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Huit années sont passées, depuis la première étincelle qui avait mené au départ de Ben Ali. L’histoire n’a pas encore dit qui l’y a forcé et qui a réellement fait cette révolution qui n’a presque abouti à rien, tant tout le monde s’en plaint. Huit années de la vie de milliers de jeunes qui remarquent, chaque jour un peu plus, que ceux qui ont fait cette révolution ne sont pas forcément ceux qui en profitent et encore moins ceux qui décident de son cheminement et de son issue. Huit années perdues en palabres, en discussions sans fin sur le sexe des anges. Huit années, avec en prime des conditions de vie qui se dégradent, des demandes qui se radicalisent, des attentes qui désespèrent, des milliers de jeunes, hautement éduqués ou pas du tout qui décident d’aller voir ailleurs à tous les coûts, quitte à en mourir. Huit années d’une situation économique qui ne s’améliore pas à la même vitesse que les attentes de ceux qui en espèrent un mieux vivre, une situation financière qui se catastrophise dans l’insouciance des nouveaux riches, des contrebandiers et de ceux qui font de tout cela leur fond de commerce. Huit années dans l’incapacité de tous les gouvernements à solutionner les multiples problèmes qui les transforment en pompiers et parfois même en pompiers-pyromanes.

Mais aussi huit années en députés qui voyagent aux frais de l’Etat, qui demandent des augmentations, qui ne pensent qu’à leur propre petit confort, qui transbahutent d’un parti à l’autre et d’un groupe parlementaire à l’autre en véritables touristes parlementaires.

L’autre jour, je lisais une «mauvaise» blague sur le régime parlementaire. C’est Omar qui demande à Mohamed ce que veut dire un «parlementaire». Le 1er répond qu’il ne sait pas trop, l’autre lui répond que c’est l’endroit où se retrouvent les deux mots parler et mentir (parle, ment) et lorsqu’il s’agit d’argent, on y ajoute se taire. Et il en est ainsi du palais du Bardo, avec des élus qui ne travaillent pas et empêchent les autres de le faire…

Un endroit qui se dit source de tous les pouvoirs et dont certains membres ne s’empêchent pas de le rappeler aux gouvernements et de leur dire même qu’ils ne sont que des employés de l’ARP. Un endroit où le langage devient parfois ordurier, sans gêne, brandissant les dossiers en menace à tel ou tel membre du gouvernement, en cinémascope sur la Wataniya 2 et sur les réseaux sociaux. Un endroit où le taux d’absentéisme en ferait presqu’une véritable école buissonnière, où certains députés ne viennent que pour se filmer en vilipendant le gouvernement, balancer leurs vidéos sur les réseaux sociaux, sans même attendre la réponse de l’invectivé. Un endroit où le fauteuil ne peut être que source de pouvoir pour avoir. Un endroit où tous sont contre tous, à tel point qu’il leur fallait une commission de conciliation dont le seul rôle est parfois de déplumer les projets de loi des uns et des autres et surtout de tout chef de gouvernement, à tel point que les lois ne pensent plus rien et lorsqu’elles sont votées elles sont rarement acceptées et personne ne s’en soucie. Des députés qui se réunissent à longueur de journées pour bavasser en laissant de côté l’essentiel de ce qui peut sauver l’économie du pays. Il n’y a pour cela qu’à voir le nombre de projets de lois, économiques, financiers avec parfois des milliers de millions DT d’aides diverses de l’Europe et d’ailleurs qui périclitent jusqu’à être retirés par les bailleurs de fonds. Il n’y a pour cela qu’à voir avec quel nombre de voix sont votées certaines lois et avec combien de voix manquantes d’autres ont trébuché, car un député est arrivé en retard, ou un président d’un parti politique dont le président a fondu comme neige au soleil qui décide de clôturer le vote pour mettre les bâtons dans les roues d’un gouvernement qu’il accuse de comploter contre tout le monde. Des députés enfin qui ont appris le lobbysme pour leurs petites affaires, personnelles ou partisanes, et contre les affaires des sept gouvernements qui s’étaient succédé et contre les affaires de tout un Etat.

La révolution après huit ans d’immobilisme actif, c’est aussi 214 partis qui se font la guerre par tous les moyens, licites et illicites, déclarés ou sous la table. Des partis qui n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur rien, même pas sur l’intérêt général de leur pays, parce que chacun le comprend et l’interprète à sa manière. Des partis qui s’accusent, de tout et de rien, et surtout de complotite et font et défont les alliances pour se détruire les uns les autres, en jouant de leurs boitiers de vote, ou en naviguant sur les réseaux sociaux, ou en somnolant tout simplement sur leurs fauteuils d’immunisés à tout questionnement. Des partis politiques qui n’ont de plaisir qu’à questionner chaque fois un ministre et de défier parfois leur chef de gouvernement qu’ils accusent allègrement de tous les maux, possibles et imaginables, de tout le pays et de toutes les périodes de son histoire mouvementée. Des politiciens qui courent les aides, licites et illicites, qui détestent l’aide et se prennent pour les savants de tout ce qui procède. Des partis politiques qui ne réfléchissent qu’à ce qui pourrait améliorer les conditions de vie, la leur et celle de ceux qui les ont élus et qu’ils ont oubliés, sans se soucier des capacités de l’économie, de la rentabilité de ce qui se donne et de la faisabilité économique et financière de ce qu’ils proposent de faire. Voilà les deux grands responsables de l’échec de huit années d’une révolution, vidée de son sens, asséchée de ses moyens, vilipendée lorsqu’elle ne leur apporte et rapporte rien, mise à l’index à chaque fois qu’elle essaie de se ressaisir, attaquée en brulots lorsqu’elle ne correspond pas à leurs promesses faites à ceux qu’ils voudraient qu’ils les réélisent. Une révolution qui tourne depuis huit ans en rond.

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Plus de 70 députés ont officiellement déposé ce lundi 17 décembre 2018 un recours contre la loi de finances 2019, auprès de l’Instance provisoire chargée du contrôle de la constitutionnalité des projets de loi.

Seuls les blocs parlementaires Ennahdha et Coalition Nationale n’ont pas contesté le projet de loi en question, rapporte Mosaïque fm.

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La porte-parole de la présidence de la République, Saida Garrach, a démenti vendredi, sur sa page facebook, le refus par le président de la République de parapher la loi de finances.
Selon des rumeurs relayées par les réseaux sociaux et certains médias, le président de la République, Béji Caid Essebsi (BCE), aurait refusé de signer la loi de finances après son adoption dans la soirée du lundi à une majorité de 113 voix, 36 rejets et 11 abstentions.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, Saida Garrach a précisé que le président de la République ne peut signer la loi de finances qu’après expiration des délais des recours, conformément à l’article 81 de la Constitution.
Adoptée sur fond de désaccords, la loi de finances ne fait pas l’unanimité au sein des groupes parlementaires.
Plus de 60 députés de différents blocs (bloc démocrate, Front Populaire, Nidaa Tounes, Allégeance à la patrie et des hors groupes) ont décidé d’intenter un recours pour inconstitutionnalité des dispositions de cette la loi.

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On disait hier que le leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, allait faire payer au chef du gouvernement, Youssef Chahed, la “défaite” du 22 novembre 2018, il semble que le travail de démolition ait déjà commencé. Le prétexte : la Loi de finances (LF) 2019, contestée par les comptables, les concessionnaires automobiles, les avocats et même le président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), entre autres. Le bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) s’est dit, jeudi 13 décembre 2018, insatisfait de la loi de finances de 2019, un texte “dépourvu de toute vision stratégique” et qui n’illustre pas la volonté de mettre en œuvre les réformes fiscales et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

De plus, ce projet de loi ne dispose d’aucune mesure sérieuse pour redresser les établissements publics et réformer les secteurs publics de l’éducation, de la santé, du transport et du logement social, dit un communiqué publié en réaction à l’adoption de ce texte de loi par l’ARP. La centrale syndicale a exprimé son soutien aux députés qui ont choisi de déposer un recours contre cette loi pour son “inconstitutionnalité.

On rappelle que parmi les frondeurs anti- LF 2019 il y a des élus du parti bâti par le chef de l’Etat, Nidaa Tounes. Cette fois au moins on ne pourra pas dire que BCE n’est pour rien dans cette mobilisation contre le texte de Chahed…

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Plus de 60 députés de différents blocs (bloc démocratique, Front Populaire, Nidaa Tounes, Allégeance à la patrie ” Al Walaa Lil Watan “, et des indépendants) ont décidé d’intenter un recours pour inconstitutionnalité de dispositions de la loi de finances 2019, a indiqué, à l’agence TAP, le député du Courant démocrate Ghazi Chaouachi.
Chaouachi a expliqué que ce pourvoi est en cours de rédaction, pour être déposé auprès de l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi, dans un délai ne dépassant pas les 5 jours, de la date d’adoption de la Loi de Finances 2019 (10 décembre 2019).
Ce pourvoi sera axé sur les lacunes procédurales, entachant la présentation et l’adoption du projet de loi en question. Il concernera également l’inconstitutionnalité de cette loi qui stipule la levée du secret professionnel pour les professions libérales.
Le député a affirmé que la commission des finances n’a pas consulté préalablement le Conseil supérieur de la magistrature, au cours des séances de discussion des articles de la loi de finances, malgré le caractère obligatoire de la consultation.
Ce recours soulève également la question de l’inclusion de certains articles dans la loi de finances alors qu’il s’agit de “Cavaliers budgétaires” qui ne concernent ni la fiscalité ni la finance. Il aurait été plus judicieux, selon lui, de les intégrer dans des lois spécifiques.

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L’argent, plus précisément le Fonds de la Dignité, a mis le feu au Parlement dimanche 9 décembre 2018. Au départ il était question de plancher tranquillement sur le projet de la Loi de finances 2019, mais le débat sur l’indemnisation des victimes de la dictature, très passionné et qui clive l’opinion publique, a vite pris le dessus, et après impossible de calmer les esprits…

Le chef du bloc de Machrouû Tounes, Hassouna Nasfi, a été le premier à dégainer. Il a souligné qu’il fallait d’abord s’assurer qu’il n’y a pas un conflit d’intérêt avant de voter le texte, dans la mesure où plusieurs élus d’Ennahdha sont directement ou indirectement concernés par le Fonds de la Dignité, au titre de bénéficiaires de ces dédommagements ou d’avocats de bénéficiaires.

Cette sortie a provoqué l’ire des députés d’Ennahdha. Yamina Zoghlami a affirmé que l’indemnisation est, avant tout, la reconnaissance par l’Etat tunisien des horreurs commises par la tyrannie et la dictature, soulignant que les députés n’ont pas droit à ces dédommagements, comme le stipule la convention-cadre publiée par l’IVD. «Les dédommagements et la réhabilitation sont la moindre des choses pour les victimes. Là on discute d’une caisse vide, et puis 10 Millions de dinars ce n’est rien par rapport aux tortures, viols et autres brimades. Dans tous les cas les dédommagements seront décaissés, qu’on le veuille ou non !», a asséné Zoghlami.

Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a tenté de se dégager de ce bourbier en affirmant qu’aucun montant n’a été fixé pour le moment et que s’il y a consensus sur cette affaire, le gouvernement n’injectera aucun sou dans ce fonds. Là c’est le grand argentier de l’Etat qui s’exprime, un argentier sans argent et qui verrait d’un très bon oeil que ces 10 MDT restent dans ses caisses. Mais c’est sans compter sur le député d’Ennahdha Samir Dilou, Yamina Zoghlami et les autres…

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Les avis des députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont divergé lors de l’examen en plénière tenue, jeudi soir, sur le projet de la loi de finances (PLF) pour l’exercice 2019.

Des députés ont estimé que le PLF 2019 comporte des mesures importantes pour l’impulsion de la croissance et de l’investissement via l’abaissement de l’imposition des sociétés, tout en mettant en garde contre le blocage de la réalisation de certains projets à cause de la bureaucratie.

Ils ont appelé dans ce sens à l’accélération de la numérisation de l’administration, afin de faciliter l’accès à l’information et favoriser la transparence des transactions administratives dans l’objectif d’attirer les investisseurs.

Cependant, des députés ont critiqué les dispositions dudit projet, notamment en ce qui concerne la réduction des taxes douanières à 15% au profit des importateurs des panneaux photovoltaïques, une mesure qui aura des répercussions sur les unités tunisiennes qui fabriquent ce type de panneaux.

Cette mesure contredit l’engagement du gouvernement à booster le produit tunisien et le protéger contre la concurrence, ont-ils avancé, ajoutant que l’autorisation de l’importation causera l’épuisement des réserves en devises.

Pour la députée Samia Abbou, des lobbies cherchant à servir leurs propres intérêts sont à l’origine de cet article.

Le gouvernement a justifié la décision d’abaisser les taxes douanières de 30 à 15% et de la TVA de 19 à 7% par le besoin d’installer 1000 Mégawatts d’énergie photovoltaïque.

Des députés ont salué la disposition visant à augmenter l’impôt sur les sociétés totalement exportatrices de 10 à 13,5%, tandis que d’autres ont exprimé des réserves concernant l’application de cette mesure sur des secteurs en particulier, excluant d’autres.

D’autres députés ont critiqué l’absence de mesures visant la lutte contre l’évasion fiscale et l’intégration du secteur informel dans l’économie formelle.

Et d’ajouter que le projet ne prévoit pas des réformes favorisant le renforcement du pouvoir d’achat du citoyen et la création d’emplois.

Le PLF 2019 constitue le prolongement des mêmes politiques économiques ayant ancré le chômage et la marginalisation, ont-ils fait savoir.

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Le patron de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), l’infatigable Chawki Tabib, s’est égosillé pour que nos chers députés daignent se conformer à la loi sur la déclaration de biens, une loi qu’ils ont eux-mêmes usinée et votée sans se faire prier, faut-il le rappeler. Un paradoxe absolu, mais on n’en est pas à un près au pays du jasmin, alors… Le plus étrange dans cette affaire c’est que même les deux têtes de l’exécutif et celle du législatif – le chef de l’Etat, celui du gouvernement et le président du Parlement – ont longtemps trainé les pieds avant de se rendre chez Tabib, ignorant superbement la valeur pédagogique et le poids de l’exemplarité d’un tel geste. Aux dernières nouvelles le président de la République l’a fait, mais on ne sait toujours rien sur ce qu’a fait – ou n’a pas fait – Youssef Chahed et Mohammed Ennaceur. Mystère total. Alors le président de l’INLUCC a changé de braquet, ou de fusil d’épaule si vous voulez, pour toucher ses cibles. Cap sur les députés, le plus gros bataillon parmi les responsables politiques. Et là on ne lésine pas sur les moyens : Un bureau mobile a été aménagé par l’INLUCC à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), à la disposition de Messieurs/Mesdames les élus, pour permettre à cette population très spéciale de s’acquitter de son devoir. Et, parait-il, ça fonctionne ! Ils sont 97 élus sur 217 à avoir déclaré leurs patrimoines, jusqu’au mercredi 05 décembre 2018, rapporte la TAP. Bon, ne nous emballons pas pour autant, on fera le bilan à la fin de l’opération…

A noter que cette petite ferveur citoyenne au Parlement n’est pas tombée du ciel, il a fallu, tout de même, une journée de sensibilisation, organisée le 27 novembre 2018 par l’INLUCC à l’ARP, durant laquelle Tabib a dû mouiller la chemise. Il a même fait un vibrant discours en pariant notamment sur le fait que les députés allaient être les premiers à se soumettre à la procédure de déclaration patrimoine, dans la mesure où ce sont eux qui ont légiféré sur cette question. Il fallait au moins ça pour corriger une grosse anomalie, sachant que l’INLUCC avait entamé depuis le 16 octobre 2018 la réception des déclarations de patrimoine dans ses locaux à Tunis, et que jusqu’ici les députés ne se bousculent pas pour montrer patte blanche. Idem pour les ministres, que ce soit les fraichement nommés dans le gouvernement Chahed 3 ou les “anciens”. Je vous laisse imaginer les dégâts que ce comportement provoque dans la tête des citoyens lambda, qu’on bassine à longueur de journée avec le sacro-saint respect des lois…

Le problème c’est que d’après l’article 50 de la loi sur la déclaration de patrimoine, la lutte contre le conflit d’intérêt et l’enrichissement illicite dans le secteur public, les personnes concernées ont un délai de deux mois (60 jours) pour déposer leur déclaration auprès de l’INLUCC à compter de la publication des décrets d’application y afférents. Donc puisque cette affaire a commencé le 16 octobre 2018, on boucle le 16 décembre 2018, théoriquement. Et jusqu’à présent moins de la moitié de nos chers députés ont déclaré leurs biens, alors que le délai légal expire dans à peine 10 jours. Il y a les élus mais il y a aussi la flopée de fonctionnaires, journalistes, cadres administratifs, etc., qui n’ont pas encore bougé le petit doigt. C’est un gros souci ! Il y a certes des lacunes dans l’organisation de cette affaire, des failles dans la communication, une histoire de délais trop serrés, que Tabib lui-même a reconnues, mais il y a aussi le fait qu’il faudra sans doute un paquet d’années pour que les citoyens, dont certains ont un tas de choses à cacher, s’évertuent à rentrer dans les rangs…

S.L.

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La flambée des prix des produits de consommation, l’ampleur prise par le commerce parallèle, le record atteint par le déficit de la balance commerciale en raison de la poursuite de la politique des importations ” anarchiques ” ont été les principales problématiques soulevées par les députés lors d’une plénière tenue, mercredi 05 décembre 2018, pour la discussion du projet du budget du ministère du Commerce.
La députée de Nidaa Tounes Samah Bouhawel a évoqué la flambée des prix ayant atteint des seuils insupportables pour les citoyens, qualifiant la situation de “terrorisme économique“, menaçant même la sécurité alimentaire des Tunisiens.

Bouhawel a également attiré l’attention sur l’ampleur prise par le commerce parallèle, appelant le ministère à mettre en place les mécanismes à même de favoriser la réintégration des jeunes actifs dans l’informel, dans l’économie structurée.

Dans ce même ordre d’idée, la députée Mbarka Aouania (Front populaire) a fustigé le fléau du commerce parallèle, ou du ” commerce noir “, qui sévit dans le pays, soutenu par des parties influentes au sein même des partis au pouvoir. “ Lesquelles parties constituent le bras politique du commerce parallèle, ce qui explique la légèreté et le non sérieux dans le traitement de ce fléau “.
Aouania a encore considéré que “ les barons de la contrebande se sont transformés en façonneurs du paysage politique et en acteurs dans la décision économique “. Elle a souligné que ” l’ampleur du commerce noir induit automatiquement une amplification de tous les fléaux qui lui sont liés (trafic de drogue et d’armes, blanchiment d’argent, argent politique sale …), sapant aussi bien l’économie que les valeurs de la société “.

La députée du Front Populaire a plaidé pour la mise en place d’une stratégie claire pour faire face à ce fléau. “ Laquelle stratégie doit s’articuler autour du changement de la monnaie, la prise de mesures d’urgence pour réduire les coûts du passage à l’économie formelle, la mise en place de zones de libre échange au niveau des zones frontalières, la réforme de la fiscalité, la limitation des transactions cash au-delà de 3000 dinars, le durcissement des conditions d’importation pour limiter le déficit commercial “.

Elle a encore appelé à lancer une campagne d’encouragement de la consommation des produits tunisiens et à envisager les mesures à même de stopper l’hémorragie des devises, en arrêtant les importations non nécessaires.

Comment tolérez-vous l’importation des couches pour bébés, des serviettes en papier et de détergents alors que notre production nationale en la matière est plus que suffisante” a-t-elle martelé.
L’élue a également exprimé son étonnement face aux appels lancés par certaines parties pour sauver la livre turque alors que la monnaie nationale ne cesse de se détériorer.

Pour sa part, le député de Machrou Tounes Slah Bargaoui a considéré qu’une stratégie de sortie de crise doit mobiliser l’Etat tout entier, étant donné qu’il s’agit d’une crise à multiples facettes (spéculation, monopole, importation anarchique, commerce parallèle…).

La députée de Nidaa Tounes Asma bou Al Hana a estimé que ” la flambée des prix impacte la capacité des citoyens à se soigner en cas de maladies. Elle est derrière le fléau de l’immigration clandestine et des différentes formes de tensions sociales que connait le pays “.

Elle a ainsi fustigé les pratiques de monopole et la multiplication des entrepôts anarchiques, appelant le ministère à intensifier les contrôles des circuits de distribution et à “ lutter d’une main de fer contre ces pratiques, ayant obligé les citoyens des zones frontalières à faire leurs courses en Algérie “.
De son côté, la députée de la Coalition nationale Héla Omrane a invité les autorités à s’attaquer fermement aux différents lobbys qui influencent la décision économique et qui sont derrière la crise que traverse le pays. Elle a plaidé, dans ce sens, pour une meilleure application de la loi sur la concurrence et les prix, afin de mettre fin au règne de certains lobbys.

Elle a encore, appelé à revoir les accords économiques, en y associant des mesures exceptionnelles visant à protéger le produit et l’industriel tunisiens.

La députée de Nidaa Tounes, Fatma Mseddi, a pour sa part considéré que ” le ministère du Commerce contribue à la destruction de l’économie tunisienne “. Elle a tiré la sonnette d’alarme sur la crise de la filière laitière dont tous les maillons sont dans un état ” d’agonie “, à cause des politiques erronées qui se poursuivent depuis l’ère de la Troïka.

Elle a aussi accusé le ministère d’être derrière le faible approvisionnement du marché en huile subventionnée, à travers sa politique de quotas entachée de complaisance et de corruption.
Notons que le budget du ministère budget du ministère du Commerce au titre de 2019 a connu une augmentation de 17,5% par rapport à 2018.

Ce budget, qui s’élève à 1951,537 millions de dinars (contre 1660,762 MD en 2018), est réparti entre les dépenses de gestion (1926,037 MD, en évolution de 17,1%), les dépenses de développement (25 MD, en évolution de 56,3%) et les fonds du trésor (0,500 MD en stagnation par rapport à 2018).

TAP

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Selon une liste détaillée, publiée par l’Observatoire Bawsala, et alors qu’il ne restait que deux semaines, seuls 45 députés ont fait déclaration détaillée de leurs biens auprès de la haute instance de lutte contre la corruption (Voir la liste nominative détaillée). Sur la liste des non-encore déclarés, on retrouve pêle-mêle des noms comme celui de Mohamed Ennaceur, qui est le président de toute l’ARP où siègent ces députés aux frais du contribuable. On retrouve aussi les hommes d’affaires Moncef Sallami et Ridha Charfeddine et Abderraouf El May. Mais aussi l’avocate Bochra Belhaj Hmida, les Députés Nahdhaousi Noureddine Bhiri et Mehrzia Laabidi ou encore celle du Courant démocrate Samia Abbou. Tous ont pourtant voté la loi sur la déclaration des biens et l’ont même élargie pour qu’elle englobe des milliers de personne. Manifestement, tous attendent encore pour appliquer la loi à eux-mêmes et donner l’exemple aux autres !

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” Trente députés ont jusque-là déclaré leur patrimoine et leurs intérêts “, a révélé mardi le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib.
” On s’est attendu à ce que les députés soient les premiers à se soumettre à cette procédure”, a-t-il lancé en marge d’une journée de sensibilisation à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
” Ce sont eux qui ont légiféré sur cette question “, a-t-il tenu à rappeler en marge de cette journée destinée à mieux expliquer aux députés et aux cadres du Parlement la procédure de déclaration de patrimoine et d’intérêts.
” Le corps des juges est la catégorie la plus soucieuse à déclarer ses biens “, a-t-il encore souligné.
” Sur un total de 2200 juges, 300 ont déclaré leur patrimoine, soit plus de 10% de ce corps “, a-t-il ajouté.
” Le nombre des journalistes à déclarer leur patrimoine était très réduit “, a encore dévoilé Tabib.
” Le texte de loi au sujet de cette catégorie n’était pas clair, dans la mesure où il s’adresse à tous ceux qui s’adonnent à une activité journalistique ou médiatique “, a-t-il indiqué.
A ce propos, l’Instance va organiser deux journées d’étude avec la participation de législateurs, de magistrats administratifs et de la Cour des comptes, et des représentants de la présidence du gouvernement pour émettre les textes d’application et les décrets inhérents à ce sujet.
Selon Chawki Tabib, ” les gens n’étaient pas préparés à l’entrée en vigueur rapidement de la loi sur la déclaration de patrimoine et d’intérêts et la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêts “.
” Les choses sont allées très vite, ce qui explique le peu d’engouement des personnes soumises à l’obligation de déclaration de biens, a-t-il ajouté.
” De surcroit, le formulaire de la déclaration de patrimoine et d’intérêts était relativement long (19 pages), ce qui explique aussi cette réticence “, a-t-il poursuivi.
L’INLUCC n’hésite pas à appliquer la loi. Dans un premier temps, elle va alerter les contrevenants, avant de passer dans un deuxième temps au prélèvement sur salaire et sur prime. Quant aux procédures pénales, elles relèvent des compétences de la justice, a averti Tabib.

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Bien que quelques mois les séparent des élections législatives et présidentielles, lesquelles à priori se tiendront en 2019 et signifient la fin de leurs mandats à l’ARP, nos chers élus multiplient les demandes et revendiquent plein de choses qui sont à leurs yeux plus que légitimes. Justement! Ce sont presque les demandes de tous les jours et de tous les Tunisiens, la différence est que le citoyen lambda le fait dans la rue alors que les élus le font sous la coupole de l’ARP. A vrai dire, les demandes sont principalement financières : augmentation de salaires, augmentation de la prime parlementaire, augmentation de la prime de voyage, paiement des heures supplémentaires et la liste est encore longue. Mis à part l’argent, les députés n’ont pas manqué de revendiquer l’indépendance financière et administrative de l’ARP, une télévision parlementaire et un bureau pour chaque député, des demandes qui devraient être satisfaites dans les plus brefs délais, comme promis par le président de l’ARP afin que les députés puissent poursuivre convenablement les missions qui leur ont été confiées.

Lors d’une séance plénière qui s’est tenue à l’ARP et portant sur l’examen des budgets des trois présidences dont celui du Parlement, le député et président de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, Zouhair Rejbi, a appelé à l’augmentation de la prime parlementaire et le paiement des heures supplémentaires. Le motif : certains députés passent entre 17 et 18 heures à l’ARP pour discuter de certains projets de loi au sein des commissions, argue-t-il.

Outre l’augmentation de la prime parlementaire et les heures supplémentaires, le député a appelé à doter les élus de bureaux au sein de l’ARP, faisant remarquer qu’ils accueillent leurs invités et discutent avec eux dans les couloirs de l’Assemblée.

Quant à elle, la députée du bloc national Leila Hamrouni a réclamé la création d’une mutuelle pour les élus, les agents et les cadres de l’ARP, à l’instar des autres institutions de l’Etat. “C’est une demande légitime (…) C’est notre droit (…) les députés ont besoin de cette mutuelle pour résoudre certains problèmes“, a-t-elle expliqué.

Elle a par ailleurs dénoncé les campagnes de dénigrement déclenchées à l’encontre des élus à chaque fois qu’ils formulent une demande financière : “Celui qui touche aux députés, touche à l’ARP, voire à une institution législative et in fine à la démocratie“.

Elle a fait savoir qu’elle espère voir l’ARP disposer de médias internes, chargés de défendre les députés et de montrer la réalité des choses, soulignant qu’une TV parlementaire qui rapportera le travail des commissions ne coûtera pas beaucoup.

Pour sa part,  le député de l’Union patriotique libre (UPL) Tarek Ftiti a appelé à transformer “Al Wataniya 2” en TV parlementaire, au motif que la 2ème chaine publique n’a pas de programmes intéressants, selon ses dires. L’objectif n’est pas de soigner l’image des députés, mais plutôt de montrer la réalité et de donner aux députés la possibilité de corriger les fausses informations, citant les bruits sur le prélèvement de 4 dinars des salaires des députés absents, un dossier très mal géré par les médias, d’après Ftiti.

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Le député de l’Union patriotique libre (UPL) Tarek Ftiti a appelé, lors de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP dans le cadre de l’examen du budget du Parlement, à transformer “Al Wataniya 2” en TV parlementaire, au motif que la 2ème chaine publique n’a pas de programmes intéressants, selon ses dires. L’objectif n’est pas de soigner l’image des députés, mais plutôt de montrer la réalité et de donner aux députés la possibilité de corriger les fausses informations, citant les bruits sur le prélèvement de 4 dinars des salaires des députés absents, un dossier très mal géré par les médias, d’après Ftiti.

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Une rencontre a eu lieu aujourd’hui 22 novembre 2018 entre les membres du bureau exécutif de l’UTICA en présence du président de la centrale patronale, Samir Majoul et des députés relevant de la Coalition nationale au sein de l’Assemblée des représentants du peuple.

Cette rencontre a porté sur le projet de la loi de finances et du Budget de l’année 2019. Majoul a, dans ce contexte, présenté aux députés les principaux constats sur le projet en question ainsi qu’une batterie de propositions afin de redynamiser l’économie et renforcer les investissements.

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Le secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi, a cette fois changé de braquet et oublié, pour un court instant, le gouvernement pour s’en prendre aux élus de la nation. Lors de son allocution à la place du Bardo, point d’orgue de la grève générale de la fonction publique décrétée par la centrale syndicale, Taboubi a déclaré que “les députés ont affamé le population tunisienne et l’ont anéantie».
Il a ajouté : les citoyens “sont maintenant déprimés et désespérés à cause de vous», rapporte Shems FM ce jeudi 22 novembre 2018.
Enfin il a conclu avec un tonitruant “le peuple ne laissera pas passer les décisions douloureuses qu’on lui impose”.

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Toutes les lois passent en leurs mains, pourtant ils sont loin d’être exemplaires, à en croire cette terrible révélation de Chawki Tabib, président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC). Il a affirmé ce jeudi 15 novembre 2018, sur Mosaïque FM, que depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le patrimoine, il y a un mois, seuls 10 députés, sur 217, ont éclairé ses lanternes sur leurs biens.
Idem pour les ministres, qui ne se bousculent pas non plus pour montrer patte blanche? Tabib a indiqué que seuls 4 d’entre eux, de l’ancien et du nouveau gouvernement,  ont bien voulu se rendre dans les locaux de l’INLUCC pour déclarer leurs biens. Il ne s’arrête pas là, il donne des noms! Abderraouf Cherif, désigné à la Santé lors du dernier remaniement et Fadhel Mahfoudh, en charge des relations avec les Institutions constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, ont rempli leurs devoirs quelques heures à peine après avoir prêté serment au palais de Carthage. Quant aux autres – le président de la République, le chef du gouvernement, le président de l’ARP, etc. -, et bien Tabib les attend toujours…

Si les artisans et promoteurs des lois ne s’empressent pas de montrer l’exemple, qu’est-on en droit d’attendre des citoyens lambda?

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La loi des séries, dont Nidaa Tounes se serait bien passé. Les élus Taher Fdhaiel, Belgacem Dkhili et Jihene Aouichi ont quitté le navire ce mardi 13 novembre 2018 rapporte Mosaïque FM, s’ajoutant à la longue liste des députés qui ont démissionné du bloc parlementaire ces derniers mois…

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La majorité des députés ont dénoncé vendredi l’absence du ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, de la séance consacrée à son audition, faisant part de leur refus des excuses du ministre, représenté par son Secrétaire d’Etat, Sabri Bachtobji.
Les députés Fayçal Tebbini, Yassine Ayari et Salem Labiyadh ont manifesté leur refus quant aux prétextes avancés par le Secrétaire d’Etat pour justifier l’absence de Jhinaoui.
Dans son intervention, Tebbini a évoqué l’accord conclu le 15 mai 2015 entre le gouvernement tunisien représenté par le Ministère des Affaires étrangères et le gouvernement américain et qui stipule l’octroi d’une parcelle de terre tunisienne sur laquelle est bâtie l’école tuniso-américaine, comme indemnité estimée par les Américains suite aux dégâts causés par l’assaut de manifestants contre ladite école et le siège de l’ambassade US à Tunis en 2012.
En réponse à l’interrogation de Tebbini, Bachtobji a précisé que le ministère a trouvé un accord avec la partie américaine pour régler ce litige à l’amiable en accordant une fois pour toutes la propriété de ce terrain aux Américains.

De son côté, le député Yassine Ayari a interpellé Bachtobji sur le refus de l’ambassadeur de Tunisie à Berlin de le recevoir par crainte d’évoquer “un dossier de corruption compromettant pour l’ambassade“.
Selon le député Ayari, l’ambassadeur en question a été nommé en raison de son allégeance au mouvement Nidaa Tounes, ainsi qu’à la personne de Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif de Nidaa Tounes et de l’un de ses dirigeants en Allemagne, Raouf Khammassi.
Abordant ce point, Bachtobji s’est contenté de rappeler les directives du ministère des Affaires étrangères destinées à faciliter le travail des députés, réfutant que les nominations des ambassadeurs se fassent sur des critères d’appartenance partisane.

Salem Labyadh a quant à lui demandé au ministère des Affaires étrangères de faire toute la lumière sur les jeunes tunisiens disparus en Italie depuis 2015.
Labyadh a précisé à ce propos qu’il a présenté une liste de noms au ministère concerné pour avoir des informations sur leur sort, laquelle est restée lettre morte.
Il a également appelé le ministère à reprendre le contact avec ces jeunes et à s’enquérir de leur situation. “Le gouvernement tunisien n’a aucune politique pour sauver ses concitoyens incarcérés dans des prisons italiennes” a-t-il déploré.
Le Secrétaire d’Etat a indiqué en réponse à l’interrogation de Salem Labyadh que la détermination du sort des migrants tunisiens qui seraient morts noyés est “une tâche extrêmement compliquée et difficile”.
Les migrants, a-t-il expliqué, choisissent intentionnellement de ne pas prendre leurs pièces d’identité quand ils traversent clandestinement les frontières maritimes. “Une fois les côtes italiennes atteintes, ils présentent de fausses identités pour éviter l’expulsion”, a-t-il ajouté.

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La commission de législation a entamé ce jeudi 1er novembre 2018 l’examen de certains articles de la loi portant sur l’amendement et le parachèvement de la loi organique n°26 de 2015 concernant la lutte contre le terrorisme et l’élimination du blanchiment d’argent, rapporte Mosaïque fm.

Malgré l’importance du projet de loi, la majorité des membres de la commission se sont absentés, 6 députés seulement ont assisté à la réunion. Il s’agit de Karim Helali, Nacer Jebira, Nadhir Ben Ammou, Samia Abou, Soulef Cossentini et Ramzi ben Fraj.

Les 11 députés absents sont : Mounir Hamdi, Zeineb Brahmi, Fathy Ayadi, Hager Aroussi, Mohamed Mohsen Soudani, Noureddine Bhiri, Ibtissem Jebabli, Sabrine Goubantini, Kamel Dhaouedi, Olfa Jouini et Mourad Hmaydi.

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L’Assemblée des représentants du peuple a décidé d’organiser une séance plénière, lundi 29 octobre 2018, consacrée à l’audition du ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati.

Le ministre de l’Intérieur devrait répondre aux questions des députés qui vont porter sur plusieurs sujets dont la récente affaire de Cité Essijoumi où un jeune a été tué par les balles de la douane.

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