce jeudi, Human Rights Watch a fait savoir que Salah, fils du journaliste assassiné, a quitté le sol saoudien pour les USA en compagnie de sa famille après la levée d’une interdiction de sortir du territoire. Avant cela il avait été reçu, avec le frère de Jamal Khashoggi, par le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed Ben Salmane.
Hier mercredi, au forum Future Investment Initiative (FII) à Ryad, Ben Salmane a déclaré que “la justice prévaudra” et qu’il n’y aura “pas de rupture des liens avec la Turquie“. Il faudra plus que des déclarations pour ramener Ankara à de meilleurs sentiments et surtout pour laver l’honneur de l’Arabie saoudite dans les capitales du monde…

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Alors que les réactions ne cessent de se multiplier après la disparition et la mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d’expression, David Kaye, a une nouvelle fois demandé l’ouverture d’une enquête internationale.

L’expert indépendant des Nations Unies sur la liberté d’opinion et d’expression s’est dit déçu que les États membres n’aient jusqu’à présent pas répondu aux demandes d’une enquête internationale indépendante sur l’« assassinat manifeste » de Jamal Khashoggi. «J’ai été très déçu de voir que cet appel n’a pas encore été pris en compte par les États », a déclaré l’expert.

« J’engage vivement tous les gouvernements à réagir non seulement dans le contexte du 2 novembre, pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes, mais également dans le contexte actuel où les journalistes sont attaqués », a-t-il ajouté.

J’ai été très déçu de voir que cet appel n’a pas encore été pris en compte par les États – David Kaye, Rapporteur spécial sur la liberté d’expression.

Dans un entretien accordé à ONU Info, David Kaye a exhorté tous les gouvernements à réagir, que ce soit par le biais du Conseil de sécurité, du Conseil des droits de l’homme ou en persuadant le Secrétaire général d’une telle enquête.

En ce qui concerne la forme de l’enquête, le Rapporteur spécial a suggéré la création d’un organe indépendant composé de cinq personnes au maximum, qui pourrait « évaluer les informations que les autorités turques ont secrètement communiquées à la presse au cours des dernières semaines ».

Cela, a déclaré M. Kaye, fournirait à la communauté internationale un rapport crédible sur ce qui s’est passé et, même s’il ne répond pas à toutes les questions, il pourrait identifier qui est responsable. La communauté internationale devrait alors décider quoi faire avec cette information.

Si une telle enquête n’a pas lieu, a-t-il ajouté, les faits seront constamment contestés.

L’entretien au Siège de l’ONU à New York a eu lieu une semaine avant la célébration, le 2 novembre, de la Journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes. A cette occasion, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) lancera une nouvelle campagne intitulée « La vérité ne meurt jamais » afin de sensibiliser sur les dangers auxquels sont confrontés les journalistes.

L’UNESCO rappelle que tous les quatre jours, un journaliste est tué quelque part dans le monde.

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L’affaire Khashoggi tourne au vinaigre pour le prince hériter saoudien, 33 ans, à l’ascension fulgurante, Mohammed ben Salmane. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a promis ce mardi 23 octobre 2018 de déballer “toute la “vérité” sur l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, dans les murs même de l’ambassade du royaume à Istanbul. Erdogan va prendre la parole à partir de 08h45 GMT au Parlement à Ankara, mais avant même le grand déballage, le régime saoudien a commencé à pâtir des déflagrations de ce meurtre sauvage qui a ému le monde entier. Le forum international sur l’investissement, programmé à Ryad aujourd’hui, est déjà un véritable fiasco, avec une pléthore de dirigeants étrangers et chefs d’entreprises qui ont déprogrammé leurs voyages, rapporte l’AFP. Même le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s’est désisté pour cette conférence. Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là pour le souverain saoudien…

Dès hier, la veille du discours très attendu d’Erdogan, le porte-parole du parti au pouvoir en Turquie (AKP) a déclaré : “Nous sommes face à une situation qui a été sauvagement planifiée et des efforts conséquents ont été déployés pour dissimuler” ce crime.
D’après le journal progouvernemental Yeni Safak, le chef d’un commando de 15 Saoudiens qui a débarqué à Istanbul pour liquider Khashoggi, à cause de ses critiques acerbes contre le régime, a contacté le directeur de cabinet du prince Ben Salmane, Bader al-Asaker, “quatre fois après le meurtre“.
Un chroniqueur bien introduit chez Erdogan, Abdulkadir Selvi, a écrit dans le quotidien Hürriyet que Khashoggi avait été assassiné par strangulation, avant qu’un expert légiste saoudien ne tronçonne sa dépouille en 15 morceaux.

Une chose est sûre : le prince héritier ne pourra pas compter sur les membres de sa puissante famille pour lui offrir une ceinture de sécurité, eux qu’il a déjà frappés avec une pluie d’arrestations pour souvent des affaires montées de toutes pièces dans le seul but d’écarter ceux qui pourraient lui faire de l’ombre. Sans parler des opposants et de la société civile qu’il malmène et qui accueilleraient avec une grande joie les déboires du prince…

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L’exécution du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans les locaux même de l’ambassade du royaume à Istanbul continue de faire des vagues. Si les USA, officiellement et stratégiquement, semblent avoir avalisé les explications de Riyad, c’est pas gagné pour l’Europe. Ce lundi 22 octobre 2018, l’Allemagne a demandé à ses partenaires européens de geler toutes les ventes d’armes à l’Arabie saoudite tant que l’enquête sur l’assassinat de Khashoggi n’a pas rendu ses conclusions.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré qu’il n’était pas possible de continuer à livrer des armés aux Saoudiens “dans les circonstances actuelles“.
Son ministre de l’Economie, Peter Altmaier, a confirmé aujourd’hui sur la chaîne ZDF que le gouvernement va bloquer toutes les exportations de cette nature tant que Riyad n’aura pas vidé son sac sur la disparition tragique de Jamal Khashoggi.
A noter que Berlin a donné le feu vert cette année pour l’exportation de plus de 400 millions d’euros d’armements vers l’Arabie saoudite, son deuxième plus gros marché dans le monde après l’Algérie.
A mes yeux il est important d’avoir une position européenne commune“, a dit le ministre sur la ZDF. “Parce que ce n’est que si tous les gouvernements européens sont sur la même ligne que ça produira de l’effet sur Riyad. Il n’y aura aucun impact positif si nous suspendons les exportations d’armes et si d’autres pays nous remplacent” a-t-il ajouté.

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Deux semaines après la disparition de Jamal Khashoggi, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a exhorté mardi les gouvernements saoudien et turc à révéler tout ce qu’ils savent sur la disparition et la possible exécution extrajudiciaire du journaliste saoudien après une visite au consulat de son pays à Istanbul, en Turquie.

« Compte tenu de la gravité de la situation entourant la disparition de M. Khashoggi, j’estime que l’inviolabilité ou l’immunité des locaux et des fonctionnaires concernés accordée par des traités tels que la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires devrait être levée immédiatement », a déclaré Michelle Bachelet, dans un communiqué.

« En vertu du droit international, tant la disparition forcée que les exécutions extrajudiciaires sont des crimes très graves, et l’immunité ne devrait pas être utilisée pour entraver les enquêtes sur ce qui s’est passé », a-t-elle ajouté.
Michelle Bachelet plaide pour une enquête rapide, impartiale et transparente

Tout en se félicitant de l’accord qui a permis aux enquêteurs de procéder à un examen à l’intérieur du consulat lui-même et éventuellement aussi dans la résidence du consul général d’Arabie saoudite à Istanbul, Mme Bachelet a exhorté les autorités saoudiennes et turques « à faire en sorte qu’aucun autre obstacle ne s’oppose à une enquête rapide, approfondie, effective, impartiale et transparente ».

« Deux semaines, c’est très long pour que la scène probable d’un crime n’ait pas fait l’objet d’une enquête médico-légale complète », a-t-elle fait remarquer. « Etant donné qu’il semble qu’il y ait des preuves évidentes que M. Khashoggi est entré au consulat et n’a jamais été revu depuis, il incombe aux autorités saoudiennes de révéler ce qui lui est arrivé à partir de ce moment-là ».

Dans ces conditions, la Haut-Commissaire a rappelé que l’Arabie saoudite et la Turquie sont toutes les deux parties à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

« En tant que tels, Ankara et Djeddah sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la torture, les disparitions forcées et d’autres violations graves des droits de l’homme, d’enquêter sur les allégations d’actes constitutifs de ces crimes et de traduire en justice les personnes soupçonnées de les avoir commis », a conclu Mme Bachelet.

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Le comité de défense chargé de l’affaire des assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi a fait savoir, lors d’une conférence de presse tenue mardi 02 octobre 2018, que plusieurs documents volés au ministère de l’Intérieur ont été retrouvés chez l’un des militants d’Ennahdha à El Mourouj, à Tunis.

Selon Shems fm, l’avocat Ridha Radaoui a déclaré que les agents du département de l’Intérieur ont présenté des preuves qui attestent qu’un dossier judiciaire a été volé. Ils ont révélé aussi qu’il existe une «salle noire», fermée, au ministère de l’Intérieur où il y a des documents dangereux.

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Le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiene Sliti, a déclaré ce mercredi 02 mai 2018 que la Tunisie a adressé sept lettres rogatoires internationales au Liban, à Cuba, à l’Egypte, à la Turquie et la Bosnie. Il a indiqué que cette démarche fait suite à l’identification des meurtriers de Mohamed Zouari, rapporte Shems FM.
Sliti a ajouté que les assassins sont de nationalité bosniaque et que l’un d’eux a été interpelé en Croatie en mars 2018.
On a également appris que cet homme fait l’objet d’un mandat d’amener international, mais les autorités de son pays refusent de le transférer en Tunisie…

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La 5e Chambre pénale spécialisée dans les crimes de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a décidé, mardi soir, le report de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid au 19 juin 2018.
C’est ce qu’a indiqué à l’agence TAP le porte-parole du Tribunal de première instance, Sofiène Sliti, relevant que toutes les demandes de remise en liberté des accusés ont été rejetées.
La 5e Chambre pénale avait décidé de retenir l’affaire et d’examiner les demandes de remise en liberté qui concernent certains accusés dans cette affaire.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Me Ali Kalthoum a indiqué que le collectif de défense a demandé le report de l’audience jusqu’à ce que le dossier soit complété.
La défense, a-t-il ajouté, a aussi insisté sur la nécessité de statuer sur la deuxième partie du dossier, actuellement à l’examen devant la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis et qui concerne les accusés en cavale.
Il a signalé que la défense réclame l’audition des anciens cadres sécuritaires et de l’ancien ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh.
Le collectif de défense déplore les lacunes qui ont entaché l’affaire et empêché la révélation de la vérité, estimant que certaines parties se cachent derrière la dissimulation de la vérité, à l’instar du Mouvement Ennahdha.
Sofiène Sliti avait affirmé, lors d’un programme télévisé, que “jusqu’à ce jour, il n’y a aucune preuve impliquant une quelconque partie politique dans l’assassinat de Chokri Belaid” (…) “Toutes les parties ont été auditionnées, y compris Ali Larayedh et Moncef Marzouki” (ancien président de la République).
Il a aussi souligné qu’aucune partie politique ne peut interférer dans les affaires de la justice.
Sliti a appelé à “tenir la justice loin des tiraillements et des batailles politiques“.
Chokri Belaid, avocat et figure de l’opposition, a été assassiné le 6 février 2013 par plusieurs balles tirées à bout portant devant son domicile.

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La famille de Chokri Belaid, ses amis, des présidents de partis, des personnalités nationales et acteurs de la société civile ont célébré ce mardi, dans un profond recueillement, le 5e anniversaire de l’assassinat de l’ancien secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié.
Chokri Belaid, avocat et leader de gauche, avait été assassiné le 6 février 2013 par balles, à bout portant, alors qu’il quittait son domicile.
Pour commémorer cet évènement tragique qui avait provoqué des manifestations violentes et la plus grave crise gouvernementale depuis la révolution tunisienne de 2011, les participants à cet hommage se sont rassemblés devant le domicile du martyr où ils ont déposé une gerbe de fleurs sur les lieux de l’assassinat et entonné l’hymne national.
Des portraits de Chokri Belaid et des slogans revendiquant la vérité sur l’assassinat du leader de gauche ont été installés.
Visiblement ému, Abdelmajid Belaid a déclaré à l’agence TAP, que la disparition brutale de son frère reste toujours vive. Une peine qui ne s’efface pas selon lui, d’autant, insiste-t-il, que les questions sur l’avancement de l’affaire suscitent des interrogations malgré des promesses faites au plus haut niveau de l’Etat de dévoiler toute la vérité sur l’assassinat. “Mais le dossier fait du surplace“, a-t-il déploré.

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La cinquième chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis en charge des affaires terroristes a décidé mardi de reporter sine die l’affaire de l’assassinat de Mohamed Brahmi et d’examiner les demandes de la défense.
Selon Me Khaled Aouainia, membre du Comité de défense dans cette affaire, une date sera ultérieurement fixée pour examiner cette affaire.
Au cours de l’audience, le Comité de défense a renouvelé sa demande de regrouper les trois affaires en rapport avec l’assassinat de Mohamed Brahmi, dans la mesure où elles représentent en réalité une seule affaire, a indiqué Me Aouainia.
Selon lui, l’affaire initiale est celle de l’assassinat de Mohamed Brahmi, mais le Tribunal l’a subdivisé en plusieurs dossiers, dont le dossier de l’aéroport, le dossier sur l’alerte autour des menaces de l’assassinat de Brahmi ainsi que le dossier des terroristes impliqués dans l’assassinat.
D’après la même source, les accusés ont refusé de comparaitre devant la justice, comme c’était le cas au cours de la précédente audience.

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Le collectif de défense du martyr Mohamed Brahmi a déposé deux plaintes, l’une administrative et la seconde pénale, contre l’ancien chef du gouvernement, Ali Larayedh, et son ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou.
Selon une déclaration du Courant populaire, ces plaintes ont été déposées le 29 novembre dernier suite à une correspondance de l’actuel ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, concernant “la perte de documents comportant des preuves pénales” sur l’affaire de l’assassinat du député et ancien coordinateur général du Courant populaire, Mohamed Brahmi.
Le collectif de défense avait demandé au juge d’instruction de joindre ces documents au dossier de l’affaire. La même demande a été faite à l’actuel ministre de l’Intérieur qui a déclaré que “ces documents officiels classés” secret “n’ont pas été sauvegardés“.
Pour le parti, les déclarations de l’actuel ministre laisseraient entendre que ces documents ont été détruits pour éviter de compromettre le chef du gouvernement de l’époque, Ali Larayedh et le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou et d’affirmer qu’ils étaient au courant que Mohamed Brahmi était la cible d’un assassinat.
Le parti rappelle que les courriers adressés à la Présidence du gouvernement par le ministère de l’Intérieur entre le 12 et le 24 juillet 2013 ont comporté des alertes sur un probable assassinat de Mohamed Brahmi.
Mohamed Brahmi, membre de l’ancienne Assemblée nationale constituante, avait été abattu, le 25 juillet 2013, devant son domicile à la cité El-Ghazela, à l’Ariana.

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Lors de son audition, ce vendredi 17 novembre 2017, par la Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger à l’ARP sur le budget de 2018, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a fait savoir qu’il ignore si des partis tunisiennes sont impliquées ou non dans l’assassinat de Mohamed Zouari.

Il a par ailleurs indiqué qu’il avait déjà reçu un rapport sur l’assassinat de Mohamed Zouari de la part du Hamas, mais il l’a transmis au ministère de l’Intérieur sans le consulter. “Le MI est la seule partie qui peut consulter le rapport“, a assuré Jhinaoui, soulignant que son ministère s’engagera à dévoiler les détails de ce dossier après l’obtention de l’autorisation et de l’information de la part de l’Intérieur.

Jhinaoui a tenu toutefois à préciser que ce rapport à été préparé par le Hamas sans coordination avec les autorités tunisiennes.

Rappelons que l’ingénieur tunisien Mohamed Zouari a reçu jeudi 15 décembre 2016 six balles tirées par des inconnus à quelques mètres de son domicile à El Aïn (Sfax).

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu mercredi, Houda Nagdh, veuve du martyr Lotfi Nagdh, à l’occasion de la commémoration du 5e anniversaire de son assassinat.
A l’issue de la rencontre, Houda Nagdh a dit avoir informé le chef de l’Etat des derniers développements de l’affaire de l’assassinat de son défunt époux, formant l’espoir de voir la justice révéler toute la vérité sur ce crime et l’imputer aux agresseurs loin de toutes pressions politiques, de manière à rendre justice à la famille de Lotfi Nagdh et à ses enfants.

La chambre criminelle près la cour d’appel de Sousse avait décidé, le 26 septembre 2017, de reporter au 28 novembre 2017 l’examen de l’affaire de l’assassinat du coordinateur régional du mouvement de Nidaa Tounes et président de l’Union régionale des agriculteurs à Tataouine.
La demande du report vise à approfondir l’examen de certains éléments des rapports médicaux de l’affaire.
Selon la défense, les résultats de la première et de la seconde autopsie sont différents. Le comité de défense des héritiers de Lotfi Nagdh a demandé d’auditionner de nouveau les trois médecins auteurs de la deuxième autopsie.

Quatre personnes membres de la ligue de protection de la révolution (dissoute) étaient accusées d’avoir lynché à mort Lotfi Nagdh, le 18 octobre 2012 devant son bureau, lors d’une manifestation hostile au Mouvement Nidaa Tounes.
En novembre 2016, le Tribunal de première instance de Sousse avait prononcé un non-lieu dans cette affaire, un verdict qui a été fortement contesté.

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Des sources au sein du Ministère de l’Intérieur ont  indiqué au  site Tunis Tribune  que le chargé du renseignement de l'ambassade Allemande

La cinquième Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis spécialisée dans les affaires terroristes a décidé mardi le report de l’examen de l’affaire de l’assassinat du martyr Mohamed Brahmi à la demande du comité de défense.
Selon maître Leila Haddad, membre du comité de défense, l’examen de cette affaire aurait lieu en décembre ou en janvier prochains.
Le Comité de défense a demandé ce report pour regrouper les éléments du dossier subdivisé en sous-dossiers par le juge d’instruction près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
Les sous-dossiers portent notamment sur la dissimulation d’un document fourni par les renseignements américains sur la planification de l’assassinat de Mohamed Brahmi ainsi que sur le dossier du policier Abdelkarim Laâbidi, accusé d’avoir transporté l’auteur de l’assassinat, Aboubaker Hakim, dans sa voiture.
Mohamed Brahmi, membre de l’ancienne Assemblée nationale constituante (ANC) et coordinateur général du Courant populaire avait été assassiné, le 25 juillet 2013, alors qu’il quittait son domicile à la cité El-Ghazela.

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Fin tragique pour le consul honoraire de la Malaisie au Madagascar. Said Hussein Ali Raza, un businessman malgache d’origine indo-pakistanaise, a reçu trois balles en plein centre ville d’Antananarivo, pendant qu’il garait son véhicule devant l’ambassade de l’Inde, rapporte BBC Afrique. Des tireurs sur une moto le suivaient manifestement depuis un bon moment, précise l’Express de Madagascar.

Ce dernier ajoute qu’on ne dispose pour le moment d’aucune information fiable sur le mobile du crime. La rumeur évoque un règlement de compte, au sein de sa communauté. Ce qu’on sait par contre c’est qu’un février 2010, la victime avait été mêlée à une affaire d’enlèvement à Fianarantsoa, un mandat d’arrêt avait même été lancée contre lui et d’autres accusés. Ali Raza s’en était tiré avec une liberté provisoire. Mais rien ne permet de lier son assassinat à ce kidnapping…

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Le député de l’Union constitutionnelle (UC), Abdellatif Merdas, a été tué par trois tirs de balle devant son domicile au quartier Californie à Casablanca. L’Union Constitutionnelle se réunit ce 8 mars pour faire le point sur cette tragédie, rapporte le site Telquel.ma.

Ses assaillants se trouvaient dans une voiture immatriculée à l’étranger, d’après la même source. Grièvement blessé au cou et au thorax, il a succombé à ses blessures provoquées par trois tirs de balles.Pour l’heure, le mobile du crime et l’identité des assaillants ne sont pas connus. Les autorités poursuivent leurs recherches et le périmètre a été bouclé pour les besoins de l’enquête, a ajouté la même source.

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La police canadienne a annoncé qu’un tunisien a été assassiné en bas d’un complexe de condominiums à Vancouver , nous apprend le site cbc.ca.

Il s’agit bien de Sofien Kazdaghli, âgé de 39 ans, a été tué au 438 Seymour Street, au centre-ville de Vancouver.

Le suspect, Diego Alphonso Huerta, âgé de 21 ans, a été arrêté le lendemain alors qu’il allait prendre un bus à la station de Greyhound, a ajouté la même source.

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Emmanuel Niyonkuru, ministre burundais de l’Eau, de l’Environnement et de la Planification, a été abattu hier dimanche 1er janvier 2017, tôt dans la matinée, dans la capitale, Bujumbura. La police a mis la main sur deux suspects : une dame qui était dans la voiture du ministre et le gardien de son domicile.

Niyonkuru, 54 ans, a été mortellement atteint par balles quand il rentrait chez lui à Rohero, vers 00h45. Cet assassinat est le premier ciblant un ministre en fonction depuis que le président Pierre Nkurunziza a plongé le pays dans une grave crise politique en s’entêtant à postuler pour un troisième mandat, en avril 2015, alors que la Constitution le lui interdit formellement.
Au moins 500 personnes ont trouvé la mort dans les heurts violents et 300.000 citoyens ont quitté le pays depuis 2015.

Le Burundi n’a pas connu d’assassinat politique depuis l’an dernier, où deux anciens ministres et un député avaient été abattus. Plusieurs officiers burundais avaient subi le même sort. Le meurtre de Niyonkuru rompt donc des mois de relative accalmie, donc des conséquences incalculables pour un pays à la dérive, lâché par la communauté internationale…

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