Tags Posts tagged with "Banque africaine de développement,"

Banque africaine de développement,

par -

Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement se classe au quatrième rang des meilleures entreprises pour lesquelles travailler sur le continent, selon l’enquête 2018 Careers in Africa Employer of Choice Survey (Des employeurs de choix pour une carrière en Afrique, NDLR).

L’enquête est disponible ici : https://goo.gl/PKD7Qf

Sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Banque africaine de développement.

Plus de 20 000 professionnels africains ont répondu aux questions de l’enquête portant sur la motivation des employés et les conditions de travail. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences, la qualité des prestations offertes en matière de soins de santé, la dimension de leadership et les perspectives d’évolution apparaissent comme des indicateurs clés des meilleurs employeurs.

« L’importance d’avoir un impact positif se ressent très fortement dans les réponses au questionnaire, explique Alex Mugan, directeur général de Global Career Company et co-auteur de l’étude avec la firme britannique Willis Towers Watson. Et d’ajouter : « Ceci, associé à la transformation organisationnelle en cours à la Banque africaine de développement, explique la grande estime dont jouit toujours la Banque (en tant qu’employeur) auprès de nombreux professionnels africains dans le monde entier. »

La confiance dans la haute direction – surtout en des dirigeants qui savent écouter –, les employeurs qui donnent l’exemple au plan éthique et ceux qui respectent les valeurs de l’entreprise apparaissent également comme les trois facteurs les plus importants pour choisir un employeur en Afrique.

« Les employés apprécient les dirigeants qui défendent une mission constructive, a indiqué M. Mugan. Les marques dont les dirigeants s’y emploient de façon tangible ont tendance à être mieux appréciées ».

Attirer l’élite des cadres africains

« Ce classement conforte les efforts du Conseil d’administration de la Banque et de son management pour accélérer le changement institutionnel nécessaire et les efforts pour attirer les meilleurs et les plus brillants, afin de mettre en œuvre le programme des High 5 de la Banque (https://goo.gl/vUGZFL) que sont Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », a déclaré le président de la Banque, Akinwumi Adesina.

La Banque affiche un excellent score pour sa capacité à attirer les meilleurs talents de toute l’Afrique et demeure dans le top 5 des organisations et institutions multilatérales les mieux notées.

Cette étude met en lumière un glissement dans la gestion des talents, marqué par un intérêt accru des demandeurs d’emploi pour le financement des investissements, tandis que les employeurs recherchent des experts avertis dans le numérique.

Dans l’ensemble, l’enquête révèle que la sécurité de l’emploi est considérée comme l’une des raisons principales pour rester au sein d’une organisation. Outre les facteurs qui attirent les hommes, comme le perfectionnement des compétences, le rapport indique que les femmes, dans leur carrière professionnelle, s’intéressent davantage à des critères comme la couverture santé, des conditions de travail flexibles, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ou l’éthique.

Plus qu’un simple classement, ce rapport entend faire réfléchir sur ce qui fait un employeur de choix en Afrique et, ce faisant, changer de manière positive l’expérience des employés en Afrique.

La liste des 100 entreprises sélectionnées compte des banques, des compagnies pétrolières, des marques de produits de grande consommation et des opérateurs de téléphonie mobile.

par -

Les 53e Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (https://am.AfDB.org/fr) se sont achevées, vendredi 25 mai 2018 à Busan, en Corée, dans un climat de satisfaction générale marqué, notamment, par la décision du Conseil des gouverneurs d’autoriser l’ouverture des consultations en vue de l’augmentation générale du capital de la Banque.

A l’issue de sa troisième et dernière session, vendredi, le Conseil des gouverneurs a salué les performances de la Banque en 2017, qui a enregistré 8,7 milliards de dollars américains d’approbation et plus de 7 milliards de décaissements, des résultats jamais atteints depuis sa création en 1964.

« Nous, gouverneurs, réunis à Busan, prenons note de l’augmentation des décaissements en 2017, la plus élevée de l’histoire de la Banque. À cet égard, nous saluons les réalisations de la Banque et l’encourageons à faire plus en matière d’efficience et d’impact sur le développement », souligne le communiqué final de la réunion.

Grâce à ses bonnes performances, la Banque a pu accroître son revenu net. Sa gestion prudente des risques financiers et opérationnels a ainsi permis d’affecter un volume sans précédent dans l’histoire de la Banque aux réserves. Elle a également permis à la Banque de maintenir sa note AAA auprès des plus importantes mondiales de notation.

Les 80 gouverneurs de la Banque, qui représentent les 80 pays membres du Groupe de la Banque, régionaux et non régionaux conjugués, ont également souligné la nécessité d’avoir une Banque africaine de développement forte et financièrement viable, efficace, efficiente, responsable et axée sur les résultats.

Aussi ont-ils autorisé le Comité consultatif des gouverneurs à lancer des discussions sur l’augmentation générale du capital, dont l’objet est de permettre à la Banque de répondre aux besoins de financement de ses pays membres régionaux et d’atteindre ses objectifs de développement.

Pour les gouverneurs, cette augmentation du capital devrait être précédée par la présentation « d’un rapport stratégique bien ciblé sur le rôle du Groupe de la Banque dans le contexte de l’architecture global de développement et une évaluation des réformes pour accroitre la capacité de la Banque à réaliser ses objectifs ».

Financements extérieurs et ressources internes

Les débats des 53e Assemblées annuelles ont également mis évidence la nécessité d’associer la recherche de financements extérieurs à la mobilisation de ressources internes, notamment, à travers une gestion plus efficace des finances publiques et une lutte sans merci contre les flux financiers illicites qui sortent du continent africain.

Les gouverneurs ont salué à cet égard « les efforts déployés par la Banque pour encourager les réformes de la réglementation financière, qui sont de nature à attirer les investissements institutionnels et mobiliser des financements mondiaux en faveur de l’Afrique, par le biais du Forum pour l’investissement en Afrique » prévu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Démarrées le 23 mai, en présence du Premier ministre rwandais Edouard Ngirente, dont le pays assure la présidence de l’Union africaine, de son homologue marocain Saadine Othmani ainsi que le maire adjoint de Busan Jae Min Park, les 53e Assemblées annuelles ont permis de discuter en sessions plénières et ateliers des meilleurs leviers pour « accélérer l’industrialisation de l’Afrique ».

Au-delà de l’industrialisation, les gouverneurs exhortent  « la Banque à continuer à œuvrer, avec les autres partenaires au développement, à la recherche d’idées nouvelles pour développer, financer et accélérer la transformation économique de l’Afrique ».

A Busan, les assemblées annuelles ont été l’opportunité de célébrer le partenariat qui unit la Corée et l’Afrique, avec la Conférence de coopération bilatérale Corée-Afrique (KOAFEC), sous la co-présidence de vice-Premier coréen et ministre de la Stratégie et des finances Dong Yeon Kim, président du Conseil des gouverneurs de la Banque et d’Adesina Akinwumi, président de la Banque africaine de développement.

Malabo, après Busan

A cette occasion, la Corée a annoncé la mise en place d’une enveloppe de 5 milliards de dollars pour financer divers projets de coopération avec l’Afrique, notamment dans les domaines du développement du savoir, du renforcement des capacités, de l’énergie et des ressources humaines.

« De tout point de vue, ces assemblées annuelles ont été un formidable succès collectif. Grâce à tous, et particulièrement à nos hôtes coréens, nous avons pu travailler dans de meilleures conditions pour arriver à cet excellent résultat », a déclaré le président Akinwumi Adesina, lors de la cérémonie de clôture.

« Mesdames et messieurs les gouverneurs, vous actionnaires de la Banque, nous vous avons écouté. Nous avons pris note de nos attentes et nous nous réjouissons de votre soutien. Soyez assurés que moi-même, la haute direction et tout le personnel, ne ménagerons aucun effort pour la transformation économique de l’Afrique et le bien-être de ses populations », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la Guinée équatoriale, Lucas Abaga Nchama, nouveau président du Conseil des gouverneurs car son pays abritera la prochaine édition des Assemblées, a, pour sa part, promis des Assemblées annuelles tout aussi fructueuses en 2019 à Malabo, la capitale.

« Je vous exhorte à venir très nombreux l’année prochaine en Guinée équatoriale. Vous y trouverez un accueil chaleureux et un cadre de travail qui nous permettra d’avoir de très fructueuses délibérations. Soyez assurés que mon pays sera à la hauteur de la confiance que vous lui faite en le choisissant pour accueillir les 54e assemblées annuelles de la Banque africaine de développement », a-t-il assuré.

par -

Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire du Cameroun, Alamine Ousmane Mey, et le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale (www.AfDB.org), Ousmane Doré, ont procédé, le 24 mai 2018 à Busan en Corée, à la signature de deux accords de prêt d’un montant total de 44,51 millions d’euros.

Ces financements de la Banque africaine de développement (33,32 millions d’euros) et du Fonds africain de développement (environ 11,19 millions d’EUR) sont destinés à financer partiellement le Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du lac Tchad devant relier le Cameroun et le Tchad.

« Ce projet s’inscrit dans les priorités stratégiques des deux pays et est conforme à la Stratégie à long terme 2013-2022 de la Banque, qui accorde la priorité aux infrastructures à caractère régional. Il s’intègre à deux des axes majeurs des 5 priorités opérationnelles de la Banque, les High5, notamment, « Intégrer l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique » », a déclaré Ousmane Doré.

Le projet vise l’amélioration du système de transport de la région du bassin du Lac Tchad et le développement et la compétitivité économique de la zone transfrontalière du Cameroun et du Tchad, par la création d’une nouvelle route de transit. Ce projet est particulièrement important du fait des enjeux sécuritaires de la zone en proie avec la menace de la secte Boko-Haram.

Grâce à une meilleure circulation des personnes et des biens entre les deux pays, et au désenclavement des zones à fortes potentialités économiques du Nord du Cameroun (agriculture, minerais, bois…) et du Sud-Ouest du Tchad, les coûts de transport seront réduits, les conditions de vie des populations riveraines de la route seront améliorées et le commerce et le transit facilités.

Parmi les activités inscrites au programme figurent la construction d’un pont sur le fleuve Logone, entre les villes de Bongor au Tchad et Yagoua au Cameroun d’une longueur totale de 620 mètres linéaires ; la construction d’une route de raccordement sur environ 14 km de part et d’autre des deux villes; et des aménagements connexes portant sur la réhabilitation d’infrastructures socioéconomiques et la promotion des activités entrepreneuriales des femmes et des jeunes en vue d’amplifier les impacts du projet.

Le projet bénéficie également d’un cofinancement de l’Union européenne, à hauteur de 40 millions d’euros.

S’exprimant à cette occasion, Alamine Ousmane Mey s’est félicité des résultats attendus du projet qui contribueront à la réduction de la pauvreté et à l’intégration sous-régionale en Afrique centrale.

« Le projet est en cohérence avec le document « Cameroun Vision 2035 » qui considère que le développement des infrastructures doit être étroitement encadré par les objectifs économiques visant entre autres à transformer le pays en principal carrefour des échanges en Afrique Centrale », a-t-il déclaré.

La cérémonie de signature du Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du Lac Tchad a été organisée en marge de la 53e Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et de la 44e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement qui se tiennent depuis le 21 mai 2018 à Busan en Corée du Sud.

par -

La 53e Assemblée annuelle du conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 44e Assemblée du conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (https://www.AfDB.org/fr/annual-meetings-2018), guichet concessionnel du Groupe de la Banque, se dérouleront du 21 au 25 mai 2018 à Busan, en Corée.

Alors que l’Afrique connaît une forte croissance économique depuis près de deux décennies, l’industrialisation ne s’est pas développée dans la même mesure sur le continent. En moyenne, l’industrie africaine génère seulement 700 dollars EU de PIB par habitant, ce qui représente à peine un cinquième du chiffre correspondant pour l’Asie de l’Est (3 400 dollars EU). En outre, les exportations africaines sont constituées de produits manufacturés à faible intensité technologique et de ressources naturelles non transformées, qui représentent plus de 80 % des exportations de l’Algérie, de l’Angola ou du Nigeria, par exemple.

L’industrialisation rapide de l’Afrique offre la possibilité d’un scénario gagnant-gagnant — pour le monde et certainement pour le continent. Elle contribuerait également à accroître la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation tout en créant des emplois hautement qualifiés dans le secteur formel. Elle permettrait également de promouvoir les liens entre les services et les secteurs agricoles, entre les économies rurales et urbaines et entre les consommateurs, les intermédiaires et les industries de biens d’équipement. L’industrialisation permettra aussi de réduire la volatilité — ou la tendance à long terme à la détérioration — des prix des produits manufacturés par rapport à ceux des matières premières, tout en aidant les pays africains à sortir de la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières.

Le thème suscite beaucoup d’intérêt au moment où les entreprises coréennes et asiatiques sont de plus en plus actives en Afrique. Quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de l’expérience de développement de la Corée ? Les relations entre l’Afrique et la Corée, bâties sur un modèle gagnant-gagnant, peuvent-elles permettre au continent de revendiquer une part plus importante du commerce mondial ? Les liens commerciaux et financiers afro-asiatiques peuvent-ils favoriser le développement du secteur privé africain ? Quels sont les leviers politiques les plus efficaces qui pourraient favoriser la transformation structurelle sur le continent ? Comment le continent peut-il tirer des leçons des expériences de la Corée et des nations africaines les mieux placées en ce domaine, telles que Maurice, le Maroc, l’Éthiopie et le Rwanda, dans le processus d’industrialisation ? Ces questions et bien d’autres seront débattues lors des Assemblées annuelles de Busan.

Les Assemblées annuelles constituent l’un des plus grands rassemblements économiques en Afrique. Des milliers de délégués, des chefs d’État, des représentants du secteur public et du secteur privé, les partenaires au développement et les universitaires réfléchiront sur l’industrialisation de l’Afrique — l’une des priorités stratégiques High 5 de la Banque (https://www.afdb.org/fr/the-high-5) à même d’améliorer les conditions de vie des Africains.

Au cours de ces réunions, la Banque organisera une série d’activités de partage de connaissances afin de générer de nouvelles idées pour développer et financer l’industrialisation de l’Afrique. Un des moments forts de ces rencontres sera une table ronde présidentielle de haut niveau intitulée Accélérer l’industrialisation de l’Afrique : Ouvrir le présent à l’avenir. La table ronde offrira l’occasion aux dirigeants politiques d’Afrique et de Corée de présenter leurs visions et stratégies pour l’industrialisation ainsi que des idées pour surmonter les défis à venir en matière de mise en œuvre.

La Banque lancera la version actualisée des Perspectives économiques en Afrique (AEO) 2018 — sa publication économique phare. Plusieurs activités de partage de connaissances sont au programme, parmi lesquelles un panel sur les Voies de l’industrialisation, dans lequel les intervenants débattront des différentes trajectoires que les pays africains peuvent suivre vers une industrialisation durable. Un panel sur l’Avenir du travail et l’industrialisation examinera comment l’Afrique peut adapter ses systèmes éducatifs et les compétences des travailleurs aux nouvelles réalités économiques, en particulier pour le développement industriel du continent.

par -

Lors du lancement de l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique, le rapport phare que produit chaque année la Banque africaine de développement, il avait été annoncé que la publication serait étoffée, dès cette année et pour la première fois depuis 15 ans qu’elle existe, de focus régionaux – un pour chacune des cinq grandes régions d’Afrique.

Gros plan sur la région Afrique du Nord : une première

L’Afrique du Nord a donc droit à une analyse distincte, qui passe en revue les spécificités de la région, entre défis et opportunités, succès et perspectives. « Perspectives économiques en Afrique est une publication phare de la Banque, très appréciée des décideurs, des chercheurs et des experts, pour sa qualité d’analyse et ses recommandations pratiques sur la manière de traiter les questions cruciales de développement. Elle fournit également une vue d’ensemble des économies des 54 pays africains », souligne l’économiste en chef et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la gestion du savoir Célestin Monga. Et d’ajouter : « En proposant pour la première fois des approches régionales, nous souhaitons mettre à profit l’expertise de la Banque et donner plus de profondeur d’analyse et de pertinence à cette publication. »

L’Afrique du Nord, au 2e rang des régions d’Afrique les plus performantes

L’année 2017 s’est conclue en Afrique du Nord sur une croissance de 4,9 % du PIB réel, en hausse par rapport aux 3,3 % enregistrés en 2016. Cette performance économique est d’ailleurs supérieure à la moyenne affichée par le continent dans son ensemble (3,6 %) et place la région de l’Afrique du Nord en deuxième position en Afrique, derrière l’Afrique de l’Est (5,9 %). Ces chiffres s’expliquent notamment par une production de pétrole plus importante que prévue en Libye, qui a permis au pays de voir son PIB bondir de 55,1 % en 2017. Mais aussi par la performance du Maroc, qui a vu son taux de croissance passer de 1,2 % en 2016 à 4,1 % en 2017, car stimulé par la hausse de la productivité agricole, qui a profité d’une bonne saison des pluies conjuguée aux impacts positifs du déploiement du Plan Maroc Vert. Portée par son programme de réformes macroéconomiques et structurelles, l’Égypte affiche elle aussi une croissance enviable de son PIB, de l’ordre de 4 % en 2017.

D’un point de vue global, la croissance de la région Afrique du Nord est nourrie principalement par le secteur réel, dont de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que par la consommation privée et publique. Les perspectives demeurent positives pour 2018 et 2019 grâce, notamment, aux réformes engagées dans l’ensemble des pays de la région. Selon les projections, la croissance de l’Afrique du Nord devrait atteindre respectivement 5 % et 4,6 % en 2018 et 2019.

Le rapport rendu public le 12 mars à Tunis

« Perspectives économiques en Afrique est le fruit de recherches poussées, qui incluent la collecte de données, l’analyse et des projections. Les économistes de la Banque ont redoublé d’efforts pour produire ces rapports économiques régionaux, qui enrichissent davantage les produits du savoir de la Banque », indique Shimeles Abebe, directeur par intérim chargé de la Politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque.
Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2018 dédié à l’Afrique du Nord sera dévoilé le lundi 12 mars 2018 à 14 h à Tunis, en Tunisie, dans les locaux du Bureau régional de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. La présentation de ce nouveau rapport sera faite par Assitan Diarra-Thioune, économiste régionale pour l’Afrique du Nord, au nom de l’économiste en chef et vice-président de la Banque Célestin Monga, et en présence du directeur général de la Banque pour la région Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Des représentants des autorités du pays, ainsi que du secteur privé et des organisations partenaires, outre des membres de la société civile et des journalistes sont conviés au lancement de la publication. Les cinq rapports régionaux seront tous lancés à la même date, dans les différentes régions du continent.

Communiqué

par -

Lors d’une première historique, les gouverneurs de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est ont rencontré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le président de l’institution Akinwumi Adesina et les membres de sa haute direction pour échanger sur les défis économiques, les opportunités et les succès enregistrés sur le continent.

Les discussions ont à cette occasion porté, notamment, sur le déficit de financement d’infrastructures estimé à près de 170 milliards de dollars à travers le continent, la croissance démographique avec en particulier les défis posés par l’emploi des jeunes, un enjeu important pour la paix, la sécurité et la stabilité.

Le président Adesina a assuré lors de la réunion que la Banque avait l’intention de faire de ces consultations régionales stratégiques un événement annuel afin de permettre un dialogue plus ouvert, des retours constructifs et l’accélération des réformes en matière de développement.

« Il nous reste douze ans pour les ODD. Cette échéance est une alerte : si l’Afrique n’atteint pas les ODD, le reste du monde ne les atteindra pas. La Banque africaine de développement accélère le développement à travers la mise en œuvre de ces cinq priorités stratégiques dites High 5 », a-t-il souligné.

« Nous mobilisons, a ajouté le président de la Banque, toujours plus de ressources pour le développement de l’Afrique et nous sommes heureux de constater que l’impact de nos interventions se fait sentir. »

Les gouverneurs — principalement les ministres des finances et les ministres de la planification économique représentant le Burundi, les Comores, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et la Tanzanie — ont abondé dans le même sens.

« Les High 5 sont, de toute évidence, les priorités du moment pour l’Afrique », a déclaré Henry Rotich, ministre kenyan des Finances.

« La Banque a financé l’une de nos interventions clés, le projet Last Mile, grâce auquel 70 % des Kenyans ont désormais accès à la terre dans les zones rurales. Savez-vous ce que cela signifie ? Grâce à cette réforme, plus de gens peuvent travailler, récolter, étudier et créer des emplois. Si nous mettons en œuvre les High 5 avec succès, nous pouvons relever certains des principaux défis auxquels nous sommes confrontés. »

Le ministre des Finances et de la planification de la Tanzanie, Isdor Mpango, a noté quant à lui que son pays a aligné ses propres priorités de développement avec sur les High 5 de la Banque.

« Nous voulons être un pays à revenu intermédiaire en 2015, a-t-il déclaré. Comment y parvenir ? Les High 5 sont précisément les cinq points sur lesquels vous devez travailler. »

Le ministre somalien des Finances, Abdirahman Beileh, a décrit le rôle unique que la Banque a joué dans la transition de son pays.

« Avec le soutien de la Banque, la Somalie est passée d’un Etat défaillant à un Etat fragile, a-t-il déclaré. La Banque africaine de développement a toujours été présente à nos côtés. »

Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a souligné certaines des réalisations de la Banque au cours des sept dernières années. Environ 27 millions d’Africains ont bénéficié de connexion à l’électricité, et 49 millions ont bénéficié d’améliorations dans l’agriculture. Quelque 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, et près d’un million de petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Au cours de la même période, 23 millions de femmes ont bénéficié des améliorations dans l’agriculture et 10 millions ont pu profiter de projets d’investissement.

Les prêts aux pays à faible revenu ont été multipliés par 17, passant de 434 millions de dollars en 2010 à 7,5 milliards de dollars en 2016. Les prêts aux pays à revenu intermédiaire ont doublé. Le portefeuille actif de projets du secteur privé de la Banque est passé de 15 milliards de dollars en 2010 à 30 milliards de dollars en 2016.

Adesina a relevé que la Banque avait levé l’année dernière 9,73 milliards de dollars auprès des marchés financiers pour les pays africains et qu’elle avait ainsi atteint le plus haut niveau de décaissement annuel de son histoire, soit 7,67 milliards de dollars.

Le ministre djiboutien des Finances, Hmadou Ibrahim, a demandé à la Banque de veiller à ce que les projets d’infrastructure financés dans les pays voisins soient étendus à son pays, soulignant l’importance de l’intégration régionale par le rail et les routes.

« Pour un pays comme le mien, l’intégration régionale est un problème de survie, a-t-il déclaré. Sans intégration régionale, Djibouti, ce lien entre l’Afrique et l’Asie, n’existerait pas. En conséquence, tous nos investissements portent la marque de l’intégration régionale dans notre environnement. »

Hassatou N’Sele, trésorière de la Banque et vice-présidente en charge des finances par intérim, a souligné l’excellent portefeuille du secteur privé de la Banque dans les pays à faible revenu avec près de 2,4 milliards de dollars en 2017. Plus de 458 entreprises ont été financées par la Banque dans ces pays.

Une augmentation de capital substantielle permettra à la Banque africaine de développement de réaliser son solide pipeline d’opérations (15 milliards en 2018 seulement). Les perspectives pour 2018-2020 sont brillantes : 50,3 millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux transports contre 14 millions en 2017. Plus de 35 millions de personnes auront accès à l’électricité, contre 4,4 millions en 2017.

Matia Kasaijja, ministre des Finances et de la planification économique de l’Ouganda et gouverneur de la Banque pour son pays, a exprimé son ferme soutien à une augmentation générale du capital pour permettre à la Banque d’accélérer le développement social et économique de l’Afrique. Il a noté que la Banque a conservé sa notation AAA malgré un contexte économique difficile ayant entrainé le déclassement de plusieurs pays et institutions.

Le ministre soudanais des Finances et de la planification économique, Mohammed Osman Al-Rikabi, a déclaré : « La plupart de nos partenaires se sont concentrés sur le soutien humanitaire, mais la Banque africaine de développement travaille main dans la main avec le gouvernement pour résoudre les problèmes macroéconomiques. Nous apprécions à sa juste mesure le soutien que la Banque africaine de développement nous apporte dans notre lutte pour le redressement de notre économie. »

Le président Adesina a remercié les gouverneurs pour leur appréciation du travail de la Banque dans leurs pays respectifs.

« Votre soutien et votre confiance en la Banque sont encourageants, ils signifient beaucoup pour nous, leur a-t-il dit. Vous êtes le vent dans nos voiles. »

par -

La Banque africaine de développement et ses gouverneurs pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Nord ont souligné à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la nécessité de prendre des mesures urgentes pour faire face à la croissance démographique et au chômage des jeunes.

A l’issue d’une rencontre de deux jours, ils ont toutefois reconnu que la forte progression de la population du continent, notamment sa jeunesse, est un moteur de croissance potentielle pour le monde.

« La bonne nouvelle est que la solution est à notre portée et nécessitera des investissements », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement qui a, notamment, échangé avec les gouverneurs sur la meilleure stratégie pour combler le déficit d’investissement dans les infrastructures en Afrique estimé à près de de 170 milliards de dollars.

Pour combler le déficit d’investissement, assurer la croissance inclusive et créer des emplois pour la population du continent, la réunion a approuvé le principe d’organiser le African Investment Forum sous l’égide de la Banque africaine de développement et l’a décrit comme une formidable opportunité de mobiliser des investissements à fort impact.

Le ministre tanzanien des Finances et de la planification, Isdor Mpango, a plaidé pour une implication plus étroite du secteur privé dans le financement du développement sur le continent.

« La Banque africaine de développement est bien placée pour conseiller, aider les gouvernements et le secteur privé à proposer des projets bancables », a déclaré M. Mpango, appelant à l’accès à des ressources directes pour fournir un soutien budgétaire et des opportunités d’investissement.

L’African Investment Forum, prévu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, permettra à la Banque et ses partenaires de présenter des projets bancables, d’attirer des financements et de fournir des plateformes pour investir en Afrique.

« Une des spécificités du Africa Investment Forum est qu’il n’y aura pas de discours, les seuls discours seront des transactions », s’est félicité le président Adesina.

Claver Gatete, ministre des Finances et de la planification économique du Rwanda, a déclaré : « La Banque africaine de développement a déjà discuté avec nous du concept du Africa Investment Forum et le gouvernement rwandais prend très au sérieux ce forum. »

« Les emplois viendront de l’industrialisation : la nouvelle approche consistant à utiliser le Forum africain de l’investissement pour réduire les risques et attirer les investisseurs est la voie à suivre », a estimé Kiplagat Rotich, ministre kenyan des Finances.

On estime que 13 % de la population mondiale vit aujourd’hui en Afrique subsaharienne. Ce chiffre devrait plus que doubler d’ici à 2050. Selon la division de la population de l’ONU, quatre milliards (ou 36 % de la population mondiale) pourraient vivre dans la région d’ici à 2100. L’Afrique devrait avoir plus de 840 millions de jeunes d’ici 2050, le continent ayant la population la plus jeune sur Terre.

Selon Adesina, « il nous reste 12 ans pour réaliser les Objectifs de développement durable, et si l’Afrique n’atteint pas les Objectifs de développement durable, le monde ne les atteindra pas non plus. La Banque africaine de développement accélère le développement de l’Afrique à travers ses High 5. Nous approfondissons nos réformes, nous avons porté nos décaissements à leur plus haut niveau l’année dernière et nous mobilisons davantage de ressources pour l’Afrique. »

Le ministre tunisien des Finances, Zied Ladhari, a rappelé que le transfert temporaire des activités de la Banque dans son pays pendant 11 ans a contribué à renforcer les liens. « Nous partageons la vision de la Banque : l’Afrique est le continent de l’avenir, c’est un grand moment pour l’Afrique avec la Banque au centre. L’exploitation du potentiel des économies africaines est une tâche que la Banque doit accomplir. »

Dans le cadre du programme High 5 de la Banque, 13 millions de femmes africaines ont bénéficié de nouvelles connexions électriques et 23 millions d’améliorations agricoles. En outre, 10 millions de femmes ont pu accéder à des projets d’investissement.

Une analyse de l’impact de la Banque africaine de développement de 2010 à 2017 indique que 27 millions d’Africains ont eu accès à de nouvelles connexions électriques. Quelque 899 000 petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Plus de 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

« Avec le soutien de la Banque, la Somalie est passée d’un État défaillant à un État fragile, a affirmé le ministre somalien des Finances, Abdirahman Beileh. La Banque africaine de développement a toujours été présente à nos côtés. Ensemble, nous pouvons atteindre la lumière qui brille au bout du tunnel. »

Le ministre algérien des Finances, Abderahmane Raouia, a déclaré : « Le plus grand défi pour l’Afrique aujourd’hui est la création d’emplois, un enjeu de stabilité et un levier pour tirer la croissance économique vers le haut. Nous devons offrir aux jeunes des opportunités d’emploi pour les convaincre de rester ici, sur le continent. »

Selon Simon Mizrahi, directeur du département de l’Assurance qualité et des résultats à la Banque africaine de développement, la Banque doit changer d’échelle. Ce ne sont plus des milliards qu’elle doit mobiliser mais des trillions de dollars pour faire de l’impact.

L’ambassadeur égyptien en Côte d’Ivoire, Mohamed El-Hamzawi, qui représentait le ministre des Finances, a rappelé les deux révolutions que son pays a connues en 2011 et 2014. Il a remercié la Banque pour son soutien à la stabilisation macroéconomique, aux réformes financières, aux infrastructures et aux projets énergétiques, entre autres.

Le ministre marocain de l’Économie et des finances, Mohammed Boussaid, a salué l’ambition de la Banque pour l’Afrique et a souligné son soutien aux projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures. Il a déclaré : « Une augmentation de capital n’est pas un choix, c’est une nécessité. Aujourd’hui, le premier secteur d’exportation au Maroc n’appartient plus aux secteurs traditionnels tels que les phosphates, mais à l’industrie automobile. »

Grâce à une augmentation substantielle de capital, la Banque sera en mesure d’exécuter son solide pipeline d’opérations (15 milliards de dollars rien que pour 2018), y compris des projets d’infrastructure et d’intégration régionale. Les perspectives pour 2018-2020 sont brillantes, avec 50,3 millions de personnes qui devraient bénéficier d’un accès amélioré au transport contre 14 millions en 2017. En outre, plus de 35 millions de personnes devraient bénéficier de connexions électriques nouvelles ou améliorées, contre 4,4 millions en 2017.

par -

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, hôte du déjeuner annuel des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, a appelé, mercredi 6 février 2018  à Abidjan, les pays membres de la Banque à contribuer à la septième augmentation générale de capital pour permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement.

Accueillant les diplomates au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque, Adesina a partagé avec eux son analyse des performances des économies africaines, les a informés des activités de l’institution et a mis en lumière les problèmes économiques émergents auxquels devront faire face la Banque et le continent.

« La Banque africaine de développement, votre banque, véritable chef de file, se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. Avec le ferme soutien pour une augmentation générale de capital de la part de notre conseil d’administration, des gouverneurs de la Banque, et de vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires, l’Afrique connaîtra en effet un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a-t-il déclaré.

Adesina a salué la performance de l’Afrique en notant que le continent reste résilient face aux vents contraires de l’économie mondiale et aux chocs climatiques, comme l’indiquent les Perspectives économiques en Afrique 2018 (https://goo.gl/JQHkFa) de la Banque, rapport publié à Abidjan le 17 janvier 2018.

La croissance moyenne du PIB était de 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, a-t-il déclaré. Dix-huit pays africains ont progressé au-dessus de 5 % en 2017 et 37 autres au-dessus de 3 %. La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019.

Des impacts impressionnants sur le développement réalisés par la Banque

En 2017, la Banque a réalisé des impacts impressionnants sur le développement. Le High 5 Éclairer l’Afrique (https://goo.gl/xy1DtB) et l’alimenter en énergie a permis à 4,4 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité. Le High 5 Nourrir l’Afrique (https://goo.gl/xXLX1S) a doté 8,5 millions d’Africains d’un accès à des technologies agricoles améliorées. Le High 5 Intégrer l’Afrique (https://goo.gl/suRKDM) a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Le High 5 Industrialiser l’Afrique (https://goo.gl/19y8sJ) a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et le High 5 Améliorer la qualité de vie (https://goo.gl/sgP7WZ) des populations africaines a fourni à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, a déclaré Adesina.

Le président est également revenu sur d’importantes étapes concernant les réformes en cours de la Banque et ses réalisations au cours de l’année écoulée :

  • avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire, tout en conservant son triple A décerné par toutes les grandes agences de notation internationales ;
  • ses investissements de 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, en augmentation de 30 % par rapport à 2016 ;
  • l’institution a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à trois ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars ;
  • en 2016, son revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars avant de grimper à 855 millions de dollars en 2017, en hausse de près de 54 % par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à 2015.

La Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité pour exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. L’initiative devrait permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau.

Une généreuse augmentation de capital générale permettra à la Banque de faire plus

La Banque « se réforme, innove et joue un rôle de chef de file », grâce au soutien solide qu’elle reçoit de ses pays membres, s’est félicité Adesina, estimant qu’un tel soutien sera encore plus nécessaire lors de l’augmentation générale du capital pour aider la Banque à faire plus pour l’Afrique.

« Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la Banque africaine de développement représentant l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque », a-t-il apprécié.

« Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage… mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années », a promis Adesina.

Johannesburg accueillera l’Africa Investment Forum en novembre 2018

Pour inciter les fonds de pension africains et mondiaux, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels pour investir en Afrique, la Banque a lancé le Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum transactionnel devrait devenir le premier marché de l’investissement en Afrique, a indiqué Adesina, notant que plusieurs institutions homologues ont manifesté leur intérêt à participer à ce qui pourrait devenir le plus grand accélérateur d’investissement du secteur privé en Afrique.

Dans sa réponse, le doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Joseph Spitieri, a félicité Adesina pour son 58e anniversaire et a félicité la Banque pour avoir aidé à sortir les gens de la pauvreté.

« Le succès de votre stratégie synthétisée dans les High 5 témoigne de votre engagement à aider les gens en Afrique et à réduire la pauvreté », a déclaré le représentant du Vatican.

« Nous souhaitons plein succès à la Banque dans ses efforts pour améliorer le sort des personnes les plus démunies d’Afrique », a-t-il ajouté.

Lire le discours : http://bit.ly/2Bf1ErJ

par -
Le rapport annuel 2013 du groupe de la Banque africaine de développement

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a plaidé pour une accélération de l’industrialisation de l’Afrique, afin de créer des emplois, réduire la pauvreté et d’encourager une croissance économique inclusive.

En lançant l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique (http://APO.af/irnYkv) l’une des publications phares de la Banque, dévoilée mercredi 17 janvier 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Akinwumi Adesina a indiqué que les projets d’infrastructures sont au nombre des investissements les plus rentables qu’une entreprise puisse faire, car ils peuvent « sensiblement contribuer à stimuler et à soutenir la croissance économique d’un pays. Les infrastructures, quand elles sont bien gérées, fournissent les ressources financières pour faire tout le reste. »

Parce que la diversification économique est la clé pour résoudre quantité des difficultés auxquelles se heurte le continent, le président de la Banque africaine de développement a appelé les gouvernements africains à encourager une transition vers les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, notamment dans les zones rurales, où réside 70% de la population du continent.

« L’agriculture doit être à l’avant-garde de l’industrialisation de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que des sources d’énergie intégrées et des infrastructures de transport adaptées faciliteraient l’intégration économique, appuieraient le développement de la chaîne de valeur agricole et les économies d’échelle qui sont les moteurs de l’industrialisation.

Face à l’auditoire, composé de décideurs politiques et de membres du corps diplomatique présents en Côte d’Ivoire, Adesina a argué que la diversification économique via l’industrialisation, assortie d’investissements matériels en capital humain, permettra à la population des jeunes du continent, en plein essor, de réussir la transition vers des secteurs productifs axés sur les technologies.

Akinwumi Adesina a également argué que l’industrialisation de l’Afrique pourrait avoir un effet “gagnant-gagnant” – relativement méconnu – dans les pays développés, citant pour se faire le rapport qui note que « l’augmentation de la part de l’industrie dans le PIB africain (ainsi que dans d’autres pays moins avancés) pourrait stimuler les investissements dans le G20 d’environ 485 milliards de dollars et dans la consommation des ménages d’environ 1 400 milliards de dollars. »

Le président de la Banque a mis en avant différentes solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique pourraient générer des capitaux en faveur du développement des infrastructures, tout en faisant part de l’action que poursuit la Banque à travers ses High 5 (http://APO.af/xjqhmW) son ambitieux programme de développement pour remédier les problèmes évoqués dans le rapport.

Et le président de la Banque a annoncé que la Banque organiserait le Forum de l’investissement en Afrique les 7 et 8 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, afin de mobiliser des fonds destinés au développement des infrastructures, de combler un déficit de financement de 130 à 170 milliards par an – en hausse par rapport aux estimations antérieures qui faisaient état de 100 milliards de dollars par an.
Les nouvelles estimations de déficit de financement des infrastructures et les solutions novatrices grâce auxquelles les pays d’Afrique peuvent recueillir des fonds pour financer le développement de leurs infrastructures, figurent parmi les points forts de l’édition 2018 du rapport, dont le lancement a eu lieu au siège de la Banque à Abidjan – une première en quinze années d’existence.

Publié pour la première fois en 2003, Perspectives économiques en Afrique, (http://APO.af/UJVw6V) était lancé tous les ans au mois de mai, principalement dans différentes capitales africaines, hors du siège de la Banque.

Perspectives économiques en Afrique est devenu le rapport phare de la Banque africaine de développement, ainsi que l’a souligné Célestin Monga, chef-économiste et vice-président de la Banque, chargé de la gouvernance économique et gestion du savoir, en ce qu’il fournit des données et des documents de référence sur le développement de l’Afrique d’un intérêt certain pour les chercheurs, investisseurs, organisations de la société civile, partenaires au développement et les journalistes.

L’édition de cette année porte sur le développement macroéconomique et les changements structurels en Afrique, outre l’état des lieux dressé pour les perspectives économiques en 2018. Le rapport souligne la nécessité de développer les infrastructures africaines et recommande de nouvelles stratégies et des outils financiers innovants, que les pays peuvent envisager d’utiliser en fonction de leur niveau de développement et de leur contexte spécifique.

« La Banque publiera des Perspectives économiques régionales en Afrique pour les cinq sous-régions de l’Afrique », a indiqué Abebe Shimeles, directeur par intérim de la politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque. Ces rapports autonomes et indépendants, qui devraient être rendus publics lors des prochaines Assemblées annuelles de la Banque, en mai 2018, porteront sur les domaines de préoccupation prioritaires de chacune des sous-régions et fourniront une analyse du paysage économique et social – entre autres enjeux.

Des membres du corps diplomatique présent en Côte d’Ivoire, des représentants d’organisations internationales et de banques multilatérales de développement, de la société civile et de nombreux journalistes étaient présents au lancement et à la présentation de la publication, un évènement modérée par le directeur de la communication et des relations extérieures de la Banque, Victor Oladokun.

Le rapport est publié tous les ans par la Banque africaine de développement ; il est disponible dans son intégralité en anglais, en français et en portugais sur www.AfDB.org/aeo.

Hashtag officiel : #2018AEO

par -

La Banque africaine de développement présentera, ce mercredi 17 janvier 2018, en son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’édition 2018 de son rapport annuel phare intitulé laA cette occasion, l’institution de référence en matière de financement du développement en Afrique, fournira des chiffres éloquents sur les résultats et perspectives macroéconomiques dans l’ensemble du continent.

Le lancement sera diffusé en direct sur : http://APO.af/FXxZEj

Le rapport « Perspectives économiques en Afrique » fournit des clés pour décrypter et comprendre les multiples réalités socioéconomiques des pays africains grâce à des évaluations régulières, rigoureuses et comparatives.

Il offre des prévisions à court et moyen termes concernant l’évolution des principaux indicateurs économiques pour l’ensemble des 54 États membres régionaux, et fait le point sur les défis socioéconomiques et les progrès enregistrés dans chaque pays.

Le rapport propose les analyses des économistes de la Banque africaine de développement concernant le développement économique de l’Afrique au cours de l’année écoulée et pour les prochaines années. Les « Perspectives économiques en Afrique » sont devenues le principal rapport de la Banque africaine de développement et une publication de référence pour tous ceux qui s’intéressent au développement de l’Afrique, notamment les chercheurs, les investisseurs, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires au développement.

L’édition présentée mercredi à Abidjan fournira une analyse rigoureuse et exhaustive de l’état de l’économie africaine, et des profils nationaux détaillant ainsi les principales évolutions récentes et les perspectives pour chaque pays.

Ces rapports complets et indépendants mettront l’accent sur les enjeux de préoccupation de chaque sous-région et fourniront une analyse précise et rigoureuse de l’environnement économique et social.

Outre le principal rapport PEA, certaines questions urgentes et d’actualité seront abordées. Comme auparavant, des économistes de la Banque prépareront des synthèses économiques par région d’ici à la fin janvier.

Des perspectives économiques actualisées seront également, comme d’habitude, présentées lors des Assemblées annuelles de la Banque prévues en mai 2018.

Compte tenu de l’évolution rapide de l’Afrique et de l’ordre économique international, la Banque a remanié le rapport pour renforcer sa pertinence politique tout en veillant à ce qu’il réponde adéquatement aux besoins des opérations de la Banque. Plusieurs modifications sont évidentes.

Afin de faciliter le dialogue politique et le plaidoyer, le rapport PEA 2018, qui compte plus de 54 fiches-pays, a été réduit à un maximum de quatre chapitres, soit 180 pages environ contre plus de 300 pages par le passé.

Les Perspectives économiques en Afrique sont publiées chaque année par la Banque africaine de développement. Le rapport intégral sera disponible en ligne à 14 h le mercredi 17 janvier 2018 sur le site www.AfDB.org. Hashtag officiel : #2018AEO

La cérémonie de lancement aura lieu de 12 h à 14 h à l’auditorium Babacar Ndiaye au siège de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire

par -

Le conseil d’administration du Groupe la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, ce mercredi 22 novembre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, un prêt de 122 millions d’euros destiné à assurer le financement du Projet d’appui à la connectivité routière dans le nord-est de la Tunisie (PACR).

Ce projet a pour objectif d’améliorer la compétitivité de l’économie tunisienne à travers l’accompagnement de la demande croissante du trafic des biens et des personnes en circulation entre la région de Bizerte, au Nord, et le reste du pays.

Le présent projet fait écho à trois des cinq priorités stratégiques de la BAD (les High 5) : « Industrialiser l’Afrique » par le développement de zones industrielles exportatrices ; « Améliorer les conditions de vie des populations africaines » à travers la réduction du coût de congestion et la réhabilitation d’espaces urbains et « Nourrir l’Afrique » grâce à une meilleure valorisation des périmètres et produits agricoles.

Le PACR est également en phase avec les priorités du Plan de développement stratégique de la Tunisie (PSD 2016-2021).

« Ce projet va améliorer encore plus la mobilité des populations et des biens dans l’agglomération de Bizerte et de Beja ainsi que vers Jendouba », a apprécié Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour l’Afrique du Nord.

S’exprimant lors de l’approbation du programme par le conseil d’administration de la BAD, M. Azizi a ajouté : « En outre, le port de Bizerte est appelé à devenir le premier port en Tunisie, renforçant ainsi la compétitivité de l’économie du pays ».

D’un coût total de 277,29 millions d’euros, le PACR est également financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) pour 123 millions et par le gouvernement tunisien à hauteur de 32,29 millions d’euros.

Le conseil d’administration de la BAD avait approuvé, en juin 2017, sa stratégie d’assistance à la Tunisie pour la période 2017-2021. Les interventions de la Banque s’articuleront autour de deux piliers : le renforcement de l’industrie et le développement des chaînes de valeur et l’amélioration de la qualité de vie des populations dans les gouvernorats prioritaires.

par -

Le gouvernement Essid, entré en fonction en février 2015, a poursuivi la politique de relance mise en œuvre depuis 2011, avec une hausse notable de 21,6 % des dépenses d’investissement par rapport à 2014, pourtant les résultats restent insatisfaisants, d’après le rapport sur “les perspectives économiques en Afrique” réalisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) en 2016.
Il en ressort que “les politiques de relance mises en œuvre depuis 2011 se sont soldées par une détérioration sensible des finances publiques et des comptes extérieurs. Depuis 2010, le taux d’endettement de la Tunisie a augmenté d’environ 32 %, soit un rythme annuel moyen de 5,3 % très supérieur à la croissance moyenne de l’économie (2 %). L’encours de la dette devrait s’établir à 52,7 % du PIB en 2015 contre 49,4 % en 2014 et 39,7 % en 2010.
Selon la BAD, le modèle économique de la Tunisie souffre de nombreux handicaps structurels. La réglementation du travail et la lourdeur administrative sont des freins importants à l’investissement et un motif de découragement pour les chefs d’entreprises. Une enquête publiée par la Banque mondiale en février 2014 a montré que les chefs d’entreprises consacrent le quart de leur temps en moyenne et 13 % du chiffre d’affaires annuel à se conformer à la réglementation et à répondre aux contraintes bureaucratiques. Par ailleurs, le pays souffre d’une faible culture entrepreneuriale et de manque de capacité managériale dans les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) auxquels s’ajoutent d’importants problèmes de financement. Les femmes entrepreneurs sont particulièrement affectées.
La Tunisie au 105e rang mondial en matière de protection des investisseurs
Dans le classement Doing Business 2016 de la Banque mondiale, la Tunisie a gagné une place en matière de facilité de faire des affaires (74e rang sur 189 pays). Le nombre de procédures (10) et de jours nécessaire à la création d’une entreprise (11) restent cependant supérieurs à la moyenne de l’OCDE, avec 4,7 procédures et 8,3 jours de délais.
Toutefois, les scores de la Tunisie en matière de coûts et de délais pour la fermeture d’une entreprise s’alignent sur la moyenne de l’OCDE, avec un délai de 1,3 année (contre 1,7 année pour l’OCDE) et 7 % de la valeur du patrimoine (contre 9 %). La Tunisie se classe au 105e rang mondial et au 15e rang africain en matière de protection des investisseurs. Des efforts doivent être déployés pour rassurer ces derniers, notamment en matière de facilité des poursuites judiciaires (score de 5 sur 10), de transparence en matière de divulgation des informations (score de 4 sur 10) et de mécanismes de gouvernance permettant de limiter les risques de contrôle abusif et de retranchement du conseil d’administration (score de 4 sur 10).
Toutefois, le rapport a souligné que les réformes attendues pourraient permettre une réelle transformation économique. La nouvelle loi régissant la concurrence et les prix, adoptée en septembre 2015, permet d’améliorer les mécanismes de la concurrence, de la maîtrise des prix et renforcera les prérogatives du Conseil de la concurrence.
Par ailleurs, le nouveau Code de l’investissement devant être adopté avant la mi-juin 2016, visant à instituer des objectifs transversaux, n’exclure aucun secteur, réduire les autorisations, réviser les cahiers des charges, rendre possible l’embauche d’étrangers jusqu’à 30 % des effectifs d’encadrement, stimuler l’investissement dans l’agriculture (possession des terres agricoles) et mettre en place une instance nationale dédiée à l’investissement.
Le secteur financier, fragmenté et dominé par l’Etat
La faible performance du secteur financier représente un défi majeur, a fait valoir le rapport. Pendant la période de transition, les autorités ont engagé des réformes du secteur bancaire, qui reste cependant fragile. Le think tank américain néoconservateur Heritage Foundation (HF) attribue à la Tunisie une note de 30 sur 100 en 2015 en matière d’indépendance financière et la classe au 131e rang mondial (sur un total de 188 pays). Selon la HF, le secteur financier tunisien est fragmenté et dominé par l’Etat. Le ratio de solvabilité s’élève à 9,5 % en 2015 (12,5 % pour les banques privés et 3,5 % pour les banques publiques), inférieur au taux réglementaire de 10 %.
Par ailleurs, dans le cadre de l’accord de programme avec le Fonds monétaire international (FMI) signé en 2013, la Tunisie a recapitalisé ses trois banques publiques en 2015 : la BH en septembre, la STB et la BNA en octobre. En y ajoutant la régularisation d’une banque privée, la Banque franco-tunisienne (BFT), le ratio de solvabilité devrait s’améliorer et être en conformité avec les ratios prudentiels exigés par la BCT, a souligné la BAD.
“Le secteur bancaire souffre également, de mauvaise gouvernance. Les principales faiblesses concernent le suivi des risques, avec pour conséquence une faible diversification des portefeuilles de crédits et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % en 2015 contre un pic de 24,2 % en 2011), par rapport aux pays de la région. Toutefois, le taux de provisionnement a beaucoup progressé, à 56,6 % en 2015 contre 47,5 % en 2012”.
L’Agence de notation Standar & Poors a relégué en Avril 2015, le secteur bancaire tunisien dans le groupe 9 des pays à trés hauts risques ( sur une échelle de notation de 1 à 10). Par ailleurs, le secteur non bancaire reste peu développé . Les marchés de capitaux et des titres à revenu fixe sont encore relativement modestes et la capitalisation boursière ne dépasse pas 24% du PIB contre 76% au Maroc.
Dans le domaine de l’emploi, l’embauche a presque triplé entre 2010 et 2012, passant de 18 115 à 52 448 nouvelles recrues. Le secteur public emploie 585 000 fonctionnaires dans les administrations centrales et régionales, 33 000 agents à l’échelle locale, ainsi que 180 000 personnes dans les entreprises publiques. Selon le rapport Global Integrity 2015, la Tunisie a progressé dans la nomination des fonctionnaires depuis 2013 – année marquée par des attributions de postes sur des critères autres que la compétence. La société civile a contesté en 2014 la nomination de plus de 6 000 fonctionnaires entre 2011 et 2013.
La réglementation du travail en Tunisie demeure cependant une des plus rigides dans la région MENA, ainsi qu’à l’échelle du continent. Selon le rapport sur la compétitivité globale 2015-16 du Forum économique mondial (FEM), la Tunisie est classée au 133éme rang sur un total de 140 pays, en termes d’efficacité du marché du travail. En l’absence de réformes, le travail informel persiste dans de nombreux secteurs. Au lendemain de la Révolution, le taux de travailleurs informels a fortement augmenté, s’élevant à 33,9 % du total de l’emploi non agricole en 2013.
S’agissant du travail formel en Tunisie , l’extension de la sécurité sociale vers les différentes catégories socioprofessionnelles a été considérable, par rapport aux progrès des autres pays d’Afrique du Nord. Le taux de couverture légale se situe aujourd’hui aux alentours de 95 % de la population active occupée en 2013 dans le secteur formel.
Le rapport de la BAD a encore pointé du doigt le taux de pauvreté qui reste élevé en Tunisie ( 15,5% en 2010). Les régions du Centre-Est et Ouest sont les plus touchées, et leur écart s’est creusé par rapport au reste du pays

par -

 La Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, mercredi, un accord de prêt d’une valeur de 95 millions d’euros, l’équivalent de 183 millions de dinars, pour le financement d’une partie du programme d’alimentation en eau potable en milieu rural (AEPR).

Le montant du prêt, qui sera remboursé sur 20 ans dont 5 années de grâce, représente 94% du coût total du programme, estimé à 101 millions d’euros (192 millions de dinars). Les 6 millions d’euros (11,4 millions de dinars) restants seront à la charge du gouvernement tunisien.

Ce programme qui s’étale sur la période (2012-2016), a pour objectifs de faire bénéficier une population d’environ 350 000 habitants des zones rurales les plus déshéritées dans 20 gouvernorats, de l’accès à l’eau potable en quantité suffisantes et de bonne qualité en vue de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 98% à l’horizon 2016.

Il s’agit des localités les plus dispersées et les plus démunies des gouvernorats de l’Ariana, Béja, Ben Arous, Bizerte, Gabès, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, le Kef, Mahdia, Manouba, Médenine, Nabeul, Sfax, Sidi Bouzid, Siliana, Sousse, Tataouine et Zaghouan. Le taux d’accès à l’eau potable dans le milieu rural du reste des gouvernorats (Tunis, Monastir, Tozeur et Kébili) étant de 100%.

L’AEPR qui sera réalisé par la direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux (DGGREE) et les commissariats régionaux au développement agricole (CRDA), s’articule autour de la réhabilitation des anciens systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) pour l’amélioration de la qualité de l’eau, la réalisation de nouveaux systèmes et le renforcement des capacités de gestion des réseaux et des infrastructures.

La finalité est d’intégrer le monde rural dans le processus de développement économique et social de la Tunisie, de réduire les disparités régionales et de relever les défis liés à la raréfaction des ressources hydrauliques.

 

FOCUS 🔍

Comme à l’accoutumée, la BIAT- Banque Internationale Arabe de Tunisie – lance sa campagne estivale à destination des Tunisiens Résidents à l’Etranger « TRE...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Nigeria Air, c’est le nom de la compagnie aérienne nationale que le pays le plus peuplé d’Afrique va lancer d’ici la fin de l’année....

Reseaux Sociaux

SPORT

"On essaie de trouver un accord, Nice, Balotelli et nous", a déclaré le directeur sportif de l'Olympique de Marseille, Andoni Zubizarreta, au sujet de l'éventuelle arrivée...