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Après un mandat de quelques années à la tête de l’organisation patronale tunisienne UTICA, Wided Bouchammaoui a été sollicitée pour s’exprimer en tant qu’invitée du cycle de conférences Eminent Speakers que la Banque africaine de développement organise régulièrement. Hier, lundi, elle a animé à Abidjan une conférence sur le thème « Coopération africaine : rêve ou réalité ?

Ella a plaidé pour une nouvelle vision de l’Afrique sur la modernité et le progrès qui va au-delà du développement économique. “Mon message est clair: accordons la priorité aux jeunes, à la coopération universitaire, au développement d’initiatives, au réseautage et au renforcement des capacités institutionnelles”, a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité pour les dirigeants africains d’exploiter l’énergie créatrice des jeunes, projets du futur.

Dans son intervention, elle a appelé à une plus grande coopération économique entre les pays africains et à une plus grande concentration sur la formation académique et professionnelle, la recherche scientifique, la technologie, la gouvernance et la culture, qui restent largement inexploités.

Elle a également plaidé pour l’établissement de partenariats stratégiques entre les universités africaines en tant que clé du renforcement des relations bilatérales et multilatérales intra-africaines. Elle a, en outre, appelé les dirigeants du continent à investir dans l’accélération d’une Afrique numérique pour aider à créer des économies intelligentes, des villes intelligentes, des pays intelligents et, par la suite, un continent intelligent.

Selon le co-lauréat du prix Nobel, l’apprentissage en ligne reste un formidable outil de mutualisation des énergies et de construction de passerelles d’éducation innovante au profit des étudiants africains. Elle a rappelé à l’auditoire que les Africains de la diaspora sont essentiels pour consolider les liens entre les pays africains. L’Afrique devrait favoriser la coopération économique en développant de nouvelles sources de financement, en augmentant la main-d’œuvre et en favorisant la formation et l’innovation technologique.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, a reçu, ce lundi 22 janvier 2018, au siège de son ministère, Khaled Sherif, vice-président de la BAD en charge du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services, en visite actuelle en Tunisie, indique un communiqué.

La rencontre a porté sur la coopération financière pour l’année 2017, laquelle a couvert plusieurs secteurs d’activités dont l’agriculture, les technologies de la communication, les infrastructures, l’éducation et l’appui au budget pour un montant de près de 1200 Millions de dinars. S’y ajoute un nouveau programme de coopération au profit de la Tunisie qui va porter sur le financement d’un bon nombre de projets dans les secteurs de l’électricité, l’assainissement, le développement agricole intégré dans le gouvernorat de Zaghouan, le soutien au secteur privé ainsi qu’un appui budgétaire de près de 1140 millions de dinars.

À l’issue de cet entretien, Laâdhari a exprimé sa grande satisfaction par rapport au niveau de coopération entre la Tunisie et la Banque, réitérant ainsi la prédisposition des deux parties à renforcer davantage le partenariat.

Les deux parties ont également discuté de l’ensemble des secteurs et des domaines de coopération entre la Tunisie et la banque durant la période prochaine comme le développement industriel, le soutien aux investissements privés et l’appui au partenariat public-privé.

Il a été également question de développer une vision stratégique en faveur des régions de l’intérieur, tout en valorisant leurs capacités et leurs ressources naturelles et humaines.

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La croissance, la bonne. Ovni (objet volant non identifié), chimère, paradis perdu, objectif réalisable… Chacun y va de son interprétation. C’est sans doute l’objet le plus mythique de la Tunisie de l’après-Révolution, le sujet dont parlent le plus les observateurs, experts, gouvernants, citoyens et institutions internationales. Ses moindres frémissements sont scrutés à la loupe, et pour cause : Son grand retour serait synonyme de coup d’arrêt pour les vaches maigres, que la Tunisie se tape depuis qu’elle a décidé de renverser la table, après le fameux 14 janvier 2011. Après le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque Mondiale, qui ont été assez tendres avec la Tunisie, c’est au tour de la BAD (Banque africaine de développement) de dire son mot… sur la croissance, mais cette fois en ôtant les gants…

Le taux de croissance en Tunisie pourrait atteindre 2,8% en 2018 et 3,5% en 2019, sous réserve d’une accélération des réformes structurelles, d’une montée en puissance de l’appareil industriel pour répondre à la demande extérieure, et de l’atténuation du caractère cyclique de la croissance du secteur agricole“, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD), dans l’édition 2018 de son rapport annuel “Perspectives économiques en Afrique” (PEA), publié, vendredi, sur son site web.
L’atteinte de ces taux sera toutefois conditionnée par la capacité du pays à conforter et poursuivre la croissance de son secteur réel amorcée en 2017, notamment de l’industrie manufacturière et non manufacturière (phosphate, pétrole et gaz) ainsi que des services marchands“, a souligné la BAD, notant qu’après deux années de stagnation (2015 et 2016) à 1%, la croissance devrait rebondir à 2,2 % en 2017.

Mettant l’accent sur les défaillances de l’économie tunisienne, la BAD a rappelé que, depuis 2011, les finances publiques ont continué à se détériorer et que les progrès des réformes structurelles demeurent limités en raison de la résistance au changement du modèle de développement qui a accompagné l’économie depuis les années 70. Depuis cette date, l’enchainement des déficits a déprécié le dinar de 104% par rapport au dollar américain.
La Banque a fait état, également, de la détérioration de la sécurité due à la crise libyenne et de la possible résurgence de conflits sociaux liés à la détérioration du pouvoir d’achat.

La BAD charge la barque de Chahed !

Afin d’assurer la relance économique en Tunisie, la BAD a recommandé d’accélérer les réformes, notamment la réforme fiscale et la réforme de la fonction publique, dans le dessein de bénéficier de l’appui des partenaires au développement et de la confiance des marchés pour le (re)financement de sa dette.
La BAD a préconisé, en outre, de réduire les subventions à l’énergie, qui profitent de manière disproportionnée aux plus riches, et de poursuivre la réforme de la sécurité sociale, afin d’aider à stabiliser les déficits publics et la dette.
Un autre défi majeur pour les années à venir est de lever les principaux obstacles à la croissance et à la création d’emplois, notamment en simplifiant le cadre réglementaire pour résoudre les problèmes de prêts non productifs et de gouvernance des banques publiques, et ainsi élargir l’accès des petites et moyennes entreprises au financement bancaire“.
La Tunisie pourrait également adopter un plan pour stimuler de nouvelles industries à fort potentiel compétitif, susceptibles d’absorber le vaste réservoir de travailleurs qualifiés sous-employés du pays“, a encore noté la Banque Africaine de Développement.

Il y a des progrès, tout de même

Toutefois, la BAD a mis en valeur les réalisations accomplies par la Tunisie, durant ces dernières années, notamment la politique de sécurité, instaurée après les attentats de 2015, et qui a clairement porté ses fruits, notamment vis-à-vis du tourisme, ce qui permettra d’améliorer la balance des paiements et de contribuer à stabiliser le dinar.
La production et les exportations de phosphate ont fortement rebondi, et l’investissement commence à afficher des signes de reprise… La Tunisie continue également de bénéficier d’un solide appui de la communauté internationale“.
Elle a signalé, aussi, que “la croissance devrait bénéficier de la poursuite de la reprise dans la zone euro, amorcée en 2012, en particulier en Espagne, Allemagne et France, et qui devrait tirer les exportations tunisiennes à la hausse“.
Enfin, la Tunisie pourrait, également, toucher les dividendes de certaines réformes stratégiques adoptées depuis 2015, telles que la Loi sur les partenariats public-privé et celle sur l’investissement visant à dynamiser le taux d’investissement conformément au Plan stratégique de développement 2016-2020 qui prévoit son augmentation de 19 % du PIB en 2016 à 24 % en 2020“, selon le rapport de la BAD.

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Le rapport annuel 2013 du groupe de la Banque africaine de développement

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive.

En lançant l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (http://APO.af/irnYkv) l’une des publications phares de la Banque, dévoilée mercredi 17 janvier 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Akinwumi Adesina a indiqué que les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire, car ils peuvent « sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste. »

Parce que la diversification économique est la clé pour résoudre quantité des difficultés auxquelles se heurte le continent, le président de la Banque africaine de développement a appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où réside 70% de la population du continent.

« L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.

Face à l’auditoire, composé de décideurs politiques et de membres du corps diplomatique présents en Côte d’Ivoire, Adesina a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies.

Akinwumi Adesina a également argué que l’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant” – relativement méconnu – dans les pays développés, citant pour se faire le rapport qui note que « l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain (ainsi que dans d’autres pays moins avancés) pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1 400 milliards de dollars. »

Le président de la Banque a mis en avant différentes solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique pourraient générer des capitaux en faveur du développement des infrastructures, tout en faisant part de l’action que poursuit la Banque à travers ses High 5 (http://APO.af/xjqhmW) son ambitieux programme de développement pour remédier les problèmes évoqués dans le rapport.

Et le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds destinés au développement des infrastructures, de combler un déficit de financement de 130 à 170 milliards par an – en hausse par rapport aux estimations antérieures qui faisaient état de 100 milliards de dollars par an.
Les nouvelles estimations de déficit de financement des infrastructures et les solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique peuvent recueillir des fonds pour financer le développement de leurs infrastructures, figurent parmi les points forts de l’édition 2018 du rapport, dont le lancement a eu lieu au siège de la Banque à Abidjan – une première en quinze années d’existence.

Publié pour la première fois en 2003, Perspectives économiques en Afrique, (http://APO.af/UJVw6V) était lancé tous les ans au mois de mai, principalement dans différentes capitales africaines, hors du siège de la Banque.

Perspectives économiques en Afrique est devenu le rapport phare de la Banque africaine de développement, ainsi que l’a souligné Célestin Monga, chef-économiste et vice-président de la Banque, chargé de la gouvernance économique et gestion du savoir, en ce qu’il fournit des données et des documents de référence sur le développement de l’Afrique d’un intérêt certain pour les chercheurs, investisseurs, organisations de la société civile, partenaires au développement et les journalistes.

L’édition de cette année porte sur le développement macroéconomique et les changements structurels en Afrique, outre l’état des lieux dressé pour les perspectives économiques en 2018. Le rapport souligne la nécessité de développer les infrastructures africaines et recommande de nouvelles stratégies et des outils financiers innovants, que les pays peuvent envisager d’utiliser en fonction de leur niveau de développement et de leur contexte spécifique.

« La Banque publiera des Perspectives économiques régionales en Afrique pour les cinq sous-régions de l’Afrique », a indiqué Abebe Shimeles, directeur par intérim de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque. Ces rapports autonomes et indépendants, qui devraient être rendus publics lors des prochaines Assemblées annuelles de la Banque, en mai 2018, porteront sur les domaines de préoccupation prioritaires de chacune des sous-régions et fourniront une analyse du paysage économique et social – entre autres enjeux.

Des membres du corps diplomatique présent en Côte d’Ivoire, des représentants d’organisations internationales et de banques multilatérales de développement, de la société civile et de nombreux journalistes étaient présents au lancement et à la présentation de la publication, un évènement modérée par le directeur de la communication et des relations extérieures de la Banque, Victor Oladokun.

Le rapport est publié tous les ans par la Banque africaine de développement ; il est disponible dans son intégralité en anglais, en français et en portugais sur www.AfDB.org/aeo.

Hashtag officiel : #2018AEO

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La Banque africaine de développement présentera, ce mercredi 17 janvier 2018, en son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’édition 2018 de son rapport annuel phare intitulé laA cette occasion, l’institution de référence en matière de financement du développement en Afrique, fournira des chiffres éloquents sur les résultats et perspectives macroéconomiques dans l’ensemble du continent.

Le lancement sera diffusé en direct sur : http://APO.af/FXxZEj

Le rapport « Perspectives économiques en Afrique » fournit des clés pour décrypter et comprendre les multiples réalités socioéconomiques des pays africains grâce à des évaluations régulières, rigoureuses et comparatives.

Il offre des prévisions à court et moyen termes concernant l’évolution des principaux indicateurs économiques pour l’ensemble des 54 États membres régionaux, et fait le point sur les défis socioéconomiques et les progrès enregistrés dans chaque pays.

Le rapport propose les analyses des économistes de la Banque africaine de développement concernant le développement économique de l’Afrique au cours de l’année écoulée et pour les prochaines années. Les « Perspectives économiques en Afrique » sont devenues le principal rapport de la Banque africaine de développement et une publication de référence pour tous ceux qui s’intéressent au développement de l’Afrique, notamment les chercheurs, les investisseurs, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires au développement.

L’édition présentée mercredi à Abidjan fournira une analyse rigoureuse et exhaustive de l’état de l’économie africaine, et des profils nationaux détaillant ainsi les principales évolutions récentes et les perspectives pour chaque pays.

Ces rapports complets et indépendants mettront l’accent sur les enjeux de préoccupation de chaque sous-région et fourniront une analyse précise et rigoureuse de l’environnement économique et social.

Outre le principal rapport PEA, certaines questions urgentes et d’actualité seront abordées. Comme auparavant, des économistes de la Banque prépareront des synthèses économiques par région d’ici à la fin janvier.

Des perspectives économiques actualisées seront également, comme d’habitude, présentées lors des Assemblées annuelles de la Banque prévues en mai 2018.

Compte tenu de l’évolution rapide de l’Afrique et de l’ordre économique international, la Banque a remanié le rapport pour renforcer sa pertinence politique tout en veillant à ce qu’il réponde adéquatement aux besoins des opérations de la Banque. Plusieurs modifications sont évidentes.

Afin de faciliter le dialogue politique et le plaidoyer, le rapport PEA 2018, qui compte plus de 54 fiches-pays, a été réduit à un maximum de quatre chapitres, soit 180 pages environ contre plus de 300 pages par le passé.

Les Perspectives économiques en Afrique sont publiées chaque année par la Banque africaine de développement. Le rapport intégral sera disponible en ligne à 14 h le mercredi 17 janvier 2018 sur le site www.AfDB.org. Hashtag officiel : #2018AEO

La cérémonie de lancement aura lieu de 12 h à 14 h à l’auditorium Babacar Ndiaye au siège de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire

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Dans le cadre de son mandat de soutien à ses pays membres régionaux (PMR), la Banque africaine de développement a obtenu mercredi 13 décembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, de son Conseil d’administration le feu vert pour lever jusqu’à 8 milliards de dollars américains (EU) sur les marchés de capitaux.

Notée triple A par les agences internationales de notation les plus réputées (Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s), la Banque dispose d’une gamme d’instruments financiers lui permettant de procéder facilement à des émissions libellées en dollars américains (EU), en euros, en livres sterling et en dollars australiens.

Au cours des cinq dernières années, la Banque africaine de développement a porté une attention toute particulière sur les investissements à forte responsabilité sociétale et environnementale, notamment à travers l’émission d’obligations vertes qui a forgé sa réputation dans ce domaine.

« Nous avons accru notre visibilité sur les marchés des capitaux et nous continuerons à lever des fonds auprès des investisseurs du monde entier dans le but de fournir à nos clients des ressources compétitives », a assuré Hassatou N’Sele, vice-présidente par intérim en charge des finances et de la trésorerie à la Banque.

Preuve irréfutable de sa volonté de poursuivre son soutien à ses PMR, la Banque a lancé en novembre 2017 un programme d’obligations sociales axé sur les vrais défis de développement que l’Afrique doit relever.

A la faveur de la mise en œuvre de ses cinq priorités stratégiques dites High 5, la Banque a lancé des obligations thématiques dédiées aux piliers « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », « Industrialiser l’Afrique » et « Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », cette dernière ayant été récemment récompensée par un prix.

Selon sa haute direction, la Banque continuera d’explorer les perspectives d’émissions obligataires en devises africaines afin de faciliter le financement de ses opérations en monnaie locale et de promouvoir le développement des marchés obligataires locaux en Afrique.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour la région de l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, ont signé ce jeudi 21 décembre 2017 deux accords de financement.

Le premier accord d’une valeur de 208 millions de dinars a concerné le ministère des TIC et a porté sur le financement d’un projet de soutien au plan stratégique de la Tunisie à l’horizon 2020, alors que le second montant (208 millions de dinars) vient en soutien au programme d’appui et de développement des capacités techniques et technologiques dans le secteur de l’éducation.

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Le Maroc peut compter sur la BAD (Banque Africaine de Développement) pour financer la nouvelle Stratégie énergétique nationale 2010-2030, qui ambitionne de monter le volume des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42% en 2020 puis à 52% en 2030. Le Conseil d’administration du Groupe de la BAD a donné son aval à un prêt de 265 millions de dollars USD pour lancer la première phase du programme solaire NOOR Midelt, a indiqué hier vendredi 08 décembre 2017 un communiqué de la banque.

Le texte ajoute que le financement de NOOR Midelt cadre avec trois des cinq priorités stratégiques de la BAD, dénommées “High 5” : La première “Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie“, qui permettra de débucher sur deux autres priorités, à savoir “Industrialiser l’Afrique” et “Améliorer la qualité de vie des populations africaines“.
Il cadre également avec les axes du Document de Stratégie-Pays 2017-2021 pour le Maroc, qui accorde une place majeure à l’économie verte, d’après la BAD.

Le Maroc s’installe ainsi au coeur du nouveau dispositif de la banque panafricaine pour l’énergie en Afrique 2016-2025 et dont l’objectif numéro 1 est de mettre en place, à l’horizon 2025, une capacité de production globale de 10 GW dans les énergies renouvelables.
En parfaite adéquation avec notre priorité stratégique en matière d’énergie, NOOR Midelt permettra de garantir l’alimentation en électricité pour plus de 2 millions de Marocains“, a dit Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe de la BAD pour la région Afrique du nord.
Ce projet est une contribution importante dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique du pays“, a dit la représentante résidente de la BAD au Maroc, Leila Farah Mokaddem, avant d’ajouter que “cette opération renforcera l’indépendance énergétique du Royaume et évitera le rejet dans l’atmosphère de plus de 17 millions de tonnes de CO2 sur la durée totale d’exploitation du projet“.

Rappelons que la BAD est l’un des gros contributeurs dans le financement de la centrale NOOR I (160 MW) du complexe solaire NOOR Ouarzazate, opérationnel depuis 2015 ; elle a décaissé 28% du montant total de l’investissement.
Elle a mis sa main également dans la seconde phase de ce complexe, composée des centrales NOOR II (200 MW) et NOOR III (150 MW) dont l’entrée en service est programmée en 2018.

De manière globale, le Maroc et la Tunisie sont les pays du continent les plus soutenus par la banque panafricain. Le portefeuille actif de la BAD au Maroc affiche 33 projets et programmes, avec des dépenses évaluées à 3,1 milliards de dollars USD. Plus de 85% de ces financements sont affectés aux infrastructures de base, notamment dans l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement ainsi que l’agriculture.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a lancé le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (acronyme PYAG venant de l’anglais « Presidential Youth Advisory Group »), lundi 27 novembre 2017, en marge du 6e Forum des affaires Union européenne-Afrique à Abidjan. Ce groupe consultatif, qui travaillera en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement, est destiné à proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes Africain(e)s, dans la droite ligne de l’initiative de la BAD « Des emplois pour les jeunes en Afrique » (dite par acronyme JfYA pour l’anglais Jobs for Youth in Africa).

Celle-ci entend créer 25 millions d’emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des dix prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes. Il s’agit là de l’initiative la plus importante jamais déployés en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique.

« C’est une opportunité énorme pour l’Afrique. Si nous réglons le problème du chômage des jeunes, l’Afrique gagnera 10 à 20 % de croissance annuelle. Ce qui signifie que le PIB de l’Afrique augmentera de 500 milliards de dollars par an durant les trente prochaines années. Le revenu par habitant augmentera quant à lui de 55 % par an jusqu’en 2050 », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) lors de la présentation du groupe à la presse.

Adesina, pour qui la jeunesse est le plus grand atout du continent africain, a rappelé une amère réalité : sur les 13 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions (environ 33 % des jeunes Africains) occupent un emploi salarié décents. Les autres demeurent sous-employés ou ont un emploi précaire. Si rien n’est fait, le déficit d’emplois – plus de 8 millions par an – va aller en s’aggravant, car le nombre de jeunes en Afrique devrait doubler pour atteindre plus de 800 millions dans les prochaines décennies.

« L’Afrique connaît une crise du chômage des jeunes », a martelé Adesina, soulignant qu’à moins de leur offrir des opportunités d’emploi, la croissance rapide de la population des jeunes en Afrique pourrait poser de sérieux problèmes, tant au plan social, qu’économique, politique et sécuritaire.

Les jeunes Africains, dynamiques et courageux, en viennent à traverser le désert ou la mer Méditerranée, faute de trouver des emplois décents sur leur continent. Les diplômés chômeurs peuplent les rues. En Afrique, le manque d’opportunités d’emploi nourrit également la violence et l’extrémisme. « 40 % des jeunes Africains qui prennent les armes, rejoignent des gangs ou des groupes terroristes en raison du peu d’opportunités qui leur sont offertes dans leurs pays », a déploré le président Adesina.

« 66 millions de jeunes Africains gagnent moins de 2 dollars par jour, moins que le prix d’un hamburger, a souligné le président de la BAD. 66 millions, c’est huit fois la population de la Suisse, six fois celle de la Belgique, la même que celle du Royaume-Uni, de la France ou de l’Italie, ou encore 80 % de la population allemande. »

Le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (PYAG) compte neuf membres, tous âgés de moins de 40 ans et qui ont contribué de manière significative à la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

Outre Ashish Thakkar, de nationalité ougandaise et PDG-fondateur du Groupe Mara qui préside le PYAG, celui-ci compte parmi ses membres : Uzodinma Iweala, auteur primé du Nigeria ; le Camerounais Mamadou Touré, PDG-fondateur d’Africa 2.0 / Ubuntu Capital ; la Tchadienne Vanessa Moungar, directrice du développement humain et social à la BAD et membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique du président français Emmanuel Macron ; Francine Muyumba de la République démocratique du Congo, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse ; l’Américain Jeremy Johnson, co-fondateur de la start up Andela ; la Rwandaise Clarisse Iribagiza, PDG de Heh ; la Nigérianne Ada Osakwe, PDG d’Agrolay Ventures ; et la Zambienne Monica Musonda, PDG de Java Foods.

Le président de la Banque africaine de développement a expliqué les motivations qui ont conduit à la mise sur pied du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse : « Nous sommes conscients de l’énergie, de la créativité, de l’innovation et de l’excellence entrepreneuriale phénoménales qu’offrent beaucoup de nos jeunes. C’est pour cette raison que la Banque africaine tient à être conseillée par des jeunes d’avant-garde sur ses politiques, ses actions et programmes en faveur de la jeunesse d’Afrique. »

« Les membres du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse doivent activement impliquer les partenaires du secteur privé, les chefs de gouvernement, la société civile, les partenaires donateurs et les autres parties prenantes, a ajouté le président Adesina. Ils soutiendront le travail colossal que la Banque africaine de développement accomplit déjà et qu’elle promeut à travers le continent avec sa stratégie ‘Des emplois pour les jeunes en Afrique’ ».

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Le conseil d’administration du Groupe la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, ce mercredi 22 novembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, un prêt de 122 millions d’euros destiné à assurer le financement du Projet d’appui à la connectivité routière dans le nord-est de la Tunisie (PACR).

Ce projet a pour objectif d’améliorer la compétitivité de l’économie tunisienne à travers l’accompagnement de la demande croissante du trafic des biens et des personnes en circulation entre la région de Bizerte, au Nord, et le reste du pays.

Le présent projet fait écho à trois des cinq priorités stratégiques de la BAD (les High 5) : « Industrialiser l’Afrique » par le développement de zones industrielles exportatrices ; « Améliorer les conditions de vie des populations africaines » à travers la réduction du coût de congestion et la réhabilitation d’espaces urbains et « Nourrir l’Afrique » grâce à une meilleure valorisation des périmètres et produits agricoles.

Le PACR est également en phase avec les priorités du Plan de développement stratégique de la Tunisie (PSD 2016-2021).

« Ce projet va améliorer encore plus la mobilité des populations et des biens dans l’agglomération de Bizerte et de Beja ainsi que vers Jendouba », a apprécié Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour l’Afrique du Nord.

S’exprimant lors de l’approbation du programme par le conseil d’administration de la BAD, M. Azizi a ajouté : « En outre, le port de Bizerte est appelé à devenir le premier port en Tunisie, renforçant ainsi la compétitivité de l’économie du pays ».

D’un coût total de 277,29 millions d’euros, le PACR est également financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) pour 123 millions et par le gouvernement tunisien à hauteur de 32,29 millions d’euros.

Le conseil d’administration de la BAD avait approuvé, en juin 2017, sa stratégie d’assistance à la Tunisie pour la période 2017-2021. Les interventions de la Banque s’articuleront autour de deux piliers : le renforcement de l’industrie et le développement des chaînes de valeur et l’amélioration de la qualité de vie des populations dans les gouvernorats prioritaires.

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La Journée de l’Afrique, célébrée le 15 novembre au cœur de la COP23 à Bonn, a été le tremplin du lancement officiel de l’Africa NDC Hub, la Plateforme africaine pour les contributions déterminées au niveau national (CDN). Cette initiative de la Banque africaine de développement (BAD) ralliée par une dizaine de partenaires a pour objectif d’aider les 54 pays d’Afrique à remplir leurs engagements vis-à-vis de l’Accord de Paris – autrement dit à mettre en œuvre leurs CDN respectives –, sans négliger pour autant les priorités de développement qui sont les leurs.

« Cette plateforme est une réponse à la demande de plusieurs pays africains », a déclaré Amadou Hott, vice-président de la BAD en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, en dévoilant cette nouvelle initiative face à un parterre de chefs d’Etat, ministres, décideurs et représentants de la société civile – entre autres – venus de tout le continent. Il faut y voir « l’opportunité d’accélérer l’investissement dans l’action climatique en Afrique à travers les CDN », a-t-il ajouté, car « elle va permettre « une meilleure coordination entre les partenaires, pour fournir une réponse collective et efficace », pour et par l’Afrique toute entière.

L’Africa NDC Hub devrait aider à catalyser des financements concessionnels en faveurs de projets climatiques en Afrique qui, à leur tour, aideront à lever des financements privés. Une initiative des plus opportunes, quand l’on sait que 4 000 milliards de dollars américains sont requis pour mettre en œuvre les CDN, d’après de récentes études.

Si les 54 pays d’Afrique ont signé l’Accord de Paris – ratifié par 43 d’entre eux –, et que 53 ont soumis et ratifié leurs CDN (la Libye exceptée), 85 % de ces CDN sont conditionnées à une aide financière extérieure – et seuls 15 % reposent sur leurs budgets nationaux. L’Afrique est déjà le parent pauvre des flux de la finance climatique mondiale, captant moins de 5 % du total. Aussi l’annonce de cette nouvelle plateforme a-t-elle été accueillie avec faveur.

A ce jour, l’Africa NDC Hub compte 10 autres partenaires que la BAD : la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), l’Agence de planification et de coordination du NEPAD, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, mercredi 8 novembre 2017, à Abidjan, un prêt de 98,06 millions d’euros et une garantie partielle de risques (PRG) du Fonds africain de développement (FAD) de 17,06 millions d’euros au profit d’Air Côte d’Ivoire (ACI) afin de permettre à la compagnie aérienne de moderniser et d’étendre son réseau.

Le financement, qui comprend un prêt souverain de 51,16 millions d’euros, un prêt du secteur privé de 42,64 millions d’euros ainsi qu’un autre prêt FAD de 4,26 millions d’euros, va permettre l’acquisition de nouveaux appareils, la création d’emplois et la formation de diverses catégories de personnel.

La mise en œuvre de ce projet va améliorer la desserte aérienne en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Encouragées par la garantie-risques, les banques commerciales participeront au projet à hauteur de 95,09 millions d’euros, portant ainsi le financement total négocié dans le cadre du Partenariat public-privé (PPP) à 253 millions d’euros.

La compagnie aérienne ivoirienne entend profiter de ce financement pour ouvrir de nouvelles dessertes vers Nouakchott en Mauritanie, Bangui en Centrafrique et Luanda, en Angola.

En dépit d’une croissance récente, le secteur du transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre demeure le plus faible sur le continent, entravant ainsi la croissance économique et l’intégration régionale.

Le financement obtenu par Air Côte d’Ivoire est donc une solution de financement innovant de nature à aider l’Afrique de l’Ouest et du Centre à remonter son retard par rapport au reste du continent en matière de transports aériens.

Le programme inclut l’acquisition de cinq appareils de la série Airbus A 320 et de l’assistance technique pour le développement et le renforcement de l’industrie aéronautique.

Il comprend la formation des pilotes et des techniciens de l’aviation et une étude en vue de la création d’un centre d’excellence en formation aéronautique.

Par ailleurs, le financement va permettre de contribuer à l’amélioration du climat des affaires dans le secteur aéronautique, notamment en ce qui concerne les taxes, les frais et les charges qui peuvent constituer des freins à la croissance.

Tout premier projet à utiliser l’effet de levier du PRG pour le secteur des transports en Afrique, le soutien financier à Air Côte d’Ivoire créera des emplois, favorisera le tourisme, le commerce et le développement du secteur privé.

Le trafic-passagers devrait ainsi passer de quelque 719 972 voyageurs en 2016 à plus de 1,2 million d’ici à 2030. Le fret aérien, quant à lui, devrait augmenter de 35% d’ici à 2026. Par ailleurs, 77 pilotes et 120 techniciens de l’aviation supplémentaires, dont 35% de femmes, seront formés.

Le projet facilitera les liaisons aériennes dans sept centres économiques nationaux et permettra la desserte de 23 destinations régionales.

La mise en œuvre du programme créera, d’ici à 2020, 684 emplois directs pour le personnel navigant et commercial et quelque 5 000 emplois indirects d’ici à 2029 dans les activités connexes tels que les voyages, le tourisme, la location de voitures et d’autres secteurs similaires.

Ces améliorations contribueront à trois des High 5 la BAD: « Intégrer l’Afrique » en augmentant les dessertes aériennes et le commerce intra-régional, et « Industrialiser l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations africaines » par le tourisme, la création d’emplois et développement du secteur privé.

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La Banque africaine de développement (BAD) a accordé à la Tunisie deux prêts totalisant 38,626 millions d’euros pour le financement du projet de valorisation des périmètres irrigués et le développement des chaines de valeur agricoles en Tunisie.
Le projet qui cible 14 délégations du centre-ouest du pays (Kairouan , Kasserine et Sidi Bouzid), prévoit la valorisation et la réhabilitation de 9 mille hectares de périmètres irrigués dans les zones rurales ciblées, l’aménagement de 32 km de pistes rurales, le développement des chaines de valeur agricoles, le renforcement de la productivité agricole, la valorisation et la commercialisation des produits.
Dans une déclaration aux médias, à l’issue de la cérémonie de signature, tenue jeudi, en marge du forum d’investissement, Mohamed Azizi, directeur régional du bureau de la BAD pour l’Afrique du nord, a rappelé que ce projet ” contribuera à réduire les disparités régionales en Tunisie et à améliorer les conditions de vie des populations rurales dans les zones parmi les plus défavorisées du centre-ouest de la Tunisie “.
Et d’ajouter que le projet bénéficiera directement à plus de 3500 ménages, soit 20 mille personnes, dont 50% de femmes et permettra de créer près de 4600 emplois permanents.
Le portefeuille de projets de la BAD en Tunisie compte à ce jour 43 opérations, totalisant 1,6 milliard d’euros. Le secteur financier représente 33% du portefeuille, le transport (27%), l’eau et l’assainissement (17%), le secteur social (12%) et l’énergie (9%).

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Les données dévoilées la semaine dernière à Abidjan, en Côte d’Ivoire, par la Banque africaine de développement (BAD) ont permis à l’Agence Ecofin d’établir un classement des 10 pays du contient africain qui affichent le plus gros PIB (Produit intérieur brut). On y apprend que le Nigeria dame le pion à la concurrence, et pas de peu !

Dans le détail, c’est le regain de la production pétrolière et la montée des cours mondiaux des matières premières, après le reflux, qui a permis au PIB du Nigeria de reprendre des couleurs. Cette richesse globale du pays, qui pèse plus que 72% du total généré par toutes les économies de l’Afrique de l’ouest, est même évalué à 581 milliards $ en 2017 contre 519 milliards l’an dernier…

L’Afrique du Sud occupe le deuxième rang, mais très loin derrière. Le pays de Mandela peut, tout de même, se réjouir de s’être extirpé de la récession au second trimestre. Le PIB, pour cette année, pourrait dépasser 276 milliards $.

L’Egypte, dont l’économie a trinqué après le printemps arabe, se porte très bien avec une troisième place dans ce classement. Sa production intérieure pourrait s’établir à 264 milliards $, à quelques encablures de la 2ème économie du continent. ‘Le pays des pharaons’ reprend du poil de la bête !

L’Algérie n’a pas pu faire mieux que 4ème, et c’est plutôt pas mal au regard de son énorme déficit commercial (à cause des importations massives), lequel commence d’ailleurs à se résorber et au regard de la fonte des cours du pétrole, dont le pays dépend de manière déraisonnable. L’Algérie affiche tout de même un PIB de 170 milliards $. Puis vient, à la surprise générale, le Soudan, 5ème en Afrique. Il est crédité d’une richesse nationale de 124 milliards $ à la fin de cette année. Le Soudan fait mieux que le Maroc, à la 6ème position, en dépit d’un programme de diversification de son économie très prometteur. La croissance de 4%, au moins, devrait doper le PIB du royaume, jusqu’à 121 milliards $ à la fin de cette année. Pour le Maroc, le chiffre est tout de même très intéressant car le poids de l’économie va doubler en 12 ans, d’après les données consultées par l’agence. Peu de pays du continent peuvent en dire autant !

L’Angola, 2ème producteur de pétrole en Afrique, après le Nigeria, va garder sa place de 7ème nation la plus riche du continent, avec 104 milliards $. Le pays va faire un bond significatif, en comparaison avec le PIB de l’an dernier, 96 milliards $.

Pour l’Ethiopie, les horribles images de la famine, cycliques dans le pays du fait des sécheresses récurrentes, sont loin. Elle devrait rester à sa 8ème place parmi les pays les plus productifs du continent, avec ses 93 milliards $ en 2017, presque 10 milliards de plus que l’an dernier (84 milliards). C’est du reste ce qu’ont prédit les institutions internationales. L’Ethiopie, en à peine 12 ans, a presque multiplié par 6 son PIB et devrait se payer cette année la croissance la plus costaude du monde, devant les champions de la planète : Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

Le Kenya, avec ses 77 milliards $ et la Tanzanie, 52 milliards, des poids lourds en Afrique de l’Est, sont respectivement 9ème et 10ème.

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Le Prix mondial de l’alimentation vient conforter la volonté de poursuivre la transformation de l’Afrique à travers les Cinq grandes priorités que la Banque africaine de développement (BAD) (https://www.AfDB.org) a définies dans ses High 5 (https://www.AfDB.org/en/the-high-5), en particulier celle de Nourrir l’Afrique (http://APO.af/jZrUaR), a déclaré son président Akinwumi Adesina,  jeudi 19 octobre à Des Moines, aux États-Unis.

Lors de la conférence de presse qui a précédé la remise officielle du prix dont il est le lauréat 2017, le président de la BAD a dit combien chacun des High 5 est étroitement lié aux autres, et réitéré l’engagement de la Banque à poursuivre son travail de développement en Afrique. Et de souligner la nécessité  de mettre les technologies et l’information aux mains des agriculteurs.

« Le Prix mondial de l’alimentation est un grand honneur et une reconnaissance pour tout le travail que je mène depuis des décennies. Mais il nous met aussi le vent en poupe, alors que nous décollons pour nourrir l’Afrique, car c’est une mission qu’il faut poursuivre jusqu’à son terme », a-t-il martelé.

Et le lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation d’ajouter : « L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».

Il a parlé du téléphone portable, devenu l’outil le plus important qu’un agriculteur puisse avoir aujourd’hui.

« Avec le portable, les agriculteurs peuvent se renseigner sur les marchés, la météo et sur l’accès aux financements, a-t-il argué. Ils peuvent, par exemple, avoir des informations sur la santé des mères. C’est très important. C’est pourquoi nous avons lancé, quand j’étais ministre de l’Agriculture au Nigeria, un système de portefeuille électronique qui permet aux agriculteurs de se procurer des engrais. Nous avons touché plus de 15 millions d’agriculteurs  ».

Sensibilisation et autonomisation ne peuvent se faire que si l’on fournit les informations requises, en démocratisant l’accès à l’information pour les agriculteurs, a ajouté le président de la BAD.

« Je n’ai jamais vu un agriculteur qui a envie d’être pauvre », a-t-il insisté.

En juin dernier, le Prix mondial de l’alimentation 2017 était décerné à Akinwumi Adesina, pour le travail qu’il a accompli afin d‘améliorer la disponibilité des semences, des engrais et du financement pour les agriculteurs africains et pour avoir changé la perception qu’ont les jeunes Africains de l’agriculture et s’y investir en y voyant une activité lucrative.

Considéré comme le Nobel de l’agriculture, le Prix mondial de l’alimentation, créé par Norman Borlaug, prix Nobel de la paix en 1970, est perçu comme la plus prestigieuse distinction internationale qui vient couronner des individus qui ont œuvré  en faveur du  développement humain en améliorant la qualité, la quantité ou la disponibilité de la nourriture à travers le monde.

Le Prix est remis tous les ans au mois d’octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation – le 16 octobre ou aux alentours de cette date –, lors d’une grande cérémonie organisée à Des Moines, capitale de l’État de l’Iowa, aux Etats-Unis.

Depuis l’arrivée d’Akinwumi Adesina à sa tête en mai 2015, la BAD œuvre à accélérer le développement de l’agriculture, grâce à sa stratégie « Nourrir l’Afrique », qui prévoit quelque 24 milliards de dollars EU d’investissements au cours des dix prochaines années.

Ce prix vient également couronner le travail qu’a accompli Akinwumi Adesina ces vingt dernières années avec la Fondation Rockefeller et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), mais aussi en tant que ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigeria.

Pour plus d’informations sur le Prix mondial de l’alimentation et le Dialogue de Borlaug : https://www.afdb.org/2017wfp et http://www.worldfoodprize.org

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Selon des statistiques publiées par la banque africaine de développement et rapportées par l’agence Ecofin, le produit intérieur brut, (PIB) à prix courants du Maroc, devrait atteindre 121,427 milliards $ en 2017, contre environ 116 milliards $ en 2016.

L’économie marocaine devrait rester encore dynamique cette année, tirée principalement par les bonnes performances enregistrées au niveau de la production agricole. La BAD prévoit ainsi une croissance de 4,5% en 2017 pour l’économie marocaine, avec un léger recul à 3,9% en 2018.

Ces performances sont le fruit, selon les experts de la BAD, des efforts déployés par le Maroc en vue de la transformation structurelle de son économie. Ces efforts devront toutefois se poursuivre « avec urgence et intensité » face à la volatilité des prix des produits de base.

A noter que le PIB du Maroc a presque doublé en un peu plus d’une dizaine d’années, franchissant pour la première fois la barre des 120 milliards $ en 2017 contre 65,625 milliards $ en 2006, détaille la même source.

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La Banque africaine de développement (BAD) a appelé à un soutien mondial pour les jeunes agriculteurs et “agripreneurs” africains, soulignant que l’agro-industrie est la solution à l’emploi des jeunes sur le continent.

En collaboration avec l’Initiative for Global Development, l’Association des professionnels agricoles africains de la diaspora (AAAPD), l’université du Michigan, l’université de l’Iowa et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), la BAD a réuni les parties prenantes pour discuter des moyens d’accroître les opportunités économiques pour les jeunes d’Afrique tout le long de la chaîne de valeur agricole – depuis la ferme de l’agriculteur jusqu’à l’assiette du consommateur en passant par les labos scientifiques.

Une session Intitulée « Rendre l’agriculture “cool” : investir dans les futurs agriculteurs et agripreneurs africains » s’est tenue en marge du Dialogue de Borlaug (WorldFoodPrize.org) à Des Moines, dans l’Iowa, en présence de jeunes entrepreneurs venus d’Afrique (APO.af/EcKEVJ), de représentants du secteur privé, de décideurs et de leaders d’opinion.

L’Afrique compte la population la plus jeune au monde, avec 60 % de jeunes de moins de 35 ans. 420 millions sont âgés de 15 à 35 ans, et ce segment de la population devrait doubler pour atteindre 840 millions d’ici à 2040.

Dans le cadre de son programme ENABLE Youth (Empowering Novel Agri-Business-Leded Employment) et en collaboration avec l’IITA, la Banque africaine de développement œuvre en faveur des jeunes agriculteurs.

« Les futurs milliardaires de l’Afrique ne viendront pas du pétrole, du gaz ou des industries extractives. Avec ENABLE Youth, il s’agit d’investir aujourd’hui dans les petites entreprises agro-alimentaires pour qu’elles deviennent de grandes entreprises demain », a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

« En encourageant les jeunes à chaque étape de la chaîne de valeur agroalimentaire, nous leur permettons de créer des entreprises agro-alimentaires viables et rentables, des emplois et de meilleurs revenus pour eux-mêmes et pour leurs communautés.

Et le président de la BAD d’expliquer à quel point faire émerger une nouvelle génération d’agripreneurs jeunes, énergiques et talentueux – qui inciteront à adopter de nouvelles technologies tout au long de la chaîne de valeur, augmenteront la productivité et répondront à la demande alimentaire croissante – est une priorité des plus urgentes.

Des études récentes le montrent : à mesure que les économies africaines se transforment, les possibilités d’emploi et d’entrepreneuriat pour les jeunes dans les chaînes de valeur à fort potentiel se font plus nombreuses, notamment dans l’horticulture, les produits laitiers, oléagineux, l’aviculture et l’aquaculture.

En outre, d’énormes opportunités existent pour attirer les jeunes africains dans les secteurs des services et de la logistique, dans des activités clés non-agricoles comme le transport, l’emballage, les technologies de l’information et de la communication et les infrastructures légères – qui ajoutent de la valeur ajoutée à la productivité et l’efficacité des exploitations agricoles.

L’idée est de connecter les fermes aux marchés, en particulier aux marchés urbains et régionaux prometteurs : c’est là que l’Afrique doit brancher cette population de jeunes en pleine expansion, a argué Adesina.

Le président de la Banque a souligné l’importance des efforts à fournir pour offrir aux jeunes Africains de nouvelles opportunités d’affaires, des compétences modernes et pratiques, l’accès aux nouvelles technologies, à la terre, aux équipements et aux financements qui leur permettraient de passer d’une agriculture de subsistance à un emploi mieux rémunéré – au sein ou hors de l’exploitation agricole.

« Voici comment nous avons l’intention de rendre l’agriculture cool ! », a-t-il lancé en présentant le programme ENABLE Youth. Dans le cadre de ce programme, la BAD et ses partenaires appuient les jeunes à chaque étape de la chaîne de valeur agroalimentaire, avec des projets de formation pour 10 000 entrepreneurs agricoles dans chacun des pays africains retenus, et la perspective de créer 300 000 entreprises et 1,5 million d’emplois au cours des cinq prochaines années.

L’Afrique compte déjà de brillants exemples de jeunes agripreneurs talentueux. Neuf d’entre eux assistaient d’ailleurs à la conférence du président Adesina, lequel a cité trois exemples – parmi des milliers – de jeunes agripreneurs aux fascinantes, qui le remplissent tout à la fois d’espoir et d’un sentiment d’urgence.

« Nous devons véritablement utiliser cette diaspora africaine comme le font les pays asiatiques, en misant sur leur expertise pour accélérer le programme de développement de l’Afrique et permettre à tous les Africains d’y participer, qu’ils soient basés sur le continent africain ou à l’étranger », a plaidé Adesina.

Renchérissant sur l’idée que l’agro-industrie est la solution au chômage des jeunes en Afrique, Jennifer Blanke, vice-présidente de la BAD chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, a appelé à donner aux  jeunes entrepreneurs un accès aux financements, en ré-harmonisant les incitations pour les banques commerciales et autres institutions financières afin de réduire les risques de crédit.

« Il y a plus de quinze filières d’emplois tout au long de la chaîne de valeur agricole – depuis la ferme jusqu’à l’assiette », a-t-elle argué.

Noel Mulinganya, jeune agripreneur et dirigeant des Agripreneurs de Kalambo, un groupe de 20 diplômés de 25 à 35 ans aux profils universitaires variés engagés dans des entreprises agroalimentaires collectives, est revenu sur le besoin de financement pour les jeunes agriculteurs africains : « Notre rêves, à moi et mes collègues, est de bâtir des affaires, a-t-il dit. Nous voudrions que ce programme soit une plateforme pour partager nos connaissances et nos expériences, afin de toucher et de mobiliser autant de jeunes que possible dans l’agro-industrie. »

Lilian Uwintwali, dont la société fournit des plateformes TIC qui desservent plus de 10 000 agriculteurs au Rwanda, reliant ainsi les agriculteurs aux marchés, aux banques, aux compagnies d’assurance et aux services de vulgarisation, a abondé dans le même sens : « J’aspire à décrocher des partenariats et des opportunités d’investissement ici, aux États-Unis, et je pense que les discussions à la conférence vont me permettre de structurer un meilleur business plan pour mon projet, m-lima, au Rwanda. » L’agriculture peut générer des revenus pour la jeunesse africaine, a-t-elle expliqué.

« Je parle d’expérience, parce que c’est [grâce à l’agriculture] que je gagne ma vie depuis cinq ans ! », a lancé la jeune patronne de m-lima.

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La sécurité alimentaire en Afrique dépend de la capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire. Tel est le message qu’a livré la Banque africaine de développement à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation 2017. Car le secteur agricole a le potentiel de créer de la richesse et des emplois pour les jeunes Africains – de quoi endiguer les migrations.

La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée tous les ans le 16 octobre, promeut la sensibilisation et une action mondiale en faveur de ceux qui souffrent de la faim. Elle rappelle également la nécessité d’assurer pour tous une sécurité alimentaire et un régime alimentaire nutritif. Le thème de cette année met l’accent sur la nécessité de « changer l’avenir des migrations – Investir dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Le programme ENABLE Youth de la BAD, qui prépare une nouvelle génération de jeunes “agripreneurs”, est en bonne voie pour y parvenir.

Au Libéria, Mahmud Johnson, 26 ans, est le fondateur de J-Palm Liberia, qui travaille à accroitre de 50 à 80 % les revenus des petits exploitants de palmiers à huile. Il est aussi en train de créer des emplois pour plus de 1 000 jeunes, amenés à travailler comme commerciaux pour ses produits.

« En dépit de difficultés colossales, nous, jeunes Africains, sommes résolus à maximiser les ressources agricoles que nous avons en abondance, pour créer de la richesse, des emplois et des opportunités socio-économiques dans nos pays et à travers tout le continent. Nous avons besoin que nos parties prenantes nous voient comme des partenaires sérieux dans la transformation de l’Afrique et qu’ils nous aident à développer nos entreprise », plaide Mahmud Johnson.

Mahmud et quelques-uns de ses employés ont bénéficié de programmes de renforcement des capacités dans le cadre de l’initiative Empowering Novel Agri-Business-Leded Youth for Youth, dite « ENABLE Youth » par acronyme.

À l’instar du jeune patron de J-Palm Liberia, de nombreux jeunes africains n’ont d’autre envie que de rester en Afrique pour y créer de la richesse et des emplois, à condition qu’on leur offre les outils et l’opportunité d’utiliser leurs compétences. La Banque collabore avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) dans le cadre du programme ENABLE Youth, pour développer une nouvelle génération de jeunes agripreneurs.

« Notre objectif est de faire émerger 10 000 jeunes entrepreneurs agricoles par pays au cours des dix prochaines années, a déclaré le président Adesina. En 2016, la Banque a fourni 700 millions de dollars pour appuyer ce programme dans huit pays, et nous avons aujourd’hui des demandes en provenance de 33 pays ».

Pour la Banque, les investissements dans l’agriculture sont essentiels pour que les jeunes Africains puissent prospérer, et, partant, endiguer les flux de migration.

Cet objectif et le thème de la Journée mondiale de l’alimentation 2017 sont bien alignés sur deux des Cinq grandes priorités de développement de la BAD, les High 5 (http://APO.af/xjqhmW) – Nourrir l’Afrique (http://APO.af/4fj7yZ) et Améliorer la qualité de vie des populations africaines (http://APO.af/eUC5Jt) –, a déclaré Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du développement social à la BAD.

« Une agriculture reposant sur un secteur privé florissant en Afrique est à même de fournir des emplois et des revenus qui attirent et retiennent les meilleurs talents africains sur le continent, tout en améliorant la qualité de vie de tous les Africains », a-t-elle plaidé.

Avec plus de 70 % des Africains qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, il est impératif de libérer le plein potentiel de ce secteur, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de vie des Africains.

En conséquence, l’un des objectifs de « Nourrir l’Afrique » est d’éliminer la faim et la malnutrition à l’horizon 2025.

Parce que les ressources minérales comme l’or, les diamants ou le pétrole brut ne sont pas illimitées, les pays africains doivent diversifier leurs économies. Cela ne peut se faire sans mettre l’accent sur l’agriculture, étant donné que la grande majorité des Africains en dépendent pour leur subsistance.

La hausse de la demande alimentaire et l’évolution des habitudes de consommation en raison de facteurs démographiques comme l’urbanisation (flux migratoires intérieurs) entraînent une hausse rapide des importations nettes de produits alimentaires. Celle-ci devraient même tripler et passer de 35 milliards de dollars en 2015 à plus de 110 milliards de dollars d’ici à 2025 si la tendance à la hausse n’est pas jugulée.

Sachant que les petits agriculteurs africains ont autour de 60 ans en moyenne, la sécurité alimentaire de l’Afrique dépend de sa capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire et à les responsabiliser. Les gouvernements peuvent soutenir ces changements en créant les conditions propices, grâce à des réformes politiques visant à accroître les investissements privés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Et aussi en définissant mieux l’importance de l’agriculture pour leurs économies dans leur interaction avec le public.

« La sécurité alimentaire, le développement rural sont étroitement liés aux questions de migration, de fragilité et de résilience, analyse Khaled Sherif, vice-président de la BAD pour le Développement régional, l’Intégration et la Prestation de services. La Corne de l’Afrique et le Sahel offrent des exemples incontestables de la façon dont des facteurs mondiaux comme l’insécurité alimentaire, l’extrémisme radical et les migrations aggravent la fragilité d’un État et ont un effet dévastateur sur le développement. »

Et le vice-président Sherif d’ajouter : « Le manque d’opportunités économiques, d’infrastructures, d’opportunités d’emploi et les changements climatiques imprévisibles dans ces pays sont des sources majeures de fragilité, qui conduisent souvent à la migration forcée de populations dans une quête désespérée d’opportunités. La Banque adopte, le cas échéant, des approches fondées sur les risques aux niveaux national et régional pour lutter contre la fragilité ».

Ainsi, le 14 octobre, la BAD a joint sa voix à celle du ministre de l’Agriculture et du développement rural de la Côte d’Ivoire et d’autres partenaires au développement lors d’une journée qui promouvait l’agriculture comme activité lucrative. Tous ont souligné la nécessité pour les gouvernements d’investir dans l’agriculture pour créer des emplois et endiguer les flux migratoires qui minent la sécurité et l’économie des pays africains.

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Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) (AfDB.org/fr), Akinwumi Adesina, sera l’orateur de la conférence Norman Borlaug dans le cadre de la semaine de célébrations qui ponctuent le du Prix mondial de l’alimentation, du 16 au 20 octobre 2017, à Des Moines, dans l’Iowa, aux États-Unis.

Intitulée « Parier sur l’Afrique pour nourrir la planète », cette conférence Norman Borlaug s’ouvre lundi 16 octobre 2017, afin de coïncider avec la Journée mondiale de l’alimentation.

Le président Adesina se verra remettre le trophée du Prix mondial de l’alimentation 2017 le 19 octobre. Ce prix est à l’agriculture ce que le prix Nobel est à la paix, aux sciences ou encore à la littérature.

Le choix du président Adesina comme lauréat 2017 (APO.af/1fcVhb) avait été dévoilé en juin dernier par le Conseil d’administration du Prix mondial de l’alimentation, en reconnaissance de son œuvre pour assurer aux agriculteurs africains une meilleure disponibilité des semences, des engrais et des financements et pour les jalons qu’il a posés pour faire en sorte que les jeunes d’Afrique voient en l’agriculture une activité lucrative dans laquelle s’investir.

Créé par Norman Borlaug, qui fut lui-même récipiendaire d’un prix Nobel, le Prix mondial de l’alimentation est la plus importante récompense internationale à couronner les accomplissements d’individus qui ont contribué au progrès du développement humain, en améliorant la qualité, la quantité et la disponibilité des denrées alimentaires à travers le monde.

Pour m’être moi-même extrait de la pauvreté, je sais qu’elle n’a rien de réjouissant

Quand il était ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria, Akinwumi Adesina avait introduit un système de « portefeuille électronique » pour les agriculteurs, une innovation qui a instauré une transparence dans le circuit de distribution des engrais, qui par le passé, avait été enrayé quarante ans durant par la corruption. Les mesures qu’il a prises à ces fonctions ont permis d’accroître de 21 millions de tonnes la production alimentaire du Nigeria, qui a ainsi pu attirer 5,6 milliards de dollars EU d’investissements du secteur privé. Ce qui a valu à Akinwumi Adesina, outre un respect considérable, d’être appelé « le ministre des agriculteurs ».

Sous son égide, la BAD est en train d’accélérer le développement de l’agriculture grâce à sa Stratégie « Nourrir l’Afrique » (http://apo.af/N2o9T8), et compte y investir 24 milliards de dollars EU dans les dix ans.

La stratégie « Nourrir l’Afrique » de la BAD a pour objectifs de contribuer à éliminer l’extrême pauvreté en Afrique d’ici à 2025 ; de mettre fin à la famine et à la malnutrition en Afrique d’ici à 2025 également ; de muer l’Afrique en exportateur net de denrées alimentaires ; et de faire passer le continent au premier rang des chaînes de valeur mondiales axées sur l’exportation, dans les secteurs où il jouit d’un avantage concurrentiel.

À Des Moines, plus de 1 200 participants en provenance de plus de soixante-cinq pays débattront d’enjeux de premier plan liés à la sécurité alimentaire mondiale et à la nutrition au Symposium international du dialogue de Borlaug, du 18 au 20 octobre 2017.

« Pour m’être moi-même extrait de la pauvreté, je sais qu’elle n’a rien de réjouissant. Sortir des millions de personnes, notamment les agriculteurs du monde rurale, de la pauvreté, est le combat de ma vie… Nous devons apporter l’espoir et transformer l’agriculture pour la muer en succès commercial », a déclaré le président de la BAD.

Cette conférence Norman Borlaug, qui réunit un vaste éventail d’experts scientifiques, de décideurs, de dirigeants d’entreprises et d’agriculteurs, est dite « la plus importante conférence au monde sur l’agriculture ».

Grâce au dialogue de Borlaug, la Fondation du Prix mondial de l’alimentation permet de nouer des alliances à même de lutter contre la faim et la malnutrition dans le monde.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé d’investir 500 milliards FCFA (environ 910 millions $) au Burkina Faso, dans deux secteurs prioritaires qu’elle a identifiés à savoir : l’énergie et l’agriculture. Ceci, pour les cinq prochaines années, nous apprend Ecofin.

C’est ce qui ressort des discussions avec le gouvernement burkinabè, tenues le 8 septembre dernier, en vue de faire le point de la coopération et dégager les perspectives à travers un dialogue sur les choix stratégiques que la BAD compte opérer dans le référentiel de coopération entre les deux parties pour les cinq années à venir, à savoir le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021.

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