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Chedli Ayari

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Le député et ancien ministre de l’Éducation sous la Troïka Salem Labiadh a affirmé lors de son intervention ce jeudi à la séance plénière, consacrée à l’approbation de la désignation du nouveau gouverneur de la BCT, que Chadly Ayari était toujours soutenu, félicité, encouragé par plusieurs  parlementaires et même par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et brusquement Ayari s’est retrouvé dans la peau du coupable, tout seul et trahi par ces personnes qui ont applaudi ses efforts depuis des années.

Et d’ajouter que Chadly Ayari a présenté sa démission sous la pression et qu’il n’a pas voulu assister à la plénière pour ne pas dévoiler toutes les vérités.

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Lors de la tenue ce jeudi 15 février 2018 de la séance plénière, consacrée à l’approbation de la désignation du nouveau gouverneur de la BCT, le député d’Ennahdha Zouhair Rejbi a déclaré : «Monsieur Marouane El Abassi, nouveau gouverneur de la BCT, je viens d’examiner maintenant votre CV. J’ai bien apprécié vos compétences, vos expériences professionnelles… Mais à mon avis, ce n’est pas suffisant pour un pays qui vit dans une situation économique précaire. Vous devrez assumer toutes vos responsabilités et vous êtes appelé à fournir plus d’efforts dans la collaboration avec toutes les parties concernées (gouvernement, députés, société civile…)“.

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Marwane Abassi débarque à la BCT, avec en bandoulière sa liste de diplômes et états de service longue comme le bras, et tous les problèmes du pays sont réglés. La production repart, partout, comme par enchantement. La CPG en a fini avec les sit-in et autres opérations nuisibles, et s’est remise à exporter, massivement. Tous les secteurs se sont mis à exporter. Les devises affluent et, mécaniquement, du fait de l’abondance de l’offre en monnaies étrangères, l’érosion du dinar est enrayée ; la monnaie retrouve de la vigueur, de la valeur et recommence à tutoyer les sommets avant tous ses déboires post-révolutionnaires. L’Etat, dont les coffres se remplissent à vue d’oeil grâce aux recettes fiscales, paye mieux ses agents, qui se donnent à fond au travail et font preuve de diligence dans le traitement des dossiers, notamment ceux liés à l’investissement ; toute l’économie du pays en tire un grand bénéfice. La croissance est de retour, forte. Les banquiers, qui ont les poches pleines, financent les entrepreneurs par centaines, par milliers… Nous devons arrêter ici notre économie-fiction, aux allures de poisson d’avril avant l’heure, et regarder la réalité en face : Chedli Ayari part mais les problèmes du pays eux restent…

Force est de reconnaitre que ce départ, ou plutôt son timing, avait, tout de même, du panache. En effet il est intervenu juste avant le lynchage programmé du désormais ex-directeur de la BCT. En déposant sa lettre de démission sur le bureau du chef du gouvernement mercredi 14 février 2018, Ayari a coupé l’herbe sous le pied des snipers du Parlement, qui salivaient à l’avance à l’idée de s’offrir le scalp de l’une des plus hautes autorités de la Tunisie. L’ex-patron de la plus puissante institution financière du pays s’est donc épargné une curée qui allait être sanglante, et a épargné au passage aux citoyens le spectacle navrant d’un show de parlementaires qui font une incursion dans des sujets qu’ils ne maitrisent absolument pas et que le miracle du départ précipité du dictateur a propulsés dans cette honorable Assemblée. Du coup la séance de ce jeudi après-midi à l’ARP sera une simple discussion de comptoir, pour adouber in fine le nouveau gouverneur de la BCT. A part ce gain personnel pour Ayari, pour son honneur, sa dignité, dont se souciait l’économie Radhi Meddeb, il y a le gain pour l’institution. En effet en tirant le tapis sous le pied des flingueurs de l’ARP, l’ex-gouverneur de la BCT a évité à son institution un déballage nauséabond qui allait jeter l’opprobre sur un organisme dont on se paye régulièrement la tête depuis la folle rumeur des lingots d’or qu’elle aurait remis à Leila Ben Ali.

S’il suffisait de…

Clap de fin pour Ayari, un trophée de plus pour Youssef Chahed. Le démon des sacrifices humains est revenu hanter le palais de la Kasbah. La tête du gouverneur de la BCT est allée enrichir la belle collection du chef du gouvernement, qui déborde de l’armoire ! Le temps n’y a rien fait, il continue de penser qu’en coupant une tête, et en faisant offrande aux détracteurs, tout allait s’arranger, mécaniquement. S’il suffisait de sacrifier quelqu’un pour solutionner tous les problèmes, ça se saurait. Le départ de Lamia Zribi du département des Finances, qu’on a accusée d’avoir accentué l’érosion du dinar par ses déclarations fracassantes, n’a en rien arrangé les affaires de la monnaie nationale. L’éjection de Néji Jalloul du ministère de l’Education n’a en rien calmé les enseignants, qui sont d’ailleurs en grève ce jeudi pour les mêmes sempiternelles raisons. Et enfin, dernier argument dans ce sens, le fait que 7 chefs de gouvernement ait défilé à la Kasbah depuis 7 ans sans que cela n’améliore d’un iota la situation du pays, au contraire, est bien la preuve que le sacrifice humain créateur, salutaire reste une vue de l’esprit au meilleur des cas, au pire un voeu pieux.

Ce ne sont pas une, deux ou trois têtes qu’il faudrait couper pour que ça soit salvateur pour la Tunisie, mais des centaines, voire des milliers. Dans n’importe quelle nation du monde vraiment démocratique, ce qu’a dit Chedli Ayari sur la tonne de correspondances adressées par la CTAF au gouvernement aurait suffi à déclencher une enquête parlementaire, mais pas comme celle sur les réseaux d’envoi de djihadistes ou sur la répression du 09 avril 2012, qui ont explosé en plein vol, mais une vraie enquête pour situer les responsabilités et édicter les sanctions qui s’imposent.

Terrain miné pour Abassi

Une institution qui pilote la politique monétaire inféodée au pouvoir politique, lequel par définition est soumis aux pressions populaires et au diktat des vents des élections, c’est impensable avec la Réserve Fédérale aux Etats-Unis, avec la Bundesbank en Allemagne, la Banque Centrale Européenne, etc.  Puisque nous ambitionnons de bâtir une vraie démocratie, comme les leurs, alors commençons par en appliquer les grands principes ! Mais en Tunisie on s’accommode des imperfections héritées de la centralisation forcenée de la 1e République. Ainsi, la Constitution actuelle donne la possibilité au chef du gouvernement de révoquer le gouverneur de la BCT sans même en exposer clairement le motif, ce qui s’est passé avec Ayari. Autant dire que la loi organique laquelle, théoriquement, fixe le mandat du patron de la BCT à 6 ans, c’est du flanc. Avant Ayari, Mustapha Kamel Nabli avait été débarqué par Moncef Marzouki pour un motif très futile, dérisoire, sans même que ça fasse une vague, à part celle de Nabli, qui s’était défendu énergiquement et brillamment à l’ARP, vainement.

Si Abassi ne parvient pas à écarter cette épée de Damoclès sur sa tête – la possibilité d’être révoqué à tout moment -, en réclamant et en obtenant une vraie indépendance pour l’institution, il n’avancera pas d’un pouce. Se contenter de plaider non coupable, même avec brio, sans avoir les moyens de sa politique, de changer les choses, mènera au même psychodrame qu’avec Ayari. Pour le plus grand malheur de la Tunisie, de moins en moins comprise par ses partenaires étrangers…

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C’est mesquin, c’est petit, c’est vil. Je suis dégouté, je ne reste pas“. C’est ce qu’a déclaré le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, à la fin de la séance d’audition de la CTAF sur la question du classement de la Tunisie en tant que pays à haut risque de blanchiment d’argent et financement  du terrorisme. Il évoquait ainsi toute la campagne de dénigrement orchestrée contre la BCT et son gouverneur.
Excusez-moi si je parle ainsi mais j’ai mal pour mon pays. La Tunisie ne mérite pas ça“, a-t-il ajouté lors de cette intervention devant une commission manifestement convaincue que Ayari n’est qu’un bouc émissaire et convaincue aussi par les arguments de la CTAF qui ont démontré par l’écrit et le data show avoir toujours attiré l’attention du chef du gouvernement sur les risques de ne pas répondre aux requêtes du Gafi.
Même si vous votez demain contre la demande de mon changement, j’ai décidé de ne pas rester à la BCT“. La plénière de demain, pour son changement, pourrait donc s’annoncer comme un Baroud d’honneur, le dernier de Chedli Ayari ????

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Début ce matin au siège de l’ARP de l’audition de la CTAF, en présence du gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, sur la question de l’inclusion de la Tunisie sur la liste des pays à haut risque en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
Dès le début de cette audition parlementaire, Chedli Ayari a indiqué avoir remis aux députés copie de toutes les correspondances entre la BCT et le gouvernement le mettant au courant de tous les développements de l’affaire du Gafi. Selon nos informations, quelque 28 correspondances ont été envoyées par la BCT à la Kasbah et auraient dû atterrir sur le bureau du chef du Gouvernement…

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Les mauvaises nouvelles s’égrènent depuis le début cette semaine. Après l’inflation à presque 7 % qui n’a semblé émouvoir personne, tant elle était attendue, voilà la Tunisie mise de manière officielle par la même Union Européenne (UE) dans une nouvelle liste noire, celle des pays exposés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. Un nouveau coup dur, après la liste des paradis fiscaux, qui risquerait d’avoir de graves conséquences pour l’économie d’une Tunisie, déjà en crise financière aigue.

  • BCT, le bouc émissaire tout désigné

La 1ère victime de cette nouvelle liste est le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedli Ayari, dont la tête était déjà demandée par diverses parties, dont l’UGTT. Dogmatiquement monétariste, alors que le gouvernement préférait un Keynésien acquis à la politique de relance, il avait pourtant fait plutôt du bon travail, dans la limite des missions qui lui sont assignées par les statuts de l’institut d’émission. Echaudé par le résultat du vote au sein de l’UE en faveur de l’inclusion de la Tunisie dans la liste des pays exposés au blanchiment d’argent, contre l’avis de l’instance internationale spécialisée qu’est le GAFI, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed a décidé d’accélérer les procédures de limogeage de Chedli Ayari et a déjà annoncé son successeur à la tête de la BCT, dans l’attente de l’accord de l’ARP. Une ARP qui montera certainement sur ses grands chevaux et demandera certainement une enquête sur cette nouvelle «médaille de la honte» décernée à un pays qui a pourtant été couronné par la médaille de l’honneur du Nobel de la paix. Une ARP aussi, qui n’a d’ailleurs pas conclu sa première enquête sur les péripéties de l’entrée de la Tunisie dans la liste des paradis fiscaux, avant qu’elle n’en sorte, bien que le point focal ait été clairement identifié.

  • Le blanchiment d’argent. Ce n’est pas une nouveauté en Tunisie !

Nous n’entrerons pas dans les détails de l’inclusion dans la liste des pays exposés au blanchiment d’argent et la gestion, désastreuse disons-le, de ce dossier, partagée entre deux institutions, le gouvernement à travers le ministère des Finances qui aurait rempli convenablement cette fois son rôle, et la présidence de la République à travers le ministère des Affaires étrangères qui n’aurait pas excellé dans la défense du dossier tunisien devant l’aile droite de l’UE. Ce n’est pas le propos. Il nous semble plutôt qu’il est temps pour la Tunisie de se poser certaines questions et d’en assumer pleinement la responsabilité.

La Tunisie n’avait pas besoin, en premier lieu, qu’on lui rappelle qu’elle est exposée au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. Elle le sait très bien. Un rapport avait été établi depuis avril 2017, par la BCT dont on fait désormais le bouc émissaire, évaluant clairement et sans détour les dangers en la matière. Un autre rapport, en date de 2015, a été publié par la BCT et présenté au chef du gouvernement. Cette dernière était en négociation, avec ce que cela suppose en échange d’information, avec le GAFI, qui lui a même décerné un satisfecit quant aux progrès faits en la matière, comme en a fait part le 1er février 2018 un communiqué de la BCT. La Tunisie fait donc des progrès. Mais l’UE reste intransigeante à ce sujet, même avec ses propres membres. La Tunisie ne semble pas l’avoir compris, ni d’ailleurs les changements au sein de cette institution européenne.

  • La Ctaf a fait ce qu’elle pouvait. Et la justice ?

La Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF), instituée par l’article 118 de la loi organique n°2015-26 du 7 août 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent, est une Cellule de Renseignements Financiers de type administratif. Elle est cependant tenue à l’obligation de réserve. Elle identifie, après analyses, tous les dossiers et les transmet à la justice à laquelle il incombe de trancher. Plusieurs fois questionnée, par nos soins entre autres, elle assure qu’elle a instruit plus d’un dossier et tout transmis à la justice. Cette dernière, peut-être submergée, n’aurait jusqu’ici pris aucune décision. Une ou deux, ou même plus, décisions de justice auraient peut-être tranquillisé le partenaire européens sur l’engagement, clair et sans faille de la Tunisie dans sa démarche de lutte contre le blanchiment de l’argent et contre le financement du terrorisme, dans un pays où plus d’un donneur d’alerte avait pourtant évoqué de tels faits. La Tunisie reste, en la matière, réactive et peine à devenir active.

  • Quid des centaines d’associations, dites caritatives !

La Tunisie, c’est aussi des dizaines d’associations créées après la révolution, et qui ne sont pas toutes philanthropiques, caritatives et altruistes. La création de ces associations relève juridiquement du gouvernement et il y a même un ministre en charge de ce dossier. A plus d’une occasion, des révélations ont été faites sur l’activité de certaines d’entre elles, fortement soupçonnées de financement, pour le moins illicite pour ne pas dire en lien avec le terrorisme. Peu d’enquêtes ont été diligentées.

Loin d’être désinformés, les ambassadeurs européens n’ont certainement pas manqué de relayer ces informations à leurs hiérarchies qui en ont sans aucun doute tenu compte dans les votes de leurs représentants. Loin d’être mal informés, les responsables tunisiens ont peut-être, par manque de volonté politique ou à leur corps défendant, fermé l’œil ou fait comme les singes de la sagesse, mais ils ne pouvaient pas ne pas être au courant. Ils, ou c’est encore la justice, ont laissé faire et ils viennent de recevoir, en pleine figure avec l’entrée dans cette nouvelle liste, le boomerang de leur partenaire et ami, l’Europe. C’est pour tout cela que nous mériterions presque ce qui nous est arrivé et que la Tunisie ne pourrait en vouloir qu’à elle-même !

 

NB : Les liens des deux rapports, sont de la BCT et sont sans danger, malgré le Warning de Microsoft

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé, selon un communiqué officiel dont Africanmanager a reçu copie, l’activation des procédures de limogeage du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Et, dans ce cadre, conformément à l’article 78 de la Constitution, le chef du gouvernement a soumis au président de la République une proposition relative au limogeage de Chedli Ayari de ses fonctions de Gouverneur de la BCT et son remplacement par Marwane Abbassi.

Sur le site de la Banque Mondiale, on apprend que Marouane El Abassi est docteur en économie de l’université de Paris I Panthéon Sorbonne. Il est par ailleurs titulaire d’un mastère en économie mathématique et économétrie de l’université de Paris II et d’un mastère en agroéconomie de l’université de Paris I Panthéon Sorbonne-INRA. Agrégé d’économie, il a été nommé professeur titulaire à l’université de Carthage en 2007. Plusieurs fois distingué pour l’excellence de son enseignement et de sa recherche, Marouane El Abassi a collaboré à des revues universitaires de renom et ses contributions lors de conférences font l’objet de publications. Enseignant pour des étudiants en MBA et des cadres supérieurs, il a été professeur invité à l’université de Tsukuba, et au Rensselaer Polytechnic Institute de New York. Depuis 1997, il est conseiller principal à l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), expert pour l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et conseiller économique auprès du ministre du Commerce, du tourisme et de l’artisanat chargé de piloter les projets de développement des exportations financés par la Banque mondiale. Économiste principal au sein du Groupe de la Banque mondiale depuis janvier 2008, il coordonne le programme pays pour la Libye et a été nommé représentant de la Banque mondiale en Libye en novembre 2010.

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On pourrait comprendre de sa Note sur les évolutions économiques et monétaires, publiée en décembre 2017, que la BCT (Banque Centrale de Tunisie) avait une perception plutôt négative des résultats économiques de la Tunisie. Ladite Note intervenait, plus est, après une évaluation plutôt positive faite par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, quelques jours auparavant. Le gouverneur Chedli Ayari ne le laissait en tout cas pas voir. «Pour 2017, moi je voudrais m’accrocher au fait qu’on a fait, en matière de croissance économique, le double de ce qu’on avait fait en 2016. C’est de la petite croissance, mais je ne boude pas mon plaisir », a-t-il dit à Africanmanager, en marge de l’interview qu’il nous accordait sur le Blockchain.

Il se fait même défenseur du budget de l’Etat, préparé par le GUN (Gouvernement d’union nationale), lorsqu’en réponse aux critiques de manque de vision du budget et qu’il est déjà dépassé dans les prévisions sur lesquelles il a été fait par les hausses, notamment du prix des devises et du pétrole, Ayari répond que «on lui fait [le budget économique 2018] porter ce qu’il n’est pas censé porter. Le budget économique n’est pas un document de stratégie économique. C’est un simple document comptable de recettes et de dépenses. Aucun budget au monde n’est censé contenir une vision. Au temps T, tu es obligé de confectionner un budget sur la base de l’information disponible à ce temps T et dont personne ne connaissait alors les évolutions». Il se permet cependant de faire lui-même une critique de connaisseur. «Mon seul reproche est qu’il fallait « hedger », utiliser les instruments de couverture financière quand on fait un budget. Mais ça n’existe pas chez nous. Or, il faut le faire pour se couvrir contre les hausses des taux de change, taux d’intérêt etc…».

Entre temps, l’inflation galopait. De 5,7 % en août 2017, elle terminait, en glissement annuel, à 6,4 % quatre mois plus tard. Pronostiquée par le FMI à 4,5 % en 2017, elle est ensuite corrigée à 6,3 %. Pour 2018, le FMI dit qu’elle sera de à 6,1 % et entrerait ainsi dans un trend baissier. Elle est ainsi, selon la même source, prévue à 4,2 pour 2019 et à 3,9 pour 2020. L’inflation, faut-il le rappeler, constitue l’essentiel de la mission de la BCT, comme le stipule l’article 2 de ses statuts.

Pour l’Institut d’émission, «tout montre aujourd’hui que l’inflation est appelée à augmenter. Les drivers qui tirent l’inflation vers le haut sont là et déjà acquis. C’est la hausse de la TVA, de la taxe à la consommation, des droits de douane, la hausse des salaires et la dépréciation de la valeur du Dinar. Tous tirent vers le haut, car il y a une demande qui reste stable qui rencontrera forcément une offre qui, même si elle sera abondante, sera tout de même coûteuse avec des prix qui vont monter», explique le Gouverneur de la BCT. Et d’ajouter que «la demande est localement, celle des secteurs publics et privé et internationalement, celle de l’exportation. Une possible augmentation des salaires en 2018 va avoir un effet sur la demande par l’effet de richesse qui poussera à une anticipation par la hausse de la consommation qui pèsera lourdement sur la demande. La demande extérieure pèsera, de son côté, sur l’exportation. Avec l’arsenal de mesures dont nous disposons, nous serons amenés à peser sur la demande intérieure, en rendant le crédit plus cher, d’où l’ajustement du taux directeur».

Comment le lui ordonnent ses statut, la BCT ne compte pas rester les bras croisés devant cette évolution annoncée. Interrogé sur un possible ajustement vers le haut du taux directeur de la BCT comme semblent en être déjà au courant divers acteurs économiques et financiers qu’Africanmanager a rencontrés, Chedli Ayari se borne certes à un «probablement» qui lui évite de verser dans un détail qui engendrerait une probable anticipation. Et lorsqu’on insiste, il ajoute que «la BCT est engagée dans une politique, celle de veiller à la stabilité des prix. Stabilité qui a pour ennemi principal l’inflation. La BCT va donc utiliser les instruments à disposition pour maîtriser l’inflation. Un crédit plus cher, c’est moins de circulation de cash, moins de pouvoir d’achat et moins de pression sur la demande. L’autre élément est le coût du refinancement».

L’effet de tous ces ajustements sur les prix ne devrait pas être perceptible avant le 2ème et même le 3ème trimestre 2018 et sera très partiel. «Implicitement, nous nous sommes donnés une inflation de 4 % comme objectif d’une inflation socialement soutenable et pour que la croissance bouge et marche, car nous estimons qu’une inflation nulle, cela ramène à la déflation. Nous considérons que l’ère d’une inflation de 3 % comme on en connaissait avant la révolution, est révolue». Wait and See, dirait l’expression anglaise !

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Lancement officiel, jeudi 21 décembre 2017, de la courbe de taux des émissions souveraines domestiques. «Un moment historique» pour la place financière tunisienne, comme le dira le gouverneur de la BCT, vu l’importance d’une telle référence pour les banquiers, les assureurs, les caisses de retraites et autres gestionnaires de fonds pour la valorisation de leurs portefeuilles d’actifs, de passifs, d’investissements et autres instruments financiers.

Chedly Ayari a ainsi expliqué que cette «courbe de taux ou la structure par terme des taux d’intérêt sert pour les financiers à pricer ou à valoriser une large palette d’actifs financiers : obligations, actions, titres de créances négociables, produits dérivés et aussi à tirer profit des opportunités d’arbitrage entre différentes échéances et divers marchés. Elle sert aussi à accroitre les transactions sur les marchés secondaires des titres de l’Etat, des titres négociables et aussi des instruments de couverture contre le risque de change, de taux d’intérêt voire même le risque de crédit.

Pour les économistes, la courbe de taux servira à mieux lire les anticipations des marchés sur la trajectoire future des taux d’intérêt, sur les perspectives de croissance, d’inflation, etc. »

Le même jour, la BERD sortait un communiqué d’appui à la BCT du lancement de la nouvelle courbe de taux pour les bons de trésor qui sera mise à jour quotidiennement. «La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) soutient la nouvelle modélisation de la courbe des taux des emprunts d’Etat en Tunisie, élément essentiel pour le développement des marchés financiers en dinar tunisien. Cette évolution majeure met le marché en conformité avec les normes internationales (…). Cette initiative favorisera la croissance et la liquidité du marché des obligations d’État et servira de référence pour l’évaluation des instruments obligataires publics et privés libellés en dinar tunisien, dit le communiqué de la BERD.

«La courbe des taux des emprunts d’État permet aux acteurs du marché de se positionner et de valoriser leurs portefeuilles et leurs instruments financiers», a souligné Christelle Fink, en charge à la BERD du Développement des devises et marchés financiers locaux dans la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen. Et Mme Fink d’ajouter que «avec la publication de cette courbe des taux, l’ensemble des acteurs du marché disposent désormais d’un point de référence, qui contribue à la transparence dans la valorisation des instruments financiers».

Au cours de la même cérémonie de lancement de la nouvelle courbe des taux pour les BTA qui prendra effet dès le 1er janvier 2018, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie a aussi indiqué que «la BCT s’est engagée dans un nouveau programme de modernisation du secteur bancaire. Objectif, accroître sa solidité, sa compétitivité et sa capacité de résilience face aux multiples chocs auxquels il peut faire face à l’avenir. Dans le même sillage, la réforme du marché des titres de créances négociables, a été engagée et est en cours de finalisation, pour mettre fin au dysfonctionnement de ce marché, en l’occurrence la pratique de la surenchère sur les taux offerts aux gros déposants.

Notre système bancaire a intérêt à sortir des sentiers battus, en privilégiant les solutions de facilité dans la facturation du risque, dans l’octroi du crédit ou dans la rémunération des dépôts». Pour le 1er responsable de la banque des banques en Tunisie, «avec l’existence de nouvelles références de taux  d’intérêt, le Tunibor pour les taux courts et la courbe des taux pour les échéance longues, les banques de la place doivent proposer à leur clientèle de nouveaux modes de facturation des crédits et de rémunération des dépôts en mettant fin à l’utilisation du TMM». Il explique cela par le fait que «le TMM a montré certaines insuffisances (…) et se soucie peu du risque de contrepartie» alors que «toutes les composantes des marchés des capitaux doivent traduire une perception du risque qu’on peut aisément extraire du pricing». D’où l’idée, on le comprend, de mettre en place cette nouvelle courbe de taux, grâce à quoi «les investisseurs en quête de rentabilité pourraient former à leur tour d’autres références». Et Ayari de mettre l’accent sur «le rôle combien important que peut jouer la courbe de taux dans l’analyse de la structure par terme des taux servant ainsi d’appui important pour la Banque Centrale pour mener sa politique monétaire avec une meilleure efficacité», rappelant que «une telle courbe constitue un outil fondamental pour les institutions financières dans leur gestion actif-passif en vue d’estimer les risques financiers et de fixer les marges d’intérêts. Ce n’est qu’à ces conditions qu’on pourrait espérer l’émergence d’un marché des produits dérivés et le renforcement de notre système financier tout entier, ouvrant la voie à une plus grande libéralisation financière».

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Chedly Ayari, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a présidé, aujourd’hui vendredi 20 octobre 2017 au siège de la Banque, une réunion de travail ayant pour thème « réflexion sur  la réduction du cash (de-Cashing) dans l’économie : Etat des lieux, enjeux et feuille de route ». La réunion a regroupé les représentants de la Présidence du Gouvernement et des Ministères concernés, ainsi que les parties prenantes des systèmes et moyens de paiements, en l’occurrence les représentants des banques (APTBEF), la Poste Tunisienne, les Douanes, les gestionnaires des systèmes de paiements, les opérateurs des télécom, le Patronat et l’Organisation de défense du consommateur (ODC).

Dans son intervention introductive, Ayari a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale de promotion de l’inclusion financière, de la consolidation des ressources du système bancaire, d’une meilleure allocation des ressources financières au profit de l’économie organisée et de la lutte contre les activités informelles et pratiques financières illicites, et ce, «à travers la réduction du cash dans l’économie et le développement et la promotion des systèmes et moyens de paiements électroniques et de la finance digitale». A cet égard, le Gouverneur a insisté sur le rôle de la BCT et des opérateurs techniques et financiers pour entreprendre des actions urgentes concernant la rationalisation des paiements cash et l’optimisation des systèmes et moyens de paiements scripturaux. Toutefois, a-t-il ajouté, cette démarche n’est pas du seul ressort de l’autorité monétaire, mais se doit d’être appuyée par des réformes et actions à mener concernant le cadre légal et règlementaire, les politiques économiques et sécuritaires et l’ensemble du climat des affaires.

Une approche nationale, donc, qui s’articule autour de trois principaux axes . D’abord, l’amélioration de l’écosystème des paiements existant et la promotion des moyens de paiements électroniques modernes, ensuite le développement de l’épargne et la consolidation des ressources du système financier et enfin le renforcement de l’arsenal légal et règlementaire de lutte contre l’économie informelle.

Ainsi, et afin d’impulser le processus de « de-Cashing » il a été décidé au terme de cette réunion de lancer ; sous l’égide d’un comité de pilotage ; quatre commissions de réflexion à même de préparer une feuille de route portant sur les mesures et actions concrètes adossées à un calendrier de mise en œuvre des recommandations.

Le Comité de pilotage des Paiements aura pour rôle la Coordination et le  suivi du plan d’action global de « de-Cashing ». Il sera présidé par la BCT et composé des représentants des principales autorités de tutelle et des opérateurs techniques et financiers.

Quant aux quatre commissions, ils se présenteront comme suit :

  • Une Commission d’optimisation des paiements électroniques existants, qui se penchera notamment sur la révision des termes et conditions, procédures et tarifs des paiements électroniques, l’amélioration de la qualité et la disponibilité des services de paiement et de la distribution  des moyens de paiement.
  • Une Commission de développement des moyens des paiements aura pour rôle la mise en place d’un plan d’action visant l’extension du domaine des paiements électroniques. Son action aura pour objectif la diffusion et la généralisation des terminaux de paiement électronique (TPE) et autres points de paiements électroniques dans tous les points de vente de biens et services des organismes publics  et du secteur privé.
  • Une Commission de mise à niveau de la digitalisation des services financiers: elle œuvrera à étendre l’utilisation des services financiers mobiles (SFM) pour en faire un outil de paiement varié reposant sur une vaste affiliation d’opérateurs publics et privés. Elle se penchera, également, sur le sujet de l’interopérabilité qui doit être fonctionnelle sur les plans technologique  et  commercial.
  • Une Commission d’orientation sur le rôle de l’Etat dans la promotion d’une culture financière qui favorise le «decashing» par l’exigence du règlement de certains biens et services publics ou les paiements par l’Administration via les moyens électroniques.

Par ailleurs, une réflexion sera lancée prochainement sur la « crypto-monnaie » visant à mettre en place une stratégie nationale et arrêter les choix qui s’imposent vis-à-vis de ce moyen de paiement d’avenir.

 

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Sur une échelle allant de « A » (Performance excellente) à « F » (Echec total), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a obtenu la note «B» dans le «Global Finance’s Banker Report Cards 2017″. Cette note n’a pas changé par rapport à celle de 2016. Cela confirme, malgré toutes les critiques dont il fait périodiquement l’objet et toutes les demandes de son départ, la bonne réussite d’Ayari dans la gestion de la politique financière tunisienne, malgré la crise financière par laquelle passe la Tunisie et la crise économique qui constitue un sérieux handicap pour les finances tunisiennes. La note prend en compte, selon le GFB report, «la réussite dans des domaines tels que le contrôle de l’inflation, l’économie, les objectifs de croissance, la stabilité de la monnaie et la gestion des taux d’intérêt. Ayari (et derrière lui toute la politique financière tunisienne) qui, pour ceux qui attendraient son inconfortable fauteuil, devrait partir en juillet 2018, aura eu une bonne note. Comme lui, dans la région MENA, il y a l’Omanais Hamood SangourAl Zadajali, le Qatari Abdallah Ben Saoud Al Thani. Mieux que lui, il y a le Jordanien Ziad Fariz, le Libanais Riadh Salemeh, le Marocain Abdellatif Jouhari. Pire qu’Ayari, il y a le Bahreïni  rasheed Al-Maraj, le Sud-Africain Lasteja Kganygo. L’Algérien Mohamed Loukal n’est pas noté.

Les chefs des banques centrales d’Australie, du Honduras, d’Israël, du Liban, du Maroc, du Paraguay, de la Russie, Taïwan et les États-Unis, ont reçu une prestigieuse note “A” cette année. En outre, les banquiers centraux du Brésil, de la République dominicaine et de la Jordanie ont obtenu des notes «A-». Pour la première fois, les banquiers centraux des pays suivants ont été ajoutés à la liste : République dominicaine, El Salvador, Honduras, Jamaïque, Nicaragua, Myanmar, Népal, RD Congo et la Tanzanie.

L’éditeur et directeur de la rédaction de Global Finance, Joseph Giarraputo, note que  «les banques centrales entrent dans une phase de resserrement, essayant de reculer l’assouplissement quantitatif et les économies ont plus de rigueur, mais il n’est pas facile de faire tourner le navire de la finance de l’État. Les ajustements de politique permettent désormais plus d’options, mais plus tard si la reprise mondiale naissante faiblit. Nos examens de rendement pour ces leaders financiers montrent que certains parviennent à rester en avance de la courbe, même dans des circonstances difficiles, tandis que d’autres sont entravés par des réalités économiques ».

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Le road-show tunisien pour la levée d’un milliard d’euros sur le marché de l’euro-bond devrait débuter le samedi prochain. La délégation financière tunisienne, forte de trois ou quatre personnes et qui sera présidée par le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari et la ministre Lamia Zribi devrait parcourir les places financières de Paris, Londres et Francfort. Le road-show se déroulera alors que la Tunisie est déjà sous la loupe du FMI (Fonds monétaire international) dont une délégation est déjà en Tunisie depuis quelques jours.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) avait déjà désigné la banque d’investissement et d’entreprise française Natixis pour la coordination globale de l’emprunt en euros, Commerzbank et JP Morgan comme Co-arrangeurs de cette opération.

Particularité de cette opération, programmée depuis l’année dernière et reportée pour cause de conjoncture non favorable et liquidité disponible sur le marché local, elle sera «sans béquilles» comme on dit dans le jargon financier. Cela veut dire que la Tunisie sortira sur les marchés financiers internationaux, sans aucune garantie ou parrainage extérieur. On rappelle qu’en 2015, la Tunisie avait déjà obtenu 500 millions USD du marché international des capitaux avec un taux de 1,4% et une maturité de 5 ans, mais avec la garantie américaine de l’USAID.
Une première pour la Tunisie depuis 2007 sur le marché du Samouraï où, malgré la crise des subprimes, elle avait eu plus qu’elle en demandait. Cette sortie sur le marché international de l’euro sera aussi la seconde du genre depuis celle de 2005, qui s’était alors aussi très bien déroulée.

Or, cette nouvelle sortie, qui plus est pour un montant important pour l’économie et les finances tunisiennes, se déroule dans une conjoncture bien spéciale, tant au niveau local qu’international. Localement, la Tunisie a à peine bouclé sa loi de finances (LF) 2017, elle est obligée d’en faire une complémentaire pour la précédente (2016) et elle serait fort probablement obligée d’en préparer une autre pour la LF en cours. Une conjoncture aussi où le service de la dette s’envole et les réserves en devises trinquent. Un exercice aussi où le GUN (Gouvernement d’unité nationale) peine à récolter ses impôts avec plus d’un métier en situation de fronde fiscale, les entreprises étrangères installées en Tunisie qui refusent la taxe conjoncturelle de 7,5 % et la masse salariale qui n’arrête pas de gonfler sans que les indices de production ne s’améliorent.
Sur le plan international, il y a d’abord la crise qui pousse plus d’un pays à se refermer, un commerce international où le déficit se creuse dangereusement avec plus d’un pays, notamment la Turquie (1,3 Milliard DT) et la Chine (plus de 3 Milliards DT), et des exportations qui peinent à rattraper les importations, sans compter le risque d’impact de la fameuse contribution conjoncturelle. Au risque aussi d’être taxé de pessimiste, on rappellera l’image de 1er exportateur du terrorisme qui colle toujours à la Tunisie et empêche une bonne reprise du secteur touristique. C’est, pour la faire courte, une Tunisie chancelante qui sort emprunter sans garanties et sans béquilles.
C’est toutes ces données qui feront de cette nouvelle sortie pour un Milliard d’euros un vrai test grandeur nature pour toute l’image de la Tunisie

Le premier impact de toute cette conjoncture pourrait être un coût d’endettement assez lourd. Selon une source citée par l’agence Reuters, le taux d’intérêt de ces nouvelles euro-obligations devrait osciller entre 5% et 6%. Un taux qui pourrait même être handicapant pour la capacité tunisienne de remboursement, même si elle n’a jamais encore failli à ses obligations, si l’appareil de production ne se remet pas à travailler.
Il est logique, d’autre part, de se demander quelles sont les garanties, cette fois pour les finances du pays, que ce nouvel endettement n’ira pas financer les salaires, comme les institutions financières internationales, qui rechignent encore à délier les cordons de leurs bourses pour la Tunisie, en ont déjà fait le reproche aux deux derniers gouvernements ?
De plus, la nouvelle grille de calculs d’impôt sur le revenu, déjà entrée en service, va impacter négativement le pouvoir d’achat. Ce dernier, considéré comme étant l’un des derniers, sinon le seul moteur de la croissance à continuer à fonctionner « normalement », sera affecté. Le Gouvernement Chahed se tirerait-il alors une balle dans le pied ? Presque !

Ainsi, en attendant les éventuelles augmentations salariales (dont les négociations sectorielles n’ont pas encore commencé), le fonctionnaire moyen verrait son salaire amputé d’une certaine somme. Elle ne sera pas couverte par les dites augmentations, sauf si ces dernières (la 1ère tranche de 2017, la seconde tranche et l’augmentation entière de 2018) étaient à deux chiffres, chose quasiment impossible vu l’état des caisses de l’Etat et les engagements pris avec les institutions financières internationales, le FMI en premier lieu. De ce fait, l’exercice mi- équilibriste mi-prestidigitateur auquel s’adonne le trio Chahed, Zribi et Rajhi (Conseiller financier de Chahed) engendrera un effet boomerang périlleux. D’une (mauvaise) pierre deux coups (terribles), on se retrouvera avec un salarié trainant le sentiment d’avoir été le dindon de la farce. Bonjour la productivité !
Ensuite, ce fonctionnaire fauché, face à l’envolée des prix des produits, primaires pour son plat, tels que piments, tomates et oignons (dits repas du pauvre !) se repliera sur lui-même, préférant réduire son train de vie, ou au mieux se tournant vers les circuits parallèles que le Gouvernement semble ignorer, ou plutôt tolérer !

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IFC

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a sorti un communiqué ce vendredi 07 octobre 2016 pour démentir catégoriquement « l’information » qui a circulé sur les réseaux sociaux et certains sites d’information électronique concernant des pertes prétendues.

La BCT relève le caractère inexact et fallacieux de cette « information ».

A ce propos, la BCT se réserve le droit de se défendre par les moyens qu’elle estime utiles.

Pour rappel, Sabrine Goubantini, députée de Nidaa Tounes, a accusé, dans un post publié hier jeudi 6 octobre 2016 sur son compte Facebook, le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, de faire perdre au pays 120 millions de dollars

Elle a ajouté que l’erreur de couverture de change sur un encours de crédit est due aux errements du gouverneur.

Par ailleurs elle a appelé Chedli Ayari à démissionner et a exigé l’ouverture d’une enquête sur cette affaire…

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Comme un certain nombre de collègues, nous avons reçu cette information de Moez Joudi, affirmant avoir la certitude que le gouverneur de la BCT a augmenté son salaire qui serait désormais de 29 mille DT par mois, ainsi que celui du vice-gouverneur qui serait de 24 mille DT. Une telle décision relevant du conseil d’administration de la BCT, où nous n’avons rien vu de tel, nous avons pris contact avec une source de la BCT. Après les explications qui nous ont été, officiellement données de cette nouvelle polémique de Moez Joudi, il s’avère qu’il ne s’agirait pas plus d’un pétard mouillé et d’une intox en bonne et due forme.

· En effet et toujours selon notre source officielle à la BCT, au cours de la dernière réunion du conseil d’administration de la BCT, la question de la rémunération du gouverneur, du vice-gouverneur et du secrétaire général de la BCT (un nouveau poste qui vient d’être créé comme le stipule la nouvelle loi de la BCT) a été débattue, et ce, en l’absence des protagonistes, c’est-à-dire en l’absence du gouverneur et du vice-gouverneur. La commission des rémunérations et le CA de la BCT, s’était en effet réunie en auto-saisine pour discuter ce dossier et ce, conformément, aux dispositions de la loi organisant la BCT. Plusieurs scénarios ont été débattus et la proposition privilégiée par le Conseil était celle d’aligner les salaires des premiers responsables de la BCT (actuellement à 6.000 DT) sur ceux des premiers responsables des banques publiques dont les salaires viennent d’être dernièrement sensiblement augmentés. Aucune décision n’a cependant été prise et les salaires du gouverneur, comme du vice-gouverneur demeurent inchangés. La BCT apporte ainsi un cinglant démenti à tout changement dans la rémunération de ses dirigeants.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedli Ayari, passe devant la commission d’enquête sur l’affaire de la fraude fiscale ‘Panama papers’ ce lundi 20 juin, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

A signaler que les ministres des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Hatem Euchi et des Finances, Slim Chaker, passeront également sur le gril, pour le même dossier..

Ahmed Saïdi, président de la commission, a coupé court aux bruits selon lesquels le pôle judiciaire a demandé à l’ARP de geler les travaux de la commission.
Il a ajouté, dans ce sens, que les commissions d’enquête parlementaires sont tout ce qu’il y a de plus légal et qu’elles ne marchent pas sur les plates-bandes de la justice.
“Nous ne condamnons personnes (…) nous faisons un travail d’investigation puis relayons le travail à la justice”, a-t-il précisé.

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Le 29 mars 2016, s’organisait à Tunis un déjeuner débat sur le thème de la «Parité Dinar-Yuan : Enjeux et Perspectives». Une rencontre sur laquelle comptait le gouvernement chinois, qui a envoyé son Ambassadeur et le premier responsable de son «MofCom», centre similaire au centre tunisien de promotion des exportations. L’idée était, pour les Chinois, d’essayer de faire accepter par le gouvernement tunisien une parité Dinar-Yuan qui permettrait de faciliter les exportations chinoises vers la Tunisie et d’en faciliter le règlement par les importateurs tunisiens et de là, essayer de booster encore plus le commerce, par ailleurs déséquilibré, entre les deux pays. Cette relation commerciale est actuellement fortement déséquilibrée, avec une bagatelle de 28 millions de dollars d’exportations en 2015 contre 1.6 milliard pour les importations, correspondant à un ratio de couverture de moins de 2%. C’était compter sans la réaction, immédiate de beaucoup de gens présents dans la salle du déjeuner à qui ça n’a pas plu au point que certains, selon nos sources, ont presqu’avalé de travers.

Dès le début, Chedli Ayari renverse la vapeur et livre une autre lecture du thème de la rencontre, prévue sur les questions des changes et des monnaies. «En réalité la parité Dinar-Yuan nous offre un titre générique d’une relation économique et financière étendue qui pourrait être axée sur plusieurs points de rencontre entre la Tunisie et la Chine». Et c’est parti !

  • La BCT annonce l’introduction du Yuan sur la liste des monnaies cotées

De prime abord, il rappelle, aux Chinois et aux pro-Chinois, que Tunis et Pékin «ont clairement fait le choix du gradualisme et du Sequencing prudent dans la marche vers l’ouverture de leurs économies» et oppose presqu’une fin-de-non-recevoir aux espoirs de parité des Chinois, en leur rappelant que «la Chine semble être actuellement dans une meilleure posture comparativement à la Tunisie», qui «se trouve quant à elle face à l’urgence de ramener son déficit courant à un niveau soutenable ». Et de tempérer ensuite son refus de la parité en tendant une perche. «La Chine est en mesure d’apporter une grande aider à la Tunisie pour redresser ses déséquilibres extérieurs à travers des relations commerciales plus équilibrée».

Le message est ainsi lancé, devant ce que le Gouverneur de la BCT appelle «un vrai paradoxe, surtout lorsqu’on sait que la Chine est devenue en 2015 le quatrième principal partenaire commercial de la Tunisie». Il va plus loin et propose «un plan d’actions actif destiné à booster les exportations tunisiennes vers la Chine pour porter le ratio de couverture à 100% au terme du plan quinquennal tunisien 2016-2020. Les grandes lignes de ce plan pourraient être arrêtées entre la Mofcom chinois et le CEPEX tunisien». Conscient du fait qu’il a en face de lui un dragon affamé de croissance, Chedli Ayari décide de manier le bâton et la carotte.

«En guise de contribution à cet effort et en prélude à une nouvelle ère de coopération entre les deux pays, la BCT annonce sa décision d’introduire le Yuan dans la liste des monnaies cotées contre le dinar tunisien, ce qui rend le renminbi une monnaie éligible pour la facturation et le règlement des transactions commerciales et financières entre les ressortissants des deux pays », lance-t-il avec un air détaché. Il engage la BCT à «œuvrer à introduire le Yuan parmi ses devises de réserves » en faisant miroiter que «la part du Yuan pourrait être renforcée à mesure que le volume des exportations tunisiennes vers la Chine augmente». Manifestement en grande forme, le Gouverneur Ayari tente même de monter le Dragon chinois pour un partenariat en Afrique. «La Tunisie peut également offrir à la Chine sa géographie distinguée en tant que portail pour l’Europe et l’Afrique et sa compétitivité pour être un Hub industriel et des technologies de l’information, pouvant être placé au cœur même de la nouvelle route de la soie».

  • Appel direct à la Chine pour acheter du Papier tunisien

Chedli Ayari, toujours dans ses pompes de gardien du temple financier tunisien, se rappelle que la Tunisie est encore à la recherche d’aides financières urgentes et ne manque pas de remarquer que le pays du soleil levant ne fait toujours pas partie des soutiens de la Tunisie. «J’invite, dès lors, la Banque Populaire de Chine ainsi que les différents Fonds d’investissement chinois à considérer l’opportunité d’acquérir dans leurs portefeuilles des émissions obligataires tunisiennes en devises». Et de préciser ensuite, que « la BCT est également disposée à mettre en place avec la Banque Populaire de Chine des accords de Swaps pour s’échanger des devises ou du Yuan contre Dinar, lui permettant d’investir, avec une bonne couverture contre le risque de change, dans les obligations du Trésor tunisien qui servent des rendements fort intéressants. Ces accords de Swap peuvent également financer le commerce extérieur, les IDE et les investissements de portefeuille entre les deux pays». Plus précis encore et droit au but, il demande que la Chine suive l’exemple américain en apportant à la Tunisie sa garantie pour sortir sur les marchés des capitaux.

  • La BCT disposée à ouvrir la place financière locale à la Chine

Loin de manquer d’idées et comme pour diversifier les propositions tunisiennes à celui qui voudrait devenir partenaire, il évoque un «secteur bancaire tunisien, caractérisé par un nombre élevé de banques » et propose aux Chinois de «contribuer à l’émergence de pôles bancaires tuniso-chinois dotés de grandes capacités financières pouvant accompagner aussi bien la Chine que la Tunisie dans leur ouverture sur les continents asiatique et africain ».

Il n’oublie pas, dans la panoplie d’opportunités que la Tunisie pourrait offrir aux Chinois, «les domaines des partenariats Public-Privé notamment pour les projets d’infrastructure, de relance et perfectionnement des secteurs porteurs comme le tourisme et l’agriculture, des technologies de l’information et de l’amorçage et incubation des entreprises et des start-up». Ayant manifestement bien préparé le déjeuner où il ne comptait pas seulement manger, il lance «l’idée de créer un véhicule financier sino-tunisien puissant sous forme de Fonds des fonds couvrant l’ensemble de ces segments. Ce Fonds des fonds pourrait être doté d’un capital minimum de 1 milliard de dollars réparti entre la République Populaire de Chine pour une part de 40 à 50%, la République Tunisienne pour une part de 10 à 20%, le reliquat pourrait être souscrit par d’autres investisseurs institutionnels locaux ou étrangers. La Banque Centrale de Tunisie est prête à travailler avec la Banque Populaire de Chine pour rapprocher les différentes parties prenantes dans nos deux pays afin de donner âme à ce projet».

La Chine prendra-t-elle la perche, multiformes, que lui tend ainsi le gouvernement à travers le Gouverneur de sa banque centrale ?

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Intervenant hier soir, en séance plénière devant  l’ARP qui le questionnait jusqu’à 23 heures  à propos de la dette, Chedli Ayari, gouverneur de la BCT a indiqué que le terrorisme  a fait perdre à la Tunisie, en 2015, la somme de 1270 MDT. Ayari a aussi annoncé que, suite aux différents mouvements sociaux qui ont secoué le bassin minier, le secteur des phosphates qui faisait rentrer, en 2010, dans les caisses de l’Etat, la somme de 450 MDT, enregistrait l’année dernière une perte et un déficit de 40 MDT.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie a eu

Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie a eu, ce matin du lundi 23 juin 2014, une poussée de socialisme. Parlant, avec la fougue du professeur universitaire qu’il a toujours été, devant un parterre de responsables internationaux, de PDG de banques et de responsables administratif, Chedli Ayari s’est exclamé : «il n’est pas normal que les plus grands revenus ne paient que 35 % d’impôts». Et le Gouverneur de la BCT de demander «une plus grande équité fiscale, mais sans pour autant compromettre les conditions de la réussite économique». Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

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S’adressant ce matin aux participants à un atelier autour du thème «vers un nouveau modèle de développement en Tunisie»

S’adressant ce matin aux participants à un atelier autour du thème «vers un nouveau modèle de développement en Tunisie», le Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a évoqué l’état d’exigüité dans laquelle se trouve la Tunisie en matière de réserves en devises. «Je vis un drame à la BCT», s’était-il écrié, avant de s’interroger : «comment voulez-vous mettre en place une politique de change, lorsque les sources de ces devises ne fonctionnent pas comme il se doit ?»

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Au cours de son intervention lors d’un séminaire sur les nouvelles orientations stratégiques

Au cours de son intervention lors d’un séminaire sur les nouvelles orientations stratégiques, le gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) a annoncé la prochaine création d’un fonds de restructuration des banques publiques pour les aider à renforcer leurs fonds propres.

Chedli Ayari, selon ce que rapporte, ce dimanche, la Radio express FM, la création de ce fonds se fera de manière à permettre à l’Etat tunisien de se désengager des 7 principales banques à participation publiques. Il a expliqué cette intention de l’Etat tunisien de céder ses participations bancaires à ce fonds, par la recherche de nouveaux instruments de financement de cette restructuration et de la recapitalisation des banques publiques, en dehors du budget de l’Etat. On rappelle que la loi de Finances 2013, prévoyait au moins 500 MDT pour la recapitalisation des banques publiques.

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