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Brexit

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Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne (UE) pour le Brexit, a fait savoir mercredi que Londres quitterait le marché unique et l’union douanière. Lors de son allocution devant le parlement européen à Bruxelles, il a ajouté qu’environ 80 à 85% de l’accord du Brexit avait été convenu avec ses homologues britanniques.

Selon Reuters, Michel Barnier a toute fois affirmé que Bruxelles était ouverte à l’établissement d’une zone de libre-échange avec le Royaume-Uni.

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Le Royaume-Uni a perdu 52 milliards £ depuis sa sortie de l'UE

Le coût du Brexit ou ses gains, objet de toutes le supputations, de toutes les conjectures. Enfin pour les gains on repassera, les partisans de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne sont revenus de leur rêve fou et feraient les choses autrement si c’était à refaire. Donc parlons des coûts pour les Britanniques. Et bien la facture est salée. Le magazine Challenges, en reprenant des informations de l’agence Reuters, a fait ses comptes ce dimanche 30 septembre 2018. Il parle d’une perte de 500 millions de livres (soit 560 millions d’euros) par semaine, 52 milliards de livres au total en 2 ans. Ce montant astronomique pulvérise pour l’instant toutes les économies qu’a faites le Royaume-Uni en arrêtant sa contribution d’Etat-membre de l’UE.

Le Center for European Reform (CER), un groupe d’études spécialisé sur l’UE, a accentué la désillusion des partisans du Brexit en affirmant que la taille de l’économie britannique est d’à peu près 2,5 % inférieure à ce qu’elle aurait été si le «oui» au maintien dans l’UE l’avait raflé au référendum de juin 2016. Les finances publiques du pays ont été rognées de 26 milliards de livres par an, ajoute le CER, une tendance qui ne cesse de s’accentuer selon lui…

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En divorçant avec l’Union européenne, les Britanniques espéraient conserver les avantages avec leurs voisins (accords préférentiels, libre-circulation des flux financiers, tarifs douaniers spéciaux, etc.) tout en évitant les inconvénients de l’UE (immigration, contraintes budgétaires, dépenses communautaires…). Mais voilà, le Brexit, décidé par les Britanniques suite à un référendum qui a secoué toute l’Europe, prend des allures de désenchantement. Le réveil est difficile, surtout parce que les Européens, revanchards, ne font rien pour faciliter la tâche au gouvernement de Theresa May, au contraire. Mais du reste ils avaient promis, à demi-mots, de faire vivre l’enfer aux Britanniques pour effrayer les membres de l’UE tentés de filer à l’anglaise. Maintenant l’exécutif britannique commence à prendre la mesure de tout ce que le pays pourrait perdre, économiquement, et essaye de trouver des débouchés partout où il le peut, jusqu’en Afrique. Il y a littéralement panique à bord, au point que si c’était à refaire, les citoyens voteraient, avec nette majorité, à 59%, en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE, indique une enquête d’opinion réalisée par les centres d’études NatCen et The UK in a Changing Europe, publiée ce mercredi 05 septembre 2018, rapporte Reuters.

Seuls 41% des sondés voteraient en faveur du Brexit si le référendum avait lieu aujourd’hui, c’est presque 11 points de moins que le taux qui a fait basculer le destin du Royaume-Uni le 23 juin 2016 (51,9% en faveur de la sortie de l’UE). C’est tout simplement la volte-face la plus spectaculaire en faveur du “Remain” depuis le triomphe des eurosceptiques.
Toutefois Theresa May, dont les actions sont aussi bien critiquées par une frange dans son camp que par les pro-UE, a fermé la porte à toute nouvelle consultation populaire sur la question du retour dans la communauté européenne. Mais il n’est pas sûr qu’elle puisse, dans la durée, résister à une forte poussée citoyenne en faveur de l’organisation d’un nouveau référendum si les les déboires économiques post-Brexit devaient se corser…

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Brexit oblige, le Royaume-Uni devra ratisser large pour compenser les pertes occasionnées par le divorce d’avec l’Union européenne. Et il semble que l’Afrique soit une des priorités des Britanniques. La Première ministre britannique, Theresa May, qui entame ce mardi 28 août 2018 sa première tournée africaine (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya), a même déclaré que son pays ambitionnait d’être l’investisseur occidental numéro 1 sur le continent, rapporte l’AFP. La Chine étant très loin devant, il y a des places à se disputer avec la France, l’Italie et l’Allemagne.

“Je peux annoncer aujourd’hui une nouvelle ambition. D’ici 2022, je veux que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique”, a déclaré May dans une allocution prononcée dans la ville du Cap, au sud-ouest de l’Afrique du Sud
Je souhaite des économies africaines fortes avec lesquelles les entreprises britanniques peuvent faire des affaires de façon libre et équitable”, a martelé la Première ministre devant une assistance de businessmen sud-africains et britanniques.
Les défis auxquels l’Afrique est confrontée dépassent la seule Afrique (…). Il est dans l’intérêt du monde entier que ces emplois soient créés pour s’attaquer aux causes et aux symptômes de l’extrémisme et de l’instabilité, pour gérer les flux migratoires et pour encourager une croissance propre (…). Si nous n’y parvenons pas, les conséquences économiques et environnementales atteindront rapidement les quatre coins de notre monde interconnecté” et “les conséquences humaines (…) seront tout autant globales”, a déclaré May.

L’offensive de charme a plutôt bien commencé, en effet la Première ministre britannique approuve la nouvelle politique foncière du gouvernement sud-africain. Comprenez par là une redistribution plus équitable des terres, essentiellement monopolisées par les blancs
La Grande-Bretagne soutient depuis quelque temps la réforme foncière. Une réforme foncière qui est légale, qui est transparente, qui émerge d’un processus démocratique”, a affirmé May devant la presse à Cape Town, citée par Reuters. Rien à voir avec la sortie catastrophique du président américain, Donald Trump, qui a accusé les autorités sud-africaines de se livrer à des “expropriations” et à des “meurtres de grande ampleur de fermiers” blancs…

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Le divorce avec l’Union européenne va coûter cher au Royaume-Uni : entre 40 et 45 milliards d’euros, a fait savoir ce vendredi un porte-parole de Downing Street, selon L’Express. Les deux parties auraient trouvé ce vendredi 08 décembre 2017 un accord de principe sur les trois dossiers brûlants : la facture du Royaume-Uni pour rembourser à l’UE les montants qu’elle a décaissés, le sort réservé aux citoyens européens et la frontière entre les deux Irlande. Maintenant que ces questions semblent réglées, Londres et Bruxelles vont attaquer le nécessaire remodelage de leurs relations commerciales.

Si les Britanniques en restaient à cette facture, ce serait plutôt une bonne affaire au regard des premières estimations du Financial Times qui faisaient état d’une ardoise de près de 100 milliards d’euros.

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Le très médiatique ex-ministre de l’Education Néji Jalloul, qu’on a peu entendu depuis son éviction, fait son come back, mais  pas les mains vides. En effet il s’est présenté, sur Jawhara FM ce lundi 11 septembre, avec, dit-il, un projet pour sauver Nidaa Tounes, qui prend l’eau de toutes parts. «Je reviens aujourd’hui vers ma famille Nidaa Tounes pour laquelle j’ai un plan de sortie de crise»…

On a également appris que la semaine prochaine, il allait reprendre, comme si de rien n’était, ses activités d’enseignant universitaire et qu’il reste fidèle à son parti. «Cette année est décisive, il faut redonner du tonus au parti, la diriger vers une nouvelle vision et fédérer davantage ceux qui sont porteurs des principes du parti» a plaidé Jalloul.

L’ancien ministre s’est aussi aventuré sur des terrains qu’on le lui connaissait pas, préfigurant peut-être le nouveau costume qu’il entend endosser. Il a ainsi pointé la concurrence déloyale qui frappe les secteurs du textile et de l’alimentaire en Tunisie. Sa solution : Un «protectionnisme sectoriel», n’hésitant pas à donner l’exemple de Donald Trump aux USA ou du Brexit en Grande-Bretagne.

S’agissant du poste d’ambassadeur qui lui a été proposé après son départ du département de l’Education, il a indiqué : «Je ne veux pas quitter la Tunisie, de plus ma femme risque de perdre son boulot et ma fille est scolarisée ici. J’allais toucher 7000 euros mais j’ai refusé car je veux vivre en Tunisie !».

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C’est un revers net pour l’extrême droite autrichienne, qui pensait «renverser le vieux système» des élites viennoises. Et bénéficier d’un effet Trump et du Brexit. Hier, l’écologiste Alexander Van der Bellen, 72 ans, ex-doyen de la faculté d’économie de Vienne et ancien dirigeant des Verts, a largement remporté la présidentielle en Autriche. Il était crédité de 53,3 % des voix, selon les premières projections, contre 46,7 % à Norbert Hofer, vice-président du Parlement et cadre du Parti de la liberté (FPÖ), rapporte Boursorama.com.

Ce score marque une nette progression du candidat écologiste, qui avait obtenu 50,3 % des voix lors du scrutin invalidé du 22 mai. Van der Bellen a bénéficié d’un front républicain et d’une participation en hausse (73,8 % contre 72,7 % le 22 mai), indique la même source.

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Le premier gouvernement Valls

La montée des populistes et des nationalistes fait trembler les chancelleries occidentales, et l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, qui a bien surfé sur ces thèses, n’a pas arrangé les choses. Le Premier ministre français, Manuel Valls, a mis le doigt sur le péril qui guette l’Union européenne, avec un ton volontairement alarmiste, rapporte le  DailyMail. C’était lors d’une rencontre organisée par le Sueddeutsche Zeitung, l’un des grands journaux allemands.

Valls n’a pas pris de gant en déclarant que l’UE pourrait sombrer si les exécutifs allemands et français n’écoutent pas assez les échos provenant des citoyens en matière d’immigration et de terrorisme.
Il a ajouté que l’Europe a “une grande responsabilité” et le que Vieux continent pourrait exploser si les deux pays ne coopèrent pas davantage pour doper la croissance et offrir des emplois aux chômeurs.
Il a invité la France à déverrouiller encore plus son économie ; il suggère au couple franco-allemand, moteur de l’Union, de mieux harmoniser ses efforts pour s’attaquer aux nombreux défis rencontrés par l’Europe, que ce soit la crise migratoire, l’économie ou le terrorisme.

Le chef du gouvernement français a également parlé du Brexit, qui continue de traumatiser les gouvernements européens. Valls a mis en garde contre les manoeuvres des Britanniques, qui veulent en même temps s’affranchir du carcan européen pour corser les critères d’admission des étrangers, tout en continuant de bénéficier des avantages du marché unique européen. Il a affirmé que si Londres “pouvait avoir tous les avantages de l’Europe, sans les inconvénients, d’autres pays pourraient être tentés de quitter le giron européen”.

Enfin il a déclaré, pour bien marquer les esprits, que le Brexit et le triomphe de Trump démontrent qu’il ne faut pas rester sourd à la colère des peuples. “Nous faisons face à un moment dangereux, pour le monde, l’Europe et la France”, a-t-il lâché.

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Pour sortir de l’Union européenne, le Royaume-Uni pourrait ne pas se contenter du résultat du référendum sur le Brexit : un vote du Parlement britannique sur le déclenchement de la procédure est autorisé, selon la Haute Cour de justice de Londres, qui a statué hier jeudi 03 novembre.

Elle contredit de ce fait le gouvernement, qui ne jugeait pas utile ce vote. En clair, le Brexit pourrait désormais être conditionné à sa validation par le Parlement britannique. Le gouvernement britannique a aussitôt annoncé qu’il allait faire appel devant la Cour suprême de la décision, a rapporté le site “Libération.fr”.

«Le gouvernement est déçu par le jugement de la Cour. Le pays a voté pour quitter l’Union européenne lors d’un référendum approuvé par le Parlement et le gouvernement est déterminé à respecter le résultat du référendum. Nous ferons appel», a indiqué un porte-parole de Downing Street.

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La Première ministre conservatrice britannique Theresa May a annoncé dimanche qu’elle déclencherait avant la fin du mois de mars 2017 la procédure de divorce avec l’Union européenne, ouvrant la voie à une sortie du Royaume-Uni début 2019.

En activant en début d’année prochaine l’article 50 du Traité de Lisbonne, préalable aux discussions sur le Brexit, Mme May donnera le coup d’envoi à deux ans de discussions particulièrement complexes entre la deuxième économie européenne et les 27 membres restants de l’UE.

“Cette décision veut dire que nous avons le temps de développer notre stratégie pour les négociations et (mettre au point) nos objectifs”, a-t-elle déclaré lors d’un discours devant le congrès des conservateurs à Birmingham (centre de l’Angleterre). Avant d’ajouter que si elle s’était donné du temps depuis son arrivée au gouvernement le 13 juillet, il ne fallait pas non plus laisser les “choses s’éterniser trop longtemps”.

Elle a réaffirmé qu’elle souhaitait négocier le “meilleur accord possible”, donnant quelques indices sur la stratégie qu’elle pense mettre en place, sans trancher définitivement sur des questions comme le contrôle de l’immigration, que réclament les Britanniques, ou la place du Royaume-Uni dans le marché unique.

Elle a toutefois prévenu que le Royaume-Uni ne quittait pas l’UE pour “abandonner à nouveau le contrôle de l’immigration”.

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Londres devrait officiellement signifier sa volonté de quitter l’Union européenne avant la fin de l’année et cherche à développer des liens avec les pays hors Europe. La sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait intervenir début 2019. La date du 1er janvier a été évoquée, hier dimanche, par le ministre britannique du Commerce international, Liam Fox. «C’est la date sur laquelle je travaille et elle pourrait être avancée si nécessaire», a-t-il déclaré au Sunday Times.

Cela suppose que Londres active d’ici à la fin de l’année l’article 50 du traité de Lisbonne, qui permet de notifier formellement la volonté du pays de quitter l’UE et ouvre sur une période de négociations de deux ans. Avant son investiture mercredi dernier, la nouvelle Première ministre, Theresa May, avait indiqué qu’elle ne comptait pas déclencher l’article 50 «avant la fin de l’année». Alors que Bruxelles, de son côté, refuse d’engager les négociations sans ce préalable.

Source : lefigaro.fr

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Le gouvernement britannique a répondu samedi aux plus de quatre millions de citoyens qui ont signé une pétition pour appeler à l’organisation d’un second référendum après celui du 23 juin, en leur signifiant qu’il n’y aurait pas de second vote. Chaque signataire de la pétition a reçu un email signé par le ministère des Affaires étrangères et dans lequel on peut lire que “le gouvernement a répondu à la pétition que vous avez signée”.

Cette pétition appelait “le gouvernement à appliquer une règle qui veut que si un vote en faveur du maintien ou de la sortie (de l’UE) est basé sur moins de 60% des votants avec un taux de participation inférieur à 75%, alors il doit y avoir un autre référendum”. “Comme le Premier ministre l’a dit clairement dans sa déclaration devant la chambre des Communes le 27 juin, le référendum a été l’exercice démocratique le plus important de l’histoire britannique avec plus de 33 millions de personnes qui se sont prononcées”, indique la réponse du gouvernement.

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Les effets immédiats du référendum relatif à la sortie du Royaume-Uni  de l’Union Européenne sur les notes souveraines des pays du Moyen-Orient & Afrique  (MEA) semblent limités, selon l’agence de notation Fitch.

Les effets à court terme pourraient être induits par la  volatilité des marchés, alors  qu’un ralentissement de la croissance britannique et européenne pourrait peser sur les économies des pays  MEA sur lesquelles les tensions sont déjà accrues (10 sur 29 souverains notés dans la région sont sous perspective négative).

La Tunisie, à l’instar des pays de l’Afrique du Nord, risque d’être affectée par le ralentissement dans la zone Euro en termes d’exportations lesquelles s’élèvent à 21%.

La Tunisie, le Maroc et l’Egypte ont également une exposition importante au Royaume-Uni via le tourisme, relève Fitch qui rappelle que la Tunisie et l’Egypte se ressentent déjà d’importants effets négatifs dus aux attentats terroristes.

Le  Brexit a également entraîné une appréciation du dollar américain vis-à-vis de la plupart des monnaies des marchés émergents, ce qui va ajouter à la charge de la dette et au  service de la dette des pays dont les emprunts sont libellés en dollar. Cela signifie une certaine appréciation supplémentaire des taux de change et une perte de compétitivité ajoutant potentiellement aux déséquilibres macroéconomiques.

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Le principal artisan du Brexit, Nigel Farage, leader du parti europhobe et populiste Ukip, a fait savoir ce lundi 04 juillet 2016 qu’il lâche la direction de son parti, rapporte la BBC. Il a déclaré lors d’un point de presse : “J’ai décidé de quitter la présidence de l’Ukip. La victoire du camp favorable à la sortie du Royaume-Uni au référendum signe la fin de mon ambition politique. J’ai pris part à ce combat en quittant le monde des affaires parce que je voulais que nous devenions un pays autonome, pas pour entamer une carrière politique”.

Farage a ajouté : «Je voulais récupérer mon pays, maintenant je veux récupérer ma vie privée, et ça commence maintenant”. Il a déclaré qu’il a le sentiment d’avoir accompli sa tâche et que sa route en politique s’arrête là.

Le trublion de la scène politique anglaise se retire mais n’a pas l’intention de faciliter la tâche à ceux qui n’ont pas encore fait le deuil du Royaume-Uni au sein de l’Union  européenne, et ils sont très nombreux. Farage a invité ses partisans à bannir “toute faiblesse, ou tout apaisement” dans les pourparlers pour une bonne sortie du Royaume-Uni de l’UE. Il se dit que même effacé des tablettes du parti, il va continuer à mettre la pression sur le prochain gouvernement conservateur pour mettre en oeuvre immédiatement le choix fait par les Britanniques de vivre en dehors de l’UE. Donc ceux qui rêvent d’un autre référendum après le succès de la pétition des partisans du ‘IN’ sont avertis.

Un départ aux allures de débandade

Le départ précipité de Farage est tout de même assez étrange, lui qui pourtant après avoir appris que les résultats du référendum allaient dans son sens avait de suite appelé à mettre sur pied un gouvernement composé de pro-Brexit. Il avait même laissé entendre que lui et Boris Johnson, l’ex-maire de Londres, feraient partie de cette équipe de combattants. Sauf que depuis le bouillant Johnson, l’autre locomotive du Brexit, a déclaré ceci à propos de la succession de l’actuel Premier ministre, David Cameron : “Je dois vous avouer mes amis, vous qui avez attendu plein d’espoirs la conclusion de ce discours, qu’après avoir consulté mes collègues et au vu des circonstances au Parlement, j’en ai conclu que cette personne ne pouvait pas être moi”. Voilà, les deux figures emblématiques du Brexit ont jeté l’éponge, laissant les seconds couteaux recoller les morceaux, une tache très ardue.

On peut se demander si ces retraits ne sont pas simplement une débandade, au regard de la montagne de travail qui attend la prochaine équipe à la tête du pays. En effet il y a moult sujets épineux à traiter pour cette sortie de l’UE, sans parler des coups durs à venir pour l’économie britannique, et qu’il faudra assumer au sein du gouvernement. Par ailleurs les Européens ne feront aucun cadeau aux Britanniques, une manière de faire réfléchir à deux fois ceux qui sont tentés de filer à l’anglaise, notamment les riches pays du Nord du continent (Pays Bas, Finlande…). Peut-être que cette sombre perspective à fait perdre leurs moyens à nos preux chevaliers du Brexit…

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Brexit. Tout le monde ne parle plus que de ce cataclysme, de ses retombées pour l’économie mondialisée. Une étude du centre de recherche du Groupe Ecobank, la première banque panafricaine, nous aide à y voir plus clair dans la jungle des projets d’investissements et des nouvelles destinations où il est possible de prospérer malgré la morosité internationale. Et pour le Groupe Ecobank, pas de doute, il faut prendre la direction de l’Afrique, qui sort du lot par la « diversification » de ses économies et le boom des classes moyennes, ce qui offre une « multitude » de nouvelles niches d’investissement.

Des opportunités à foison

Selon le directeur de la recherche d’Eti, Edward George, les périls engendrés par la fonte du prix des matières premières et la réduction de la demande chinoise ont forcé les économies du continent à explorer de nouvelles pistes. C’est le cas, dit-il, des  télécommunications, de la technologie financière et des services. D’après lui les entreprises et les investisseurs ont intérêt à scruter à la loupe les secteurs qui bouillonnent sur le continent, et ne pas réduire l’Afrique aux économies en crise (Nigeria, Angola ou encore l’Afrique du Sud). M. George dit qu’il faut braquer les projecteurs sur cette Afrique qui est en pleine mutation économique et qui a beaucoup à apporter aux entreprises. « Malgré les risques associés à la chute du prix des matières premières et à la diminution de la demande chinoise, de nouvelles tendances transforment les économies de la région, en particulier dans les secteurs des télécommunications, de la technologie financière et des services. En effet, on ne peut plus parler aujourd’hui de l’essor de l’Afrique dans son ensemble, mais on constate tout de même une transformation économique sur le continent, certes plus sobre et plus nuancée qu’on ne l’attendait, mais bien réelle. L’Afrique n’est pas un pays : elle est composée d’au moins 54 pays, qui se développent à des rythmes différents et se diversifient de manière différente, offrant des opportunités aux entreprises et aux investisseurs », a-t-il dit.

Le Brexit, une chance pour l’Afrique ?

Chi Onwurah, députée de Newcastle upon Tyne Central et présidente du All-Party Parliamentary Group (APPG) pour l’Afrique, qui a assisté au lancement du guide Taux, devises et matières premières (FICC) en Afrique subsaharienne 2016, a appelé le continent africain à sortir par le haut du Brexit en regardant les opportunités qu’il offre. « On ne peut surestimer les répercussions du Brexit sur l’économie mondiale. Mais, alors que nous avons de grands défis à surmonter, nous devons également nous intéresser aux opportunités que représente le Brexit pour l’Afrique. L’accord commercial de l’UE avec l’Afrique a été critiqué pour ses effets négatifs sur l’industrie et l’agriculture africaines. Le Royaume-Uni pourrait être en mesure de mettre en œuvre une politique plus bénéfique aux deux parties », a t-elle déclaré.

Le Guide FICC en Afrique subsaharienne dresse un tableau des perspectives économiques dans la région et fait un focus sur les secteurs (finances, énergie et matières premières agricoles) qui animent la région. Les économies de 41 pays y d’Afrique subsaharienne y sont passées au crible et il apparait que, selon Ecobank, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Sénégal, le Ghana et l’Éthiopie sont en pole position pour les investisseurs en quête de niches. Ces pays pourraient surfer sur leur stabilité politique, leur niveau de croissance, leurs finances publiques saines et la qualité de leurs ressources humaines pour capter les flux d’investissements.

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L’expert en économie Moez Labidi a accordé une interview exclusive à Africanmanager où il a indiqué que le Brexit impacte l’Europe et le Royaume-Uni à travers deux effets. Un premier effet immédiat et un autre à moyen terme.

Pour l’effet immédiat, l’expert et analyste économique a signalé qu’il est facile de l’observer à travers l’ampleur de la volatilité sur les marchés des capitaux : une baisse historique de la livre sterling qui n’a jamais été atteinte depuis plus de 31 ans, la montée en flèche du prix de l’or, pour lequel les Britanniques ont augmenté de 32% leurs achats. Sur le marché mondial, le Brexit a également provoqué un mouvement de panique puisque les investisseurs en portefeuille avaient déserté les placements et les actifs en euros et en live sterling pour se positionner sur l’or et le dollar, considérés comme des valeurs refuge. Cet effet immédiat pourrait toutefois, selon Labidi, être tempéré par les interventions des banques centrales à travers l’achat des actifs en baisse (euros, livre sterling, obligations souveraines..).

L’autre effet du Brexit est à moyen terme. A ce stade, l’analyste en économie a expliqué que le Brexit pourrait provoquer la renégociation des accords signés depuis plus de 40 ans entre l’Europe et le Royaume Uni. Les Britanniques vont également se retrouver obligés de renégocier certains accords qui les lient aux pays européens ainsi que les partenaires de l’Union européenne, notamment la Tunisie. “L’entrée dans la ré-négociation impactera négativement la croissance économique non seulement européenne mais aussi britannique parce que ce processus de ré-négociation est générateur d’incertitudes et pourra freiner l’initiative d’investissement et repousse les stratégies de consommation des ménages, d’où un effet négatif sur la croissance en Europe et au Royaume Uni.

Il a toutefois indiqué que la baisse de la livre sterling pourrait atténuer le choc sur la croissance via l’amélioration de la compétitivité des exportations britanniques. Elle pourrait aussi avoir un effet positif sur la politique budgétaire dans la mesure où la sortie de l’UE offre plus de marges aux Britanniques puisqu’ils vont arrêter leurs contributions au budget de l’UE.
S’agissant de l’inflation, Moez Labidi a fait remarquer que le Brexit ne peut qu’avoir un effet négatif du fait de la baisse du livre sterling et de l’euro, soulignant toutefois qu’au niveau de la balance courante, la sortie du Royaume Uni va entraîner la chute des exportations des services financiers vers la zone euro. Et de rappeler à ce propos que les Britanniques enregistrent un excédent de 20 milliards d’euros sur les exportations de services financiers.

Évoquant l’impact du Brexit sur l’économie tunisienne, l’expert a assuré qu’un impact positif sur le dinar a été observé : “Le dinar tunisien a profité de la baisse de l’euro pour retrouver de la couleur”, a affirmé Labidi, expliquant que cela n’a pas été le cas avec le dollar qui a profité de son statut de valeur refuge.

Toutefois Labidi n’a pas caché que la sortie de la Bretagne de l’Union européenne a un effet négatif sur l’économie tunisienne via le recul de la croissance de la zone euro. Le Brexit retarde la reprise dans la zone euro et du coup le solde courant ne peut pas espérer une amélioration dans la mesure où les exportations ne pourraient pas démarrer tant que l’économie européenne tarde à présenter des signes positifs : ” Avec le Brexit, l’avenir du projet européen est menacé, et ce suite au risque de déclenchement d’un effet domino au sein de l’Europe sous l’impulsion des partis populistes de l’extrême droite qui n’ont cessé de monter dans les élections ces dernières années”, a-t-il dit.

Moez Labidi n’a pas aussi manqué de dire que cette nouvelle donne pèse aussi sur les comportements des travailleurs tunisiens à l’étranger, qui vont être amenés à réduire leurs transferts vers leur pays d’origine par crainte de chômage ou de baisse des allocations familiales.

Toujours dans le contexte de la Tunisie, Moez Labidi a en outre assuré que le Brexit a un effet immédiat dans la mesure où elle restreindra le cycle de normalisation de la politique monétaire américaine (hausse du taux d’intérêt de la banque fédérale américaine), et du coup le taux d’intérêt supporté par la Tunisie sur les marchés internationaux demeure dominé uniquement par la prime de risque déjà élevée. “Le Brexit complique l’équation de la croissance tunisienne”, a-t-il conclu.

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L’annonce du retrait du Royaume Uni de l’Union Européenne a révélé la crainte de certains actionnaires quant à l’avenir de la société Eurocycles – qui opère principalement sur le marché européen et britannique – et qui s’est manifestée par une baisse du cours du titre de 6,09% au cours de la séance du vendredi. La société a, par conséquent, tenu à rassurer ses actionnaires que le retrait du Royaume Uni n’aura aucun impact sur son activité et ce pour les raisons suivantes : Le Royaume Uni a décidé au suite à un référendum de se retirer de l’Union européenne. Le cadre juridique susceptible de s’appliquer sera celui posé par l’article 50 du traité sur l’Union européenne qui prévoit dans son deuxième paragraphe une procédure, facultative, permettant au Royaume-Uni, après avoir notifié son intention au Conseil européen, de négocier un accord fixant les modalités de son retrait avec l’Union européenne. Dans le cas contraire, le retrait interviendrait de manière automatique deux ans après la notification de l’intention de se retirer. Quoi qu’il en soit, au cours de la période consacrée aux négociations, le Royaume-Uni demeurerait un membre à part entière de l’Union européenne.

Tout porte à croire que le Royaume-Uni serait davantage enclin à négocier un accord bilatéral plus avantageux visant son rattachement à l’Espace économique européen (EEE), à l’instar de la Norvège, de l’Islande ou du Liechtenstein lui offrant un accès étendu au marché unique et lui permettrait d’échanger des biens – qu’il s’agisse d’importations ou d’exportations – avec les États membres de l’Union et de l’EEE sans s’acquitter de droits de douane ; ce qui nous conforte dans nos relations quant à l’application et la continuité des tarifs douaniers communément acquis.

Nous venons d’assister à une grosse pression sur les marchés financiers qui ont réagi négativement avec une forte dévaluation de la livre par rapport à l’euro et au dollar. La pression sur la monnaie anglaise n’aura aucun impact sur les exportations d’Eurocycles qui se font à raison de 80% en US dollars et 20% en €. D’ailleurs, même une variation du US dollars ou de l’€ n’a aucun impact ni sur le chiffre d’affaires, ni sur les marges et encore moins sur les gains/pertes de change, étant donné que les importations se font dans les mêmes devises que celles de l’export tout en respectant les mêmes proportions (80% US$, 20%€).

Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie d’expansion initiée depuis des années sur d’autres pays, et comme annoncée lors de la dernière assemblée générale, la direction générale vient de finaliser un contrat avec un gros distributeur en Europe basée sur 4 pays hors Angleterre pour un marché de plus de 42.200 vélos représentant un chiffre d’affaire annuel de 7.500.000 dinars pour l’année 2017, pouvant aller jusqu’ à 70.000 vélos en 2018 représentant 12.600.000 dinars. Ce contrat débutera en décembre 2016.

Enfin, la direction générale tient, encore une fois, à rassurer ses actionnaires quant au maintien, voir l’amélioration du niveau de performances actuelles de la société et ce grâce à la mise en place de stratégies visant une meilleure diversification (telle que la conquête des marché américain et canadien) ainsi qu’une bonne gestion des risques de change (importations et exportations se font dans la même monnaie).

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Selon le site internet d’informations belge RTBF, l ‘agence financière Fitch a, à son tour, abaissé lundi la note du Royaume-Uni à la suite du vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne.

La note de la dette britannique passe de AA+ à AA avec perspective négative, impliquant qu’elle pourrait être encore abaissée dans les prochains mois.

Plus tôt lundi, l’agence Standard and Poor’s avait déjà privé le Royaume-Uni de son triple A, la meilleure note possible, a encore rappelé le site.

 

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Le conseil d’administration de la société Ennakl Automobiles
A une question posée sur les répercussions de la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne, Ibrahim Debache, PDG de la société Ennakl automobiles a répondu qu’il ne croit pas qu’il y aura un impact direct sur le marché automobile en Tunisie.
Comme explication, il a précisé que la Tunisie n’importe pas une grande quantité de voitures en provenance de ce pays.
Il a par ailleurs souligné que le groupe Volkswagen est en train de suivre avec attention cette décision étant donné que la Grande Bretagne représente 20% de parts de marché.
Dans le même contexte, il a souligné que cette décision aura des conséquences sur le marché européen, notamment la mise en place de droits de douane entre l’Europe et la Grande Bretagne.
S’appuyant sur les derniers chiffres, Ibrahim Debache a rappelé que la Grande Bretagne est un marché important de 2,6 millions de véhicules, deuxième marché européen.
En termes de production, ce pays produit 1,7 millions de véhicules qui génèrent plus de 800 millions de postes d’emplois et dont la majorité sont des marques asiatiques, installées dans ce pays pour accéder au marché européen
D’après lui, 80% des voitures produites dans ce pays sont écoulées en Europe pour bénéficier d’un certain nombre d’avantages.

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” La sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne n’aura pas d’effet sur l’économie tunisienne et plus précisément l’activité touristique”. C’est ce qu’a assuré la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rkik.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, elle a précisé que cette décision touche directement l’Union Européenne (UE) et non pas la Tunisie.

Il est à rappeler que les Britanniques ont choisi jeudi dernier de quitter l’UE avec 51,9% des voix, selon les projections.
Un saut dans l’inconnu qui porte un coup terrible au projet européen, d’après plusieurs observateurs.

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