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élection présidentielle

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Cette fois pourrait bien être la bonne pour l’ancienne star de football George Weah. En effet d’après les résultats partiels de la présidentielle dévoilés hier jeudi 12 octobre 2017 par le président de la commission électorale, Weah caracole en tête du premier tour de l’élection au Liberia et ce, dans onze des quinze régions du pays, rapporte France 24. Celui qui avait chuté au scrutin de 2005, face à la très charismatique Ellen Johnson Sirleaf, première Africaine à s’asseoir sur un fauteuil présidentiel, et qui ronge son frein depuis tient peut-être enfin sa chance…

L’ancien joueur aura en face de lui au second tour le vice-président, Joseph Boakai, qui porte les couleurs du Parti de l’unité. Le directeur de campagne du challenger tente de faire bonne figure en déclarant, à Reuters, que les échos en provenance de toute la République lui prédisent une nette victoire face à Weah lors de la deuxième manche, calée début novembre 2017. Mais son argumentaire convainc difficilement tant son adversaire, qui a fait les beaux jours du Paris-Saint-Germain et du Milan AC, et qui est le premier joueur non européen et le seul Africain à avoir remporté le Ballon d’Or, est populaire et adulé par les citoyens..

Pour la diplomatie du Liberia et pour celle de l’Afrique en général, une telle personnalité aux manettes serait un formidable atout. En voilà un au moins qui n’aura pas besoin d’exhiber sa carte de visite et ses états de service pour se faire ouvrir des portes !

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Alors que les sanctions pleuvent sur le régime et que la communauté internationale le presse de déguerpir au plus tard en décembre 2017, après la limite que lui a fixée la Constitution suite à ses deux mandats, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, joue les prolongations plus que de raison. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a asséné ce jeudi 12 octobre 2017 qu’il n’ y aura pas d’élection présidentielle avant 2019, rapporte l’Agence Ecofin. La raison, ou le prétexte : Elle a besoin de 504 jours après l’achèvement du recensement, en cours, pour organiser le scrutin.

Il est vrai que l’opération, notamment dans des régions telles que le Kasaï, gagnées par des violences, est devenue un vrai casse-tête. Mais cet argument passera difficilement face à une opposition qui est révoltée par le fait que Kabila se cramponne à son fauteuil, alors que son mandat a expiré depuis le 20 décembre 2016…

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Le moins qu’on puisse dire est que les avis et résolutions du Parlement européen en direction du Gabon, en lien avec l’agitation politique depuis la réélection contestée d’Ali Bongo, ne sont pas du tout du goût du régime. Ce dernier a dénoncé hier vendredi 22 septembre un “acharnement” en réaction de la résolution du Parlement européen appelant Libreville à arrêter “harceler, intimider et persécuter” les opposants, rapporte l’AFP.

Le Gouvernement de la République joint sa voix à celle du Sénat gabonais pour dénoncer cet acharnement que rien ne justifie”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, indiquant que cette résolution “induit de manière insidieuse, qu’il y aurait des souverainetés au-dessus des autres”.

L’affaire a commencé à monter dès mercredi, avec la sortie de la présidente d’un groupe en charge des affaires européennes du Sénat qui dénonçait la “prétention des euro-députés à s‘ériger en permanence en donneurs de leçons”.

Le billet d’humeur “Makaya” du journal gabonais l’Union, acquise à la cause de la présidence de la République, à lui tapé plus fort, jeudi dernier, en qualifiant les euro-députés de “ramassis” de “racistes”, de “députés de seconde zone par rapport aux vrais du palais Bourbon ou (du) Bundestag”, les Parlements français.

Autre son de cloche du côté de l’opposition. Dans une conférence de presse organisée hier vendredi à Libreville, Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN), qui a fédéré les poids lourds de l’opposition autour de la candidature de Jean Ping, s’est réjoui de la résolution “dans laquelle (son parti) se reconnaît globalement”.
L’idée de lire la page Gabon, avant de la tourner, semble désormais habiter l’ensemble de la communauté internationale”, a ajouté Myboto.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, le 14 septembre 2017, les députés européens avaient invité les autorités gabonaises à “libérer immédiatement toutes les personnes encore détenues illégalement”. C’est la suite d’un long bras de fer entre le Parlement européen et l’exécutif gabonais. Déjà en décembre dernier, une Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne avait tiré la conclusion que l’élection présidentielle d’août 2016, gagnée, officiellement, par Bongo face à l’opposant Jean Ping, avait été émaillée “d’anomalies” lesquelles “mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l‘élection”. Le 31 août 2017, le président de la délégation du Parlement européen au sein de la MOE, Jo Leinen, avait appelé à des sanctions contre le clan présidentiel suite à l’expédition sanglante au quartier général de Ping lors de la présidentielle…

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Mongi Rahoui, député du Front Populaire, a déclaré, sur Mosaïque FM ce mercredi 20 septembre, que le bilan du président de la République est mauvais. “Les citoyens des régions de l’intérieur n’ont ni Béji Caïed Essebsi ni qui que ce soit, leur lot est le chômage, l’absence de projets de développement et dans l’éducation“, a asséné Rahoui. Il a ajouté qu’il n’est pas question pour lui de voter BCE au scrutin de 2019. Mais là où il a le plus surpris, c’est quand il dit qu’il ne votera pas non plus le porte-drapeau du FP, Hamma Hammami, sans aller plus loin sur les dessous de cette affaire…

Au sujet de la proposition de changer de régime politique, jetée sur la place publique par le chef de l’Etat, Rahoui l’a qualifiée d’écran de fumée dans ce sens que ce système est assis sur le Parlement, le gouvernement et la présidence de la République et que contrairement aux allégations de Essebsi, c’est lui qui a la main sur ce régime, par le biais de la majorité parlementaire, d’après le député…

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Le cadre de Nidaa Tounes Khaled Chouket est remonté au front pour redire son mot sur le très imminent remaniement ministériel, au cas où le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’aurait pas entendu la pléthore d’avertissements, consignes et autres directives du parti. Chouket a aussi évoqué, sur Shems FM hier lundi 04 août 2017, l’avenir politique de Chahed… qu’il a bouché en quelque sorte.

«Depuis quelques mois, nous percevons les signes de l’échec de ce gouvernement. Les ministres chutent les uns après les autres, et des soupçons planent même sur certains. Les points de l’Accord de Carthage n’ont pas été appliqués», a asséné le dirigeant de Nidaa Tounes. Il a ajouté : «Il faut sauver l’économie du pays et émettre des signes positifs. Il nous faut un nouveau gouvernement politique apte à matérialiser la volonté du peuple».

Sur un ton moins feutré cette fois, l’heure n’étant plus manifestement aux gans, Chouket a apostrophé directement Chahed : «Si tu persistes dans la politique appliquée jusque-là, ton équipe demeurera faible parce qu’il n’aura pas d’appui et parce que les ministres continueront à chuter». Ensuite il est revenu sur la ligne défendue par le parti et qu’il a lui-même déjà exposée : Pas question de sortir de la configuration des résultats des élections de 2014, et si c’est le cas, “ce gouvernement restera faible». Puis, sur le même ton menaçant, il ajoute : «Nous avons mis en place une démocratique handicapée. Toute construction politique qui s’opposera aux résultats de 2014 est une dérive de la démocratie».

Enfin il en est venu au destin politique du chef du gouvernement. D’après lui il sera plus brillant si Chahed rentre au bercail… de Nidaa Tounes. Par ces propos, Chouket confirme les bruits selon lesquels le locataire du palais de la Kasbah a coupé la connexion avec son parti, du moins sur certains sujets.

«Il ne faut pas brûler les étapes, Chahed est encore jeune, notamment pour 2019 !», a lâché le responsable de Nidaa Tounes. Cela rappelle étrangement la dernière sortie à la télévision du président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui avait carrément barré la route de la prochaine présidentielle à Chahed…

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Le Kenya retenait son souffle vendredi dans l’attente de la proclamation du vainqueur de l’élection présidentielle, les résultats provisoires donnant le sortant Uhuru Kenyatta largement favori face à son rival Raila Odinga, qui revendique la victoire, selon l’AFP.

Tout avait bien commencé mardi, jour du scrutin : les Kényans s’étaient déplacés aux urnes dans le calme et en masse, attestant d’une ferveur démocratique intacte à la faveur de ces élections générales. Mais le climat s’est rapidement détérioré à mesure que l’opposition a multiplié ses accusations de fraude.

Des violences sporadiques, qui ont fait quatre morts, ont ravivé dans le pays le spectre des scènes meurtrières qui avaient suivi l’élection présidentielle de 2007 (au moins 1.100 morts).

Jeudi, les différentes missions d’observations internationales se sont relayées en direct à la télévision pour apporter un soutien prononcé à la commission électorale (IEBC), appelant les Kényans à la patience et leurs leaders à la retenue, tout comme Londres et Washington.

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Peut-être la fin des tensions et des heurts sanglants en République Démocratique du Congo (RDC), sur fond d’obstination de l’actuel président, Joseph Kabila, à se cramponner au pouvoir malgré le couperet constitutionnel qui lui interdit de briguer un troisième mandat. Après d’âpres négociations, sur plusieurs mois, la conférence épiscopale de la RDC est parvenue à arracher un accord politique entre le pouvoir et l’opposition hier jeudi 22 décembre 2016 dans la soirée, rapporte Africanews.

Il est convenu que Kabila lâche son fauteuil à la fin de 2017, quoi qu’il se passe. Pour rappel, le précédent accord, sous la houlette du médiateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, stipulait que le président partirait en avril 2018, après la tenue des élections, auxquelles, bien entendu, il ne prendrait pas part. C’est cet accord qui avait permis à Kabila de bomber le torse et de mener la vie dure à ses opposants. Il semble qu’on lui ait retiré le tapis sous le pied, même si théoriquement il a encore le temps de voir venir avant de rendre son tablier…

Autre point de l’accord paraphé par les parties en conflit, et non des moindres : Interdiction formelle de tripatouiller la Constitution pour permettre à Kabila de lorgner un autre mandat. Par ailleurs il devra s’accommoder d’un nouveau Premier ministre, issu des rangs de l’opposition pilotée par l’intraitable Etienne Thisekedi.
D’ailleurs ce dernier veillera personnellement sur l’application de l’accord. A noter que le porte-parole du gouvernement n’a pas souhaité s’exprimer sur les termes de ce document…

Le texte passe ce matin entre les mains des parlementaires, pour une adoption en plénière dans la foulée. La signature officielle est programmée cet après-midi même.

Rappelons que le mandat de Kabila a expiré depuis le mardi 20 décembre 2016 et il était censé faire place nette à cette date, mais tout ce qu’on a vu c’est un déploiement impressionnant de forces de l’ordre qui s’en sont prises aux protestataires : Bilan 34 personnes tuées. A moins que le président sorte un autre lapin de son chapeau dans quelques semaines ou mois, le pays en a terminé avec ces épisodes sanglants, grâce à cet accord…

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Le président gambien, Yahya Jammeh, qui avait fait sensation en admettant à la télévision nationale sa défaite à l’élection la semaine dernière, et même félicité en direct son challenger, a fait une spectaculaire volte-face. Voilà que celui qui a tenu le pays d’une main de fer pendant 22 ans se met à contester le résultat du scrutin et réclame un nouvelle élection.

La communauté internationale, qui avait salué le geste de Jammeh, à commencer par le Sénégal, dans lequel est niché la Gambie, dénonce ce revirement à 360°. Les Etats-Unis se sont joints à l’exécutif sénégalais pour demander à Jammeh de créer les conditions d’une « transition pacifique » avec le président élu, Adama Barrow, dont il doit garantir la sécurité, rapporte Jeune Afrique.
Le département d’Etat américain, dans un communiqué, a qualifié la décision du président en place d'”acte répréhensible» et de «violation inacceptable de la confiance» des Gambiens.

Le Sénégal a saisi la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’Union africaine et l’ONU pour « prendre toutes les mesures qu’imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien ». Mais Jammeh n’en a cure pour le moment, et se prépare au bras de fer avec l’opposition. Des unités armées ont été dépêchées dans les grandes artères et les lieux sensibles, on a même vu des sacs de sable, en prévision d’un face à face musclé.

« Tout comme j’ai loyalement accepté les résultats, en croyant que la Commission électorale était indépendante, honnête et fiable, je les rejette dans leur totalité », a déclaré Jammeh à la télévision hier vendredi 09 décembre dans la soirée. Il a martelé : « Laissez-moi répéter: je n’accepterai pas les résultats sur la base de ce qui est arrivé », pointant du doigt des « erreurs inacceptables » de la part de la Commission électorale indépendante (IEC).
« Nous retournerons aux urnes parce je veux m’assurer que chaque Gambien vote sous l’autorité d’une commission électorale impartiale, indépendante, neutre, et libre de toute influence étrangère (…). L’intervention de puissances étrangères ne changerait rien », a ajouté le président gambien, faisant savoir qu’il n’accepterait aucune manifestation. Les choses se gâtent…

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Coup théâtre, séisme politique, révolution… Ce qui s’est passé en Gambie hier vendredi 02 décembre 2016, au terme d’une présidentielle épique, est historique. Le terrible Yahya Jammeh, l’homme à la main de fer, craint pas ses concitoyens pour ses débordements et ses pulsions sanglantes, au pouvoir depuis 1994, a été battu à l’élection présidentielle par Adama Barrow, 51 ans. La Gambie tire un trait sur 22 ans de pouvoir autocrate et entre dans le cercle des pays du continent africain qui peuvent se targuer d’avoir connu une transition démocratique en douceur…

C’est un Jammeh très surprenant qui est apparu hier à la télévision nationale, peu après 20h, pour une allocution qui restera dans les annales de l’histoire. Arborant son traditionnel boubou blanc, celui dont on n’osait pas citer le nom en public reconnait sans détour sa défaite et félicite son challenger. Un dénouement incroyable ! Mieux, l’ex-président, décidément très énigmatique, ajoute ceci : « Même si mon opposant l’avait emporté avec un vote d’avance, j’aurais accepté le résultat du scrutin. Je saisis cette occasion pour féliciter M. Adama Barrow pour sa victoire très nette. Je lui souhaite le meilleur et je souhaite le meilleur à tous les Gambiens », rapporte Jeune Afrique.

Puis, cerise sur le gâteau, comme cela se fait dans toutes les démocraties rodées, il attrape son téléphone, devant les téléspectateurs, pour adresser ses félicitations à Barrow, qui a dû en trembler d’émotion. « Le pays sera entre vos mains en janvier et je vous propose mon aide pour la transition, mais vous devez travailler avec moi, le temps que je déménage et que je vous laisse la présidence ». Le nouvel homme fort de la Gambie a répondu en ces termes : « Je vous remercie pour tout le travail réalisé pendant 22 ans. Si vous pouvez me donner des conseils, je viendrai vous consulter ». Jammeh a répliqué, avec un large sourire : « Merci, mais je vais m’occuper de ma ferme à Kanilaï (son village natal, NDLR) ».

Epilogue d’une journée à maquer d’une pierre blanche. Les présidents des pays voisins, notamment celui du Sénégal, Macky Sall, avec qui le fantasque et imprévisible Jammeh entretenait des rapports passionnés et tendus, pourront dormir sur leur deux oreilles désormais…

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Il fallait s’y attendre tant son impopularité avait atteint un niveau historiquement haut. Le président français, François Hollande, n’ira pas défendre ses chances, infimes du reste, au scrutin d’avril 2017, un fait sans précédent dans l’histoire de la 5ème République. Il l’a fait savoir hier jeudi 1er décembre dans la soirée, mettant un terme à un suspense qui n’en était plus un finalement. En effet Hollande avait martelé durant son mandat qu’il ne briguerait pas un autre mandat s’il ne parvenait pas à inverser le cours du chômage en France, endémique dans l’Hexagone, aux alentours de 10%, alors que les voisins présentent des chiffres relativement bas, aux alentours de 5%. Le chef de l’Etat a donc choisi la voie de la raison, pour préserver le peu de crédibilité qui lui reste, et aussi pour éviter une cuisante défaite à la présidentielle que tous les instituts de sondage lui président….

“Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle”, a déclaré Hollande, en direct depuis l’Élysée.

“Dans les mois qui viennent, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays, celui que vous m’avez confié en 2012”, a-t-il indiqué, avant d’ajouter que ce qui est essentiel, “c’est l’avenir du pays”.
En direction de son camp, la gauche, où la guerre de succession est ouverte, il a invité à “un sursaut collectif qui engage tous les progressistes, qui doivent s’unir (…). Je ne veux pas que la France soit exposée à une aventure qui serait coûteuse”. Pas sûr que son appel soit entendu, tant les appétits sont grands, entre un Arnaud Montebourg, son ancien ministre de l’Economie, qui fait feu de tout bois en ce moment, Emmanuel Macron, également ex-ministre de l’Economie, bien placé dans les sondages et Manuel Valls, le Premier ministre, qui cache difficilement ses ambitions et ronge son frein depuis belle lurette…

Il défend son bilan, contre vents et marrées

Hollande ne veut tout de même pas qu’on enterre son bilan. Dans un discours qui a duré à peine une dizaine de minutes, il a tenté de défendre les actions de son quinquennat, dont il “assume toute la responsabilité”. Il a affirmé que “les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l’équilibre et la dette du pays a été préservée”. Il a par ailleurs déclaré qu’il a “fait avancer les libertés”. “Le mariage a été ouvert à tous les couples. L’égalité entre les femmes et les hommes a été renforcée” et le “modèle social” du pays a été “conforté”, selon lui. Il a également mis en avant la réforme de la retraite, notamment le fait d’avoir abaissé l’âge du départ à 60 ans pour les longues carrières et la mise en place d’une mutuelle obligatoire pour les employés.

Hollande s’est aussi targué d’avoir été à la manette pour la ratification de l’accord mondial sur le climat à la COP21 à Paris, en décembre 2015 et de “la transparence” qu’il a “imposée à tous les élus”, y compris lui-même.

S’agissant de la baisse du chômage, le clou de son mandat, il a affirmé : “L’engagement majeur que j’ai pris devant vous était de faire baisser le chômage (…) Les résultats arrivent plus tard que je ne les avais annoncés, j’en conviens, mais ils sont là. Depuis le début de l’année, le chômage enfin diminue, mais il reste à un niveau encore trop élevé.”

Au chapitre des regrets – il en faut toujours pour injecter une dose de sincérité dans une allocution de cet type -, il a confessé qu’il n’aurait pas dû poser sur la table la déchéance de la nationalité suite au traumatisme des attentats de novembre 2015, à Paris, un texte qui a profondément divisé le pays, avant d’être abandonné en rase campagne en mars 2016. Une affaire qui a atomisé l’image du président.

Pour une fois les Français lui disent OUI!

D’après un sondage Harris Interactive pour RMC publié ce vendredi, 8 Français sur 10 sont d’accord avec la décision de Hollande de jeter l’éponge pour la présidentielle. Quand on a demandé aux citoyens “approuvez-vous ou désapprouvez-vous le choix de François Hollande de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017”, 82% des sondés ont dit “approuver” la décision du président de la République, contre seulement 4% qui “désapprouvent” et 14% qui rétorquent “ni l’autre ni l’autre.”
C’est encore plus net quand on pose la question aux sympathisants de gauche et de droite ; en effet 86% des gens de gauche comprennent la décision de Hollande, 88% des sympathisants de droite et du centre et 84% des fidèles du Front National la soutiennent…
Le chef de l’Etat aurait sans doute aimé recueillir cette très forte adhésion dans d’autres sujets qu’il a tenté de défendre. Mais il restera jusqu’au bout un président incompris, mal aimé, comme l’était son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, mais pour d’autres raisons…

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Pour ceux qui en doutaient, la France de François Fillon serait très à droite, en tout cas au moins sur le plan économique. En effet le grandissime favori à la prochaine présidentielle – en avril 2017 -, depuis qu’il a évincé Nicolas Sarkozy, dont il a été le Premier ministre et Alain Juppé à la primaire de la droite, commence à abattre ses cartes. Ce jeudi 1er décembre, en déplacement dans son bastion, la Sarthe, son premier depuis qu’il a fait le vide autour de lui dans son camp, Fillon s’est laissé aller à quelques confidences. Il a levé un coin du voile sur ses priorités, une fois au palais de l’Elysée ; il a déclaré qu’il allait « reprendre les privatisations » afin que « l’Etat reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales où il a gardé des participations », comme chez Renault.

Fillon a décidé d’aller en croisade contre les entreprises où la participation de l’Etat «ne sert strictement à rien» et n’a aucune prise sur la stratégie de l’entreprise. Il a lâché cela devant des élus, qui ont dû en trembler.

Il faut « qu’on reprenne ce processus, qu’on récupère cet argent et qu’on investisse dans les infrastructures », a encore asséné le champion de la droite.

Pour rappel, Fillon avait déjà annoncé la couleur le 07 novembre dernier, au Procope à Paris où il était l’hôte de l’institut Thomas More. Il avait dit à cette occasion qu’il était favorable à « la reprise des privatisations ». Il avait plaidé pour un « grand » retrait de l’Etat de l’économie ; il avait, dans ce cadre, pourfendu l’omniprésence des « fonds de pensions américains et du Qatar » dans l’économie française.

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La presse américaine est presque unanime : Le deuxième débat télévisé entre Hillary Clinton et Donald Trump, dans le cadre de la présidentielle de Novembre 2016, a été parsemé de coups bas, de coups de pied… Bref le niveau n’y était pas, la qualité était médiocre entre une démocrate – Mme Clinton – peu inspirée et un républicain -Trump – qui l’était encore moins. In fine, les éditorialistes donnent les points à Hillary Clinton.

Le New York Times, qui vient de basculer, officiellement, dans le camp d’Hillary Clinton, a déploré dans son éditorial « des attaques personnelles qui prédominent un débat abrasif ». D’après le journal, Donald Trump s’est borné au cours du débat à balancer une série d’attaques, très maladroites d’ailleurs, contre Hillary Clinton, en exhumant notamment les scandales sexuels de Bill Clinton.
Le républicain a pensé ainsi qu’il pouvait un tant soit peu équilibrer la balance après la diffusion de ses propos insultants à l’endroit des femmes, un déballage qui lui a couté le lâchage de ténors républicains à moins d’un mois du scrutin présidentiel. Mal lui en a pris, Trump n’a fait que confirmer tout le mal qu’on pensait de lui…
Pour le New York Times, ces sorties de route, les énièmes, avantagent Hillary Clinton,
« Mme Clinton se présente à nouveau comme la seule personne adulte sur scène ; la seule qui cherche à convaincre la grande majorité des Américains qu’elle partage leurs valeurs et leurs aspirations. M. Trump, en revanche, se cache derrière les parades qu’il utilisait déjà lorsqu’il faisait de la télé-réalité ou qu’il animait des combats de catch, montrant, au passage, à quel point il est cynique », a écrit le journal.
Indigence
Le Washington Post, presque dans les mêmes termes, déplore la teneur des échanges, pointant surtout du doigt un Trump « isolé » et « politiquement affaibli » au terme de ces quatre-vingt-dix minutes de direct.
« Jamais dans l’histoire des débats on n’a vu de telles attaques, un tel langage corporel et de tels échanges. Tout cela traduit la profondeur des divisions et des désaccords, non entre les deux candidats, mais entre les deux Amérique », a dit le journal. Des éditorialistes ont abondé dans le même sens. « Un bien triste spectacle à Saint-Louis », affirme l’un d’eux dans le Boston Globe.
Idem du côté de CNN, qui titre sur « un sale combat », alors que le Miami Herald parle d’un « méchant débat » jalonné par « de nouveaux scandales ».
« C’étaient les quatre-vingt-dix minutes les plus atroces de l’histoire politique moderne des Etats-Unis », dit le Dailybeast.
« C’était le débat le plus laid de l’histoire américaine », affirme Politico. Le site évoque les « insultes non-stop » et la « méchanceté » qui ont émaillé ce débat. « Donald Trump et Hillary Clinton ont échangé les amabilités, se traitant de menteur, de personne peu digne de confiance, inapte à exercer la fonction présidentielle, s’attaquant non à leurs différences politiques mais à leurs traits de caractère », conclut Politico.

Nous donnons le mot de la fin à Dailybeast, qui a dit que cette violente empoignade annonce une campagne qui ressemblera plus à « un combat de rue entre l’une des candidates les plus expérimentées de tous les temps et un animateur de télé-réalité pugnace qui n’a rien à perdre ».

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Adel  Fekih

L’Afrique s’est invitée aux joutes dans le camp de la droite française, dans le cadre de l’élection primaire de la droite et du centre en vue de la prochaine présidentielle. Ce vendredi 07 octobre, c’est au tour du maire de Bordeaux et ancien Premier ministre, Alain Juppé et de l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, de livrer leurs visions de la France en Afrique. C’était sur Radio France Internationale (RFI).

C’est un Juppé particulièrement en forme (71 ans tout de même!), auréolé de son statut de favori à droite, selon les sondages, qui a déclaré ceci : “La volonté d’un partenariat à égalité. Il faut que nous sortions d’une vision maintenant dépassée de nos relations avec l’Afrique, fondée essentiellement sur l’aide au développement. Maintenant, c’est le partenariat d’égal à égal qui est important. Je suis convaincu que le destin de la France et le destin de l’Afrique sont liés, le destin de l’Europe et le destin de l’Afrique sont également liés. L’Afrique a des handicaps, mais elle a aussi des potentiels considérables, c’est à cela aujourd’hui qu’il faut s’attacher dans le cadre de ce partenariat économique et notamment par la présence des entreprises françaises en Afrique”.

Les Africains apprécieront, enfin si ça ne reste pas au stade des déclarations une fois au palais de l’Elysée…

Juppé ne s’est pas privé de lancer des flèches en direction de l’actuel président, François Hollande, dont l’activisme sur le continent africain est débordant depuis qu’il a envoyé les troupes françaises le 11 janvier 2013 sauver, in extremis, la capitale malienne d’une invasion certaine par les djihadistes…

“Vis-à-vis de l’Afrique, je crois que notre nouvelle relation doit reposer sur trois axes. D’abord, la dimension politique : les choix politiques des Africains se font en Afrique et pas à Paris. Ce sera ma ligne directrice, on a progressé dans ce sens, ce n’est plus la situation qu’on a connue dans les décennies passées, mais il faut vraiment afficher très clairement notre intention dans ce domaine. Le deuxième point, c’est la dimension économique. Je l’ai déjà dit : plutôt l’investissement et le commerce que l’aide. Et cela passe par une présence accrue de nos PME sur le territoire africain. Et enfin, je ne veux pas oublier la dimension culturelle et la dimension linguistique. Nous sommes amis des pays anglophones, bien entendu. Mais nous avons une relation particulière avec les pays francophones, parce qu’une langue, ce n’est pas simplement des mots, c’est aussi une façon de penser et une façon d’être que l’on partage. Cette langue, elle est en partage, elle nous appartient à nous tous, il faut donc en assurer la promotion”.

Là aussi les Africains apprécieront si le point de vue lumineux de Juppé est suivi de faits, une fois élu. Rendez-vous en avril et mai 2017….

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Les heurts survenus dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), les lundi 19 et mardi 20 septembre 2016, ont causé la mort de 32 personnes, a fait savoir à la presse, hier mercredi, le colonel Pierre Mwana-Mputu, porte-parole de la Police nationale congolaise.
“Depuis le 19 jusqu’au 20 septembre, cela se chiffre désormais provisoirement à 32 tués”, a déclaré l’officier.

Autre son de cloche du côte de l’opposition, qui évoque un bilan humain beaucoup plus lourd que ce qu’a avancé la police. Les leaders de l’opposition parlent de plus de 50 personnes abattues et brûlées par les éléments de la police nationale lors de leur manifestation, dite “pacifique”.

Lundi et mardi derniers, des partis de l’opposition avaient ameuté les manifestants dans toutes les provinces de la RDC pour exiger que les prochaines élections soient organisées suivant le calendrier fixé initialement.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait provoqué les foudres de l’opposition en proposant la refonte du fichier électoral avant la tenue des élections, et que par conséquent elle n’était pas en mesure d’organiser le scrutin dans les délais prévus pour cause de soucis techniques.

Le premier bilan des violences, communiqué par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, avait fait état de 17 morts dont 3 policiers.

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Les décisions du gouvernement de la République démocratique du Congo concernant sa prochaine élection présidentielle seront cruciales pour l’avenir du pays, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
Le rapport résume les recherches de Human Rights Watch de ces deux dernières années, aux cours desquelles le gouvernement a mené une répression à l’encontre d’activistes ainsi que de dirigeants et membres de partis d’opposition qui se sont opposés à la prolongation de la présidence de Joseph Kabila au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats, qui prend fin le 19 décembre 2016. Il inclut aussi des recommandations pour dissuader d’autres violations des droits humains et empêcher une crise plus large dans les semaines et les mois à venir.

Un “dialogue national” dirigé par le gouvernement est censé présenter son accord final dans les prochains jours. La plupart des principaux partis d’opposition n’ont pas participé à ce processus, le considérant comme un stratagème pour retarder les élections et permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir. Des activistes et des groupes d’opposition ont appelé à des manifestations à l’échelle du pays commençant le 19 septembre, trois mois avant la fin du mandat de Kabila et au moment où, selon les exigences de la constitution, la commission électorale doit annoncer les élections présidentielles.

La répression gouvernementale a connu une forte hausse dans les jours menant aux manifestations projetées. Dans la capitale, Kinshasa, au moins une dizaine des jeunes activistes pro-démocratie ont été arrêtés après une réunion tenue le 15 septembre sur la non-violence, la paix, et le respect de la constitution. Ils sont détenus par l’agence nationale de renseignements, sans inculpation et sans accès à leurs familles ou à des avocats.

Le 16 septembre, des policiers dans la ville de Lubumbashi, au sud-est du pays, ont tiré du gaz lacrymogène et plus tard à balles réelles pour disperser des membres de partis d’opposition qui se réunissaient pour préparer les manifestations du 19 septembre. Certains participants de la réunion ont répondu en lançant des pierres, en brûlant des pneus, en bloquant des rues, et en pillant plusieurs commerces et bureaux. Des dizaines de personnes ont été arrêtées tôt le lendemain matin.

Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l’avenir de la RD Congo
Le 17 septembre, des policiers et des agents des services de renseignements ont arrêté un activiste des droits de l’homme, Patrick Pindu, à son domicile à Kinshasa, peu de temps après avoir participé à une réunion de la société civile sur les élections. Il a été libéré le lendemain sans inculpation, sous condition qu’il se présente à l’agence de renseignements tous les 15 jours.

Pour contribuer à prévenir la violence, les représentants du gouvernement et les membres des forces de sécurité devraient respecter les droits des personnes aux libertés d’expression et de réunion, et autoriser le déroulement de manifestations pacifiques et de meetings politiques.

« Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l’avenir de la RD Congo, » a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il s’agit d’une opportunité cruciale pour le pays pour consolider la démocratie, l’État de droit, et les droits humains, pour son propre future et celui de la région entière. »

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Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé, dans un communiqué rendu public vendredi 16 septembre 2016, la Commission de l’UA à mobiliser des observateurs au Gabon en vue d’assister la Cour constitutionnelle dans l’examen du recours déposé par le candidat de l’opposition Jean Ping, rapporte la chaîne BBC Afrique.

L’ancien président de la commission de l’UA avait déposé le 8 septembre dernier un recours devant la Cour constitutionnelle de son pays. Jean Ping conteste ainsi la réélection annoncée d’Ali Bongo et notamment les résultats dans la province du Haut-Ogooué où le chef de l’Etat sortant est crédité de plus de 95 % des voix.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA recommande que ces observateurs soient sélectionnés parmi d’éminents membres de hautes juridictions africaines francophones, a ajouté la même source.

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Jean Ping, le challenger d’Ali Bongo à la présidentielle, a décidé de varier son angle d’attaque contre les résultats de l’élection. Il a déposé un recours hier jeudi 08 septembre auprès de la Cour constitutionnelle pour obtenir l’invalidation de la victoire officielle de Bongo Ondimba, après que son camp l’a contesté dans la rue.

Les supporters de Ping et Bongo crient à la fraude dans certaines régions lors du scrutin du 27 août. Mais le camp de Ping pointe surtout du doigt la région du Haut-Ogooué, a confié à Jeune Afrique Jean-Gaspard Ntoutoume, directeur de campagne de Jean Ping. Dans cette partie du pays, où est né le chef de l’État sortant, le taux de participation s’établit officiellement à 99,98%. Depuis l’élection, l’opposition réclame énergiquement un recompte des voix, bureau de vote par bureau de vote, dans cette région, ce que refuse catégoriquement Bongo au motif que cette disposition n’est pas prévue par la Constitution. Jean Ping n’a pas voulu au départ saisir la Cour constitutionnelle, doutant de son indépendance.

Quant au camp d’Ali Bongo Ondimba, Alain-Claude Bilie By Nze, le porte-parole, avait évoqué « une fraude massive » dans la province du Woleu-Ntem, connue pour être acquise à la cause de l’opposition.

Une délégation de chefs d’États de l’Union africaine avait prévu de se rendre à Libreville pour tenter de faire baisser la tension, mais le voyage a été ajourné pour des raisons obscures…

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L’Union africaine (UA) a décidé d’envoyer une délégation au Gabon, en vue de résoudre la crise politique dans ce pays, a annoncé le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’UA.

Selon la BBC Afrique, la délégation de l’UA se rendra à Libreville et sera composée de chefs d’Etat africains, de hauts responsables de la Commission de l’organisation continentale et de représentants des Nations unies.

 

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Après le vote d’hier samedi 27 août, les électeurs gabonais attendant avec une certaine fébrilité l’annonce du nom de celui qui va présider aux destinées du pays. Les deux camps, celui du président sortant, Ali Bongo Ondimba et de son opposant, Jean Ping, un ancien dignitaire du régime de feu Omar Bongo, revendiquent la victoire et se jettent à la figure des accusations de fraudes.

Ce dimanche après-midi, Jean Ping a fait sensation devant la presse et ses partisans à Libreville en se déclarant vainqueur de la présidentielle, dont les résultats officiels devraient être annoncés ce mardi. « Je suis l’élu. J’attends que le président sortant m’appelle pour me féliciter », a affirmé avec aplomb le challenger d’Ali Bongo Ondimba.

Si Bongo est terrassé, ce serait un séisme politique majeur dans un pays où sa famille règne sans partage depuis des décennies (le papa, El Hadj Omar Bongo Ondimba, de 1967 à sa mort, en 2009 ; et le fils depuis cette date)…

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L’indépendant Alexander Van der Bellen n’aura pas savouré longtemps sa victoire à la présidentielle autrichienne, le 22 mai dernier, face au candidat du FPÖ (extrême droite), Norbert Hofer. Déjà que Van der Bellen a dû se contenter d’un succès à l’arraché, 50.3% des suffrages, au bout d’un suspense haletant, maintenant le voilà qui reçoit une autre tuile sur la tête : La Cour constitutionnelle autrichienne a invalidé ce vendredi 1er juillet le résultat de la présidentielle pour cause d’irrégularités. Cette décision de justice fait suite à un recours du FPÖ.

La Cour constitutionnelle a noté de nombreuses irrégularités lors du dépouillement des plus de 700.000 bulletins de vote par correspondance. D’après elle, les sérieux doutes existants ont entaché le scrutin, qui est donc à refaire.

Pour rappel, ce sont justement ces votes par correspondance qui ont permis à Alexander Van der Bellen, un ancien du parti écologiste, de damer le pion à son adversaire. Donc si l’élection est à refaire, Hofer aura toutes ses chances, même si la Cour n’a pas pu mettre la main sur des preuves de fraude à la présidentielle.

Une élection très symbolique

L’élection autrichienne avait passionné les médias européens parce que voir la présidence d’un grand pays comme l’Autriche basculer à l’extrême droite n’est pas chose courante sur le continent, même si les partis xénophobes montent un peu partout. C’est plus cette symbolique là qui a déchainé les passions que l’enjeu même de l’élection, car de fait le chef de l’Etat autrichien a plutôt un rôle protocolaire, même s’il peut actionner quelques leviers de poids, comme la nomination du chancelier, la dissolution du gouvernement et le commandement suprême des armées.

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