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Le rideau est tombé, vendredi 9 novembre 2018, sur l’Africa Investment Forum (AIF) (AfricaInvestmentForum.com), après un marathon de trois jours qui a vu des transactions d’une valeur de plusieurs milliards de dollars être finalisées.

L’Africa Investment Forum (AfricaInvestmentForum.com) s’est terminé sur une note largement positive puisque le groupe de clôture, composé des responsables d’institutions de financement du développement (IFD), a applaudi à l’unanimité cette initiative unique en la qualifiant de rencontre exceptionnelle « qui a dépassé toutes les attentes ».

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré aux plus de mille participants présents : « L’aiguille se déplace, elle pointe dans la bonne direction, elle pointe vers l’Afrique. J’exprime toute ma reconnaissance aux investisseurs pour la confiance qu’ils ont manifestée envers le continent. L’Afrique a grandi : son développement ne se fera pas par l’aide internationale, mais grâce aux investissements. Et j’ai le sentiment que vous commencez à vous en rendre compte. »

Des représentants d’IFD, des investisseurs institutionnels, des dirigeants du secteur privé, des représentants de fonds souverains et de sociétés de capitaux du secteur privé venus de tout le continent se sont retrouvés à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour participer au tout premier forum d’Afrique axé sur les transactions.

Vendredi midi, sur les 61 transactions évaluées à 40,4 milliards de dollars et soumises pour examen en séances dédiées, 45, représentant plus de 32 milliards de dollars, ont suscité l’intérêt des investisseurs. Les chiffres définitifs seront communiqués dans les prochains jours.

Le président Adesina a qualifié ce résultat de 32 milliards de dollars de transactions de grande réussite. « Je ne saurais être plus heureux […] mais nous ne voulons pas nous auto-congratuler. La responsabilité que nous portons est grande, et ce n’est qu’un début. »

La présence de sept chefs d’État et de gouvernement africains a clairement montré aux investisseurs internationaux que les dirigeants africains sont déterminés à créer un environnement économique favorable à même de permettre aux investissements de se poser en douceur sur une piste d’atterrissage sans obstacle. Le président Cyril Ramaphosa de la République d’Afrique du Sud, la présidente Sahle-Work Zewde d’Éthiopie, le président Alpha Condé de la République de Guinée, le président Macky Sall du Sénégal, et le président Nana Dankwa Akufo-Addo du Ghana se sont rendus en Afrique du Sud pour assister à l’AIF. Étaient également présents le vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo, le Premier ministre du Rwanda Édouard Ngirente, le Premier ministre du Cameroun Philémon Yang, ainsi que des ministres représentant le Royaume du Maroc, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Niger et le Gabon. Des gouverneurs et des membres du Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avaient fait aussi le déplacement.

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, la présidente d’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, première femme à occuper cette fonction dans le pays, a déclaré aux délégués : « L’Africa Investment Forum est indispensable pour faire évoluer le discours sur l’Afrique. Envisager l’Afrique à travers les seuls prismes de la paix et de la sécurité ne nous mène nulle part. Nous devons nous attaquer à la question des risques perçus par les investisseurs sur le continent et changer l’état d’esprit qui l’entoure. »

Les opportunités et les transactions que génèrent les domaines de l’énergie, des infrastructures, de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie ont attiré des investisseurs internationaux et africains de haut niveau, faisant de ce Forum le nouvel « horizon » pour les investissements et lui permettant de capter l’attention des investisseurs mondiaux et africains.

L’investissement en Afrique par les Africains s’est imposé comme l’un des messages essentiels du Forum. Le Premier ministre du Gauteng, David Makhura, a mis en exergue les accords signés avec l’Afrique du Sud, d’une valeur de 6 milliards de dollars, ainsi que la signature d’un protocole d’accord de 2,6 milliards de dollars avec le Ghana pour un projet de SkyTrain à Accra.­

« Nous sommes très fiers du fait que des entreprises sud-africaines investissent dans d’autres pays africains. C’est vraiment gratifiant », a déclaré David Makhura.

Plusieurs investisseurs et participants attendent avec impatience l’édition 2019 de l’Africa Investment Forum : « Les résultats constatés ici, ces deux derniers jours, font chaud au cœur […]. Si nous commençons à 80 %, imaginez ce que nous ferons dans cinq années à venir ! Avec le succès de cette première édition, les Africains ont toutes les raisons de croire en l’avenir », a affirmé Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement d’Afrique du Sud.

L’AIF  (AfricaInvestmentForum.com), organisé par la Banque africaine de développement en partenariat avec la Banque africaine d’export-import (Afreximbank), Africa Finance Corporation, Africa50, la Banque de développement de l’Afrique du Sud, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement et la Banque du commerce et du développement, a réuni des investisseurs internationaux et continentaux, des dirigeants de premier plan du secteur privé et des institutions de financement du développement, des dirigeants sportifs mondialement connus et plusieurs jeunes entrepreneurs en technologies de pointe.

La prochaine édition de l’Africa Investment Forum  (AfricaInvestmentForum.com) est prévue pour novembre 2019.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, et le président de Masen (www.Masen.ma) (Moroccan Agency for Sustainable Energy), Mustapha Bakkoury, ont procédé, ce 7 novembre 2018, à la signature d’une lettre d’intention entérinant leur nouvelle coopération dans le cadre du programme « Desert to Power ». C’était au premier jour de l’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmentForum.com), à Johannesburg, en Afrique du Sud.

L’objectif de ce partenariat est d’appuyer les pays africains, en particulier ceux de la région du Sahel ciblés par « Desert to Power », dans le développement des technologies d’énergies renouvelables les plus adaptées à leurs conditions naturelles et à leurs besoins énergétiques spécifiques.

Il s’agit de conjuguer l’expertise de Masen dans le développement de projets d’énergies renouvelables et l’expérience opérationnelle de la Banque africaine de développement dans ce secteur, notamment en matière de partage de savoir-faire, de renforcement de capacités et d’expérience, d’assistance technique, de développement de projets dans les énergies renouvelables et de mobilisation des ressources nécessaires.

« Le Maroc est un exemple dans les énergies renouvelables » a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement au moment de ratifier l’accord. « Quand j’ai visité le complexe de Noor Ouarzazate (http://bit.ly/2qwvLo5), dans lequel la Banque a beaucoup investi, ce qui m’a fasciné est qu’il a été fait avec les capacités marocaines. Il est la preuve que l’Afrique peut accomplir de grandes choses, d’envergure internationale. » Et d’ajouter : « Nous avons donc demandé au Maroc de nous accompagner dans l’initiative “Desert to Power” que nous sommes en train de développer au Sahel. Il s’agit d’un partenariat stratégique, qui conjugue leadership et expertise technique. Ensemble, nous allons accélérer les efforts pour électrifier l’Afrique. »

Pour Mustapha Bakkoury, le président de Masen, « partager l’expérience qu’a développée Masen et enclencher une dynamique de développement compétitif des énergies renouvelables à l’échelle du continent africain, c’est avoir pour objectif de faire des énergies renouvelables un véritable levier de croissance inclusive. Ce partenariat avec la Banque africaine de développement est un atout certain pour concrétiser cette ambition ».

Signe de l’importance de cette nouvelle entente, étaient présents à la cérémonie de signature le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohamed Benchaaboun, ainsi que le Président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar. À leurs côtés, figuraient également l’administrateur de la Banque pour le Maroc, Abdelmajid Mellouki, le directeur général pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, et la directrice pays de l’institution au Maroc, Leïla Mokaddem.

« Notre expertise doit pouvoir rayonner sur l’ensemble du continent », a déclaré Mohamed Benchaaboun, qui a souligné combien ce « partenariat entre Masen et la Banque traduit la coopération Sud-Sud ».

Un partenariat crucial, que Salaheddine Mezouar a tenu à saluer à son tour : « Aujourd’hui, la Banque africaine de développement est en train de donner l’exemple. Et, en tant qu’Africains, on ne peut qu’en être fiers ».

Pour la Banque, ce partenariat vient concrétiser la volonté de renforcer encore la coopération d’excellence qu’elle poursuit avec le Maroc. Totalisant plus d’un milliard de dollars d’engagements, les projets de production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables (solaire, éolien et hydroélectrique) concentrent 80 % environ du portefeuille de la Banque dans le secteur de l’énergie au Royaume.

La Banque africaine de développement a notamment été le premier contributeur financier de la centrale Noor Ouarzazate I (160 MW) du complexe solaire Noor Ouarzazate (http://bit.ly/2vaVXHA), contribuant à près de 30 % du coût total d’investissement. L’institution participe également au financement des centrales Noor Ouarzazate II (200 MW) et Noor Ouarzazate III (150 MW).

Le Maroc a pour objectif ambitieux de porter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à un minimum de 52 % à l’horizon 2030. Le Royaume compte partager son modèle de développement des énergies renouvelables avec l’Afrique, afin de contribuer à accélérer sa transition énergétique dans le cadre d’une croissance durable et inclusive, s’incarnant notamment dans 13 coopérations engagées avec des pays africains dans le domaine des énergies renouvelable, dont 5 concernent le périmètre de « Desert to Power ».

Plus largement, cette opération concourt à la concrétisation du New Deal pour l’énergie en Afrique (http://bit.ly/2AREyGZ), qui entend notamment installer une capacité de production totale de 10 GW à partir de sources d’énergies renouvelables à l’horizon 2025.

Cette cérémonie de signature s’est tenue au premier jour de la toute première édition de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com), une initiative de la Banque africaine de développement qui vise à accélérer la concrétisation de projets de développement à effet catalyseur en Afrique et à y impliquer le secteur privé. Ce, en réduisant les risques associés aux investissements à grande échelle ainsi que les frais d’intermédiation, et en assurant le suivi des transactions jusqu’à leur terme. Ce premier marché de l’investissement en Afrique se déroule à Johannesburg, en Afrique du Sud, jusqu’au 9 novembre 2018.

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Le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, a lancé, mardi, un vibrant appel aux investisseurs pour qu’ils se joignent à la plate-forme de partenariat que représente l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmenForum.com) et « saisisse[nt] l’occasion qui s’offre à eux d’accélérer le programme de développement du continent ».

Son appel s’adressait aux investisseurs régionaux et mondiaux, aux dirigeants du secteur financier et aux représentants de premier plan de gouvernements présents dans l’auditorium « Africa Room » du Centre des congrès de Sandton, à Johannesburg, en Afrique du Sud, lors d’une séance plénière intitulée « Agir ensemble pour l’Afrique » qui se déroulait pendant la première journée du forum.

« Nous devons accélérer le développement de l’Agenda 2063, être unis dans l’action, a insisté Akinwumi Adesina. Nous avons hâte d’y parvenir ».

La séance plénière d’ouverture a réuni les responsables des institutions financières de développement et des partenaires de permier plan du Forum : Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement de l’Afrique australe ; Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ; Bandar M. H. Hajjar, président de la Banque islamique de développement ; Admassu Tadesse, président de la Banque du commerce et du développement ; Alain Ebobissé, directeur général du fonds Africa50 ; et Mallam Samaila Zubairu, directeur général d’Africa Finance Corporation – entre autres.

Avec toutes les institutions multilatérales représentées dans la salle, les partenaires de la Banque ont reconnu qu’ils disposaient des capitaux nécessaires pour infléchir la balance des investissements et canaliser vers l’Afrique ceux dont elle a tant besoin.

En donnant le coup d’envoi officiel de l’AIF, Manemolla David Makhura, Premier ministre du Gauteng, a qualifié l’Africa Investment Forum d’« historique », soulignant qu’il « constituait une première du genre ». L’Afrique doit passer de la pauvreté à la prospérité, a-t-il ajouté, avant de déclarer : « Nous voulons que le XXIe siècle soit celui de l’Afrique ».

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmenForum.com) est le tout premier forum fondé sur des transactions, « et non juste une réunion. C’est une plate-forme qui fait se rencontrer les gouvernements, le secteur privé, les investisseurs et les promoteurs de projets. Nous créons des projets bancables de qualité, réduisons les risques qui y sont associés et veillons à ce qu’ils se réalisent vraiment », a déclaré Akinwumi Adesina.

« Nous nous sommes engagés à accélérer le développement de l’Afrique, a-t-il poursuivi. Nous savons que les pays ne se développent pas à partir de l’aide financière, mais grâce à une discipline en matière d’investissements. Nous avons besoin de partenariats élargis et d’une action commune avec le secteur privé et les investisseurs institutionnels ». Et Akinwumi Adesina de féliciter le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, également présent à la cérémonie d’ouverture, pour le leadership dont il fait preuve.

Partageant leur vision et leurs points de vue respectifs sur les investissements en Afrique, les panélistes ont dit l’urgence de passer à une nouvelle façon de travailler ensemble. Ce qui va impliquer de travailler à plus grande échelle, plus vite et en synergie.

Les dirigeants africains jouent un rôle crucial, ont également souligné les panélistes, car ils donnent le ton en termes de politiques et pour qu’émerge un environnement propice pour que les entreprises puissent prospérer.

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmenForum.com) s’inscrit dans une démarche beaucoup plus large de la Banque africaine de développement, qui vise à puiser dans le vaste réservoir des capitaux mondiaux pour assurer le financement de son plan ambitieux de transformation de l’Afrique. Le continent a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour financer ses besoins de développement les plus urgents, selon les estimations de la Banque. Des besoins en capitaux auxquels les sources de financement traditionnelles que sont les gouvernements nationaux et les institutions de développement comme la Banque africaine de développement, ne sont pas en mesure de répondre à elles seules, en raison des restrictions budgétaires.

Les investisseurs institutionnels internationaux et les détenteurs d’actifs contrôlent 131 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont 1 % seulement, a indiqué Akinwumi Adesina, suffirait à combler le déficit de financement des infrastructures – de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars.

L’Africa Investment Forum  (www.AfricaInvestmenForum.com) se déroule du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

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«La Conférence économique africaine 2018, en Anglais : African Economic Conference» (AEC) présentera des solutions pratiques, émanant d’experts en intégration régionale et du secteur privé,» a déclaré un haut responsable de la Banque africaine de développement (https://AfDB.org), au cours d’une réunion préparatoire de la prochaine AEC, le jeudi 25 octobre 2018 à Abidjan.

Cette édition de l’AEC, la treizième, qui aura lieu à Kigali, au Rwanda, du 3 au 5 décembre 2018, sur le thème «Intégration régionale et continentale pour le développement de l’Afrique», sera accueillie par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’AEC est le principal forum de discussions sur les questions brulantes de l’actualité africaine. «Les attentes sont grandes pour l’AEC 2018», estiment les partenaires (Banque africaine de développement, PNUD et Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, UNECA).

«Les experts adopteront une approche pragmatique, et proposeront des solutions pratiques, en particulier pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine « en Anglais : African Continental Free Trade Area (AfCFTA). Des représentants clé du secteur privé partageront leurs expériences sur leurs activités dans le continent,» a déclaré Moono Mupotola, directrice du département de l’intégration du Groupe de la Banque africaine de développement.

En dépit des progrès réalisés, et des engagements politiques des dirigeants africains, la voie vers l’intégration continentale demeure lente. Principaux défis : volonté politique et l’absence de ressources et de capacités techniques, susceptibles de faciliter la mise en œuvre des engagements pris. Mme Mupotola a toutefois fait observer que d’importants jalons ont été posés récemment – le lancement du passeport commun africain en juillet 2016 et l’engagement de 44 pays africains à lancer l’AfCFTA.

La conférence de cette année sera axée sur les initiatives visant à accélérer les progrès en matière d’intégration d’infrastructures, la suppression des obstacles à la circulation transfrontalière des biens et des services fournis aux personnes. Les experts échangeront sur les meilleures pratiques et leurs enseignements, pour une harmonisation optimale des politiques et des institutions dans le contexte de la nouvelle zone de libre-échange continentale de l’Afrique. L’Agenda 2063 de l’Afrique et l’Agenda mondial 2030 constitueront également des cadres importants pour les délibérations de la conférence.

Et Mupotola d’ajouter: qu’une nouvelle politique de la Banque africaine de développement, permettant aux projets régionaux d’allouer 10% de leur budget total aux interventions en faveur d’infrastructures immatérielles, constituait une autre étape importante. La Banque est également en train de mettre au point une boîte à outils pour la facilitation du commerce et des transports, qui devrait aider les responsables de projets du secteur des transports à inclure des composantes «souples» dans la conception de leurs projets.

«Il est nécessaire d’intensifier les activités dans le domaine des infrastructures immatérielles pour faciliter l’intégration dans des domaines tels que l’harmonisation des politiques et des réglementations, la suppression des obstacles non tarifaires, l’amélioration de la logistique entre les pays et d’autres facteurs affectant la compétitivité de l’Afrique,» a conclu la directrice du département de l’intégration régionale de la Banque.

L’AEC est conjointement organisée, chaque année, par le Groupe de la Banque africaine de développement, le PNUD et l’UNECA. La Banque africaine de développement accueillera la quatorzième édition de l’AEC en 2019.

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Lancée sous l’égide de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la première édition de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com), vital pour financer le développement des infrastructures en Afrique, se déroulera du 7 au 9 novembre 2018, au Sandton Convention Centre de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Si les opportunités d’investissements sont riches, il est toutefois urgent de combler le fossé entre le capital disponible en Afrique et les projets bancables. Financer les besoins en développement du continent exigerait de 600 à 700 milliards de dollars par an, d’après les estimations. Et d’après l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (https://bit.ly/2FHxQU5) de la Banque africaine de développement, 130 à 170 milliards de dollars environ sont nécessaires, chaque année, pour les infrastructures.

La Banque collabore avec d’autres partenaires au développement multilatéraux et parties prenantes, pour faire en sorte que l’Africa Investment Forum devienne un tremplin essentiel pour les investissements en Afrique et ainsi satisfaire les énormes besoins en infrastructures et en développement du continent.

Ce premier marché novateur de l’investissement réunira des promoteurs de projets, des fonds de pension, des fonds souverains, des investisseurs privés, des décideurs, des sociétés de capitaux et des chefs de gouvernement, afin de mobiliser des capitaux à même de transformer les secteurs économique, agricole et industriel de l’Afrique.

Le forum sera 100 % transactionnel. L’accent est mis la conclusion et la signature d’accords, la sélection et l’amélioration de projets. Il s’agit également d’une plateforme pour attirer les co-investisseurs et faciliter les transactions, afin de libérer des opportunités d’investissements de plusieurs milliards de dollars en Afrique.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) continue d’œuvrer en faveur de l’amélioration du transport aérien en République démocratique du Congo (RDC) (http://bit.ly/2RbVTzO). Le jeudi 18 octobre 2018, une assistance financière de 121,4 millions de dollars, répartie en deux dons  – l’un octroyé via le Fonds africain de développement (FAD) (http://bit.ly/2Ppyy0g) et l’autre via la Facilité d’appui à la transition (FAT) (http://bit.ly/2ywI343) –, a obtenu le feu vert du Conseil d’administration. Le tout est destiné à financer la phase II du Projet prioritaire de sécurité aérienne (PPSA), qui vise à développer un réseau intégré de transports, capable de relier tous les pôles économiques du pays.

Déployé sur quatre ans, ce projet prévoit notamment la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires de Kindu (est de la RDC), de Kisangani (nord) et de Mbuji-Mayi (sud), l’acquisition d’équipements de navigation aérienne, le renforcement des capacités des personnels techniques de l’Autorité de l’aviation civile et de la Régie des voies aériennes, ainsi que l’adhésion de la RDC au Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA).

« Ce projet devrait contribuer à améliorer durablement le transport aérien en RDC, en le rendant sûr et fiable, et ainsi renforcer son rôle dans le désenclavement intérieur et extérieur du pays », a expliqué Ousmane Doré, directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, qui souligne combien le secteur du transport aérien s’avère essentiel, sinon vital, pour les zones reculées de l’arrière-pays congolais.

Lancée en 2010, la phase I du Projet prioritaire de sécurité aérienne, que la Banque africaine de développement avait financée à hauteur de 145,5 millions de dollars, avait permis l’achat d’équipements de navigation aérienne, la mise à niveau des infrastructures aéroportuaires des trois principaux aéroports de la RDC – Kinshasa-Ndjili (ouest du pays), Lubumbashi (sud) et Kisangani (pour la phase I) –, outre un volet de renforcement des capacités.

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Désireux d’améliorer les conditions de vie des 5 millions d’Abidjanais, la compétitivité des activités économiques urbaines, de promouvoir le développement industriel, la planification et la gestion urbaines, l’hygiène, la salubrité publique et la qualité de l’air, le gouvernement ivoirien a initié un vaste programme intégré de développement urbain, évalué à 770 millions d’euros, qui met l’accent sur les infrastructures de transport.

La Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a décidé d’apporter une assistance financière de 567 millions d’euros à cette première opération du Schéma directeur des transports urbains du Grand Abidjan, ce qui représente 74 % du coût total. Elle a également mobilisé des cofinancements de l’Agence japonaise de coopération internationale (8 %) et du Fonds pour l’environnement mondial (1 %), afin de soulager la contrepartie du gouvernement ivoirien, qui s’établit à 17 %.

D’un montant de 237,52 millions d’euros, la première tranche du prêt de la Banque avait été approuvée en décembre 2016, pour financer les travaux du 4e pont d’Abidjan – reliant Yopougon au Plateau –, de services connexes et de l’appui à l’exécution du projet. Les travaux dudit pont sont à présent lancés, et leur déroulement est satisfaisant.

Ce 16 octobre 2018, la Banque africaine de développement a donné son feu vert à un nouveau prêt de 329,47 millions d’euros, réitérant ainsi son soutien au projet.

Ce prêt complémentaire va permettre de transformer 88 km de voies menacées de saturation en autoroutes urbaines, et ainsi doubler la capacité d’écoulement du trafic. Sont concernées, les routes de Dabou (section entre Yopougon et le carrefour de Jacqueville) à l’ouest d’Abidjan, et d’Adzopé (entre Yopougon et Thomasset) au nord. Le périphérique d’Abidjan appelé « rocade Y4 » (section nord) va également être aménagé, le boulevard Latrille va être prolongé et dédoublé, les feux tricolores de 90 carrefours vont être réhabilités et un système intelligent de contrôle du trafic va être installé.

À quoi vont s’ajouter la construction de quatre centres multifonctionnels, la réhabilitation d’infrastructures de commerce et quelque 3 000 femmes vont être dotés d’équipements pour développer une activité génératrice de revenus. Enfin, 91 nouveaux emplois seront créés chaque jour pendant trois ans et 500 femmes policières de l’Unité de régulation de la circulation vont bénéficier de moyens logistiques pour améliorer le contrôle de la circulation.

« Ce projet est un projet intégré, qui va permettre aux populations les plus défavorisées de Yopougon, de Songon à l’ouest, d’Abobo et d’Anyama au nord, qui affichent des taux de pauvreté de 40 à 70 %, d’accéder à moindre coût aux zones pourvoyeuses d’emplois », a précisé Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest.

S’ils ne sont pas négligeables, les impacts négatifs du projet ont été pleinement évalués, et sont tous réversibles. Ils ont fait l’objet d’un Plan de gestion environnemental et social, approuvé dans le cadre du Système de sauvegarde intégré (SSI) de la Banque. Les déplacements des personnes affectées par le projet se font de façon coordonnée et progressive, avant même que les travaux ne démarrent sur une zone donnée, et le gouvernement de Côte d’Ivoire en assume entièrement les coûts afférents.

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Le Président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Dr Akinwumi A. Adesina, a le plaisir d’annoncer les nominations ci-après au sein de la haute direction.

Directeur, Integrité et lutte contre la corruption

M. Alan Bacarese est nommé Directeur de l’intégrité et de la lutte contre la corruption au Cabinet du Président, à compter du 1er janvier 2019.

De nationalité britannique, Alan a, à son actif, 30 ans d’expérience en qualité de procureur principal, conseiller juridique spécial en criminalité en col blanc, expert et consultant de réputation mondiale en lutte contre la corruption. Il est une autorité de premier plan dans la lutte contre la corruption transnationale, le blanchiment d’argent, la coopération internationale et le recouvrement des avoirs.

Alan est coauteur du principal texte juridique du Royaume-Uni sur la corruption (Corruption and Misuse of Public Office, 3rd Edition, Oxford University Press), qui est devenu le texte juridique de référence cité par les tribunaux et dans les jugements du monde entier.

Jusqu’à sa nomination, Alan était Directeur de la lutte contre la corruption et du recouvrement des avoirs à Stream House AG, un cabinet de conseil international spécialisé dans la lutte contre la corruption, où il a été nommé depuis décembre 2014. À ce titre, il a dirigé les travaux de lutte contre la corruption et de recouvrement des avoirs au sein du cabinet-conseil et a fourni des services de consultation internationale sur la gouvernance et la responsabilité, la lutte contre la corruption, le recouvrement des avoirs, le blanchiment d’argent et les systèmes de publication de l’information financière à la fois pour les secteurs public et privé.  Il a conçu et évalué un large éventail de programmes de gouvernance et de responsabilisation, de politiques de lutte contre la corruption et d’initiatives de renforcement des capacités en Asie, en Afrique et en Europe de l’Est. Il a également dirigé d’importants travaux de consultation sur les risques, y compris l’analyse des informations provenant de sources librement accessibles pour des sociétés privées de gestion des risques.

Alan a débuté sa carrière en 1988 comme procureur principal au sein des services de poursuites judiciaires de la Couronne (CPS) du Royaume-Uni. En 2001, il est devenu conseiller principal en matière de politique à la Direction des politiques de la CPS, avant d’occuper le poste de chef des consultations et affaires juridiques au Centre international pour le recouvrement des avoirs, Bâle (Suisse), de mai 2007 à juillet 2011. Par la suite, il est devenu Conseiller juridique spécial chez Peters & Peters Solicitors LLP, à Londres, d’août 2011 à janvier 2014.

Il assume actuellement, et ce depuis 2015, la fonction de membre externe du Comité des sanctions de la Banque interaméricaine de développement. Il a également été conseiller technique du Bureau de lutte contre la corruption au Malawi dans le cadre d’un projet DFID du Royaume-Uni, où il a fourni des conseils sur des enquêtes et des poursuites judiciaires complexes portant sur des cas de corruption à caractère public.

Alan est titulaire d’une licence de droit (LLB Hons) de Leeds Polytechnic/Metropolitan University (1984-87), d’un diplôme d’aptitude à la profession d’avocat (équivalent master) de l’Inns of Court School of Law, Londres (1987-88) et d’un certificat d’avocat près les juridictions supérieures de Nottingham University (2004).

Evoquant sa nomination, le Président Adesina a déclaré : « Alan apporte des références de classe mondiale à son poste de directeur de l’intégrité et de la lutte contre la corruption. Je me réjouis de l’accueillir au sein de l’équipe de direction de la Banque et d’appuyer les réformes indispensables qu’il contribuera à mettre en œuvre à la Banque, afin que notre institution continue de promouvoir le développement économique durable et le progrès social sur le continent et dans nos pays membres régionaux ».

Directrice des ressources humaines

Mme Frauke Harnischfeger est nommée Directrice des ressources humaines au sein de la Vice-présidence des ressources humaines et des services institutionnels, à compter du 1er janvier 2019.

De nationalité allemande, Frauke a, à son actif, plus de 25 ans d’expérience internationale en leadership dans le domaine des ressources humaines au sein d’organisations menant des activités à l’échelle mondiale dans différents secteurs. Elle est une innovatrice dévouée qui a démontré sa capacité à initier et à concevoir des changements propres à conduire l’organisation vers le succès. Elle a également fait ses preuves dans la mise en œuvre de solutions de gestion des ressources humaines dans des contextes complexes où elle a formé des équipes hautement performantes.

Jusqu’à sa nomination, Frauke était directrice des ressources humaines à Institute of International Education à Washington D.C. (États-Unis), une organisation indépendante à but non lucratif et leader mondial de l’éducation internationale qui compte plus de 700 employés dans 19 bureaux. À ce poste, elle a aidé à transformer et à moderniser le service des ressources humaines pour en faire une unité organisationnelle hautement performante. Son leadership a permis une amélioration exceptionnelle des résultats de l’enquête institutionnel concernant l’orientation organisationnelle, le processus d’habilitation, la coordination et l’intégration, et la vision de l’organisation.

Réformatrice pragmatique et courageuse, elle a contribué à la refonte des processus opérationnels des ressources humaines et a mené une refonte structurelle de l’organisation, tout en redéployant plus de 400 membres du personnel à travers le monde.  Elle a créé une culture de l’apprentissage au sein de l’organisation grâce à des programmes de formation ciblant tous les niveaux du personnel, a aidé à renforcer une réserve de leadership appelée à tirer le changement et la croissance. Elle a également révisé les processus de recrutement afin de réduire le taux de vacance de postes et a contribué à mettre en place un cadre de mobilité interne qui a permis de réduire considérablement le taux de rotation des effectifs.

Entre 2008 et 2012, Frauke a occupé le poste de Vice-présidente des ressources humaines à CHF International, à Washington D.C. (États-Unis), une organisation de développement international sans but lucratif dotée de plus de 2000 employés et menant des activités dans 25 pays à travers le monde. Avant de rejoindre CHF International, elle a été Directrice principale par intérim chargée de la gestion globale des ressources humaines de Women International, Washington D.C. (États-Unis), de 2007 à juin 2008. De 2003 à 2006, elle a été Vice-présidente, perfectionnement des cadres (transport de voyageurs) de la Deutsche Bahn AG, Francfort et Berlin (Allemagne). Entre 2000 et 2003, elle a travaillé pour la Société financière internationale, Washington D.C. (États-Unis), en tant que Gestionnaire de comptes RH.

Frauke Harnischfeger est titulaire d’un Master en sciences sociales délivré en 1991 par l’Université de Tubingen (Allemagne) et d’un diplôme de latin, grec et hébreu obtenu en 1986 au Collège théologique d’Ehingen (Allemagne).

Evoquant sa nomination, le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina souligne que « Frauke apporte un solide éventail de compétences et d’aptitudes à la Vice-présidence des services généraux et des ressources humaines. Elle sera un atout formidable pour l’équipe de direction au moment où nous continuons à nous employer à faire de la Banque africaine de développement une institution mondiale de choix. »

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Les gouvernements de la Guinée et de la Guinée Bissau vont bénéficier de 50 millions d’euros, sous forme de dons et de prêt, en financement de la première phase du projet d’aménagement de la route Boké-Québo, corridor routier entre Conakry-Bissau.

Le coût total du projet est estimé à 117,19 millions d’euros. La première phase va coûter 79,94 millions d’euros et la Banque a déjà mobilisé 30 millions d’euros de l’Union européenne.

C’est dans cette perspectives que le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé au profit de la Guinée un don du Fonds d’assistance technique (FAT) de 4,07 millions d’euros ; un don du Fonds africain de  développement (FAD) de 20,49 millions d’euros et un prêt FAD de 6,06 millions d’euros. Pour la Guinée Bissau, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un don du FAT de 1,78 millions d’euros et un don FAD de 16,77 millions d’euros.

Par ailleurs, la Guinée et la Guinée Bissau ont bénéficié respectivement d’un don de la Facilité d’investissement pour l’Afrique (FIAf) de 20,38 millions d’euros et 9,62 millions d’euros.

« Cette route Boké-Québo est très importante pour les deux pays, et fait partie du corridor routier Transafricain N°7 Dakar-Lagos,» a souligné le Directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, Serge-Marie N’Guessan.

Ces interventions du Groupe de la Banque produiront entre autres résultats, l’accroissement des échanges commerciaux entre les deux pays, de 60,46 tonnes de marchandises à 2000 tonnes de 2017 à 2025 ; la réduction du temps de parcours ; la création d’emplois directs durant les trois années de travaux et l’accroissement des revenus des ménages de 15%.

La zone du projet est enclavée mais regorge de potentialités agricoles et minières. Elle fait partie du corridor routier transafricain N°7 Dakar-Lagos, et sa réalisation va contribuer à l’intégration de la région. Il consistera en l’aménagement et le bitumage de 107 km de route dont 86 km en Guinée et 21 km en Guinée Bissau, et permettra également la construction de deux ponts en Guinée d’un linéaire total de 364 ml (Tinguilinta et Cogon) et la reprise des défauts concernant cinq ponts en Guinée-Bissau. En outre, il est aussi prévu de réaliser dans les deux pays des aménagements et mesures connexes constitués d’infrastructures socio-économiques et marchandes, de pistes, de forages et d’appui aux groupements de femmes et des jeunes, notamment pour la valorisation de la noix d’acajou.

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La 34e Conférence et Assemblée Générale Annuelle (AGA) de l’Union Africaine pour le Financement du Logement (AUHF/UAFL) (www.AUHFConference.com) se tiendra pour la première fois à Abidjan, Côte d’Ivoire du 23 au 25 octobre 2018.

Le thème de cette année : Bâtir la Chaine de Financement du Logement en Afrique sera adressé par des personnalités Africaines de l’une des premières économies parmi les régions à croissance économique la plus rapide – l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

En même temps que la conférence offrira aux parties prenantes l’opportunité d’examiner le contexte régional unique, les trois jours de la conférence et AGA offrent une vision panafricaine avec plus de 61 institutions membres et plusieurs partenaires clés à travers le continent venus discuter des défis et opportunités dans la chaine de financement du logement en Afrique.

PARTENAIRES CLES 

Cette année les partenaires sont : La Société Financière Internationale (SFI) ; The Centre for Affordable Housing Finance (CAHF) ; la Banque Africaine de Développement (BAD) ; et la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire (CRRH)

Offrir des opportunités de logements abordables à la population Africaine en urbanisation rapide est un objectif de politique majeur pour les gouvernements Africains et une opportunité à la fois pour les investisseurs et promoteurs locaux et internationaux. De récentes estimations de la Banque Mondiale suggèrent que plus de 1 milliard de personnes vivront dans les villes africaines d’ici 2040, soit plus du double de la population urbaine vivant actuellement sur le continent. La capacite des villes Africaines à faire face à ce défi et à transformer la demande en logement abordable en opportunité afin de stimuler la croissance et le développement de l’économie locale est étroitement liée à une mise à disposition des financements.

CROISSANCE AFRICAINE

C’est contre cet horizon d’urbanisation rapide que cette année la conférence de l’AUHF explorera les liens importants de la chaine de financement du logement : les instruments financiers qui supportent chaque lien de la chaine de fourniture du logement, et les instruments de financement qui permettent leur réalisation.

PRET HYPOTHECAIRE

Etant donne que la conférence se déroule en Côte d’Ivoire, un leader économique régional et hub de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), un des trois jours de conférence aura pour point focal la Construction du secteur du financement du logement dans l’UMOA. A cet effet, la question du prêt hypothécaire est primordiale, et le Directeur General de l’institution de refinancement hypothécaire, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA, fera une allocution en la matière.

Selon M. Agossa, Les produits de prêts hypothécaires ont besoin d’être mieux ciblés du côté de la demande. Les ajustements dans la conception de produits, incluant les mécanismes de souscription pour les revenus informels, liens d’épargnes et produits micro hypothécaires et prêts garantis par la pension augmenteront sûrement le marché potentiel de prêts hypothécaires.

Le défi du logement abordable promet d’être un moteur significatif de l’activité économique, a annoncé cette année une des parties prenantes importantes au sommet, Kecia Rust, le directeur exécutif du Centre for Affordable Housing Finance (CAHF)

LES OPPORTUNITES ECONOMIQUES

Chaque année, le CAHF analyse les logements les plus abordables qui ont été construits sur le continent. Au Nigeria, Millard Fuller a réalisé une maison de départ “starter house” pour un cout total de 7500$. Si cette maison était disponible sur prêt hypothécaire à travers le continent, la demande potentielle effective serait d’environ 52 millions de maisons. Un calcul rapide simple suppose que cela pourrait générer 400 milliards de dollars d’activité économique seulement avec la construction et créer plus de 1.3 million d’emplois dans le secteur de la construction uniquement ». L’opportunité pour les pays Africains de soutenir la croissance et le développement de leur industrie de logements abordables est immense et transformative.

Les investisseurs sont clairement intéressés. Quoiqu’encore relativement faible comparées aux opportunités potentielles, les investissements dans le marché résidentiel et le logement abordable sont évolutifs. Des rapports d’investissements locaux ciblés sont de plus en plus relayés par les médias locaux, et bon nombre d’entre eux seront partagés au cours de la conférence. Les Institutions de Financement du Développement de même que les investisseurs locaux et internationaux travaillent de concert afin de maximiser l’impact d’investissement potentiel que suggèrent les chiffres. La 34e conférence annuelle de l’AUHF offrira une plateforme pour faciliter les échanges entre le nombre grandissant des parties prenantes impliquées dans le secteur du logement abordable.

POLITIQUE PILOTE

Cet intérêt est encourageant pour les décideurs politiques, et plusieurs d’entre eux répondent avec un soutient rhétorique et des programmes explicites. L’engagement du président Kenyatta de voir la construction de 500 000 logements abordables au Kenya est un exemple ; les gouvernements du Nigeria, de l’Ouganda, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, l’Afrique du Sud, et autres ont tous exprimés leur engagement au logement abordable par le passé.

Kecia Rust souligne que « les gouvernements ont un rôle important à jouer dans l’assemblement des terres et la répartition des droits de construction qui soutiennent l’accessibilité des couts ; l’investissement dans les infrastructures doit prendre en charge les densités pressenties et devrait être essentiellement financé sur une période plus longue que la maison elle-même. La capacite des développeurs à produire à grande échelle des logements réellement abordables est une autre question qui requiert une politique de soutien et des financements du secteur privé de la construction. A cela, se pose la question du financement de l’acheteur, le cout du capital, et la confiance que les prêteurs ont à propos des garanties. Tout ceci renvoi à des questions liées à la politique et la règlementation sur lesquelles le gouvernement devra se concentrer bien au-delà d’une simple visualisation de chiffres ».

TOP LEADERS

Avec plus de 200 délégués et parties prenantes participants au sommet en octobre, quelques-uns des présentateurs régionaux confirmés sont M. Christian Agossa, Directeur Général de la  Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA, Mr. Stefan Nallemtaby, Directeur Département du Développement des Secteurs Financiers de la Banque Africaine de Développement , M. Thierno Habib Hann de La Société Financière Internationale, M. Ahmed Musa Dangiwa, CEO de la Federal Bank of Nigeria Arc, M. Kehinde Ogundimu, CEO par intérim de la Nigeria Mortgage Refinancing Company – le sommet est une plateforme stratégique pour les leaders du financement du logement abordable sur le continent de construire une chaine de valeur du financement du logement plus robuste.

Comme l’a fait remarquer M. Nalletamby de la Banque Africaine de Développement, « nous aurons des échanges sérieux sur la chaine de valeur du financement du logement abordable et Abidjan, en tant que l’une des économies les plus croissantes d’Afrique est un hôte parfait pour cette conférence et AGA ».

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Une délégation de la Banque africaine de développement (https://www.Afdb.org), conduite par Dr. Khaled Shérif, vice-président en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, a été récemment reçue en audience, à Libreville, par le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba. Les questions liées aux défis économiques du pays étaient au cœur des discussions.

La rencontre s’est tenue en marge de l’atelier régional de consultation sur le Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale (DSIR-AC) 2018-2025, combiné à la restitution de l’étude sur l’industrialisation durable de la filière bois dans les pays du Bassin du Congo, organisé par la Banque du 10 au 13 septembre 2018 dans la capitale gabonaise.

Avec un portefeuille actif estimé à 500 milliards de FCFA, ce pays fait partie des trois principaux clients de la Banque. Les activités financées par la Banque au Gabon dans le cadre de son Document de stratégie pays (DSP) pour la période 2016-2020 sont en cohérence avec le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) et les ‘‘High 5’’ (https://www.Afdb.org/en/the-High-5/) de la Banque.

Les discussions avec le Président gabonais se sont focalisées sur la situation économique du pays et sur la meilleure approche à adopter pour relever les défis de sa transformation structurelle, ainsi que le développement du capital humain, nécessaire à l’accélération de l’industrialisation. Il a été également question du rôle des politiques de substitution aux importations dans le secteur agricole et du potentiel de l’industrie du bois pour créer des emplois et de la richesse dans le pays. Le Président de la République a apprécié l’alignement de la stratégie-pays de la Banque sur sa vision de transformer le pays et a souhaité que ce partenariat puisse s’approfondir à travers davantage de projets d’investissement. Au-delà des financements, le Président de la République a sollicité les conseils de la Banque sur les reformes les plus à même d’attirer les investissements et sur les secteurs de l’économie méritant plus d’attention.

Le vice-président Khaled Shérif a aussi remercié le Président de la République pour le soutien que son gouvernement a fourni à l’organisation de l’atelier sur le DSIR-AC 2018-2025 et la restitution de l’étude sur le secteur du bois dans les pays du Bassin du Congo. Cette étude contribuera à aider les gouvernements des pays de l’Afrique centrale à répondre de manière opérationnelle au défi stratégique de l’industrialisation de la filière bois, pour en faire un des principaux moteurs de la transformation de leurs économies. Dr. Shérif s’est félicité de la bonne coopération avec le Gabon, et des résultats que le pays a atteints depuis l’interdiction de l’exportation des grumes de bois par le gouvernement et la création de la zone économique spéciale du Gabon (GSEZ) qui a permis d’augmenter de 29% la capacité nationale de transformation industrielle du bois.

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, mardi 25 septembre 2018, à Abidjan, à une prise de participation de 15 millions d’euros dans le fonds FIVE (Financial inclusion vehicle), un instrument d’inclusion financière mis en place en 2017 par le groupe AfricInvest.

Fonds évolutif visant un capital de 200 millions d’euros, FIVE a vocation à prendre des participations et des quasi-participations (sous forme de financement) dans des banques de taille moyenne (institutions financières dites de deuxième catégorie) et de petite taille (institutions financières de troisième catégorie). L’objectif est de les aider à accomplir leur transformation numérique et les encourager à octroyer des prêts aux PME africaines, qui souffrent aujourd’hui d’un déficit de financement.

La Banque africaine de développement a décidé de prendre une participation de 15 millions d’euros au capital du fonds FIVE dans le but d’aider à la transformation numérique des institutions financières en Afrique et ainsi leur permettre de tirer profit des évolutions et des opportunités du secteur.

FIVE accompagnera la transformation numérique de ces banques en leur fournissant des conseils stratégiques et des capitaux, et en les aidant à optimiser leur gouvernance et leurs opérations. Le fonds les aidera également à conclure des partenariats avec, notamment, des compagnies d’assurance classiques, les opérateurs de réseaux mobiles, les sociétés de transfert d’argent.

Concrètement, le fonds FIVE investit des capitaux propres et des titres de créance convertibles dans des institutions financières qui ont besoin d’accroitre leur bilan et d’intégrer des technologies qui leur permettent d’élargir leurs gammes de services aux populations non bancarisées.

Parmi les institutions que cible le fonds FIVE, figurent les établissements financiers classiques (banques commerciales prêtant aux PME, compagnies d’assurance offrant des produits à bas prix), ainsi que les sociétés de technologies financières (Fintech) qui exploitent la technologie pour offrir des services financiers numériques et les opérateurs de réseaux mobiles.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a annoncé ce 20 septembre 2018 avoir exclu pour une période minimum de 48 mois GEO SCIENCES International SARL, un cabinet de conseil qui a son siège à Yaoundé, au Cameroun.

Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a en effet révélé que GEO SCIENCES s’était livrée à de nombreuses pratiques frauduleuses dans le cadre d’un appel d’offres pour des services de conseil au Projet d’appui au développement de l’agroforesterie en République démocratique du Congo. Le cabinet de conseil a répondu à un appel d’offres pour des services d’études techniques, biophysiques et cartographiques. Dans son offre, ladite société a fait de fausses déclarations concernant ses expériences dans la conduite d’études similaires et la rémunération de ses experts. De plus, GEO SCIENCES a omis de divulguer un conflit d’intérêts potentiel.

Pendant la période d’exclusion, ce cabinet de conseil ne sera pas éligible à l’adjudication de marchés financés par la Banque africaine de développement. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, cette sanction d’exclusion prononcée à l’encontre de GEO SCIENCES International peut également être appliquée par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.

Le Projet d’appui au développement de l’agroforesterie a été financé sur les ressources du Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (FFBC) hébergé au sein de la Banque africaine de développement.

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la Commission européenne (http://EC.Europa.eu/growth/industry/innovation/funding/efsi_en), Mariner Investment Group (www.MarinerInvestment.com), LLC (Mariner), Africa50  (www.Africa50.com) et Mizuho International plc (www.Mizuho-EMEA.com) annoncent aujourd’hui la réalisation de Room2Run, une titrisation synthétique d’un milliard de dollars américains correspondant à un portefeuille de risque de crédit panafricain bonifié. Room2Run constitue le tout premier portefeuille de titrisation synthétique réalisé entre une banque multilatérale de développement et des investisseurs du secteur privé. Il lance le recours à l’opération de titrisation et de transfert de risque de crédit sur le segment jusque-là inexploré des marchés financiers.

Structuré sous forme de titrisation synthétique par Mizuho International, Room2Run transfère le risque de crédit mezzanine sur environ 50 prêts provenant du portefeuille de prêts non souverains de la Banque africaine de développement, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports, des finances et des actifs de fabrication. Le portefeuille couvre l’ensemble du continent africain, avec une exposition auprès d’emprunteurs en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Mariner, le gestionnaire mondial d’actifs alternatifs et filiale à participation majoritaire d’ORIX USA, est le principal investisseur dans la transaction, par le biais de son fonds International Infrastructure Finance Company II (IIFC II). Africa50, la plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures, investit aux côtés de Mariner dans le secteur privé. Le Fonds européen pour le développement durable de la Commission européenne apporte une protection de crédit supplémentaire sous forme de garantie prioritaire mezzanine.

« Room2Run nous apporte de nouvelles ressources pour investir dans les projets dont les Africains ont le plus besoin », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’Afrique offre les perspectives les plus prometteuses et les plus grandes ressources naturelles, et sa population est la plus jeune du monde. Mais nous enregistrons également les déficits en infrastructures les plus persistants au monde. La Banque africaine de développement dispose de la stratégie nécessaire pour combler ces lacunes financières dans les infrastructures, et Room2Run nous offre les capacités de la réaliser. »

Conçu pour être un investissement à fort impact, Room2Run a été élaboré de façon à ce que la Banque africaine de développement puisse augmenter ses prêts en soutien à sa mission consistant à stimuler un développement économique durable et des progrès sociaux. Dans ce cadre, la Banque s’est engagée à redéployer les capitaux libérés dans des projets d’énergie renouvelable en Afrique subsaharienne, y compris dans des pays fragiles à faible revenu.

« En matière d’impact, Room2Run bat tous les records », a indiqué Andrew Hohns, gestionnaire principal du portefeuille et responsable de l’équipe de Mariner chargée de la gestion des investissements dans les infrastructures. « Room2Run répond à l’appel du G20 qui exhorte les acteurs du secteur privé à s’engager et à faciliter le financement du développement, en fournissant un modèle pour attirer d’importants capitaux privés afin de financer des projets urgents dans les économies en développement ».

Room2Run est également une réponse aux appels lancés par le G20 aux banques multilatérales de développement pour qu’elles utilisent à pleine capacité leurs ressources existantes, conformément à son Plan d’action 2015 qui vise à l’optimisation de leurs bilans et à l’intensification de leurs efforts pour attirer davantage d’investissements privés. Le G20 a en outre appelé les banques multilatérales de développement à partager les risques dans leurs transactions non souveraines avec les investisseurs privés, notamment par le biais de financements structurés, de financements mezzanines, de programmes de garantie de crédit et de structures de couverture[1],[2].

Le gouvernement du Canada a joué un rôle de premier plan en encourageant les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière plus efficace et à mobiliser des capitaux privés en faveur du développement mondial. L’objectif du Plan d’action du G20 est de catalyser de nouveaux financements significatifs en faveur du développement auprès des banques multilatérales de développement couvrant l’ensemble de l’économie réelle dans des régions clés du développement. « Il est essentiel d’attirer un volume plus important de capitaux privés dans les initiatives de développement mondial pour bâtir des économies qui répondent aux besoins d’un nombre croissant de personnes à l’échelle de la planète », a déclaré Bill Morneau, ministre canadien des Finances. « C’est pour cette raison que le Canada et nos partenaires du G20 ont appelé les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière aussi efficace que possible, et à rechercher de nouveaux moyens d’attirer davantage de capitaux privés. Nous sommes heureux que la Banque africaine de développement propose une transaction qui répond directement aux objectifs du G20. Room2Run offre une solution innovante à un défi de longue durée ».

Room2Run bénéficie également du soutien et de la participation de la Commission européenne, avec un investissement du Fonds européen pour le développement durable sous forme de garantie prioritaire mezzanine. « Nous sommes ravis de l’impact catalytique de cet investissement », a confié Neven Mimica, commissaire européen pour la coopération internationale et du développement. « S’agissant des investissements d’impact, nous pouvons entrevoir de larges retombées grâce à Room2Run, avec des ressources en capitaux publics qui seront utilisées de manière stratégique pour obtenir les résultats appropriés en matière de développement en partenariat avec le secteur privé ».

Raza Hasnani, directeur des investissements en infrastructure d’Africa50, a déclaré : « Room2Run offre une solution innovante et viable sur le plan commercial pour les objectifs de gestion du risque et de prêt de la Banque africaine de développement, tout en ouvrant la voie aux investisseurs commerciaux pour soutenir la croissance des infrastructures sur le continent et en bénéficier. Africa50 est très heureux d’avoir investi dans cette transaction historique, qui s’inscrit dans notre mission consistant à promouvoir une hausse des investissements dans les infrastructures en Afrique et à créer des canaux de circulation de capitaux institutionnels à long terme dans cet espace. »

Juan Carlos Martorell, coresponsable des solutions structurées chez Mizuho International, a ajouté : « Mizuho International est très heureuse d’avoir structuré cette transaction historique. En comparaison avec d’autres titrisations synthétiques, l’un des accomplissements majeurs de Room2Run a été de s’assurer que les agences de notation, en particulier Standard & Poor’s, tiennent compte des mérites du transfert de risque dans leurs évaluations pour les banques multilatérales de développement. Le leadership de la BAD dans le cadre de cette transaction a établi les bases permettant l’adoption générale de l’instrument par l’ensemble de la communauté des banques multilatérales de développement. »

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 5 septembre 2018, une opération de garantie partielle de crédit en faveur de la République du Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/), afin de l’aider à se prémunir contre le risque de change émanant d’euro-obligations. Cette intervention novatrice de la Banque vient appuyer les autorités sénégalaises qui s’efforcent d’améliorer la prédictibilité du service de la dette et d’en favoriser une gestion prudente. Elle contribue ainsi à consolider la stabilité macro-économique du Sénégal et à déployer le Plan Sénégal émergent (PSE).

Adopté en 2014, le PSE est la stratégie de développement national du Sénégal. Poursuivant la vision d’un « Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire et dans un État de droit », le PSE s’articule autour de trois volets : la transformation structurelle de l’économie ; le capital humain, la protection sociale et le développement durable ; et la gouvernance, les institutions, la paix et la sécurité. Le PSE décline des projets et des programmes de développement à fort impact dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la construction et le logement.

« Avec cette opération de garantie, l’appui de la Banque au Sénégal vise notamment à réduire les coûts et risques de change liés aux financements importants requis pour mettre en œuvre le PSE », a expliqué Pierre Guislain, vice-président de la Banque pour le secteur privé, les infrastructures et l’industrialisation. Cette intervention s’inscrit dans la droite ligne du Document de stratégie pays 2016-2020 (www.AFDB.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/SENEGAL-DSP_2016-2020.pdf) de la Banque pour le Sénégal, de son Document de politique et stratégie du développement du secteur financier 2014-2019 (www.AFDB.org/fr/news-and-events/afdb-board-approves-financial-sector-development-policy-and-strategy-2014-2019-13677/) et de ses priorités entérinées dans ses High 5 (www.AFDB.org/fr/the-high-5/).

La Banque est un partenaire clé du Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/) dans le cadre de la transformation structurelle de son économie. En effet, elle opère dans des secteurs stratégiques aussi divers que les infrastructures de transport et d’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture, le secteur social et la gouvernance. L’opération de garantie à laquelle la Banque a donné son feu vert vient donc renforcer sa présence, déjà active, au Sénégal.

À ce jour, les engagements cumulés de la Banque au Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/) s’élèvent à près d’un milliard d’euros, répartis sur 26 opérations en cours d’exécution. Un tel niveau d’engagement témoigne de la qualité et de l’intensité du partenariat entre le Sénégal et la Banque africaine de développement.

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La Banque africaine de développement (BAD) et la FAO ont convenu lundi 27 août 2018 d’intensifier leurs efforts visant à catalyser les investissements dans le secteur agricole en Afrique en vue de mettre un terme à la faim et à la malnutrition et de stimuler la prospérité du continent. Dans le cadre de l’accord, la BAD et la FAO se sont engagés à mobiliser plus de 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir les activités de partenariat conjointes.

La nouvelle alliance stratégique aura pour objectif d’améliorer la qualité et l’impact des investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, l’agriculture, la foresterie, les pêches et le développement rural.

Depuis le siège de l’agence à Rome, M. Akinwumi Adesina, le Président de la BAD et M. José Graziano da Silva, le Directeur général de la FAO ont signé un accord qui s’appuie sur la longue collaboration qui existe déjà entre les deux organisations.

« La FAO et la BAD intensifient et approfondissent leur partenariat afin d’aider les pays africains à réaliser leurs objectifs de développement durable. Tirer profit des investissements effectués dans l’agriculture, et notamment de ceux émanant du secteur privé, est essentiel afin de sortir des millions de personnes de la pauvreté en Afrique et de s’assurer qu’une quantité suffisante de nourriture est produite et qu’il existe assez d’emplois pour faire face à la hausse de la population, » a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

« La signature de cet accord complémentaire est une étape importante dans la relation entre la Banque africaine de développement et la FAO. Elle marque notre engagement commun a accélérer la mise en œuvre de programmes de grande qualité et à améliorer les investissements issus des partenariats publics et prives dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à faire de l’agriculture une source d’affaires, un concept par ailleurs développée dans la stratégie “Feed Africa” de la Banque, » a déclaré Akinwumi Adesina, le Président de la BAD.

Lancée en 2015, la stratégie “Feed Africa” de la Banque a pour objectif d’investir 24 milliards de dollars dans l’agriculture africaine sur une période de dix ans. Le but est d’améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions afin de s’assurer le bon développement des chaînes de valeur agricole et que de meilleures technologies soient disponibles pour pouvoir atteindre plusieurs milliers d’agriculteurs.

Un programme d’actions

Le renforcement du partenariat entre la BAD et la FAO prévoit un programme d’actions devant déboucher sur une série de résultats, dont : de meilleures activités de financement en ce qui concerne la BAD ; des investissements plus importants entre le secteur public et privé ; un meilleur climat d’investissement, un meilleur taux de rendement et une meilleure mobilisation des ressources.

La collaboration devra également inclure une aide technique dont l’objectif sera d’aider les Etats membres à concevoir et à mettre en œuvre des opérations de financement qui seront financées par la BAD.

Cette assistance technique couvrira des domaines variés tels que l’intensification et la diversification de l’agriculture durable, la promotion des innovations tout au long de la chaîne de valeur, la présence de davantage de jeunes au sein des agro-entreprises, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente face au climat, la Croissance bleue, la sécurité alimentaire, la nutrition, le système agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion d’investissements responsables de la part du secteur privé, la résilience, la gestion des risques et le renforcement des capacités pour les pays en transition.

Le programme collaboratif verra le jour grâce à une contribution financière de 10 millions de dollars de la part des deux institutions.

Les activités conjointes de sensibilisation et de conseils politiques mettront notamment l’accent sur la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et sur les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, tous deux approuvés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la BAD et la FAO a débuté en 1968. Depuis lors, la FAO a apporté une aide technique précieuse qui a notamment permis de concevoir 161 projets financés par la BAD, estimés à plus de 3,7 milliards de dollars et représentant environ 21 pour cent du soutien de la BAD au secteur agricole.

La FAO et les derniers travaux de la BAD ont porté sur l’élaboration d’un projet en Tanzanie et en Guinée équatoriale. Il a également été question d’apporter une aide technique afin de mettre en œuvre un programme de Croissance bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde et plusieurs études de faisabilité pour des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire sans oublier leur participation à l’initiative des dirigeants africains pour la nutrition.

La BAD et la FAO contribuent également à une série de dialogues continentaux portant notamment sur la réduction des pertes agricoles post-récolte, la Grande muraille verte du Sahel et l’Initiative Sahara.

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a pris part à la fête du trône, marquant le 19e anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI.

Outre le président de la Banque, d’autres personnalités internationales ont pris part à la cérémonie, qui s’est tenue lundi 30 juillet 2018 au palais royal de Tanger, à l’instar de l’ex-Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ; de l’ancien directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Jacques Diouf, ainsi que de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA).

Le président Adesina a déclaré que l’invitation qui lui a été faite témoigne de l’excellence des relations qui lient le Royaume du Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement depuis 1970.

« C’est un grand honneur que d’avoir été convié à cette célébration, cela souligne le caractère privilégié de notre partenariat », a déclaré le président de la Banque africaine de développement à l’issue de la cérémonie. Et d’ajouter : « Je réitère, ici, la volonté du Groupe de la Banque africaine de développement de soutenir la vision de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI en faveur d’une croissance inclusive et d’une prospérité partagée. »

Le Roi du Maroc préside aux destinées et à la transformation économique du pays depuis près de deux décennies.

En quasi un demi-siècle de partenariat, le Groupe de la Banque africaine de développement a engagé près de 10 milliards de dollars américains de financements en faveur du développement du Maroc (https://www.AfDB.org/fr/Countries/North-Africa/Morocco/). Son portefeuille actuel dans le pays compte 33 projets et programmes, représentant 1,3 milliard de dollars d’investissements. Plus de 80 % de ces financements sont dédiés aux infrastructures de base dans différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture ainsi que le développement social.

Le complexe de Noor Ouarzazate (http://bit.ly/2vaVXHA), le plus grand complexe solaire à concentration du monde, est l’un des programmes phares de la Banque. Il a permis au Maroc de porter son taux national de couverture en électricité à quasi 100 %.

La deuxième interconnexion électrique sous-marine avec l’Espagne (http://bit.ly/2vtnFi1), ainsi que la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar (http://bit.ly/2LYxFdo), dans le nord du pays, sont deux autres projets à avoir bénéficié du soutien de la Banque.

Au-delà du secteur de l’énergie, la Banque a contribué à d’autres grands projets structurants au Maroc, comme le Plan Maroc Vert (http://bit.ly/2OBospO) dans l’agriculture, ou encore l’autoroute Marrakech-Agadir (http://bit.ly/2v8FN1c) et, plus récemment, l’agrandissement de l’aéroport de Marrakech Menara (http://bit.ly/2LVhpdo) dans le secteur des transports.

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Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement se classe au quatrième rang des meilleures entreprises pour lesquelles travailler sur le continent, selon l’enquête 2018 Careers in Africa Employer of Choice Survey (Des employeurs de choix pour une carrière en Afrique, NDLR).

L’enquête est disponible ici : https://goo.gl/PKD7Qf

Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement.

Plus de 20 000 professionnels africains ont répondu aux questions de l’enquête portant sur la motivation des employés et les conditions de travail. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences, la qualité des prestations offertes en matière de soins de santé, la dimension de leadership et les perspectives d’évolution apparaissent comme des indicateurs clés des meilleurs employeurs.

« L’importance d’avoir un impact positif se ressent très fortement dans les réponses au questionnaire, explique Alex Mugan, directeur général de Global Career Company et co-auteur de l’étude avec la firme britannique Willis Towers Watson. Et d’ajouter : « Ceci, associé à la transformation organisationnelle en cours à la Banque africaine de développement, explique la grande estime dont jouit toujours la Banque (en tant qu’employeur) auprès de nombreux professionnels africains dans le monde entier. »

La confiance dans la haute direction – surtout en des dirigeants qui savent écouter –, les employeurs qui donnent l’exemple au plan éthique et ceux qui respectent les valeurs de l’entreprise apparaissent également comme les trois facteurs les plus importants pour choisir un employeur en Afrique.

« Les employés apprécient les dirigeants qui défendent une mission constructive, a indiqué M. Mugan. Les marques dont les dirigeants s’y emploient de façon tangible ont tendance à être mieux appréciées ».

Attirer l’élite des cadres africains

« Ce classement conforte les efforts du Conseil d’administration de la Banque et de son management pour accélérer le changement institutionnel nécessaire et les efforts pour attirer les meilleurs et les plus brillants, afin de mettre en œuvre le programme des High 5 de la Banque (https://goo.gl/vUGZFL) que sont Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », a déclaré le président de la Banque, Akinwumi Adesina.

La Banque affiche un excellent score pour sa capacité à attirer les meilleurs talents de toute l’Afrique et demeure dans le top 5 des organisations et institutions multilatérales les mieux notées.

Cette étude met en lumière un glissement dans la gestion des talents, marqué par un intérêt accru des demandeurs d’emploi pour le financement des investissements, tandis que les employeurs recherchent des experts avertis dans le numérique.

Dans l’ensemble, l’enquête révèle que la sécurité de l’emploi est considérée comme l’une des raisons principales pour rester au sein d’une organisation. Outre les facteurs qui attirent les hommes, comme le perfectionnement des compétences, le rapport indique que les femmes, dans leur carrière professionnelle, s’intéressent davantage à des critères comme la couverture santé, des conditions de travail flexibles, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ou l’éthique.

Plus qu’un simple classement, ce rapport entend faire réfléchir sur ce qui fait un employeur de choix en Afrique et, ce faisant, changer de manière positive l’expérience des employés en Afrique.

La liste des 100 entreprises sélectionnées compte des banques, des compagnies pétrolières, des marques de produits de grande consommation et des opérateurs de téléphonie mobile.

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Les 53e Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (https://am.AfDB.org/fr) se sont achevées, vendredi 25 mai 2018 à Busan, en Corée, dans un climat de satisfaction générale marqué, notamment, par la décision du Conseil des gouverneurs d’autoriser l’ouverture des consultations en vue de l’augmentation générale du capital de la Banque.

A l’issue de sa troisième et dernière session, vendredi, le Conseil des gouverneurs a salué les performances de la Banque en 2017, qui a enregistré 8,7 milliards de dollars américains d’approbation et plus de 7 milliards de décaissements, des résultats jamais atteints depuis sa création en 1964.

« Nous, gouverneurs, réunis à Busan, prenons note de l’augmentation des décaissements en 2017, la plus élevée de l’histoire de la Banque. À cet égard, nous saluons les réalisations de la Banque et l’encourageons à faire plus en matière d’efficience et d’impact sur le développement », souligne le communiqué final de la réunion.

Grâce à ses bonnes performances, la Banque a pu accroître son revenu net. Sa gestion prudente des risques financiers et opérationnels a ainsi permis d’affecter un volume sans précédent dans l’histoire de la Banque aux réserves. Elle a également permis à la Banque de maintenir sa note AAA auprès des plus importantes mondiales de notation.

Les 80 gouverneurs de la Banque, qui représentent les 80 pays membres du Groupe de la Banque, régionaux et non régionaux conjugués, ont également souligné la nécessité d’avoir une Banque africaine de développement forte et financièrement viable, efficace, efficiente, responsable et axée sur les résultats.

Aussi ont-ils autorisé le Comité consultatif des gouverneurs à lancer des discussions sur l’augmentation générale du capital, dont l’objet est de permettre à la Banque de répondre aux besoins de financement de ses pays membres régionaux et d’atteindre ses objectifs de développement.

Pour les gouverneurs, cette augmentation du capital devrait être précédée par la présentation « d’un rapport stratégique bien ciblé sur le rôle du Groupe de la Banque dans le contexte de l’architecture global de développement et une évaluation des réformes pour accroitre la capacité de la Banque à réaliser ses objectifs ».

Financements extérieurs et ressources internes

Les débats des 53e Assemblées annuelles ont également mis évidence la nécessité d’associer la recherche de financements extérieurs à la mobilisation de ressources internes, notamment, à travers une gestion plus efficace des finances publiques et une lutte sans merci contre les flux financiers illicites qui sortent du continent africain.

Les gouverneurs ont salué à cet égard « les efforts déployés par la Banque pour encourager les réformes de la réglementation financière, qui sont de nature à attirer les investissements institutionnels et mobiliser des financements mondiaux en faveur de l’Afrique, par le biais du Forum pour l’investissement en Afrique » prévu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Démarrées le 23 mai, en présence du Premier ministre rwandais Edouard Ngirente, dont le pays assure la présidence de l’Union africaine, de son homologue marocain Saadine Othmani ainsi que le maire adjoint de Busan Jae Min Park, les 53e Assemblées annuelles ont permis de discuter en sessions plénières et ateliers des meilleurs leviers pour « accélérer l’industrialisation de l’Afrique ».

Au-delà de l’industrialisation, les gouverneurs exhortent  « la Banque à continuer à œuvrer, avec les autres partenaires au développement, à la recherche d’idées nouvelles pour développer, financer et accélérer la transformation économique de l’Afrique ».

A Busan, les assemblées annuelles ont été l’opportunité de célébrer le partenariat qui unit la Corée et l’Afrique, avec la Conférence de coopération bilatérale Corée-Afrique (KOAFEC), sous la co-présidence de vice-Premier coréen et ministre de la Stratégie et des finances Dong Yeon Kim, président du Conseil des gouverneurs de la Banque et d’Adesina Akinwumi, président de la Banque africaine de développement.

Malabo, après Busan

A cette occasion, la Corée a annoncé la mise en place d’une enveloppe de 5 milliards de dollars pour financer divers projets de coopération avec l’Afrique, notamment dans les domaines du développement du savoir, du renforcement des capacités, de l’énergie et des ressources humaines.

« De tout point de vue, ces assemblées annuelles ont été un formidable succès collectif. Grâce à tous, et particulièrement à nos hôtes coréens, nous avons pu travailler dans de meilleures conditions pour arriver à cet excellent résultat », a déclaré le président Akinwumi Adesina, lors de la cérémonie de clôture.

« Mesdames et messieurs les gouverneurs, vous actionnaires de la Banque, nous vous avons écouté. Nous avons pris note de nos attentes et nous nous réjouissons de votre soutien. Soyez assurés que moi-même, la haute direction et tout le personnel, ne ménagerons aucun effort pour la transformation économique de l’Afrique et le bien-être de ses populations », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la Guinée équatoriale, Lucas Abaga Nchama, nouveau président du Conseil des gouverneurs car son pays abritera la prochaine édition des Assemblées, a, pour sa part, promis des Assemblées annuelles tout aussi fructueuses en 2019 à Malabo, la capitale.

« Je vous exhorte à venir très nombreux l’année prochaine en Guinée équatoriale. Vous y trouverez un accueil chaleureux et un cadre de travail qui nous permettra d’avoir de très fructueuses délibérations. Soyez assurés que mon pays sera à la hauteur de la confiance que vous lui faite en le choisissant pour accueillir les 54e assemblées annuelles de la Banque africaine de développement », a-t-il assuré.

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Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire du Cameroun, Alamine Ousmane Mey, et le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale (www.AfDB.org), Ousmane Doré, ont procédé, le 24 mai 2018 à Busan en Corée, à la signature de deux accords de prêt d’un montant total de 44,51 millions d’euros.

Ces financements de la Banque africaine de développement (33,32 millions d’euros) et du Fonds africain de développement (environ 11,19 millions d’EUR) sont destinés à financer partiellement le Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du lac Tchad devant relier le Cameroun et le Tchad.

« Ce projet s’inscrit dans les priorités stratégiques des deux pays et est conforme à la Stratégie à long terme 2013-2022 de la Banque, qui accorde la priorité aux infrastructures à caractère régional. Il s’intègre à deux des axes majeurs des 5 priorités opérationnelles de la Banque, les High5, notamment, « Intégrer l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique » », a déclaré Ousmane Doré.

Le projet vise l’amélioration du système de transport de la région du bassin du Lac Tchad et le développement et la compétitivité économique de la zone transfrontalière du Cameroun et du Tchad, par la création d’une nouvelle route de transit. Ce projet est particulièrement important du fait des enjeux sécuritaires de la zone en proie avec la menace de la secte Boko-Haram.

Grâce à une meilleure circulation des personnes et des biens entre les deux pays, et au désenclavement des zones à fortes potentialités économiques du Nord du Cameroun (agriculture, minerais, bois…) et du Sud-Ouest du Tchad, les coûts de transport seront réduits, les conditions de vie des populations riveraines de la route seront améliorées et le commerce et le transit facilités.

Parmi les activités inscrites au programme figurent la construction d’un pont sur le fleuve Logone, entre les villes de Bongor au Tchad et Yagoua au Cameroun d’une longueur totale de 620 mètres linéaires ; la construction d’une route de raccordement sur environ 14 km de part et d’autre des deux villes; et des aménagements connexes portant sur la réhabilitation d’infrastructures socioéconomiques et la promotion des activités entrepreneuriales des femmes et des jeunes en vue d’amplifier les impacts du projet.

Le projet bénéficie également d’un cofinancement de l’Union européenne, à hauteur de 40 millions d’euros.

S’exprimant à cette occasion, Alamine Ousmane Mey s’est félicité des résultats attendus du projet qui contribueront à la réduction de la pauvreté et à l’intégration sous-régionale en Afrique centrale.

« Le projet est en cohérence avec le document « Cameroun Vision 2035 » qui considère que le développement des infrastructures doit être étroitement encadré par les objectifs économiques visant entre autres à transformer le pays en principal carrefour des échanges en Afrique Centrale », a-t-il déclaré.

La cérémonie de signature du Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du Lac Tchad a été organisée en marge de la 53e Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et de la 44e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement qui se tiennent depuis le 21 mai 2018 à Busan en Corée du Sud.

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