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Les heureux lauréats des Trophées African Banker 2017 ont été fêtés lors du prestigieux dîner de gala à Ahmedabad en Inde. Cette célèbre cérémonie se déroule en marge de l’Assemblée générale annuelle de la Banque africaine de développement pour rendre hommage aux dirigeants qui excellent dans la banque et la finance en Afrique.

Aucun pays africain n’a eu de position dominante cette année. Le président d’Afreximbank, Dr Benedict Oramah, a été nommé Banquier de l’année 2017. Sa banque a connu une croissance considérable l’an dernier, tandis que d’autres critères, tels que le coefficient d’exploitation, sont excellents.
La nigériane GT Bank a remporté le Trophée Banque africaine de l’année. GT Bank affiche une hausse de 37 % de son résultat en 2016, malgré des conditions commerciales difficiles sur son principal marché, le Nigeria.
Le Trophée Carrière exemplaire a, pour la première fois, été décerné à une institution plutôt qu’à une personnalité, en reconnaissance de la remarquable contribution de Citi au secteur bancaire africain depuis son implantation en Afrique. La banque a formé quelques-uns des plus grands banquiers africains, qui dirigent aujourd’hui un nombre croissant d’établissements financiers sur le continent.
Waheed A. Olagunju, directeur général de Bank of Industry, a obtenu le Trophée African Banker Icon. Le Trophée Ministre des Finances de l’année a été remporté par le Sénégalais Amadou Ba qui a réussi à assainir les finances et l’économie de son pays. Le Sénégal vient d’émettre une euro-obligation qui a été sur-souscrite sept fois. Le Trophée Gouverneur africain de l’année a été attribué à Rameswurlall Basant Roi, de l’île Maurice, l’une des principales capitales financières africaines.
Commentant la cérémonie, Omar Ben Yedder, éditeur d’African Banker, a souligné la diversité des lauréats ainsi que le rôle fondamental que jouent les banques et les établissements financiers dans la croissance et le développement du continent : « Cette année, les candidatures des catégories de l’inclusion financière et de l’innovation étaient plus nombreuses que d’habitude. L’inclusion financière est sans doute l’élément le plus important pour mobiliser des fonds et les utiliser efficacement. Les banques sont au cœur de ce processus et relèvent énergiquement le défi. »
C’est la première fois que les Trophées African Banker se déroulent en Inde, à Ahmedabad, la capitale de l’Etat du Gujarat. Actionnaire de la Banque africaine de développement, l’État indien a proposé d’accueillir cette année l’Assemblée générale annuelle afin de consolider sa relation de longue date avec l’Afrique.
La onzième édition des Trophées est organisée par le magazine African Banker, sous le haut patronage de la Banque africaine de développement. Les Trophées sont financés par les Sponsors: Fonds africain de garantie, Bank of Industry, African Trade Insurance Agency et Trade Development Bank.
LAURÉATS DES TROPHÉES AFRICAN BANKER 2017
Banquier de l’année
Dr Benedict Okey Oramah, président, Afreximbank
Banque de l’année
GT Bank Group
Ministre des Finances de l’année
Amadou Ba (Sénégal)
Gouverneur de l’année
Rameswurlall Basant Roi (Ile Maurice)
Meilleure banque de détail
Equity Bank (Kenya)
Banque d’investissement de l’année
Rand Merchant Bank (Afrique du Sud)
Trophée de l’inclusion financière
Caisse Centrale de Garantie (Maroc)
Banque socialement responsable de l’année
Groupe Crédit Agricole (Maroc)
Innovation
Ecobank – MasterCard
Deal de l’année – Acquisitions
Vente d’OGP à Helios (Argentil)
Deal de l’année – Obligations
Helios Towers, placement à rendement élevé de 600 millions $ (Standard Bank)
Deal de l’année – Infrastructures
Fusion d’actifs AFC/Harith (Africa Finance Corporation)
African Banker Icon
Waheed A. Olagunju, Bank of Industry
Carrière exemplaire de l’année
Citi
Banque régionale d’Afrique du Nord
Attijariwafa Bank
Banque régionale d’Afrique de l’Ouest
Orabank
Banque régionale d’Afrique centrale
Trust Merchant Bank
Banque régionale d’Afrique de l’Est
KCB Bank
Banque régionale d’Afrique australe

Mauritius Commercial Bank

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Le 16ème rapport annuel “Perspectives économiques en Afrique 2017, élaboré par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), table sur une croissance de 1,9 % en 2017 et de 2,8 % en 2018 en Tunisie.
La croissance en Tunisie devrait rebondir en 2017 et 2018, compte tenu de l’accélération escomptée de l’investissement, liée au démarrage des grands projets prévus dans le Plan de développement stratégique- PDS 2016-2020) et de l’accélération du rythme de mise en œuvre des réformes structurelles notamment celle relative à la réforme de la fonction publique dans le cadre du programme mis en œuvre par le Fonds monétaire international (FMI) avec l’appui des partenaires au développement“, note ce rapport qui dresse l’état actuel des pays du continent et livre des prévisions économiques à deux ans.

Axé cette année sur le thème “Entrepreneuriat et industrialisation “, le rapport rappelle tout de même que “ces prévisions sont inférieures aux prévisions du PSD 2016-2020, qui cible une croissance de 3 % en 2016, 4 % en 2017 et 4.5 % en 2018. Mais la réalisation de ces objectifs suppose le maintien de conditions sécuritaires optimales sur l’ensemble du territoire, condition sine qua non à la reprise de l’investissement privé et notamment des IDE “. Les investissements directs étrangers ont connu un repli de 25.4 % au premier semestre 2016 par rapport à la même période de 2015.

Selon le rapport de la BAD, le gouvernement tunisien devra, dans les deux années à venir, consolider les comptes publics en fixant un niveau de dépenses courantes compatible avec la compétitivité de l’économie. Le redressement de l’économie pourrait s’appuyer sur une politique monétaire permettant de contenir l’inflation en 2017 et 2018 et par une réduction du déficit des comptes courants.

L’inflation baisse en 2018

Les tensions sur les finances publiques devraient cependant demeurer significatives en 2017 et 2018. De son côté, l’inflation devrait légèrement augmenter en 2017 avant de refluer à nouveau en 2018“, indique le rapport, estimant que la Tunisie a présenté, en 2016, toutes les caractéristiques d’une économie duale avec, d’un côté, un tissu industriel moderne regroupant 5 600 entreprises de plus de dix salariés et de l’autre côté un tissu de petites entreprises sous-capitalisées, majoritairement unipersonnelles et concentrées à plus de 80 % dans le secteur des services en particulier le commerce, le transport et l’entreposage.

Le rapport 2017 de la BAD a passé au crible la question du rôle des entrepreneurs dans l’industrialisation du continent africain. Il propose des solutions pratiques que les gouvernements africains peuvent adopter pour mettre en place des stratégies d’industrialisation efficaces. Des politiques favorisant les compétences, les regroupements d’entreprises (clusters) et le financement lèveraient des contraintes majeures rencontrées actuellement par les entreprises privées africaines.

Des notes pays offrent une synthèse des tendances récentes de l’économie, des prévisions de croissance du produit intérieur brut pour 2017 et 2018, et des principaux enjeux dans chacun des 54 pays africains. Une annexe statistique (disponible en ligne uniquement) permet de comparer les variables économiques, sociales et politiques propres à chaque pays. La note concernant la Tunisie est consultable sur le lien suivant :
http://www.africaneconomicoutlook.org/en/country-notes/tunisia/

TAP

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En collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le Forum économique mondial (FEM), la Banque africaine de développement a lancé la seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique le vendredi 19 mai, 2017, en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque à Ahmedabad en Inde.

L’Indice classe le niveau d’ouverture des pays africains en fonction des exigences imposées aux citoyens africains pour obtenir un visa d’entrée dans un pays africain donné. Le rapport offre un aperçu des pays qui facilitent les déplacements des ressortissants d’autres pays africains et les mesures prises à cet effet et indique si les citoyens africains sont autorisés à entrer dans les pays sans visa, s’ils peuvent obtenir le visa à l’arrivée ou s’ils doivent avoir le visa avant de voyager.

Dans l’ensemble, les africains ont pu voyager plus librement à travers le continent en 2016 car le niveau d’ouverture des pays africains s’est amélioré par rapport à 2015. Cependant, de nombreux défis restent à relever. La seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique met en évidence les différences régionales qui persistent en termes d’ouverture sur les visas. En guise d’exemple, 75% des 20 pays les plus ouverts se trouvent en Afrique de l’Est et de l’Ouest, 20% sont en Afrique Australe. La Mauritanie est le seul pays d’Afrique du Nord classé et aucun d’Afrique centrale figure parmi les 20 premiers. “J’ai besoin de 38 visas pour me déplacer en Afrique”, a déclaré Aliko Dangote, président du Groupe Dangote.

Bien que des défis demeurent, de nombreux progrès ont également été réalisés en 2016. À l’échelle continentale, le Ghana, classé 6ème, a le plus progressé dans l’ouverture de ses frontières aux voyageurs africains, gagnant ainsi 16 places par rapport à 2015. Le Sénégal, classé 15ème en 2016, intègre également le top 20 des pays les plus ouverts, gagnant ainsi 9 places par rapport à 2015. Quant à la Tunisie, elle gagne 13 places comparée à 2015. Les Seychelles dominent de nouveau le classement et restent le seul pays à offrir une entrée sans visa pour tous les africains.

“Nos dirigeants doivent abattre les murs qui séparent l’Afrique de l’Est,  l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Nous avons besoin d’un marché plus ouvert et plus large”, affirme Akinwumi A. Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, qui a reçu en son passeport africain, symbole de l’intégration du continent, en 2016.

La priorité aujourd’hui est de maintenir cette tendance positive et de mettre en œuvre la décision de l’Union africaine sur l’émission des visas à l’arrivée par tous les pays africains à tous les citoyens africains. Une politique libérale des visas en Afrique peut contribuer à une intégration africaine centrée sur les individus et offrir des opportunités de voyages, commerce, loisirs,  études et emplois à tous les africains.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

Plusieurs chefs d’Etat africains se réuniront à Ahmedabad, Inde, pour discuter de la situation des jeunes dans l’agriculture lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui se dérouleront dans ce pays du 22 au 26 mai 2017.

Les discussions porteront sur « L’Afrique en marche : impliquer les jeunes africains » et s’inspirera du thème central des Assemblées : «Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique ».

Le secteur de l’agriculture offre la possibilité de créer des emplois rémunérateurs et de la richesse pour les jeunes africains.

Le continent espère subvenir à ses propres besoins alimentaires et éradiquer la malnutrition d’ici 2015, mais la moyenne d’âge des agriculteurs du continent est aujourd’hui de soixante ans.

«Des opportunités existent pour les jeunes, à chaque étape de la chaîne de valeur du secteur agricole, de devenir des agri-preneurs. Les jeunes réalisent des choses nouvelles et étonnantes dans l’espace agricole sur l’ensemble du continent et ont besoin d’être motivés », a affirmé Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Pour encourager les jeunes à s’intéresser au secteur, la Banque et ses partenaires ont également créé le concours d’entrepreneuriat agricole « Agri-Pitch ». Les jeunes africains de 18 à 35 ans sont autorisés à y participer et à présenter leurs innovations.

Un appel à des projets d’entreprise a été lancé, et les trois (3) meilleurs concurrents seront invités à se joindre aux Assemblées annuelles pour présenter leurs propositions et recevoir un prix.

En partenariat avec l’Institut africain de développement, la BAD enverra les lauréats en Corée pour qu’ils y effectuent une visite d’étude.

« Déjà, nous observons quelques idées brillantes provenant d’agri-preneurs : par exemple, l’encouragement à l’utilisation de dispositifs de contrôle à distance tels que les GPS ou les drones pour contrôler la qualité des récoltes et prévoir les rendements ainsi que le développement d’applications permettant aux agriculteurs de vendre leurs produits à un prix de marché grâce aux téléphones mobiles », a déclaré Akinwumi Adesina.

Le président de la BAD attend avec intérêt la sélection des trois meilleurs candidats du concours AgriPitch, et se réjouit de les accueillir à Ahmedabad, en mai 2017.

En collaboration avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) du Nigéria, la BAD renforce également les capacités des jeunes agriculteurs grâce au programme ENABLE Youth (Empowering Novel Agri-Business-Led Employment)

ENABLE a montré qu’en améliorant l’accès des jeunes à l’entrepreneuriat agricole, ils deviendront la force motrice de la transformation de l’agriculture en Afrique.

En Inde, les Assemblées annuelles présenteront quelques jeunes agri-preneurs africains particulièrement brillants qui ont prouvé que, avec un meilleur accès à l’entrepreneuriat agricole, ils peuvent jouer un rôle moteur dans la transformation de l’agriculture en Afrique.

Jusqu’à présent, la Banque a débloqué plus d’un milliard de dollars pour soutenir des opérations montées par des jeunes, dont certaines au Cameroun, au Soudan et au Nigéria, pour n’en citer que quelques-unes.

Ces initiatives sont fondamentales dans le cadre de la Stratégie de la Banque en matière de transformation de l’agriculture en Afrique pour la période 2016-2025. L’agriculture figure au second rang des Cinq grandes priorités de la Banque – éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie de la population africaine – le plan directeur de la mise en œuvre de sa Stratégie décennale pour la période de 2013 à 2022.

La BAD prévoit que, grâce à ces opérations, plus de 300 000 entreprises et plus de 1,5 million d’emplois seront directement créés pour les populations, jeunes et moins jeunes.

« Avec des résultats aussi prometteurs, nous pouvons affirmer sans hésiter que l’avenir du secteur agroalimentaire et de la sécurité alimentaire en Afrique est sous contrôle », a déclaré Akinwumi Adesina.

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Le gouvernement Essid, entré en fonction en février 2015, a poursuivi la politique de relance mise en œuvre depuis 2011, avec une hausse notable de 21,6 % des dépenses d’investissement par rapport à 2014, pourtant les résultats restent insatisfaisants, d’après le rapport sur “les perspectives économiques en Afrique” réalisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) en 2016.
Il en ressort que “les politiques de relance mises en œuvre depuis 2011 se sont soldées par une détérioration sensible des finances publiques et des comptes extérieurs. Depuis 2010, le taux d’endettement de la Tunisie a augmenté d’environ 32 %, soit un rythme annuel moyen de 5,3 % très supérieur à la croissance moyenne de l’économie (2 %). L’encours de la dette devrait s’établir à 52,7 % du PIB en 2015 contre 49,4 % en 2014 et 39,7 % en 2010.
Selon la BAD, le modèle économique de la Tunisie souffre de nombreux handicaps structurels. La réglementation du travail et la lourdeur administrative sont des freins importants à l’investissement et un motif de découragement pour les chefs d’entreprises. Une enquête publiée par la Banque mondiale en février 2014 a montré que les chefs d’entreprises consacrent le quart de leur temps en moyenne et 13 % du chiffre d’affaires annuel à se conformer à la réglementation et à répondre aux contraintes bureaucratiques. Par ailleurs, le pays souffre d’une faible culture entrepreneuriale et de manque de capacité managériale dans les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) auxquels s’ajoutent d’importants problèmes de financement. Les femmes entrepreneurs sont particulièrement affectées.
La Tunisie au 105e rang mondial en matière de protection des investisseurs
Dans le classement Doing Business 2016 de la Banque mondiale, la Tunisie a gagné une place en matière de facilité de faire des affaires (74e rang sur 189 pays). Le nombre de procédures (10) et de jours nécessaire à la création d’une entreprise (11) restent cependant supérieurs à la moyenne de l’OCDE, avec 4,7 procédures et 8,3 jours de délais.
Toutefois, les scores de la Tunisie en matière de coûts et de délais pour la fermeture d’une entreprise s’alignent sur la moyenne de l’OCDE, avec un délai de 1,3 année (contre 1,7 année pour l’OCDE) et 7 % de la valeur du patrimoine (contre 9 %). La Tunisie se classe au 105e rang mondial et au 15e rang africain en matière de protection des investisseurs. Des efforts doivent être déployés pour rassurer ces derniers, notamment en matière de facilité des poursuites judiciaires (score de 5 sur 10), de transparence en matière de divulgation des informations (score de 4 sur 10) et de mécanismes de gouvernance permettant de limiter les risques de contrôle abusif et de retranchement du conseil d’administration (score de 4 sur 10).
Toutefois, le rapport a souligné que les réformes attendues pourraient permettre une réelle transformation économique. La nouvelle loi régissant la concurrence et les prix, adoptée en septembre 2015, permet d’améliorer les mécanismes de la concurrence, de la maîtrise des prix et renforcera les prérogatives du Conseil de la concurrence.
Par ailleurs, le nouveau Code de l’investissement devant être adopté avant la mi-juin 2016, visant à instituer des objectifs transversaux, n’exclure aucun secteur, réduire les autorisations, réviser les cahiers des charges, rendre possible l’embauche d’étrangers jusqu’à 30 % des effectifs d’encadrement, stimuler l’investissement dans l’agriculture (possession des terres agricoles) et mettre en place une instance nationale dédiée à l’investissement.
Le secteur financier, fragmenté et dominé par l’Etat
La faible performance du secteur financier représente un défi majeur, a fait valoir le rapport. Pendant la période de transition, les autorités ont engagé des réformes du secteur bancaire, qui reste cependant fragile. Le think tank américain néoconservateur Heritage Foundation (HF) attribue à la Tunisie une note de 30 sur 100 en 2015 en matière d’indépendance financière et la classe au 131e rang mondial (sur un total de 188 pays). Selon la HF, le secteur financier tunisien est fragmenté et dominé par l’Etat. Le ratio de solvabilité s’élève à 9,5 % en 2015 (12,5 % pour les banques privés et 3,5 % pour les banques publiques), inférieur au taux réglementaire de 10 %.
Par ailleurs, dans le cadre de l’accord de programme avec le Fonds monétaire international (FMI) signé en 2013, la Tunisie a recapitalisé ses trois banques publiques en 2015 : la BH en septembre, la STB et la BNA en octobre. En y ajoutant la régularisation d’une banque privée, la Banque franco-tunisienne (BFT), le ratio de solvabilité devrait s’améliorer et être en conformité avec les ratios prudentiels exigés par la BCT, a souligné la BAD.
“Le secteur bancaire souffre également, de mauvaise gouvernance. Les principales faiblesses concernent le suivi des risques, avec pour conséquence une faible diversification des portefeuilles de crédits et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % en 2015 contre un pic de 24,2 % en 2011), par rapport aux pays de la région. Toutefois, le taux de provisionnement a beaucoup progressé, à 56,6 % en 2015 contre 47,5 % en 2012”.
L’Agence de notation Standar & Poors a relégué en Avril 2015, le secteur bancaire tunisien dans le groupe 9 des pays à trés hauts risques ( sur une échelle de notation de 1 à 10). Par ailleurs, le secteur non bancaire reste peu développé . Les marchés de capitaux et des titres à revenu fixe sont encore relativement modestes et la capitalisation boursière ne dépasse pas 24% du PIB contre 76% au Maroc.
Dans le domaine de l’emploi, l’embauche a presque triplé entre 2010 et 2012, passant de 18 115 à 52 448 nouvelles recrues. Le secteur public emploie 585 000 fonctionnaires dans les administrations centrales et régionales, 33 000 agents à l’échelle locale, ainsi que 180 000 personnes dans les entreprises publiques. Selon le rapport Global Integrity 2015, la Tunisie a progressé dans la nomination des fonctionnaires depuis 2013 – année marquée par des attributions de postes sur des critères autres que la compétence. La société civile a contesté en 2014 la nomination de plus de 6 000 fonctionnaires entre 2011 et 2013.
La réglementation du travail en Tunisie demeure cependant une des plus rigides dans la région MENA, ainsi qu’à l’échelle du continent. Selon le rapport sur la compétitivité globale 2015-16 du Forum économique mondial (FEM), la Tunisie est classée au 133éme rang sur un total de 140 pays, en termes d’efficacité du marché du travail. En l’absence de réformes, le travail informel persiste dans de nombreux secteurs. Au lendemain de la Révolution, le taux de travailleurs informels a fortement augmenté, s’élevant à 33,9 % du total de l’emploi non agricole en 2013.
S’agissant du travail formel en Tunisie , l’extension de la sécurité sociale vers les différentes catégories socioprofessionnelles a été considérable, par rapport aux progrès des autres pays d’Afrique du Nord. Le taux de couverture légale se situe aujourd’hui aux alentours de 95 % de la population active occupée en 2013 dans le secteur formel.
Le rapport de la BAD a encore pointé du doigt le taux de pauvreté qui reste élevé en Tunisie ( 15,5% en 2010). Les régions du Centre-Est et Ouest sont les plus touchées, et leur écart s’est creusé par rapport au reste du pays

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 La Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, mercredi, un accord de prêt d’une valeur de 95 millions d’euros, l’équivalent de 183 millions de dinars, pour le financement d’une partie du programme d’alimentation en eau potable en milieu rural (AEPR).

Le montant du prêt, qui sera remboursé sur 20 ans dont 5 années de grâce, représente 94% du coût total du programme, estimé à 101 millions d’euros (192 millions de dinars). Les 6 millions d’euros (11,4 millions de dinars) restants seront à la charge du gouvernement tunisien.

Ce programme qui s’étale sur la période (2012-2016), a pour objectifs de faire bénéficier une population d’environ 350 000 habitants des zones rurales les plus déshéritées dans 20 gouvernorats, de l’accès à l’eau potable en quantité suffisantes et de bonne qualité en vue de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 98% à l’horizon 2016.

Il s’agit des localités les plus dispersées et les plus démunies des gouvernorats de l’Ariana, Béja, Ben Arous, Bizerte, Gabès, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, le Kef, Mahdia, Manouba, Médenine, Nabeul, Sfax, Sidi Bouzid, Siliana, Sousse, Tataouine et Zaghouan. Le taux d’accès à l’eau potable dans le milieu rural du reste des gouvernorats (Tunis, Monastir, Tozeur et Kébili) étant de 100%.

L’AEPR qui sera réalisé par la direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux (DGGREE) et les commissariats régionaux au développement agricole (CRDA), s’articule autour de la réhabilitation des anciens systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) pour l’amélioration de la qualité de l’eau, la réalisation de nouveaux systèmes et le renforcement des capacités de gestion des réseaux et des infrastructures.

La finalité est d’intégrer le monde rural dans le processus de développement économique et social de la Tunisie, de réduire les disparités régionales et de relever les défis liés à la raréfaction des ressources hydrauliques.

 

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