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Nous envisageons de ne pas renouveler les contrats d’exploitation du sel de la COTUSAL, lesquels remontent à 1949 et 1953 “, a indiqué le secrétaire d’Etat aux mines, Hachem Hmidi.

Intervenant lors d’une séance d’audition tenue lundi 18 mai 2018 au Bardo, par la Commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement, relevant de l’ARP, et consacrée au dossier du sel en Tunisie, Hmidi a fait savoir que la Commission consultative des mines va trancher cette question, aujourd’hui mardi, ce qui permettra de clore définitivement ce dossier qui a suscité une large polémique.

Il a par ailleurs, affirmé que la Commission des mines recherche les moyens d’en terminer avec ces contrats avant les délais légaux (5 octobre 2029) et que des offres d’exploitation seront, ensuite, lancées pour instaurer la concurrence dans ce domaine et pouvoir choisir les meilleurs candidats.

Hmidi a indiqué que l’Etat a enregistré un manque à gagner annuel de l’ordre de 500 mille dinars, en raison de la poursuite du contrat avec la COTUSAL, en vertu du décret beylical datant de 1949.

Il a rappelé que la COTUSAL avait le monopole de l’extraction du sel en Tunisie jusqu’à 1994 et détient encore 70 % de la production nationale de sel, dont elle exporte 77%.

Les revenus du secteur se sont montés à 51 millions de dinars en 2016, dont 34 millions de dinars ont été réalisés par la COTUSAL.

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Lors de son audition, ce lundi 28 mai 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peule (ARP), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, a démenti les chiffres communiqués sur le nombre des enseignants universitaires ayant quitté la Tunisie pour une planque à l’étranger.

Il a affirmé que le nombre de ceux qui travaillent actuellement à l’étranger est de l’ordre de 1513 et qu’une base de données a été dans ce sens créée. Et Khalbous d’ajouter qu’aucun enseignant universitaire ne peut sortir pour travailler ailleurs sans l’accord du ministère et de l’ATCT.

Le ministre a par ailleurs indiqué qu’un accord a été trouvé avec les pays du Golfe afin de donner la priorité aux jeunes diplômés, et ce pour éviter la fuite des cerveaux, selon ses dires. “Du coup, le flux s’est inversé et la fuite des enseignants universitaires devient quelque chose de positif“, a-t-il précisé.

Outre cet accord, Khalbous a annoncé la mise en place, au sein de son ministère, d’une plate-forme numérique leur permettant d’être en contact et d’échanger avec les universitaires et les chercheurs tunisiens à l’étranger.

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La Société Tunisienne d’Electicité et de Gaz (STEG) vient de signer des contrats d’ingénierie, approvisionnement et construction (EPC) et d’un contrat additionnel pour un montant d’environ 700 millions de dinars (240 millions d’euros) avec l’entreprise italienne Ansaldo Energia, pour la construction d’une centrale thermoélectrique d’une puissance installée de 625 MW, à Mornaguia, au sud-ouest de Tunis, a annoncé le constructeur italien, vendredi, 27 avril 2018.
Le contrat signé avec l’entreprise italienne porte sur la construction d’une centrale thermoélectrique à cycle combiné alimentée au gaz de 625 MW en plus d’un contrat de maintenance à long terme pour l’entretien et l’assistance des installations.

La centrale sera équipée de deux turbines à gaz modèle AE94.3A avec les générateurs et systèmes auxiliaires correspondants, construits dans les installations de production d’Ansaldo Energia à Gênes. Les travaux prendront 22 mois à compter de la réception de l’ordre d’exécution.
”Cette nouvelle commande est le résultat d’un travail d’équipe concerté impliquant l’ensemble de l’entreprise”, a déclaré Giuseppe Zampini, directeur d’Ansaldo Energia, cité dans le site web de l’entreprise.
“Je tiens à remercier les institutions gouvernementales impliquées pour leur soutien constant et efficace à la défense de l’industrie italienne sur les marchés internationaux”, a-t-il dit.

Ansaldo Energia a développé plusieurs projets énergétiques en Tunisie : elle a construit les usines de Sousse C et de Sousse D dans la région de Sidi Abdel-Hamid et l’usine de Rades B, et elle coordonne les travaux de maintenance de l’usine de Ghannouch.
L’entreprise a qualifié le contrat, vendredi, selon la même source, de “grand succès”, précisant que les contrats signés avec la STEG sont pour la réalisation d’une centrale de production d’électricité et pour les activités afférentes de service à long terme.
Par ailleurs, l’agence TAP n’a pas pu joindre aucun responsable de la STEG pour obtenir plus de détails et commentaires sur ces contrats.

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ENGIE et son partenaire d’investissement Meridiam ont été retenus par la Commission de Régulation du Secteur de l’Électricité (CRSE) au Sénégal comme soumissionnaire privilégié dans un appel d’offres lancé en octobre 2017 pour deux projets solaires photovoltaïques, représentant une puissance totale de 60 MW.

Ces deux projets font partie de l’initiative Scaling Solar, menée à bien conjointement par les autorités sénégalaises et la Société Financière Internationale (SFI, membre du Groupe Banque mondiale) au Sénégal. Ces projets sont situés à Kahone, dans la région de Kaolack et à Touba-Kaël, dans la région de Diourbel.

ENGIE et Meridiam détiendront chacun une participation de 40 % dans la société du projet. Le Fonds souverain sénégalais, FONSIS, sera également actionnaire à hauteur de 20%. La construction et l’exploitation des centrales seront dirigées et exécutées par ENGIE.

Yoven Moorooven (CEO d’Engie Afrique) : « Notre consortium a présenté une offre hautement compétitive en s’appuyant sur notre expérience dans le développement et l’exécution de projets d’énergie renouvelable en Afrique, notamment au Sénégal. Ce succès démontre le mérite de notre modèle intégré dans le solaire, selon lequel ENGIE joue le rôle d’investisseur, d’exploitant et de contractant EPC à travers ENGIE Solar (anciennement nommé Solairedirect). La CRSE et la SFI ont constitué un cadre d’investissement clair et solide, qui favorise la présence d’investisseurs à long terme, comme ENGIE. Nous nous attacherons maintenant à finaliser les projets pour livrer la centrale solaire photovoltaïque la plus compétitive, afin de contribuer à l’ambition du pays d’assurer un accès universel à l’électricité de manière durable. Félicitations aux équipes pour cette réalisation.»

Mathieu PELLER (COO de Meridiam Afrique) : « Nous continuons à déployer notre fonds en Afrique, en optant pour des projets visant à soutenir le développement économique durable. Grâce à la réduction des coûts de l’équipement solaire, ce projet particulier aura un impact important sur le développement en augmentant la capacité du Sénégal de générer de l’énergie propre à un prix très concurrentiel. L’augmentation de la production d’électricité est essentielle pour atteindre l’objectif gouvernemental de hisser le Sénégal au niveau d’un marché émergent d’ici 2035. Le Projet est conforme à l’objectif de développement durable numéro sept des Nations unies, qui préconise l’accroissement de la part de l’énergie renouvelable dans le mix énergétique global. »

Au Sénégal, ENGIE participe déjà au projet Senergy, une centrale solaire photovoltaïque de 30 MW, située dans la ville de Santhiou Mekhé, et au projet Ten Merina, une centrale solaire photovoltaïque de 29,5 MW dans la région de Thiès, près de Dakar. Les deux projets sont actuellement en exploitation. En 2017, ENGIE a conclu un partenariat avec l’ANER, l’Agence Nationale des Énergies Renouvelables du Sénégal, qui vise à accélérer le développement des énergies renouvelables dans le pays. Le Groupe met également en œuvre des solutions d’énergie solaire destinées aux ménages ruraux au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. ENGIE a été sélectionné sur le projet de Train Express Régional (TER) de Dakar, en partenariat avec Thales, pour la conception et la production de l’infrastructure et des systèmes, dont le contrat s’élève à 225 millions euros.

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La Tunisie aurait dû agir plus tôt et être plus présente en Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne, mais elle a toujours regardé vers l’Europe et ne s’est orientée vers l’Afrique qu’au cours des cinq dernières années“, a déclaré, Nejib Hachana, ancien diplomate et vice-président du Centre de Prospective et d’Etudes sur le Développement (CEPED).

Intervenant au cours d’une journée d’information sur le marché Africain organisée par le Réseau des Experts Consultants Africains pour le Développement Economique (RECADE), il a fait savoir que le Maroc a bien compris l’enjeu, depuis plus d’une dizaine d’années, avec une trentaine de dessertes aériennes vers l’Afrique subsaharienne, contre une dizaine de dessertes ouvertes par le transporteur national TUNISAIR.

Il s’agit, également, de la présence des trois principales banques marocaines dans 25 pays Africains, contre l’absence d’un mécanisme de soutien financier et banquier tunisien pour soutenir les hommes d’affaires qui s’aventurent à leurs propres risques, a t-il avancé. Rappelons qu’aujourd’hui même, le secrétaire d’Etat à la diplomatie économique, Hatem Ferjani, sans doute enhardi par les conventions que la Tunisie vient de parapher sur le continent, avec la Guinée Conakry et la Guinée Equatoriale, s’est laissé aller, depuis l’Asie où il est en tournée actuellement, à des commentaires euphoriques. Les propos de Hachana sonnent comme un recadrage en règle de Ferjani, et surtout une bonne pique pour faire les efforts qui s’imposent…

L’ancien diplomate a mis l’accent sur l’absence d’un réseau diplomatique dense en Afrique, appelant à l’amélioration de la présence de la Tunisie sur le continent africain, notamment en Afrique subsaharienne. Même avec les efforts entrepris, récemment, il n’y a que 10 ambassades sur 54 pays de l’Afrique, soit un taux de 14%, comparé à 40% en Europe, a-t-il précisé, proposant d’avoir le même pourcentage de représentations diplomatiques en Europe, d’ici une dizaine d’années.

Et de poursuivre que, malheureusement, la Tunisie n’a pas investi et fait fructifier la sympathie dont elle jouit en Afrique, vu qu’elle a aidé tous les mouvements de libération africains, durant les années 60 et 70 ; ensuite la Tunisie est un membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), appelée aujourd’hui Union africaine (UA) et est très présente et appréciée, au niveau des forces de maintien de la paix, en Afrique. Par ailleurs, la Tunisie a beaucoup contribué à la formation de cadres civils et militaires africains, a-t-il encore dit.

A l’époque, la perception de l’Afrique était très négative (c’est le continent des conflits, de la pauvreté et des maladies contagieuses…), ce qui a laissé les hommes d’affaires et les décideurs politiques un peu à l’écart, a-t-il expliqué.

C’est une erreur, parce qu’on n’a pas vu son vrai potentiel, c’est un continent qui dispose d’énormes opportunités et est actuellement en pleine mutation et réforme économique avec une croissance économique soutenue d’une moyenne de 5%.

Maintenant, une compétition très serrée se pose au niveau de la géostratégie et la géopolitique pour s’accaparer des zones d’influence économique en Afrique.

Pour sa part, l’Ambassadeur du Cameroun en Tunisie, Victor Loe, a fait savoir que les statistiques du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations) ont démontré que l’Afrique Subsaharienne ne représente que 3% du commerce extérieur de la Tunisie.

Le potentiel, a-t-il ajouté, existe mais les résultats ne seront pas immédiats, soulignant que la Tunisie est présente en Afrique à travers les bureaux d’études et les secteurs du BTP et du commerce, mais la présence des Chinois, des Turcs, des Marocains et des Français est également importante, d’où la nécessité de s’imposer via la qualité du message, le savoir-faire et la disponibilité.

Pour sa part, le vice-président du Réseau des Experts Consultants Africains pour le Développement Economique (RECADE), Naoufel Ouerghemni, a rappelé que l’objectif de cette journée d’information est de lancer le programme d’action du réseau pour l’année 2018 et de sensibiliser les nouveaux adhérents au réseau à l’importance du marché africain.

Il a indiqué que, selon les estimations de la Banque Mondiale (BM), les besoins de formation professionnelle en Afrique sont gigantesques vu que 33 millions d’élèves des écoles secondaires devraient intégrer des formations professionnelles chaque année, d’ici 2025, contre 4 millions en 2012.
Et de rappeler, également, les besoins urgents du Continent en infrastructures (routes, autoroutes, ponts, logements et bureaux), ajoutant que les dépenses des ménages devraient croitre de 3,8% par an, d’ici 2025.

Ouerghemni a souligné qu’autant d’opportunités sont à saisir en Afrique, à condition d’être bien accompagné et de sécuriser ses finances, affirmant que beaucoup de chefs d’entreprises tunisiennes sont intéressés mais craignent de ne pas trouver le bon partenaire et d’avoir des problèmes de paiement.

Pour réussir en Afrique, il faut, selon le vice-président du RECADE, une vision claire du contexte politique et économique, un partenaire solide bien implanté sur place et la connaissance du tissu économique local par secteur.

Le RECADE est une plateforme d’experts consultants issus de huit pays africains (Tunisie, Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée, Congo, Gabon et Togo), œuvrant dans le champ du développement économique.

Il vise à fédérer les expertises de ses adhérents pour conquérir le marché africain, développer des dynamiques de collaboration entre les adhérents, créer des dispositifs innovants pour mieux faire circuler l’information entre les membres, en plus de la constitution d’un cadre de partenariat pour l’élaboration, le développement et l’implantation de projets économiques pertinents en Afrique.

TAP

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Le président français, Emmanuel Macron, qu’on a vu danser au Sénégal, parader aux côtés de la star planétaire Rihanna et même s’exprimer dans la langue nationale, le Wolof, n’était pas là pour amuser la galerie ou pour se payer du bon temps. Il était surtout là pour ses petites affaires, avec beaucoup de sous à la clé. Alors qu’en Tunisie, où il était juste avant de débarquer au Sénégal, il a sorti son carnet de chèques et a dépensé, pas peu, à Dakar il a encaissé, et pas peu !

Macron a certes gratifié le Sénégal d’une visite officielle de 3 jours – du 1er au 3 février 2018 -, ce que les dirigeants du pays et leurs concitoyens ont beaucoup apprécié, mais les entreprises françaises ont également beaucoup apprécié ce voyage, et pour cause : Elles ont paraphé des contrats évalués à plus de 300 milliards de francs Cfa, rapporte MétroDakar. La France s’en sort finalement à peu de frais, à peine 47 milliards de Francs Cfa pour soutenir des projets locaux.

Dans le détail, le président français a octroyé à l’Etat sénégalais 15 millions d’euros (9,8 milliards de FCfa) pour bloquer l’avancée de la mer à Saint-Louis ; 25 millions d’euros (16 milliards de FCfa) pour retaper le patrimoine de la vieille ville et ancienne capitale du pays ; plus 12 millions d’euros (7 milliards Cfa) pour bâtir 17 collèges à Dakar, la capitale ; 41 millions d’euros (20,99) milliards Cfa pour tonifier les politiques publiques dans le domaine de l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Voilà pour le Sénégal.

Vox Populi a chiffré les contrats engrangés par la France : Il y a d’abord l’acquisition par le Sénégal, pour 112 milliards de FCfa, de deux avions Airbus 330-900 neo. A ajouter au contrat lié à l’entretien du Train express régional (TER), plus de 100 milliards de francs Cfa. A noter que l’Agence française de développement (AFD) a injecté plus de 200 milliards de FCFa dans ce projet, que le Sénégal, devra, évidemment, rembourser, avec les intérêts. Enfin sachez que plus de 568 milliards de francs Cfa ont été investis dans le TER… des sous qui tombent directement dans les poches des boites françaises qui pilotent ce méga projet (Alstom, SNCF, RATP). Maintenant vous savez pourquoi Macron avait le sourire à Dakar…

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Le président français, Emanuel Macron, est venu, il a vu et à notre sens il a convaincu. D’abord par son humilité, surtout en face de l’expérience d’un alter-ego qui a plus de 50 ans d’âge que lui. L’attitude, plutôt chaleureuse, avec le Selfie décontracté à Carthage par exemple, parfois complice même des deux hommes, comme lorsqu’ils se tenaient la main, en aura finalement démenti plus d’un sur la personnalité des deux chefs d’Etat et la nature des relations entre la Tunisie et la France. Mais ensuite, par l’attitude moins «donneuse de leçons» d’un président qui a maintes fois donné la nette impression de mieux connaitre le pays qu’il visite et surtout mieux le comprendre qu’une large partie d’une certaine presse française, la conjoncture, nationale et internationale de son premier partenaire économique et sa frontière du Sud. Cela, en évitant les conjectures et allant plusieurs fois jusqu’à faire remarquer au chef de l’Etat tunisien qu’il parlait sous son contrôle, comme lors de la conférence de presse conjointe au palais de Carthage.

Contrairement à ses rencontres avec d’autres chefs d’Etats, africains et même occidentaux, Emanuel Macron est allé jusqu’à défendre la Tunisie en matière de respect des droits de l’homme. C’est ainsi, lors de la 1ère conférence de presse conjointe, que le chef de l’Etat français qui répondait à la question d’un journaliste français qui demandait «si la Tunisie pouvait toujours être considérée comme «un exemple à suivre», en termes de démocratie, après des brutalités policières lors de récents troubles sociaux et dont a fait état l’ONG Human Rights Watch (HRW), répondait que «avec beaucoup d’humilité, cette même association a dénoncé parfois ce qui se passait en France ! Je n’ai pas l’impression que nous soyons le pays ennemi des droits de l’homme, quoiqu’en disent certains de vos confrères qui perdent le sens de la hiérarchie et des propensions». Et d’ajouter que «parfois nous avons tendance, à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres (…). Il fut un temps (en se retournant vers BCE) où la démocratie n’était pas au rendez-vous ici-même. Mais enfin, si nous voulons aider les démocrates dans les situations difficiles, il serait bon que nous confrontions nos principes au réel en permanence, car c’est ça gouverner avec la démocratie avec les temps du terrorisme et de la difficulté». Des paroles qui ne feront pas le bonheur de beaucoup de «droit-de-l’hommistes» et d’autres qui comptaient sur les ONG étrangères pour porter un coup à la jeune démocratie et ses chances économiques, selon des observateurs locaux.

Macron va même plus loin, dans ce qu’on pourrait appeler une sorte de mea-culpa par rapport à ce qui est arrivé en Libye, voisin de la Tunisie et cause de beaucoup de ses déboires, politiques et économique, en disant : «Sommes-nous totalement sans liens avec ce qui s’est passé en Libye et les conséquences subies par la Tunisie ? Je n’en suis pas persuadé !»

Sinon, le reste de la visite du chef de l’Etat français avait des allures de Marathon et menée au pas de charge, entre Carthage, La kasbah, le Bardo et le Forum économique notamment. Cela ne l’a pas empêché de prendre un bain de foule. Un clin d’œil comme un message aux touristes français, leur disant que le pays est sûr et qu’ils peuvent y revenir. Beaucoup, parmi les jeunes présents, lui criaient «le visa Monsieur le Président». Il y répondra, face à la journaliste Meriem Belkadhi, en disant que «si vous voulez bouger, que vous avez un projet académique, entrepreneurial ou en tant qu’étudiant, je veux qu’on généralise, ce qu’on est en train de faire avec les pays du Maghreb et quelques pays africains, le visa de circulation, qu’on allège les formalités qui facilitent l’aller-retour, tout en nous assurant régulièrement que vous faites bien ce pourquoi vous êtes venus». Visa oui donc, mais cadré. Il est vrai que la question de la libre-circulation reste toujours au cœur même des discussions sur l’ALECA dont la France est membre.

Il a caressé les Tunisiens dans le sens du poil, mais il les a surtout confortés sur l’appui de celle qui a été, quelque peu, derrière une partie des déboires de leur révolution, avec son «si vous échouez, nous échouerons» et l’appui au travail du chef de l’Etat et surtout au chef du gouvernement, Youssef Chahed. Il a aussi beaucoup parlé de francophonie. Et si cela avait ravi ceux qui voient dans la langue française et les langues étrangères un outil de développement des affaires et un outil de formation et d’ouverture sur l’extérieur, cela a certainement déplu à ceux qui traitent les francophiles tunisiens de «restes de la francophonie» ou selon eux «حثالة الفرنكوفونية».

Pour le volet économique, le package français d’aide à la Tunisie a été de 280 M€ et une promesse de doubler les investissements français en 5 ans. Il en a certainement déçu quelques-uns. Nous savons pourtant qu’officiellement la Tunisie n’avait pas bâti des châteaux en Espagne sur les résultats de cette visite d’Etat, même si, officiellement, on estime ses résultats très positifs. Ce n’est en effet pas à La Kasbah que déplairait le discours d’un Emanuel Macron qui dirait presque «aidez-vous et on vous aidera» et qui appliquerait presque, par les types d’aides, telles que l’Alliance Française, les 3 accords universitaires ou encore l’Ecole 42 et la Station F, l’adage japonais disant «Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours». Macron dira, sur Al Hiwar Ettounsi, que «aucune convention ne fait une relation économique. Ce sont les femmes et les hommes qui les font. Nous, on donne le cap». Cela ira droit au cœur de ceux qui, et ils ne sont pas peu, pensent que trop de dettes sans travail n’amènera pas de croissance et que toute dette sans croissance n’est qu’endettement.

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Le président français, Emmanuel Macron, actuellement en visite en Chine, avec une cinquantaine de grands patrons (dont ceux d’Areva, Airbus, Safran et EDF), ne va pas ramener qu’un gros chèque pour une centaine d’avions Airbus, il est aussi question d’autres méga contrats. L’Elysée parle d’une cinquantaine d’accords et de contrats, notamment sur le nucléaire civil et l’aéronautique, rapporte l’AFP ce mardi 09 janvier 2018.

On n’a jamais été aussi proche d’un accord” pour doter la Chine d’un centre de retraitement nucléaire, a précisé le cabinet de Macron. C’est un chantier colossal estimé à une dizaine de milliards d’euros, une aubaine pour Areva, groupe français spécialisé dans l’atome civil.
En vue également un réacteur EPR, que va réaliser EDF dans le sud de la Chine. Par ces projets, Paris espère “rééquilibrer” ses liens commerciaux avec la Chine, la cause de son plus gros déficit extérieur (30 milliards d’euros en 2016).
Au menu également davantage d’investissements chinois en France, “dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance pour nos pays et qu’ils s’inscrivent dans des partenariats équilibrés et de long-terme“, indique l’Elysée.

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Donald Trump, veut bien se fâcher avec l’Iran, la Russie, Cuba ou encore les 7 pays dont il ne veut pas des ressortissants sur le sol américain, mais il ne veut certainement pas se brouiller avec la Chine, la locomotive de l’économie mondiale. On est à peine au début du séjour du président américain en Chine, et les contrats pleuvent déjà. Hier mercredi 08 novembre 2017, une vingtaine d’accords commerciaux ont été conclus à Pékin entre des entreprises chinoises et américaines, pour un montant de 9 milliards de dollars.

On notera au passage le petit mot du vice-Premier ministre chinois, Wang Yang, qui a qualifié ces contrats  “d’échauffement“, en attendant l’avalanche de partenariats à l’occasion du sommet sino-américain programmé ce jeudi. On a appris que Trump et son homologue Xi Jinping vont présider des signatures de contrats dans des secteurs tels que le gaz ou le soja. Est loin le temps où le locataire de la Maison Blanche provoquait l’ire de Pékin en accusant les Chinois d’avoir “volé” des millions d’emplois aux Américains. Mais ça c’était le temps de la campagne électorale, de l’eau a coulé sous les ponts depuis…

Néanmoins les deux hommes ne pourront pas faire l’économie d’une question qui fâche : Le programme nucléaire de la Corée du Nord, qui a provoqué dernièrement des échanges musclés entre Pyongyang et Washington. L’énorme excédent commercial chinois avec les Etats-Unis, 223 milliards de dollars rien que sur les 10 premiers mois de cette année, en hausse de 8% en comparaison avec 2016, devrait également être mis sur la table par un Trump qui avait promis durant sa campagne des mesures pour verrouiller le marché américain face aux importations…

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Retrouvailles au sommet entre deux des meilleurs ennemis des Etats-Unis : La Russie et l’Iran. Ce mercredi 1er novembre 2017, Vladimir Poutine est allé voir, à Téhéran, le gratin des dirigeants de la République islamique pour des dossiers clés : la Syrie, l’accord sur le nucléaire iranien et la consolidation des liens économique entre les deux pays, rapporte l’AFP.

La Russie est un pays ami […] et le partenaire stratégique de l’Iran“, a affirmé le président iranien, Hassan Rohani, au terme de son entretien avec Poutine.
Repris par un communiqué de la présidence iranienne, Rohani a invité à “un renforcement de la coopération bilatérale” entre Moscou et Téhéran. En Syrie, “la coopération de l’Iran et de la Russie a eu un grand effet dans la lutte contre le terrorisme” a-t-il indiqué.
D’après Rohani, l’homme fort de la Russie, et même au-delà, a garanti à l’Iran son appui pour tenir tête au président américain, Donald Trump, qui a menacé de déchirer l’accord sur le nucléaire, paraphé en 2015 au bout d’âpres négociations.

Ce qu’on sait, pour le moment, c’est que cette visite a permis au ténor russe des hydrocarbures, Rosneft (une entreprise semi-publique), de signer un accord avec la société publique pétrolière iranienne Nioc. Il est question d’une “feuille de route” pour monter des projets communs dans le secteur de la production de pétrole et de gaz en Iran.
Le patron de Rosneft, Igor Setchine, a affirmé, d’après l’agence Interfax, que “toute une série” de gisements seront exploités avec des partenaires iraniens pour un “investissement total” pouvant atteindre “30 milliards de dollars“…

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Le projet de la loi de finances 2018 prévoit l’augmentation de 20 à 25 dinars des frais fixes d’enregistrement sur chaque contrat ou sur chaque page, selon les cas. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, lors d’un point de presse tenu ce mardi 17 octobre 2017 à Tunis.

Il convient de rappeler à ce propos que le projet de la loi de finances 2018 dans son premier draft a été récemment transmis à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour être dans une première étape examiné par la commission des finances, avant de passer en plénière.

Quand le président russe, Vladimir Poutine, prend un dossier en main, il y va avec la fougue qu’on lui connait, même si cela doit au passage bousculer des habitudes, incommoder quelques parties et même parfois piétiner quelques conventions internationales. Poutine a des vues sur le Maghreb, pour commencer – car in fine c’est toute l’Afrique qu’il veut conquérir -, et tient à le faire savoir en y dépêchant son Premier ministre et ex-président de la République, Dmitri Medvedev. Ce dernier est depuis hier lundi 09 octobre en Algérie, pour une visite de jours. Après cap sur le Maroc, rapporte Jeune Afrique. Il est question de partenariats économiques et dans la lutte contre le terrorisme…

Medvedev aura un entretien avec le président Abdelaziz Bouteflika, nous a appris le site du Premier ministère russe. Mais du côté de la présidence algérienne, motus sur cette rencontre. «M. Medvdev tiendra des rencontres avec  des responsables de l’État, en plus de la signature d’accords pour le renforcement des relations distinguées qui lient les deux pays», se borne à confier le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à l’agence officielle APS.

Ce qu’on sait c’est que le Premier ministre russe est venu à Alger suite à l’invitation du Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, en septembre dernier, lors de la réunion de la haute commission mixte algéro-russe. On sait également que les deux pays ont de solides liens, tissés il y a 60 ans, mais que les deux pays ont des envies de diversification de leurs relations économiques, en plus de l’armement (Alger est un des plus gros acheteurs d’équipements militaires russes). Il est aussi question, la chose étant très prégnante dans la région, de renforcer la coopération dans le combat contre les djihadistes qui infestent le Sahel. Mais il y aura surtout sur la table, et c’est nouveau, des dossiers sur les secteurs de l’énergie nucléaire, l’industrie agroalimentaire, l’extraction de ressources, le transport maritime, les hautes technologies et de l’espace, le bâtiment et l’industrie pharmaceutique.

Maroc : Au menu l’économie et l’épineux dossier du Sahara

Ce mardi 10 octobre 2017, le Premier ministre russe est attendu à Rabat, pour là aussi un séjour de deux jours (comme pour Alger, histoire de ne fâcher personne) durant lequel il va s’entretenir avec le roi Mohammed VI, d’après le site de la Primature russe. Il va également rencontrer le chef de gouvernement, Saadeddine El Othmani et fera une virée au Parlement marocain.

L’ambassade de Russie à Rabat n’est pas avare de détails sur le déplacement de Medvedev : On nous dit qu’il y aura à ses côtés une cohorte d’hommes d’affaires russes, qui vont nouer des contacts dans les milieux d’affaires marocains, dans la perspective d’accords dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme et de la culture.

A noter que la venue de Medvedev avait été ébruitée en juillet dernier par le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, qui prenait part à Moscou à la sixième session de la commission mixte maroco-russe.

Le voyage du souverain marocain en mars 2016 en Russie est pour beaucoup dans la qualité des relations entre les deux pays. Mais ces derniers ne feront pas que causer économie, la question du Sahara occidental, un sujet majeur pour Rabat, est également dans le haut du panier. Le soutien russe est d’autant plus précieux que Moscou, en tant que membre du Conseil de sécurité, a un droit de véto qui pourrait faire toute la différence quand cette affaire sera sur la table.

Présentement, le Maroc exporte essentiellement vers la Russie des produits agro-alimentaires, mais, comme on le sait, ça rapporte peu, alors Rabat aimerait taper dans les niches à haute valeur ajoutée, et il y en a un paquet ! Les Marocains lorgnent également l’armement russe, qui la cote dans le monde entier. Bref, les possibilités pour les deux nations sont infinies et l’appétit de Poutine, qui vient de hisser les rapports avec l’Arabie saoudite à un niveau sans précédent, est très grand…

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Les très probables réticences du soutien et allié traditionnel, les Etats-Unis, n’ont pas pesé lourd sur la balance : Pour le roi Salmane d’Arabie saoudite, c’est jour de fête chez le meilleur ennemi des Américains, la Russie. Le président Vladimir Poutine a multiplié les attentions, honneurs et amabilités pour son hôte ce jeudi 05 octobre 2017, rapporte l’AFP. Ce rapprochement pas comme les autres s’est fait à coups d’accords et gros contrats militaires et énergétiques. Pour une première visite ce fut un véritable succès. Cela ne plaira certainement pas au président des USA, Donald Trump, mais tant pis, il y a trop à gagner pour Moscou et Riyad, qui avaient déjà amorcé leur union quand il s’est agi de s’allier, entre grandissimes producteurs de pétrole, pour stopper la plongée des cours du brut, laquelle a fait de sacrés dégâts dans leurs économies.

Voyons ce qu’il y a dans le panier au terme de cette visite… royale : Riyad va se payer les fameux systèmes de défense antiaérienne russes S-400, et bien d’autres merveilles. Au total il y en a pour une quinzaine d’accords, pour des “milliards de dollars“, d’après le président du Fonds russe des investissements directs, Kiril Dmitriev. Certes on n’est pas au niveau des contrats de ventes d’armements d’un montant de 110 milliards de dollars que Trump a paraphés à Riyad dernièrement, mais tout de même c’est un excellent début entre Moscou et le royaume saoudien.

Les deux parties se connaissent bien, en effet l’Union soviétique avait été le premier Etat à reconnaître le royaume d’Arabie saoudite en 1926. Mais aucun responsable saoudien n’avait mis les pieds en URSS ou en Russie et Poutine n’a découvert le royaume pour la première fois qu’en 2007. Manifestement c’est parti pour une longue séance de rattrapage !

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Encore une avalanche de contrats pour le Maroc en Zambie, où Mohammed VI s’est rendu hier lundi 20 février dans le cadre de sa tournée en Afrique australe. Le souverain marocain et le président zambien, Edgar Lungu, ont paraphé 19 accords, en ratissant très large : Diplomatie, éducation, services aériens, agriculture, etc., rapporte Jeune Afrique. Ces accords viennent s’ajouter aux 25 que le roi vient de signer au Ghana, pour sa toute première visite. L’infatigable Mohammed VI est coutumier du fait : Un maximum d’efficacité dans ses périples africains, au risque d’énerver encore un peu plus ses voisins tunisien et algérien, qui regardent tout cela avec les yeux de Chimène ; le premier paralysé par une diplomatie économique maigrichonne sur le continent, le second handicapé par des années d’égocentrisme du fait de la manne pétrolière, qui s’est d’ailleurs tarie, l’obligeant à se retrousser les manches pour explorer d’autres filons, dont, évidemment, les marchés africains…

Le magazine souligne le lobbying intense de Meriem Bensalah Chaqroun, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui mâche le travail à Mohammed VI en le précédant à chacun de ses déplacements sur le continent pour faire le tour des niches que le royaume peut exploiter. Le roi et elle forment un duo de choc qui fait mouche à chaque fois, ce que bien entendu la Tunisie et l’Algérie sont loin de pouvoir présenter. Certes l’Algérie s’est secouée dernièrement en organisant un Forum des affaires africain, mais il lui faudra un paquet d’années d’activisme pour rattraper son retard sur le Maroc. Idem pour la Tunisie, dont la première vraie tentative – modeste du reste car le chef du gouvernement avait programmé un voyage dans seulement 3 pays – s’est soldée dernièrement par un fiasco total, pour des raisons encore obscures. Mais comme Youssef Chahed avait promis, lors du Sommet des partenaires sociaux sur le développement et l’emploi, de faire de 2017 l’année de la conquête du continent, il ne faut pas désespérer de voir un sursaut de la Tunisie dans les mois à venir. En attendant, le Maroc, en véritable maitre des lieux, au même niveau que la Turquie, la Chine et la France, brille de mille feux sur le continent…

Une méthode infaillible

Pourtant il y a peu la Zambie n’était pas dans les petits papiers de la monarchie, mais les fins limiers du roi y ont identifié des opportunités que seul un minutieux travail sur le terrain permet de mettre à jour. Ensuite place à la redoutable équipe qui ne quitte jamais Mohammed VI : le président de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Saïd Ibrahimi, le patron d’Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, le directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance, Mohamed Hassan Bensalah, et le boss de la Banque centrale populaire (BCP), Mohamed Benchaâboun. Hier en Zambie, la dream team était à la manoeuvre pour signer des mémorandums d’entente, sous l’oeil bienveillant de Mohammed VI, et le sera encore dans les jours à venir dans d’autres capitales africaines. C’est bien connu : On ne change pas une équipe qui gagne…

A cette armada il faut ajouter les ministres marocains des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy et de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, inséparables lors des déplacements sur le continent pour parapher les accords ministériels.

Bien entendu il y a les bisbilles politiques car la Zambie appartient à « la petite minorité » de nations qui reconnaissent le Polisario, mais le travail de sape de Rabat sera d’autant plus facile que les Zambiens, et c’est le moins dire, ont une position floue sur cet épineux dossier. En juillet 2016, le ministre zambien des Affaires étrangères, Harry Kalaba, a fait sauter de joie la monarchie marocaine en déclarant que son pays ne reconnaissait plus la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Mais le 10 janvier 2017, patatras, il reçoit en grande pompe le leader sahraoui, Brahim Ghali. Il confirme le 09 février 2017, dix jours après le retour fracassant du Maroc dans le bercail de l’Union africaine (UA), en déclarant lors d’un déplacement à Alger que les frontières du Sahara doivent être « respectées » , et que le Maroc ne doit pas s’asseoir sur le fait « que le Sahara occidental est un pays membre de l’UA ».

Mais tous ces quiproquos entre le Maroc et la Zambie seront vite balayés par le potentiel des liens économiques. Et de ce point de vue il y a de quoi faire. Le sous-sol zambien regorge de cuivre, qui pèse d’ailleurs 15% dans le PIB du pays. Et avec l’envolée des cours des matières premières prédite par la Banque mondiale, la Zambie va revenir une destination particulièrement intéressante. D’ailleurs la BM la crédite d’un taux de croissance de 4% cette année. Et le Maroc, qui a déjà placé ses pions, y a tout à gagner.

Mais le précieux métal ne sera pas le seul pilier de la croissance de la Zambie, il y a aussi la diversification du secteur agricole et les énergies renouvelables. Là encore le Maroc est dans les starting-blocks…

Bassem Loukil et Jaloul Ayed, respectivement président et président d’honneur de Tunisia – Africa Business Council, étaient récemment allés voir le chef du gouvernement tunisien pour plaider la cause des marchés africains. Il faut espérer, pour le bien de la Tunisie, qui a trop longtemps lorgné l’Europe, que le formidable périple de Mohammed VI sur ce continent que les Tunisiens méconnaissent balayera les hésitations et atermoiements de Chahed…

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Le moins qu’on puisse dire est que la toute première visite du roi du Maroc, Mohammed VI, au Ghana est une réussite totale. Pas moins de 25 accords entre les deux pays ont été paraphés hier vendredi 17 février, lors d’une cérémonie au palais présidentiel à Accra. Il y a dans le paquet des accords gouvernementaux, mais la plupart des contrats scellés sont des partenariats public-privé, dans divers secteurs, de quoi donner un sacré coup de fouet aux échanges commerciaux entre les deux pays, très en-dessous du gros potentiel des deux économies…

Mohammed VI a longtemps boudé le Ghana à cause de son soutien affiché au Polisario. Mais avec l’élection de Nana Akufo-Addo, en décembre 2016, une nouvelle page entre les deux nations est tout à fait envisageable. Et ça commence plutôt bien !

Après le Ghana, le souverain marocain mettra le cap sur la Zambie, le Kenya, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée…

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L’Algérie, il faut le dire, snobait jusque-là le continent africain, notamment l’Afrique subsaharienne, se contentant d’engranger les recettes astronomiques de ses hydrocarbures, vendus à prix d’or sur les marchés internationaux. Mais cette époque est révolue, alors le pays, en proie à une terrible récession, du fait de la chute vertigineuses des cours du brut depuis deux ans, n’a pas d’autre choix que de s’activer pour aller chercher l’argent et les contrats là où ils se trouvent, notamment en Afrique. C’est le sens du Forum africain pour les affaires et les investissements, la toute première rencontre de ce type en Algérie. L’événement a eu lieu du 03 au 05 décembre 2016, et il est d’importance !

Les participants sont presque unanimes : A part quelques ratés dans la forme – d’ordre plutôt protocolaire – la manifestation a été un vrai succès. Il est vrai aussi que le pays a mis le paquet pour que tout soit au point au niveau organisationnel, avec un budget de 5 millions d’euros. Et les retombées économiques sont au rendez-vous : Une centaine d’accords internationaux y ont été conclus et ce, dans de nombreux domaines, notamment l’énergie, le financement, les infrastructures et l’agrobusiness, rapporte Jeune Afrique. Plus de 3500 décideurs économiques et politiques, venus de 42 pays du continent et d’ailleurs, ont fait le déplacement.

« Il est assez passionnant de voir réunis ici des Africains des quatre coins du continent, mais aussi des Chinois, des Européens et des Levantins”, se réjouissait le président franco-béninois d’AfricaFrance, Lionel Zinsou, à la fin de la deuxième journée du Forum. Il a ajouté : « cela montre la très grande demande de se connaître, de trouver des fournisseurs, des clients, des fournisseurs de technologies et de financements », dans la foulée d’Africa 2016 et d’Africa CEO Forum.
L’ex-Premier ministre du Bénin a par ailleurs déclaré que « les entreprises ont énormément besoin de contact entre elles mais le coût de l’information est très élevé sur le continent et rien ne pourrait remplacer ce type de contact direct (…). Il faut aussi remarquer ce retour sur la scène de l’Algérie, déjà une des plus grandes économies du continent, avec un changement de modèle économique que l’on entrevoit qui va être beaucoup plus privé, financier, industriel et moins minier”.

Reste maintenant pour l’Algérie à gagner la bataille du décloisonnement de l’économie pour transformer l’essai, ce qui n’est pas une mince affaire vu la longue tradition protectionniste. En tout cas les opérateurs privés du pays appellent de leurs voeus des traités de libre-échange et le déverrouillage du financement des entreprises. Nous ferons le bilan des avancées en la matière d’ici le prochain forum, programmé en 2019…

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L’Ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andreas Reinicke, a confirmé, ce matin du mardi 29 novembre 2016, sur RTCI, la volonté de son pays d’accompagner la Tunisie dans son cheminement vers le développement et la prospérité. D’ailleurs à cet effet, une délégation de décideurs politiques est en Tunisie pour les besoins de la Conférence internationale sur l’investissement. Une délégation d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprises a également fait le déplacement. Deux gros contrats seront signés par l’Allemagne et la Tunisie à cette occasion, a affirmé M. Reinicke.

L’Ambassadeur, qui ne flanche pas quand il s’agit d’asséner certaines vérités, a redit qu’il ne faut plus attendre de l’Etat tunisien qu’il soit un pourvoyeur d’emplois, que cette époque est révolue, pour l’Allemagne comme pour la Tunisie, et qu’il faut s’orienter vers le secteur privé pour cela. Mais pour que ce soit possible, il faut que le cadre social et le climat des affaires évoluent. Il a appelé dans ce sens les Tunisiens à se prendre en main pour transformer le destin de leur pays en allant au bout des réformes indispensables, selon lui. Il a déclaré que l’Allemagne sera aux côtés de la Tunisie dans cette démarche. Il a ajouté que les investissements sont vitaux mais qu’il revient d’abord aux citoyens de faire ce qu’il faut pour créer un environnement favorable…

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Pour ceux qui en doutaient, mais ils ne sont pas nombreux, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, va aller en France demain mercredi 09 novembre 2016 pour parler gros sous. Chahed qualifie lui-même son voyage de “stratégique” et lui confère volontiers, dans un entretien avec l’AFP, “une vocation économique”. A quelques semaines de la Conférence internationale de l’investissement – les 29 et 30 novembre 2016 à Tunis -, il était grand temps d’aller secouer l’ami historique et premier partenaire économique de la Tunisie, mais qui se fait discret depuis quelque temps, empêtré lui aussi dans ses difficultés économiques et un chômage qui s’obstine à rester dans la zone des 10%, alors que ses voisins d’Europe du Nord, mais surtout l’Allemagne, font nettement mieux.

Chahed attend de la France qu’elle prenne en charge, aux côtés de la Tunisie, une partie des coûts de la transition démocratique et de l’instabilité en Libye. Cette incantation, tout au mieux, en tout cas au regards des faits, a des allures de voeu pieux. Le Premier ministre tunisien perd de vue les signaux, ou plutôt l’absence de signaux, qui ont suivi le déplacement en septembre 2016 d’une délégation tunisienne pour “vendre” le Plan Marshall, qui coûterait à l’Union Européenne la bagatelle de 20 milliards d’euros, en financements. Certes il y a eu un vote du Parlement européen plein de ferveur, d’emphase et d’empathie pour la Tunisie, pour ses souffrances, sa bravoure, sa ténacité, ce phare du monde arabe… Bref, les déclarations passionnées de circonstance. Sauf que depuis rien ne se passe, ou pas grand chose. Les Européens sont toujours aussi tièdes quand il s’agit de voler au secours de la Tunisie, je veux dire de manière consistante et pas des actions de saupoudrage ou de plâtrage sur une jambe en bois. Par ailleurs la résolution adoptée par le Parlement européen en faveur du plan Marshall n’est pas coercitive. Pire, les députés européens se sont démenés pour coller à leur vote un épais document de 70 points sur des réformes que la Tunisie doit entreprendre et réussir si elle veut voir la couleur des billets.

Autant vous le dire tout de suite : Les choses sont très mal engagées. Chahed n’arrive pas à avancer dans son projet de la loi de finances 2017, dont d’ailleurs il a demandé le report de l’examen à l’ARP, de quelques jours (il était prévu de débuter les plénières ce 15 novembre, ce sera ce 18 novembre finalement), pour tenter de dégrossir la vague des détracteurs, avec à leur tête l’UGTT. Mais la centrale syndicale tient toujours mordicus aux majorations salariales dans le secteur public, et menace de décréter des grèves générales un peu partout dans le pays et de paralyser l’économie si les engagements ne sont pas tenus. Je ne vous apprends rien en vous disant que tout ça est du plus mauvais effet sur les investisseurs et que si tous ces problèmes ne sont pas solutionnés très rapidement, ils vont venir fin novembre, faire un peu de tourisme, et repartir comme ils sont venus. Sans lâcher un sou.

Alors on a regardé autour de nous pour voir s’il y a un pays qui réussissait économiquement, sans tout ce battage médiatique ou ces grands-messes des investisseurs, coûteux en temps et en deniers publics. Et on a vu le Maroc…

Le Maroc aime l’Afrique, et elle le lui rend bien

Le Maroc… Voilà un pays qui a tout compris, depuis des décennies, et qui prospère dans son contient, pendant que la Tunisie regardait avec des yeux de Chimène une Union euro-méditerranéenne qui n’est jamais venue, et qui est de plus en plus improbable depuis que le terrorisme a fait irruption dans la vie paisible des Maghrébins. Le pays doit en partie sa santé économique et son taux de chômage relativement bas (9,6%, selon les chiffres dévoilés par le Haut-commissariat au Plan, alors que la Tunisie, au mieux, affiche plus de plus 15%) à son extraordinaire dynamisme sur les marchés africains. Le roi du Maroc, Mohammed VI, le meilleur VRP (voyageur, représentant, placier) du pays, est un pèlerin infatigable et qui ne rechigne jamais à aller chercher l’argent là où il se trouve : Justement dans le continent africain. L’Afrique regorge de matières premières, vendues à prix d’or sur les marchés internationaux, un pactole qui est rapatrié sur le continent mais dont les Africains, très souvent, ne savent que faire faute d’avoir le savoir-faire et les installations pour le transformer en infrastructures. Et c’est là où le Maroc intervient, avec sa formidable armada diplomatique en Afrique – plus de 30 ambassades et représentations, alors que la Tunisie n’en a qu’une quinzaine – qui fait feu de tout bois. Après avoir mâché le travail, le roi et sa cohorte d’hommes n’ont qu’à passer pour cueillir les fruits mûrs.

Le dimanche 06 novembre 2016, Mohammed VI, était au Sénégal, d’où il a prononcé le discours sur la marche verte en direction des Marocains, une première dans l’histoire du pays, un insigne honneur que le président sénégalais, Macky Sall, a apprécié à sa juste valeur. C’est aussi cela la diplomatie économique : Des symboles. Les Subsahariens aiment ces marques d’attention, et les Marocains savent y faire. Par ailleurs le roi a fait cela dans un pays qui, d’après le FMI, affichera plus de 6% de croissance en 2017, une envolée dopée par le très ambitieux Plan Sénégal Emergent (PSE), sans parler des énormes quantités de pétrole et de gaz découvertes récemment. Nul doute que le Sénégal saura se souvenir du geste du roi du Maroc…

Avant le Sénégal, il y a à peine trois semaines – le 18 octobre 2016 -, Mohammed VI a fait une virée au Rwanda où la délégation marocaine a signé 19 contrats dans des secteurs très divers, puis cap sur la Tanzanie où les hommes d’affaires qui l’accompagnaient ont conclu 20 accords. Et encore il allait affoler de nouveau les compteurs en Ethiopie, mais il a dû rappliquer au pays. Mais ce n’est que partie remise, après la COP22, organisée à Marrakech, il retourne en Ehiopie. Le roi aime arpenter le continent africain, et l’Afrique le lui rend bien. C’est ainsi que le Maroc est montée jusqu’à plus de 500 entreprises exportatrices sur le continent…

Les promoteurs tunisiens aussi ont un appétit pour l’Afrique, surtout depuis que les horizons se sont bouchés en Europe, le souci c’est que les hommes d’affaires ne sont pas soutenus par une réelle volonté politique, quoi qu’en dise la PDG du Cepex (Centre de Promotion des Exportations). Le Premier ministre tunisien n’a jamais évoqué l’Afrique subsaharienne dans ses discours, du moins pas assez fort pour qu’on l’entende. Et encore moins programmer une visite dans cette partie du continent que la Tunisie connait si peu. Ce n’est pas vraiment cela qu’on appelle volonté politique. Il est temps que ça change, si la Tunisie veut se donner une chance de changer son destin…

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La Chine a obtenu 29 contrats en Algérie pour une valeur totale de 22,22 milliards de dollars en l’espace d’une décennie, selon données du China Global Investment Tracker, outil mis en place par l’American Enterprise Institute et la Heritage Foundation, pour évaluer la présence chinoise dans le monde.

Ces chiffres qui portent sur la période allant de janvier 2005 à juin 2016, montrent que la présence de la Chine s’est largement renforcée avec un pic entre 2011 et 2014, années durant lesquelles 18 contrats ont été obtenus par des entreprises chinoises.

Ces contrats portent tous sur des chantiers de construction dans les secteurs de l’énergie, l’agriculture, les transports, le tourisme, l’immobilier, les loisirs ainsi que la métallurgie.

On retrouve ainsi des projets, dont les montants sont importants, à l’image du contrat pour la construction de l’autoroute obtenu par la CITIC et la China Railway Construction (CRCC) en 2006 pour 6,25 milliards de dollars. En termes de valeur, vient ensuite le contrat datant de juin 2009 estimé à 2,57 milliards de dollars et portant sur la construction de voies ferrées.

En matière de présence c’est l’entreprise publique China State Construction Engineering qui s’offre le plus de contrats avec pas moins de 16 projets obtenus entre 2006 et 2016 pour un total de 8,89 milliards de dollars.

Source : tsa-algerie

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C’est le jackpot pour le roi du Maroc, Mohammed VI, en pleine tournée en Afrique de l’Est. Après avoir paraphé 19 accords avec le Rwanda, dans divers secteurs, le souverain va dépasser ce chiffre avec la Tanzanie où pas moins de 20 contrats seront signés. C’est le ministre des Affaires étrangères tanzanien qui l’a confié à la presse locale ce lundi 24 octobre 2016.

Ces partenariats seront scellés dans les domaines de la sécurité, de la finance, du développement du secteur bancaire, de l’énergie ou encore de l’éducation. Mohammed VI, à la tête d’une délégation composée notamment de ses conseillers, de ministres ainsi que de plusieurs personnalités civiles et militaires, a donc, une fois de plus, rondement mené son affaire. C’est d’ailleurs toujours le cas quand l’infatigable roi fait des périples en Afrique où il a coutume de prendre tout son temps pour ficeler des accords…

Après la Tanzanie, cap sur l’Ethiopie où, on peut en être sûr, un paquet de contrats attendent le souverain marocain…

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