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Pour aider l’Afrique à trouver la voie d’une prospérité depuis longtemps méritée, la Banque africaine de développement se fait le champion du premier marché de l’investissement de la région.

La Banque pilote, dans un esprit de leadership collaboratif, une nouvelle initiative 100 % transactionnelle – l’Africa Investment Forum (AIF), « Forum de l’investissement en Afrique »–  qui, à ce jour, représente la meilleure opportunité de stimuler la transformation économique du continent.

La Banque africaine de développement travaille avec les principales institutions financières mondiales à réduire les risques liés à l’investissement et entend faire du forum un tremplin vers la transformation économique de l’Afrique.

Lors d’un petit-déjeuner en marge de l’Africa CEO Forum 2018 à Abidjan, le 27 mars 2018, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré aux principaux dirigeants des gouvernements et du secteur privé présents que l’AIF sera exclusivement dédié aux transactions et accords d’investissement.

« Ce ne sera pas un simple lieu de bavardage. Il n’y aura pas de discours  politiques. Ce forum est une plateforme ouverte qui a pour objectif d’organiser les initiatives parmi les institutions multilatérales, des gouvernements et du secteur privé pour accroître la réserve de projets susceptibles de transformer le continent », a-t-il dit.

Le premier Forum de l’investissement en Afrique se tient du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud. Il aura lieu ensuite tous les ans, pour encourager  et faciliter les interactions à même d’accélérer et de conclure des accords, et pour que des discussions franches aient lieu avec les décideurs politiques afin de façonner l’environnement commercial et réglementaire, ainsi que pour  assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements.

Akinwumi Adesina a souligné que le coût des activités d’affaires en Afrique s’améliore.

« L’année dernière et l’année d’avant, ce n’est pas en Asie qu’ont eu lieu 30 % au moins de toutes les réformes commerciales et réglementaires qui avaient été engagées à l’échelle mondiale. Ni en Amérique latine. Elles ont été faites en Afrique. Si vous regardez ce qui se passe en termes d’investissements directs étrangers en Afrique, leur volume continue d’augmenter. Pourquoi augmente-il ? Parce que la stabilité politique du continent est meilleure », a-t-il dit. « Notre continent suscite donc beaucoup d’optimisme et nos dirigeants discutent même d’une Afrique qui se sera affranchie de l’aide  ».

Il a mis l’accent sur les ressources matérielles et humaines dont l’Afrique est dotée, en soulignant que les exploiter à bon escient pourrait en faire la locomotive du monde. « Je pense que les ressources souveraines de l’Afrique ne font toujours pas l’objet d’investissements sur le continent lui-même. Les investissements se font en dehors de l’Afrique. Et si l’Afrique n’investit pas assez, qui donc va investir ? La perception du risque constitue l’une des raisons de cette absence d’investissement. Mais le véritable enjeu n’est pas tant le risque, que la façon dont vous le gérez ».

La Société financière internationale (SFI), la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement participent à la plateforme de l’AIF pour collaborer avec la Banque africaine de développement travailler et travailler, avec d’autres,  et ainsi à la mise mettre en place d’une « plateforme de co-garantie mutuelle », afin de minimiser les risques liés aux investissements.

« Il y a aussi ceux qui œuvrent à la réalisation de réserves de projets – Africa50 et autres – qui sont largement impliqués », a précisé Akinwumi Adesina.

Le ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, a souligné que le marché des obligations devrait faire partie intégrante de la nouvelle démarche pour mobiliser des ressources en faveur de la transformation économique de l’Afrique. Il a salué les efforts de la Banque africaine de développement et de ses partenaires pour s’unir à travers l’AIF dans le but de réduire  les risques liés à l’investissement.

« La réalité mondiale est que l’Afrique doit être, et sera, le meilleur endroit pour investir à l’avenir. Que faisons-nous nous-mêmes pour libérer notre propre potentiel en termes d’investissements ? Je pense que nous devons désormais mettre l’accent sur l’augmentation des infrastructures pour pouvoir ouvrir le continent et exploiter les opportunités d’investissement à bon escient  », a-t-il déclaré.

Le président directeur général de l’un des plus importants distributeurs de biens de consommation, Massmart, Kuseni Dlamini, a rappelé que l’Afrique doit passer des risques aux opportunités et tirer profit des nombreuses opportunités d’investissement présentes sur le continent.

« Le temps est venu de parler de transactions. Je pense que l’Afrique a beaucoup à offrir et que nous devons profiter des opportunités », a-t-il dit.

Se disant ravie de voir la Banque africaine de développement à la tête de cette initiative en faveur de l’investissement, Tigui Camara, présidente directrice générale de Tigui Mining Company, a appelé à soutenir davantage les femmes dans le secteur informel.

Alain Ebobissé, président directeur général fonds Africa50 – la plateforme panafricaine pour l’investissement dans les infrastructures – a appelé les gouvernements africains à créer un environnement propice pour attirer les investisseurs étrangers.

La session de petit-déjeuner a attiré de nombreux participants, parmi lesquels de hauts responsables de gouvernements, des dirigeants d’entreprise et d’institutions financières, à l’instar de Benedict Okey Oramah, le président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

L’Africa Investment Forum a pour principal objectif de faciliter la pratique des affaires en Afrique, en faisant progresser et en encourageant les réglementations favorables aux investissements. Il a également vocation à promouvoir l’éthique de la pratique des affaires en Afrique.

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Le coup d’envoi des travaux d’extension de la route nationale RN13 dans son tronçon reliant la ville de Foussana (gouvernorat de Kasserine) à la localité frontalière de Sahraoui, sur une longueur de 12 km, a été donné, mardi. Les travaux financés par la Banque africaine de développement (BAD), moyennant 7,5 millions de dinars, devront s’étendre sur 18 mois.

Ce projet devra permettre de décloisonner la zone frontalière d’autant qu’il se recoupe avec les travaux d’aménagement de la route régionale n°91 reliant entre la délégation de Haidra et la localité de Dernaya (délégation de Feriana) en passant par Bouderias (délégation de Foussana), sur une distance de 46 km. Financés par la BAD moyennant 37 millions de dinars, les travaux ont atteint un taux d’avancement de 40% (délai de réalisation 18 mois).

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La 53e Assemblée annuelle du conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 44e Assemblée du conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (https://www.AfDB.org/fr/annual-meetings-2018), guichet concessionnel du Groupe de la Banque, se dérouleront du 21 au 25 mai 2018 à Busan, en Corée.

Alors que l’Afrique connaît une forte croissance économique depuis près de deux décennies, l’industrialisation ne s’est pas développée dans la même mesure sur le continent. En moyenne, l’industrie africaine génère seulement 700 dollars EU de PIB par habitant, ce qui représente à peine un cinquième du chiffre correspondant pour l’Asie de l’Est (3 400 dollars EU). En outre, les exportations africaines sont constituées de produits manufacturés à faible intensité technologique et de ressources naturelles non transformées, qui représentent plus de 80 % des exportations de l’Algérie, de l’Angola ou du Nigeria, par exemple.

L’industrialisation rapide de l’Afrique offre la possibilité d’un scénario gagnant-gagnant — pour le monde et certainement pour le continent. Elle contribuerait également à accroître la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation tout en créant des emplois hautement qualifiés dans le secteur formel. Elle permettrait également de promouvoir les liens entre les services et les secteurs agricoles, entre les économies rurales et urbaines et entre les consommateurs, les intermédiaires et les industries de biens d’équipement. L’industrialisation permettra aussi de réduire la volatilité — ou la tendance à long terme à la détérioration — des prix des produits manufacturés par rapport à ceux des matières premières, tout en aidant les pays africains à sortir de la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières.

Le thème suscite beaucoup d’intérêt au moment où les entreprises coréennes et asiatiques sont de plus en plus actives en Afrique. Quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de l’expérience de développement de la Corée ? Les relations entre l’Afrique et la Corée, bâties sur un modèle gagnant-gagnant, peuvent-elles permettre au continent de revendiquer une part plus importante du commerce mondial ? Les liens commerciaux et financiers afro-asiatiques peuvent-ils favoriser le développement du secteur privé africain ? Quels sont les leviers politiques les plus efficaces qui pourraient favoriser la transformation structurelle sur le continent ? Comment le continent peut-il tirer des leçons des expériences de la Corée et des nations africaines les mieux placées en ce domaine, telles que Maurice, le Maroc, l’Éthiopie et le Rwanda, dans le processus d’industrialisation ? Ces questions et bien d’autres seront débattues lors des Assemblées annuelles de Busan.

Les Assemblées annuelles constituent l’un des plus grands rassemblements économiques en Afrique. Des milliers de délégués, des chefs d’État, des représentants du secteur public et du secteur privé, les partenaires au développement et les universitaires réfléchiront sur l’industrialisation de l’Afrique — l’une des priorités stratégiques High 5 de la Banque (https://www.afdb.org/fr/the-high-5) à même d’améliorer les conditions de vie des Africains.

Au cours de ces réunions, la Banque organisera une série d’activités de partage de connaissances afin de générer de nouvelles idées pour développer et financer l’industrialisation de l’Afrique. Un des moments forts de ces rencontres sera une table ronde présidentielle de haut niveau intitulée Accélérer l’industrialisation de l’Afrique : Ouvrir le présent à l’avenir. La table ronde offrira l’occasion aux dirigeants politiques d’Afrique et de Corée de présenter leurs visions et stratégies pour l’industrialisation ainsi que des idées pour surmonter les défis à venir en matière de mise en œuvre.

La Banque lancera la version actualisée des Perspectives économiques en Afrique (AEO) 2018 — sa publication économique phare. Plusieurs activités de partage de connaissances sont au programme, parmi lesquelles un panel sur les Voies de l’industrialisation, dans lequel les intervenants débattront des différentes trajectoires que les pays africains peuvent suivre vers une industrialisation durable. Un panel sur l’Avenir du travail et l’industrialisation examinera comment l’Afrique peut adapter ses systèmes éducatifs et les compétences des travailleurs aux nouvelles réalités économiques, en particulier pour le développement industriel du continent.

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Le taux de croissance réel du PIB de la Tunisie pourrait atteindre 2,8 % en 2018 et 3,5 % en 2019. Toutefois, cette tendance haussière “demeure encore faible“, a indiqué Assitan Diarra -Thioune, économiste régional pour l’Afrique du Nord à la Banque africaine de développement (BAD), en présentant, lundi 13 mars 2018, le rapport sur “les Perspectives économiques en Afrique 2018”, dédié à l’Afrique du Nord. “Cette réalisation est sous réserve d’une accélération des réformes structurelles, d’une montée en puissance de l’appareil industriel pour répondre à la demande extérieure et de l’atténuation du caractère cyclique de la croissance du secteur agricole“, lit-on dans le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2018 dédié à l’Afrique du Nord et couvrant l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.
D’après le rapport, atteindre les taux de croissance ambitionnés sera conditionné par la capacité du pays à conforter et poursuivre la croissance, notamment de l’industrie manufacturière et non manufacturière (phosphate, pétrole et gaz) ainsi que des services marchands.

Les bons points

Le rapport montre que plusieurs facteurs positifs devraient soutenir la croissance de la Tunisie en 2017 puis en 2018-2019. La politique de sécurité instaurée après les attentats de 2015 a clairement porté ses fruits, s’agissant surtout du tourisme avec une augmentation du flux touristique de 32 % en 2017, ce qui devrait améliorer la balance des paiements et contribuer à stabiliser le dinar. La production et les exportations de phosphate ont fortement rebondi et l’investissement (étranger et national) commence à afficher des signes de reprise. La Tunisie continue également à bénéficier d’un solide appui de la communauté internationale. La croissance devrait également bénéficier de la poursuite de la reprise dans la zone euro, amorcée en 2012, en particulier en Espagne, Allemagne et France, et qui devrait tirer les exportations à la hausse.
Enfin, la Tunisie pourrait également toucher les dividendes de certaines réformes stratégiques adoptées depuis 2015, telles que la loi du 27 novembre 2015 sur les partenariats public-privé et celle du 30 septembre 2016 sur l’investissement visant à dynamiser le taux d’investissement, conformément au Plan de développement 2016-2020, taux dont la part qui était de 19 % du PIB en 2016 passerait à 24 % en 2020.

Les motifs d’inquiétude

En contrepartie, le rapport a cité les facteurs négatifs, indiquant, à cet effet, que depuis 2011, les comptes publics du pays ont continué à se détériorer. Dominée par les dépenses courantes (72 % du budget en 2017), la dépense publique ne correspond pas aux besoins d’investissement, notamment dans les infrastructures. Malgré quelques avancées, les progrès des réformes structurelles engagées, depuis 2013, demeurent limités en raison de la résistance au changement du modèle de développement qui a accompagné l’économie tunisienne depuis les années 70.
L’accélération des réformes demeure incontournable pour que la Tunisie continue de bénéficier de l’appui des partenaires au développement et de la confiance des marchés pour le (re)financement de sa dette.

Les autres facteurs négatifs à moyen terme sont une détérioration de la sécurité due à la crise libyenne et une possible résurgence de conflits sociaux liés à la réforme du secteur public et à la détérioration du pouvoir d’achat. Les vulnérabilités macroéconomiques se sont aggravées.
La dette publique était estimée à 70 % du PIB à la fin de 2017, le compte courant affiche un déficit à deux chiffres et les réserves en devises de la Banque centrale ont baissé. En outre, la loi de finances 2018 vise à réduire le déficit budgétaire à moins de 5 % du PIB, mais cet ambitieux objectif ne sera pas facile à atteindre. La stratégie fiscale de l’Etat et une réforme complète de la fonction publique devront être mises en œuvre. Une réduction des subventions à l’énergie, qui profitent de manière disproportionnée aux plus riches, et la poursuite de la réforme de la sécurité sociale peuvent aider à stabiliser les déficits publics et la dette.

Un autre défi majeur pour les années à venir est de lever les principaux obstacles à la croissance et à la création d’emplois – notamment en simplifiant le cadre réglementaire pour résoudre les problèmes de prêts non productifs et de gouvernance des banques publiques, et ainsi élargir l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement bancaire. La Tunisie pourrait également adopter un plan pour stimuler de nouvelles industries à fort potentiel compétitif, susceptibles d’absorber le vaste réservoir de travailleurs qualifiés sous-employés du pays.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, qui assistait au lancement du dit rapport, a mis l’accent sur l’impératif de s’orienter vers le marché africain pour mieux renforcer les échanges commerciaux et la coopération économique, qui est un choix stratégique pour le pays. L’économie africaine est une économie vitale et sera plus dynamique au cours des prochaines années, d’autant plus que la croissance mondiale sera tirée principalement du continent africain.
De son côté Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour la Région Afrique du nord, a fait savoir que la stratégie de la banque en Tunisie est de se focaliser sur les secteurs industriels, notamment dans les régions intérieures, pour y promouvoir la création d’emplois.

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Lors du lancement de l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique, le rapport phare que produit chaque année la Banque africaine de développement, il avait été annoncé que la publication serait étoffée, dès cette année et pour la première fois depuis 15 ans qu’elle existe, de focus régionaux – un pour chacune des cinq grandes régions d’Afrique.

Gros plan sur la région Afrique du Nord : une première

L’Afrique du Nord a donc droit à une analyse distincte, qui passe en revue les spécificités de la région, entre défis et opportunités, succès et perspectives. « Perspectives économiques en Afrique est une publication phare de la Banque, très appréciée des décideurs, des chercheurs et des experts, pour sa qualité d’analyse et ses recommandations pratiques sur la manière de traiter les questions cruciales de développement. Elle fournit également une vue d’ensemble des économies des 54 pays africains », souligne l’économiste en chef et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la gestion du savoir Célestin Monga. Et d’ajouter : « En proposant pour la première fois des approches régionales, nous souhaitons mettre à profit l’expertise de la Banque et donner plus de profondeur d’analyse et de pertinence à cette publication. »

L’Afrique du Nord, au 2e rang des régions d’Afrique les plus performantes

L’année 2017 s’est conclue en Afrique du Nord sur une croissance de 4,9 % du PIB réel, en hausse par rapport aux 3,3 % enregistrés en 2016. Cette performance économique est d’ailleurs supérieure à la moyenne affichée par le continent dans son ensemble (3,6 %) et place la région de l’Afrique du Nord en deuxième position en Afrique, derrière l’Afrique de l’Est (5,9 %). Ces chiffres s’expliquent notamment par une production de pétrole plus importante que prévue en Libye, qui a permis au pays de voir son PIB bondir de 55,1 % en 2017. Mais aussi par la performance du Maroc, qui a vu son taux de croissance passer de 1,2 % en 2016 à 4,1 % en 2017, car stimulé par la hausse de la productivité agricole, qui a profité d’une bonne saison des pluies conjuguée aux impacts positifs du déploiement du Plan Maroc Vert. Portée par son programme de réformes macroéconomiques et structurelles, l’Égypte affiche elle aussi une croissance enviable de son PIB, de l’ordre de 4 % en 2017.

D’un point de vue global, la croissance de la région Afrique du Nord est nourrie principalement par le secteur réel, dont de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que par la consommation privée et publique. Les perspectives demeurent positives pour 2018 et 2019 grâce, notamment, aux réformes engagées dans l’ensemble des pays de la région. Selon les projections, la croissance de l’Afrique du Nord devrait atteindre respectivement 5 % et 4,6 % en 2018 et 2019.

Le rapport rendu public le 12 mars à Tunis

« Perspectives économiques en Afrique est le fruit de recherches poussées, qui incluent la collecte de données, l’analyse et des projections. Les économistes de la Banque ont redoublé d’efforts pour produire ces rapports économiques régionaux, qui enrichissent davantage les produits du savoir de la Banque », indique Shimeles Abebe, directeur par intérim chargé de la Politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque.
Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2018 dédié à l’Afrique du Nord sera dévoilé le lundi 12 mars 2018 à 14 h à Tunis, en Tunisie, dans les locaux du Bureau régional de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. La présentation de ce nouveau rapport sera faite par Assitan Diarra-Thioune, économiste régionale pour l’Afrique du Nord, au nom de l’économiste en chef et vice-président de la Banque Célestin Monga, et en présence du directeur général de la Banque pour la région Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Des représentants des autorités du pays, ainsi que du secteur privé et des organisations partenaires, outre des membres de la société civile et des journalistes sont conviés au lancement de la publication. Les cinq rapports régionaux seront tous lancés à la même date, dans les différentes régions du continent.

Communiqué

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La Banque africaine de développement et ses gouverneurs pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Nord ont souligné à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la nécessité de prendre des mesures urgentes pour faire face à la croissance démographique et au chômage des jeunes.

A l’issue d’une rencontre de deux jours, ils ont toutefois reconnu que la forte progression de la population du continent, notamment sa jeunesse, est un moteur de croissance potentielle pour le monde.

« La bonne nouvelle est que la solution est à notre portée et nécessitera des investissements », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement qui a, notamment, échangé avec les gouverneurs sur la meilleure stratégie pour combler le déficit d’investissement dans les infrastructures en Afrique estimé à près de de 170 milliards de dollars.

Pour combler le déficit d’investissement, assurer la croissance inclusive et créer des emplois pour la population du continent, la réunion a approuvé le principe d’organiser le African Investment Forum sous l’égide de la Banque africaine de développement et l’a décrit comme une formidable opportunité de mobiliser des investissements à fort impact.

Le ministre tanzanien des Finances et de la planification, Isdor Mpango, a plaidé pour une implication plus étroite du secteur privé dans le financement du développement sur le continent.

« La Banque africaine de développement est bien placée pour conseiller, aider les gouvernements et le secteur privé à proposer des projets bancables », a déclaré M. Mpango, appelant à l’accès à des ressources directes pour fournir un soutien budgétaire et des opportunités d’investissement.

L’African Investment Forum, prévu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, permettra à la Banque et ses partenaires de présenter des projets bancables, d’attirer des financements et de fournir des plateformes pour investir en Afrique.

« Une des spécificités du Africa Investment Forum est qu’il n’y aura pas de discours, les seuls discours seront des transactions », s’est félicité le président Adesina.

Claver Gatete, ministre des Finances et de la planification économique du Rwanda, a déclaré : « La Banque africaine de développement a déjà discuté avec nous du concept du Africa Investment Forum et le gouvernement rwandais prend très au sérieux ce forum. »

« Les emplois viendront de l’industrialisation : la nouvelle approche consistant à utiliser le Forum africain de l’investissement pour réduire les risques et attirer les investisseurs est la voie à suivre », a estimé Kiplagat Rotich, ministre kenyan des Finances.

On estime que 13 % de la population mondiale vit aujourd’hui en Afrique subsaharienne. Ce chiffre devrait plus que doubler d’ici à 2050. Selon la division de la population de l’ONU, quatre milliards (ou 36 % de la population mondiale) pourraient vivre dans la région d’ici à 2100. L’Afrique devrait avoir plus de 840 millions de jeunes d’ici 2050, le continent ayant la population la plus jeune sur Terre.

Selon Adesina, « il nous reste 12 ans pour réaliser les Objectifs de développement durable, et si l’Afrique n’atteint pas les Objectifs de développement durable, le monde ne les atteindra pas non plus. La Banque africaine de développement accélère le développement de l’Afrique à travers ses High 5. Nous approfondissons nos réformes, nous avons porté nos décaissements à leur plus haut niveau l’année dernière et nous mobilisons davantage de ressources pour l’Afrique. »

Le ministre tunisien des Finances, Zied Ladhari, a rappelé que le transfert temporaire des activités de la Banque dans son pays pendant 11 ans a contribué à renforcer les liens. « Nous partageons la vision de la Banque : l’Afrique est le continent de l’avenir, c’est un grand moment pour l’Afrique avec la Banque au centre. L’exploitation du potentiel des économies africaines est une tâche que la Banque doit accomplir. »

Dans le cadre du programme High 5 de la Banque, 13 millions de femmes africaines ont bénéficié de nouvelles connexions électriques et 23 millions d’améliorations agricoles. En outre, 10 millions de femmes ont pu accéder à des projets d’investissement.

Une analyse de l’impact de la Banque africaine de développement de 2010 à 2017 indique que 27 millions d’Africains ont eu accès à de nouvelles connexions électriques. Quelque 899 000 petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Plus de 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

« Avec le soutien de la Banque, la Somalie est passée d’un État défaillant à un État fragile, a affirmé le ministre somalien des Finances, Abdirahman Beileh. La Banque africaine de développement a toujours été présente à nos côtés. Ensemble, nous pouvons atteindre la lumière qui brille au bout du tunnel. »

Le ministre algérien des Finances, Abderahmane Raouia, a déclaré : « Le plus grand défi pour l’Afrique aujourd’hui est la création d’emplois, un enjeu de stabilité et un levier pour tirer la croissance économique vers le haut. Nous devons offrir aux jeunes des opportunités d’emploi pour les convaincre de rester ici, sur le continent. »

Selon Simon Mizrahi, directeur du département de l’Assurance qualité et des résultats à la Banque africaine de développement, la Banque doit changer d’échelle. Ce ne sont plus des milliards qu’elle doit mobiliser mais des trillions de dollars pour faire de l’impact.

L’ambassadeur égyptien en Côte d’Ivoire, Mohamed El-Hamzawi, qui représentait le ministre des Finances, a rappelé les deux révolutions que son pays a connues en 2011 et 2014. Il a remercié la Banque pour son soutien à la stabilisation macroéconomique, aux réformes financières, aux infrastructures et aux projets énergétiques, entre autres.

Le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohammed Boussaid, a salué l’ambition de la Banque pour l’Afrique et a souligné son soutien aux projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Il a déclaré : « Une augmentation de capital n’est pas un choix, c’est une nécessité. Aujourd’hui, le premier secteur d’exportation au Maroc n’appartient plus aux secteurs traditionnels tels que les phosphates, mais à l’industrie automobile. »

Grâce à une augmentation substantielle de capital, la Banque sera en mesure d’exécuter son solide pipeline d’opérations (15 milliards de dollars rien que pour 2018), y compris des projets d’infrastructure et d’intégration régionale. Les perspectives pour 2018-2020 sont brillantes, avec 50,3 millions de personnes qui devraient bénéficier d’un accès amélioré au transport contre 14 millions en 2017. En outre, plus de 35 millions de personnes devraient bénéficier de connexions électriques nouvelles ou améliorées, contre 4,4 millions en 2017.

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Les zones de transformation agroalimentaire (ZTA) joueront un rôle majeur dans le développement de l’agriculture des pays africains“, a affirmé la directrice du financement agricole et du développement rural à la Banque Africaine de Développement (BAD), Atsuko Toda.
Elle a ajouté, à l’occasion d’un séminaire de valorisation des connaissances sur les défis et opportunités liés à l’aménagement et à la mise en œuvre des ZTA dans les pays africains, organisé à Tunis, à l’initiative du département de l’Agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, que les ZTA visent à transformer le paysage rural africain en zones économiques de prospérité et à accroitre la capacité ainsi que l’efficacité de la production alimentaire et la valeur ajoutée de l’agriculture, voire à promouvoir le commerce local, régional et international et à booster les investissements dans l’agro-industrie.
Les ZTA permettent, également, d’accroitre la contribution du secteur agricole au PIB et la création d’emplois.
Atsuko Toda a noté que les ZTA doivent reposer sur un cadre politique et réglementaire facilitant le partenariat public privé (PPP) et à même d’améliorer le climat des affaires. Elles doivent être soutenues, également, par le gouvernement et mises en œuvre par le secteur privé.

De son côté, l’expert en réduction de la pauvreté à la BAD, Justin Murara, a considéré que les ZTA demeurent essentielles pour la valorisation des produits agricoles et la création d’emplois pour les jeunes.
Et d’ajouter que l’agriculture constitue, en effet, une importante source de revenus en Afrique et un grand pourvoyeur d’emplois, cependant son potentiel non exploité s’est traduit par la persistance de la pauvreté et la détérioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des populations.
Justin Murara a fait savoir que 49% de la population africaine vit au-dessous du seuil de pauvreté (soit 420 millions de personnes), dont plus de la moitié en zones rurales et que la facture nette des importations alimentaires de l’Afrique dépasse les 35 milliards de dollars par an.
L’expert a souligné que ce séminaire vise à créer une synergie entre les pays africains pour stimuler les échanges de vues, établir une dynamique de partage continu d’expériences et à explorer avec les participants les opportunités de financement et de gestion les plus prometteuses pour les futures ZTA ainsi que les futurs plans d’action.
Ce séminaire va permettre, selon lui, d’évoquer les dispositifs institutionnels à mettre en place et l’infrastructure intelligente à bâtir. Les participants auront également à définir le rôle des investisseurs privés pour le développement des chaînes de valeurs agricoles et à identifier des mécanismes innovants de financement des entreprises au sein des zones de transformation dans les pays africains.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, hôte du déjeuner annuel des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, a appelé, mercredi 6 février 2018  à Abidjan, les pays membres de la Banque à contribuer à la septième augmentation générale de capital pour permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement.

Accueillant les diplomates au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque, Adesina a partagé avec eux son analyse des performances des économies africaines, les a informés des activités de l’institution et a mis en lumière les problèmes économiques émergents auxquels devront faire face la Banque et le continent.

« La Banque africaine de développement, votre banque, véritable chef de file, se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. Avec le ferme soutien pour une augmentation générale de capital de la part de notre conseil d’administration, des gouverneurs de la Banque, et de vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires, l’Afrique connaîtra en effet un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a-t-il déclaré.

Adesina a salué la performance de l’Afrique en notant que le continent reste résilient face aux vents contraires de l’économie mondiale et aux chocs climatiques, comme l’indiquent les Perspectives économiques en Afrique 2018 (https://goo.gl/JQHkFa) de la Banque, rapport publié à Abidjan le 17 janvier 2018.

La croissance moyenne du PIB était de 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, a-t-il déclaré. Dix-huit pays africains ont progressé au-dessus de 5 % en 2017 et 37 autres au-dessus de 3 %. La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019.

Des impacts impressionnants sur le développement réalisés par la Banque

En 2017, la Banque a réalisé des impacts impressionnants sur le développement. Le High 5 Éclairer l’Afrique (https://goo.gl/xy1DtB) et l’alimenter en énergie a permis à 4,4 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité. Le High 5 Nourrir l’Afrique (https://goo.gl/xXLX1S) a doté 8,5 millions d’Africains d’un accès à des technologies agricoles améliorées. Le High 5 Intégrer l’Afrique (https://goo.gl/suRKDM) a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Le High 5 Industrialiser l’Afrique (https://goo.gl/19y8sJ) a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et le High 5 Améliorer la qualité de vie (https://goo.gl/sgP7WZ) des populations africaines a fourni à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, a déclaré Adesina.

Le président est également revenu sur d’importantes étapes concernant les réformes en cours de la Banque et ses réalisations au cours de l’année écoulée :

  • avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire, tout en conservant son triple A décerné par toutes les grandes agences de notation internationales ;
  • ses investissements de 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, en augmentation de 30 % par rapport à 2016 ;
  • l’institution a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à trois ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars ;
  • en 2016, son revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars avant de grimper à 855 millions de dollars en 2017, en hausse de près de 54 % par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à 2015.

La Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité pour exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. L’initiative devrait permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau.

Une généreuse augmentation de capital générale permettra à la Banque de faire plus

La Banque « se réforme, innove et joue un rôle de chef de file », grâce au soutien solide qu’elle reçoit de ses pays membres, s’est félicité Adesina, estimant qu’un tel soutien sera encore plus nécessaire lors de l’augmentation générale du capital pour aider la Banque à faire plus pour l’Afrique.

« Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la Banque africaine de développement représentant l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque », a-t-il apprécié.

« Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage… mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années », a promis Adesina.

Johannesburg accueillera l’Africa Investment Forum en novembre 2018

Pour inciter les fonds de pension africains et mondiaux, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels pour investir en Afrique, la Banque a lancé le Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum transactionnel devrait devenir le premier marché de l’investissement en Afrique, a indiqué Adesina, notant que plusieurs institutions homologues ont manifesté leur intérêt à participer à ce qui pourrait devenir le plus grand accélérateur d’investissement du secteur privé en Afrique.

Dans sa réponse, le doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Joseph Spitieri, a félicité Adesina pour son 58e anniversaire et a félicité la Banque pour avoir aidé à sortir les gens de la pauvreté.

« Le succès de votre stratégie synthétisée dans les High 5 témoigne de votre engagement à aider les gens en Afrique et à réduire la pauvreté », a déclaré le représentant du Vatican.

« Nous souhaitons plein succès à la Banque dans ses efforts pour améliorer le sort des personnes les plus démunies d’Afrique », a-t-il ajouté.

Lire le discours : http://bit.ly/2Bf1ErJ

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“L’étude stratégique relative au secteur industriel à l’horizon 2030, financée par la Banque africaine de développement (BAD) pour le montant d’un million de dinars sera prête dans six mois”, a annoncé, vendredi, le ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises Slim Feriani.
Il a ajouté, à l’occasion d’une visite qu’il a effectuée dans le gouvernorat de Monastir que le ministère oeuvre à développer cinq secteurs prioritaires, à savoir le textile, les industries agroalimentaires, les composants automobiles et aéronautiques ainsi que les industries pharmaceutiques, en plus de la promotion de la stratégie de la chaîne de valeurs de certains secteurs.
Les industriels de la région ont souligné, lors de cette visite, la hausse des tarifs douaniers appliqués sur les matières premières et le manque de rapidité dans l’enlèvement des conteneurs au port de Rades, ce qui entrave l’activité économique.
Le ministre a mis en exergue l’importance du Fonds de restructuration financière des PME qui octroie 400 millions de dinars sur une période de trois ans et est à même d’aider les entreprises qui ont des difficultés conjoncturelles.
Férianai a relevé la nécessité d’augmenter la capacité d’emploi du secteur du textile qui emploie 140 mille agents, expliquant que la problématique posée est l’absence de main d’oeuvre en raison du manque d’adaptation de la formation aux besoins du marché.

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Une délégation de la Banque africaine de développement (BAD) a achevé une visite en Tunisie, au cours de laquelle l’institution de crédit s’est engagée à appuyer davantage le programme de réforme adopté par la Tunisie, outre l’initiative privée et les exportations.
Au cours d’un entretien tenu, jeudi, avec Zied Laadhari, ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, le chef de la délégation de la BAD, Moussa Dosso, a indiqué que son institution s’engage à booster le processus de réforme, notamment, fiscale, de la fonction publique, outre la concrétisation de la loi sur le partenariat public/privé (PPP).
Il s’agit, en outre, de renforcer l’initiative privée, encourager les jeunes à travers la généralisation du programme Souk At-tanmia, et booster les exportations vers le marché africain.
Laadhari a, pour sa part, souligné que le gouvernement tunisien œuvre actuellement à accélérer le rythme de concrétisation des réformes visant essentiellement à renforcer le rythme de croissance, de l’investissement tunisien et étranger en limitant la lourdeur des démarches administratives.

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Le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Laadhari, a qualifié les investissements accordés par la Banque africaine de développement (BAD) à la Tunisie en 2017 qui se sont élevés à 1200 MD de ” record “, selon un communiqué publié, par le département du développement.
Il a ajouté, lors d’une rencontre, tenue, lundi, avec une délégation composée de 12 membres du conseil d’administration de la BAD qui effectuent une visite de travail en Tunisie, que les investissements de l’institution financière qui ont englobé plusieurs secteurs prioritaires se sont établis, sur une période de 40 ans, à environ 8,7 milliard de dollars.
La réunion a été l’occasion d’examiner la coopération existant entre la Tunisie et la BAD et ses perspectives futures.

Laadhari a présenté un exposé sur la situation économique en Tunisie et les programmes de développement qui seront réalisés dans le cadre d’une vision stratégique. Ces programmes sont principalement axés, a-t-il dit, sur l’impulsion de l’investissement privé et la réduction des disparités régionales afin d’accroitre le rythme de croissance et de créer de l’emploi pour les jeunes.
Il a passé en revue, également, l’ensemble des réformes engagées en Tunisie, à l’instar du nouveau cadre juridique de l’investissement et les procédures y afférentes qui sont en cours d’élaboration et visant à simplifier les procédures, à réduire la bureaucratie et à mettre en place des mécanismes pour inciter l’initiative privé et la création de projets .

De son côté, le chef de la délégation de la BAD, Moussa Doussou, a indiqué que cette visite s’inscrit dans le cadre des négociations et de l’échange de points de vue avec le côté tunisien sur les programmes futurs et les priorités du développement du pays, outre l’examen des moyens pour renforcer la coopération financière.
Il a exprimé l’engagement de la BAD à poursuivre son appui à la Tunisie dans son parcours de développement et à présenter l’expertise et l’appui nécessaire afin de réaliser les objectifs escomptés.

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Un accord pour le financement du projet du pont de Bizerte sera signé, aujourd’hui, jeudi 25 janvier 2018 entre la Tunisie et la Banque Africaine de Développement (BAD). La Banque mettra ainsi sur la table près de 122 Millions d’euros, soit l’équivalent de 361 Millions de dinars.

Procéderont à la signature de cette convention, le ministre de l’Investissement, du Développement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et le directeur général de la BAD pour la région de l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, en présence du ministre de l’Équipement et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui.

Il est à rappeler à ce propos que le lancement des travaux du pont de Bizerte est prévu pour le troisième trimestre de cette année. La valeur globale du projet est estimée à environ 700 millions de dinars (MD) et sera financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la BAD.

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Après un mandat de quelques années à la tête de l’organisation patronale tunisienne UTICA, Wided Bouchammaoui a été sollicitée pour s’exprimer en tant qu’invitée du cycle de conférences Eminent Speakers que la Banque africaine de développement organise régulièrement. Hier, lundi, elle a animé à Abidjan une conférence sur le thème « Coopération africaine : rêve ou réalité ?

Ella a plaidé pour une nouvelle vision de l’Afrique sur la modernité et le progrès qui va au-delà du développement économique. “Mon message est clair: accordons la priorité aux jeunes, à la coopération universitaire, au développement d’initiatives, au réseautage et au renforcement des capacités institutionnelles”, a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité pour les dirigeants africains d’exploiter l’énergie créatrice des jeunes, projets du futur.

Dans son intervention, elle a appelé à une plus grande coopération économique entre les pays africains et à une plus grande concentration sur la formation académique et professionnelle, la recherche scientifique, la technologie, la gouvernance et la culture, qui restent largement inexploités.

Elle a également plaidé pour l’établissement de partenariats stratégiques entre les universités africaines en tant que clé du renforcement des relations bilatérales et multilatérales intra-africaines. Elle a, en outre, appelé les dirigeants du continent à investir dans l’accélération d’une Afrique numérique pour aider à créer des économies intelligentes, des villes intelligentes, des pays intelligents et, par la suite, un continent intelligent.

Selon le co-lauréat du prix Nobel, l’apprentissage en ligne reste un formidable outil de mutualisation des énergies et de construction de passerelles d’éducation innovante au profit des étudiants africains. Elle a rappelé à l’auditoire que les Africains de la diaspora sont essentiels pour consolider les liens entre les pays africains. L’Afrique devrait favoriser la coopération économique en développant de nouvelles sources de financement, en augmentant la main-d’œuvre et en favorisant la formation et l’innovation technologique.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, a reçu, ce lundi 22 janvier 2018, au siège de son ministère, Khaled Sherif, vice-président de la BAD en charge du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services, en visite actuelle en Tunisie, indique un communiqué.

La rencontre a porté sur la coopération financière pour l’année 2017, laquelle a couvert plusieurs secteurs d’activités dont l’agriculture, les technologies de la communication, les infrastructures, l’éducation et l’appui au budget pour un montant de près de 1200 Millions de dinars. S’y ajoute un nouveau programme de coopération au profit de la Tunisie qui va porter sur le financement d’un bon nombre de projets dans les secteurs de l’électricité, l’assainissement, le développement agricole intégré dans le gouvernorat de Zaghouan, le soutien au secteur privé ainsi qu’un appui budgétaire de près de 1140 millions de dinars.

À l’issue de cet entretien, Laâdhari a exprimé sa grande satisfaction par rapport au niveau de coopération entre la Tunisie et la Banque, réitérant ainsi la prédisposition des deux parties à renforcer davantage le partenariat.

Les deux parties ont également discuté de l’ensemble des secteurs et des domaines de coopération entre la Tunisie et la banque durant la période prochaine comme le développement industriel, le soutien aux investissements privés et l’appui au partenariat public-privé.

Il a été également question de développer une vision stratégique en faveur des régions de l’intérieur, tout en valorisant leurs capacités et leurs ressources naturelles et humaines.

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La croissance, la bonne. Ovni (objet volant non identifié), chimère, paradis perdu, objectif réalisable… Chacun y va de son interprétation. C’est sans doute l’objet le plus mythique de la Tunisie de l’après-Révolution, le sujet dont parlent le plus les observateurs, experts, gouvernants, citoyens et institutions internationales. Ses moindres frémissements sont scrutés à la loupe, et pour cause : Son grand retour serait synonyme de coup d’arrêt pour les vaches maigres, que la Tunisie se tape depuis qu’elle a décidé de renverser la table, après le fameux 14 janvier 2011. Après le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque Mondiale, qui ont été assez tendres avec la Tunisie, c’est au tour de la BAD (Banque africaine de développement) de dire son mot… sur la croissance, mais cette fois en ôtant les gants…

Le taux de croissance en Tunisie pourrait atteindre 2,8% en 2018 et 3,5% en 2019, sous réserve d’une accélération des réformes structurelles, d’une montée en puissance de l’appareil industriel pour répondre à la demande extérieure, et de l’atténuation du caractère cyclique de la croissance du secteur agricole“, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD), dans l’édition 2018 de son rapport annuel “Perspectives économiques en Afrique” (PEA), publié, vendredi, sur son site web.
L’atteinte de ces taux sera toutefois conditionnée par la capacité du pays à conforter et poursuivre la croissance de son secteur réel amorcée en 2017, notamment de l’industrie manufacturière et non manufacturière (phosphate, pétrole et gaz) ainsi que des services marchands“, a souligné la BAD, notant qu’après deux années de stagnation (2015 et 2016) à 1%, la croissance devrait rebondir à 2,2 % en 2017.

Mettant l’accent sur les défaillances de l’économie tunisienne, la BAD a rappelé que, depuis 2011, les finances publiques ont continué à se détériorer et que les progrès des réformes structurelles demeurent limités en raison de la résistance au changement du modèle de développement qui a accompagné l’économie depuis les années 70. Depuis cette date, l’enchainement des déficits a déprécié le dinar de 104% par rapport au dollar américain.
La Banque a fait état, également, de la détérioration de la sécurité due à la crise libyenne et de la possible résurgence de conflits sociaux liés à la détérioration du pouvoir d’achat.

La BAD charge la barque de Chahed !

Afin d’assurer la relance économique en Tunisie, la BAD a recommandé d’accélérer les réformes, notamment la réforme fiscale et la réforme de la fonction publique, dans le dessein de bénéficier de l’appui des partenaires au développement et de la confiance des marchés pour le (re)financement de sa dette.
La BAD a préconisé, en outre, de réduire les subventions à l’énergie, qui profitent de manière disproportionnée aux plus riches, et de poursuivre la réforme de la sécurité sociale, afin d’aider à stabiliser les déficits publics et la dette.
Un autre défi majeur pour les années à venir est de lever les principaux obstacles à la croissance et à la création d’emplois, notamment en simplifiant le cadre réglementaire pour résoudre les problèmes de prêts non productifs et de gouvernance des banques publiques, et ainsi élargir l’accès des petites et moyennes entreprises au financement bancaire“.
La Tunisie pourrait également adopter un plan pour stimuler de nouvelles industries à fort potentiel compétitif, susceptibles d’absorber le vaste réservoir de travailleurs qualifiés sous-employés du pays“, a encore noté la Banque Africaine de Développement.

Il y a des progrès, tout de même

Toutefois, la BAD a mis en valeur les réalisations accomplies par la Tunisie, durant ces dernières années, notamment la politique de sécurité, instaurée après les attentats de 2015, et qui a clairement porté ses fruits, notamment vis-à-vis du tourisme, ce qui permettra d’améliorer la balance des paiements et de contribuer à stabiliser le dinar.
La production et les exportations de phosphate ont fortement rebondi, et l’investissement commence à afficher des signes de reprise… La Tunisie continue également de bénéficier d’un solide appui de la communauté internationale“.
Elle a signalé, aussi, que “la croissance devrait bénéficier de la poursuite de la reprise dans la zone euro, amorcée en 2012, en particulier en Espagne, Allemagne et France, et qui devrait tirer les exportations tunisiennes à la hausse“.
Enfin, la Tunisie pourrait, également, toucher les dividendes de certaines réformes stratégiques adoptées depuis 2015, telles que la Loi sur les partenariats public-privé et celle sur l’investissement visant à dynamiser le taux d’investissement conformément au Plan stratégique de développement 2016-2020 qui prévoit son augmentation de 19 % du PIB en 2016 à 24 % en 2020“, selon le rapport de la BAD.

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Le rapport annuel 2013 du groupe de la Banque africaine de développement

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive.

En lançant l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (http://APO.af/irnYkv) l’une des publications phares de la Banque, dévoilée mercredi 17 janvier 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Akinwumi Adesina a indiqué que les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire, car ils peuvent « sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste. »

Parce que la diversification économique est la clé pour résoudre quantité des difficultés auxquelles se heurte le continent, le président de la Banque africaine de développement a appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où réside 70% de la population du continent.

« L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.

Face à l’auditoire, composé de décideurs politiques et de membres du corps diplomatique présents en Côte d’Ivoire, Adesina a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies.

Akinwumi Adesina a également argué que l’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant” – relativement méconnu – dans les pays développés, citant pour se faire le rapport qui note que « l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain (ainsi que dans d’autres pays moins avancés) pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1 400 milliards de dollars. »

Le président de la Banque a mis en avant différentes solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique pourraient générer des capitaux en faveur du développement des infrastructures, tout en faisant part de l’action que poursuit la Banque à travers ses High 5 (http://APO.af/xjqhmW) son ambitieux programme de développement pour remédier les problèmes évoqués dans le rapport.

Et le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds destinés au développement des infrastructures, de combler un déficit de financement de 130 à 170 milliards par an – en hausse par rapport aux estimations antérieures qui faisaient état de 100 milliards de dollars par an.
Les nouvelles estimations de déficit de financement des infrastructures et les solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique peuvent recueillir des fonds pour financer le développement de leurs infrastructures, figurent parmi les points forts de l’édition 2018 du rapport, dont le lancement a eu lieu au siège de la Banque à Abidjan – une première en quinze années d’existence.

Publié pour la première fois en 2003, Perspectives économiques en Afrique, (http://APO.af/UJVw6V) était lancé tous les ans au mois de mai, principalement dans différentes capitales africaines, hors du siège de la Banque.

Perspectives économiques en Afrique est devenu le rapport phare de la Banque africaine de développement, ainsi que l’a souligné Célestin Monga, chef-économiste et vice-président de la Banque, chargé de la gouvernance économique et gestion du savoir, en ce qu’il fournit des données et des documents de référence sur le développement de l’Afrique d’un intérêt certain pour les chercheurs, investisseurs, organisations de la société civile, partenaires au développement et les journalistes.

L’édition de cette année porte sur le développement macroéconomique et les changements structurels en Afrique, outre l’état des lieux dressé pour les perspectives économiques en 2018. Le rapport souligne la nécessité de développer les infrastructures africaines et recommande de nouvelles stratégies et des outils financiers innovants, que les pays peuvent envisager d’utiliser en fonction de leur niveau de développement et de leur contexte spécifique.

« La Banque publiera des Perspectives économiques régionales en Afrique pour les cinq sous-régions de l’Afrique », a indiqué Abebe Shimeles, directeur par intérim de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque. Ces rapports autonomes et indépendants, qui devraient être rendus publics lors des prochaines Assemblées annuelles de la Banque, en mai 2018, porteront sur les domaines de préoccupation prioritaires de chacune des sous-régions et fourniront une analyse du paysage économique et social – entre autres enjeux.

Des membres du corps diplomatique présent en Côte d’Ivoire, des représentants d’organisations internationales et de banques multilatérales de développement, de la société civile et de nombreux journalistes étaient présents au lancement et à la présentation de la publication, un évènement modérée par le directeur de la communication et des relations extérieures de la Banque, Victor Oladokun.

Le rapport est publié tous les ans par la Banque africaine de développement ; il est disponible dans son intégralité en anglais, en français et en portugais sur www.AfDB.org/aeo.

Hashtag officiel : #2018AEO

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La Banque africaine de développement présentera, ce mercredi 17 janvier 2018, en son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’édition 2018 de son rapport annuel phare intitulé laA cette occasion, l’institution de référence en matière de financement du développement en Afrique, fournira des chiffres éloquents sur les résultats et perspectives macroéconomiques dans l’ensemble du continent.

Le lancement sera diffusé en direct sur : http://APO.af/FXxZEj

Le rapport « Perspectives économiques en Afrique » fournit des clés pour décrypter et comprendre les multiples réalités socioéconomiques des pays africains grâce à des évaluations régulières, rigoureuses et comparatives.

Il offre des prévisions à court et moyen termes concernant l’évolution des principaux indicateurs économiques pour l’ensemble des 54 États membres régionaux, et fait le point sur les défis socioéconomiques et les progrès enregistrés dans chaque pays.

Le rapport propose les analyses des économistes de la Banque africaine de développement concernant le développement économique de l’Afrique au cours de l’année écoulée et pour les prochaines années. Les « Perspectives économiques en Afrique » sont devenues le principal rapport de la Banque africaine de développement et une publication de référence pour tous ceux qui s’intéressent au développement de l’Afrique, notamment les chercheurs, les investisseurs, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires au développement.

L’édition présentée mercredi à Abidjan fournira une analyse rigoureuse et exhaustive de l’état de l’économie africaine, et des profils nationaux détaillant ainsi les principales évolutions récentes et les perspectives pour chaque pays.

Ces rapports complets et indépendants mettront l’accent sur les enjeux de préoccupation de chaque sous-région et fourniront une analyse précise et rigoureuse de l’environnement économique et social.

Outre le principal rapport PEA, certaines questions urgentes et d’actualité seront abordées. Comme auparavant, des économistes de la Banque prépareront des synthèses économiques par région d’ici à la fin janvier.

Des perspectives économiques actualisées seront également, comme d’habitude, présentées lors des Assemblées annuelles de la Banque prévues en mai 2018.

Compte tenu de l’évolution rapide de l’Afrique et de l’ordre économique international, la Banque a remanié le rapport pour renforcer sa pertinence politique tout en veillant à ce qu’il réponde adéquatement aux besoins des opérations de la Banque. Plusieurs modifications sont évidentes.

Afin de faciliter le dialogue politique et le plaidoyer, le rapport PEA 2018, qui compte plus de 54 fiches-pays, a été réduit à un maximum de quatre chapitres, soit 180 pages environ contre plus de 300 pages par le passé.

Les Perspectives économiques en Afrique sont publiées chaque année par la Banque africaine de développement. Le rapport intégral sera disponible en ligne à 14 h le mercredi 17 janvier 2018 sur le site www.AfDB.org. Hashtag officiel : #2018AEO

La cérémonie de lancement aura lieu de 12 h à 14 h à l’auditorium Babacar Ndiaye au siège de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire

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Dans le cadre de son mandat de soutien à ses pays membres régionaux (PMR), la Banque africaine de développement a obtenu mercredi 13 décembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, de son Conseil d’administration le feu vert pour lever jusqu’à 8 milliards de dollars américains (EU) sur les marchés de capitaux.

Notée triple A par les agences internationales de notation les plus réputées (Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s), la Banque dispose d’une gamme d’instruments financiers lui permettant de procéder facilement à des émissions libellées en dollars américains (EU), en euros, en livres sterling et en dollars australiens.

Au cours des cinq dernières années, la Banque africaine de développement a porté une attention toute particulière sur les investissements à forte responsabilité sociétale et environnementale, notamment à travers l’émission d’obligations vertes qui a forgé sa réputation dans ce domaine.

« Nous avons accru notre visibilité sur les marchés des capitaux et nous continuerons à lever des fonds auprès des investisseurs du monde entier dans le but de fournir à nos clients des ressources compétitives », a assuré Hassatou N’Sele, vice-présidente par intérim en charge des finances et de la trésorerie à la Banque.

Preuve irréfutable de sa volonté de poursuivre son soutien à ses PMR, la Banque a lancé en novembre 2017 un programme d’obligations sociales axé sur les vrais défis de développement que l’Afrique doit relever.

A la faveur de la mise en œuvre de ses cinq priorités stratégiques dites High 5, la Banque a lancé des obligations thématiques dédiées aux piliers « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », « Industrialiser l’Afrique » et « Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », cette dernière ayant été récemment récompensée par un prix.

Selon sa haute direction, la Banque continuera d’explorer les perspectives d’émissions obligataires en devises africaines afin de faciliter le financement de ses opérations en monnaie locale et de promouvoir le développement des marchés obligataires locaux en Afrique.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour la région de l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, ont signé ce jeudi 21 décembre 2017 deux accords de financement.

Le premier accord d’une valeur de 208 millions de dinars a concerné le ministère des TIC et a porté sur le financement d’un projet de soutien au plan stratégique de la Tunisie à l’horizon 2020, alors que le second montant (208 millions de dinars) vient en soutien au programme d’appui et de développement des capacités techniques et technologiques dans le secteur de l’éducation.

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Le Maroc peut compter sur la BAD (Banque Africaine de Développement) pour financer la nouvelle Stratégie énergétique nationale 2010-2030, qui ambitionne de monter le volume des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42% en 2020 puis à 52% en 2030. Le Conseil d’administration du Groupe de la BAD a donné son aval à un prêt de 265 millions de dollars USD pour lancer la première phase du programme solaire NOOR Midelt, a indiqué hier vendredi 08 décembre 2017 un communiqué de la banque.

Le texte ajoute que le financement de NOOR Midelt cadre avec trois des cinq priorités stratégiques de la BAD, dénommées “High 5” : La première “Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie“, qui permettra de débucher sur deux autres priorités, à savoir “Industrialiser l’Afrique” et “Améliorer la qualité de vie des populations africaines“.
Il cadre également avec les axes du Document de Stratégie-Pays 2017-2021 pour le Maroc, qui accorde une place majeure à l’économie verte, d’après la BAD.

Le Maroc s’installe ainsi au coeur du nouveau dispositif de la banque panafricaine pour l’énergie en Afrique 2016-2025 et dont l’objectif numéro 1 est de mettre en place, à l’horizon 2025, une capacité de production globale de 10 GW dans les énergies renouvelables.
En parfaite adéquation avec notre priorité stratégique en matière d’énergie, NOOR Midelt permettra de garantir l’alimentation en électricité pour plus de 2 millions de Marocains“, a dit Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe de la BAD pour la région Afrique du nord.
Ce projet est une contribution importante dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique du pays“, a dit la représentante résidente de la BAD au Maroc, Leila Farah Mokaddem, avant d’ajouter que “cette opération renforcera l’indépendance énergétique du Royaume et évitera le rejet dans l’atmosphère de plus de 17 millions de tonnes de CO2 sur la durée totale d’exploitation du projet“.

Rappelons que la BAD est l’un des gros contributeurs dans le financement de la centrale NOOR I (160 MW) du complexe solaire NOOR Ouarzazate, opérationnel depuis 2015 ; elle a décaissé 28% du montant total de l’investissement.
Elle a mis sa main également dans la seconde phase de ce complexe, composée des centrales NOOR II (200 MW) et NOOR III (150 MW) dont l’entrée en service est programmée en 2018.

De manière globale, le Maroc et la Tunisie sont les pays du continent les plus soutenus par la banque panafricain. Le portefeuille actif de la BAD au Maroc affiche 33 projets et programmes, avec des dépenses évaluées à 3,1 milliards de dollars USD. Plus de 85% de ces financements sont affectés aux infrastructures de base, notamment dans l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement ainsi que l’agriculture.

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