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C’est un fait : La Chine s’intéresse de plus en plus à la Tunisie, une bonne nouvelle quand on sait ce que Pékin est capable de faire pour prendre toute sa place sur le continent africain, dont d’ailleurs il est devenu en un temps record le 1er investisseur étranger. La Chine a un appétit pour la Tunisie, et pas que dans l’industrie automobile ou ses “souks” qu’elle a inondés de ses produits, parfois accusés du pire (dangereux pour la santé, de qualité médiocre, responsables en partie de la descente aux enfers de la balance commerciale, quoique en meilleure forme ces derniers mois, etc.). Mais les touristes chinois, la Tunisie en veut, et même en redemande. Ça tombe bien : Les Chinois le lui rendent bien, et même en raffolent. Ils seront beaucoup plus nombreux si les Tunisiens font ce qu’il faut pour rendre leurs villes plus propres et pour diversifier leur offre touristique. Il y a du boulot, mais c’est jouable. Une partie de la réponse se trouve dans les prochaines municipales, le 06 mais 2018, avec les nouvelles équipes qui seront installées…

Les Chinois s’enthousiasment !

La Tunisie… le ciel bleu et l’air frais …, le désert, la mer, la forêt et les villes historiques … “, s’est exprimée, très enthousiaste, la journaliste Yashin du quotidien “du peuple“, paraissant en anglais, quand elle a su que son interlocutrice est Tunisienne. Elle a ainsi résumé en peu de mots tous les facteurs qui l’incitent à visiter la Tunisie, à la première occasion, accompagnée de son ami, d’autant plus que plusieurs de ses connaissances lui ont conseillé de choisir cette destination qu’ils ont découverte pendant les vacances du printemps chinois (janvier-février).

Ran Lee, professeure de piano à Pékin qui a passé 10 jours en Tunisie avec sa mère pendant les vacances de printemps, s’est dite “très surprise de l’esprit ouvert des Tunisiens et de leur vie moderne dans les différentes régions qu’elle a visitées, allant du Nord jusqu’au Sud du pays“.
Elle a noté que la langue n’a pas été un obstacle dans ses relations avec les Tunisiens, se remémorant qu’elle a été accueillie chaleureusement par les citoyens qui n’ont pas hésité à prendre des photos avec le groupe chinois.

Et de qualifier sa première visite en Tunisie de “voyage merveilleux “, d’autant plus que la nature de la Tunisie est variée et les touristes peuvent se promener dans les forêts pour profiter de la beauté de la nature au Nord et des belles plages de la Méditerranée, ainsi que des programmes d’animation dans le désert.
La Tunisie est un très beau pays, j’ai passé des jours inoubliables avec ma mère et j’envisage sérieusement de revenir le plus tôt possible durant l’été“, a-t-elle dit.

Selon Taoo Qingyuan, ingénieure retraitée qui a visité également la Tunisie, au cours du mois de février, la chose la “plus belle” qui a attiré son attention lors de son voyage en Tunisie sont les monuments historiques et le patrimoine, véritable témoignage des civilisations que le pays a connues, soulignant que les Chinois sont l’un des peuples les plus intéressés par l’histoire et le tourisme culturel.
Elle a poursuivi, dans une déclaration à l’agence TAP, qu’elle a profité de la vue du ciel bleu dont elle est privée à Pékin, à cause de la pollution dont souffre la capitale chinoise. Elle a également mis l’accent sur la beauté de l’architecture tunisienne et le développement urbain des différentes villes ainsi que leur propreté, disant qu’”elle a passé d’agréables journées avec le peuple tunisien qui est très ouvert sur les différentes religions et cultures“.

Une manne de 130 millions de touristes

Le marché chinois figure parmi l’un des plus grands marchés touristiques du monde dans un pays qui compte plus d’un milliard et 400 millions d’habitants. Le nombre de touristes chinois a augmenté, au cours des cinq dernières années, passant de 83 millions à plus de 130 millions, ce qui est un indicateur de l’évolution du niveau de vie des Chinois, bien classés au niveau des dépenses et les plus attirés dans le monde par le tourisme culturel.
Pour la Tunisie, le marché chinois a enregistré une hausse de 160% avec l’arrivée en 2017 de 8000 touristes chinois contre environ 7000 visiteurs, en 2016. Ces indicateurs sont considérés faibles par rapport au marché du tourisme chinois lequel est estimé à plus de 130 millions touristes.
Selon les prévisions, le nombre de touristes chinois qui se rendront en Tunisie devrait atteindre 50 000 à l’horizon 2020.

Il est à noter qu’en vue de renforcer les échanges touristiques entre la Tunisie et la Chine et de mieux promouvoir la Tunisie comme une nouvelle destination pour les chinois, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et la société du tourisme des jeunes chinois ont signé, le 30 janvier 2018, à Pékin, un accord de coopération stratégique, en présence de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi.

De même, la Tunisie a accueilli, le 20 février 2018, le premier vol touristique en provenance de la Chine, avec à son bord plus de 200 touristes chinois, une opération organisée suite à une série de rencontres tenues entre la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, les responsables de l’Instance nationale chinoise du tourisme et un certain nombre de tours opérateurs.

Dans ce contexte, l’Ambassadeur de la Tunisie à Pékin, Dhia Khaled, a indiqué, dans une déclaration aux médias en marge de la participation tunisienne à la 14ème édition du Salon international du tourisme et des voyages de la Chine (16 au 18 avril 2018), à Pékin, que la demande des touristes chinois pour effectuer des visites en Tunisie a connu une forte hausse, notamment après l’exemption de visa d’entrée pour les citoyens chinois.

Cette décision a permis d’accroître le nombre des touristes chinois avec une hausse de 60% au cours du premier trimestre de 2018,

Depuis l’année 2017, les touristes de nationalité chinoise ont été exonérés de visa d’entrée sur le territoire tunisien à condition d’être muni d’un billet aller-retour et d’une réservation dans un hôtel valable pour une durée de 90 jours, l’objectif étant d’attirer davantage les touristes chinois vers la destination tunisienne.

Par ailleurs, l’Ambassadeur de Tunisie à Pékin a précisé que la Tunisie est en train d’élaborer de nouvelles mesures pour promouvoir davantage le secteur touristique, affirmant que le marché chinois est un marché porteur.

La Tunisie, a-t-il dit, œuvre à diversifier le produit touristique en fonction des exigences du marché chinois, sachant que le touriste chinois est connu pour son engouement en faveur du tourisme culturel.

TAP

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L’économie du Nigéria a depuis des décennies été basée sur le pétrole. Aujourd’hui, le gouvernement tourne la page de l’or noir et s’ouvre sur la diversification de son économie.

Six secteurs sont prioritaires dans le plan de cette relance économique : l’agriculture, l’industrie manufacturière, les minéraux solides, notamment le fer, l’or et le charbon.

Tonye Cole, co-fondateur et directeur exécutif de Sahara Group, a indiqué lors du panel sur la nouvelle économie Nigériane qu’il y a 3 éléments majeurs pour la réussite de la diversification. «Il faut libérer les potentiels, libérer la diaspora, permettre la libre circulation des idées. Le Nigéria devrait permettre à ses Etats d’être autonomes. Nous avons une population croissante jeune avec d’énormes talents mais qui s’exportent. Ils doivent revenir et investir dans le pays»,a-t-il relevé.

Le Gouverneur de Bayelsa, Sériake Henry Dickson, a partagé sa politique d’intégration des jeunes dans l’agriculture qui est selon lui le meilleur secteur pourvoyeur d’emploi. «Nous avons formé nos populations à l’aquaculture, créé un parc éco-industriel, mis en place une agence pour l’investissement, facilité l’acquisition des titres fonciers. Les autorités fédérales ont apporté leur soutien de sorte qu’actuellement notre Etat n’a rien à envier à Abuja et Lagos», a-t-il souligné.

Le Nigéria va continuer d’investir dans l’hydrocarbure mais en mettant l’accent sur le raffinage et la production du gaz et de l’électricité.

«La diversification de l’économie passe également par l’amélioration des prestations de l’administration, la lutte contre la corruption et la faim. Le gouvernement a aussi lancé un processus d’industrialisation du Nigéria dans lequel il encourage l’implication du secteur privé afin de réduire le poids du pétrole dans le PIB», a annoncé Yewande Sadiku, directrice générale d’Investment Promotion Commission.

Le Nigéria devrait réaliser un taux de croissance de 3,5% cette année et réduire son niveau d’inflation de 12,5% contre 15% en 2017. Une performance qui consoliderait la première économie de la CEDEAO qui pèse environ 75% dans le PIB.

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Le Consensus de Douala, un appel à l’action lancé en septembre 2017 pour la diversification et l’industrialisation rapides des économies des pays d’Afrique Centrale par les experts de la CEA et un panel constitué de plus de cent planificateurs de haut-niveau ainsi que d’autres acteurs de la sous-région produit déjà des retombées.

Les participants de la 33eme session tenue à Douala du Comité intergouvernemental d’experts (CIE), organe chargé du contrôle de la contribution de la CEA aux initiatives de développement durable en Afrique centrale qui avait procédé à la préparation dudit Consensus auront le sourire aux lèvres à l’idée que les États membres commencent à prendre des mesures en rapport avec l’appel. Ceci fait suite à un échange récent entre le Gouvernement du Cameroun et les représentants du secteur privé national sur « la diversification de l’économie et la transformation locale des produits » tenu à Douala, ville qui avait émis l’appel il y a de cela 5 moins uniquement.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous de la CEA avons suivi les travaux entre le Ministre camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) et un groupe d’entreprises locales. Ces travaux étaient presqu’en parfaite synchronie avec le langage du Consensus de Douala et une séance de réflexion récente sur l’opérationnalisation du Consensus dans laquelle les plus proches collaborateurs du Ministre Louis Paul Motaze ont joué un rôle de premier plan », a déclaré M. Antonio Pedro, Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale sis à Yaoundé.

« Le Consensus de Douala appelait principalement les Gouvernements et le secteur privé à accélérer la diversification, surtout à travers l’industrialisation des économies d’Afrique Centrale qui ont subi les affres des chocs externes en raison de l’effondrement des prix des matières premières sur le marché mondial. Le Consensus a relevé l’importance de prioriser la politique industrielle dans les visions et stratégies de développement national tout en assurant la mise en cohérence avec le reste des politiques sectorielles et macroéconomiques et sectorielles, notamment les politiques commerciales, et à organiser « des réunions régionales de haut-niveau entre les États membres et les acteurs du secteur privé ».

« Ces messages sont en droite ligne avec les mesures prises par les États membres d’Afrique Centrale, en particulier le Cameroun en vue de la diversification de leurs économies et de l’accélération du rythme de l’industrialisation dans la sous-régions. Nous enregistrons déjà des résultats encourageants », a indiqué M. Pedro.

« En fait, lors de la séance de réflexion sur les Voies de la diversification en Afrique Centrale que nous avons organisée récemment à Yaoundé, notamment sur l’opérationnalisation du Consensus de Douala, unconsensuss’est dégagé sur la nécessité pour les pays de la sous-région de réaliser des progrès rapides vers la diversification horizontale et verticale de leurs économies et d’ajuster leurs politiques en conséquence », M. Pedro a-t-il ajouté.

La diversification horizontale des économies d’Afrique Centrale implique la multiplication des domaines de production économique, rompre avec l’exploitation du pétrole et des minerais uniquement (tel que c’est le cas dans certains pays) et migrer vers d’autres domaines tel que l’agro-industrie et l’économie du savoir, par exemple. La diversification verticale des économies d’Afrique Centrale impliquera par contre le renforcement des capacités de production dans un secteur donné et le développement d’une chaine de valeurs complète dudit secteur à telle enseigne qu’une nation productrice comme le Gabon ne se concentre pas uniquement sur la « première  transformation» des grumes (sciage et rabotage), mais migre plutôt de manière séquentielle vers « la deuxième transformation » (production des contreplaqués de haute qualité) et vers la « troisième transformation » (production des portes, des meubles, des planchers de qualité, etc.)-pour générer plus d’emplois, réduire la vulnérabilité aux fluctuations des cours des matières premières, explorer les meilleurs termes de l’échange et générer plus de recettes pour une telle économie.

« Le Cameroun a adhéré au programme « Made in Central Africa » qui est au cœur du Consensus de Douala. Nous saluons de ce fait le lancement récemment, à Douala par le Premier Ministre Philemon Yang, d’une usine biochimique et pharmaceutique qui produira un milliard d’unités de médicaments par an au plan local. Nous attendons avec impatience de tels exemples en Afrique Centrale pour stimuler le commerce intra-régional et renforcer la résilience des économies locales. L’adoption de la ZLEC rendra cette perspective plus évidente », le Directeur du Bureau de la CEA pour l’Afrique Centrale a-t-il poursuivi.

Il a conclu que « ces événements sont une bonne nouvelle pour nous et nous sommes plus déterminés que jamais à suivre les approches pragmatiques vers la diversification en Afrique Centrale, qui comme nous l’avons convenu récemment, requiert la mobilisation du leadership pour l’action, le renforcement des capacités cognitives et du capital humain, l’expansion de l’infrastructure, l’amélioration du climat des affaires, la promotion du développement du secteur privé ainsi que l’innovation des financements et l’établissement des partenariats pour le développement ».

 En conséquence, la CEA continuera de travailler véritablement avec ses partenaires dans l’optique d’opérationnaliser davantage le Consensus de Douala.

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Jean François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a débarqué en Algérie le 12 mars 2017, à la tête d’une délégation, pour ausculter l’économie du pays, n’a pas perdu de temps ! Il a déjà commencé à distribuer les bons et les mauvais points…

D’abord les trains à l’heure. Dauphin a déclaré que l’économie algérienne, qui dépend fortement des recettes du pétrole, s’en tire plutôt bien. Il a affirmé qu’elle a su «résister au contre-choc pétrolier”, rapporte l’Agence Ecofin. Par ailleurs il a noté chez les autorités algériennes «une vraie volonté de s’engager dans la voie [des] réformes [économiques] pour permettre une croissance pérenne qui soit la plus inclusive possible et qui permettra de donner du travail aux jeunes sans que cela ne soit soumis aux aléas de la conjoncture pétrolière». Ça c’est pour les bons points. Les mauvais maintenant…

Selon lui cette dynamique ne suffira pas à dissiper la menace que représente un chômage des jeunes trop massif. Il a invité les autorités à aller plus loin dans la diversification de l’économie, trop centrée sur les hydrocarbures et à propulser des secteurs générateurs d’emplois à l’abri des fluctuations des cours du brut…

Pourtant en septembre 2016, l’Office national des statistiques (ONS) avait estimé à 10,5%, le taux de chômage en Algérie, en recul en comparaison avec les 11,2% de 2015. Mais cette petite embellie, d’après le FMI, devrait être freinée par une hausse du PIB qui ne serait que de 2,9% en 2017, contre 3,6% en 2016….

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La ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikh Rouhou, a déclaré que la Steg a entamé la réflexion sur la possibilité de s’approvisionner en gaz naturel liquéfié La ministre a dans ce cadre signalé que l’objectif recherché est de diversifier les ressources en gaz naturel. « La Steg devrait étudier les dimensions et les options de l’infrastructure qui seraient efficaces en termes de cout d’investissement afin d’atteindre cet objectif et diversifier nos ressources d’approvisionnement », a précisé la ministre lors d’un petit déjeuner-débat organisé ce jeudi 24 novembre par la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique sur « La stratégie énergétique de Tunisie 2020 ».

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