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Classement

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La Tunisie a occupé la 40ème position sur un total de 157 pays dans l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités qui est un classement mondial des Etats selon leurs actions concrètes pour s’attaquer à l’écart entre riches et pauvres établi par Development Finance International (DFI) et Oxfam International.
Publié en octobre 2018, le deuxième rapport sur l’indice de l’engagement à la réduction des inégalités après celui de 2017 mesure les décisions prises par les Etats en matière de dépenses sociales, de fiscalité et de droit du travail : trois domaines qui se révèlent essentiels à la réduction de cet écart.
Le rapport de 2018 classe la Tunisie en 40ème position dans le classement global de l’engagement à la réduction des inégalités (ERI), 59ème dans le classement ERI selon les dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale, 17ème au classement ERI selon les politiques fiscales et 50ème dans le classement ERI selon les droits au travail et le salaire minimum.

Au niveau arabe, la Tunisie occupe la tête, précédant la Jordanie (59ème), l’Algérie (80ème), le Yémen (93ème), le Maroc (98ème), le Bahreïn (100ème), la Mauritanie (103ème) et l’Egypte (104ème).
Au niveau du continent africain, la Tunisie occupe la 3ème position après l’Afrique du Sud (31ème) et la Namibie (32ème).
Selon le rapport ce n’est qu’en réduisant les inégalités qu’il sera possible d’éradiquer la pauvreté et pourtant ces inégalités demeurent une question de choix politiques.
Cette seconde édition de l’indice de l’Engagement à la réduction des inégalités (ERI) révèle que des pays comme la Corée du Sud, la Namibie et l’Uruguay prennent des mesures significatives pour réduire les inégalités. Malheureusement, des pays comme l’Inde et le Nigeria affichent de très mauvais résultats dans l’ensemble, tout comme des pays riches tels que les Etats Unis, ce qui témoigne d’un manque d’engagement dans la lutte contre les inégalités.

Selon les recommandations formulées dans le présent rapport, tous les pays doivent développer des plans d’action nationaux contre les inégalités afin d’atteindre l’objectif de développement durable de réduction des inégalités. Ces plans doivent comprendre la mise en place de services universels, publics et gratuits en matière de santé et d’éducation ainsi qu’un socle de protection sociale. Ils doivent être financés par une fiscalité plus progressive et la lutte contre les niches et l’évasion fiscale.
Les pays doivent respecter les droits syndicaux, garantir le respect des droits du travail des femmes et revaloriser le salaire minimum.
Les études d’Oxfam révèlent que depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de la population mondiale a bénéficié de seulement 1% de l’augmentation des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches ont profité directement de la moitié de cette hausse

Les inégalités causent du tort à tout le monde. Elles freinent la croissance économique et provoquent une hausse des problèmes de santé et autres. Les conséquences pour les populations les plus pauvres sont particulièrement désastreuses. La Banque mondiale prévoit que d’ici 2030, presque un demi-milliard de personnes continueront à vivre dans l’extrême pauvreté.
L’augmentation des inégalités économiques extrêmes compromet par ailleurs la lutte contre les inégalités femmes-hommes et menace les droits des femmes. L’autonomisation économique des femmes pourrait améliorer la vie de nombreuses femmes et soutenir la croissance économique. Toutefois, à moins de s’attaquer d’urgence aux causes des inégalités économiques extrêmes, les bénéfices de la croissance imputable aux femmes reviendront en majeure partie aux personnes déjà les mieux loties.

Development Finance International (DFI) et Oxfam estiment que la crise des inégalités n’a rien d’inéluctable et que face à elle, les Etats ne sont pas démunis. A travers le monde, certains Etats prennent des mesures politiques fortes pour lutter contre les inégalités.
Selon le rapport, les trois pays les plus performants sont le Danemark, l’Allemagne et la Finlande tandis que les trois pays les moins performants sont le Nigéria, l’Ouzbékistan et Haïti.
A noter que La première édition de l’indice ERI a été initiée en juillet 2017 et couvrait 152 pays (ERI 2017).

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La Poste Tunisienne est classée première à l’échelle africaine et arabe, selon le dernier rapport sur le développement postal de l’Union Postale Universelle “UPU”, a indiqué le ministre des Technologies de la Communication et de l’Economie numérique, Mohamed Anouar Maarouf.
Lors d’une conférence, tenue, mardi, à l’occasion de la célébration de la journée Mondiale de la Poste, il a précisé que la Tunisie occupe aussi la 49ème place au niveau international parmi 173 pays, ajoutant que la Poste Tunisienne joue un rôle important dans le développement et l’amélioration de la qualité des services fournis aux citoyens dans toutes les régions du pays.

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Résultats et classement à l’issue de la 4e journée du championnat de Tunisie de la ligue 1 du football professionnel.
Dimanche 7 octobre:
A Bizerte:
CA Bizertin 3
CS Hammam-lif 2
A Sousse:
ES Sahel 5
US Monastir 3
A Sfax:
CS Sfaxien 2
Espérance ST 0
Déja joués
Samedi 6 octobre
A Radès:
Club Africain 1
Stade Tunisien 4
A Kairouan:
JS Kairouan 1
S.Gabésien 1
A Gabès :
AS Gabès 2
ES Métlaoui 1
A Ben Guerdane:
US Ben Guerdane 2
US Tataouine 2
Classement: Pts J G N P Bp Bc Diff
1) Stade Tunisien 10 4 3 1 0 8 3 +5
-) CS Sfaxien 10 4 3 1 0 7 2 +5
-) CA Bizertin 10 4 3 1 0 7 3 +4
4) ES Sahel 7 3 2 1 0 8 3 +5
5) US Ben Guerdane 5 4 1 2 1 4 4 0
-) Stade Gabésien 5 4 1 2 1 2 2 0
7) Espérance ST 4 3 1 1 1 3 3 0
-) US Tataouine 4 4 1 1 2 5 7 -2
-) Club Africain 4 4 1 1 2 2 5 -3
10) AS Gabés 3 4 1 0 3 4 7 -3
-) JS Kairouan 3 4 0 3 1 2 5 -3
12) CS Hammam-Lif 2 3 0 2 1 2 3 -1
13) ES Métlaoui 1 3 0 1 2 1 4 -3
-) US Monastir 1 4 0 1 3 5 9 -4

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Résultats et classement à l’issue de la rencontre en retard Espérance ST-S.Tunisien, comptant pour la 3e journée du championnat de la Ligue 1 de football professionnel :
mercredi 26 septembre
A Radés:
Espérance ST – Stade Tunisien 1-1
déjà disputés
Samedi 15 septmebre:
A Gabès:
Stade Gabésien – Club Africain 1-0
A Bizerte:
CA Bizertin – US Ben Guerdane 1-0
Dimanche 16 septembre:
A Monastir:
US Monastir – JS Kairouan 1-1
A Tataouine:
US Tataouine – AS Gabès 2-1
A Tozeur (synthétique):
ES Metlaoui – CS Sfaxien 0-2
NB : Le match CS Hammam-lif-ES Sahel sera fixé ultérieurement.
Classement :
Equipes Pts J. Diff
1- Club Sportif Sfaxien 7 3 +3
2- Club A Bizertin 7 3 +3
3- Stade Tunisien 7 3 +2
4- ES Sahel 4 2 +3
5- ES Tunis 4 2 +2
6- US Ben Guerdane 4 3 0
7- Club africain 4 3 0
8- Stade gabésien 4 3 0
9- US Tataouine 3 3 -2
10- CS H-Lif 2 2 0
11- JS Kairouanaise 2 3 -3
12- ES Métlaoui 1 2 -2
13- US Monastir 1 3 -2
14- AS Gabés 0 3 -4

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Une consécration pour Tunis, et qui explique la passion retrouvée des touristes : Le français Le Petit Futé l’a classé parmi les 10 destinations du continent africain qui valent le détour. La capitale du pays du jasmin, à la 5ème position, se paye même le luxe de damer le pion à Marrakech, au Maroc. C’est pas rien ! Viennent ensuite Mindelo (Cap-Vert), Maputo (Mozambique), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Dakar ferme le Top 10 (Sénégal).

La capitale de la Tunisie brille grâce ses “grandes artères” et ses “belles bâtisses s’inspirant de l’architecture haussmannienne. Sa labyrinthique médina, quant à elle, est un sublime exemple des constructions arabes du VIIe siècle. C’est ce mélange des genres couplé à une vie culturelle trépidante qui fait tout le charme de la capitale tunisienne“, lit-on sur le site.

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View over the city of Casablanca

La capitale économique du Maroc, Casablanca, occupe la 115e place du classement des 140 villes du monde où il fait bon vivre, élaboré par l’entreprise Economist Intelligence Unit et relayé par le quotidien l’Economiste.

Selon les données rapportées par le site Yabiladi, l’indice mondial de la qualité de vie 2018 répertorie les villes les plus agréables et les moins vivables.

Après avoir mesuré le taux de criminalité, le niveau de vie, la stabilité politique et économique, l’accès à l’éducation et aux soins médicaux, les auteurs du rapport ont classé Casablanca parmi les 25 pires villes au monde.

La métropole est devancée par Tunis (106e) au niveau régional et n’occupe que la quatorzième position dans la région MENA, précise la même source. Au niveau international, les villes de Lagos (138e), Dacca (139e) et Damas (140e) sont les moins vivables. Au contraire, Vienne, Melbourne et Osaka tiennent le haut du pavé.

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La capitale tunisienne, Tunis, a occupé la 106e place mondiale et 8e arabe dans le classement annuel des villes les plus agréables à vivre “The Global Liveability Index 2018 “, publié, mardi, par la revue The Economist.

Ce classement qui porte sur 140 villes de par le monde, prend en considération plusieurs critères dont la santé publique, la culture, l’environnement, l’enseignement et l’infrastructure.Toujours à l’échelle maghrébine, Casablanca (Maroc) occupe la 115e position mondiale et 14e place des villes arabes. Alger et Tripoli figurent, quant à elles, parmi les villes les moins bien classées, respectivement 132e et 134e.
A la tête du classement, la capitale autrichienne Vienne se hisse à la première position, détrônant Melbourne (Australie) qui a occupé la première place pendant sept ans.

Dans le top 10, l’on retrouve également Osaka (Japon), Calgary (Canada), Sydney (Australie), Vancouver (Canada), Tokyo (Japon), Toronto (Canada), Copenhague (Danemark) et Adélaïde (Australie).
En bas de l’échelle figurent Dakar (Sénégal) (131e ), Alger (Algérie) (132e ), Douala (Cameroun) (133e), Tripoli (Libye) (134e), Harare (Zimbabwe) (135e), Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée) (136e), Karachi (Pakistan) (137e), Lagos (Nigeria) (138e), Dacca (Bangladesh) (139e) et Damas (Syrie) (140e).

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La Tunisie est en tête du classement des pays africains de l’internet mobile. Selon Speedtest Global Index sur le site www.speedtest.net/global-index (données Juin 2018), le pays affiche la connexion mobile la plus rapide sur le continent. Un indicateur parmi d’autres qui montre que la Data mobile se porte bien en Tunisie. En effet, sur ce segment le nombre d’abonnés s’élève après de 7,65 millions; soit un taux de pénétration de 66% (Mai 2018), indique un communiqué.

Le classement de Speedtest se base sur la vitesse de download dont la moyenne mondiale et de 23.54 Mbps. L’internet mobile en Tunisie enregistre une vitesse proche de cette moyenne ; soit 18.54 Mbps (70ème rang mondial/ 124 pays).

La deuxième place du classement de Speedtest Global Index revient au Maroc (75ème rang), suivi par Kenya (79ème rang mondial).

Le Top 3 du classement global de l’internet mobile est occupé respectivement par Qatar (63,22 Mbps), Norvège (62,14 Mbps) et Union Arabe des Emirates (54,67 Mbps).

Pour l’internet fixe, la Tunisie accuse un retard remarquable Selon Speedtest Global Index qui la classe en bas de peloton ; n’est que 14ème à l’échelle africaine et 123ème à l’échelle mondiale (133 pays) avec une vitesse de download de7,48 Mbps seulement largement au-dessous de la moyenne mondiale (46,25 Mbps). Le nombre d’abonnés de la Data fixe n’est que de 920 milles; soit un taux de pénétration de 31% (Mai 2018).

En Afrique, c’est le Ghana qui l’emporte avec une vitesse de download de 22,66 Mbps, suivi de Kenya (15,33 Mbps), l’île Maurice (14,71 Mbps) et le Maroc (12,56 Mbps).

Le Top 3 du classement global de l’internet fixe est occupé respectivement par Singapour (180,57 Mbps), Hong Kong (150,7 Mbps) et Island (148,95 Mbps).

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L’investissement dans l’éducation et la stabilité du corps éducatif sont derrière le classement de la région de Sfax à la tête des gouvernorats au niveau des résultats du baccalauréat en 2018“, a estimé Amor Ouelbani, directeur des examens nationaux au ministère de l’Education.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable a précisé que la stabilité du corps éducatif dans la région comparativement aux mouvements des enseignants dans le reste des régions et l’enracinement de la culture de l’investissement dans l’éducation sont les clés de ce succès au niveau national, cela outre d’autres facteurs économiques et sociaux.

A noter que les délégations régionales de l’éducation de Sfax 1 et Sfax 2 ont enregistré, successivement des taux de réussite généraux dans l’examen du baccalauréat 2018 de 67,20 et 60,82% dépassant le taux général national situé à 41,72%.

En 2017, c’est la délégation régionale de l’éducation de Sfax 2 (Sakiet Ezzit, El Hancha, Sakiet Eddayer, Jebeniana, El Amra, Menzel Chaker, Kerkennah et Sfax Sud) qui a surpassé celle de Sfax 1 (Sfax ville, Sfax ouest, Thyna, Aguereb, El Mahress, El Ghriba, Bir Ali Ben Khalifa et Skhira).

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L’île de Djerba, qui affole les compteurs au niveau des réservations pour cet été, vient d’avoir une autre distinction : Elle figure dans le Top 3 des villes du monde que les voyageurs affectionnent particulièrement pour les loisirs. Ce classement, Global Destinations Cities Index (GDCI), a été établi par Mastercard.

Punta Cana occupe la tête du classement ; Cusco se place à la 2ème position ; Djerba boucle le podium.
Ce qu’on note par ailleurs c’est que les voyages internationaux ont de plus en plus la cote, une bonne nouvelle pour les économies locales et aussi pour voyageurs qui reviennent plus instruits, plus cultivés, plus ouverts sur le monde et ses divers habitants, que les déplacements se fassent dans le cadre du business ou des loisirs. A noter que près d’une décennie de collecte d’informations sur les tendances des voyages internationaux a permis d’entreprendre cette étude. Enfin sachez que les 10 villes retenues affichent un taux de plus 90% des séjours avec nuitées motivés par autre chose que les affaires, notamment les vacances ou des visites familiales.

Le classement intégral :
1.    Punta Cana, République dominicaine (99.9%)
2.    Cusco, Pérou (98%)
3.    Djerba, Tunisie (97.7%)
4.    Riviera Maya, Mexique (97.5%)
5.    Palma de Mallorca, Espagne (97.2%)
6.    Cancun, Mexique (96.8%)
7.    Bali, Indonésie (96.7%)
8.    Panama City, Panama (96.3%)
9.    Orlando, États-Unis (94.1%)
10.  Phuket, Thaïlande (93%)

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Bassem Loukil, à la tête du groupe éponyme et de TABC (Tunisia-Africa Business Council), vient d’être distingué par Jeune frique parmi les 50 Africains les plus influents, le seul Tunisien à figurer dans le cru de 2018. L’homme d’affaires doit cette consécration à ses actions et messages sur le plan local, de plus en plus forts mais aussi au rayonnement de son groupe (35 filiales) sur le continent. Voilà ce que dit le magazine africain de Loukil, classé à la 38ème position : “Depuis 2015, le PDG du Groupe Loukil (automobile, agroalimentaire, immobilier, BTP, etc.) joue les lobbyistes au sein de Tunisia-Africa Business Council (TABC). Objectif : plaider auprès des autorités tunisiennes la cause d’un rapprochement avec les économies subsahariennes. Loukil accompagne donc les patrons tunisiens dans leurs démarches, organise des missions de prospection et conclut des partenariats, comme ce fut le cas avec Attijari Bank Tunisie. Le savoir-faire de l’homme d’affaires – dont le groupe compte, en 2018, réaliser 40% de son chiffre d’affaires en Afrique subsaharienne – lui ouvre les portes des ministères et des grandes entreprises publiques. Et il n’est pas pour rien dans l’ouverture prochaine, par la Compagnie tunisienne de navigation, de nouvelles lignes maritimes commerciales vers les ports ouest-africains”.

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Le gouvernement a présenté une série de projets de loi à caractère urgent relatifs aux derniers classements de la Tunisie, a fait savoir, mardi 03 avril 2018, Iyad Dahmani, porte-parole du gouvernement.

Parmi ces projets de lois figurent l’amendement de la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, le projet de loi sur le registre de commerce et bien d’autres projets relatifs aux banques publiques et à la loi de finances“, a-t-il ajouté, dans une déclaration aux médias, à l’issue de la réunion du bureau du parlement.

Dans ce contexte, Dahmani a fait état de plusieurs lacunes constatées dans la loi antiterroriste après le classement de la Tunisie sur la liste noire de l’UE des pays tiers susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.

La Tunisie est considérée comme un pays présentant des déficiences stratégiques dans son régime de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme“, a-t-il indiqué, ajoutant que l’amendement proposé porte sur l’article relatif au trafic d’armes et à la mise en œuvre du système de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Selon Dahmani, les projets de loi soumis au Parlement ne sont pas nombreux mais ils nécessitent davantage de coordination entre l’ARP et le gouvernement.

De son côté, Mohamed Ben Souf, assesseur du président de l’ARP, chargé de l’information et de la communication, a indiqué à la TAP que la réunion du bureau du Parlement a été consacrée à l’évaluation des projets réalisés dans le cadre de l’action commune entre le parlement et le gouvernement et à l’identification de mayens permettant de promouvoir la législation et de renforcer les mécanisme de contrôle sur l’action du gouvernement

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Mercer, une société mondiale de conseil leader en matière de santé, de richesse et de carrière, filiale de Marsh & McLennan Companies, a classé Port-Louis comme étant la meilleure ville sur le continent africain, selon leur enquête 2018 sur la qualité de vie. Port-Louis est 83e dans le classement mondial et numéro un en Afrique. La ville mauricienne est suivie par Durban (89), Le Cap (94) et Johannesburg (95).

Pour plus d’informations sur les classements de villes, visitez ici: https://goo.gl/fvvqL6

Télécharger le classement mondial de la qualité de vie: https://goo.gl/v4BftX

La ville africaine numéro une

« Comme en 2017, Port-Louis conserve sa position de leader en Afrique, suivi de Durban, Le Cap et Johannesburg qui se classent juste après la ville insulaire dans notre classement sur la qualité de vie. La qualité de vie fait partie des facteurs importants dont les entreprises tiennent compte lorsqu’elles préparent des stratégies à long terme pour savoir où se développer et implanter du personnel mondial », explique Carl Van Heerden, Responsable chez Mercer et Chef de la mobilité mondiale pour l’Afrique.

M. Van Heerden ajoute : « Le classement d’une ville dépend des conditions de vie locales, qui sont analysées selon toute une série de facteurs qui reflètent leur importance aux yeux des expatriés. Une infrastructure appropriée, des établissements de soins et la sécurité sont quelques-uns des aspects importants qui rendent une ville attrayante à la fois pour les talents et les entreprises. »

Publiée pour la première fois en 1994, l’enquête Mercer sur la qualité de vie est menée chaque année pour permettre aux entreprises et aux autres organisations internationales de rémunérer leurs employés de manière équitable lorsqu’ils sont envoyés dans des missions internationales.

Classement mondial

Vienne se place en tête du classement pour la 9e année consécutive, suivie de Zurich (2), Auckland et Munich, tous deux à la 3e place. Vancouver complète le top cinq à la 5e place et est la ville la mieux classée d’Amérique du Nord. Singapour (25), Dubaï (74) et Montevideo (77) sont les villes les mieux classées respectivement en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Cette année, Mercer fournit un classement séparé sur l’assainissement des villes, qui analyse les infrastructures d’élimination des déchets et des eaux usées, le niveau des maladies infectieuses, la pollution de l’air, la disponibilité et la qualité de l’eau de la ville, des facteurs qui sont tout aussi importants pour ceux qui choisissent d’y travailler et d’y vivre.

Victoria (58e) est la mieux classée sur le continent africain pour l’assainissement des villes, suivie de Durban (73) et de Port-Louis (80). Johannesburg est 81e, tandis que Le Cap est 84e sur la liste de l’assainissement des villes.

Honolulu surmonte le classement sur l’assainissement des villes, suivie d’Helsinki et Ottawa, 2e à égalité.

M. Van Heerden conclut : « L’enquête Mercer sur la qualité de vie est devenue un point de référence essentiel pour les multinationales, qui ont besoin d’une vue globale sur les conditions sur le terrain lorsqu’elles envisagent d’envoyer des employés mobiles à l’étranger. Notre méthode permet aux employeurs des multinationales de fournir à leurs expatriés des packages de rémunération justes et cohérents, lorsqu’ils souhaitent s’implanter sur d’autres marchés. »

Mercer produit des rapports individuels sur le coût de la vie et des logements locatifs pour chaque ville étudiée.

Pour de plus amples informations sur le classement des villes, cliquez ici (https://goo.gl/fvvqL6).

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L’Africa Investment Index 2018 vient d’être rendu public par «Quantum Global ». En présentation, le Managing Director Mthuli Ncube écrivait que «les investisseurs sont à la recherche des marchés les plus prometteurs pour y investir en soupesant les opportunités changeantes et les risques qui pèsent sur les pays. La décision finale d’investir est traditionnellement fondée sur l’analyse d’un complexe éventail de facteurs individuels mesurant les différents aspects des affaires, allant des conditions dans lesquelles l’investisseur se sentirait à l’aise dans un pays étranger, à la perspective macroéconomique globale. En d’autres termes, l’investisseur est attentif à un ensemble de maints indicateurs séparés le fondant à décider d’investir ou non dans un marché. Cependant, ce processus est à la fois coûteux et long».

La Tunisie est classée 24ème, même classement qu’en 2017, dans le «Africa Investment Index 2018», loin derrière le Maroc qui se classe 1er Africain et l’Algérie 3ème. Dans ce classement, l’Indice se base sur 13 indicateurs répartis en six grands facteurs clefs. Il y a le facteur de croissance (du PIB réel, investissement domestique, croissance économique), le facteur de liquidité (le taux d’intérêt réel, niveau de la masse monétaire), le facteur des risques (risque de change, note souveraine, taux de couverture des importations, niveau de la dette extérieure, situation de la balance courante). Mais aussi le facteur de l’environnement des affaires (rang dans le classement Doing Business), le facteur démographique (population totale) et le facteur de l’utilisation des réseaux sociaux (taux de pénétration de l’usage des réseaux sociaux).

Et si le Tunisien est un adorateur des réseaux sociaux, le reste des ratios de son économie réelle, restent détérioré depuis 2011. Avec une économie à 50 % parallèle, un PIB dont la croissance peine à atteindre les 2 %, une masse monétaire qui explose, un taux d’intérêt qui s’envolerait presque, dans une tentative de la BCT de juguler l’économie parallèle et de maitriser la consommation et l’importation de ce qui n’est pas essentiel pour l’économie. Mais aussi un DT qui glisse dangereusement devant les anticipations des propres opérateurs économiques tunisiens, qui l’empêchent de se stabiliser et déstabilisent par là même l’investissement direct étranger, une note souveraine qui n’arrête pas d’être dégradée rendant difficile l’accès aux marchés financiers internationaux à des coûts raisonnables, une dette extérieure qui représente plus de 70 % du PIB, une masse salariale qui bouffe le reste de ce PIB et des importations qui explosent avec une productivité qui diminue.

Force est de constater que ce sont tous ces facteurs qui ont fait que la Tunisie n’améliore pas son score, pour devenir attractive aux IDE. Des IDE qui pourraient booster ses exportations, équilibrer son commerce extérieur, créer plus d’opportunités d’emplois aux jeunes diplômés et des opportunités de partenariat pour les entreprises locales.

Force est tout autant d’affirmer que les classements de la Tunisie, dans ces livres de chevet de tout investisseur étranger, comme «l’Africa Investment Index», le «Forum de Davos» ou encore le «Doing Business», ne s’améliorera guère, tant que les fondamentaux économiques seront mauvais. Il n’y a, pour cela, qu’à regarder des indicateurs comme l’inflation, le déficit public et compte courant, d’où la nécessité des grandes réformes structurelles. N’eût été le sentiment patriotique qui anime chaque Tunisien, on pourrait presque se demander qui est le fou qui va mettre un centime dans un pays qui fait 10% de déficit courant et 6.2% de déficit budgétaire ?

Les réformes, pourtant entamées par le second gouvernement de la 2ème République, dans une conjoncture politique et surtout sociale où l’UGTT dont «The Economist disait qu’elle empêche la Tunisie d’avancer» tarde à jouer son vrai rôle de partenaire économique, en plus et avant le social. Une centrale syndicale qui est le principal contestataire du package de réformes, présenté par le GUN. Sans vouloir le savoir, elle se mettrait presque le doigt dans l’œil !

A méditer enfin cette conclusion de la dernière revue économique du FMI : «Le soutien continu de la communauté des donateurs pour les efforts de réforme de la Tunisie seront critiques dans le futur».

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Le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements dirigés vers le continent africain, d’après le dernier classement Africa Investment Index 2018 (AII) de Quantum Global, la division de recherche indépendante de Quantum Global.

Selon l’AII, le Maroc se classe premier en raison de sa croissance économique soutenue, d’un positionnement géographique stratégique, de la hausse de son investissement direct étranger, des niveaux de sa dette extérieure, de facteurs liés à son capital social et d’un environnement d’affaires généralement favorable.

Le professeur Mthuli Ncube, Directeur général du Quantum Global Research Lab, a déclaré :

« Malgré les améliorations de la production et des prix du pétrole, les économies africaines se tournent vers la diversification pour stimuler le développement industriel et pour attirer les investissements sur des secteurs stratégiques autres que le pétrole. Le Maroc a attiré des flux de capitaux étrangers avec régularité, en particulier dans les secteurs de la banque, du tourisme et de l’énergie et grâce au développement de son industrie. »

Classement de 10 premiers et des 10 derniers pays

Classement10 premiers pays (dans l’ordre décroissant)10 derniers pays (dans l’ordre croissant)

1

MarocRépublique Centrafricaine

2

ÉgypteLiberia

3

AlgérieSomalie

4

BotswanaÉrythrée

5

Côte d’IvoireGuinée équatoriale

6

Afrique du SudGambie

7

ÉthiopieSierra Leone

8

ZambieGuinée

9

KenyaSao Tomé-et-Principe

10

SénégalZimbabwe

D’après des données récentes issues du Contrôle des changes marocain, le Maroc a attiré près de 2,57 milliards de dollars d’investissement direct étranger (IDE) en 2017, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016. Le pays est reconnu comme étant l’un des meilleurs marchés émergents pour l’investissement à l’étranger. Les investisseurs internationaux se tournent vers un large éventail de secteurs, notamment l’énergie, les infrastructures, le tourisme et les TIC, entre autres.

Selon l’AII, les cinq premières destinations d’investissement d’Afrique ont attiré un investissement étranger global de 12,8 milliards de dollars en 2016. La Côte d’Ivoire se classe 5e, tout en étant l’économie ayant la croissance la plus rapide d’Afrique, et obtient des résultats relativement bons aux plans de la liquidité et facteurs de risques, comme le taux d’intérêt réel, le risque de change et le ratio de la balance courante. L’amélioration de son profil de risque conjugué à des liquidités importantes, à son environnement d’affaires, à sa démographie et à son capital social ont placé l’Algérie en troisième position dans la deuxième édition de l’AII. Le Botswana, auparavant la première destination d’investissement d’Afrique dans la première édition de l’index, se classe 4e avec de bons résultats pour ses facteurs de risques et son environnement d’affaires.

Le professeur Ncube a ajouté : « Les flux ininterrompus d’IDE continueront à générer les capitaux qui font tant défaut pour développer les principaux secteurs en Afrique répondant aux besoins de la classe moyenne en croissance rapide sur le continent, et à alimenter le secteur de la fabrication pour créer plus d’emplois, améliorer la croissance économique et soutenir la transformation structurelle. »

En termes d’amélioration du classement au cours des trois dernières années, des pays comme le Swaziland, l’Angola, le Rwanda, le Tchad, les Comores, les Seychelles, le Soudan du Sud et la Sierra Leone ont enregistré d’importants mouvements de croissance, comme le montrent les classements réguliers de l’AII sur trois ans.

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La Tunisie occupe le 111e rang mondial dans le Rapport mondial sur le bonheur 2018 (World happiness Report) avec 4,592 points.

Créé en 2012 par l’ONU, le World Happiness Report classe 156 pays selon leur niveau de bonheur. L’édition 2018 qui a, également, consacré une partie à l’immigration classe 117 pays selon le niveau de bonheur des immigrés. Le rapport couvre la période allant de l’année 2015 jusqu’à l’année 2017.
Selon le rapport élaboré par le Réseau de solutions pour le développement durable (SDSN) des Nations Unies et publié il y a deux jours, la Tunisie est classée 13e à l’échelle africaine sur un total de 44 pays, derrière la Libye, 2e (70e au niveau mondial), l’Algérie 3e (84e au niveau mondial) et le Maroc 4e (85e au niveau mondial).

Selon le même rapport, la Finlande arrive en tête de liste avec 7,632 points suivie par la Norvège, le Danemark, l’Islande et la Suisse. Le premier pays arabe est classé 20e. Il s’agit des Emirats Arabes Unies. Le Burundi occupe, quant à lui, le dernier rang avec 2,905 points.
Les critères adoptés dans l’élaboration de ce rapport regroupent entre autres le revenu annuel, la couverture sociale, l’espérance de vie et la perception de la corruption.

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La Tunisie a un rendez-vous de la plus haute importance avec le GAFI (Groupe d’action financière) en avril 2018, pour, espère-t-elle, décrocher son ticket pour entrer dans le club des pays qui ne prêtent pas le flanc au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. En attendant les autorités tunisiennes travaillent leur dossier, très sérieusement, aux dernières nouvelles, pour peut-être une délivrance dès mai 2018. Les experts aussi carburent. Réactiver la diplomatie et le lobbying économiques, mettre en place une structure rattachée à la présidence du gouvernement destinée à suivre la gestion des différentes évaluations et classements externes de la Tunisie, bâtir une stratégie de “décashing” en encourageant les moyens de paiements électroniques pour limiter l’abondance du cash et assurer une meilleure traçabilité de l’argent qui circule dans le pays, sont autant de recommandations qui ont été formulées par les experts et universitaires réunis autour d’une table ronde organisée mercredi 21 février 2018 par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) sur le thème “la Tunisie sur la liste de l’Union européenne des pays tiers les plus exposés au blanchiment de capitaux et au financement de terrorisme : les causes, les enjeux et les conséquences“, pour faire sortir la Tunisie de cette liste et éviter d’autres classements négatifs.

Il s’agit aussi, selon ces experts, de généraliser, moderniser et connecter les systèmes d’information entre les différentes structures et administrations, améliorer la coordination entre les régulateurs et les cercles de décision, mieux coordonner les visites des institutions de classement et de notation et sensibiliser les différents intervenants quant à l’importance des propos communiqués aux experts de ces institutions dans les entrevues organisées par ces derniers lors de leurs déplacements en Tunisie, réviser les textes législatifs bloquant la réalisation de certaines réformes (digitalisation…), faire preuve d’effectivité et d’efficacité dans l’application des décisions prises et lutter contre l’informel.
Les experts et universitaires participant au débat ont aussi été unanimes pour épingler “la portée politique du classement de la Tunisie dans cette liste noire“.

A cet égard, Karim Ben Kahla, universitaire et expert auprès de l’ITES, estime “qu’objectivement, il y a de quoi se poser des questions quant à ce classement, surtout quand on voit que 3 pays seulement sont listés, comme s’il n’y a que ces trois petites taches sombres dans un monde quasiment parfait, mais aussi quand on voit que des pays comme la Turquie ou les Etats-Unis ne figurent pas sur la liste“.
Ben Kahla reproche aussi au GAFI “le fait qu’il fait beaucoup de recommandations sans avoir vraiment les moyens de sa politique, c’est-à-dire les moyens de vérifier si ces recommandations ont été véritablement respectées“.
Pour lui “le moment doit être à la réflexion sereine sur les moyens à même de faire sortir le pays de cette liste sans tomber ni dans l’auto-flagellation ni dans le déni“.

Adhérant au même constat, Nabil Chahdoura, membre fondateur du cercle des financiers tunisiens, a considéré que “le classement de la Tunisie dans cette liste est une décision pénalisante“, n’écartant pas “la possibilité qu’elle soit influencée par certains groupes de lobbying œuvrant pour le compte de certains pays“.
Il a recommandé à cet égard recommandé de “réactiver l’effort diplomatique pour neutraliser l’influence de ces groupes“.

De son côté, l’économiste Abdejlil Bedoui, a mis l’accent sur “la complexité de la situation parce que la Tunisie a choisi de s’engager dans un processus néolibéral, contraignant et asymétrique, qui la soumet constamment aux arbitrages externes, courant ainsi le risque de se trouver dans des listes noires répétitives“.
Selon lui, il va falloir “repenser tout le système et réformer la relation de l’Etat avec la société et l’économie, mais surtout avec l’extérieur“, affirmant que l’Etat “ne doit plus se soumettre aux contraintes et diktats extérieurs, mais il doit savoir les négocier et les contourner“.
Si on veut intégrer la mondialisation, il faut savoir négocier ses contraintes“, a-t-conclu.

Prenant part au débat, Abdelkader Boudriga, vice-président du Cercle des financiers tunisiens, estime pour sa part que la Tunisie a payé le prix de son ambition et de sa sur-confiance, rappelant que c’est elle qui a demandé d’être évaluée selon la nouvelle méthodologie du GAFI publiée en 2013 et que c’est l’unique pays de la région MENA à être évalué conformément à cette nouvelle méthodologie.
L’ambition est louable mais elle doit être efficacement gérée. La Tunisie a fait des progrès en matière de législation liée au blanchiment d’argent et au financement de terrorisme, mais du travail reste à faire“, a-t-il fait valoir, faisant remarquer que l’alignement sur les normes internationales est “un travail continu, difficile qui nécessite du suivi“, tout en recommandant de mettre en place une structure permanente au sein de la Présidence du gouvernement destinée à gérer cette question.

Réagissant aux propos des experts, Mounir Ben Rjiba, responsable des relations avec l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères, a fait savoir que “suite aux efforts diplomatiques déployés par les autorités tunisiennes auprès de l’Union européenne, cette dernière s’est indirectement engagée à faire sortir la Tunisie de la liste noire des pays les plus exposés au blanchiment de capitaux, dès que ses engagements avec le GAFI seront remplis“.
Il a à ce titre rappelé que “l’Union européenne, qui n’a pas un système d’évaluation de blanchiment d’argent et de financement de terrorisme et qui se base pour ses classements sur les classements du Gafi, a mis en place en 2015 une directive instaurant un système de précaution contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En vertu de cette directive, tout pays classé dans une liste noire par le GAFI est automatiquement listée par l’UE, mais sa sortie de cette liste ne s’effectue pas d’une manière automatique une fois qu’il est sorti de la liste du GAFI, à cause dudit principe de précaution“.
Il a également évoqué “le plan d’action mis en place par le gouvernement depuis le 3 novembre 2017 qui contient tous les détails de mise en œuvre des 40 recommandations du Gafi“, rappelant que 26 recommandations ont été jusque-là respectées.
De plus, un décret concernant le gel des avoirs de terroristes a été émis en janvier 2018, et d’autres mesures imminentes seront prises ; le gouvernement s’étant engagé à tenir tous ses engagements avant fin avril 2018“, a-t-il encore précisé.

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Lors de son intervention ce jeudi à la séance plénière, consacrée à l’approbation de la désignation du nouveau gouverneur de la BCT, le député de l’ULP Tarek Ftiti a évoqué le cas, en parlant du dossier du GAFI, d’un ambassadeur tunisien en état d’ivresse et qui est l’une des causes principales du classement de la Tunisie par l’Union européenne sur la liste des pays présentant un haut risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Toujours selon le député Ftiti, le même diplomate dont il n’a pas cité le nom a dit qu’il n’y a pas de démocratie en Tunisie.

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Le président de l’Instance nationale de protection des données personnelles (INPDP), Chawki Gaddes, a déclaré que “la Tunisie risque d’être classée une fois de plus par l’Union européenne dans une liste noire si l’on n’adopte pas les principes de la nouvelle législation européenne de protection des données personnelles n°2016-679 dans le projet de loi relatif à la protection des données personnelles.
Dans une déclaration jeudi à l’agence TAP, Gaddes a souligné l’impératif d’inclure ces dispositions dans le projet de loi relatif à la protection des données personnelles, actuellement soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), précisant que cette législation européenne promulguée en avril 2016 entrera en vigueur en mai 2018.

Selon le président de l’INPDP, la non adoption du projet de loi “aura des conséquences très néfastes sur l’économie tunisienne” étant donné que la plupart des établissements utilisent les données personnelles dans leurs transactions, tels que les banques, les centres d’appel et les sociétés de service.
Gaddes a, dans ce sens, rappelé avoir eu une rencontre, en octobre dernier, avec le chef du gouvernement pour lui expliquer l’importance d’accélérer l’adoption du projet de loi relatif à la protection des données personnelles.

La Tunisie a adopté en novembre 2017 la Convention 108 du Conseil de l’Europe pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel. Mais cela n’est pas suffisant, a estimé Gaddes, relevant que l’Etat devrait faire preuve de plus de fermeté dans l’application de la loi dans ce domaine.
Le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données interdit à toute structure publique ou privée en Europe de transmettre des données personnelles à un Etat ne garantissant pas le respect de ces données, a-t-il indiqué.

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Nous allons continuer de batailler pour que la Tunisie ne soit pas injustement classifiée dans des listes noires“, a affirmé mercredi le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui.
La classification de la Tunisie sur ces listes ne prend pas en considération les spécificités économiques du pays, ni les réformes structurelles en cours“, a-t-il tenu à souligner à l’issue de son entretien avec le président de la République, Béji Caïd Essebsi.
Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de la diplomatie tunisienne a dit avoir présenté au chef de l’Etat le bilan de sa visite lundi dernier à Bruxelles et plus particulièrement sa rencontre avec la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini qui, a-t-il souligné, “a permis d’examiner les moyens de renforcer le soutien européen au processus de transition démocratique en Tunisie“.

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