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Le discours du président français, Emmanuel Macron, à Ouagadougou, au Burkina Faso, était très attendu. Et pour cause : tout le monde voulait savoir ce que celui qu’on surnomme déjà “Macron l’Africain” entend par rupture avec la nébuleuse “Françafrique“, qu’il a déjà théorisée dans sa campagne électorale. Et bien il a commencé par le réaffirmer, dans la droite ligne de son prédécesseur et dont il a été le ministre de l’Economie, François Hollande, qui fut très actif sur le continent africain…

Je suis d’une génération qui n’a jamais connu l’Afrique coloniale. Je suis d’une génération dont un des plus beaux souvenirs politiques est la victoire de Nelson Mandela sur l’apartheid. C’est ça l’histoire de notre génération.

“Il n’y a plus de politique africaine de la France“, rapporte Atlantico.

Puis, embrayant sur la résurgence de l’esclavagisme en Libye, il a déclaré ceci :

Les crimes de la colonisation européenne sont incontestables”.

“Nous sommes orphelins d’un imaginaire commun.

Nous souffrons d’un imaginaire qui nous enferme dans nos conflits et nos traumatismes. Je veux reconstruire cet imaginaire.”

“Nous ne pouvons pas laisser des centaines de milliers d’Africains prendre tous les risques dans la Méditerranée (…). Il est indispensable d’aider à leur retour”.
Macron a donné des gages sur cette question, de la plus haute importance pour les Européens que le sentiment d’être envahis par des hordes de migrants plonge dans les bras des formations d’extrême droite xénophobes : “Face à l’ampleur de la tragédie, il faut changer d’échelle dans notre mobilisation. Nous ne pouvons laisser les Libyens affronter seuls ce défi. Nous avons le devoir de donner un sens concret au partenariat entre la France et l’Europe.

“Je proposerai demain une initiative euro-africaine pour mettre un terme aux stratégies des terroristes, des trafiquants d’armes et d’êtres humains”.

Puis, très soucieux d’éviter tout malentendu avec une jeunesse bouillante échaudée par les déclarations controversées de Nicolas Sarkozy à Dakar, au Sénégal, en octobre 2007, il a affirmé : “Je suis d’une génération où on ne dit pas à l’Afrique ce qu’elle doit faire. Partout la jeunesse africaine demande avec impatience de participer à la construction de son pays et de la mondialisation.”
Il le martèlera à plusieurs reprises : “Je ne vous donnerai pas de leçons”.
[La France] n’investira plus pour que des grands groupes participent à des opérations de corruptions organisées“, a promis le jeune chef de l’Etat français.

Macron a tenu à rendre hommage à Hollande pour son action éclairée au Mali, sans laquelle les djihadistes allaient très probablement trôner dans la capitale ; il a également salué les initiatives de Chirac contre le Sida ou le paludisme.

Le président français a terminé son allocution avec les conflits et le terrorisme, qui frappent le continent

L’Afrique n’a jamais connue autant de conflits internes”.

Ne laissez jamais la religion dans laquelle vous croyez” vous persuader que c’est “une aventure” qui mène inéluctablement à “la destruction de l’autre”.

Enfin il a magnifié l’engagement de l’Arabie Saoudite contre le terrorisme et a invité le Qatar, l’Iran et la Turquie à faire de même. Il a annoncé une conférence sur le terrorisme à Paris en 2018.

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Le président français, Emmanuel Macron, qui a démarré en trombe son mandat avec des sujets relatifs à l’Afrique, débute ce lundi 27 novembre 2017 une tournée sur le continent. Il se rend d’abord au Burkina Faso, puis en Côte d’Ivoire et enfin au Ghana, rapporte BBC Afrique.

Il est attendu en début de soirée dans la capitale burkinabé, Ouagadougou. Il y restera du 27 au 29 novembre 2017. Macron fera une virée sur le site d’une méga centrale solaire, la plus grande en Afrique de l’Ouest à terme. Par ailleurs il fera un discours très attendu, dit de “Ouagadougou”, devant les jeunes et étudiants de l’université. “Le choix du Burkina est en soi un message, car il y a une jeunesse politisée dans ce pays en transition depuis la chute de Blaise Compaoré. Ce public est loin d’être conquis d’avance et n’a pas forcément une bonne image de la France. Le président a une forte ambition, qui est de faire évoluer la perception de la France par cette jeunesse“, indique un communiqué du palais de l’Elysée.

Le texte dit que ce périple a pour but de porter une nouvelle vision de la France axée sur l’entrepreneuriat, la jeunesse et l’éducation, avec pour point focal une meilleure image de la France en Afrique, une image qui a souffert des sorties incendiaires des années Sarkozy. L’enjeu est aussi fortement symbolique et économique car la France, l’ancienne puissance coloniale, a perdu du terrain sur le continent, sous les coups de boutoir de la Chine, de la Turquie et même de l’Italie. Cette tournée est donc d’importance, et elle ne sera sûrement pas la dernière !

Au sujet de sa décision de se rendre dans un pays anglophone, le Ghana, son cabinet argue que le voyage “permettra d’illustrer notre approche continentale de l’Afrique : un lien privilégié avec les pays francophones mais aussi l’ambition de nouer un lien avec l’Afrique anglophone“. Au menu à Accra une visite à des start-ups, puis détour par le quartier populaire de Jamestown, avec à ses côtés l’ex-joueur de l’OM Abedi Pelé.

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Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, et le français Emmanuel Macron, inaugureront mercredi la plus grande centrale solaire en Afrique de l’Ouest, rapporte l’AFP.

A une vingtaine de kilomètres de la capitale Ouagadougou, 129 600 panneaux solaires produiront 33 MW d’énergie électrique sur une superficie de 55 hectares, un pic que la centrale atteindrait en décembre.

“C’est la plus grande centrale de l’Afrique de l’Ouest en termes de capacité installée”, a annoncé le chef du projet de construction de cette centrale solaire, Saidou Nana. Elle fournira, via le réseau de la Société nationale d’électrification (Sonabel) 56 gigawatts, soit 5 % de la production actuelle du pays, issue des centrales à fioul.

Le Burkina Faso importe une grande partie de ses besoins en électricité. La Côte d’Ivoire seule fournit au pays 30% de ses besoins en énergie électrique.

Ouagadougou mise sur le basculement vers le solaire pour produire 30% de ses besoins à l’horizon de 2030. Une deuxième tranche du projet permettrait de produire 17 MW sur le site de Zagtouli, pour atteindre les 50 MW. Deux nouvelles centrales solaires à Koudougou et à Kaya devraient produire respectivement 20 et 10 MW.

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Le Gouvernement du Burkina Faso, en collaboration avec le Système des Nations Unies (SNU) au Burkina Faso, organise le vendredi 20 octobre 2017 à Laïco Hôtel, un atelier national de validation du profil ODD du Burkina Faso.

L’objectif de l’atelier est de présenter le rapport du Profil ODD du pays et son ancrage avec le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), assurer l’appropriation du rapport par les participants et procéder à sa validation. L’atelier sera également l’occasion pour les participants de s’accorder sur les secteurs accélérateurs pour le développement inclusif et durable du Burkina Faso.

L’atelier réunira les représentants des ministères techniques et des collectivités locales et acteurs de l’administration au niveau central et décentralisé, les institutions internationales et les partenaires techniques et financiers, la société civile, et le secteur privé.

Cet atelier fait suite à plusieurs rencontres techniques organisées avec la participation des représentants de tous les acteurs cités ci-dessus, avec l’appui du SNU et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), et qui ont permis de procéder à la contextualisation et la priorisation des cibles ODD, permettant ainsi de prendre en compte la majorité des cibles ODD (89 pour cent) dans le PNDES.

A l’issue de cet atelier, les participants auront identifié, parmi les secteurs déjà reconnus dans le PNDES comme prioritaires pour le développement harmonieux, inclusif et durable du Burkina Faso, ceux qui apparaissent comme accélérateurs et pour lesquels une stratégie d’accélération pourrait être formulée, avec l’utilisation de l’Outil MAPS (Maintreaming, Acceleration and Policy Support) développé par le Groupe des Nations Unies pour le Développement et qui est déjà en cours de mise en œuvre dans un nombre de pays sélectionnés. Cela contribuera à la mise en œuvre efficace du PNDES et de l’Agenda 2030.

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Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu, vendredi au palais présidentiel, le Premier ministre burkinabé Paul Kaba Thieba, en visite en Tunisie dans le cadre des “Rencontres Africa 2017”, organisées les 5 et 6 octobre à Tunis.
Le chef de l’Etat a salué la participation du Premier ministre burkinabé à la tête d’une délégation de haut niveau à cet “important forum économique”.
Cette visite, a-t-il dit, témoigne de la solidité des relations historiques qui unissent les deux peuples et reflète la dynamique positive qui caractérise la coopération bilatérale dans les différents domaines, notamment après l’ouverture d’une ambassade tunisienne à Ouagadougou et la visite du chef de gouvernement, Youssef Chahed, au Burkina Faso en avril 2017.

Dans ce contexte, Caïd Essebsi a salué la réponse favorable du président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, à l’invitation qui lui a été adressée pour effectuer une visite en Tunisie.
Il a réitéré la disposition de la Tunisie à renforcer les liens de fraternité et les relations de coopération avec le Burkina Faso dans les différents secteurs, en particulier la formation professionnelle, l’éducation, l’enseignement supérieur, ainsi que la consolidation du rôle de la jeunesse dans la société.
La Tunisie, a-t-il souligné, est prête à mettre ses expertises et son expérience à la disposition du Burkina Faso.
Le Premier ministre burkinabé a, pour sa part, mis en valeur la relation particulière qui unit les deux pays, basée sur le respect mutuel et caractérisée par le partage des principes de la liberté et de la démocratie.
Il a salué, au nom de son pays, le soutien de la Tunisie au Burkina Faso lors de l’attentat terroriste qui a visé Ouagadougou en août 2017.

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Un nouvel accord en discussion au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au programme national de développement économique et social.

Il conviendra de mettre en place des réformes visant à augmenter l’espace budgétaire parallèlement à la hausse de l’investissement.

Il sera également utile de mettre en place des réformes visant à améliorer la gouvernance, accroître le rôle économique des femmes, œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et protéger les pauvres.

M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a publié la déclaration ci-après aujourd’hui à Ouagadougou à l’issue de sa visite au Burkina Faso :

« Je tiens à remercier le Président Kaboré, le Premier Ministre, Kaba Thiéba, le Ministre de l’économie, des finances et du développement, Coulibaly Sori, ainsi que d’autres hauts responsables pour des échanges de vues productifs et pour leur chaleureuse hospitalité pendant mon séjour à Ouagadougou. Je tiens aussi à remercier toutes les autres autorités que j’ai rencontrées, y compris le Mogho Naba et des représentants du secteur privé. »

« Lors de mes entretiens, j’ai exprimé ma compassion et mes regrets face à l’attaque d’un restaurant le 13 août à Ouagadougou qui a fait 18 morts et un grand nombre de blessés et j’ai présenté mes condoléances aux autorités Burkinabés pour le décès de Salif Diallo, Président de l’Assemblée nationale. »

« J’ai noté que le Burkina Faso et le FMI entretiennent depuis longtemps une excellente relation et que le FMI souhaite que cette relation persiste dans la période à venir. »

« J’ai félicité les autorités d’avoir réussi à préserver la stabilité macroéconomique pendant la difficile transition politique de 2014 à 2016. J’ai salué leur détermination à accélérer le développement dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-20. J’ai réaffirmé que le FMI souhaitait soutenir les efforts qu’elles déploient pour réaliser une croissance plus rapide, durable et inclusive. Un nouvel accord en discussions au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au PNDES et aura pour objectif de concilier l’augmentation de l’investissement et le maintien de la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette. »

« J’ai souligné qu’il conviendra d’opérer des réformes qui augmentent l’espace budgétaire, parallèlement à la hausse de l’investissement. Il est nécessaire d’accroître les recettes et de freiner la croissance des dépenses courantes pour éviter de recourir à des emprunts excessifs, en particulier sur un marché régional déjà tendu. Un renforcement des procédures de sélection et d’exécution des projets accroîtrait également l’efficience de l’investissement. »

« J’ai souligné que pour accélérer la croissance, il conviendra aussi d’opérer des réformes en complément de l’augmentation de l’investissement, notamment améliorer la gouvernance, accroître le rôle des femmes dans l’économie et œuvrer en faveur de l’égalité des sexes, et protéger les pauvres. De récents travaux du FMI soulignent qu’il est utile de compléter les réformes macroéconomiques par des mesures concrètes qui protègent les pauvres et permettent une plus grande inclusion et confèrent aux femmes l’opportunité de participer de manière lucrative à l’activité économique. »

« Enfin, je tiens de nouveau à affirmer que le FMI reste un partenaire privilégié du Burkina Faso, et je me réjouis de poursuivre ce partenariat. »

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé d’investir 500 milliards FCFA (environ 910 millions $) au Burkina Faso, dans deux secteurs prioritaires qu’elle a identifiés à savoir : l’énergie et l’agriculture. Ceci, pour les cinq prochaines années, nous apprend Ecofin.

C’est ce qui ressort des discussions avec le gouvernement burkinabè, tenues le 8 septembre dernier, en vue de faire le point de la coopération et dégager les perspectives à travers un dialogue sur les choix stratégiques que la BAD compte opérer dans le référentiel de coopération entre les deux parties pour les cinq années à venir, à savoir le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021.

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Le Burkina Faso a commandé  deux hélicoptères Mi-171Sh russes. Selon les informations rapportées par Ecofin, cette annonce a été faite par Sergey Kornev, directeur général adjoint de Rosoboronexport, l’agence russe chargée des exportations du complexe militaro-industriel russe, lors du Forum « Armée-2017 » tenu du 22 au 27 août dernier à Moscou.

Sergey Kornev a, par ailleurs, précisé que les hélicoptères seront livrés en 2018. Toutefois le coût de cette commande n’a pas été dévoilé.

Variante du Mi-171 de transport militaire, le Mi-171Sh est un hélicoptère multi-rôles pouvant accomplir une large gamme de missions parmi lesquelles : le transport aérien de forces d’assaut ; le transport de cargaisons ; l’attaque air-surface ; l’escorte des colonnes militaires ; l’évacuation médicale ; ainsi que la recherche et le sauvetage lors des opérations de combat.

Toujours selon la même source, cette nouvelle commande va renforcer la flotte de l’armée l’air du Burkina Faso qui possède déjà plusieurs hélicoptères Mi-17 et Mi-24P, ainsi que des Alouette III, AS350, AS365N Dauphin et AW139.

Ajouté à cela, deux Mi-35 acquis en 2005 et trois Super Tucanos livrés en 2013. Et bien d’autres aéronefs utilitaires et de surveillance.

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Dimanche soir, au moins 18 personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées dans l’attaque d’un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.Les nationalités des victimes sont encore inconnues.

Selon les informations rapportées ce lundi par l’AFP, des opérations de quadrillage, de vérification des maisons avoisinantes se poursuivaient. L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les autorités semblent croire à une offensive djihadiste.

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Des frictions se font sentir entre  des éléments de la police et ceux de la gendarmerie, responsables de la garde présidentielle au Burkina Faso, de quoi alarmer le syndicat de la police nationale du pays, rapporte Africanews.

Lundi, l’union nationale de la police (UNAPOL, syndicat de la police, NDLR) a publié un communiqué dans lequel il alarme sur le climat au sein de cette task force, mais également sur le silence des autorités et du commandement du Groupement de Sécurité et de Protection Républicaine (GSPR).

Pour l’heure, ni la gendarmerie, encore moins le commandement du GSPR n’a répondu aux remarques de l’UNAPOL. Cette dernière a par ailleurs attiré l’attention du chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, invité à “avoir plus de regard sur son entourage, car de graves manigances préjudiciables sont ourdies autour de lui.”

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Des centaines d’établissements scolaires ont récemment fermé dans le nord du Burkina Faso, à la suite de l’assassinat d’un directeur d’école et de menaces proférées par des hommes armés, soupçonnés d’être des jihadistes.

Selon France 24, ce sont les enseignants eux-mêmes qui ont pris cette décision, en l’absence de consignes officielles. Mais certains ont décidé de braver la peur, en continuant de donner des cours directement chez leurs élèves.

Fin janvier, des hommes armés sont passés dans différentes écoles situées dans la province du Soum, dans la région du Sahel. Ils ont demandé aux enseignants d’abandonner le programme actuel, de faire cours en arabe, d’apprendre le Coran à leurs élèves et exigé que les enseignantes portent le voile, sous peine de représailles, avant de partir vers la frontière malienne, a encore ajouté la même source.

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Deux commissariats ont été attaqués par des hommes armés dans le nord du Burkina Faso, mardi 28 février au matin.

“Deux de nos commissariats ont été attaqués cette nuit à Barabulé et Tongomaël”, dans la province du Soum, près de la frontière malienne, a annoncé le ministre de la Sécurité Simon Compaoré, sans donner de bilan.

Joint par l’AFP, Mohamed Dah, Haut-Commissaire de la province du Soum, a expliqué : “Les attaques ont eu lieu quasi simultanément. Les tirs ont cessé, mais les assaillants ne sont toujours pas partis. Un renfort militaire a été envoyé sur les lieux”.

“On se demande si c’est une diversion, afin de mobiliser des forces de sécurité pour attaquer des cibles plus importantes”, a ajouté Mohamed Dah.

Sous couvert de l’anonymat, une autre source sécuritaire a expliqué que l’attaque à Barabulé était l’œuvre d’une “dizaine de jihadistes arrivés sur six motos”.

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Bonne nouvelle pour le Burkina Faso, qui va pouvoir compter sur la banque africaine d’export-import (Afreximbank) pour oxygéner son plan de développement quinquennal, rapporte l’Agence Ecofin. En effet Afreximbank financera ce plan à hauteur de 1,5 milliard $. Son président, Benedict Omarah, en a fait l’annonce en présence du chef de l’Etat burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, dans la capitale, Ouagadougou.

La banque a jeté son dévolu sur 15 projets, qu’elle subventionnera, sur les 83 points qui figurent sur le plan. «Nous avons sélectionné des piliers qui s’inscrivent dans l’ambition portée par notre plan stratégique IMPACT 2021. Nous nous focalisons principalement sur l’accélération du commerce intra-africain et de l’industrialisation du continent en développant ses capacités d’exportation », a dit M. Omarah.

On a appris que les fonds seront affectés au textile, aux hydrocarbures et au secteur bancaire.
Le président Kaboré a déclaré à l’occasion que son pays envisageait d’installer des usines de transformation des matières premières, en partenariat avec ses voisins, surtout le coton.

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Au moins onze militaires burkinabés ont été tués vendredi 16 décembre 2016 dans une attaque djihadiste contre un détachement de l’armée basé à Nassoumbou, dans le nord du pays, rapporte « Le Monde »

Selon une source sécuritaire, les onze tués sont dix militaires et un gendarme. L’agence de presse Associated Press rapporte que les autorités évoquent au moins 12 soldats morts, ajoute la même source.

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Le Président, son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, et le gouvernement du Burkina Faso, sont parvenus à mobiliser environ 28 milliards d’euros (soit 18 500 milliards de francs CFA) dans le cadre de la conférence des partenaires pour le financement du PNDES.

Plus de 350 personnes ont assisté à la première journée de la conférence pour le financement du programme national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) qui a réuni ce mercredi 7 décembre à Paris l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers. Lors de cet événement organisé par le gouvernement burkinabè avec l’appui de la Banque mondiale, les partenaires ont réaffirmé leur confiance dans le pays et se sont pleinement engagés à soutenir le gouvernement dans la mise en oeuvre du PNDES dont ils ont souligné la pertinence. Les partenaires du secteur public ont annoncé un montant de 12,2 milliards d’euros (soit 8 000 milliards de francs CFA).

Plus de 800 investisseurs venus du monde entier participent à la seconde journée consacrée au secteur privé, ce jeudi 8 décembre. 80 projets structurants ont été présentés aux opérateurs économiques. Des intentions de financement d’un montant d’environ 16 milliards d’euros (soit 10 500 milliards de francs CFA) ont été annoncées dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des TICs, etc.

L’Etat finance à hauteur de 15 milliards d’euros la mise en oeuvre du PNDES dont le coût global est évalué à près de 23,5 milliards d’euros (soit 15 395 milliards de francs CFA). Un financement complémentaire de 8,5 milliards d’euros, soit 5 570 milliards de francs CFA, était requis.

Élaboré à l’issue d’un processus participatif et inclusif, le PNDES est le cadre d’orientation du développement économique et social du Burkina Faso pour la période 2016-2020, fondé sur le programme présidentiel, la vision Burkina 2025 et les agendas internationaux de développement durable.

Le Président Roch Marc Christian Kaboré a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture “votre mobilisation témoigne de l’engagement de la communauté des partenaires du Burkina Faso à soutenir continûment les efforts que déploie le Gouvernement pour assurer un mieux-être aux populations burkinabè. Merci pour votre participation effective, signe de votre intérêt pour le développement de mon pays”.

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba a déclaré “J’ai souhaité que cette conférence soit un cadre de partenariat, un cadre d’engagements réciproques et un partenariat nouveau pour mettre notre pays sur un sentier de croissance durable et fort. Je souhaite que ce qui a été fait aujourd’hui soit le début d’un partenariat plus solide.”

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique a déclaré : “Le Groupe de la Banque mondiale, premier partenaire du Burkina, a mobilisé un financement de 3,8 milliards de dollars pour accompagner la mise en œuvre du plan national de développement. Ce montant exceptionnel est à la hauteur de l’ambition affichée par les autorités d’engager des réformes en profondeur qui permettront de poursuivre la diversification de l’économie et de créer des emplois en faveur des jeunes et des femmes.”

Extraits d’interventions

Matthias Fekl, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger : “Le PNDES apporte les bonnes réponses aux défis immédiats et à plus long terme, sur les questions d’environnement ou d’urbanisation.”

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie : “C’est une conférence qui marquera le départ du nouveau Faso […] Le Burkina Faso ne vient pas les mains vides mais avec un Plan solide et crédible.”

Andrew Young, ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso : “Now more than ever, Burkina Faso is open for business.” Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO a souligné “l’effort remarquable de financement de la part du Burkina Faso […] Je reste convaincu que l’environnement des affaires est propice aux investissements.”

Tosi Mpanu-Mpanu, administrateur du Fonds vert de l’ONU : “Le Burkina Faso devrait servir d’exemple aux autres pays de la sous-région. Il ne se présente pas en victime du réchauffement climatique et veut transformer les contraintes en opportunités.”

Metsi Makhetha, coordinatrice du Système Nations Unies au Burkina Faso, a déclaré : “Pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, le Burkina Faso est choisi comme pays pilote pour « sustaining peace » (…) Le Burkina Faso a démontré sa capacité  à protéger sa démocratie, sa capacité à vouloir créer les conditions afin que le PNDES soit mis en œuvre dans un cadre de dialogue social. C’est en cela que le terme de sustaining peace trouve sa raison d’être.”

A propos du PNDES

Le PNDES traduit au niveau global et sectoriel les priorités nationales durant le mandat du Président R.M.C. Kaboré. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie et vise à améliorer les conditions de vie des Burkinabè grâce à une croissance forte, inclusive et durable. L’objectif d’ici 2020 est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7% et de créer 50 000 emplois par an.

Le PNDES s’articule autour de trois axes stratégiques : “réformer les institutions et moderniser l’administration”, “développer le capital humain”, “dynamiser les secteurs-porteurs pour l’économie et les emplois”.

La stratégie de financement retenue pour la mise en oeuvre du PNDES repose sur une approche multipartenariale qui associe tous les acteurs tant publics que privés. Plus d’informations sur : www.conferenceburkina2016.gov.bf

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A quelques jours de l’ouverture des travaux de la conférence des partenaires du Plan national de Développement économique et social (PNDES), prévus les 7 et 8 décembre 2016 à Paris, le gouvernement du Burkina Faso veut s’assurer que l’organisation sera réussie. Une délégation conduite par le Secrétaire général du Premier ministère, Bamory Ouattara, qu’accompagnait son homologue du ministère de l’Economie et des Finances, Séglaro Abel Somé, vient de séjourner dans la capitale française. Séances de travail avec l’ambassade du Burkina Faso à Paris, mais aussi avec les fonctionnaires de la Banque mondiale, dont le représentant résident à Ouagadougou, Cheick Fantamady Kanté, reconnaissance des lieux de la conférence, ont ponctué le menu du séjour de la délégation.

« Globalement, tous les points de préoccupation sont pris en compte », relèvera Bamory Ouattara, lors d’un debriefing avec l’ambassade. Les travaux se dérouleront au Centre Etoile Saint Honoré, dans le 8è arrondissement au cœur de Paris. Quelque 400 participants sont attendus à cette conférence, qui doit permettre au gouvernement du Burkina Faso de lever des fonds pour compléter son plan de développement 2016/2020. Plus de 5 000 milliards de FCFA doivent en effet être mobilisés par le biais de l’épargne nationale et régionale, la contribution des Burkinabè de l’extérieur, des partenaires techniques et financiers, mais aussi par le mécanisme du partenariat public-privé. La conférence de Paris s’inscrit dans cette perspective.

Une importante délégation comprenant une quinzaine de ministres et conduite par Paul Kaba Tiéba fera le déplacement de Paris.

Le PNDES qui se chiffre à plus de 15 000 milliards de FCFA s’articule autour de trois axes stratégiques. Le premier axe, « réformer les institutions et moderniser l’administration », est consacré au renforcement de la gouvernance dans ses dimensions politique, administrative, sécuritaire, économique et locale.

Le deuxième axe, « développer le capital humain », met l’accent sur l’éducation, la formation professionnelle et technique, la santé, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Quant au dernier axe, « dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois », il vise l’amélioration de la productivité agricole, l’accroissement de la valeur ajoutée des industries agroalimentaires et des industries de services.

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Les hôpitaux du Burkina Faso étaient quasiment paralysés, mardi 22 novembre 2016, par une grève observée par les membres du syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale, rapporte ce mercredi 23 novembre 2016, Africanews.

Cette grève qui se poursuivra jusqu’à jeudi, a été décidée par les agents de la santé humaine et animale et a pour objectif de réclamer des augmentations salariales et des indemnités, ajoute la même source.

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Le gouvernement burkinabé a affirmé vendredi avoir déjoué au début du mois une nouvelle tentative de coup d’Etat, préparée par des membres de l’ex-garde prétorienne du président Blaise Compaoré dissoute après l‘échec d’un précédent putsch en septembre 2015. Selon les informations rapportées ce mercredi 26 octobre 2016, par Africanews, les joutes verbales et accusations en tout genre fusent entre le camp du MPP au pouvoir et les pro-Compaoré. Dans le même temps, une partie de la presse locale, elle, reste perplexe, quant à la réalité de cette tentative de coup d‘État.

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Selon un article publié par le site « voaafrique », le Burkina Faso prévoit une production record de 40 tonnes d’or en 2016, grâce à l’ouverture de cinq nouvelles mines. Le ministre burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Alpha Omar Dissa, a annoncé que “d’une production de 5,6 tonnes d’or en 2008, le Burkina Faso a exporté 36,5 tonnes en 2015. Il est attendu en 2016 (une production de) 39,6 tonnes”. Il s’exprimait à l’ouverture de la première édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) à Ouagadougou.

D’après la même source, le métal jaune a rapporté en 2015 168,41 milliards de francs CFA (environ 256 millions d’euros) contre 191 milliards de FCFA (291 millions d’euros) en 2012, selon les chiffres du ministère des Finances, les recettes variant en fonction des effets combinés du cours du dollar et du métal. Entre 2000 et 2016, les investissements directs étrangers du secteur minier ont atteint 1.200 milliards de francs CFA (environ 1,8 milliard d’euros) et plus de 10.000 emplois ont été créés grâce aux activités d’exploitation des mines industrielles.

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Luc Adolphe Tiao, le dernier chef du gouvernement du président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire en 2014 après 27 ans au pouvoir, a été inculpé d’assassinat et écroué hier vendredi, rapporte la chaîne britannique « BBC ».

Ce dernier est suspecté d’avoir ordonné le recours à la violence pour contrer les manifestants hostiles à la réforme de la Constitution. Au moins 30 personnes avaient été tuées par balle lors de l’insurrection populaire ayant chassé Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir, a ajouté la même source.

 

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