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Au cours de sa visite de 48 heures entamée le 16 mai 2017 au Burkina Faso, Stéphane Richard, Président Directeur Général d’Orange a officiellement lancé hier matin, sous le parrainage du Ministre de la santé, le Professeur Nicolas Meda, les activités de la Fondation Orange Burkina Faso qui devient la 16ème Fondation du Groupe.

La première action a été un don de matériel à l’unité d’hémodialyse du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou, seule référence au Burkina Faso pour le traitement de l’insuffisance rénale. Ce matériel, d’une valeur de 115 millions de Francs CFA, composé de 5 générateurs, 5 fauteuils et de 1350 kits de dialyse, viendra soulager l’hôpital Yalgado face à la forte demande de dialyse à laquelle il est confronté. Ce don permettra ainsi d’augmenter la fréquence des dialyses des patients souffrant d’insuffisance rénale, passant de 4 jours par semaine actuellement à 5 jours par semaine, sachant que la moyenne des fréquences de dialyses prescrites est de 2 à 3 séances par semaine.

A propos du lancement de la fondation Orange au Burkina, Stéphane Richard a déclaré :

« Partout où notre Groupe est engagé, nous œuvrons également pour le bien-être des populations. L’histoire et la culture d’Orange sont en effet celles d’une société citoyenne et responsable, qui met l’humain au cœur de sa philosophie. Il était ainsi naturel pour moi que la Fondation Orange déploie rapidement ses programmes au Burkina Faso. »

Ben Cheick Haidara, Directeur Général d’Orange Burkina Faso, a souligné quant à lui : «Le Groupe Orange au Burkina n’a pas que des enjeux business ; nous agissons également pour l’égalité des chances en offrant aux Burkinabè ce qui est essentiel pour eux et en participant à la création de conditions de vie meilleures pour eux ».

La Responsabilité Sociale d’Entreprise est un des socles majeurs de la gouvernance du Groupe Orange. La Fondation Orange soutient ainsi les associations et met en œuvre des actions qui luttent contre l’exclusion et aident les personnes en difficulté, prioritairement les jeunes et les femmes, notamment grâce au numérique. Forte de ses 8000 bénévoles, la Fondation Orange a déjà investi plus de 23 millions d’Euros dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la culture, pour 1.800.000 bénéficiaires dans le monde.

La Fondation Orange a fêté ses 30 ans le 6 mars dernier.

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Dans le cadre de la mobilisation de nouvelles « mesures d’urgence » pour la pérennisation de la paix au Burkina Faso et conformément à la décision du Comité Exécutif, présidé par le Secrétaire général, le 23 mars 2017, le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a rencontré ce mercredi 03 mai à Ouagadougou, le Président du Burkina Faso, M. Roch Marc Christian Kaboré.

Les deux officiels ont échangé sur l’engagement des Nations Unies et son soutien à l’initiative de ‘pérennisation de la paix’ au Burkina Faso, et sur les actions entreprises par le gouvernement pour faire face aux défis économiques et de sécurité.

« Il est essentiel que nous travaillions étroitement avec les acteurs nationaux et régionaux afin de renforcer la paix et d’accélérer le développement », a déclaré M. Ibn Chambas.

Les Nations Unies restent pleinement mobilisées pour soutenir le gouvernement dans sa détermination à jouer un rôle prépondérant pour la stabilité de la région, notamment à travers son appui au processus de réforme du secteur de la sécurité. « La volonté affichée du gouvernement d’initier la réforme du secteur de la sécurité témoigne aussi de son attachement à la consolidation de la paix au Burkina et au-delà », a ajouté M. Ibn Chambas.

M. Ibn Chambas a enfin félicité  le Président Kaboré pour son implication personnelle dans la réforme de la constitution et pour la  mise en place, le 14 avril dernier, du Haut Conseil du Dialogue Social, ainsi que pour les avancées enregistrées dans la réforme du système judiciaire.

Pour sa part, le Président Roch Marc Christian Kaboré a salué l’appui des Nations Unies en faveur de la paix, de la stabilité et du développement du Burkina Faso et de la région. Il a réaffirmé la détermination de son gouvernement à tout mettre en œuvre pour faire face aux nombreux défis.

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L’Ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou a organisé un évènement public sur le changement climatique. Les échanges se sont basés sur “Ted Talks” ainsi que sur d’autres vidéos sur l’environnement. Chaque vidéo projetée a été suivie d’une discussion pendant laquelle les participants ont exprimé leurs opinions. Ils ont aussi discuté des causes et des conséquences du changement climatique et échangé sur la méthode controversée du “pâturage planifié’’, une méthode développée par Allan Savory afin de restaurer les champs à l’aide du bétail. Ils ont également échangé sur les effets néfastes de l’exploitation minière traditionnelle sur l’environnement, qui fait usage de produits chimiques et sur la question du développement de plantes génétiquement modifiées en vue de nourrir les populations vivant dans les zones arides.

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La Mission économique tunisienne (du 4 au 6 Avril 2017 au Niger, Burkina Faso et Mali) se termine en débarquant jeudi 6 avril 2017 à Bamako, capitale de la République du Mali, après deux escales au Niger et au Burkina Faso, «pour le moins, riches en enseignements et fécondes en contacts juteux», comme le dit, à juste titre, un communiqué du Cepex qui résume le bilan, quoique dans un texte, à l’eau de rose et d’un autre temps. Celui de Bourguiba ou de Ben Ali, mais pas de la 2ème République. Le jus, on le cherche !
Selon la même source, «bien que mis à rude épreuve au cours des dernières années à cause de l’exportation de l’hydre du terrorisme sur ses terres, le Mali semble retrouver un regain de santé et recouvrer une stabilité politique qui lui faisait défaut et compromettait ses efforts de développement. Aussitôt les péripéties sécuritaires dissipées, les dirigeants maliens peuvent se consacrer, maintenant, aux questions d’ordre économique et social». Une introduction plus politiquement correcte que résumant la situation réelle du Mali.

Selon le même communiqué qui essaie ainsi de justifier le choix du Mali, «de grands projets structurants sont engagés ou en cours de planification pour le développement de l’infrastructure de base faisant du Mali un chantier à ciel ouvert, comme le prétendent [Ndlr : Un mot malpropre pour une structure supposée faire de la prospective pour les exportateurs tunisiens et s’appuyer sur ses propres informations] les experts internationaux. Une aubaine pour les Chefs d’entreprises tunisiennes qui sont plus que jamais appelés à accompagner le Mali sur ce plan dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant».

Suivent ensuite un ensemble de mots qui rappellent les éloges et formules grandiloquentes des vieilles méthodes journalistiques de flatterie qu’on retrouve dans les dépêches officielles d’un temps ancien, relatant un «accueil triomphal en signe de reconnaissance pour l’intérêt accordé par les hautes autorités tunisiennes, en la personne de Youssef Chahed, Chef du gouvernement, pour le raffermissement des relations bilatérales, et à plus forte raison économiques et commerciales». C’est ensuite, toujours dans un style à l’eau de rose sur fond de son de violon, «Chahed et son homologue malien Modibo Keïta [qui] ont rehaussé par leur présence le forum d’affaires tuniso-malien, et ouvert le bal des mises en relations d’affaires entre opérateurs des deux pays sur fond d’appui politique extrêmement indispensable pour réussir le business en Afrique».

Et la même dépêche officielle du Cepex d’interpréter tout cela en affirmant que «les discours tenus par les officiels au cours de ce forum traduisent manifestement des valeurs communes partagées durant des décennies de relations amicales et fraternelles. Les deux Chefs de gouvernement se sont accordés dans leurs allocutions respectives sur l’impératif d’appréhender la coopération bilatérale dans tous ses axes, à savoir le commerce, l’investissement et le Co-développement, comme le stipule le thème de ce forum : Un partenariat gagnant-gagnant. Cette rencontre bilatérale au sommet a fait office de tribune pour lancer un appel aux hommes d’affaires tunisiens pour venir investir massivement au Mali qui regorge en opportunités réelles dans l’infrastructure, l’agriculture, les industries de transformation et l’énergie, pour ne citer que ces secteurs».
En fait, rien que «des messages positifs et déclarations de bonnes intentions des dirigeants des deux pays et capital sympathie», comme le dit même ce «poème journalistique» qui évoque pourtant, sans en donner la moindre preuve, «la pléiade de contrats et conventions signées dans la double dimension institutionnelle et privée». Voyons pourtant le détail de cette «pléiade » par pays !

⦁ À Ouagadougou, juste 10 citernes !
«Dans la capitale du Burkina Faso, l’accueil fut cordial. La présence du Chef du gouvernement, flanqué [Ndlr : Un mot plutôt inapproprié pour la dépêche d’une agence officielle (Voire la définition Larousse)] par 4 ministres et un secrétaire d’État, envoie un signal fort aux autorités locales des pays visités à l’occasion de cette tournée printanière africaine, quant à l’engagement indéfectible de la Tunisie à accompagner ces pays dans leur démarche irrévocable vers le développement. La concrétisation ne s’est pas faite attendre», annonce le bilan du Cepex.
C’est d’abord l’inauguration, par le chef du gouvernement tunisien, de l’Ambassade de Tunisie à Ouagadougou que la même source qualifie de «pain béni pour les opérateurs économiques». Soit ! Ensuite … C’est tout, pour ce qui est de la pléiade de contrats qu’évoque le bilan du Cepex, si on excepte «l’engouement des Chefs d’entreprises burkinabés qui s’est traduit par une forte présence lors de forum (plus de 200 hommes d’affaires)» et qui «atteste d’une prédisposition patente à nouer des relations d’affaires solides et durables». Des «rencontres de networking [qui] répondent en réalité à une double vocation : soit pour établir un premier échange qui permettra à nos businessmen d’entrevoir d’éventuelles relations d’affaires et d’en ausculter le potentiel, soit pour entretenir des relations déjà établies». En fait, c’est la société Comet, qui a signé un contrat portant sur la vente de 10 semi-remorques citernes conçus et fabriqués exclusivement par des compétences tunisiennes avec un taux d’intégration 100% tunisien. C’est l’unique contrat, véritable résultat concret, que rapporte le bilan du Cepex dont la présidente, présente dans la délégation officielle, est normalement la plus au courant de ce genre de chose !

⦁ Au Niger, «Parole, Parole», dirait Dalida !
Toujours dans le même style agencier des années 70 et 80, le bilan du Cepex fait état de «marques d’estime et de considération se sont fait ostensiblement ressentir à la mesure de l’accueil chaleureux qui lui fut réservé par les autorités locales dès que la délégation tunisienne foula le sol nigérien». Usant encore plus de de violon et de violoncelle journalistiques, le communiqué du Cepex évoque, fièrement et avec grandiloquence pour le périple présidentiel, «l’affluence considérable des hommes d’affaires et officiels nigériens au forum économique tuniso-nigérien, rehaussé par ailleurs par la présence du Chef du gouvernement, Youssef Chahed et son homologue nigérien, Brigi Rafini, dénote de la haute sollicitude des autorités respectives à pousser le niveau du partenariat bilatéral et à baliser le terrain pour l’établissement de contacts d’affaires féconds».

Venant à la séance de networking entre les 80 hommes d’affaires tunisiens et leurs partenaires du Niger, on apprendra seulement qu’ils sont «venus très nombreux pour ce forum dans l’espoir d’en voir ses travaux porter leurs fruits». Rien sur les résultats. A moins que les représentants de l’organisme organisateur n’aient pas encore fait le tour des hommes d’affaires tunisiens pour faire le bilan. C’est du moins ce qui se faisait, avant, pour de pareilles rencontres !

On apprendra, quand même, que « dans la foulée des discours officiels, des rencontres B-to-B se sont poursuivies dans une ambiance conviviale et chaleureuse favorisant l’échange mutuel et fructueux », que « l’audience nigérienne s’est familiarisée avec le climat des affaires en Tunisie, avec un focus sur le commerce extérieur grâce à l’exposé d’Aziza Htira dans ce sens ». Le résultat est que «plusieurs conventions de partenariat furent signées, notamment celle du CEPEX avec la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, et qui énonce, entre autres objectifs, l’échange d’expériences et la multiplication des actions à caractère promotionnel». Des conventions d’importance certes, mais une action «qui qui ne nourrit pas son homme » comme dirait le dicton. Pour le concret, on en restera au «forum [qui] n’a fait que conforter les convictions des partenaires des deux bords quant à l’impératif de faire de l’axe Tunis-Niamey un pont qui foisonne business».

⦁ Morale du périple du «Témoin qui ne voit rien»
C’est ce qu’il y a à retenir, officiellement, puisque c’est contenu dans un communiqué officiel de l’organisme organisateur, du périple de Chahed qui aura ainsi duré trois jours pendant lesquels il aura vu peu de choses (contrairement, notamment aux visites du roi du Maroc qui sont de réelles immersions dans les sociétés des pays visités et de leurs économies) et finalement rapporté peu de choses.
Plus d’un observateur et de professionnels avaient pourtant averti que commercer avec l’Afrique n’a rien à voir avec le même acte dans les pays occidentaux. A moins d’une longue période de préparation, dans laquelle diplomatie et opérateurs sont des acteurs déterminants, il est rare de rapporter quelque chose. Les contrats-spots et les affaires-one-shot, les opérateurs savent faire cela mieux que Chahed et tous ceux dont il a été «flanqué», comme disait le communiqué du Cepex.
Pour le reste, ce genre de périple ne sert qu’à essayer de signer des accords qui facilitent le commerce et l’investissement pour les Tunisiens, comme les accords de libre-échange et les accords de facilités fiscales et douanières. Ceux-là aussi demandent plus qu’une journée par pays. Et quand on n’a rien à dire de concret, on se tait et on ne fait pas un tel ramdam médiatique. En tout cas pas de cette manière !

P.S. : «Plus de Youyou que de couscous», dicton tunisien pour traduire une situation où l’effet d’annonce dépasse les résultats

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Des centaines d’établissements scolaires ont récemment fermé dans le nord du Burkina Faso, à la suite de l’assassinat d’un directeur d’école et de menaces proférées par des hommes armés, soupçonnés d’être des jihadistes.

Selon France 24, ce sont les enseignants eux-mêmes qui ont pris cette décision, en l’absence de consignes officielles. Mais certains ont décidé de braver la peur, en continuant de donner des cours directement chez leurs élèves.

Fin janvier, des hommes armés sont passés dans différentes écoles situées dans la province du Soum, dans la région du Sahel. Ils ont demandé aux enseignants d’abandonner le programme actuel, de faire cours en arabe, d’apprendre le Coran à leurs élèves et exigé que les enseignantes portent le voile, sous peine de représailles, avant de partir vers la frontière malienne, a encore ajouté la même source.

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Deux commissariats ont été attaqués par des hommes armés dans le nord du Burkina Faso, mardi 28 février au matin.

“Deux de nos commissariats ont été attaqués cette nuit à Barabulé et Tongomaël”, dans la province du Soum, près de la frontière malienne, a annoncé le ministre de la Sécurité Simon Compaoré, sans donner de bilan.

Joint par l’AFP, Mohamed Dah, Haut-Commissaire de la province du Soum, a expliqué : “Les attaques ont eu lieu quasi simultanément. Les tirs ont cessé, mais les assaillants ne sont toujours pas partis. Un renfort militaire a été envoyé sur les lieux”.

“On se demande si c’est une diversion, afin de mobiliser des forces de sécurité pour attaquer des cibles plus importantes”, a ajouté Mohamed Dah.

Sous couvert de l’anonymat, une autre source sécuritaire a expliqué que l’attaque à Barabulé était l’œuvre d’une “dizaine de jihadistes arrivés sur six motos”.

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Bonne nouvelle pour le Burkina Faso, qui va pouvoir compter sur la banque africaine d’export-import (Afreximbank) pour oxygéner son plan de développement quinquennal, rapporte l’Agence Ecofin. En effet Afreximbank financera ce plan à hauteur de 1,5 milliard $. Son président, Benedict Omarah, en a fait l’annonce en présence du chef de l’Etat burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, dans la capitale, Ouagadougou.

La banque a jeté son dévolu sur 15 projets, qu’elle subventionnera, sur les 83 points qui figurent sur le plan. «Nous avons sélectionné des piliers qui s’inscrivent dans l’ambition portée par notre plan stratégique IMPACT 2021. Nous nous focalisons principalement sur l’accélération du commerce intra-africain et de l’industrialisation du continent en développant ses capacités d’exportation », a dit M. Omarah.

On a appris que les fonds seront affectés au textile, aux hydrocarbures et au secteur bancaire.
Le président Kaboré a déclaré à l’occasion que son pays envisageait d’installer des usines de transformation des matières premières, en partenariat avec ses voisins, surtout le coton.

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Au moins onze militaires burkinabés ont été tués vendredi 16 décembre 2016 dans une attaque djihadiste contre un détachement de l’armée basé à Nassoumbou, dans le nord du pays, rapporte « Le Monde »

Selon une source sécuritaire, les onze tués sont dix militaires et un gendarme. L’agence de presse Associated Press rapporte que les autorités évoquent au moins 12 soldats morts, ajoute la même source.

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Le Président, son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, et le gouvernement du Burkina Faso, sont parvenus à mobiliser environ 28 milliards d’euros (soit 18 500 milliards de francs CFA) dans le cadre de la conférence des partenaires pour le financement du PNDES.

Plus de 350 personnes ont assisté à la première journée de la conférence pour le financement du programme national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) qui a réuni ce mercredi 7 décembre à Paris l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers. Lors de cet événement organisé par le gouvernement burkinabè avec l’appui de la Banque mondiale, les partenaires ont réaffirmé leur confiance dans le pays et se sont pleinement engagés à soutenir le gouvernement dans la mise en oeuvre du PNDES dont ils ont souligné la pertinence. Les partenaires du secteur public ont annoncé un montant de 12,2 milliards d’euros (soit 8 000 milliards de francs CFA).

Plus de 800 investisseurs venus du monde entier participent à la seconde journée consacrée au secteur privé, ce jeudi 8 décembre. 80 projets structurants ont été présentés aux opérateurs économiques. Des intentions de financement d’un montant d’environ 16 milliards d’euros (soit 10 500 milliards de francs CFA) ont été annoncées dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des TICs, etc.

L’Etat finance à hauteur de 15 milliards d’euros la mise en oeuvre du PNDES dont le coût global est évalué à près de 23,5 milliards d’euros (soit 15 395 milliards de francs CFA). Un financement complémentaire de 8,5 milliards d’euros, soit 5 570 milliards de francs CFA, était requis.

Élaboré à l’issue d’un processus participatif et inclusif, le PNDES est le cadre d’orientation du développement économique et social du Burkina Faso pour la période 2016-2020, fondé sur le programme présidentiel, la vision Burkina 2025 et les agendas internationaux de développement durable.

Le Président Roch Marc Christian Kaboré a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture “votre mobilisation témoigne de l’engagement de la communauté des partenaires du Burkina Faso à soutenir continûment les efforts que déploie le Gouvernement pour assurer un mieux-être aux populations burkinabè. Merci pour votre participation effective, signe de votre intérêt pour le développement de mon pays”.

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba a déclaré “J’ai souhaité que cette conférence soit un cadre de partenariat, un cadre d’engagements réciproques et un partenariat nouveau pour mettre notre pays sur un sentier de croissance durable et fort. Je souhaite que ce qui a été fait aujourd’hui soit le début d’un partenariat plus solide.”

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique a déclaré : “Le Groupe de la Banque mondiale, premier partenaire du Burkina, a mobilisé un financement de 3,8 milliards de dollars pour accompagner la mise en œuvre du plan national de développement. Ce montant exceptionnel est à la hauteur de l’ambition affichée par les autorités d’engager des réformes en profondeur qui permettront de poursuivre la diversification de l’économie et de créer des emplois en faveur des jeunes et des femmes.”

Extraits d’interventions

Matthias Fekl, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger : “Le PNDES apporte les bonnes réponses aux défis immédiats et à plus long terme, sur les questions d’environnement ou d’urbanisation.”

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie : “C’est une conférence qui marquera le départ du nouveau Faso […] Le Burkina Faso ne vient pas les mains vides mais avec un Plan solide et crédible.”

Andrew Young, ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso : “Now more than ever, Burkina Faso is open for business.” Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO a souligné “l’effort remarquable de financement de la part du Burkina Faso […] Je reste convaincu que l’environnement des affaires est propice aux investissements.”

Tosi Mpanu-Mpanu, administrateur du Fonds vert de l’ONU : “Le Burkina Faso devrait servir d’exemple aux autres pays de la sous-région. Il ne se présente pas en victime du réchauffement climatique et veut transformer les contraintes en opportunités.”

Metsi Makhetha, coordinatrice du Système Nations Unies au Burkina Faso, a déclaré : “Pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, le Burkina Faso est choisi comme pays pilote pour « sustaining peace » (…) Le Burkina Faso a démontré sa capacité  à protéger sa démocratie, sa capacité à vouloir créer les conditions afin que le PNDES soit mis en œuvre dans un cadre de dialogue social. C’est en cela que le terme de sustaining peace trouve sa raison d’être.”

A propos du PNDES

Le PNDES traduit au niveau global et sectoriel les priorités nationales durant le mandat du Président R.M.C. Kaboré. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie et vise à améliorer les conditions de vie des Burkinabè grâce à une croissance forte, inclusive et durable. L’objectif d’ici 2020 est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7% et de créer 50 000 emplois par an.

Le PNDES s’articule autour de trois axes stratégiques : “réformer les institutions et moderniser l’administration”, “développer le capital humain”, “dynamiser les secteurs-porteurs pour l’économie et les emplois”.

La stratégie de financement retenue pour la mise en oeuvre du PNDES repose sur une approche multipartenariale qui associe tous les acteurs tant publics que privés. Plus d’informations sur : www.conferenceburkina2016.gov.bf

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A quelques jours de l’ouverture des travaux de la conférence des partenaires du Plan national de Développement économique et social (PNDES), prévus les 7 et 8 décembre 2016 à Paris, le gouvernement du Burkina Faso veut s’assurer que l’organisation sera réussie. Une délégation conduite par le Secrétaire général du Premier ministère, Bamory Ouattara, qu’accompagnait son homologue du ministère de l’Economie et des Finances, Séglaro Abel Somé, vient de séjourner dans la capitale française. Séances de travail avec l’ambassade du Burkina Faso à Paris, mais aussi avec les fonctionnaires de la Banque mondiale, dont le représentant résident à Ouagadougou, Cheick Fantamady Kanté, reconnaissance des lieux de la conférence, ont ponctué le menu du séjour de la délégation.

« Globalement, tous les points de préoccupation sont pris en compte », relèvera Bamory Ouattara, lors d’un debriefing avec l’ambassade. Les travaux se dérouleront au Centre Etoile Saint Honoré, dans le 8è arrondissement au cœur de Paris. Quelque 400 participants sont attendus à cette conférence, qui doit permettre au gouvernement du Burkina Faso de lever des fonds pour compléter son plan de développement 2016/2020. Plus de 5 000 milliards de FCFA doivent en effet être mobilisés par le biais de l’épargne nationale et régionale, la contribution des Burkinabè de l’extérieur, des partenaires techniques et financiers, mais aussi par le mécanisme du partenariat public-privé. La conférence de Paris s’inscrit dans cette perspective.

Une importante délégation comprenant une quinzaine de ministres et conduite par Paul Kaba Tiéba fera le déplacement de Paris.

Le PNDES qui se chiffre à plus de 15 000 milliards de FCFA s’articule autour de trois axes stratégiques. Le premier axe, « réformer les institutions et moderniser l’administration », est consacré au renforcement de la gouvernance dans ses dimensions politique, administrative, sécuritaire, économique et locale.

Le deuxième axe, « développer le capital humain », met l’accent sur l’éducation, la formation professionnelle et technique, la santé, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Quant au dernier axe, « dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois », il vise l’amélioration de la productivité agricole, l’accroissement de la valeur ajoutée des industries agroalimentaires et des industries de services.

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Les hôpitaux du Burkina Faso étaient quasiment paralysés, mardi 22 novembre 2016, par une grève observée par les membres du syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale, rapporte ce mercredi 23 novembre 2016, Africanews.

Cette grève qui se poursuivra jusqu’à jeudi, a été décidée par les agents de la santé humaine et animale et a pour objectif de réclamer des augmentations salariales et des indemnités, ajoute la même source.

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Le gouvernement burkinabé a affirmé vendredi avoir déjoué au début du mois une nouvelle tentative de coup d’Etat, préparée par des membres de l’ex-garde prétorienne du président Blaise Compaoré dissoute après l‘échec d’un précédent putsch en septembre 2015. Selon les informations rapportées ce mercredi 26 octobre 2016, par Africanews, les joutes verbales et accusations en tout genre fusent entre le camp du MPP au pouvoir et les pro-Compaoré. Dans le même temps, une partie de la presse locale, elle, reste perplexe, quant à la réalité de cette tentative de coup d‘État.

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Selon un article publié par le site « voaafrique », le Burkina Faso prévoit une production record de 40 tonnes d’or en 2016, grâce à l’ouverture de cinq nouvelles mines. Le ministre burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Alpha Omar Dissa, a annoncé que “d’une production de 5,6 tonnes d’or en 2008, le Burkina Faso a exporté 36,5 tonnes en 2015. Il est attendu en 2016 (une production de) 39,6 tonnes”. Il s’exprimait à l’ouverture de la première édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) à Ouagadougou.

D’après la même source, le métal jaune a rapporté en 2015 168,41 milliards de francs CFA (environ 256 millions d’euros) contre 191 milliards de FCFA (291 millions d’euros) en 2012, selon les chiffres du ministère des Finances, les recettes variant en fonction des effets combinés du cours du dollar et du métal. Entre 2000 et 2016, les investissements directs étrangers du secteur minier ont atteint 1.200 milliards de francs CFA (environ 1,8 milliard d’euros) et plus de 10.000 emplois ont été créés grâce aux activités d’exploitation des mines industrielles.

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Luc Adolphe Tiao, le dernier chef du gouvernement du président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire en 2014 après 27 ans au pouvoir, a été inculpé d’assassinat et écroué hier vendredi, rapporte la chaîne britannique « BBC ».

Ce dernier est suspecté d’avoir ordonné le recours à la violence pour contrer les manifestants hostiles à la réforme de la Constitution. Au moins 30 personnes avaient été tuées par balle lors de l’insurrection populaire ayant chassé Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir, a ajouté la même source.

 

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Des jeunes musulmans d’Afrique en lutte contre les extrémismes se sont réunis à Ouagadougou au Burkina Faso. Plus de 240 jeunes, venus de huit pays de la sous-région, ont décidé de renforcer la sensibilisation des jeunes musulmans contre la radicalisation et l’extrémisme violent. Ils demandent par ailleurs aux différents gouvernements de jouer pleinement leur rôle en offrant des opportunités d’emploi et de formation aux jeunes afin d’éviter qu’ils tombent dans le piège des terroristes, rapporte le site « rfi.fr ».

D’après la même source, pour l’Organisation de la jeunesse musulmane en Afrique de l’Ouest (Ojemao), il faut aller « vite », car les terroristes et certains prédicateurs radicaux ont pris de l’avance. Au Niger par exemple, l’association des clubs de jeunes musulmans initie, depuis des années, des rencontres dans les écoles et les quartiers pour sensibiliser les jeunes sur les valeurs de paix, de développement et l’amour de la patrie, selon Seyni Ibrahim, le président national de cette association de jeunes musulmans : « Nous organisons des exposés sur l’islam, sur le comportement des jeunes, sur la relation parentale, le respect des parents. Et nous rencontrons les jeunes dans les quartiers et même dans les écoles coraniques pour dialoguer avec eux. Nous avons beaucoup de rencontres de formation pour expliquer, former les jeunes. »,

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Une équipe de l’Agence pour la promotion des exportations (APEX) du Burkina Faso effectue actuellement une visite en Tunisie, en prélude à l’organisation du Forum sur les emballages prévu du 27 au 29 septembre 2016 à Ouagadougou.

 Cette visite a pour objectif d’informer et de sensibiliser les industriels tunisiens fabricants d’emballages ou d’équipements d’emballage, les organismes de promotion du commerce afin de susciter leur participation au Forum.

La délégation de l’APEX a été reçue ce matin par Mme Aziza Htira, PDG du Cepex. L’entretien a permis d’examiner l’évolution des relations de coopération et d’amitié entre la Tunisie et le Burkina Faso et les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays.

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La communauté internationale

Ce n’est pas l’ambition qui manque à la nouvelle équipe à la tête du Burkina Faso. Du moins à en croire ce qu’on lit et entend. De ce point de vue le Plan national de développement économique et social (PNDES), programmé pour 2016-2020 et que les autorités qualifient de « New Deal », est très parlant.

Le PNDES va être budgétisé à hauteur de 12 008 milliards de F CFA (environ 18,3 milliards d’euros), a dit hier mardi 10 mai la ministre de l’Économie, Rosine Sori-Coulibaly. C’est quasiment le double de ce qui a été injecté dans le précédent plan quinquennal, la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Scadd), qui a démarré en 2011 avec 7 496 milliards de F CFA dans ses caisses. Il le faut si le président Roch Marc Christian Kaboré veut se donner une chance de tenir sa promesse électorale : Transformer structurellement l’économie burkinabé.

Avec le PNDES, les autorités escomptent +7, 3 % de croissance en moyenne sur la période 2016-2019, ce qui ramènerait le pays à ses performances de 2010-2012, une embellie stoppée net par la crise politique de 2014 qui a conduit au départ de Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir (1987-2014).

Mais la croissance avait commencé à s’essouffler un peu avant, en 2013, avec +3,6%. En 2014, c’est un peu mieux, même en plein chaos politique, avec +4% de croissance, d’après les données de la Banque mondiale. La tendance à la reprise se maintient en 2015, avec +5%. Toutefois cela ne préjuge pas de la possibilité pour le gouvernement de gagner plus de deux points de croissance dans le prochain quinquennat. Il y a du boulot !
En tout cas la ministre de l’Economie y croit. Pour elle cette dynamique de la croissance est bien la preuve que le monde des affaires, les partenaires techniques et financiers reprennent confiance, après l’agitation et l’instabilité engendrées par le coup d’État de septembre 2015 et les attentats de janvier dernier.

Quid des ressources pour financer le PNDES ?

Le gouvernement apporte les dernières retouches au PNDES, qui devrait être promulgué avant fin mai. Mme Coulibaly a déclaré qu’il faudra débourser 2 401 milliards de F CFA par an pour maintenir le cap. Au niveau des ressources propres pour financer ce plan, il semble que les choses aient plutôt bien avancé. La ministre a déclaré qu’au 31 mars dernier, les régies de recettes de l’État avaient encaissé 272,07 milliards F CFA, c’est nettement mieux que les prévisions qui tablaient sur 247, 83 milliards de F CFA à la même période. A signaler que le dernier rapport en la matière publié par le ministère burkinabè des Finances a trait à l’année 2012 et qu’elle évoque 1 276 milliards de F CFA de revenus globaux pour l’État.

Mme Coulibaly a déclaré que le gouvernement se tournera vers les émissions d’obligation de trésor pour lever 180 milliards de F CFA en 2016 ; une conférence des bailleurs de fonds est également prévue.

Le gouvernement a imaginé des combinaisons pour booster les secteurs, comme par exemple créer une synergie entre l’agriculture et l’agroindustrie pour transformer sur place les produits locaux. « Par là, nous visons la transformation structurelle de l’économie en créant plus d’emplois. Il nous faut une vraie administration de développement au service de la production économique », a déclaré la ministre de l’économie.

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Le marché de  construction et de bitumage de la route Dédougou-Tougan au centre-ouest du Burkina Faso a été remporté par le groupe tunisien Soroubat, spécialisé dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, annonce le ministère burkinabé ministère en charge des infrastructures cité par apanews.

Son offre suite à l’appel d’offres international est de  23,6 milliards de FCFA (environ 82 millions de dinars). Le reliquat du financement est assuré par le budget national. Pour financer cette route longue de 91 Km ce projet, le Burkina Faso a bénéficié d’un appui à hauteur de 20 milliards de FCFA (70 millions de dinars) de la Banque islamique de développement (BID).

Le projet devrait contribuer à l’essor des échanges économiques entre le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali.

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Le nouveau président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, n’a pas tardé à secouer le cocotier, comme il l’avait promis du reste pendant sa campagne électorale. L’audit qu’il avait commandé sur le gouvernement de transition et qui a été élaboré par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC0, un organe public) a livré ses conclusions ce week-end, et elles sont sans appel, rapporte l’AFP, qui a eu une copie de ce rapport. Le gouvernement de transition, piloté par le général Isaac Yacouba Zida, a commis de nombreuses « irrégularités », surtout le « recours abusif à l’entente directe pour les commandes publiques », le « non-respect de la réglementation des achats publics dans l’exécution de la commande publique » dans l’administration publique pendant la transition. C’est du lourd ! Notamment pour un gouvernement dont on attendait un grand de balai après les turpitudes du long règne de Blaise Compaoré (de 1987 à 2014).

Les dérives portent sur 63,1 milliards de francs CFA (environ 96 millions d’euros) au total, ce qui représente 55,33% de tout ce qui est dépensé pour les commandes publiques passées pendant cette phase de transition, laquelle a commencé en octobre 2014 et s’est achevée en décembre 2015 après l’élection présidentielle. Pendant ce laps de temps, les autorités ont “massivement” procédé par des appels d’offres restreints, une violation totale des règlements en vigueur. Ce chiffre est nettement supérieur à “la norme” régionale de « 15% » déterminée par l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et « traduit un recours abusif aux procédures exceptionnelles ».

Un Premier ministre grand seigneur…

« Cette situation a pour conséquence des risques élevés de collusion, de corruption, d’enrichissement illicite et de gaspillage des ressources budgétaires », dénonce le rapport. Il pointe du doigt également « l’existence de nombreuses dépenses sans pièces justificatives » ou des « pièces justificatives irrégulières ».

Le rapport a chargé la barque de l’ex-Premier ministre de la transition et dix-huit membres de son gouvernement, leur entourage. Ils sont accusés d’avoir mis la main sur des lots de terrain dans le quartier chic de Ouaga2000 (sud de la capitale), une transgression tangible de la législation.
Cette enquête vient alourdir le dossier de Zida, dont le nom est jeté sur la place publique depuis plusieurs semaines pour cause d’enrichissement illicite et de blanchissement d’argent. Le mois dernier, le président Kaboré, qui s’est engagé à débarrasser le pays de la corruption, a annulé sa décision de nommer l’ex-Premier ministre au poste très prestigieux et très sensible d’ambassadeur à Washington.

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Le nouvel exécutif burkinabè, en place depuis le 29 décembre 2015, est allé vite et fort en s’attaquant à un gros morceau : Le secteur minier, le plus lucratif du pays.  Le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, a fait savoir récemment qu’il a mis à plat le système d’attribution des concessions pour en bâtir un autre plus transparent et plus profitable aux caisses publiques. Résultat des courses : 316 permis de recherche ont été annulés, sur un total de 731, avec pour objectif de nettoyer le secteur et de laisser la place à de nouveaux investisseurs.

C’est une mini révolution dans un pays où le gouvernement n’a jamais pu disposer d’une carte géologique où il y a un nom clairement identifié derrière chaque permis. Mais l’opération ne se limite pas à ça, les orpailleurs artisanaux sont également dans le collimateur des autorités. 368 permis d’exploitation ont été supprimés. Il se dit que les mines artisanales sont la cause de l’exportation illégale de plusieurs tonnes d’or par an, une matière qui va enrichir les intermédiaires et les marchés extérieurs, alors que le Burkina Faso se débat dans une pauvreté et un sous-développement chroniques. Une ONG suisse avait évalué à sept tonnes la production artisanale exfiltrée clandestinement du pays, causant un manque à gagner fiscal d’environ de 3,5 milliards de FCFA (5,35 millions d’euros).

Le secteur aurifère pèse lourd au Burkina, avec plus de 5700 emplois directs. Depuis cinq ans, l’or s’est même hissé à la première place à l’exportation, suivi du coton. Le métal jaune occupe 12 % du produit intérieur brut et représente à peu près 20 % des recettes fiscales de l’État, d’après la Chambre des Mines. L’an dernier, les huit mines d’or du pays avaient sorti 36,35 tonnes d’or pour des rentrées d’argent estimées à 168,41 milliards de F CFA.

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