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A chaque jour qui passe, on comprend un petit peu mieux ce qui se passe à l’UGTT et à la fronde de Lassaad Yaacoubi. Il y a déjà sa revanche sur l’UGTT qui ne l’a pas accepté au BE du 23ème congrès. Il y a ensuite le fait qu’il prépare déjà, par cette fronde qui le met aux devants de la scène politique et sous le feu de la rampe médiatique, son retour parmi les 9 membres de l’actuel BE de l’UGTT… pour le prochain congrès dans quelques années. Et il y a enfin, comme l’indique une source syndicale qui a requis l’anonymat à Africanmanager, le fait qu’il soit un très proche du Mouvement du peuple (حركة الشعب) et de la mouvance de l’ancien ministre de l’Education Salem Labiadh au cours du court mandat duquel Yaacoubi n’a fait aucune grève, pour les reprendre de plus belle sous Neji Jalloul, jusqu’à avoir sa tête. Il reprend son activité de meneur de grèves avec l’arrivée au ministère de l’Education de Hatem Ben Salem, en profitant d’un processus de contestation qui avait débuté dès décembre 2017, en protestation contre la Loi de Finances 2018.

Selon notre source syndicale, «il [Ndlr : Lassaad Yaacoubi] est allé trop loin et Noureddine n’aimerait pas se mouiller encore plus avec lui, car il risquerait, s’il obtenait gain de cause, de soulever d’autres secteurs, comme notamment l’enseignement primaire et les universitaires». Notre source estime que «la direction qui a remplacé Mastouri Gammoudi est plus responsable. Mais harangués par les bases de Lassaad Yaacoubi et leur propre base, ils risqueraient de faire de la contestation et de l’escalade dans les grèves une méthode de travail».

Notre source rappelle que l’UGTT s’est démarqué de Lassaad, par le communiqué de la dernière Commission Administrative à Hammamet en avril 2018, estimant que «la pique ou la piqure administrée par la CA de l’UGTT est in fine une bonne chose», en parlant de l’appel au retour aux cours et à livrer les notes des élèves.

  • Une rupture Yaacoubi-Taboubi qui fera concession

«Une résistance anti-Yaacoubi commencerait à se former au sein même de l’UGTT», nous indique notre source, qui ajoute que «ce qui a élargi la rupture avec l’UGTT a été l’organisation d’une Commission administrative sectorielle et des décisions qui contredisent celles de la CA nationale, laquelle est l’instance suprême de l’UGTT, ce qui est une erreur grave selon le règlement interne de l’UGTT», indique notre source. En procédant ainsi, le SG de la Fédération de l’enseignement secondaire remettait en cause la suprématie de la CA nationale et frappe de plein fouet le principe de centrale syndicale. «Il rend, par la même occasion, illégale la CA sectorielle», explique notre source syndicale ayant requis l’anonymat. Mobilisant ainsi contre lui la CA nationale et ses supérieurs de l’UGTT, les élèves, les parents d’élèves et même ses pairs (Vidéo de Yaacoubi dégagé de la Place Med Ali, siège de l’UGTT), Lassaad Yaacoubi pourrait être lui-même contraint à changer son fusil d’épaule et revenir, avec moins de conditions, à la table des négociations, selon les observateurs de la scène syndicale.

Possibilité d’un accord, d’ici la fin de la semaine, qui pourrait être porté par Noureddine Taboubi. Selon nos sources syndicales, l’accord ne serait pas de nature financière, dans le sens où le ministère de l’Education ne donnerait pas à Yaacoubi ce qu’il demande en augmentation salariale, mais peut-être en accédant à deux de ses revendications, comme la pénibilité du métier et la retraite anticipée à 55 ans, et Yaacoubi pourrait accepter de monter à 57 ans ou même 58 ans au lieu des 60 ans actuels. La seconde revendication, à laquelle pourrait céder le ministre de l’Education nationale, pourrait être l’augmentation de certaines primes spécifiques qui n’impacteraient pas la masse salariale, comme l’exigent les bailleurs de fonds, telle que celle de la rentrée scolaire.

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On avait cru que leur problème était Néji Jalloul. Il est parti, servi aux syndicats sur un plateau par un Youssef Chahed qui a la gâchette facile, les ennuis de l’Education nationale eux sont restés. On a même atteint un point culminant avec la prise en otage, et je pèse mes mots, des notes des élèves. Un fait sans précédent dans l’histoire, très tourmentée ces dernières années, de ce pays. Et c’est sans aucun doute une spécificité tunisienne, une de plus, qu’il est impossible de voir ailleurs dans le monde, surtout sa durée… une éternité ! Mais les enseignants sont loin d’être les seuls à dicter leur loi dans une Tunisie qui a perdu la boussole depuis que l’autorité de l’Etat s’est auto-dissoute. La STAM fait aussi sa loi au Port de Radès, avec les dégâts pour l’économie que l’on sait et que vient de dénoncer avec véhémence le Conseil des Chambres Mixtes, après la CONECT et la FTTH. Les chauffeurs de taxis, louagistes et autres transporteurs dictent aussi le tempo, et honneur suprême : Leurs problèmes se règlent à la présidence de la République, alors qu’il y a toute la hiérarchie pour cela, ou à la limite le secrétaire d’Etat au Transport, le ministre, voire le chef du gouvernement si tout cela ne suffisait pas. Mais jusqu’au chef de l’Etat, tout de même !

Mais tout va bien, tout ce beau monde est à l’abri de représailles, ou même d’un simple rappel à la loi ; l’UGTT, la toute puissante centrale syndicale, laquelle a reçu, il faut le rappeler, le prix Nobel de la paix pour services rendus à la nation, veille à ce que tous les criminels économiques vaquent tranquillement à leurs occupations. Mais que voulez-vous qu’il se passe d’autre ? Même le ministre de l’Education a esquivé quand on l’a invité dans la vénérable Assemblée nationale pour causer de la crise dans l’enseignement secondaire. Il avait mieux à faire ailleurs, parait-il du côté du palais de la Kasbah. L’avenir de nos enfants, celui du pays, le vrai, peut attendre. Noureddine Taboubi, Lassaad Yacoubi et compagnie avaient eux aussi mieux à faire ailleurs que de discutailler au Parlement. Eux, à la limite, on peut s’en passer, mais que le ministre se comporte de la sorte, ça dépasse l’entendement.

Un vieux serpent de mer

Les maux de l’école de la République ne datent pas d’aujourd’hui, mais leur plus grand symptôme est sans aucun doute la montée en puissance des établissements privés, où d’ailleurs pratiquement toute notre élite – politique et économique – a planqué ses enfants, ce qui explique peut-être son peu d’empressement à solutionner les problèmes de l’école publique. En fait, elle s’en moque. Du moins c’est ce qu’elle nous montre. Quant aux profs, cette privatisation de l’enseignement ne les gêne nullement (celle des entreprises publiques pose problème, mais pas l’éducation), ça leur fait même des classes moins chargées, moins d’heures de boulot, et ça leur fait surtout une planque dorée quand ils auront arraché la retraite à 55 ans. Une retraite pleine à 55 ans et une seconde carrière à un âge pas si avancé que ça, au lieu de se farcir du bénévolat dans les associations et aider là où l’Etat ne peut pas le faire, comme en Occident et ailleurs, que demande le peuple ?

L’Education nationale se coltine les anomalies depuis un bail. Néji Jalloul avait jeté un pavé dans la mare en assénant que son budget, le plus gros de tous les ministères, sert essentiellement à payer des salaires, à hauteur de 97%, des salaires que les enseignants veulent encore plus gros, alors que des miettes vont aux autres postes de dépense (activités sportives, clubs de dessin, peinture, musique…), pourtant déterminants pour l’équilibre de nos enfants et in fine leur réussite. Mais ça n’a l’air de gêner personne. Les autorités se complaisent dans la descente aux enfers du niveau général des élèves tunisiens, que démontrent tous les classements internationaux. Mais ça aussi n’empêche personne de roupiller la nuit, dans un pays où, paradoxalement, les écoles privées poussent comme des champignons, avec des agréments qui sont délivrés à la vitesse de la lumière (de la corruption dans l’air ?). Des écoles privées où il est impossible de s’assurer à 100% du niveau des enseignants, piochés très souvent dans la famille, les relations, le voisinage, avec des diplômes et des critères de sélection dont personne ne peut garantir la régularité. Mais ça aussi ne remue personne. Les parents s’endettent même parfois pour mettre leurs gosses à l’abri, au chaud, dans le privé, croient-ils. Ils s’en vantent même dans les réunions familiales, les diners entre potes, les brins de causette au bureau. Le “rikh tounsi” (la frime, la fanfaronnade), c’est aussi, hélas, une réalité…

Dans n’importe quel pays qui se respecte, le chef du gouvernement serait tout de suite monté au front pour déminer le terrain. Mais Youssef Chahed attend je ne sais quoi. A côté des saillies qu’il nous sert épisodiquement à l’ARP ou à la télévision, on aurait aimé de la réactivité et surtout des actions concrètes en direction d’un secteur aussi vital pour l’avenir de la nation que l’Education nationale. Mais même s’il sortait du bois maintenant, à cet instant précis, c’est déjà trop tard. Les agitateurs – Yacoubi et sa bande – ont compris que l’éducation n’était pas une priorité pour le gouvernement, c’est une sorte de blanc-seing pour toutes leurs turpitudes. Ils ne vont pas se gêner..

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Décidément les choses ne s’arrangent guère entre le ministre de l’Education nationale, Hatem ben Salem et l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT). Après la passe d’armes du dimanche 04 mars 2018, Sami Tahri, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, en a rajouté une bonne louche ce lundi, sur Shems Fm. Il a déclaré que ben Salem s’est mué en ministre des médias, où il est omniprésent et où, d’après Tahri, il ne fait que “diaboliser les enseignants et le secteur de l’enseignement secondaire».
Puis il enchaine en ces termes : «On dirait que le ministre est nostalgique de 2010, lorsqu’il travaillait avec Ben Ali».
Il l’a, tout de même, invité à s’asseoir à la table des négociations…

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Le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, a fait part de l’intention de développer le projet de l’office des œuvres scolaires en créant trois autres au nord, au centre et au sud.
Le ministre qui présidait, mardi à Bizerte, les travaux du conseil régional de l’éducation a indiqué qu’un conseil ministériel consacré à l’éducation est prévu, mercredi 21 février 2018 afin d’examiner cette question et d’autres sujets d’ordre pédagogique.
Le ministre a, à cet égard, appelé à unifier les efforts pour résoudre les problèmes dont souffre le secteur éducatif notamment au niveau de l’infrastructure, précisant que 549 établissements éducatifs, environ, nécessitent, une intervention urgente moyennant une enveloppe globale estimée à 270 millions de dinars.
Le domaine culturel sera au centre du processus de la réforme éducative, a-t-il affirmé, faisant savoir que son département se penche, actuellement, sur l’élaboration de plusieurs projets et programmes d’aspect culturel.
Les participants aux travaux du conseil régional de l’éducation ont évoqué certaines défaillances du secteur éducatif dans la région de Bizerte, appelant, dans ce sens, à résoudre les problèmes ayant trait au transport scolaire et à renforcer le contrôle des cantines scolaires.
Ils ont, aussi, mis l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre les programmes de numérisation de l’éducation, de favoriser les recrutements et d’activer les programmes de maintenance des établissements éducatifs.
Le ministre s’est rendu, au cours de cette visite à plusieurs établissements éducatifs dans la région de Bizerte.

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Le Secrétaire Général de la Fédération Générale de l’Enseignement de Base, Mastouri Gammoudi a indiqué, vendredi, que l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) plaide pour un régime scolaire trimestriel et désapprouve les réformes de la commission de l’horaire scolaire.
“Même si l’UGTT est membre de cette commission, elle rejette ses réformes car elles ne répondent pas aux besoins de l’élève, des parents et de la famille éducative”, a-t-il expliqué à la TAP en marge des travaux de la fédération qui se poursuivent jusqu’à demain samedi à Hammamet.
Et d’ajouter que le débat sur la réforme éducative reprendra, prochainement, après la clôture des congrès des fédérations de l’enseignement secondaire et de base, précisant que l’horaire scolaire sera parmi les questions qui seront tranchées avant le démarrage de la prochaine année scolaire.

S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général de l’UGTT, Nouredine Taboubi, a souligné la nécessité de préserver l’école publique, réitérant l’opposition de son organisation à la cessation du secteur public.
La centrale syndicale, a-t-il dit, demeure “prédisposée” à participer au dialogue sur la réforme des institutions publiques et leur redressement, et ce, dans l’unique objectif d’augmenter sa force concurrentielle.
Notons que nombre d’élèves et de familles tunisiennes ont critiqué la décision de reporter les examens et les devoirs de synthèse à la période succédant les vacances d’hiver. Ils se sont dits “opposés” au régime des semestres car il réduit les chances de réussite, notamment pour les élèves ayant un niveau passable.

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Les députés ont entamé mardi matin l’examen du budget du ministère de l’éducation au titre de l’année 2018 lors d’une séance plénière tenue à l’assemblée des représentants du peule en présence du ministre de l’éducation, Hatem Ben Salem.
Les dépenses de gestion et de développement au titre de l’année 2018 ont été fixées à 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017. Les dépenses de gestion sont estimées à 4715.533 millions de dinars soit une augmentation de 1.2% tandis que les dépenses de développement sont estimées à 210.000 millions de dinars soit une augmentation de 3.9%.

D’après le rapport de la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation, présenté à l’ouverture de la séance plénière, le budget du ministère de l’éducation représente 13% du budget de l’Etat et le plus grand défi pour la période à venir, selon le ministre de l’éducation, est de garantir la qualité de l’enseignement à travers l’amélioration de la formation, l’allègement des programmes et du temps scolaire.
Le rapport ajoute qu’en 2018, le ministère œuvrera à renforcer les activités culturelles et sportives et mobilisera les ressources nécessaires pour réhabiliter les restaurants scolaires.

S’agissant de la réforme du système éducatif, le ministre a indiqué qu’il a été convenu de poursuivre ce qui a été réalisé en adoptant une nouvelle approche plus participative faisant observer que la fin du mois de décembre en cours verra l’organisation d’une journée nationale sur le secteur de l’éducation pour aboutir à des recommandations visant à promouvoir l’ensemble du système.
Dans ce contexte, il a indiqué que le ministère pourrait mobiliser des ressources supplémentaires à travers des dons d’organisations nationales et internationales.

Ben Salem a indiqué que le projet du budget du ministère de l’éducation au titre de l’année 2018 a été élaboré conformément à des objectifs bien précis, visant essentiellement le développement de la carte scolaire pour garantir l’égalité des chances, l’amélioration de l’environnement scolaire, l’intégration des technologies de l’information et de la communication et l’amélioration de la gouvernance au sein de l’administration éducative.
Les membres de la commission ont estimé que le budget proposé est une répétition des programmes inscrits dans le plan stratégique de l’éducation 2016-2020, outre la faiblesse des dépenses de développement malgré l’importance des programmes.

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Répondant, hier mardi 21 novembre 2017 au soir à l’ARP, aux interrogations des députés à propos de la loi de finance 2018, le chef du gouvernement tunisien a indiqué que «le projet de budget de l’Etat au titre de l’année 2018 comporte 3000 recrutements dont des instituteurs remplaçants», rapporte l’agence de presse officielle Tap.

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager et publiée le 23 octobre dernier, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Abderrahmane, a affirmé que «le gouvernement d’union nationale a décidé de stopper les recrutements dans la fonction publique en 2018». Il y aura donc bel et bien de nouveaux recrutements dans la fonction publique.

Le 5 septembre 2016, l’ancien ministre de l’Education Neji Jalloul déclarait sur Jawhara FM que «l’absentéisme de certains instituteurs et professeurs représente un des exemples du gaspillage de l’argent public», précisant que la valeur des heures d’enseignement non-effectuées par les professeurs du secondaire et payées par l’Etat est de 148 MDT. Va comprendre !

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Un accord relatif à la régularisation de la situation des enseignants suppléants du primaire et du secondaire a été signé, mardi, au siège du ministère de l’Education, a appris l’agence TAP auprès du secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Moneam Amira.
Cet accord, a-t-il dit, est le couronnement d’une série de rencontres entre le secrétaire général de l’UGTT et les ministres de l’Education et des Finances.
Concernant les instituteurs, l’accord signé par le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, le secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base, Mastouri Gamoudi et le secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique à l’UGTT, stipule que la situation de 1300 contractuels sera régularisée en septembre 2017. Les dossiers du nombre restant de suppléants seront régularisés sur deux étapes et en deux groupes égaux au cours de septembre 2018 et septembre 2019.
Par ailleurs la situation de 400 enseignants suppléants du secondaire sera régularisée au titre de l’année 2017/2018 conformément à l’accord signé, aujourd’hui, par le ministre de l’Education, le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi et le secrétaire général adjoint chargé de la fonction publique, Moneam Amira.
La situation de 1200 autres suppléants sera régularisée au cours de l’année scolaire 2018/2019.

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Le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem a déclaré, lors d’un point de presse tenu jeudi à Tunis, que le dossier des professeurs et instituteurs suppléants sera réglé dans les prochaines heures.
“Ce dossier est classé parmi les priorités du gouvernement”, a souligné le ministre, affirmant que la régularisation de la situation de ces enseignants s’inscrit dans la volonté d’assurer le bon démarrage de l’année scolaire 2017/2018.
L’objectif, a-t-il dit, étant de préserver les droits de ces enseignants tout en veillant à ne pas ruiner les finances publiques, ajoutant que la solution est actuellement en train d’être discutée avec la partie sociale.
Ben Salem a indiqué que son département œuvrera à assurer une bonne gouvernance en matière du recrutement des professeurs et instituteurs, soulignant que la réforme éducative reposera obligatoirement sur une approche consensuelle et participative.
Il a, par ailleurs, fait observer qu’il n’y aura pas de nouveautés pour cette nouvelle année scolaire sauf celle relative au calendrier scolaire qui a été révisé.
En effet, ce calendrier prévoit six semaines de cours et une semaine de vacances. L’objectif étant d’harmoniser ce calendrier avec les vacances universitaires et celles des centres de formation professionnelle durant la seconde moitié du mois de décembre.

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’Education nationale  par intérim, Slim Khalbous, a évoqué sur les ondes de Mosaïque FM ce mardi 22 août les changements à la prochaine rentrée scolaire. Son département est en arrivé à la conclusion qu’il était préférable de coupler les vacances du primaire avec celles du secondaire et du supérieur. Khalbous cède ainsi aux revendications des parents d’élèves et des enseignants, fortement incommodés par cette réforme de l’ancien ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul.

Le ministre par intérim a également annoncé que le nombre de jours de cours va augmenter ; la rentrée scolaire sera calée à partir du 15 septembre et les cours s’achèveront le 30 mai 2018. Et par conséquent tout le mois de juin sera entièrement consacré aux examens.
Par ailleurs le ministère a fait savoir sur sa page facebook que les élèves du primaire et du secondaire auront des vacances toutes les six semaines…

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La Tunisie, pays de paradoxes devant l’Eternel, nous en sort un autre en ce moment, bien criant d’ailleurs : L’état désastreux de l’Education nationale, avec la descente aux enfers du niveau général des élèves et, à contrario, la côte de popularité insolente du patron du département, Néji Jalloul. Depuis qu’il est en fonction, les sondages se suivent et se ressemblent pour Jalloul, à quelques éléments près. Il reste la personnalité politique préférée des Tunisiens, quoi que fassent les autres pour rivaliser avec lui. Il se porte comme un charme, alors que, étrangement, il est entouré par un champ de ruines ! Son secteur, malgré les sous que l’Etat y verse (c’est le poste de dépense le plus important pour l’Etat, avec un budget de 4,525 Milliards de dinars, en hausse de 18% par rapport à 2015. Comme quoi c’est pas toujours une affaire d’argent), est en lambeaux, épinglé par tous les classements internationaux de ces dernières années. Mais les citoyens ne lui en veulent pas ! Il a du bol Jalloul…

Même la Représentante de l’UNICEF en Tunisie, dans la droite ligne des experts, observateurs et parents d’élèves, y est allée de son alerte, hier jeudi 08 décembre au Musée du Bardo, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’organisation onusienne. “Je veux adresser un message d’espoir aux enfants tunisiens et leur dire qu’il ne faut pas abandonner l’école. Vous devez persévérer”, a-t-elle déclaré. Notre fringuant ministre de l’Education a embrayé en mettant le curseur sur la nécessité de restituer l’école aux petits, dont la parole est, selon lui, et il a sans doute raison, confisquée par des parents omniprésents et envahissants. “C’est souvent les adultes qui parlent à la place des enfants (…). Notre école est plus conçue pour les adultes. C’est une école déprimante qui produit à long terme des adultes déprimés qui aiment la guerre”. C’est dit. Pas sûr qu’il soit entendu, car à chaque fois que le personnel de l’Education bat le pavé, notamment les enseignants, c’est pour des revendications exclusivement matérielles, jamais pour ameuter l’opinion publique sur la dégradation avancée du niveau des écoliers, pour plaider la cause des moyens didactiques, du contenu programmatique, de l’état des établissements, etc. Ils ne râlent que pour les sous. Point barre. C’est l’alpha et l’oméga de toues les vociférations des profs. Et des autres corporations d’ailleurs…

Pas sûr également que le ministre soit entendu quand il claironne qu’il faut donner plus de temps aux activités de divertissement pour que les élèves aient une meilleure mine. En effet on peut difficilement attendre cela d’un département dont 97% de l’énorme budget est affecté aux salaires. Si ce n’est pas un record mondial en la matière, on s’en approche, sans que cela ne trouble outre mesure les citoyens, qui se soucient de tout sauf de ces questions de divertissement pour leurs gosses, aux allures de préoccupations purement philosophiques. Quand les parents d’élèves font le pied de grue devant les établissements scolaires, c’est pour alpaguer le prof sur les résultats, ou plutôt les notes. C’est même devenu obsessionnel, chacun ayant déjà une idée très claire de ce qu’il veut faire de son gamin : Une tête bien pleine, auréolée de gloire au primaire, avant d’être parachuté dans un très bon lycée, pour enfin atterrir dans une excellente université, de préférence à l’étranger. Toutes les autres considérations passent au second plan, si jamais elles existent d’ailleurs…

En attendant l’école se meurt

Il n’y a pas de doute là-dessus, et c’est pour ça qu’il est plébiscité par les citoyens : Jalloul a du talent, une faconde inouïe, du bagout, un aplomb rarement vu, lesquels d’ailleurs lui ont permis de mettre dans sa poche ses “ennemis” d’hier, les islamistes, grâce à quelques pirouettes dont il a le secret. Certains de ses amis parlent de reniements, de revirements et même de trahison de ses principes. Mais peu importe, là n’est pas notre propos aujourd’hui, le fait est que la mayonnaise Jalloul a pris, notamment ses idées. Il en a beaucoup. A tel point que ses réformes vont dans toutes les directions – certains diront partent dans tous les sens -, agitent, bousculent… et commencent à déranger. Il fallait s’y attendre. Les enseignants qui l’ont un temps suivi, et même adoubé, freinent des quatre fers à présent. Ils ont le tournis à cause de la cadence des réformes, et accusent maintenant le ministre de les conduire seul, sans les concertations d’usage. Mais il y a beaucoup de mauvaise foi dans cette posture, le fait est qu’ils ont du mal à suivre le rythme de l’inépuisable Jalloul. Déjà que les profs n’ont toujours pas digéré la croisade du ministre contre les cours sups dans les garages et les arrière-cours, maintenant il a décidé de chambouler tout le calendrier scolaire. C’en est trop pour des enseignants qui étaient plutôt habitués à faire la loi, à dicter le tempo, un tempo lent, poussif, pataud et qui a mené aux dégâts que l’on sait dans la qualité de l’enseignement. Alors les profs arrêtent de collaborer dans la réforme du système, renâclent et demandent la tête du ministre qui les martyrise tant…

Mais ce sont eux qui martyrisent nos enfants. Le classement PISA, où la Tunisie est dans les bas fonds, en est la parfaite illustration. Le drame de l’Education nationale a commencé il y a un paquet d’années, il faudra au moins autant de temps pour apporter les correctifs et remonter la pente, à condition que les réformes entreprises aillent à leur terme et qu’on ne se réveille pas un jour en entendant que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a plié face aux exigences folles des enseignants en leur offrant la tête du ministre sur un plateau…

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Le ministre de l’Éducation, Néji Jalloul, a annoncé, ce mercredi 14 septembre 2016, qu’une stratégie a été élaborée pour que la rentrée scolaire se fasse chaque 1er septembre à partir de 2017-2018.

Il a ajouté dans une déclaration accordée à Shems fm que tous les intervenants doivent s’accorder sur la nouvelle date avant l’application prochaine de cette décision.

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Le ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul, a lâché hier jeudi 08 septembre 2016 devant les médias, presque dans l’indifférence générale, que 97% du budget alloué à son département est affecté au paiement des salaires des agents et cadres du ministère. Bon, la déclaration est sans doute tombée à plat parce que les Tunisiens sont en ce moment préoccupés par d’autres urgences qui se télescopent, et on les comprend : La rentrée scolaire et l’Aïd El Kbir. Certes Jalloul est le ministre le plus aimé des citoyens, d’après les sondages, mais on lui pardonnera difficilement de ne pas s’être suffisamment arrêté sur ce mal tunisien qui veut que le gros de la cagnotte de son ministère disparaisse dans les poches des employés.

Il a bousculé un ministère réputé âpre et a imposé un certain nombre de réformes impensables avant lui, et les citoyens lui en sont gré, même si, de son propre aveu, le compte n’y est pas encore, mais passer ainsi sur cette terrible affaire des rémunérations des employés de l’Education nationale, comme si c’était une broutille, c’est d’une extrême gravité. Certes il pourrait nous répondre, avec l’aplomb, la gouaille et la franchise qu’on lui connait, qu’il n’y est pour rien et que son département file du mauvais coton depuis belle lurette, mais le pays compte justement sur lui pour stopper cette anomalie. Et le dire haut et fort, le marteler aurait été une garantie sur sa détermination à prendre le taureau par les cornes. Raté.

Le budget de l’Education nationale c’est quoi précisément ? C’est un pactole de 4,525 milliards de dinars, le poste de dépense le plus important pour l’Etat, un budget d’ailleurs en hausse de 18% par rapport à 2015, où il s’était établi à 3,820 milliards de dinars. Et c’est tout à normal qu’il en soit ainsi. Quand un pays veut se donner des ambitions, il dépense sans compter dans le secteur de l’Education pour forger une élite qui sous-tend le développement. C’est ce qu’on fait tous les pays avancés, tous sans exception. Mais quand 97% du budget de l’Education sert à payer des salaires, il n’est pas possible de prétendre à ça. 3% pour constituer un parc informatique pour les écoles, pour rénover les établissements, les doter de centres et d’animateurs pour les activités extra-scolaires (musique, peinture, théâtre…), ce que justement veut faire Jalloul, c’est une bricole !

L’Education nationale, n’ayons pas peur des mots, est réduite à la mendicité, alors que le pays a les moyens de faire autrement, il a juste pris de mauvaises habitudes en mettant l’argent là où il ne faut pas. Comment interpréter le don italien de 6 millions de dinars pour lutter contre l’abandon scolaire autrement que la mendicité ? Que penser du fait que le ministre soit obligé de taper à toutes les portes pour trouver les sous afin de rénover les écoles ?

Jalloul a indiqué que 100 000 enfants désertent prématurément l’école chaque année. Ce n’est pas avec 3% qu’il arrivera à juguler ce fléau. Trop maigre pour rendre l’école suffisamment attrayante afin de capter les élèves et les empêcher de dévier. Et le ministre le sait pertinemment…

Et pourtant…

Et pourtant il s’apprête encore à grever davantage son budget en promettant d’embaucher les enseignants vacataires par vagues successives, après une formation. Certes les besoins sont criants dans les écoles, on le reconnait, il faut plus de profs, mais encore aurait-il fallu obtenir une hausse de son budget avant de faire cette annonce. Autrement le squelettique 3%, qui sert à entretenir toutes les écoles du pays, sera ponctionné pour payer les salaires de ces futurs fonctionnaires. A moins que la loi de finances complémentaire, évoquée par le chef du gouvernement, ne vienne soulager le budget de l’Education nationale et éviter qu’on taille dans les dépenses de fonctionnement.

Quoi qu’il en soit, le problème de l’avenir de l’école est posé sur la table. Et il est entier. Jalloul a beau être très talentueux, habile dans sa façon de faire avec les syndicats pour avoir des années scolaires à peu près entières, inspiré dans ses choix, il raccrochera en effleurant à peine le paquet de réformes qu’il faut faire pour freiner et inverser la baisse continuelle du niveau des élèves. Quand il aura achevé sa mission, l’école sera encore là, avec ses tares, ses problèmes, ses ratés. Il faudra une lignée de Jalloul, sur des générations, pour transformer l’Education nationale. A condition que la société toute entière accompagne le mouvement…

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Le ministre de l’Education, Neji Jalloul, a démenti ce mardi 23 août sur Cap fm, en marge de sa visite au gouvernorat de Sousse, les informations diffusées par certains médias selon lesquelles le ministère ne recrute plus. Il a souligné que 7000 personnes ont été intégrées cette année au département.

Jalloul a également déclaré que le recrutement des instituteurs et enseignants suppléants était en cours d’étude et que ce sujet est lié aux fonds alloués par le ministère des Finances.

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Néji Jalloul, ministre de l’Education nationale, n’a aucune envie de quitter son poste. Il l’a fait savoir ce mardi 9 août 2016 sur Express FM.

Le ministre le plus apprécié des Tunisiens – d’après tous les sondages sur les personnalités politiques – explique sa posture par le fait que les réformes qu’il a mises en branle dans l’éducation commencent à donner des résultats et que ce n’est pas le moment de quitter le navire.

«J’espère poursuive dans l’éducation car il y a réellement un projet qu’on a commencé avec nos partenaires de l’UGTT et du réseau “Ahd”», a-t-il déclaré, précisant que quoi qu’il se passe, il ne lâchera pas la politique ni l’engagement partisan.

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Le livre blanc sur le projet de réforme de l’éducation nationale, rejeté d’emblée par le syndicat de l’enseignement secondaire au motif qu’il a été exclu de son élaboration, contient des éléments inquiétants. Nous vous épargnerons les tirades et autres considérations sur la baisse du niveau général des élèves, un constat unanimement partagé. Allons directement à l’essentiel : Les chiffres.

L’examen national par excellence, le plus illustre en fait, le baccalauréat, a été passé au crible. Et là, stupeur et tremblements. Dans la filière Lettres, 70% des élèves admis n’ont pas récolté 10/20 de moyenne générale dans la dernière décennie. 65,5% d’entre eux n’ont pas pu avoir 10/20 en philosophie, matière pourtant ô combien importante, et 72,6% n’ont pas décroché des notes supérieures ou égales à 10/20 en langue française. Et on se demande pourquoi la langue de Molière est en chute libre en Tunisie !

La section mathématiques se défend mieux de ce point de vue, avec 37,25% des élèves reçus au bac qui n’ont pas décroché la moyenne en maths et 26,5% qui ont eu moins de 10/20 en sciences physiques.

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