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Les données dévoilées la semaine dernière à Abidjan, en Côte d’Ivoire, par la Banque africaine de développement (BAD) ont permis à l’Agence Ecofin d’établir un classement des 10 pays du contient africain qui affichent le plus gros PIB (Produit intérieur brut). On y apprend que le Nigeria dame le pion à la concurrence, et pas de peu !

Dans le détail, c’est le regain de la production pétrolière et la montée des cours mondiaux des matières premières, après le reflux, qui a permis au PIB du Nigeria de reprendre des couleurs. Cette richesse globale du pays, qui pèse plus que 72% du total généré par toutes les économies de l’Afrique de l’ouest, est même évalué à 581 milliards $ en 2017 contre 519 milliards l’an dernier…

L’Afrique du Sud occupe le deuxième rang, mais très loin derrière. Le pays de Mandela peut, tout de même, se réjouir de s’être extirpé de la récession au second trimestre. Le PIB, pour cette année, pourrait dépasser 276 milliards $.

L’Egypte, dont l’économie a trinqué après le printemps arabe, se porte très bien avec une troisième place dans ce classement. Sa production intérieure pourrait s’établir à 264 milliards $, à quelques encablures de la 2ème économie du continent. ‘Le pays des pharaons’ reprend du poil de la bête !

L’Algérie n’a pas pu faire mieux que 4ème, et c’est plutôt pas mal au regard de son énorme déficit commercial (à cause des importations massives), lequel commence d’ailleurs à se résorber et au regard de la fonte des cours du pétrole, dont le pays dépend de manière déraisonnable. L’Algérie affiche tout de même un PIB de 170 milliards $. Puis vient, à la surprise générale, le Soudan, 5ème en Afrique. Il est crédité d’une richesse nationale de 124 milliards $ à la fin de cette année. Le Soudan fait mieux que le Maroc, à la 6ème position, en dépit d’un programme de diversification de son économie très prometteur. La croissance de 4%, au moins, devrait doper le PIB du royaume, jusqu’à 121 milliards $ à la fin de cette année. Pour le Maroc, le chiffre est tout de même très intéressant car le poids de l’économie va doubler en 12 ans, d’après les données consultées par l’agence. Peu de pays du continent peuvent en dire autant !

L’Angola, 2ème producteur de pétrole en Afrique, après le Nigeria, va garder sa place de 7ème nation la plus riche du continent, avec 104 milliards $. Le pays va faire un bond significatif, en comparaison avec le PIB de l’an dernier, 96 milliards $.

Pour l’Ethiopie, les horribles images de la famine, cycliques dans le pays du fait des sécheresses récurrentes, sont loin. Elle devrait rester à sa 8ème place parmi les pays les plus productifs du continent, avec ses 93 milliards $ en 2017, presque 10 milliards de plus que l’an dernier (84 milliards). C’est du reste ce qu’ont prédit les institutions internationales. L’Ethiopie, en à peine 12 ans, a presque multiplié par 6 son PIB et devrait se payer cette année la croissance la plus costaude du monde, devant les champions de la planète : Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

Le Kenya, avec ses 77 milliards $ et la Tanzanie, 52 milliards, des poids lourds en Afrique de l’Est, sont respectivement 9ème et 10ème.

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Le Prix mondial de l’alimentation vient conforter la volonté de poursuivre la transformation de l’Afrique à travers les Cinq grandes priorités que la Banque africaine de développement (BAD) (https://www.AfDB.org) a définies dans ses High 5 (https://www.AfDB.org/en/the-high-5), en particulier celle de Nourrir l’Afrique (http://APO.af/jZrUaR), a déclaré son président Akinwumi Adesina,  jeudi 19 octobre à Des Moines, aux États-Unis.

Lors de la conférence de presse qui a précédé la remise officielle du prix dont il est le lauréat 2017, le président de la BAD a dit combien chacun des High 5 est étroitement lié aux autres, et réitéré l’engagement de la Banque à poursuivre son travail de développement en Afrique. Et de souligner la nécessité  de mettre les technologies et l’information aux mains des agriculteurs.

« Le Prix mondial de l’alimentation est un grand honneur et une reconnaissance pour tout le travail que je mène depuis des décennies. Mais il nous met aussi le vent en poupe, alors que nous décollons pour nourrir l’Afrique, car c’est une mission qu’il faut poursuivre jusqu’à son terme », a-t-il martelé.

Et le lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation d’ajouter : « L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».

Il a parlé du téléphone portable, devenu l’outil le plus important qu’un agriculteur puisse avoir aujourd’hui.

« Avec le portable, les agriculteurs peuvent se renseigner sur les marchés, la météo et sur l’accès aux financements, a-t-il argué. Ils peuvent, par exemple, avoir des informations sur la santé des mères. C’est très important. C’est pourquoi nous avons lancé, quand j’étais ministre de l’Agriculture au Nigeria, un système de portefeuille électronique qui permet aux agriculteurs de se procurer des engrais. Nous avons touché plus de 15 millions d’agriculteurs  ».

Sensibilisation et autonomisation ne peuvent se faire que si l’on fournit les informations requises, en démocratisant l’accès à l’information pour les agriculteurs, a ajouté le président de la BAD.

« Je n’ai jamais vu un agriculteur qui a envie d’être pauvre », a-t-il insisté.

En juin dernier, le Prix mondial de l’alimentation 2017 était décerné à Akinwumi Adesina, pour le travail qu’il a accompli afin d‘améliorer la disponibilité des semences, des engrais et du financement pour les agriculteurs africains et pour avoir changé la perception qu’ont les jeunes Africains de l’agriculture et s’y investir en y voyant une activité lucrative.

Considéré comme le Nobel de l’agriculture, le Prix mondial de l’alimentation, créé par Norman Borlaug, prix Nobel de la paix en 1970, est perçu comme la plus prestigieuse distinction internationale qui vient couronner des individus qui ont œuvré  en faveur du  développement humain en améliorant la qualité, la quantité ou la disponibilité de la nourriture à travers le monde.

Le Prix est remis tous les ans au mois d’octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation – le 16 octobre ou aux alentours de cette date –, lors d’une grande cérémonie organisée à Des Moines, capitale de l’État de l’Iowa, aux Etats-Unis.

Depuis l’arrivée d’Akinwumi Adesina à sa tête en mai 2015, la BAD œuvre à accélérer le développement de l’agriculture, grâce à sa stratégie « Nourrir l’Afrique », qui prévoit quelque 24 milliards de dollars EU d’investissements au cours des dix prochaines années.

Ce prix vient également couronner le travail qu’a accompli Akinwumi Adesina ces vingt dernières années avec la Fondation Rockefeller et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), mais aussi en tant que ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigeria.

Pour plus d’informations sur le Prix mondial de l’alimentation et le Dialogue de Borlaug : https://www.afdb.org/2017wfp et http://www.worldfoodprize.org

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Selon des statistiques publiées par la banque africaine de développement et rapportées par l’agence Ecofin, le produit intérieur brut, (PIB) à prix courants du Maroc, devrait atteindre 121,427 milliards $ en 2017, contre environ 116 milliards $ en 2016.

L’économie marocaine devrait rester encore dynamique cette année, tirée principalement par les bonnes performances enregistrées au niveau de la production agricole. La BAD prévoit ainsi une croissance de 4,5% en 2017 pour l’économie marocaine, avec un léger recul à 3,9% en 2018.

Ces performances sont le fruit, selon les experts de la BAD, des efforts déployés par le Maroc en vue de la transformation structurelle de son économie. Ces efforts devront toutefois se poursuivre « avec urgence et intensité » face à la volatilité des prix des produits de base.

A noter que le PIB du Maroc a presque doublé en un peu plus d’une dizaine d’années, franchissant pour la première fois la barre des 120 milliards $ en 2017 contre 65,625 milliards $ en 2006, détaille la même source.

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La Banque africaine de développement (BAD) a appelé à un soutien mondial pour les jeunes agriculteurs et “agripreneurs” africains, soulignant que l’agro-industrie est la solution à l’emploi des jeunes sur le continent.

En collaboration avec l’Initiative for Global Development, l’Association des professionnels agricoles africains de la diaspora (AAAPD), l’université du Michigan, l’université de l’Iowa et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), la BAD a réuni les parties prenantes pour discuter des moyens d’accroître les opportunités économiques pour les jeunes d’Afrique tout le long de la chaîne de valeur agricole – depuis la ferme de l’agriculteur jusqu’à l’assiette du consommateur en passant par les labos scientifiques.

Une session Intitulée « Rendre l’agriculture “cool” : investir dans les futurs agriculteurs et agripreneurs africains » s’est tenue en marge du Dialogue de Borlaug (WorldFoodPrize.org) à Des Moines, dans l’Iowa, en présence de jeunes entrepreneurs venus d’Afrique (APO.af/EcKEVJ), de représentants du secteur privé, de décideurs et de leaders d’opinion.

L’Afrique compte la population la plus jeune au monde, avec 60 % de jeunes de moins de 35 ans. 420 millions sont âgés de 15 à 35 ans, et ce segment de la population devrait doubler pour atteindre 840 millions d’ici à 2040.

Dans le cadre de son programme ENABLE Youth (Empowering Novel Agri-Business-Leded Employment) et en collaboration avec l’IITA, la Banque africaine de développement œuvre en faveur des jeunes agriculteurs.

« Les futurs milliardaires de l’Afrique ne viendront pas du pétrole, du gaz ou des industries extractives. Avec ENABLE Youth, il s’agit d’investir aujourd’hui dans les petites entreprises agro-alimentaires pour qu’elles deviennent de grandes entreprises demain », a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

« En encourageant les jeunes à chaque étape de la chaîne de valeur agroalimentaire, nous leur permettons de créer des entreprises agro-alimentaires viables et rentables, des emplois et de meilleurs revenus pour eux-mêmes et pour leurs communautés.

Et le président de la BAD d’expliquer à quel point faire émerger une nouvelle génération d’agripreneurs jeunes, énergiques et talentueux – qui inciteront à adopter de nouvelles technologies tout au long de la chaîne de valeur, augmenteront la productivité et répondront à la demande alimentaire croissante – est une priorité des plus urgentes.

Des études récentes le montrent : à mesure que les économies africaines se transforment, les possibilités d’emploi et d’entrepreneuriat pour les jeunes dans les chaînes de valeur à fort potentiel se font plus nombreuses, notamment dans l’horticulture, les produits laitiers, oléagineux, l’aviculture et l’aquaculture.

En outre, d’énormes opportunités existent pour attirer les jeunes africains dans les secteurs des services et de la logistique, dans des activités clés non-agricoles comme le transport, l’emballage, les technologies de l’information et de la communication et les infrastructures légères – qui ajoutent de la valeur ajoutée à la productivité et l’efficacité des exploitations agricoles.

L’idée est de connecter les fermes aux marchés, en particulier aux marchés urbains et régionaux prometteurs : c’est là que l’Afrique doit brancher cette population de jeunes en pleine expansion, a argué Adesina.

Le président de la Banque a souligné l’importance des efforts à fournir pour offrir aux jeunes Africains de nouvelles opportunités d’affaires, des compétences modernes et pratiques, l’accès aux nouvelles technologies, à la terre, aux équipements et aux financements qui leur permettraient de passer d’une agriculture de subsistance à un emploi mieux rémunéré – au sein ou hors de l’exploitation agricole.

« Voici comment nous avons l’intention de rendre l’agriculture cool ! », a-t-il lancé en présentant le programme ENABLE Youth. Dans le cadre de ce programme, la BAD et ses partenaires appuient les jeunes à chaque étape de la chaîne de valeur agroalimentaire, avec des projets de formation pour 10 000 entrepreneurs agricoles dans chacun des pays africains retenus, et la perspective de créer 300 000 entreprises et 1,5 million d’emplois au cours des cinq prochaines années.

L’Afrique compte déjà de brillants exemples de jeunes agripreneurs talentueux. Neuf d’entre eux assistaient d’ailleurs à la conférence du président Adesina, lequel a cité trois exemples – parmi des milliers – de jeunes agripreneurs aux fascinantes, qui le remplissent tout à la fois d’espoir et d’un sentiment d’urgence.

« Nous devons véritablement utiliser cette diaspora africaine comme le font les pays asiatiques, en misant sur leur expertise pour accélérer le programme de développement de l’Afrique et permettre à tous les Africains d’y participer, qu’ils soient basés sur le continent africain ou à l’étranger », a plaidé Adesina.

Renchérissant sur l’idée que l’agro-industrie est la solution au chômage des jeunes en Afrique, Jennifer Blanke, vice-présidente de la BAD chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, a appelé à donner aux  jeunes entrepreneurs un accès aux financements, en ré-harmonisant les incitations pour les banques commerciales et autres institutions financières afin de réduire les risques de crédit.

« Il y a plus de quinze filières d’emplois tout au long de la chaîne de valeur agricole – depuis la ferme jusqu’à l’assiette », a-t-elle argué.

Noel Mulinganya, jeune agripreneur et dirigeant des Agripreneurs de Kalambo, un groupe de 20 diplômés de 25 à 35 ans aux profils universitaires variés engagés dans des entreprises agroalimentaires collectives, est revenu sur le besoin de financement pour les jeunes agriculteurs africains : « Notre rêves, à moi et mes collègues, est de bâtir des affaires, a-t-il dit. Nous voudrions que ce programme soit une plateforme pour partager nos connaissances et nos expériences, afin de toucher et de mobiliser autant de jeunes que possible dans l’agro-industrie. »

Lilian Uwintwali, dont la société fournit des plateformes TIC qui desservent plus de 10 000 agriculteurs au Rwanda, reliant ainsi les agriculteurs aux marchés, aux banques, aux compagnies d’assurance et aux services de vulgarisation, a abondé dans le même sens : « J’aspire à décrocher des partenariats et des opportunités d’investissement ici, aux États-Unis, et je pense que les discussions à la conférence vont me permettre de structurer un meilleur business plan pour mon projet, m-lima, au Rwanda. » L’agriculture peut générer des revenus pour la jeunesse africaine, a-t-elle expliqué.

« Je parle d’expérience, parce que c’est [grâce à l’agriculture] que je gagne ma vie depuis cinq ans ! », a lancé la jeune patronne de m-lima.

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La sécurité alimentaire en Afrique dépend de la capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire. Tel est le message qu’a livré la Banque africaine de développement à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation 2017. Car le secteur agricole a le potentiel de créer de la richesse et des emplois pour les jeunes Africains – de quoi endiguer les migrations.

La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée tous les ans le 16 octobre, promeut la sensibilisation et une action mondiale en faveur de ceux qui souffrent de la faim. Elle rappelle également la nécessité d’assurer pour tous une sécurité alimentaire et un régime alimentaire nutritif. Le thème de cette année met l’accent sur la nécessité de « changer l’avenir des migrations – Investir dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Le programme ENABLE Youth de la BAD, qui prépare une nouvelle génération de jeunes “agripreneurs”, est en bonne voie pour y parvenir.

Au Libéria, Mahmud Johnson, 26 ans, est le fondateur de J-Palm Liberia, qui travaille à accroitre de 50 à 80 % les revenus des petits exploitants de palmiers à huile. Il est aussi en train de créer des emplois pour plus de 1 000 jeunes, amenés à travailler comme commerciaux pour ses produits.

« En dépit de difficultés colossales, nous, jeunes Africains, sommes résolus à maximiser les ressources agricoles que nous avons en abondance, pour créer de la richesse, des emplois et des opportunités socio-économiques dans nos pays et à travers tout le continent. Nous avons besoin que nos parties prenantes nous voient comme des partenaires sérieux dans la transformation de l’Afrique et qu’ils nous aident à développer nos entreprise », plaide Mahmud Johnson.

Mahmud et quelques-uns de ses employés ont bénéficié de programmes de renforcement des capacités dans le cadre de l’initiative Empowering Novel Agri-Business-Leded Youth for Youth, dite « ENABLE Youth » par acronyme.

À l’instar du jeune patron de J-Palm Liberia, de nombreux jeunes africains n’ont d’autre envie que de rester en Afrique pour y créer de la richesse et des emplois, à condition qu’on leur offre les outils et l’opportunité d’utiliser leurs compétences. La Banque collabore avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) dans le cadre du programme ENABLE Youth, pour développer une nouvelle génération de jeunes agripreneurs.

« Notre objectif est de faire émerger 10 000 jeunes entrepreneurs agricoles par pays au cours des dix prochaines années, a déclaré le président Adesina. En 2016, la Banque a fourni 700 millions de dollars pour appuyer ce programme dans huit pays, et nous avons aujourd’hui des demandes en provenance de 33 pays ».

Pour la Banque, les investissements dans l’agriculture sont essentiels pour que les jeunes Africains puissent prospérer, et, partant, endiguer les flux de migration.

Cet objectif et le thème de la Journée mondiale de l’alimentation 2017 sont bien alignés sur deux des Cinq grandes priorités de développement de la BAD, les High 5 (http://APO.af/xjqhmW) – Nourrir l’Afrique (http://APO.af/4fj7yZ) et Améliorer la qualité de vie des populations africaines (http://APO.af/eUC5Jt) –, a déclaré Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du développement social à la BAD.

« Une agriculture reposant sur un secteur privé florissant en Afrique est à même de fournir des emplois et des revenus qui attirent et retiennent les meilleurs talents africains sur le continent, tout en améliorant la qualité de vie de tous les Africains », a-t-elle plaidé.

Avec plus de 70 % des Africains qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, il est impératif de libérer le plein potentiel de ce secteur, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de vie des Africains.

En conséquence, l’un des objectifs de « Nourrir l’Afrique » est d’éliminer la faim et la malnutrition à l’horizon 2025.

Parce que les ressources minérales comme l’or, les diamants ou le pétrole brut ne sont pas illimitées, les pays africains doivent diversifier leurs économies. Cela ne peut se faire sans mettre l’accent sur l’agriculture, étant donné que la grande majorité des Africains en dépendent pour leur subsistance.

La hausse de la demande alimentaire et l’évolution des habitudes de consommation en raison de facteurs démographiques comme l’urbanisation (flux migratoires intérieurs) entraînent une hausse rapide des importations nettes de produits alimentaires. Celle-ci devraient même tripler et passer de 35 milliards de dollars en 2015 à plus de 110 milliards de dollars d’ici à 2025 si la tendance à la hausse n’est pas jugulée.

Sachant que les petits agriculteurs africains ont autour de 60 ans en moyenne, la sécurité alimentaire de l’Afrique dépend de sa capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire et à les responsabiliser. Les gouvernements peuvent soutenir ces changements en créant les conditions propices, grâce à des réformes politiques visant à accroître les investissements privés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Et aussi en définissant mieux l’importance de l’agriculture pour leurs économies dans leur interaction avec le public.

« La sécurité alimentaire, le développement rural sont étroitement liés aux questions de migration, de fragilité et de résilience, analyse Khaled Sherif, vice-président de la BAD pour le Développement régional, l’Intégration et la Prestation de services. La Corne de l’Afrique et le Sahel offrent des exemples incontestables de la façon dont des facteurs mondiaux comme l’insécurité alimentaire, l’extrémisme radical et les migrations aggravent la fragilité d’un État et ont un effet dévastateur sur le développement. »

Et le vice-président Sherif d’ajouter : « Le manque d’opportunités économiques, d’infrastructures, d’opportunités d’emploi et les changements climatiques imprévisibles dans ces pays sont des sources majeures de fragilité, qui conduisent souvent à la migration forcée de populations dans une quête désespérée d’opportunités. La Banque adopte, le cas échéant, des approches fondées sur les risques aux niveaux national et régional pour lutter contre la fragilité ».

Ainsi, le 14 octobre, la BAD a joint sa voix à celle du ministre de l’Agriculture et du développement rural de la Côte d’Ivoire et d’autres partenaires au développement lors d’une journée qui promouvait l’agriculture comme activité lucrative. Tous ont souligné la nécessité pour les gouvernements d’investir dans l’agriculture pour créer des emplois et endiguer les flux migratoires qui minent la sécurité et l’économie des pays africains.

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Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) (AfDB.org/fr), Akinwumi Adesina, sera l’orateur de la conférence Norman Borlaug dans le cadre de la semaine de célébrations qui ponctuent le du Prix mondial de l’alimentation, du 16 au 20 octobre 2017, à Des Moines, dans l’Iowa, aux États-Unis.

Intitulée « Parier sur l’Afrique pour nourrir la planète », cette conférence Norman Borlaug s’ouvre lundi 16 octobre 2017, afin de coïncider avec la Journée mondiale de l’alimentation.

Le président Adesina se verra remettre le trophée du Prix mondial de l’alimentation 2017 le 19 octobre. Ce prix est à l’agriculture ce que le prix Nobel est à la paix, aux sciences ou encore à la littérature.

Le choix du président Adesina comme lauréat 2017 (APO.af/1fcVhb) avait été dévoilé en juin dernier par le Conseil d’administration du Prix mondial de l’alimentation, en reconnaissance de son œuvre pour assurer aux agriculteurs africains une meilleure disponibilité des semences, des engrais et des financements et pour les jalons qu’il a posés pour faire en sorte que les jeunes d’Afrique voient en l’agriculture une activité lucrative dans laquelle s’investir.

Créé par Norman Borlaug, qui fut lui-même récipiendaire d’un prix Nobel, le Prix mondial de l’alimentation est la plus importante récompense internationale à couronner les accomplissements d’individus qui ont contribué au progrès du développement humain, en améliorant la qualité, la quantité et la disponibilité des denrées alimentaires à travers le monde.

Pour m’être moi-même extrait de la pauvreté, je sais qu’elle n’a rien de réjouissant

Quand il était ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria, Akinwumi Adesina avait introduit un système de « portefeuille électronique » pour les agriculteurs, une innovation qui a instauré une transparence dans le circuit de distribution des engrais, qui par le passé, avait été enrayé quarante ans durant par la corruption. Les mesures qu’il a prises à ces fonctions ont permis d’accroître de 21 millions de tonnes la production alimentaire du Nigeria, qui a ainsi pu attirer 5,6 milliards de dollars EU d’investissements du secteur privé. Ce qui a valu à Akinwumi Adesina, outre un respect considérable, d’être appelé « le ministre des agriculteurs ».

Sous son égide, la BAD est en train d’accélérer le développement de l’agriculture grâce à sa Stratégie « Nourrir l’Afrique » (http://apo.af/N2o9T8), et compte y investir 24 milliards de dollars EU dans les dix ans.

La stratégie « Nourrir l’Afrique » de la BAD a pour objectifs de contribuer à éliminer l’extrême pauvreté en Afrique d’ici à 2025 ; de mettre fin à la famine et à la malnutrition en Afrique d’ici à 2025 également ; de muer l’Afrique en exportateur net de denrées alimentaires ; et de faire passer le continent au premier rang des chaînes de valeur mondiales axées sur l’exportation, dans les secteurs où il jouit d’un avantage concurrentiel.

À Des Moines, plus de 1 200 participants en provenance de plus de soixante-cinq pays débattront d’enjeux de premier plan liés à la sécurité alimentaire mondiale et à la nutrition au Symposium international du dialogue de Borlaug, du 18 au 20 octobre 2017.

« Pour m’être moi-même extrait de la pauvreté, je sais qu’elle n’a rien de réjouissant. Sortir des millions de personnes, notamment les agriculteurs du monde rurale, de la pauvreté, est le combat de ma vie… Nous devons apporter l’espoir et transformer l’agriculture pour la muer en succès commercial », a déclaré le président de la BAD.

Cette conférence Norman Borlaug, qui réunit un vaste éventail d’experts scientifiques, de décideurs, de dirigeants d’entreprises et d’agriculteurs, est dite « la plus importante conférence au monde sur l’agriculture ».

Grâce au dialogue de Borlaug, la Fondation du Prix mondial de l’alimentation permet de nouer des alliances à même de lutter contre la faim et la malnutrition dans le monde.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé d’investir 500 milliards FCFA (environ 910 millions $) au Burkina Faso, dans deux secteurs prioritaires qu’elle a identifiés à savoir : l’énergie et l’agriculture. Ceci, pour les cinq prochaines années, nous apprend Ecofin.

C’est ce qui ressort des discussions avec le gouvernement burkinabè, tenues le 8 septembre dernier, en vue de faire le point de la coopération et dégager les perspectives à travers un dialogue sur les choix stratégiques que la BAD compte opérer dans le référentiel de coopération entre les deux parties pour les cinq années à venir, à savoir le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021.

La Banque Africaine de Développement (BAD) casse sa tirelire pour le Maroc et la Tunisie. 2,7 milliards et 2 milliards de dollars, c’est ce qu’ont encaissé respectivement ces deux pays entre 1967 et 2017 pour financer des programmes dans les transports, d’après le document publié par la BAD sur son site web. Tunis et Rabat ont donc capté le plus gros morceau du pactole injecté par la banque panafricaine dans le secteur des transports ces 50 dernières années. Viennent ensuite des nations d’Afrique orientale : le Kenya, la Tanzanie et l’Ethiopie. Chacun de ces pays a reçu, durant la même période, des financements de plus de 1 milliard de dollars.

A côté, l’Algérie fait figure de parent pauvre avec 760 millions de dollars de la BAD entre 1967 et 2017 pour subventionner 8 projets, dont essentiellement le bitumage et la consolidation de 1.200 km de routes, l’équipement du port de Djendjen (wilaya de Jijel) et l’amélioration du réseau ferroviaire.

La Mauritanie est encore moins bien lotie avec un maigre 90 millions de dollars $ de la part de la BAD pour mettre à niveau son réseau de transport…

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L’ARP a adopté lors d’une séance plénière, tenue mercredi, au Bardo, le projet de loi N°04/2017 portant approbation de l’accord du prêt de 123,7 millions d’euros, ( 284,5 millions de dinars) conclu le 30 novembre 2016 entre le gouvernement tunisien et la Banque africaine du développement pour la contribution au financement du programme d’alimentation de l’eau potable aux zones rurales (Phase II), avec 96 voix pour, 2 voix contre et 3 abstentions.
Ce projet vise à assurer l’approvisionnement en eau potable avec la qualité et la quantité requises et l’amélioration de conditions de vie des habitants des régions rurales (environ 418 mille personnes).
Ce projet (2016-2021) a pour objectif de renforcer l’infrastructure de base pour l’alimentation en eau potable dans 20 gouvernorats et au profit de 670 établissements éducatifs isolés, ainsi que de développer les compétences des sociétés de mise en valeur dans les délégations concernées. Ce prêt sera remboursé sur 25 ans, dont 7 années de grâce à un taux de 0,6%.
Le ministre de l’agriculture, Samir Bettaieb, a indiqué que le système de l’eau a atteint ses limites en Tunisie, avec l’augmentation du nombre d’habitants, les années successives de sécheresse et la rareté des ressources d’eau traditionnelles, assurant que le code des eaux qui sera prêt en 2017, va permettre d’améliorer le rendement des sociétés de mise en valeur. Il a encore, appelé à la rationalisation de l’utilisation de l’eau, rappelant la campagne lancée par son département, à cette fin.
Le ministre a encore, affirmé qu’une stratégie a été mise en place pour les 24 gouvernorats du pays afin que la gestion de l’eau soit meilleure au cours de l’été 2017, que celle de l’été 2016. L’objectif est également, de développer les ressources d’eau non traditionnelles, dont principalement, le recyclage des eaux traitées et le dessalement de l’eau de mer.
L’Assemblée à également adopté, un accord de crédit conclu le 28 novembre 2016 entre le gouvernement tunisien et l’agence française de développement pour le financement du projet d’adaptation aux changements climatiques dans les régions rurales avec 91 voix pour, 5 contre et 3 abstentions.
Ce prêt se monte à 50 millions d’euros (137 millions de dinars) est destiné au financement de projets d’adaptation dans les gouvernorats du Kef, Siliana, Kairouan, Sidi Bouzid et Bizerte.

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Ahmed Rjiba, PDG de la Banque de l’Habitat (BH), a déclaré que l’état d’avancement du plan de restructuration de la banque a atteint les 50 %. « La Banque de l’Habitat n’a pas besoin de partenaire technique pour mettre en œuvre le plan de restructuration », a affirmé le PDG de la BH, lors de son passage ce lundi 27 février 2017 sur Express Fm.

En outre, Ahmed Rjiba a annoncé qu’une cérémonie de signature sera organisée pour une ligne de crédit d’une valeur de 60 millions d’euros, s’étalant sur quatre ans, accordée par la Banque Africaine de Développement (BAD) à la BH pour renforcer ses activités de financement.

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La Tunisie va s’ouvrir davantage sur le continent avec le Forum africain des affaires. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Ladhari, en a fait l’annonce à la TAP, sans aller plus loin dans les détails autour de cet événement et sa date exacte. Tout ce qu’on sait c’est qu’il sera organisé au cours de cette année.

Ladhari a par ailleurs indiqué que ses services s’activent depuis des mois autour “des préparatifs de ce forum, qui s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement d’Union nationale visant à s’orienter vers les marchés prometteurs, notamment le marché africain”.

On sait également que cette manifestation sera organisée avec le soutien du Fonds arabe de développement en Afrique et la Banque africaine de développement (BAD), des hommes d’affaires de premier plan, des opérateurs économiques et commerciaux du continent africain.

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé un prêt de 769,78 millions d’euros, à la Côte d’Ivoire, visant à améliorer de manière significative le transport urbain dans la ville d’Abidjan.

Ce financement de la BAD, vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant à Abidjan, à travers l’aménagement et la réhabilitation des infrastructures routières. Plus spécifiquement, le projet porte sur l’aménagement de 87,9 km de voies urbaines rapides, d’un pont de 1400 mètres, de six échangeurs, la réhabilitation des feux tricolores de 89 carrefours, l’évaluation de la qualité de l’air, la gestion des déchets urbains ainsi que le renforcement des capacités existantes en matière de régulation de la circulation, de planification urbaine, d’amélioration des recettes locales, de sécurité routière et de protection des écosystèmes naturels.

«Le projet sera réalisé de mars 2017 à décembre 2021 et permettra d’améliorer la fluidité du trafic, de réduire les accidents de la route, de renforcer la gestion urbaine, d’améliorer la qualité de l’air, d’augmenter les revenus des ménages, de valoriser les déchets, de réduire les gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de vie des populations,» a souligné le Directeur des transports et des TIC à la BAD, Amadou Oumarou.

Abidjan, est le poumon économique de la Côte d’Ivoire et ville portuaire, qui abrite une population estimée à 4,71 millions d’habitants (21% de la population totale du pays en 2014) avec une projection de 8,5 millions en 2030. Cette ville est le principal fournisseur des produits et services qui font de la Côte d’Ivoire l’un des principaux pays exportateurs en Afrique, après l’Egypte et l’Afrique du Sud, le 3e pays exportateur vers les pays africains.

Avec l’effet combiné de l’accroissement démographique, de la forte croissance du parc automobile et du déclin des systèmes de transport public, le réseau de voirie et le système de contrôle du trafic se sont révélés inadaptés pour assurer l’écoulement d’un trafic de plus en plus important. Du fait de la crise socio politique des quinze dernières années et de la forte pression démographique, l’accessibilité des zones urbaines, les systèmes de transport, de contrôle du trafic, la gestion des déchets et la planification urbaine se sont dégradés, ce qui constitue une contrainte majeure à la libération du potentiel économique de la ville.

La quasi-totalité des carrefours enregistrent une congestion sévère et le mauvais état des routes freine la circulation entraînant ainsi des accidents de la route, la pollution de l’air, un ralentissement des activités économiques dans la ville d’Abidjan, aussi considérée comme le centre des affaires de la Côte d’Ivoire mais également de la sous-région Ouest-africaine.

Ville portuaire, elle est un pôle économique dynamique, non seulement pour le pays, mais aussi pour l’Afrique de l’Ouest en général, avec un taux de croissance du PIB estimé à 8% à court terme et à 7,7 à long terme. C’est le secteur des services, qui, à travers le transport et la forte urbanisation du pays (la population urbaine totale du pays est passé de 28% à 51% entre 1970 et 2010) qui soutient ces performances économiques.

La valeur ajoutée de la Banque, dans le financement du projet se situe à un triple niveau. Elle a participé à l’élaboration et la validation du schéma directeur des transports urbains du Grand Abidjan (SDTUGA), qui est l’outil de référence pour tous les bailleurs de fonds. Ensuite, les objectifs du projet sont en ligne avec la stratégie décennale 2012-2022 de la Banque et les 5 priorités opérationnelles (TOP 5) et visent essentiellement à mettre en place des infrastructures pour soutenir l’industrialisation, stimuler la production agricole, améliorer les conditions de vie des populations urbaines et atténuer les effets du changement climatique.  Enfin, en supportant ce projet, qui est la première opération du SDTUGA, la Banque affirme son leadership dans le secteur du développement urbain en Côte d’Ivoire.

S’adressant au Conseil, le Président de la BAD Akinwumi Adesina a souligné l’importance de ce financement, dont les réalisations bénéficieront à toute la population et plus particulièrement aux institutions étatiques et locales, aux associations de femmes, aux industriels, aux transporteurs et aux producteurs agricoles.

On rappelle qu’à  la demande du Gouvernement ivoirien, le Groupe de la Banque africaine de développement a aussi réuni de nombreux partenaires pour boucler le financement du pont HKB (du nom de l’ancien président Henri Konan Bédié) et a ainsi contribué, en tant que bailleur principal, à une résolution significative des problèmes de transports et d’urbanisme dans la ville d’Abidjan.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) va prêter la Tunisie entre 1,5 milliard et 2 milliards d’euros au cours des cinq prochaines années, a annoncé mercredi son directeur pour l’Afrique du Nord, Jacob Kolster.

« La BAD restera en Tunisie et continuera à soutenir le pays », a-t-il affirmé.

«Cette annonce majeure par la BAD intervient à l’issue plusieurs mois de négociations”, a précisé, pour sa part, le ministre tunisien de l’investissement Fadhel Abdelkefi.

 

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque Africaine de Développement (BAD), dont le siège est à Abidjan, en Côte d’Ivoire, va réaffecter des centaines d’employés dans ses bureaux situés à Tunis, Nairobi (Kenya) et Johannesburg (Afrique du Sud), a appris Jeune Afrique. Entre 800 et 900 personnes seront concernées par ce vaste mouvement qui entre dans le cadre de la politique de décentralisation impulsée par le PDG de la BAD, Akinwumi Adesina, depuis le 1er septembre 2015. Le nouveau patron de la banque est d’avis qu’il faut installer des bureaux régionaux bien garnis en ressources humaines de manière à mieux occuper le terrain et hausser les retombées économiques des actions de l’établissement.

La BAD, suite à la crise post-électorale de 2002, avait déserté son siège à Abidjan pour s’installer à Tunis. Après une dizaine d’années en terre tunisienne, elle est retournée en Côte d’Ivoire, malgré les pressions de l’exécutif tunisien pour l’en dissuader…

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L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique. Toutefois, ce secteur ne représente qu’un quart du PIB des pays africains car son potentiel n’est pas encore pleinement exploité, ce qui a provoqué une détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent.

Cela pourrait se traduire par une augmentation prévue du nombre des personnes touchées par la malnutrition sur le continent, qui passera de 240 millions d’habitants en 2014 à 320 millions à l’horizon 2025.

Une pareille situation ne peut qu’obliger les pays africains à diversifier leurs exportations et à réduire le déficit de leurs comptes des opérations courantes.

Cette démarche est stratégique dans la mesure où les pays africains font actuellement face aux défis de la baisse des prix de produits de base, conjuguée à la dépréciation des monnaies et la pression macroéconomique et budgétaires des importations de produits alimentaires. Chiffre à l’appui, cette augmentation des importations de produits alimentaires dont la valeur devrait passer de 35 milliards USD en 2015 à 110 milliards USD en 2025.

24 milliards USD pour la transformation agricole

Partant de ce constat et au regard de ces défis, la Banque africaine de développement (BAD) a adopté une nouvelle politique avec comme slogan « Nourrir l’Afrique 2016-2025 ».

Cette nouvelle initiative repose essentiellement sur quatre grands axes, à commencer par la contribution à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique à l’horizon 2025, l’élimination de la famine et la malnutrition à l’horizon 2025 tout en faisant           de l’Afrique un continent exportateur net de produits alimentaires de manière à la remonter au sommet des chaînes de valeur mondiales.

« Le développement d’une stratégie pour l’alimentation de l’Afrique est le résultat d’un processus itératif qui a engagé les principaux intervenants et groupes d’intérêt dans l’ensemble du spectre de l’agriculture », a déclaré la représentante de la BAD, lors d’un atelier régional organisé à cette occasion et qui a réuni des participants des secteurs public et privé, notamment les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes, le monde universitaire, les partenaires au développement.

Mais comment ? A travers la transformation de l’agriculture africaine de manière à aider les économies africaines pour diversifier leurs sources de recettes en devises, a répondu de son côté le directeur du département agriculture au sein de la BAD, Chiji Ojuki.

Le défi est à la portée de la BAD, qui dans l’élaboration de cette stratégie s’est appuyée sur plusieurs expériences étrangères dont notamment celle de l’Asie de l’Est. Cette région a réussi déjà à sortir 400 millions de personnes de la faim en investissant massivement dans l’agriculture, tandis que le Brésil a pu passer du statut de petit producteur agricole à celui de deuxième producteur mondial de soja et de bœuf, et à celui du premier producteur de grains de café et ce, grâce à des investissements dans la recherche-développement.

De toute façon, la transformation de l’agriculture contribuera à revitaliser les zones rurales, en transformant les zones de misère économique en zone de prospérité économique. Un projet qui nécessite des investissements énormes en matière de productivité agricole, de développement des infrastructures rurales, sans oublier les incitations afin d’établir des entreprises de transformation de produits agricoles et d’autres activités agro-industrielles.

C’est pour cette raison que 24 milliards USD seront mobilisés par la BAD au cours des dix prochaines années pour l’appui de la transformation agricole.

Ce niveau de ressources pour assurer le succès de cette opération est déterminant dans la mesure où la transformation d’un groupe choisi de chaines de valeur coutera entre 350 et 400 milliards USD sur la période 2015-2025.

Vers une agriculture commerciale !!

Dans ce processus, l’idée est de considérer l’agriculture comme une activité économique tout en exploitant de manière efficace les ressources humaines et naturelles dont disposent les pays africains et en saisissant les opportunités de l’environnement international, a estimé pour sa part Abdallah Rabhi, secrétaire d’Etat aux Ressources hydrauliques et à la Pêche

A ce niveau, l’utilisation des TIC demeure utile afin de changer radicalement les couts et les modèles de livraison de produits et services aux agriculteurs et autres acteurs intervenants tout au long des chaines de valeur agricoles.

Au delà de l’importance de cette démarche, les participants à cet atelier régional ont aussi mis l’accent sur le rôle important du secteur public dans la facilitation de la transformation en accélérant le lancement du processus à travers des investissements choisis et des activités contrôlés.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) lancera demain, jeudi 17 novembre 2016, à Tunis, sa stratégie régionale pour l’Afrique du Nord « Nourrir l’Afrique 2016-2025 ».

Cette stratégie repose sur quatre grands axes pour contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique d’ici 2025 : contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique à l’horizon 2025; éliminer la famine et la malnutrition en Afrique à l’horizon 2025; faire de l’Afrique un continent exportateur net de produits alimentaires; et faire remonter l’Afrique au sommet des chaînes de valeur mondiales axées sur les exportations, où elle dispose d’un avantage comparatif.

L’enjeu de la transformation de l’agriculture africaine est de taille. L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique, mais le faible développement de son potentiel explique en partie la persistance de la pauvreté et la détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent. La conséquence directe en est l’augmentation prévue du nombre de personnes touchées par la malnutrition en Afrique pour passer d’environ 240 millions d’habitants en 2014 à environ 320 millions à l’horizon 2025.

L’Afrique est par ailleurs actuellement confrontée à une facture d’importation alimentaire exorbitante de 35,4 milliards de dollars par an, une ardoise qui devrait augmenter à 110 milliards de dollars d’ici 2025 si les pays africains et leurs partenaires ne se mobilisent pas dès maintenant.

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Les jeunes entreprises innovantes du continent africain vont bientôt disposer d’un matelas financier assez confortable pour se développer. En effet le 21 novembre 2016, durant l’Africa Day 2016, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) mettront sur les rails un programme d’envergure : Boost Africa.

Ce projet va d’abord être validé par les conseils d’administration des deux structures, à la mi-octobre, avant de voir le jour. Le fonds sera dans un premier temps doté de 100 à 150 millions d’euros, pour atteindre, assez rapidement, 200 millions. A terme, les start-up africaines disposeront d’une cagnotte sans précédent pour les aider à prospérer sur un marché très concurrentiel.

Le PDG de la BAD, Akinwumi Adesina, a fait de ce projet un de ses programmes phares pour pour l’emploi des jeunes du continent. Par ailleurs le projet est piloté par Robert Zegers et Emanuele Santi (qui était à la tête de Souk Attanmia, un dispositif pour booster l’entrepreneuriat en Tunisie) pour le compte de la BAD ainsi que Paola Ravacchioli et Heike Ruttgers pour la BEI.

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Dans le cadre de la préparation de sa Stratégie agricole et agro-alimentaire 2015-2019

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 180 millions d’euros, destiné à la réduction des disparités régionales en Tunisie. Ce prêt, qui constitue la première phase d’un appui budgétaire programmatique, entre dans le cadre du Programme d’appui au développement régional inclusif (PADRI). Il permettra de stimuler le développement régional dans 16 gouvernorats prioritaires à travers la relance de l’investissement, l’inclusion sociale et la promotion de la gouvernance locale, indique un communiqué de la BAD.

Le PADRI vise ainsi à contribuer à la réalisation d’une croissance durable et inclusive à travers la réduction des disparités régionales. Soutenant les axes structurant du Plan stratégique 2016-2021, le programme permettra entre autres d’améliorer l’attractivité des gouvernorats prioritaires à travers la relance de l’investissement public et son exécution. Il contribuera également à promouvoir l’employabilité des jeunes et d’assurer l’accès aux ressources d’investissement dans les gouvernorats prioritaires. Il s’efforcera en outre d’améliorer le cadre de vie des populations à travers le développement du capital humain. Il devrait enfin instaurer les bases du cadre institutionnel des collectivités locales en les dotant de ressources adéquates.

Selon Sunita Pitamber, directrice par intérim du département du Développement humain de la BAD : « Le programme permettra d’accroître l’investissement public de 64,4% (2011-2015) à 70% dans les 16 gouvernorats prioritaires au cours des cinq prochaines années. Il permettra également d’attirer l’investissement privé et d’améliorer les capacités d’exécution et l’inclusion sociale dans ces régions. Il contribuera à ramener la proportion de population vivant au-dessous du seuil de pauvreté de 1/6 en 2015 à 1/10 en 2021. Le PADRI aura également un impact sur les 242 000 ménages qui bénéficieront du programme consolidé d’aide sociale aux familles défavorisées. Une attention particulière sera accordée aux femmes, aux jeunes et aux groupes vulnérables tels que les 13 000 diplômés de l’enseignement supérieur (dont 66% de filles). »

C’est le quatrième programme de réforme en soutien au développement régional financé par la BAD entre 2011 et 2016. Les trois premiers programmes, d’un montant total de 769 millions d’euros, sont : le Programme d’appui à la gouvernance et au développement inclusif (2011) ; le Programme d’appui à la relance économique et au développement inclusif (2012) et le Programme d’appui au développement régional et à la création d’emploi (2015). Le nouveau programme approuvé par la BAD consolide les acquis des trois précédentes interventions. Ces programmes ont contribué à la restauration d’une stabilité socio-économique pour soutenir la transition démocratique en Tunisie et ont permis au pays d’apporter des réponses à la demande sociale émanant de la révolution.

En mettant le focus sur les 16 régions les plus en retard par rapport à l’indice de développement régional, le PADRI apporte une valeur ajoutée à l’inclusion sociale et économique dans ces gouvernorats et améliore la qualité de vie des populations les plus défavorisées. Les gouvernorats prioritaires concernés sont : Jendouba, Kasserine, Kairouan, Siliana, Sidi Bouzid, le Kef, Tataouine, Béja, Gafsa, Médenine, Mahdia, Gabes, Kebili, Zagouan,Tozeur et Bizerte.

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Le chômage touche de plein fouet la jeunesse africaine. Les raisons sont multiples, à commencer par la crise financière mondiale, l’explosion démographique, mais aussi l’absence d’une vision stratégique capable de s’attaquer aux défis rencontrés, tout en établissant un meilleur lien entre les jeunes et les opportunités d’emploi.

La réalité est de plus en plus préoccupante, notamment dans certains pays à l’instar de la Tunisie où la récession économique pourrait exacerber cette situation avec un taux de croissance plus faible et des revenus moindres.

Les chiffres confirment déjà cette problématique. La population jeune d’Afrique est en progression rapide et devrait doubler pour passer à plus de 830 millions à l’horizon 2050. L’Afrique sera alors le continent avec le plus grand nombre de jeunes au monde, avec plus de 250 millions de jeunes Africains qui se retrouveront au chômage, si les taux de jeunes chômeurs restent inchangés sur le continent.

25 millions d’emplois à l’horizon 2025!

Consciente de l’importance de ce défi, la Banque Africaine de Développement (BAD) a jugé nécessaire de promouvoir la transformation économique inclusive et la création d’emplois pour mieux améliorer la qualité de vie de tous les Africains.

Pour ce faire, une stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique a été mise en place dans le cadre d’un processus des consultations approfondies avec des représentants des secteurs public, privé, de la société civile et des groupes de jeunes de plusieurs pays africains.

« La mise en œuvre de la SEJA a démarré avec la création de 25 millions d’emplois directs pour les jeunes avec un impact positif sur 50 millions d’Africains au cours de la prochaine décennie », a relevé la BAD par la voix de sa directrice du département du développement lors d’une conférence ministérielle organisée aujourd’hui à Tunis.

Et d’ajouter : «La stratégie table sur la promotion de l’entrepreneuriat dans une perspective d’inclusion tout en créant des liens durables sur le marché du travail ».

C’est important dans la mesure où cet investissement dans la jeunesse fournira le capital humain nécessaire pour assurer la transformation de l’Afrique dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, l’industrie ainsi que les efforts d’intégration régionale.

C’est pour cette raison que la nouvelle stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique a ciblé trois domaines d’intervention : l’intégration, l’innovation et l’investissement.

Pour le premier pilier, la banque a choisi d’amplifier l’impact de la création d’emplois pour les jeunes dans toutes ses opérations. A travers le pilier innovation, la banque œuvrera de concert avec les partenaires à l’incubation, la mise en œuvre, l’évaluation et à la mise à l’échelle des solutions prometteuses. Trois secteurs ont été identifiés pour ces interventions, à savoir l’agriculture, l’industrie et les TIC.

S’agissant du dernier pilier, celui de l’investissement,  la banque catalysera les investissements du secteur privé dans le but de stimuler la création d’emplois en émettant des garanties et en apportant son concours aux programmes de financement de prêts. A ce titre, une structure pour l’emploi et une facilité africaine pour l’emploi des jeunes seront mis en place. Ajoutons à cela un fonds spécial qui mettra en commun les ressources de la banque et d’autres donateurs similaires. De même, d’autres ressources financières seront mobilisées dont notamment la création d’un fonds d’investissement « Boost Africa »

La croissance inclusive passe par l’emploi

Pour les acteurs et observateurs de l’économie africaine qui ont pris la parole à cette conférence, l’emploi conduit également à une croissance inclusive. Car, la réduction du taux de chômage des jeunes pour le ramener au niveau des adultes se traduit par une augmentation de 10 à 20% du PIB de l’Afrique.

C’est très logique, surtout que les avantages potentiels de la population jeune du continent ne se matérialisent pas pleinement. Deux tiers des jeunes Africains sont en chômage et trois millions d’emplois seulement dans le secteur formel sont créés annuellement alors qu’entre 10 et 12 millions entrent sur le marché du travail chaque année.

C’est la promotion de l’investissement qui conduira à la relance de la chaine économique, a déclaré de son côté le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, mettant l’accent sur la Conférence internationale sur l’investissement qui aura lieu à Tunis fin novembre prochain.

D’après le ministre, elle demeure la seule possibilité pour le cas de la Tunisie pour redémarrer la machine économique et créer de l’emploi pour les jeunes en remettant la Tunisie sur les rails de l’investissement. « C’est une démarche cruciale pour un pays qui a enregistré une croissance molle », a dit le ministre, faisant savoir que la relance économique ne peut se faire qu’à travers l’investissement.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes
La Banque Africaine du Développement (BAD) a présenté ce lundi 31 octobre 2016 sa nouvelle stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique (SEJA), pour la période 2016-2025.
La présentation a eu lieu lors d’une conférence ministérielle organisée aujourd’hui à Gammareth.
La BAD, par la voix de sa directrice du développement, Sunita Ptamber, a assuré que cette stratégie visant la création de 25 millions d’emplois est basée sur trois piliers, à savoir l’intégration, l’innovation et la conception d’un mécanisme d’investissement visant les initiatives d’emploi pour les jeunes.
Cette stratégie revêt une importance particulière pour la BAD, surtout que le chômage des jeunes ne cesse d’augmenter. D’après les estimations, environ 70% des Africains ayant moins de 30 ans et 50% de la population des jeunes dans le monde sera en Afrique au cours des trois prochaines décennies.
Nous y reviendrons.

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