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Le Premier ministre Justin Trudeau a aujourd’hui annoncé que Son Excellence la très honorable Julie Payette, gouverneure générale du Canada, se rendra au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Nigéria du 23 au 30 octobre 2018.

Cette visite d’État sera une occasion pour la gouverneure générale de rencontrer des dirigeants nationaux et de resserrer les liens qui unissent le Canada et ces trois pays.

La gouverneure générale se rendra d’abord au Burkina Faso, où elle s’adressera à l’Assemblée nationale. Elle visitera également une école pour mettre en valeur l’importance d’une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous. Elle soulignera aussi la façon dont le Canada et le Burkina Faso travaillent ensemble pour renforcer les systèmes d’éducation. Enfin, elle rencontrera les élèves d’une école secondaire spécialisée en sciences, ainsi que des chercheurs, des travailleurs canadiens du développement et des artisans burkinabés.

En Côte d’Ivoire, la gouverneure générale visitera le site d’un projet financé par le Canada qui aide les producteurs de cacao à s’adapter aux changements climatiques et à augmenter leurs revenus. Elle prononcera également un discours dans un établissement d’enseignement supérieur spécialisé en ingénierie.

La gouverneure générale terminera sa visite au Nigéria, où elle participera à de nombreuses activités scientifiques, technologiques et culturelles. Elle rencontrera des jeunes pour souligner le rôle critique que jouent la science, la technologie et l’innovation pour relever les défis auxquels notre monde fait face.

Faits saillants

  • Il s’agira de la première visite de la gouverneure générale dans des pays africains. La plus récente visite d’un gouverneur général sur ce continent a été effectuée par le très honorable David Johnston, en 2013.
  • Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies qui s’est déroulée en septembre 2018, le premier ministre Trudeau, de concert avec Theresa May, première ministre du Royaume-Uni, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président du Ghana, et Paul Kagame, président du Rwanda, a tenu une table ronde sur les moyens de créer plus d’emplois de qualité et de nouvelles opportunités pour les jeunes de partout en Afrique. La gouverneure générale poursuivra les efforts liés aux importants dossiers abordés lors de cette table ronde.
  • Le Canada est un investisseur privé de premier plan au Burkina Faso. En 2017, les actifs miniers canadiens dans ce pays étaient évalués à 2,2 milliards de dollars. La même année, le commerce bilatéral de marchandises avec le Burkina Faso atteignait 59 millions de dollars, et il continue d’augmenter. Le Canada et le Burkina Faso sont partenaires en matière d’aide au développement (57,1 millions de dollars en 2016-2017) et accordent une importance particulière à l’éducation et à l’égalité des sexes.
  • En 2017, les exportations canadiennes en Côte d’Ivoire totalisaient 38,5 millions de dollars. La même année, les importations en provenance de la Côte d’Ivoire atteignaient 319,9 millions de dollars et consistaient notamment en cacao et en produits pétroliers. Un nombre croissant d’entreprises canadiennes cherchent des occasions de faire des affaires en Côte d’Ivoire ainsi qu’avec la Banque africaine de développement, dont le siège est situé à Abidjan.

Le Nigéria est le plus important partenaire commercial du Canada en Afrique sub-saharienne au chapitre du commerce bilatéral de marchandises. Le commerce bilatéral entre les deux pays atteignait 1,47 milliard de dollars en 2017. Pour leur part, les exportations du Canada au Nigéria totalisaient 434,6 millions de dollars, ce qui fait du Nigéria notre troisième marché d’exportation en importance en Afrique. Le Nigéria est également le plus important investisseur africain au Canada. Ce pays est un partenaire de longue date du Canada au chapitre de l’aide au développement (110 millions en 2016‑2017), par l’entremise de programmes axés sur la santé et les droits des femmes et des filles, la promotion de la croissance qui profite à tout le monde et l’octroi d’aide humanitaire.

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Les trois rapports sont présentés lors de l’atelier régional sur le commerce électronique organisé conjointement par la CNUCED et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) du 9 au 10 octobre 2018 à Ouagadougou, Burkina Faso.

« C’est pour les aider que nous sommes là », a expliqué la Secrétaire générale adjointe de la CNUCED en route pour Ouagadougou. Pour Isabelle Durant, « c’est une stratégie gagnants-gagnants, que l’on doit poursuivre car le commerce électronique est aujourd’hui une porte d’accès incontournable aux marchés extérieurs ».

En attendant, les évaluations ont mis en lumière certains obstacles dans les 3 pays. Aussi bien à Ouaga, Dakar et Lomé, les experts de la CNUCED font état d’une absence de stratégie e-commerce.

« Bien qu’engagés dans la construction d’un écosystème numérique, aucun n’a pour le moment de stratégie dédiée au commerce électronique », fait remarquer l’Agence onusienne basée à Genève. Autre défi pour ces trois pays, des « solutions de paiement limitées, avec un paiement en ligne marginal ».

« Le paiement à la livraison reste le moyen le plus utilisé », ajoute le document qui insiste également sur les difficultés d’accès au financement. Selon la CNUCED, le coût du financement bancaire classique reste prohibitif dans des pays à très faible niveau de bancarisation.

La feuille de route du Burkina pour accélérer la numérisation du pays

Outre les problèmes de Logistique et de facilitation du commerce insuffisants, les entraves que rencontrent les opérateurs du commerce électronique sont aussi liées à la « faiblesse de l’infrastructure et des services des technologies de l’information et des communications (TIC) ». L’autre défi qui pèse sur le secteur du commerce électronique, c’est le cadre juridique et réglementaire incomplet et surtout les compétences spécifiques au commerce électronique. « L’enseignement est encore trop orienté vers le commerce traditionnel et ne prend pas suffisamment en compte l’économie numérique », déplore la CNUCED qui note « l’écart important entre les besoins des entreprises et les connaissances des diplômés du troisième cycle ».

Dans ces conditions, l’objectif pour la CNUCED, est d’ouvrir de nouveaux horizons en mettant le commerce électronique au service de la création d’emplois et du développement des échanges. A noter que le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo sont les trois derniers pays parmi les moins avancés à bénéficier d’une évaluation rapide par la CNUCED de l’état de préparation de leur économie au commerce électronique.

Pour le Burkina Faso, l’expansion du secteur du commerce électronique passe par l’économie informelle, via les sites de petites annonces de particuliers et les réseaux sociaux. Un nombre restreint d’opérateurs professionnels a développé des plateformes couvrant des secteurs tels que l’agroalimentaire, l’habillement, l’informatique et électroménager.

« Le Burkina Faso doit capitaliser sur les atouts relevés par l’étude : le processus vers la digitalisation des services publics, un secteur des télécommunications concurrentiel, le développement d’une infrastructure Internet haut-débit, d’une technopole et des start-ups dynamiques. La feuille de route proposée nous permettra d’accélérer la numérisation du pays », s’est félicité le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso Harouna Kabore.

Si Dakar est devenu un laboratoire de start-ups, le commerce électronique est cantonné dans l’économie informelle

Mais du côté du Sénégal, la CNUCED rappelle que « Dakar est devenu un laboratoire de start-ups et de jeunes entreprises qui ont fait des TIC un atout clé de leur épanouissement ». Le secteur du commerce électronique au Sénégal est relativement dynamique, par rapport à celui d’un grand nombre de ses voisins d’Afrique de l’ouest. Des acteurs de renom international, tels que Jumia, y ont établi une présence forte en s’appuyant sur le marché local et sur la diaspora sénégalaise à l’étranger. D’autres, à plus petite échelle, tentent de se faire une place sur un marché destiné à croître.

Cependant, cette réalité ne peut cacher le fait qu’à l’exception d’un nombre restreint d’opérateurs, le commerce électronique se développe surtout dans l’économie informelle, à travers les petites annonces de particuliers, sur les sites agrégateurs et sur les réseaux sociaux.

« C’est pourquoi, grâce à l’évaluation de la CNUCED sur l’état de préparation du Sénégal au commerce électronique, les efforts seront davantage orientés vers la mobilisation des acteurs, état, secteur privé, partenaires eTrade for all », s’est félicitée la Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices, Khoudia MBAYE. L’objectif à Dakar est de lever les obstacles logistiques, amplifier la facilitation du commerce électronique et lever les fonds nécessaires au financement de la croissance des opérateurs du secteur.

Au Togo par contre, « le potentiel pour le développement du commerce électronique au Togo est limité », en raison du faible raccordement à l’Internet, des paiements en ligne limités, des livraisons difficiles hors de Lomé. Les obstacles les plus importants concernent les paiements électroniques, la logistique et l’encadrement des modes de livraison ainsi que la cybersécurité et la protection du consommateur.

Pour autant, la CNUCED note que les start-ups technologiques débordent de solutions innovantes qui permettent de contourner les problèmes existants. « Mon Ministère est fortement engagé pour faire du commerce électronique un puissant moteur de croissance économique, de commerce inclusif et de création d’emplois au Togo », a déclaré la Ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé, Essossimna Legzim-Balouki.

Ces trois évaluations ont été financées par le Gouvernement allemand, contributeur majeur au Programme d’évaluation mis en place par l’initiative.  Cette initiative propose aux pays des solutions de renforcement des capacités en matière de commerce électronique et d’optimisation des synergies entre les différents partenaires. Elle compte 29 partenaires dont sept participeront à l’atelier de Ouagadougou : Banque mondiale, Banque africaine de développement, Commission économique pour l’Afrique, Centre du commerce international, Organisation mondiale du commerce, Union portale universelle, ACSIS).

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D’après l’agence d’information africaine Ecoin, le Burkina Faso est parvenu à mobiliser un total de 809,51 milliards FCFA (environ 1,44 milliard $) de recettes publiques au cours du premier semestre 2018.

Cette performance, en matière de mobilisation des recettes au premier semestre 2018, correspond ainsi à un taux de réalisation de 39,43% pour des prévisions annuelles de recettes qui se chiffrent à 2 053,04 milliards FCFA (environ 3,65 milliards $).

S’agissant des dépenses du budget de l’Etat, celles-ci ont été engagées et visées à hauteur de 891,79 milliards FCFA (environ 1,58 milliard $) sur des prévisions annuelles corrigées de crédits de paiement de 2 182,89 milliards FCFA (environ 3,88 milliards $), soit un taux d’exécution global de 40,85%, a encore précisé la même source.

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Le Burkina Faso verra sa population doublée d’ici 2030 si la tendance actuelle de sa croissance était maintenue. Effet, le pays compte une population très jeune avec 58,3% de celle-ci qui  est âgés de moins de 19 ans et 67% âgés de moins de 24 ans. Le  taux de fécondité est évalué à près de 6 enfants par femme, et une croissance démographique estimé à 3.1% par an. Toutefois le pays a l’opportunité de tirer pleinement profit du dividende démographique, pour se hisser au niveau des pays émergents et donner un nouvel élan à sa croissance sociale et économique. Les leaders religieux et coutumiers en tant que leaders d’opinion écoutés et respectés ont un rôle déterminant dans les initiatives de promotion de la santé y compris la santé de la reproduction, l’espacement des naissances qui sont des sujets également traités dans les écritures saintes et les traditions.

Le peuple américain à travers l’USAID reste un partenaire constant du Burkina Faso et des organisations religieuses et coutumières engagées dans la capture du dividende démographique. L’USAID contribuent énormément depuis les années 90 à la mise en place des alliances des leaders religieux afin de renforcer le dialogue intra et inter-religieux et accroitre l’implication des leaders religieux et coutumiers en matière de santé.

L’USAID est pionnière  dans l’implication des leaders religieux dans la planification familiale, la santé de la reproduction, la santé de la mère et de l’enfant, en Afrique de l’Ouest francophone. En effet, plusieurs réalisations ont été faites dans ce sens à travers des  projets accordés à l’ONG Palladium avec qui elle travaille depuis les années 2000. Parmi ces réalisations on peut citer :

  • La mise en œuvre de l’analyse de la situation politique dans plusieurs pays de la région pour permettre une meilleure compréhension de l’influence des leaders religieux sur les populations ainsi que les besoins pour mieux travailler avec eux,
  • L’identisation et la formation  de plusieurs leaders religieux en tant que champions dans la planification familiale qui sont capables de former d’autres leaders religieux dans l’optique d’avoir un nombre critique de champions,
  • Le développement d’outils de plaidoyer efficaces en collaboration avec les leaders religieux et leur contribution à la diffusion (films vidéo et témoignages de leaders religieux sur la planification familiale),
  • Une collaboration réussie entre les leaders religieux chrétiens et musulmans qui est maintenant connus comme le réseau des chefs religieux,
  • La mise en place d’un partenariat solide entre les chefs religieux, les représentants du gouvernement, les parlementaires et les acteurs clés de la société civile,
  • La promotion du dialogue entre les chefs religieux et les principaux décideurs afin que les leaders religieux soient reconnus dans toutes les consultations et réunions sur la planification familiale,
  • La promotion du dialogue entre les chefs religieux et les jeunes sur la planification familiale,
  • L’évaluation de l’impact de la participation des chefs religieux sur l’utilisation des services de planification familiale.

Au Burkina Faso des résultats importants ont également été atteints  grâce au partenariat avec l’ONG Palladium. Ces sont :

  • Le développement d’outils de plaidoyer avec l’Union des Coutumiers et Religieux du Burkina (URCB) pour promouvoir la planification familiale avec la participation des organisations chrétienne, musulmane et coutumière,
  • La mise en  œuvre d’une approche participative  pour identifier les versets ou les passages dans les livres saints traitant des questions de planification familiale et de la santé reproductive, maternelle et infantile,
  • La diffusion de tous ces outils dans plusieurs régions du pays.

Le forum sur l’engagement des leaders religieux et traditionnels de l’Afrique de l’ouest pour la santé et le développement qui se tient du 24 au 26 Juillet 2018 à Ouagadougou constitue également pour eux un tremplin afin de contribuer efficacement au bien-être des communautés et de participer au capture sur le long terme du dividende démographique. Durant les trois jours de travail, ils vont développer un plan national pour la promotion la planification familiale, la santé de la reproduction, la santé de la mère et de l’enfant pour chacun des 10 pays participants au forum que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo et le Tchad.

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Sur les 45 provinces que compte le Burkinabé, 22 ont enregistré un déficit céréalier durant la précédente campagne agricole, ce qui engendrera une situation d’insécurité alimentaire pour plus d’un million de personnes dans le pays, selon “La Tribune Afrique“.
Pour la campagne agricole 2017-2018, la production céréalière totale au Burkina Faso a été estimée à près de 4,1 millions de tonnes, soit une baisse de 11% par rapport à la campagne de l’année dernière, et de 11,6% comparée à la moyenne des cinq dernières années.
Environ 5 800 000 tonnes de céréales sont attendues de la campagne agricole 2018/2019, soit une baisse de plus de 11%, par rapport à l’année précédente, d’après la même source.

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Une équipe des services du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Mme Dalia Hakura, a séjourné au Burkina Faso du 2 au 4 mai 2018 pour examiner l’évolution économique récente et commencer à suivre la mise en œuvre du programme des autorités appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le conseil d’administration du FMI le 14 mars 2018.

À l’issue du séjour des services du FMI, Mme Hakura a publié la déclaration ci-après :

« Les objectifs principaux du nouvel accord FEC à l’appui du programme économique du Burkina Faso pour 2018-2020 consistent à maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à long terme, tout en prévoyant aussi un espace budgétaire pour les investissements prioritaires, les dépenses sociales et les dépenses de sécurité. Cela est essentiel pour réaliser une croissance durable et atteindre les objectifs de développement du pays énoncés dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le programme inclut notamment des mesures visant à accroître les recettes intérieures et à maîtriser les dépenses courantes, notamment la masse salariale, afin de dégager des ressources qui permettront de satisfaire les besoins considérables de développement du pays. Le programme a aussi pour objectif d’améliorer la sélection et l’exécution des projets d’investissement publics pour une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources limitées.

« Les résultats économiques du Burkina Faso ont été satisfaisants au cours de la période récente : la croissance économique a dépassé 6 % par an en moyenne sur la période 2016-17 et un taux de croissance similaire est prévu pour 2018. Ces résultats témoignent d’une résilience considérable face aux chocs extérieurs, notamment trois attaques terroristes d’envergure à Ouagadougou au cours des deux dernières années et une détérioration de la situation sécuritaire dans les régions frontalières du nord du pays, ainsi que de faibles précipitations en 2017 menaçant la sécurité alimentaire dans le pays.

« Le déficit budgétaire global s’est creusé notablement en 2017 pour atteindre 7,7 % du PIB, un niveau sans précédent pour le Burkina Faso, où le déficit budgétaire est généralement situé entre 2 et 4 % du PIB ces dernières années. Le programme appuyé par la FEC vise notamment à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2019, conformément à l’engagement pris par les autorités de respecter le critère de convergence l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Un déficit budgétaire soutenable au niveau communautaire contribuera à renforcer les réserves de changes de la zone UEMOA. Malgré l’objectif de réduction du déficit budgétaire, le programme protège les dépenses sociales, prend en considération la hausse des dépenses de sécurité prévue au budget, et prévoit un niveau relativement élevé de dépenses d’équipement financées sur ressources intérieures.

« L’équipe des services du FMI note avec satisfaction que les autorités restent déterminées à mettre en œuvre le programme. Il est trop tôt pour tirer des conclusions fermes quant aux résultats du programme. La mobilisation des revenus, bien que globalement en ligne avec les objectifs du programme au premier trimestre 2018, peut être compromise par des événement inattendus. À cet égard, l’équipe des services du FMI encourage les autorités à poursuivre les efforts en cours pour renforcer la mobilisation des recettes conformément à l’accord FEC. Les dépenses courantes, progressant plus vite que prévu dans le programme, risquent d’évincer la réalisation des investissements indispensables dans les secteurs sociaux et les infrastructures. L’équipe des services du FMI souligne qu’il importe d’atteindre les objectifs du programme, en particulier celui d’un déficit budgétaire de 5 % du PIB pour 2018 afin de consolider la résilience aux chocs et de participer à l’effort déployé à l’échelle régionale pour pérenniser la stabilité extérieure et reconstituer les réserves de change communes, et de prendre des mesures correctives au plus tôt si nécessaire.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Ouagadougou en octobre pour mener les entretiens pour la première revue de l’accord FEC et les consultations de 2018 au titre de l’article IV.

« La mission a rencontré le Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Mme Sori-Coulibaly, le Ministre du Budget, Mme Yaka, le Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Ki-Zerbo, d’autres hauts fonctionnaires, et des représentants du secteur privé, ainsi que des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités pour leur hospitalité et les discussions très informatives. »

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Le 26 avril à Dori, chef-lieu de la région du Sahel au Burkina Faso, a eu lieu le lancement officiel du projet transfrontalier « Promotion de la sécurité communautaire et de la cohésion sociale dans la région Liptako-Gourma (Burkina, Mali, Niger) » en présence de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso et du Représentant du Gouverneur de la région de  Dori.

Ayant un caractère particulier de par sa trans-frontalité, cette initiative inclut les gouvernements des 3 pays membres de l’autorité du Liptako Gourma, les équipes pays des Nations Unies, les organisations de la société civile basées dans ces 3 pays et les communautés bénéficiaires aux frontières.

La MINUSMA, quant à elle et de par son mandat, a pour rôle de faciliter l’accès aux différentes zones de mise en œuvre du projet au Mali, à Ansongo et Ménaka. Le projet est exécuté par plusieurs agences du système des Nations Unies à savoir le Programme des Nations unies pour le développement, le PNUD, qui en assure le leadership et la gestion opérationnelle, l’Agence des Nations Unies pour les migrations, l’OIM ainsi que l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR.

Ce projet est né suite à la Conférence sur la gestion des frontières et des communautés frontalières au Sahel tenue à Bamako au Mali en mars 2016. Une volonté politique commune des trois pays, en tant que membres du G5 Sahel, de travailler sur les principales dynamiques et causes de conflits en est le fil conducteur. Aussi, faut-il souligner que les objectifs visés par le projet sont parfaitement alignés sur les priorités du G5 Sahel, notamment en matière de gestion des frontières.

En 2017, le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) a octroyé un financement catalytique de 3 millions de dollars américains pour : I) renforcer la participation de 450 jeunes et femmes dans les mécanismes de prise de décision et leur rôle dans les comités de veille et d’alerte précoce au niveau communautaire, II) améliorer les circuits existants de transhumance dans le bassin du Liptako Gourma tout en contribuant à l’amélioration des mécanismes de prévention des conflits et de leur moyen de subsistance, III) améliorer la confiance entre les forces de défense et de sécurité, les autorités et les communautés à travers la mise en œuvre d’activités civilo-militaires.

L’initiative s’inscrit dans le cadre des stratégies de l’UNISS et du G5 Sahel et a pour objectif global de prévenir les conflits intercommunautaires dans la zone.

Le Gouvernement du Burkina Faso, pays hôte de cette cérémonie a remercié les pays frères du Mali et du Niger, les équipes pays du système des Nations Unies présentes et particulièrement le fonds de consolidation de la paix ainsi que les bénéficiaires du projet présents.

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Ancien ambassadeur de la Tunisie qui a servi au Mali, au Burkina Faso et au Niger, de 2004 à 2009, Farhat Cheour est installé depuis trois mois au Burkina Faso. Selon le site du journal burkinabé «Le pays», Cheour a créé «une société de services dans le domaine de la santé, basée à Ouagadougou. Elle a pour objectifs de développer la coopération en matière de santé entre la Tunisie et le Burkina Faso. La formation en matière de santé, le transfert de compétences, la mise à disposition du plateau technique médical ainsi que le savoir-faire des médecins tunisiens au profit des malades burkinabè, sont autant de finalités et buts qu’on veut atteindre à travers la création de «Zitouna Afrique».

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La Plateforme Nationale des Jeunes pour les ODD (PNJ/ODD) s’est donnée pour mission de former près de 2000 femmes aux questions de leadership, afin qu’elles soient suffisamment outillées pour démontrer leur savoir-faire dans leurs divers domaines d’intervention et ce, d’ici à 2020.

La femme représente le socle du développement pour une nation et promouvoir le leadership féminin ne doit plus être perçu comme une faveur faite aux femmes, mais plutôt comme un retour normal aux sources.

C’est dans cet état d’esprit que la PNJ/ODD a réaffirmé son engagement à la cause de la femme à travers l’organisation de la deuxième édition de la campagne nationale pour la promotion du leadership féminin.  Tenue du 29 au 31 mars 2018, cette édition était placée sous le patronage de l’épouse du Président du Faso, Mme Sika Kaboré, le marrainage de Mme Delphine Maïdou Traoré, Directrice Afrique des Opérations du Groupe Allianz et la présidence de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Mme Metsi Makhetha.

Le thème retenu cette année : « Femme leader, levier de la capture du dividende démographique pour l’atteinte des objectifs du développement durable au Burkina Faso », visait à placer la promotion du leadership féminin comme problématique au cœur du débat sur le développement du continent africain.

Travailler à un équilibre pour renforcer l’égalité entre les sexes

Cette édition a vu la participation de 350 jeunes filles qui bénéficieront de l’accompagnement de 28 mentors évoluant dans les secteurs des Assurances, des Affaires, des Bâtiments et Travaux Publics, des Institutions Internationales, de la Politique, de la Culture et du Cinéma, de la Communication et de l’Engagement Social.

Cette connexion permettra, selon le Commissaire général de la Campagne, Monsieur Cheick Fayçal TRAORE, « d’apporter les solutions adéquates de manière pratique » aux difficultés auxquelles font face des jeunes entrepreneurs. Pour lui, la question de la promotion du leadership féminin est une question de développement car : « tant que la femme ne sera pas à 100% aux côtés des hommes pour assurer l’équilibre de 50% chacun, le développement de notre continent piétinera », a-t-il insisté à l’ouverture des travaux.

Plusieurs panels de discussion sur des thématiques phares du moment, des sessions d’échanges « B to B » entre Mentors et Mentis, le Salon de l’Initiative Féminine pour le Développement (SIFED) et une Nuit du Leadership Féminin, sont autant d’activités qui ont ponctué cette édition du leadership féminin.

L’expérience du PNUD pour la réduction des inégalités, au service du secteur privé et public

Le PNUD, champion par excellence pour la protection des droits humains et l’élimination de la pauvreté et la réduction des inégalités entre les sexes par l’autonomisation des femmes et la promotion/protection de leurs droits, a partagé son expertise et son expérience au cours de deux panels de discussion.

La session sur « La mobilisation des acteurs publics et privés pour l’autonomisation de la femme : le Gender Seal comme catalyseur » a été l’occasion de rappeler la nécessité de parvenir à l’avènement d’une société où les inégalités sont réduites entre hommes et femmes notamment dans les corps de métier.

Ce panel, composé du Dr Amata Sangho Diabaté, Economiste Principale du PNUD, de M. Adama Kanazoé, Conseiller Spécial du Président du Faso chargé des ODD et du secteur privé, et de M. Kaboré représentant le Président de la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, a permis à l’audience d’apprécier les efforts des uns et des autres en matière de promotion de l’équilibre genre, mais surtout de mieux comprendre le programme de certification Gender Seal dont le PNUD fait la promotion et qui représente un modèle pour toutes les autres agences du système des Nations Unies. « En 2016, le PNUD Burkina a reçu la certification bronze et est à pied d’œuvre pour l’or ». Dr Amata Diabaté.

L’exposé des étapes à suivre pour la mise en œuvre du Gender Seal, des avantages effectifs que les organisations, entreprises publiques et privées gagnent à réduire les inégalités genre au sein de leurs institutions a suscité un vif intérêt chez les participantes qui ont pu se projeter et envisager leur contribution à la réduction de ces inégalités.

Témoignages et engagements forts pour la réduction des inégalités

Aujourd’hui encore dans le monde, seulement 23% des leaders sont des femmes (source PNUD). Au Burkina Faso, le Président du Faso a récemment pris l’engagement lors de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, d’atteindre le quota de 30% de femmes dans le prochain gouvernement.

Des exemples poignant d’abus basés sur le genre ont été partagés par les participantes et ont suscités des débats de qualité au cours de cette session sur le Gender Seal, et il a été rappelé que si rien n’est fait pour rectifier le tir, il faudra 217 ans pour combler l’écart entre hommes et femmes (source PNUD). C’est face à ce constat que Metsi Makhetha, Coordonnatrice Résidente du SNU a exhorté les participantes à « jouer leurs parts de responsabilités pour l’édification d’un monde plus harmonieux, mais aussi d’avoir le courage d’agir car c’est seulement ainsi que nous poserons les jalons du leadership. »

Cette session de partage d’expériences a édifié les entreprises et organisations présentes, telles que la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, qui n’ont pas manqué de demander officiellement un accompagnement du PNUD pour leurs structures respectives pour l’adoption et la mise en pratique de la certification « Gender Equality Seal ». Un nouveau partenariat qui pourrait susciter les changements de comportements.

C’est sur ces notes de promesses que tous les participants se sont engagés à ce que « plus personne ne soit laissée pour compte » et qu’à l’horizon 2030, le Burkina Faso parvienne à réduire largement, voire mettre fin aux inégalités qui subsistent entre hommes femmes pour un développement plus harmonieux.

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Un groupe armé, dont on ne connait ni l’identité ni les motivations, a sévi dans la capitale burkinabé, Ouagadougou, ce vendredi 02 mars 2018. Il a frappé, vers 10 heures GMT, aux environs de la radiotélévision du Burkina Faso, de l’état-major des armées et de l’ambassade de France. La police burkinabé a fait état, sur Twitter, d’au moins 4 assaillants “abattus” par les forces de sécurité. Mais la chaine LCI et le journal Le Point évoquent le chiffre d’une trentaine de décès au total. Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, a déclaré que “l’attaque visait bien l’ambassade de France” mais qu'”il n’y avait pas de victime française, a priori“.

Ce qu’on sait ce qu’ils ont débarqué à bord d’une voiture et ont commencé à tirer, partout, en scandant “Allahou Akbar” (Dieu est grand), ont confié des témoins de la scène au correspondant de BBC Afrique. A rappeler que la capitale a été le théâtre, en 2016 et 2017, d’attaques terroristes qui ont fauché plus de 50 personnes. L’assaut de janvier 2016 a été le plus sanglant, une trentaine de morts ; il avait été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islamique. Celui d’août 2017 avait fait 19 morts victimes et on n’en connait pas les auteurs précisément.
A noter que des postes de gendarmerie et de police ont été fréquemment attaqués en 2016 et 2017.

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Région de Houndé. Récolte du Coton.

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), a signé un Accord de financement de Mourabaha de 107 millions d’euros (70 milliards de FCFA) pour financer la saison de cotonnière 2017-2018 du Burkina Faso, avec SOFITEX (la société cotonnière nationale) en tant qu’Agence d’exécution.

Cette transaction s’inscrit dans la lignée du nouvel Accord-cadre de 450 million de dollars signé en mai 2017 avec le Gouvernement du Burkina Faso pour les 3 prochaines années.

L’Accord de financement de Mourabaha, d’un montant de 107 millions d’euros, a été signé par M. Hani Salem Sonbol, Directeur Général de l’ITFC, et M. Wilfried Yameogo, Directeur Général de SOFITEX (représentant le Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement du Burkina Faso).

Soulignant l’importance de ces accords en termes de soutien aux activités de financement du commerce au Burkina Faso, M. Hani Salem Sonbol a déclaré que : « Le soutien de l’ITFC au secteur du coton au Burkina Faso s’inscrit dans la stratégie de priorisation de son financement, ciblant les secteurs clés qui stimulent la croissance économique et la génération de revenus pour les populations des pays membres. »

Il a également expliqué que l’opération proposée visait à consolider le programme de financement de l’ITFC en faveur du Burkina Faso, en tirant parti de la capacité de l’ITFC à mobiliser des ressources sur le marché tout en se positionnant comme la « Banque du coton ouest-africain ».

Cet accord de financement soutiendra l’achat de coton graine auprès des agriculteurs et des coopératives. Il aura également un impact positif sur les revenus des agriculteurs et améliorera leurs conditions de vie.

Le Burkina Faso a bénéficié de plus de 925 millions de dollars de financement depuis la création de l’ITFC en 2008.

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Le discours du président français, Emmanuel Macron, à Ouagadougou, au Burkina Faso, était très attendu. Et pour cause : tout le monde voulait savoir ce que celui qu’on surnomme déjà “Macron l’Africain” entend par rupture avec la nébuleuse “Françafrique“, qu’il a déjà théorisée dans sa campagne électorale. Et bien il a commencé par le réaffirmer, dans la droite ligne de son prédécesseur et dont il a été le ministre de l’Economie, François Hollande, qui fut très actif sur le continent africain…

Je suis d’une génération qui n’a jamais connu l’Afrique coloniale. Je suis d’une génération dont un des plus beaux souvenirs politiques est la victoire de Nelson Mandela sur l’apartheid. C’est ça l’histoire de notre génération.

“Il n’y a plus de politique africaine de la France“, rapporte Atlantico.

Puis, embrayant sur la résurgence de l’esclavagisme en Libye, il a déclaré ceci :

Les crimes de la colonisation européenne sont incontestables”.

“Nous sommes orphelins d’un imaginaire commun.

Nous souffrons d’un imaginaire qui nous enferme dans nos conflits et nos traumatismes. Je veux reconstruire cet imaginaire.”

“Nous ne pouvons pas laisser des centaines de milliers d’Africains prendre tous les risques dans la Méditerranée (…). Il est indispensable d’aider à leur retour”.
Macron a donné des gages sur cette question, de la plus haute importance pour les Européens que le sentiment d’être envahis par des hordes de migrants plonge dans les bras des formations d’extrême droite xénophobes : “Face à l’ampleur de la tragédie, il faut changer d’échelle dans notre mobilisation. Nous ne pouvons laisser les Libyens affronter seuls ce défi. Nous avons le devoir de donner un sens concret au partenariat entre la France et l’Europe.

“Je proposerai demain une initiative euro-africaine pour mettre un terme aux stratégies des terroristes, des trafiquants d’armes et d’êtres humains”.

Puis, très soucieux d’éviter tout malentendu avec une jeunesse bouillante échaudée par les déclarations controversées de Nicolas Sarkozy à Dakar, au Sénégal, en octobre 2007, il a affirmé : “Je suis d’une génération où on ne dit pas à l’Afrique ce qu’elle doit faire. Partout la jeunesse africaine demande avec impatience de participer à la construction de son pays et de la mondialisation.”
Il le martèlera à plusieurs reprises : “Je ne vous donnerai pas de leçons”.
[La France] n’investira plus pour que des grands groupes participent à des opérations de corruptions organisées“, a promis le jeune chef de l’Etat français.

Macron a tenu à rendre hommage à Hollande pour son action éclairée au Mali, sans laquelle les djihadistes allaient très probablement trôner dans la capitale ; il a également salué les initiatives de Chirac contre le Sida ou le paludisme.

Le président français a terminé son allocution avec les conflits et le terrorisme, qui frappent le continent

L’Afrique n’a jamais connue autant de conflits internes”.

Ne laissez jamais la religion dans laquelle vous croyez” vous persuader que c’est “une aventure” qui mène inéluctablement à “la destruction de l’autre”.

Enfin il a magnifié l’engagement de l’Arabie Saoudite contre le terrorisme et a invité le Qatar, l’Iran et la Turquie à faire de même. Il a annoncé une conférence sur le terrorisme à Paris en 2018.

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Le président français, Emmanuel Macron, qui a démarré en trombe son mandat avec des sujets relatifs à l’Afrique, débute ce lundi 27 novembre 2017 une tournée sur le continent. Il se rend d’abord au Burkina Faso, puis en Côte d’Ivoire et enfin au Ghana, rapporte BBC Afrique.

Il est attendu en début de soirée dans la capitale burkinabé, Ouagadougou. Il y restera du 27 au 29 novembre 2017. Macron fera une virée sur le site d’une méga centrale solaire, la plus grande en Afrique de l’Ouest à terme. Par ailleurs il fera un discours très attendu, dit de “Ouagadougou”, devant les jeunes et étudiants de l’université. “Le choix du Burkina est en soi un message, car il y a une jeunesse politisée dans ce pays en transition depuis la chute de Blaise Compaoré. Ce public est loin d’être conquis d’avance et n’a pas forcément une bonne image de la France. Le président a une forte ambition, qui est de faire évoluer la perception de la France par cette jeunesse“, indique un communiqué du palais de l’Elysée.

Le texte dit que ce périple a pour but de porter une nouvelle vision de la France axée sur l’entrepreneuriat, la jeunesse et l’éducation, avec pour point focal une meilleure image de la France en Afrique, une image qui a souffert des sorties incendiaires des années Sarkozy. L’enjeu est aussi fortement symbolique et économique car la France, l’ancienne puissance coloniale, a perdu du terrain sur le continent, sous les coups de boutoir de la Chine, de la Turquie et même de l’Italie. Cette tournée est donc d’importance, et elle ne sera sûrement pas la dernière !

Au sujet de sa décision de se rendre dans un pays anglophone, le Ghana, son cabinet argue que le voyage “permettra d’illustrer notre approche continentale de l’Afrique : un lien privilégié avec les pays francophones mais aussi l’ambition de nouer un lien avec l’Afrique anglophone“. Au menu à Accra une visite à des start-ups, puis détour par le quartier populaire de Jamestown, avec à ses côtés l’ex-joueur de l’OM Abedi Pelé.

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Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, et le français Emmanuel Macron, inaugureront mercredi la plus grande centrale solaire en Afrique de l’Ouest, rapporte l’AFP.

A une vingtaine de kilomètres de la capitale Ouagadougou, 129 600 panneaux solaires produiront 33 MW d’énergie électrique sur une superficie de 55 hectares, un pic que la centrale atteindrait en décembre.

“C’est la plus grande centrale de l’Afrique de l’Ouest en termes de capacité installée”, a annoncé le chef du projet de construction de cette centrale solaire, Saidou Nana. Elle fournira, via le réseau de la Société nationale d’électrification (Sonabel) 56 gigawatts, soit 5 % de la production actuelle du pays, issue des centrales à fioul.

Le Burkina Faso importe une grande partie de ses besoins en électricité. La Côte d’Ivoire seule fournit au pays 30% de ses besoins en énergie électrique.

Ouagadougou mise sur le basculement vers le solaire pour produire 30% de ses besoins à l’horizon de 2030. Une deuxième tranche du projet permettrait de produire 17 MW sur le site de Zagtouli, pour atteindre les 50 MW. Deux nouvelles centrales solaires à Koudougou et à Kaya devraient produire respectivement 20 et 10 MW.

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Le Gouvernement du Burkina Faso, en collaboration avec le Système des Nations Unies (SNU) au Burkina Faso, organise le vendredi 20 octobre 2017 à Laïco Hôtel, un atelier national de validation du profil ODD du Burkina Faso.

L’objectif de l’atelier est de présenter le rapport du Profil ODD du pays et son ancrage avec le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), assurer l’appropriation du rapport par les participants et procéder à sa validation. L’atelier sera également l’occasion pour les participants de s’accorder sur les secteurs accélérateurs pour le développement inclusif et durable du Burkina Faso.

L’atelier réunira les représentants des ministères techniques et des collectivités locales et acteurs de l’administration au niveau central et décentralisé, les institutions internationales et les partenaires techniques et financiers, la société civile, et le secteur privé.

Cet atelier fait suite à plusieurs rencontres techniques organisées avec la participation des représentants de tous les acteurs cités ci-dessus, avec l’appui du SNU et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), et qui ont permis de procéder à la contextualisation et la priorisation des cibles ODD, permettant ainsi de prendre en compte la majorité des cibles ODD (89 pour cent) dans le PNDES.

A l’issue de cet atelier, les participants auront identifié, parmi les secteurs déjà reconnus dans le PNDES comme prioritaires pour le développement harmonieux, inclusif et durable du Burkina Faso, ceux qui apparaissent comme accélérateurs et pour lesquels une stratégie d’accélération pourrait être formulée, avec l’utilisation de l’Outil MAPS (Maintreaming, Acceleration and Policy Support) développé par le Groupe des Nations Unies pour le Développement et qui est déjà en cours de mise en œuvre dans un nombre de pays sélectionnés. Cela contribuera à la mise en œuvre efficace du PNDES et de l’Agenda 2030.

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Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu, vendredi au palais présidentiel, le Premier ministre burkinabé Paul Kaba Thieba, en visite en Tunisie dans le cadre des “Rencontres Africa 2017”, organisées les 5 et 6 octobre à Tunis.
Le chef de l’Etat a salué la participation du Premier ministre burkinabé à la tête d’une délégation de haut niveau à cet “important forum économique”.
Cette visite, a-t-il dit, témoigne de la solidité des relations historiques qui unissent les deux peuples et reflète la dynamique positive qui caractérise la coopération bilatérale dans les différents domaines, notamment après l’ouverture d’une ambassade tunisienne à Ouagadougou et la visite du chef de gouvernement, Youssef Chahed, au Burkina Faso en avril 2017.

Dans ce contexte, Caïd Essebsi a salué la réponse favorable du président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, à l’invitation qui lui a été adressée pour effectuer une visite en Tunisie.
Il a réitéré la disposition de la Tunisie à renforcer les liens de fraternité et les relations de coopération avec le Burkina Faso dans les différents secteurs, en particulier la formation professionnelle, l’éducation, l’enseignement supérieur, ainsi que la consolidation du rôle de la jeunesse dans la société.
La Tunisie, a-t-il souligné, est prête à mettre ses expertises et son expérience à la disposition du Burkina Faso.
Le Premier ministre burkinabé a, pour sa part, mis en valeur la relation particulière qui unit les deux pays, basée sur le respect mutuel et caractérisée par le partage des principes de la liberté et de la démocratie.
Il a salué, au nom de son pays, le soutien de la Tunisie au Burkina Faso lors de l’attentat terroriste qui a visé Ouagadougou en août 2017.

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Un nouvel accord en discussion au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au programme national de développement économique et social.

Il conviendra de mettre en place des réformes visant à augmenter l’espace budgétaire parallèlement à la hausse de l’investissement.

Il sera également utile de mettre en place des réformes visant à améliorer la gouvernance, accroître le rôle économique des femmes, œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et protéger les pauvres.

M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a publié la déclaration ci-après aujourd’hui à Ouagadougou à l’issue de sa visite au Burkina Faso :

« Je tiens à remercier le Président Kaboré, le Premier Ministre, Kaba Thiéba, le Ministre de l’économie, des finances et du développement, Coulibaly Sori, ainsi que d’autres hauts responsables pour des échanges de vues productifs et pour leur chaleureuse hospitalité pendant mon séjour à Ouagadougou. Je tiens aussi à remercier toutes les autres autorités que j’ai rencontrées, y compris le Mogho Naba et des représentants du secteur privé. »

« Lors de mes entretiens, j’ai exprimé ma compassion et mes regrets face à l’attaque d’un restaurant le 13 août à Ouagadougou qui a fait 18 morts et un grand nombre de blessés et j’ai présenté mes condoléances aux autorités Burkinabés pour le décès de Salif Diallo, Président de l’Assemblée nationale. »

« J’ai noté que le Burkina Faso et le FMI entretiennent depuis longtemps une excellente relation et que le FMI souhaite que cette relation persiste dans la période à venir. »

« J’ai félicité les autorités d’avoir réussi à préserver la stabilité macroéconomique pendant la difficile transition politique de 2014 à 2016. J’ai salué leur détermination à accélérer le développement dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-20. J’ai réaffirmé que le FMI souhaitait soutenir les efforts qu’elles déploient pour réaliser une croissance plus rapide, durable et inclusive. Un nouvel accord en discussions au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au PNDES et aura pour objectif de concilier l’augmentation de l’investissement et le maintien de la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette. »

« J’ai souligné qu’il conviendra d’opérer des réformes qui augmentent l’espace budgétaire, parallèlement à la hausse de l’investissement. Il est nécessaire d’accroître les recettes et de freiner la croissance des dépenses courantes pour éviter de recourir à des emprunts excessifs, en particulier sur un marché régional déjà tendu. Un renforcement des procédures de sélection et d’exécution des projets accroîtrait également l’efficience de l’investissement. »

« J’ai souligné que pour accélérer la croissance, il conviendra aussi d’opérer des réformes en complément de l’augmentation de l’investissement, notamment améliorer la gouvernance, accroître le rôle des femmes dans l’économie et œuvrer en faveur de l’égalité des sexes, et protéger les pauvres. De récents travaux du FMI soulignent qu’il est utile de compléter les réformes macroéconomiques par des mesures concrètes qui protègent les pauvres et permettent une plus grande inclusion et confèrent aux femmes l’opportunité de participer de manière lucrative à l’activité économique. »

« Enfin, je tiens de nouveau à affirmer que le FMI reste un partenaire privilégié du Burkina Faso, et je me réjouis de poursuivre ce partenariat. »

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé d’investir 500 milliards FCFA (environ 910 millions $) au Burkina Faso, dans deux secteurs prioritaires qu’elle a identifiés à savoir : l’énergie et l’agriculture. Ceci, pour les cinq prochaines années, nous apprend Ecofin.

C’est ce qui ressort des discussions avec le gouvernement burkinabè, tenues le 8 septembre dernier, en vue de faire le point de la coopération et dégager les perspectives à travers un dialogue sur les choix stratégiques que la BAD compte opérer dans le référentiel de coopération entre les deux parties pour les cinq années à venir, à savoir le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021.

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Le Burkina Faso a commandé  deux hélicoptères Mi-171Sh russes. Selon les informations rapportées par Ecofin, cette annonce a été faite par Sergey Kornev, directeur général adjoint de Rosoboronexport, l’agence russe chargée des exportations du complexe militaro-industriel russe, lors du Forum « Armée-2017 » tenu du 22 au 27 août dernier à Moscou.

Sergey Kornev a, par ailleurs, précisé que les hélicoptères seront livrés en 2018. Toutefois le coût de cette commande n’a pas été dévoilé.

Variante du Mi-171 de transport militaire, le Mi-171Sh est un hélicoptère multi-rôles pouvant accomplir une large gamme de missions parmi lesquelles : le transport aérien de forces d’assaut ; le transport de cargaisons ; l’attaque air-surface ; l’escorte des colonnes militaires ; l’évacuation médicale ; ainsi que la recherche et le sauvetage lors des opérations de combat.

Toujours selon la même source, cette nouvelle commande va renforcer la flotte de l’armée l’air du Burkina Faso qui possède déjà plusieurs hélicoptères Mi-17 et Mi-24P, ainsi que des Alouette III, AS350, AS365N Dauphin et AW139.

Ajouté à cela, deux Mi-35 acquis en 2005 et trois Super Tucanos livrés en 2013. Et bien d’autres aéronefs utilitaires et de surveillance.

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Dimanche soir, au moins 18 personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées dans l’attaque d’un restaurant de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.Les nationalités des victimes sont encore inconnues.

Selon les informations rapportées ce lundi par l’AFP, des opérations de quadrillage, de vérification des maisons avoisinantes se poursuivaient. L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les autorités semblent croire à une offensive djihadiste.

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