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L’économiste et ex-ministre des Finances, Houcine Dimassi a proposé dimanche à Sousse, la formation d’un gouvernement de compétences non partisan, qui aura pour mission d’élaborer, au cours d’une période qui ne dépasse pas trois ans, un programme de stabilisation pour surmonter la situation économique difficile que connait le pays.

Intervenant lors d’un atelier de travail sur l’avenir politique et le développement organisé les 13 et 14 octobre à Sousse, il a souligné que le programme de stabilisation proposé prévoit, essentiellement, dans une première étape le gel des prix, des salaires et de la fiscalité pour une période d’au moins de trois ans.

Et d’ajouter que ce programme contribuera à enrayer l’inflation, la dépréciation du dinar et le déficit commercial.

Dimassi a avancé que la deuxième phase du programme proposé prévoit la réalisation des réformes structurelles de base, notamment, dans les domaines de la finance publique, du système bancaire, des systèmes de la sécurité sociale, des caisses de compensation et des entreprises publiques.

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6 mois seulement pour tirer le pays d’affaire. Néji Jalloul, directeur de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), l’avait sorti dernièrement pour épater la galerie avec les compétences au sein de Nidaa Tounes, capables de réaliser cet exploit, selon l’ex-ministre de l’Education. Et c’est aussi le thème sur lequel l’ITES va plancher ce mardi 28 août 2018 (passons sur le mélange des genres…). Karim Ben Kahla, professeur universitaire et à la tête du Cercle Kheiredine, qui travaille aussi avec Jalloul, nuance fortement ce qu’a dit ce dernier…

Ben Kahla a dit ce matin, sur Express FM, qu’il faut déjà commencer par rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens de manière à lancer les grandes réformes. «Ce qui est une urgence aujourd’hui, c’est comment rétablir la confiance en entreprenant certaines mesures. Nous sommes empêtrés dans une crise de la pensée économique dans le sens où le raisonnement en termes d’agrégats et de chiffres ne fonctionne plus et ne peut pas de toute façon opérer dans une situation aussi complexe que la nôtre. Il faut plutôt raisonner en termes de logique d’acteurs afin de susciter l’adhésion des gens aux réformes et donc rétablir la confiance», précise-t-il.

Les seules choses qu’on peut faire en 6 mois, c’est mettre en place une dynamique, réviser le rôle de l’Etat et celui des organisations nationales, notamment l’UGTT et l’UTICA. Pour la concrétisation des réformes par contre, il faudra beaucoup plus de temps, a déclaré le président du Cercle Kheiredine.
«Avec la configuration politique du moment, nous devons nous habituer à un Etat consensuel, relativement stratège où la société se prend en main», a conclu l’expert.

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Le secrétaire général du Conseil national de l’ordre des médecins, Nazih Zghala indiqué, lors de son passage, ce mardi 14 août 2018, sur les ondes d’Express Fm, que durant la période allant de 1987 à 2007, le nombre des médecins-femmes a été multiplié par huit, appelant ainsi à tirer la sonnette d’alarme à propos des départs, de plus en plus, massif, de nos compétences médicales à l’étranger dont une bonne partie sont des jeunes.

« D’ailleurs, à ce rythme là, nous allons, connaître un manque de médecins d’ici les 7 ou 10 prochaines années », a-t-il affirmé en substance avant d’enchaîner que le déficit en nombre de médecins est plus marqué chez les spécialistes des établissements hospitaliers publics qui souffrent, en plus, d’un manque flagrant des équipements et de logistique, selon ses dires.

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La fuite des cerveaux ne cesse de prendre de l’ampleur en Tunisie, l’enseignement et la médecine sont les secteurs les plus touchés, voire menacés par ce phénomène. En effet, malgré les multiples démentis, les chiffres sur la fuite des cerveaux squattent la place publique. Selon une étude réalisée par l’Union des professeurs universitaires chercheurs tunisiens (IJABA), 4000 enseignants universitaires ont, durant l’année 2018, quitté la Tunisie pour travailler à l’étranger, la plaçant ainsi en haut du classement des pays arabes “émetteurs de compétences“. Des chiffres qui nécessitent, tout de même, une réaction sérieuse de la part du gouvernement et des parties responsables, à travers au moins l’ouverture d’un dialogue sur la question et la mise en place d’une stratégie globale permettant de chercher des solutions et de remédier à la situation.

Il est à noter que les compétences tunisiennes sont les bienvenues à l’étranger et sont bien payées. Les Tunisiens aiment aussi travailler à l’étranger, ils se sentent mieux traités que dans leur propre pays et une écrasante majorité des diplômés de l’enseignement supérieur refusent même d’y retourner à cause notamment de la détérioration des conditions de vie. Bref, quitter la Tunisie pour travailler à l’étranger est considéré comme la vraie réussite pour la plupart des citoyens.

Selon la même source, les compétences tunisiennes qui ont quitté le pays sont estimées, jusqu’à octobre dernier, à 8000 cadres et 1200 hommes d’affaires.

Dans le même contexte, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a assuré, lors du congrès syndical du secteur de la santé public, tenu mardi dernier à Hammamet, qu’au total 630 médecins ont quitté la Tunisie durant le premier semestre de cette année et que selon les dernières prévisions, 900 autres comptent prendre le large en 2019. Pire encore, 55% des étudiants tunisiens à l’étranger refusent de retourner au bercail.

Pourtant lors d’une séance d’écoute tenue récemment à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, avait minimisé l’ampleur du phénomène et avait démenti les chiffres communiqués sur le nombre des enseignants universitaires ayant quitté la Tunisie pour travailler à l’étranger. Selon lui, le nombre de ceux qui travaillent actuellement à l’étranger est de l’ordre de 1513 et une base de données a été créée dans ce sens. Et Khalbous d’ajouter qu’aucun enseignant universitaire ne peut sortir pour une planque à l’étranger sans l’aval du ministère et de l’ATCT. Par ailleurs un accord a été conclu avec les pays du Golfe afin de donner la priorité aux jeunes diplômés, et ce pour éviter la fuite des cerveaux, selon ses dires. “Du coup, le flux s’est inversé et la fuite des des enseignants universitaires devient quelque chose de positif“, a-t-il précisé.

Outre cet accord, Khalbous avait annoncé la mise en place, au sein de son ministère, d’une plate-forme numérique leur permettant d’être en contact et d’échanger avec les universitaires et les chercheurs tunisiens à l’étranger.

Voilà, le même dossier, des données différentes et deux sons de cloche diamétralement opposés entre IJABA et leur ministre. Qui croire ? Cette vague de départs est-elle une chance pour le pays ou une catastrophe ?

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Selon une étude réalisée par l’Union des professeurs universitaires chercheurs tunisiens (IJABA), citée par Mosaïque Fm, 4000 enseignants universitaires ont, durant l’année 2018, quitté la Tunisie pour travailler à l’étranger.

La même source a indiqué que selon les statistiques fournies par le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur, la Tunisie occupe la première place du classement des pays arabes “pourvoyeurs de compétences“.

Pa ailleurs, les compétences tunisiennes qui ont mis les voiles sont estimées, en octobre dernier, à 8000 cadres et 1200 hommes d’affaires, indique la même source.

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Lors de son audition, ce lundi 28 mai 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peule (ARP), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, a démenti les chiffres communiqués sur le nombre des enseignants universitaires ayant quitté la Tunisie pour une planque à l’étranger.

Il a affirmé que le nombre de ceux qui travaillent actuellement à l’étranger est de l’ordre de 1513 et qu’une base de données a été dans ce sens créée. Et Khalbous d’ajouter qu’aucun enseignant universitaire ne peut sortir pour travailler ailleurs sans l’accord du ministère et de l’ATCT.

Le ministre a par ailleurs indiqué qu’un accord a été trouvé avec les pays du Golfe afin de donner la priorité aux jeunes diplômés, et ce pour éviter la fuite des cerveaux, selon ses dires. “Du coup, le flux s’est inversé et la fuite des enseignants universitaires devient quelque chose de positif“, a-t-il précisé.

Outre cet accord, Khalbous a annoncé la mise en place, au sein de son ministère, d’une plate-forme numérique leur permettant d’être en contact et d’échanger avec les universitaires et les chercheurs tunisiens à l’étranger.

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Lors de la plénière consacrée au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Imed Ouled Jibril, député de Nidaa Tounès, a mis en garde contre la fuite des cerveaux. Il a estimé à plus de 4200 les enseignants universitaires qui ont quitté la Tunisie pour un meilleur avenir à l’étranger.

Il a par ailleurs exprimé son étonnement de voir l’enseignent tunisien primé à l’étranger et marginalisé dans son propre pays. Il a aussi critiqué l’absence de coordination entre les différents ministères sur les besoins du marché de l’emploi et la qualité ou la nature des diplômes dont on a besoin.

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L’agence tunisienne de coopération technique a réalisé (ATCT) au 31 mars 2018 le placement de 507 coopérants tunisiens contre 413 coopérants tunisiens au 31 mars 2017, enregistrant ainsi une augmentation de 22,8% par rapport à la même période de l’année écoulée, atteignant un nombre total de 17916 coopérants.

Selon l’ATCT, ces recrutements ont touché essentiellement le domaine de l’éducation et de l’enseignement avec 168 coopérants dont 78 enseignants universitaires, ce qui représente 33% des placements réalisés ainsi que le domaine de la santé avec 158 recrutés, soit l’équivalent de 31% des placements.

L’Arabie Saoudite occupe la première position en matière de recrutement des compétences tunisiennes avec 210 coopérants soit 41,5% du total des recrutements, suivie du Qatar avec 56 recrutés.
Ainsi les pays arabes sont les principaux recruteurs de compétences tunisiennes avec un total de 344 coopérants au cours de la même période soit 68% du total.

13 commissions de recrutement se sont déplacées en Tunisie pour effectuer des entretiens avec les candidats tunisiens et prendre connaissance des ressources humaines disponibles, sachant que l’ATCT avait reçu 72 offres d’emploi.

Par ailleurs et dans le cadre de la coopération bilatérale, 12 experts tunisiens ont effectué une mission d’assistance technique et ce, en collaboration avec les partenaires internationaux tels que la BID, la BAD, le FAO et le FNUAP dans les domaines de la santé de la reproduction, la sécurité alimentaire et l’éducation.

L’agence a, aussi, organisé des sessions de formation au profit de 22 cadres africains et arabes dans les domaines de l’agriculture, la formation professionnelle et l’éducation.

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A en croire le statut facebook du directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, le parti est décidé à en découdre avec tous ceux qui s’opposeront à son “droit” de se tailler la part du lion au prochain remaniement ministériel. Ce lundi 28 août 2017, il a écrit ceci sur sa page FB : «suite aux différentes sorties relatives au futur remaniement ministériel, je tiens à revenir sur tout ce qui a été lu et entendu de la part de ceux qui s’en prennent à la volonté de Nidaa Tounes de désigner des candidats à des postes ministériels au prochain remaniement. Ces gens-là semblent étonnés par le fait que le parti ait l’intention d’installer les siens dans cette future équipe gouvernementale».

HCE a ensuite rappelé, pour ceux qui l’auraient oublié, que «Nidaa Tounes est le parti qui a obtenu le plus grand nombre de voix aux dernières élections législatives et présidentielles» et que paradoxalement «c’est le parti qui a obtenu le moins de postes ». Pour le “patron” de Nidaa Tounes, il faut réparer cette injustice en apportant un correctif à la représentativité de Nidaa Tounes lors des prochaines nominations ministérielles.

Puis il a dit son mot sur cette agitation autour du choix de technocrates, défendu notamment pas l’UGTT, l’UTICA et son père, le président de la République, Béji Caïd Essebsi. Pour HCE, «le politique est celui qui détient la vision politique et pour les matérialiser, il a besoin de compétences et pas l’inverse. Il est illogique qu’un technocrate se transforme en politique et qu’il soit par la suite imprégné par une vision et une orientation politique» a-t-il asséné. Il a aussi ajouté que «le pouvoir tel qu’il est conçu dans toutes les expériences politiques est avant tout une affaire politique et non administrative. Les technocrates sont donc les instruments politiques mis à la disposition du pouvoir et non le contraire».

Le directeur exécutif de Nidaa Tounes a conclu en ces termes : Les débats autour d’un gouvernement de compétences ou d’un gouvernement d’indépendants sont «des mots vides de sens dont le seul but est d’éjecter Nidaa Tounes du coeur du pouvoir pour opérer un coup d’Etat contre la volonté des citoyens au scrutin de 2014».

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Depuis le 22 août 2017, suite à l’annonce du chef du gouvernement, Youssef Chahed, les observateurs, les milieux politiques et la presse ne parlent que du remaniement ministériel, comme s’il n’y avait que ça à se mettre sous la dent. Même des sujets majeurs tels que la dégradation de la note de la Tunisie ont été carrément éclipsés par cette affaire de maroquins ministériels. Pourtant à y regarder de plus près, il n’y a pas de quoi s’exciter. Quelles que soient les lumières et l’imagination de ceux qui vont débarquer, notamment le ministre des Finances, très attendu, la politique que mènera la Tunisie est déjà couchée sur les petits papiers du FMI, du moins en très grande partie. Les hommes ou femmes qui intégreront l’équipe de Chahed ne feront pas autre chose que ce qui a été dit – par le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, etc. – qu’ils feront. Que voulez-vous que fasse d’autre l’argentier d’un Etat désargenté, le ministre des Finances d’un pays sans finances et qui dépend de l’aide étrangère, même pour payer ses fonctionnaires ?

Si la Tunisie a pu tenir si longtemps sans ministre des Finances attitré (depuis le 30 avril 2017 ) et si le ministre du Développement a pu si aisément porter les deux casquettes, c’est parce que le boulot est simplissime en ce moment : Il y a des recettes publiques, plus importantes que prévu cette année, mais qui sont aussitôt aspirées par les postes de dépense. Il y a tout au plus quelques arbitrages à faire, de temps en temps. Alors cette affaire de remplacement-remaniement n’est qu’un simple casting, un de plus, sans que cela ne change en rien le destin du pays. Alors il était temps, comme l’a dit Chahed, de mettre un terme à ce tintamarre, ne serait-ce que pour calmer tout le monde et qu’on puisse enfin retourner au travail. Mais comment et dans quelles proportions ? Pour le coup c’est une vraie équation. Pour le ministère des Finances, il s’agit certes de trouver un virtuose des comptes publics, ça peut servir, mais le pays aura surtout besoin d’un négociateur chevronné capable d’amadouer les bailleurs de fonds après la gifle magistrale administrée par l’agence Moody’s…

Panique à bord

Quand Chahed a fait son annonce, il n’a donné aucune indication précise sur l’ampleur des changements qu’il va opérer. Mais les formations politiques l’ont fait pour lui, en enflant tellement ce dossier qu’il occupe tout l’espace médiatique. Pas un jour sans qu’un cadre d’un parti, plus ou mandaté par les siens, ne fasse une apparition pour dire son mot, ajoutant à la confusion qui règne actuellement et à la pression sur les épaules de Chahed. Le premier à sonner la charge est Khaled Chaouket, dirigeant du mouvement Nidaa Tounes. Il a, comme on pouvait s’y attendre, ramené le couverture à son parti en déclarant, à la TAP, que toute décision de Chahed doit être étalonnée sur les résultats du scrutin de 2014, qu’ils avaient remporté. Ils ont perdu des plumes depuis. Mais cela ne l’a pas empêché d’asséner, avec beaucoup d’aplomb, qu’aucun gouvernement ne peut obtenir des résultats s’il ne reflète pas la physionomie des élections de 2014.

Le porte-parole du mouvement Ennahdha, Imed Khemiri, a été certes un peu plus fin, plus subtile, mais le résultat est le même : Il a mis un fil à la patte du chef du gouvernement, en rendant toute action dans le sens d’un remaniement tributaire d’une consultation – Dieu merci, il n’a pas dit approbation ! – des composantes de la coalition au pouvoir et dans le respect des dispositions du Pacte de Carthage. Or le document de Carthage ne dit rien sur ces aspects. Tout au plus il met sur la tête une obligation de résultat (dans l’économique, le social, le sécuritaire…), et pas de moyens. Les voies par lesquelles il doit passer – par exemple le choix de ses ministres – pour parvenir à ses fins ne regardent que lui. A lui tout seul. Avec un “petit” droit de regard du président de la République et in fine une validation, somme toute formelle, du Parlement. D’ailleurs Khemiri le sait pertinemment et le reconnait, mais cela n’empêche pas son mouvement de glisser des peaux de banane sur le chemin du chef du gouvernement.

Ils terrorisent Chahed !

Cela a commencé avec le communiqué du mercredi 23 août 2017. Le texte appelle clairement Chahed à éviter les sentiers périlleux d’un remaniement à large échelle et à se contenter de boucher les trous en remplaçant les deux ministres éjectés et le démissionnaire. Point barre. C’est un dépassement flagrant de son espace ! En effet le mouvement, comme d’ailleurs Nidaa Tounes, n’est pas censé dicter à Chahed sa conduite ; tout au plus ils peuvent lui demander des comptes a posteriori et le juger sur ses résultats, mais pas intervenir dans ses choix. Mais si Ennahdha a franchi allègrement les lignes rouges, c’est parce qu’il craint qu’un vaste remaniement emportes ses ministres, qui peinent à convaincre.

Le parti de Rached Ghannouchi a remis ça le lendemain, le 24 août 2017, en la personne de Abdellatif Mekki, un de ses dirigeants. Mais cette fois avec une nouveauté : le soutien affiché d’un de ses pions qu’il a placés au palais de la Kasbah, Ridha Saïdi, en tant que conseiller de Chahed. Là aussi si on était dans une démocratie normale, on ne verrait pas ce genre de manoeuvre. En effet le staff de Chahed a une nette idée de l’éventail des personnalités susceptibles d’occuper les postes ministériels, et n’a donc pas besoin qu’on lui présente une liste de candidats. Cela ne fait qu’embrouiller un peu plus l’esprit du chef du gouvernement et limiter ses choix. Mais c’est justement ce que veut Ennahdha puisque son porte-parole n’a pas hésité à dire ceci :“Nous avons évalué le rendement de nos ministres et le résultat est positif. Il n’y a aucune raison de changer un ministre ‘nahdhaoui’“. Alors qu’il revient à Chahed de juger ses ministres et de remettre aux plus méritants des brevets de satisfecit, ce n’est certainement pas le rôle des partis politiques lesquels sont par définition partisans. Mais je vous le disais : On n’est pas dans une démocratie normale…

Si Ennahdha se permet de marcher de la sorte sur les plates bandes du chef du gouvernement, et donc de Nidaa Tounes, c’est parce que le mouvement est politiquement, c’est incontestable, très fort. Par la magie de ce système parlementaire qui a embarqué le pays dans une expérimentation dont il n’a pas les moyens et le niveau. Mais aussi grâce – ou à cause, c’est selon – aux dirigeants de Nidaa Tounes, qui se sont débrouillés comme des chefs pour perdre la majorité parlementaire que leurs électeurs leur avait confiée en 2014, au profit d’Ennahdha. Ce dernier sait parfaitement qu’il n’a rien à perdre et qu’au pire on ira vers un grand remaniement ministériel qui obligera Chahed à aller solliciter l’aval des députés. Et là Ghannouchi & Co auront leur mot à dire. Et il va sacrément peser.

En attendant Chahed devra se dépatouiller avec cette dangereuse agitation que cette affaire a créée. En effet deux des signataires du Pacte de Carthage, et non des moindres, l’UGTT et l’UTICA, ont ouvertement prêché pour un gouvernement de compétences, prenant le contrepied du tandem Nidaa-Ennahdha. Le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Tabboubi, est même revenu à la charge hier samedi, avec des menaces à peine voilées si Chahed cède aux diktats des partis, pour des choix partisans. Le camp des pro-compétences est costaud car le chef de l’Etat en fait partie, en plus des deux organisations les plus puissantes du pays. Mais ne nous leurrons pas : Le dernier mot reviendra aux partis de la coalition… jusqu’aux prochaines élections. On peut aussi imaginer que Chahed, adossé sur sa popularité sans précédent, prendra l’opinion publique à témoin, acculera ses parrains politiques et leur imposera ses choix, s’ils se portent sur des compétences. En tout cas de sa capacité à négocier ce virage délicat et à obtenir par la suite des résultats économiques tangibles dépendra son deuxième galon d’homme d’Etat, après celui que lui a conféré sa croisade contre tous les “ripous” de la Tunisie.

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Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, hausse le ton ce samedi 26 août 2017, après avoir plaidé ouvertement en faveur des compétences dans la prochaine équipe gouvernementale. Il a invité, sur Mosaïque FM, Youssef Chahed à opérer en urgence son remaniement ministériel.

Il a ajouté que la centrale syndicale ne restera pas les bras croisés si c’est un choix de ministres partisans qui est fait, après les échecs des 7 gouvernements de politiques qui se sont succédé à la tête du pays depuis la révolution, d’après lui. Il a déclaré que certains ministres n’ont même pas le niveau d’un fonctionnaire lambda…

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Après le secrétaire général de Machrou Tounes, Mohsen MarzouK, celui de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, et le président de la République, Béji Caid Essebsi, c’est au tour de la centrale patronale de dire son mot sur l’imminent remaniement ministériel. L’UTICA a pondu un communiqué ce vendredi 25 août 2017 pour plaider en faveur des compétences dans la redistribution des maroquins ministériels, comme l’ont fait Marzouk, Tabboubi et BCE.

«Ces personnalités doivent maitriser les dossiers dont ils auront la charge pour ne pas perdre encore plus de temps et pour garantir un minimum de stabilité», précise le texte de l’UTICA…

Cette dernière dit avoir adopté cette posture dans l’unique but de défendre l’intérêt supérieur de la nation et pour épargner à la Tunisie les querelles politiques et la logique de partage du pouvoir. Elle invite à l’occasion toutes les forces vives du pays à tenir compte de la fragilité de la situation et les appelle à entamer sans tarder une mission-sauvetage de grande ampleur…

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Des sources bien informées ont confié ce vendredi à Mosaïque fm que Youssef Chahed va reporter l’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale. Rendez-vous après l’Aïd Al Adha, soit la première semaine du mois de septembre.

Les mêmes sources ont précisé que ce report intervient après des tractations ayant duré deux jours entre le président de la République et le chef du gouvernement.

Béji Caïed Essebsi a appelé Youssef Chahed à sélectionner des personnalités compétentes capables d’accomplir leurs misions, une position défendue par le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi et le leader de Machrou Tounes, Mohsen Marzouk…

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