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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, jeudi 11 octobre 2018, un prêt de 75 millions d’euros ainsi qu’un don de 1 million d’euros pour financer la première phase du programme d’assainissement des petites communes de moins de 10 000 habitants en Tunisie, selon un communiqué publié, par la Banque africaine de développement(BAD).
En développant de nouveaux réseaux d’assainissement, stations de pompage et d’épuration, cette opération a pour objectif d’améliorer le service d’assainissement au profit de 33 petites communes réparties sur 19 gouvernorats, participant ainsi de la réduction de l’incidence des maladies d’origine hydrique dans les agglomérations couvertes.
Le programme est en parfaite adéquation avec l’une des cinq grandes priorités (High 5) de la Banque,” Améliorer les conditions de vie des populations africaines “, en favorisant de meilleures conditions de santé, d’hygiène, d’environnement et de développement économique pour les habitants des communes concernées.
En plus de contribuer à la réalisation des objectifs du plan de Développement 2016-2020 de la Tunisie et, plus largement, à l’atteinte des Objectifs de développement durable en la matière, le programme participe de la pérennisation de la gestion des systèmes d’assainissement à travers le renforcement des capacités de l’Office national de l’assainissement (ONAS) et des communes.
A noter que Le Conseil d’administration de la Banque avait approuvé, en juin 2017, le document de stratégie pays pour la période 2017-2021, qui expose le contexte et le cadre stratégique de l’action de la Banque en Tunisie. Ainsi, les interventions de l’institution s’articulent autour de deux piliers, à savoir le renforcement de l’industrie et le développement des chaînes de valeur, ainsi que l’amélioration de la qualité de vie dans les gouvernorats prioritaires.

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Les gouvernements de la Guinée et de la Guinée Bissau vont bénéficier de 50 millions d’euros, sous forme de dons et de prêt, en financement de la première phase du projet d’aménagement de la route Boké-Québo, corridor routier entre Conakry-Bissau.

Le coût total du projet est estimé à 117,19 millions d’euros. La première phase va coûter 79,94 millions d’euros et la Banque a déjà mobilisé 30 millions d’euros de l’Union européenne.

C’est dans cette perspectives que le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé au profit de la Guinée un don du Fonds d’assistance technique (FAT) de 4,07 millions d’euros ; un don du Fonds africain de  développement (FAD) de 20,49 millions d’euros et un prêt FAD de 6,06 millions d’euros. Pour la Guinée Bissau, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un don du FAT de 1,78 millions d’euros et un don FAD de 16,77 millions d’euros.

Par ailleurs, la Guinée et la Guinée Bissau ont bénéficié respectivement d’un don de la Facilité d’investissement pour l’Afrique (FIAf) de 20,38 millions d’euros et 9,62 millions d’euros.

« Cette route Boké-Québo est très importante pour les deux pays, et fait partie du corridor routier Transafricain N°7 Dakar-Lagos,» a souligné le Directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, Serge-Marie N’Guessan.

Ces interventions du Groupe de la Banque produiront entre autres résultats, l’accroissement des échanges commerciaux entre les deux pays, de 60,46 tonnes de marchandises à 2000 tonnes de 2017 à 2025 ; la réduction du temps de parcours ; la création d’emplois directs durant les trois années de travaux et l’accroissement des revenus des ménages de 15%.

La zone du projet est enclavée mais regorge de potentialités agricoles et minières. Elle fait partie du corridor routier transafricain N°7 Dakar-Lagos, et sa réalisation va contribuer à l’intégration de la région. Il consistera en l’aménagement et le bitumage de 107 km de route dont 86 km en Guinée et 21 km en Guinée Bissau, et permettra également la construction de deux ponts en Guinée d’un linéaire total de 364 ml (Tinguilinta et Cogon) et la reprise des défauts concernant cinq ponts en Guinée-Bissau. En outre, il est aussi prévu de réaliser dans les deux pays des aménagements et mesures connexes constitués d’infrastructures socio-économiques et marchandes, de pistes, de forages et d’appui aux groupements de femmes et des jeunes, notamment pour la valorisation de la noix d’acajou.

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La 34e Conférence et Assemblée Générale Annuelle (AGA) de l’Union Africaine pour le Financement du Logement (AUHF/UAFL) (www.AUHFConference.com) se tiendra pour la première fois à Abidjan, Côte d’Ivoire du 23 au 25 octobre 2018.

Le thème de cette année : Bâtir la Chaine de Financement du Logement en Afrique sera adressé par des personnalités Africaines de l’une des premières économies parmi les régions à croissance économique la plus rapide – l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

En même temps que la conférence offrira aux parties prenantes l’opportunité d’examiner le contexte régional unique, les trois jours de la conférence et AGA offrent une vision panafricaine avec plus de 61 institutions membres et plusieurs partenaires clés à travers le continent venus discuter des défis et opportunités dans la chaine de financement du logement en Afrique.

PARTENAIRES CLES 

Cette année les partenaires sont : La Société Financière Internationale (SFI) ; The Centre for Affordable Housing Finance (CAHF) ; la Banque Africaine de Développement (BAD) ; et la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire (CRRH)

Offrir des opportunités de logements abordables à la population Africaine en urbanisation rapide est un objectif de politique majeur pour les gouvernements Africains et une opportunité à la fois pour les investisseurs et promoteurs locaux et internationaux. De récentes estimations de la Banque Mondiale suggèrent que plus de 1 milliard de personnes vivront dans les villes africaines d’ici 2040, soit plus du double de la population urbaine vivant actuellement sur le continent. La capacite des villes Africaines à faire face à ce défi et à transformer la demande en logement abordable en opportunité afin de stimuler la croissance et le développement de l’économie locale est étroitement liée à une mise à disposition des financements.

CROISSANCE AFRICAINE

C’est contre cet horizon d’urbanisation rapide que cette année la conférence de l’AUHF explorera les liens importants de la chaine de financement du logement : les instruments financiers qui supportent chaque lien de la chaine de fourniture du logement, et les instruments de financement qui permettent leur réalisation.

PRET HYPOTHECAIRE

Etant donne que la conférence se déroule en Côte d’Ivoire, un leader économique régional et hub de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), un des trois jours de conférence aura pour point focal la Construction du secteur du financement du logement dans l’UMOA. A cet effet, la question du prêt hypothécaire est primordiale, et le Directeur General de l’institution de refinancement hypothécaire, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA, fera une allocution en la matière.

Selon M. Agossa, Les produits de prêts hypothécaires ont besoin d’être mieux ciblés du côté de la demande. Les ajustements dans la conception de produits, incluant les mécanismes de souscription pour les revenus informels, liens d’épargnes et produits micro hypothécaires et prêts garantis par la pension augmenteront sûrement le marché potentiel de prêts hypothécaires.

Le défi du logement abordable promet d’être un moteur significatif de l’activité économique, a annoncé cette année une des parties prenantes importantes au sommet, Kecia Rust, le directeur exécutif du Centre for Affordable Housing Finance (CAHF)

LES OPPORTUNITES ECONOMIQUES

Chaque année, le CAHF analyse les logements les plus abordables qui ont été construits sur le continent. Au Nigeria, Millard Fuller a réalisé une maison de départ “starter house” pour un cout total de 7500$. Si cette maison était disponible sur prêt hypothécaire à travers le continent, la demande potentielle effective serait d’environ 52 millions de maisons. Un calcul rapide simple suppose que cela pourrait générer 400 milliards de dollars d’activité économique seulement avec la construction et créer plus de 1.3 million d’emplois dans le secteur de la construction uniquement ». L’opportunité pour les pays Africains de soutenir la croissance et le développement de leur industrie de logements abordables est immense et transformative.

Les investisseurs sont clairement intéressés. Quoiqu’encore relativement faible comparées aux opportunités potentielles, les investissements dans le marché résidentiel et le logement abordable sont évolutifs. Des rapports d’investissements locaux ciblés sont de plus en plus relayés par les médias locaux, et bon nombre d’entre eux seront partagés au cours de la conférence. Les Institutions de Financement du Développement de même que les investisseurs locaux et internationaux travaillent de concert afin de maximiser l’impact d’investissement potentiel que suggèrent les chiffres. La 34e conférence annuelle de l’AUHF offrira une plateforme pour faciliter les échanges entre le nombre grandissant des parties prenantes impliquées dans le secteur du logement abordable.

POLITIQUE PILOTE

Cet intérêt est encourageant pour les décideurs politiques, et plusieurs d’entre eux répondent avec un soutient rhétorique et des programmes explicites. L’engagement du président Kenyatta de voir la construction de 500 000 logements abordables au Kenya est un exemple ; les gouvernements du Nigeria, de l’Ouganda, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, l’Afrique du Sud, et autres ont tous exprimés leur engagement au logement abordable par le passé.

Kecia Rust souligne que « les gouvernements ont un rôle important à jouer dans l’assemblement des terres et la répartition des droits de construction qui soutiennent l’accessibilité des couts ; l’investissement dans les infrastructures doit prendre en charge les densités pressenties et devrait être essentiellement financé sur une période plus longue que la maison elle-même. La capacite des développeurs à produire à grande échelle des logements réellement abordables est une autre question qui requiert une politique de soutien et des financements du secteur privé de la construction. A cela, se pose la question du financement de l’acheteur, le cout du capital, et la confiance que les prêteurs ont à propos des garanties. Tout ceci renvoi à des questions liées à la politique et la règlementation sur lesquelles le gouvernement devra se concentrer bien au-delà d’une simple visualisation de chiffres ».

TOP LEADERS

Avec plus de 200 délégués et parties prenantes participants au sommet en octobre, quelques-uns des présentateurs régionaux confirmés sont M. Christian Agossa, Directeur Général de la  Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA, Mr. Stefan Nallemtaby, Directeur Département du Développement des Secteurs Financiers de la Banque Africaine de Développement , M. Thierno Habib Hann de La Société Financière Internationale, M. Ahmed Musa Dangiwa, CEO de la Federal Bank of Nigeria Arc, M. Kehinde Ogundimu, CEO par intérim de la Nigeria Mortgage Refinancing Company – le sommet est une plateforme stratégique pour les leaders du financement du logement abordable sur le continent de construire une chaine de valeur du financement du logement plus robuste.

Comme l’a fait remarquer M. Nalletamby de la Banque Africaine de Développement, « nous aurons des échanges sérieux sur la chaine de valeur du financement du logement abordable et Abidjan, en tant que l’une des économies les plus croissantes d’Afrique est un hôte parfait pour cette conférence et AGA ».

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Une délégation de la Banque africaine de développement (https://www.Afdb.org), conduite par Dr. Khaled Shérif, vice-président en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, a été récemment reçue en audience, à Libreville, par le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba. Les questions liées aux défis économiques du pays étaient au cœur des discussions.

La rencontre s’est tenue en marge de l’atelier régional de consultation sur le Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale (DSIR-AC) 2018-2025, combiné à la restitution de l’étude sur l’industrialisation durable de la filière bois dans les pays du Bassin du Congo, organisé par la Banque du 10 au 13 septembre 2018 dans la capitale gabonaise.

Avec un portefeuille actif estimé à 500 milliards de FCFA, ce pays fait partie des trois principaux clients de la Banque. Les activités financées par la Banque au Gabon dans le cadre de son Document de stratégie pays (DSP) pour la période 2016-2020 sont en cohérence avec le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) et les ‘‘High 5’’ (https://www.Afdb.org/en/the-High-5/) de la Banque.

Les discussions avec le Président gabonais se sont focalisées sur la situation économique du pays et sur la meilleure approche à adopter pour relever les défis de sa transformation structurelle, ainsi que le développement du capital humain, nécessaire à l’accélération de l’industrialisation. Il a été également question du rôle des politiques de substitution aux importations dans le secteur agricole et du potentiel de l’industrie du bois pour créer des emplois et de la richesse dans le pays. Le Président de la République a apprécié l’alignement de la stratégie-pays de la Banque sur sa vision de transformer le pays et a souhaité que ce partenariat puisse s’approfondir à travers davantage de projets d’investissement. Au-delà des financements, le Président de la République a sollicité les conseils de la Banque sur les reformes les plus à même d’attirer les investissements et sur les secteurs de l’économie méritant plus d’attention.

Le vice-président Khaled Shérif a aussi remercié le Président de la République pour le soutien que son gouvernement a fourni à l’organisation de l’atelier sur le DSIR-AC 2018-2025 et la restitution de l’étude sur le secteur du bois dans les pays du Bassin du Congo. Cette étude contribuera à aider les gouvernements des pays de l’Afrique centrale à répondre de manière opérationnelle au défi stratégique de l’industrialisation de la filière bois, pour en faire un des principaux moteurs de la transformation de leurs économies. Dr. Shérif s’est félicité de la bonne coopération avec le Gabon, et des résultats que le pays a atteints depuis l’interdiction de l’exportation des grumes de bois par le gouvernement et la création de la zone économique spéciale du Gabon (GSEZ) qui a permis d’augmenter de 29% la capacité nationale de transformation industrielle du bois.

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, mardi 25 septembre 2018, à Abidjan, à une prise de participation de 15 millions d’euros dans le fonds FIVE (Financial inclusion vehicle), un instrument d’inclusion financière mis en place en 2017 par le groupe AfricInvest.

Fonds évolutif visant un capital de 200 millions d’euros, FIVE a vocation à prendre des participations et des quasi-participations (sous forme de financement) dans des banques de taille moyenne (institutions financières dites de deuxième catégorie) et de petite taille (institutions financières de troisième catégorie). L’objectif est de les aider à accomplir leur transformation numérique et les encourager à octroyer des prêts aux PME africaines, qui souffrent aujourd’hui d’un déficit de financement.

La Banque africaine de développement a décidé de prendre une participation de 15 millions d’euros au capital du fonds FIVE dans le but d’aider à la transformation numérique des institutions financières en Afrique et ainsi leur permettre de tirer profit des évolutions et des opportunités du secteur.

FIVE accompagnera la transformation numérique de ces banques en leur fournissant des conseils stratégiques et des capitaux, et en les aidant à optimiser leur gouvernance et leurs opérations. Le fonds les aidera également à conclure des partenariats avec, notamment, des compagnies d’assurance classiques, les opérateurs de réseaux mobiles, les sociétés de transfert d’argent.

Concrètement, le fonds FIVE investit des capitaux propres et des titres de créance convertibles dans des institutions financières qui ont besoin d’accroitre leur bilan et d’intégrer des technologies qui leur permettent d’élargir leurs gammes de services aux populations non bancarisées.

Parmi les institutions que cible le fonds FIVE, figurent les établissements financiers classiques (banques commerciales prêtant aux PME, compagnies d’assurance offrant des produits à bas prix), ainsi que les sociétés de technologies financières (Fintech) qui exploitent la technologie pour offrir des services financiers numériques et les opérateurs de réseaux mobiles.

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Les investissements intra-africains en hausse continue dans le continent noir

La valeur des investissements intra-africains injectés en Afrique est en hausse continue parallèlement au nombre des entreprises africaines multinationales sans cesse grandissant, ces dernières étant de plus en plus convaincues de la croissance du continent à long terme, a fait savoir la Banque africaine de développement.

Ce résultat a figuré dans le premier rapport de la BAD sur les entreprises multinationales en Afrique, publié sur son site électronique et dans lequel l’institution financière a essayé de cerner les entraves qui font obstacle à l’évolution des investissements en Afrique, et ce, à travers le suivi des activités de grandes sociétés africaines exerçant dans les différents secteurs dont les télécommunications, le transport aérien, l’industrie des ciments…

Ces résultats viennent à l’heure où les investissements étrangers hors Afrique régressent, selon les dires du président du groupe de la Banque Africaine de développement, Akinwumi Adesina

Et d’ajouter, en décortiquant le rapport, que les entreprises multinationales africaines s’emploient à ancrer leurs empreintes peu à peu en Afrique, à travers l’injection de nouveaux investissements, ce qui s’inscrit dans le cadre des cinq premiers objectifs que la BAD compte réaliser.

Le rapport examine 8 entreprises multinationales en Afrique, l’une au nord de l’Afrique (Maroc), l’autre en Afrique de l’Est (Ethopie), la troisième en Centrafrique (le Kenya), la quatrième en Afrique du sud d’autres entreprises réparties sur tout le continent.

Le document a conclu que pour drainer des investissements intra-africains en faveur du continent africain, il faudrait une visibilité claire à long terme, la diffusion d’informations fiables sur le marché et les investissements, l’analyse des données, outre l’interconnexion entre les entreprises et la mobilisation des capacités locales.

L’importance de l’encouragement des investisseurs par les acteurs politiques, l’instauration d’un climat de confiance et l’intensification du partenariat avec les investisseurs africains, ont également été soulignés.
Le rapport précède le Forum africain pour l’investissement, qui aura lieu du 7 au 9 novembre 2018, à Johannesburg (Afrique du Sud), lequel représente un marché d’investissement inéluctable pour le continent africain.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a annoncé ce 20 septembre 2018 avoir exclu pour une période minimum de 48 mois GEO SCIENCES International SARL, un cabinet de conseil qui a son siège à Yaoundé, au Cameroun.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a en effet révélé que GEO SCIENCES s’était livrée à de nombreuses pratiques frauduleuses dans le cadre d’un appel d’offres pour des services de conseil au Projet d’appui au développement de l’agroforesterie en République démocratique du Congo. Le cabinet de conseil a répondu à un appel d’offres pour des services d’études techniques, biophysiques et cartographiques. Dans son offre, ladite société a fait de fausses déclarations concernant ses expériences dans la conduite d’études similaires et la rémunération de ses experts. De plus, GEO SCIENCES a omis de divulguer un conflit d’intérêts potentiel.

Pendant la période d’exclusion, ce cabinet de conseil ne sera pas éligible à l’adjudication de marchés financés par la Banque africaine de développement. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, cette sanction d’exclusion prononcée à l’encontre de GEO SCIENCES International peut également être appliquée par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.

Le Projet d’appui au développement de l’agroforesterie a été financé sur les ressources du Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (FFBC) hébergé au sein de la Banque africaine de développement.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la Commission européenne (http://EC.Europa.eu/growth/industry/innovation/funding/efsi_en), Mariner Investment Group (www.MarinerInvestment.com), LLC (Mariner), Africa50  (www.Africa50.com) et Mizuho International plc (www.Mizuho-EMEA.com) annoncent aujourd’hui la réalisation de Room2Run, une titrisation synthétique d’un milliard de dollars américains correspondant à un portefeuille de risque de crédit panafricain bonifié. Room2Run constitue le tout premier portefeuille de titrisation synthétique réalisé entre une banque multilatérale de développement et des investisseurs du secteur privé. Il lance le recours à l’opération de titrisation et de transfert de risque de crédit sur le segment jusque-là inexploré des marchés financiers.

Structuré sous forme de titrisation synthétique par Mizuho International, Room2Run transfère le risque de crédit mezzanine sur environ 50 prêts provenant du portefeuille de prêts non souverains de la Banque africaine de développement, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports, des finances et des actifs de fabrication. Le portefeuille couvre l’ensemble du continent africain, avec une exposition auprès d’emprunteurs en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Mariner, le gestionnaire mondial d’actifs alternatifs et filiale à participation majoritaire d’ORIX USA, est le principal investisseur dans la transaction, par le biais de son fonds International Infrastructure Finance Company II (IIFC II). Africa50, la plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures, investit aux côtés de Mariner dans le secteur privé. Le Fonds européen pour le développement durable de la Commission européenne apporte une protection de crédit supplémentaire sous forme de garantie prioritaire mezzanine.

« Room2Run nous apporte de nouvelles ressources pour investir dans les projets dont les Africains ont le plus besoin », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’Afrique offre les perspectives les plus prometteuses et les plus grandes ressources naturelles, et sa population est la plus jeune du monde. Mais nous enregistrons également les déficits en infrastructures les plus persistants au monde. La Banque africaine de développement dispose de la stratégie nécessaire pour combler ces lacunes financières dans les infrastructures, et Room2Run nous offre les capacités de la réaliser. »

Conçu pour être un investissement à fort impact, Room2Run a été élaboré de façon à ce que la Banque africaine de développement puisse augmenter ses prêts en soutien à sa mission consistant à stimuler un développement économique durable et des progrès sociaux. Dans ce cadre, la Banque s’est engagée à redéployer les capitaux libérés dans des projets d’énergie renouvelable en Afrique subsaharienne, y compris dans des pays fragiles à faible revenu.

« En matière d’impact, Room2Run bat tous les records », a indiqué Andrew Hohns, gestionnaire principal du portefeuille et responsable de l’équipe de Mariner chargée de la gestion des investissements dans les infrastructures. « Room2Run répond à l’appel du G20 qui exhorte les acteurs du secteur privé à s’engager et à faciliter le financement du développement, en fournissant un modèle pour attirer d’importants capitaux privés afin de financer des projets urgents dans les économies en développement ».

Room2Run est également une réponse aux appels lancés par le G20 aux banques multilatérales de développement pour qu’elles utilisent à pleine capacité leurs ressources existantes, conformément à son Plan d’action 2015 qui vise à l’optimisation de leurs bilans et à l’intensification de leurs efforts pour attirer davantage d’investissements privés. Le G20 a en outre appelé les banques multilatérales de développement à partager les risques dans leurs transactions non souveraines avec les investisseurs privés, notamment par le biais de financements structurés, de financements mezzanines, de programmes de garantie de crédit et de structures de couverture[1],[2].

Le gouvernement du Canada a joué un rôle de premier plan en encourageant les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière plus efficace et à mobiliser des capitaux privés en faveur du développement mondial. L’objectif du Plan d’action du G20 est de catalyser de nouveaux financements significatifs en faveur du développement auprès des banques multilatérales de développement couvrant l’ensemble de l’économie réelle dans des régions clés du développement. « Il est essentiel d’attirer un volume plus important de capitaux privés dans les initiatives de développement mondial pour bâtir des économies qui répondent aux besoins d’un nombre croissant de personnes à l’échelle de la planète », a déclaré Bill Morneau, ministre canadien des Finances. « C’est pour cette raison que le Canada et nos partenaires du G20 ont appelé les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière aussi efficace que possible, et à rechercher de nouveaux moyens d’attirer davantage de capitaux privés. Nous sommes heureux que la Banque africaine de développement propose une transaction qui répond directement aux objectifs du G20. Room2Run offre une solution innovante à un défi de longue durée ».

Room2Run bénéficie également du soutien et de la participation de la Commission européenne, avec un investissement du Fonds européen pour le développement durable sous forme de garantie prioritaire mezzanine. « Nous sommes ravis de l’impact catalytique de cet investissement », a confié Neven Mimica, commissaire européen pour la coopération internationale et du développement. « S’agissant des investissements d’impact, nous pouvons entrevoir de larges retombées grâce à Room2Run, avec des ressources en capitaux publics qui seront utilisées de manière stratégique pour obtenir les résultats appropriés en matière de développement en partenariat avec le secteur privé ».

Raza Hasnani, directeur des investissements en infrastructure d’Africa50, a déclaré : « Room2Run offre une solution innovante et viable sur le plan commercial pour les objectifs de gestion du risque et de prêt de la Banque africaine de développement, tout en ouvrant la voie aux investisseurs commerciaux pour soutenir la croissance des infrastructures sur le continent et en bénéficier. Africa50 est très heureux d’avoir investi dans cette transaction historique, qui s’inscrit dans notre mission consistant à promouvoir une hausse des investissements dans les infrastructures en Afrique et à créer des canaux de circulation de capitaux institutionnels à long terme dans cet espace. »

Juan Carlos Martorell, coresponsable des solutions structurées chez Mizuho International, a ajouté : « Mizuho International est très heureuse d’avoir structuré cette transaction historique. En comparaison avec d’autres titrisations synthétiques, l’un des accomplissements majeurs de Room2Run a été de s’assurer que les agences de notation, en particulier Standard & Poor’s, tiennent compte des mérites du transfert de risque dans leurs évaluations pour les banques multilatérales de développement. Le leadership de la BAD dans le cadre de cette transaction a établi les bases permettant l’adoption générale de l’instrument par l’ensemble de la communauté des banques multilatérales de développement. »

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«Aucun pays ne peut véritablement aller de l’avant au XXIe siècle s’il laisse de côté la moitié de ses talents», a lancé le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, le 17 septembre 2018, lors du lancement de la conférence FinDev Canada, réaffirmant ainsi le soutien de la Banque en faveur des femmes.

FinDev Canada, l’Institut de développement du Canada, est une filiale d’Exportation et développement Canada (EDC), l’agence de crédit à l’exportation du pays. Lancé six mois plus tôt, FinDev a pour mandat de soutenir la croissance et la durabilité des entreprises sur les marchés en développement.

«Avec ses universités, ses organisations internationales et sa population multiculturelle, Montréal est le lieu idéal pour accueillir FinDev Canada, a déclaré Mme Marie-Claude Bibeau, la ministre canadienne du Développement international. Je suis convaincue qu’il jouera, depuis son siège à Montréal, un rôle crucial dans la promotion du programme international de développement de notre pays, en proposant le bon dosage de capitaux publics et privés et en nouant des partenariats avec des entreprises dans les pays en développement, notamment celles qui sont gérées par les femmes et les jeunes.»

M. Adesina a prononcé son discours d’ouverture lors de la séance inaugurale de la conférence.

«Nous tous, dans cette salle, comprenons d’instinct la nécessité d’aider les femmes. Beaucoup d’entre nous viennent – et y ont de la famille – de lieux où le travail des femmes est absolument essentiel pour garder la communauté soudée. Et pourtant, trop souvent, leur travail n’est pas pleinement reconnu. Et trop souvent, les femmes se voient refuser leur juste part de salaire pour un travail égal», a-t-il déclaré.

Le problème ne concerne pas seulement l’Afrique ou même l’Amérique du Nord, selon lui. «Dans toutes les sociétés, ce problème constitue un gaspillage insensé de ressources.»

Briser le statu quo

Le président de la Banque africaine de développement a appelé à en finir avec le statu quo sur les questions de genre, alors que les femmes et les jeunes s’avèrent les forces vives d’innombrables petites entreprises. «Le statu quo ne peut plus durer, a-t-il lancé. Nous savons qu’investir dans les femmes peut générer un véritable effet catalyseur dans les communautés. Les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % des revenus de leur travail dans leur famille et dans leur communauté. Cet argent sert à nourrir et à éduquer les enfants, et à payer les visites du médecin

M. Adesina a exhorté les partenaires à œuvrer de manière stratégique, novatrice et concertée, afin de combler le déficit de financement entre les hommes et les femmes, estimé à 42 milliards de dollars américains. «Si les limitations sociales et les systèmes de croyances annihilent souvent les rêves des femmes, c’est souvent au guichet des banques que leurs rêves s’effondrent. Pour de nombreuses femmes entrepreneurs dépourvues de garanties et privées de tout accès aux terres ou à d’autres ressources financières, la banque signifie la fin du parcours», a-t-il déploré.

Visite de travail pour renforcer les liens bilatéraux avec le Canada

Montréal est la première étape de la visite de travail de quatre jours qu’effectue le président Adesina au Canada. Le président de la Banque dirige une délégation de concert avec David Stevenson, administrateur de la Banque représentant le Canada, la Chine, la République de Corée, la Turquie et le Koweït. Stella Kilonzo, la directrice principale du Forum de l’investissement en Afrique, Vanessa Moungar, la directrice chargée du Genre, des femmes et de la société civile, Timothy Turner, responsable de la gestion des risques au sein du Groupe, et Victor Oladokun, directeur de la Communication composent le reste de la délégation.

Avant son allocution d’ouverture à FinDev, le président Adesina a rencontré, lors d’un entretien bilatéral, Paul Lamontagne, le directeur général de FinDev Canada. Plus tard dans la même journée, à Ottawa, le ministre canadien des Finances Bill Morneau et les membres de la délégation de la Banque se rencontraient pour échanger sur plusieurs sujets, notamment sur la croissance inclusive et le leadership du Canada en matière de mécanismes de financement novateurs pour le développement. La délégation est invitée à un dîner offert par la ministre Bibeau, au cours duquel le genre, le changement climatique et l’énergie seront au cœur des discussions.

Le président Adesina est attendu à Toronto mercredi et à Calgary jeudi, pour les troisième et dernière étapes de sa visite de travail au Canada.

Le Canada a adhéré à la Banque africaine de développement en décembre 1982 et a contribué à toutes les augmentations générales de capital de la Banque. Il est le quatrième plus important contributeur parmi les membres non régionaux du Groupe. Au 31 décembre 2016, le pays avait souscrit plus de 3 milliards de dollars au capital de la Banque.

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Deux mémorandums d’entente ont été signés, ce mardi 18 septembre 2018, en marge du Forum international sur le partenariat Public-Privé qui se tient actuellement à Tunis. La 1ère convention a été signé entre la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Instance générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP), et porte sur une assistance technique pour financer des études techniques de certains projets au profit de ladite instance.

La 2ème convention a été signée par la BAD, le ministère des Finances, le ministère de la Coopération internationale et la CDC et porte aussi sur une assistance technique pour financer des études relatives à certains projets.

Les travaux du forum international sur le PPP durant lesquels 33 projets ont été présentés ont démarré ce mardi à Tunis en présence de 250 investisseurs tunisiens et étrangers. Le coût total de ces projets, dont une partie démarrera avant la fin de l’année en cours, est estimé à 13 milliards de dinars, soit deux fois et demi le budget consacré à l’investissement.

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 5 septembre 2018, une opération de garantie partielle de crédit en faveur de la République du Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/), afin de l’aider à se prémunir contre le risque de change émanant d’euro-obligations. Cette intervention novatrice de la Banque vient appuyer les autorités sénégalaises qui s’efforcent d’améliorer la prédictibilité du service de la dette et d’en favoriser une gestion prudente. Elle contribue ainsi à consolider la stabilité macro-économique du Sénégal et à déployer le Plan Sénégal émergent (PSE).

Adopté en 2014, le PSE est la stratégie de développement national du Sénégal. Poursuivant la vision d’un « Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire et dans un État de droit », le PSE s’articule autour de trois volets : la transformation structurelle de l’économie ; le capital humain, la protection sociale et le développement durable ; et la gouvernance, les institutions, la paix et la sécurité. Le PSE décline des projets et des programmes de développement à fort impact dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la construction et le logement.

« Avec cette opération de garantie, l’appui de la Banque au Sénégal vise notamment à réduire les coûts et risques de change liés aux financements importants requis pour mettre en œuvre le PSE », a expliqué Pierre Guislain, vice-président de la Banque pour le secteur privé, les infrastructures et l’industrialisation. Cette intervention s’inscrit dans la droite ligne du Document de stratégie pays 2016-2020 (www.AFDB.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/SENEGAL-DSP_2016-2020.pdf) de la Banque pour le Sénégal, de son Document de politique et stratégie du développement du secteur financier 2014-2019 (www.AFDB.org/fr/news-and-events/afdb-board-approves-financial-sector-development-policy-and-strategy-2014-2019-13677/) et de ses priorités entérinées dans ses High 5 (www.AFDB.org/fr/the-high-5/).

La Banque est un partenaire clé du Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/) dans le cadre de la transformation structurelle de son économie. En effet, elle opère dans des secteurs stratégiques aussi divers que les infrastructures de transport et d’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture, le secteur social et la gouvernance. L’opération de garantie à laquelle la Banque a donné son feu vert vient donc renforcer sa présence, déjà active, au Sénégal.

À ce jour, les engagements cumulés de la Banque au Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/) s’élèvent à près d’un milliard d’euros, répartis sur 26 opérations en cours d’exécution. Un tel niveau d’engagement témoigne de la qualité et de l’intensité du partenariat entre le Sénégal et la Banque africaine de développement.

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La Banque africaine de développement (BAD) et la FAO ont convenu lundi 27 août 2018 d’intensifier leurs efforts visant à catalyser les investissements dans le secteur agricole en Afrique en vue de mettre un terme à la faim et à la malnutrition et de stimuler la prospérité du continent. Dans le cadre de l’accord, la BAD et la FAO se sont engagés à mobiliser plus de 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir les activités de partenariat conjointes.

La nouvelle alliance stratégique aura pour objectif d’améliorer la qualité et l’impact des investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, l’agriculture, la foresterie, les pêches et le développement rural.

Depuis le siège de l’agence à Rome, M. Akinwumi Adesina, le Président de la BAD et M. José Graziano da Silva, le Directeur général de la FAO ont signé un accord qui s’appuie sur la longue collaboration qui existe déjà entre les deux organisations.

« La FAO et la BAD intensifient et approfondissent leur partenariat afin d’aider les pays africains à réaliser leurs objectifs de développement durable. Tirer profit des investissements effectués dans l’agriculture, et notamment de ceux émanant du secteur privé, est essentiel afin de sortir des millions de personnes de la pauvreté en Afrique et de s’assurer qu’une quantité suffisante de nourriture est produite et qu’il existe assez d’emplois pour faire face à la hausse de la population, » a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

« La signature de cet accord complémentaire est une étape importante dans la relation entre la Banque africaine de développement et la FAO. Elle marque notre engagement commun a accélérer la mise en œuvre de programmes de grande qualité et à améliorer les investissements issus des partenariats publics et prives dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à faire de l’agriculture une source d’affaires, un concept par ailleurs développée dans la stratégie “Feed Africa” de la Banque, » a déclaré Akinwumi Adesina, le Président de la BAD.

Lancée en 2015, la stratégie “Feed Africa” de la Banque a pour objectif d’investir 24 milliards de dollars dans l’agriculture africaine sur une période de dix ans. Le but est d’améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions afin de s’assurer le bon développement des chaînes de valeur agricole et que de meilleures technologies soient disponibles pour pouvoir atteindre plusieurs milliers d’agriculteurs.

Un programme d’actions

Le renforcement du partenariat entre la BAD et la FAO prévoit un programme d’actions devant déboucher sur une série de résultats, dont : de meilleures activités de financement en ce qui concerne la BAD ; des investissements plus importants entre le secteur public et privé ; un meilleur climat d’investissement, un meilleur taux de rendement et une meilleure mobilisation des ressources.

La collaboration devra également inclure une aide technique dont l’objectif sera d’aider les Etats membres à concevoir et à mettre en œuvre des opérations de financement qui seront financées par la BAD.

Cette assistance technique couvrira des domaines variés tels que l’intensification et la diversification de l’agriculture durable, la promotion des innovations tout au long de la chaîne de valeur, la présence de davantage de jeunes au sein des agro-entreprises, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente face au climat, la Croissance bleue, la sécurité alimentaire, la nutrition, le système agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion d’investissements responsables de la part du secteur privé, la résilience, la gestion des risques et le renforcement des capacités pour les pays en transition.

Le programme collaboratif verra le jour grâce à une contribution financière de 10 millions de dollars de la part des deux institutions.

Les activités conjointes de sensibilisation et de conseils politiques mettront notamment l’accent sur la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et sur les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, tous deux approuvés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la BAD et la FAO a débuté en 1968. Depuis lors, la FAO a apporté une aide technique précieuse qui a notamment permis de concevoir 161 projets financés par la BAD, estimés à plus de 3,7 milliards de dollars et représentant environ 21 pour cent du soutien de la BAD au secteur agricole.

La FAO et les derniers travaux de la BAD ont porté sur l’élaboration d’un projet en Tanzanie et en Guinée équatoriale. Il a également été question d’apporter une aide technique afin de mettre en œuvre un programme de Croissance bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde et plusieurs études de faisabilité pour des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire sans oublier leur participation à l’initiative des dirigeants africains pour la nutrition.

La BAD et la FAO contribuent également à une série de dialogues continentaux portant notamment sur la réduction des pertes agricoles post-récolte, la Grande muraille verte du Sahel et l’Initiative Sahara.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a pris part à la fête du trône, marquant le 19e anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI.

Outre le président de la Banque, d’autres personnalités internationales ont pris part à la cérémonie, qui s’est tenue lundi 30 juillet 2018 au palais royal de Tanger, à l’instar de l’ex-Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ; de l’ancien directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Jacques Diouf, ainsi que de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA).

Le président Adesina a déclaré que l’invitation qui lui a été faite témoigne de l’excellence des relations qui lient le Royaume du Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement depuis 1970.

« C’est un grand honneur que d’avoir été convié à cette célébration, cela souligne le caractère privilégié de notre partenariat », a déclaré le président de la Banque africaine de développement à l’issue de la cérémonie. Et d’ajouter : « Je réitère, ici, la volonté du Groupe de la Banque africaine de développement de soutenir la vision de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI en faveur d’une croissance inclusive et d’une prospérité partagée. »

Le Roi du Maroc préside aux destinées et à la transformation économique du pays depuis près de deux décennies.

En quasi un demi-siècle de partenariat, le Groupe de la Banque africaine de développement a engagé près de 10 milliards de dollars américains de financements en faveur du développement du Maroc (https://www.AfDB.org/fr/Countries/North-Africa/Morocco/). Son portefeuille actuel dans le pays compte 33 projets et programmes, représentant 1,3 milliard de dollars d’investissements. Plus de 80 % de ces financements sont dédiés aux infrastructures de base dans différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture ainsi que le développement social.

Le complexe de Noor Ouarzazate (http://bit.ly/2vaVXHA), le plus grand complexe solaire à concentration du monde, est l’un des programmes phares de la Banque. Il a permis au Maroc de porter son taux national de couverture en électricité à quasi 100 %.

La deuxième interconnexion électrique sous-marine avec l’Espagne (http://bit.ly/2vtnFi1), ainsi que la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar (http://bit.ly/2LYxFdo), dans le nord du pays, sont deux autres projets à avoir bénéficié du soutien de la Banque.

Au-delà du secteur de l’énergie, la Banque a contribué à d’autres grands projets structurants au Maroc, comme le Plan Maroc Vert (http://bit.ly/2OBospO) dans l’agriculture, ou encore l’autoroute Marrakech-Agadir (http://bit.ly/2v8FN1c) et, plus récemment, l’agrandissement de l’aéroport de Marrakech Menara (http://bit.ly/2LVhpdo) dans le secteur des transports.

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La Banque africaine de développement a organisé, ce 27 juillet 2018 à Casablanca, au Maroc, un atelier de présentation de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com).

Troisième étape d’un roadshow en Afrique du Nord après Tunis et Le Caire, cette présentation avait pour objectif de mobiliser les acteurs de l’investissement public et privés. L’objectif de cette rencontre était de mettre en place une réserve de projets bancables en amont de l’Africa Investment Forum, qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud.

C’est Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord qui a prononcé l’allocution d’ouverture. Il a notamment souligné la finalité de cette initiative pour la Banque : « L’AIF constitue une réponse concrète aux défis du financement de l’investissement et du développement auxquels l’Afrique est confrontée ». Il a été rejoint par la responsable pays pour le Maroc, Leila Farah Mokaddem, qui a réitéré « le rôle moteur du Maroc dans la dynamique d’investissement, d’intégration et de coopération Sud-Sud ».

Faouzia Zaaboul, directrice du trésor et des finances extérieures au ministère marocain de l’Économie et des Finances, a, au nom des autorités du Royaume, exposé l’agenda du développement du Maroc et mis en évidence l’importance de cette nouvelle approche pour combler les besoins en financement de l’investissement en Afrique : « Le Maroc adhère à cette nouvelle initiative de grand intérêt. Faire rencontrer les besoins en financement et les capitaux n’est pas chose évidente. L’Africa Investment Forum est une plateforme qui va pouvoir y répondre en apportant des solutions ».

Olivier Eweck, directeur des syndications, cofinancement et solutions client à la Banque, a procédé à un exposé détaillé du fonctionnement de l’Africa Investment Forum. Il a souligné le rôle de l’AIF en tant que nouvelle plateforme d’investissement via laquelle, la Banque, aidée de ses partenaires, aidera à sélectionner les projets, à attirer les investisseurs, et à structurer les transactions pour impulser une nouvelle dynamique d’investissement sur le continent. « À travers l’AIF, nous voulons renouveler nos manières de réfléchir et d’agir pour porter l’investissement en Afrique à un palier supérieur » a-t-il déclaré.

S’en est suivi un échange interactif avec les quelques 100 participants venus assister à l’exposé et représentant les principales parties prenantes dans l’écosystème de l’investissement. De fortes attentes ont ainsi été formulées à l’égard de cette initiative de la Banque, qualifiée par tous de bienvenue : « Ce nouveau forum est pour nous l’opportunité d’améliorer la préparation des projets, de faciliter leur structuration et de financer des transactions. Nous avons besoin de connaitre le mécanisme et le fonctionnement de cette nouvelle plateforme pour en tirer profit ».

Des rencontres B2B entre différents opérateurs du secteur privé ont suivi la présentation formelle, ouvrant ainsi la voie aux mises en relations fructueuses qu’entend favoriser l’Africa Investment Forum entre porteurs de projets et investisseurs.

Le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement, qui dure depuis près d’un demi-siècle, compte plus de 160 projets et programmes totalisant un engagement financier de près de plus de 10 milliards de dollars. Ces financements, dont plus de 80% sont dédiés aux infrastructures de base, couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture, ainsi que le développement social.

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Un projet pilote d’utilisation de drones pour une meilleure gestion des projets de développement, dans le secteur agricole, a été lancé jeudi matin, lors d’une cérémonie tenue au ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale à Tunis. Il se focalisera sur les opérations agricoles, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
C’est le fonds coréen KOAFEC, administré par la Banque africaine de développement (BAD), qui financera ce projet à travers un don de près d’un million de dollars.

Ce projet pilote vise la collecte via les drones de données relatives au secteur agricole pour améliorer notamment le pilotage et le suivi des périmètres irrigués, le développement agricole et rural intégré, la gestion rationnelle des ressources en eau et le suivi des nappes, de la gestion des ressources naturelles (foncier, couvert végétal, exploitation des terrains agricoles…), des effets des changements climatiques, de la dégradation des terres, de la biodiversité, du taux de remplissage et d’envasement des barrages outre le suivi des saisons agricoles et de la production agricole.
Les drones sont en mesure de fournir des données de manière rapide et précises, qui aident à améliorer la gestion de projet, à accélérer la livraison et à améliorer la prise de décision à toutes les phases du cycle de projet (préparation, réalisation et évaluation).

Ce projet pilote comprend trois composantes : équipement (drones et systèmes informatiques associés), services (développement et déploiement de la solution) et formation et transfert de technologie (notamment pilotage et maintenance de drones, collecte et analyse des données).

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La Banque africaine de développement (BAD) présentera, aujourd’hui, lundi 23 juillet à Tunis, de l’Africa Investment Forum (AIF), premier marché de l’investissement en Afrique. Cette présentation précédera le tout premier Africa Investment Forum, qui se tiendra à Johannesburg du 7 au 9 novembre 2018, indique un communiqué.

La Banque pilote, dans un esprit de leadership collaboratif, cette nouvelle initiative 100 % transactionnelle – l’Africa Investment Forum (AIF), qui, à ce jour, représente la meilleure opportunité de stimuler la transformation économique du continent. Pour relever ce défi, la Banque africaine de développement a conçu ce forum comme une plateforme de mobilisation pour engager le secteur privé et faciliter les projets ayant la capacité de transformer le continent.

“Il ne s’agit pas d’une foire de discussions. Il n’y aura pas de discours politiques. L’AIF est un espace ouvert visant à coordonner les efforts des institutions multilatérales, des gouvernements et du secteur privé afin d’améliorer un pipeline de projets capables de transformer le continent”, a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD à l’Africa CEO Forum.

Tunis sera la première étape d’un road show régional qui conduira une délégation de haut niveau de la Banque africaine de développement au Caire le 25, à Casablanca le 27 et à Alger le 29. Il s’agira d’informer les parties prenantes et susciter l’intérêt des opérateurs privés à préparer des projets susceptibles d’être présentés en novembre 2018 à de potentiels intéressés par l’Afrique. L’AIF est destiné à être une plate-forme multipartite et pluridisciplinaire dédiée à appuyer l’instruction des projets jusqu’à leur stade de financement, à lever des capitaux et à accélérer le bouclage financier des projets.

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une ligne de crédit de 100 millions d’euros au profit de la Banque centrale populaire du Maroc, rapporte le site d’information marocain Telquel.ma.

Selon la BAD, cette facilité «  va permettre à la BCP de renforcer ses activités de financement des entreprises dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et des infrastructures en Afrique de l’Ouest, principalement en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et au Sénégal ».

La ligne de crédit « contribuera concrètement à améliorer la compétitivité économique des pays concernés, à générer des recettes publiques et d’exportation et à créer des opportunités d’emploi, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre comme l’agriculture »,  peut-on lire dans le communiqué.

Avant d’ajouter : «  Cette ligne de crédit favorise, en outre, l’intégration régionale et le développement des échanges commerciaux ».

La coopération s’intensifie donc entre la BCP et la BAD. Pour rappel, les deux institutions avait signé, en mai, un accord de participation aux risques d’un montant de 100 millions de dollars. Un accord visant déjà à répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, note la même source.

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Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont voté, mardi 03 juillet 2018, en plénière, contre le projet de loi N°18/2018, portant approbation de l’accord de prêt conclu, le 21 décembre 2017, entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement du projet d’appui au développement des compétences techniques et technologiques (PADCTT).
L’accord, déjà examiné en plénière tenue à la fin du mois de juin 2018, prévoit l’octroi de 72 millions d’euros, soit 190 millions de dinars, remboursable sur 19 ans, dont 7 années de grâce. Ce projet, piloté par le ministère de l’Education sur la période 2018-2022, vise à développer l’éducation, l’enseignement scientifique et technologique et à améliorer l’infrastructure nécessaire.
Pour Mongi Rahoui (Front populaire), les partis politiques qui votent en faveur de ces projets visent “à piéger toute la Tunisie“. “Ces partis qui ont voté des projets de loi visant à diffuser davantage la pauvreté sur une plus grande échelle sont très loin du concept de l’école publique“, indique encore le député. Et de poursuivre que “le vote de ces partis reflète des intérêts étroits liés aux indemnisations et à l’Instance Vérité et dignité“.
Toutefois, le député Ennadha Habib Khedher, a estimé que le refus d’adopter ce projet de loi “ne reflète aucun sens de patriotisme“.

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Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement se classe au quatrième rang des meilleures entreprises pour lesquelles travailler sur le continent, selon l’enquête 2018 Careers in Africa Employer of Choice Survey (Des employeurs de choix pour une carrière en Afrique, NDLR).

L’enquête est disponible ici : https://goo.gl/PKD7Qf

Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement.

Plus de 20 000 professionnels africains ont répondu aux questions de l’enquête portant sur la motivation des employés et les conditions de travail. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences, la qualité des prestations offertes en matière de soins de santé, la dimension de leadership et les perspectives d’évolution apparaissent comme des indicateurs clés des meilleurs employeurs.

« L’importance d’avoir un impact positif se ressent très fortement dans les réponses au questionnaire, explique Alex Mugan, directeur général de Global Career Company et co-auteur de l’étude avec la firme britannique Willis Towers Watson. Et d’ajouter : « Ceci, associé à la transformation organisationnelle en cours à la Banque africaine de développement, explique la grande estime dont jouit toujours la Banque (en tant qu’employeur) auprès de nombreux professionnels africains dans le monde entier. »

La confiance dans la haute direction – surtout en des dirigeants qui savent écouter –, les employeurs qui donnent l’exemple au plan éthique et ceux qui respectent les valeurs de l’entreprise apparaissent également comme les trois facteurs les plus importants pour choisir un employeur en Afrique.

« Les employés apprécient les dirigeants qui défendent une mission constructive, a indiqué M. Mugan. Les marques dont les dirigeants s’y emploient de façon tangible ont tendance à être mieux appréciées ».

Attirer l’élite des cadres africains

« Ce classement conforte les efforts du Conseil d’administration de la Banque et de son management pour accélérer le changement institutionnel nécessaire et les efforts pour attirer les meilleurs et les plus brillants, afin de mettre en œuvre le programme des High 5 de la Banque (https://goo.gl/vUGZFL) que sont Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », a déclaré le président de la Banque, Akinwumi Adesina.

La Banque affiche un excellent score pour sa capacité à attirer les meilleurs talents de toute l’Afrique et demeure dans le top 5 des organisations et institutions multilatérales les mieux notées.

Cette étude met en lumière un glissement dans la gestion des talents, marqué par un intérêt accru des demandeurs d’emploi pour le financement des investissements, tandis que les employeurs recherchent des experts avertis dans le numérique.

Dans l’ensemble, l’enquête révèle que la sécurité de l’emploi est considérée comme l’une des raisons principales pour rester au sein d’une organisation. Outre les facteurs qui attirent les hommes, comme le perfectionnement des compétences, le rapport indique que les femmes, dans leur carrière professionnelle, s’intéressent davantage à des critères comme la couverture santé, des conditions de travail flexibles, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ou l’éthique.

Plus qu’un simple classement, ce rapport entend faire réfléchir sur ce qui fait un employeur de choix en Afrique et, ce faisant, changer de manière positive l’expérience des employés en Afrique.

La liste des 100 entreprises sélectionnées compte des banques, des compagnies pétrolières, des marques de produits de grande consommation et des opérateurs de téléphonie mobile.

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Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire du Cameroun, Alamine Ousmane Mey, et le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale (www.AfDB.org), Ousmane Doré, ont procédé, le 24 mai 2018 à Busan en Corée, à la signature de deux accords de prêt d’un montant total de 44,51 millions d’euros.

Ces financements de la Banque africaine de développement (33,32 millions d’euros) et du Fonds africain de développement (environ 11,19 millions d’EUR) sont destinés à financer partiellement le Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du lac Tchad devant relier le Cameroun et le Tchad.

« Ce projet s’inscrit dans les priorités stratégiques des deux pays et est conforme à la Stratégie à long terme 2013-2022 de la Banque, qui accorde la priorité aux infrastructures à caractère régional. Il s’intègre à deux des axes majeurs des 5 priorités opérationnelles de la Banque, les High5, notamment, « Intégrer l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique » », a déclaré Ousmane Doré.

Le projet vise l’amélioration du système de transport de la région du bassin du Lac Tchad et le développement et la compétitivité économique de la zone transfrontalière du Cameroun et du Tchad, par la création d’une nouvelle route de transit. Ce projet est particulièrement important du fait des enjeux sécuritaires de la zone en proie avec la menace de la secte Boko-Haram.

Grâce à une meilleure circulation des personnes et des biens entre les deux pays, et au désenclavement des zones à fortes potentialités économiques du Nord du Cameroun (agriculture, minerais, bois…) et du Sud-Ouest du Tchad, les coûts de transport seront réduits, les conditions de vie des populations riveraines de la route seront améliorées et le commerce et le transit facilités.

Parmi les activités inscrites au programme figurent la construction d’un pont sur le fleuve Logone, entre les villes de Bongor au Tchad et Yagoua au Cameroun d’une longueur totale de 620 mètres linéaires ; la construction d’une route de raccordement sur environ 14 km de part et d’autre des deux villes; et des aménagements connexes portant sur la réhabilitation d’infrastructures socioéconomiques et la promotion des activités entrepreneuriales des femmes et des jeunes en vue d’amplifier les impacts du projet.

Le projet bénéficie également d’un cofinancement de l’Union européenne, à hauteur de 40 millions d’euros.

S’exprimant à cette occasion, Alamine Ousmane Mey s’est félicité des résultats attendus du projet qui contribueront à la réduction de la pauvreté et à l’intégration sous-régionale en Afrique centrale.

« Le projet est en cohérence avec le document « Cameroun Vision 2035 » qui considère que le développement des infrastructures doit être étroitement encadré par les objectifs économiques visant entre autres à transformer le pays en principal carrefour des échanges en Afrique Centrale », a-t-il déclaré.

La cérémonie de signature du Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du Lac Tchad a été organisée en marge de la 53e Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et de la 44e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement qui se tiennent depuis le 21 mai 2018 à Busan en Corée du Sud.

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