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Plus de 60% des Tunisiens comptent voter durant les prochaines élections municipales prévues pour mars 2018, révèle une étude élaborée par le réseau Mourakiboun.
Lors d’un point de presse tenu jeudi à Tunis, Mourakiboun a présenté les résultats d’une étude sur la perception du citoyen tunisien de la représentativité politique et les élections locales élaborée en collaboration avec l’institut d’étude ” one to one ” et l’organisation Heinrich Böll Stiftung.

Il s’agit d’une étude quantitative faite sur un échantillon de 10 032 citoyens tunisiens de plus de 18 ans dans la période s’étalant du 28 juin au 28 aout 2017. Le contexte de l’étude a été marqué par le report des élections régionales, la démission du président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) et une instabilité politique et économique, affirme Mohamed Marzouk, vice président de Mourakiboun dans une déclaration aux médias. Selon lui, cette étude a démontré que d’une part, le Tunisien manque d’information sur les élections municipales et le paysage politique mais qu’il a, d’une autre part, l’intention de voter.

Selon cette étude, plus de 32% des Tunisiens ne comptent pas voter durant les élections régionales et 6,7% ne se sont pas encore décidés. De ceux qui ne vont pas voter, presque 30% pensent que les élections ne vont rien changer et 25,5% n’ont pas confiance en les politiciens.
Cependant, 16,3% ne voteront pas pour manque d’information et “difficulté” de l’opération électorale.
Sur les intentions de vote, plus de 49% des électeurs comptent voter pour des listes d’indépendants face à 27% qui comptent voter pour des listes partisanes.
Plus de 57% pensent que le candidat aux municipales doit connaitre la région et la réalité vécue par les habitants et 46% pensent qu’il doit disposer d’un bon programme électoral pour la région.

Néanmoins, 12% des interviewés estiment que le candidat aux municipales doit avoir de l’argent et 10% seulement pensent qu’il doit être une femme. Plus de 76% des Tunisiens acceptent que le président de leur municipalité soit une femme.
Plus de 73% acceptent que leur candidat soit âgé de moins de 35 ans et 60% acceptent qu’il ait un handicap physique. Plus de 17% des Tunisiens acceptent qu’il soit un extrémiste religieux et 16% seulement acceptent qu’il ait plus de 70 ans.
Plus de 57% des Tunisiens pensent, par ailleurs, que les élections municipales changeront pour le mieux la situation, 2,6% pour le pire et plus de 28% pensent qu’elles ne changeront rien.

Vous avez dit tous citoyens ?

Pour les Tunisiens, un bon citoyen dans un pays démocratique doit payer ses impôts. En effet, selon l’étude, 79% des recensés pensent que le Tunisien doit payer ses impôts afin d’être un bon citoyen. 72% pensent qu’il doit participer aux élections et 43% pensent qu’il doit protester contre les décisions qu’il n’accepte pas.
Plus de 90% des Tunisiens acceptent de payer des amendes pour avoir déposé les ordures ménagères dans les lieux publics. 77% sont prêt à payer plus d’impôt pour garantir plus de propreté dans les zones où ils habitent contre 20% qui refuseront de le faire.
Plus de 73% affirment qu’ils dénonceront un fonctionnaire de la municipalité en cas de malversation. Mais, 48% de l’échantillon seulement sont prêts à dénoncer un voisin pour construction sans autorisation.

L’étude a également démontré que presque 70% des Tunisiens ne sont pas au courant de la nouvelle répartition territoriale des municipalités. Plus de 77% ne connaissent pas les nouvelles prérogatives et responsabilités des municipalités. Plus de la moitié de l’échantillon acceptent de donner plus d’indépendance et de moyen financier aux municipalités.

Le désenchantement et ses raisons

Sur la perception du citoyen de la situation générale dans le pays, plus de 64% des citoyens pensent que la Tunisie est sur la mauvaise voie face à 25% qui pensent le contraire et 10% qui n’ont aucune idée. Plus de 77% de l’échantillon sont satisfait de la situation sécuritaire. Cependant, 17% seulement sont satisfaits de la situation économique et 25% sont satisfaits de la situation politique du pays.
Plus de 42% semblent s’intéresser à la vie politique en Tunisie face à 40,3% qui ne s’intéressent pas du tout à ce qui se passe au niveau du paysage politique tunisien. Selon la même étude, plus de 56% des Tunisiens n’ont pas du tout confiance en les partis politiques. 5% seulement ont beaucoup de confiance, 14% ont une confiance moyenne et 10% ont peu de confiance dans les partis politiques.
Après les démissions du président et 2 membres de l’ISIE, la confiance en cette instance constitutionnelle a régressé, affirme Youssef Meddeb, représentant du centre d’étude One to One. En effet, selon la même étude, 20,4% seulement ont beaucoup de confiance en l’ISIE face à plus de 27% qui n’ont pas du tout confiance dans cette instance.
Sur l’échantillon…

L’échantillon est formé de citoyens dans 24 gouvernorats, 260 délégations et 749 localités. 30,7% de l’échantillon ont un niveau d’étude primaire, 27,2% ont fait des études secondaires et 16,7% ont un niveau supérieur d’étude. 14,2% ne sont jamais allés à l’école. Les tranches d’âge des questionnés varient entre 18 et 24 ans (9,6%), 25 et 34 ans (17,7%), 35 et 44 ans (24,5%), 45 et 54 ans (22,1%), 55 et 65 ans (14,9%) et plus de 65 ans (10,7%). 67,8% de l’échantillon habitent dans des zones urbaines et 32,2% viennent de milieux ruraux. 42 % d’entre eux ont un salaire de moins de 600 dinars. Plus de 31% de l’échantillon sont des ouvriers, agriculteurs et commerçants. Les fonctionnaires administratifs et les hauts cadres ne dépassent pas les 14% de l’échantillon. Plus de 10% de l’échantillon est formé de chômeurs alors que 31% sont des femmes au foyer.

L’homme politique Slaheddine Maaoui, qui a occupé de très hautes fonctions (conseiller de Ben Ali, PDG de l’ATCE, ministre du Tourisme, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Communication et des relations avec la Chambre des députés, etc.), a réagi aux résultats du dernier sondage de l’organisme américain IRI sur la perception de l’économie, de la classe politique, les intentions de vote aux prochaines municipales… Dans un post cinglant sur Facebook, Slah Maaoui a émis un jugement sans appel sur l’élite politique tunisienne.

“TOUS PERDANTS !

Le dernier sondage réalisé pour le compte d’une institution américaine nous brosse un tableau catastrophique de l’état des lieux politique en Tunisie…
83% des Tunisiens ne choisissent aucun parti politique… les “meilleurs ” ne dépassent pas 3%… les “embryonnaires” n’ont aucune visibilité!…
On touche ainsi le fond !
3 grandes leçons :
-C’est la faillite du système partisan en vigueur…
-Point de salut en dehors de nouveaux rassemblements politiques convaincants et crédibles!…
-L’émiettement des forces démocratiques est une impasse!”

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Pour le vice-président du mouvement d’Ennahdha, Abdelfatteh Mourou, l’explication du report des élections municipales est toute trouvée : Les partis qui sont à l’origine de cette mesure sont terrorisés par les chances de succès d’Ennahdha. Il a tenu ces propos hier dimanche 24 septembre 2017, sur Jawhara FM

D’après Mourou, ces formations politiques pensent qu’Ennahdha est fin prête pour ce rendez-vous, et même «plus qu’il ne faut». Selon lui “ces élections diffèrent des autres car elle nécessitent un discours, des programmes, des lois et une préparation“. Il a émis le voeu que ce report soit le dernier…

Par ailleurs il a déclaré que le mouvement ne lâche rien et continue le boulot pour travailler les esprits, mettre sur les starting-blocks des compétences et amasser le nerf de la guerre, l’argent, notamment dans les régions de l’intérieur. Les adversaires d’Ennahdha sont prévenus…

Pour rappel, 8 partis politiques avaient fait bloc dernièrement pour demander au président de la République de différer le scrutin municipal, au motif que le climat social et politique ne s’y prêtait pas. Le fait que les membres de l’ISIE n’aient pas été élus dans les délais fixés par la loi pour la tenue des municipales a apporté de l’eau à leur moulin…

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Le président de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces porteuses d’arme, Mohamed Ennaceur Jbira, a indiqué, mercredi, que la commission continuera la discussion des articles du projet du Code des collectivités durant les vacances parlementaires malgré le report de la date des élections municipales.
Les membres de la commission s’engagent à poursuivre l’examen du Code, selon le programme établi indépendamment de la question du report des élections, a-t-il ajouté dans une déclaration à l’agence TAP.
Jbira estime “improbable” l’ajournement des travaux de la commission après les vacances parlementaires comme le suggèrent certains députés, considérant que l’examen des articles du Code des collectivités locales exige beaucoup de temps.

La Commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces porteuses d’armes a tenu lundi une réunion à laquelle a été convié le président de l’ARP Mohamed Ennaceur (à la demande de certains députés) pour prendre acte de l’ampleur du taux d’absentéisme aux travaux de la commission.
Ennaceur a, à cette occasion, indiqué que face à la dégradation des services municipaux et de la détérioration de la situation environnementale, l’adoption de ce Code était impérieuse de même que la tenue des élections municipales dans les plus brefs délais.

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Réuni ce lundi au Bardo, le bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a décidé de tenir une plénière, extraordinaire, pour combler les postes vacants au sein de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) dont celui de président et ce, le mercredi 20 septembre 2017.

Dans une déclaration récente à la Tap, le membre de l’ISIE Nabil Baffoun avait expliqué que le comblement des vacances, l’élection du président et de deux membres du Conseil de l’ISIE devait se dérouler dans les plus brefs délais, dans la mesure où les procédures légales qui suivent l’élection des nouveaux membres risquent de prendre du temps.

D’après lui, le président élu de l’instance est la seule personne habilitée à signer les décisions réglementaires qui régissent ce processus et qui doivent être publiées avant le 19 septembre 2017, date du début des dépôts des candidature pour les municipales.

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Des élections municipales dans les délais, l’Instance supérieure indépendante pour les Elections (ISIE) ne cesse de nous les garantir. Cette rengaine a certes le mérite de tenir en respect les oiseaux de mauvais augure, qui commencent déjà à clamer que le pays n’est pas prêt pour ces échéances ô combien importantes pour la vie de nos villes, et de la nation. D’ailleurs 8 partis politiques se sont fendus d’un communiqué pour appeler les autorités à différer le scrutin. Ce à quoi l’ISIE a rétorqué Niet. Mais encore faut-il qu’elle ait les moyens de ses ambitions. Et quand ces moyens sont entre les mains de nos chers députés, qui ont manifestement d’autres chats à fouetter en ce moment (comme le fait de cuisiner et de canarder le chef du gouvernement, d’ailleurs la séance de “torture”, qui a commencé ce matin du lundi 11 août, est toujours en cours à l’heure où on écrit ces lignes!), l’affaire peut prendre très vite des allures de voeu pieux…

L’Instance supérieure indépendante pour les Elections (ISIE) a adressé, lundi, une correspondance à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour demander des éclaircissements au sujet de la date du comblement des vacances au sein de l’ISIE, a indiqué Anouar Belhassen, président par intérim de l’instance électorale.
Bien que l’ISIE n’interfère pas dans le travail des autorités politiques, notamment la présidence de la République et le Parlement, celle-ci s’engage à respecter le calendrier fixé“, a-t-il ajouté dans une déclaration à TAP.
D’après Belhassen, toute modification pourrait avoir des répercussions financières sur le processus des candidatures aux élections municipales allant jusqu’à un million de dinars.
Le président par intérim de l’ISIE a mis en garde contre les conséquences pouvant découler de tout retard dans l’organisation des municipales, prévues pour le 17 décembre 2017.
Le report sine die des municipales risque de nuire à l’intérêt suprême du pays au même titre que les intérêts des citoyens“, a-t- encore il souligné.

Selon Belhassen, la non promulgation avant le 18 septembre courant du décret présidentiel relatif aux élections municipales aura sans nul doute un impact négatif sur le calendrier de l’ISIE
Par ailleurs, Belhassen a indiqué que l’instance s’est réunie, vendredi dernier, en présence des représentants des huit partis politiques qui avaient appelé au report des municipales.
L’article 101 de la Loi organique n° 2014-16 du 26 mai 2014, relative aux élections et aux référendums stipule que la convocation des électeurs intervient par décret présidentiel dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, régionales, municipales et présidentielle, et dans un délai minimum de deux mois pour le référendum.

Huit partis avaient affirmé, dans une déclaration commune, “l’impossibilité de tenir les élections municipales en décembre prochain” étant donné que “les conditions juridiques, logistiques et techniques ne sont pas encore réunies“.
Il s’agit d’Al-Massar, d’Al-Joumhouri, La Tunisie d’abord, Afek Tounes, Al-Badil, Machrou Tounes, le parti du Travail patriotique et démocratique et le parti Al-Watan Al-mouwahad.

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Nabil Baffoun, le membre de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) a indiqué qu’il est encore possible de tenir le scrutin municipal fixé au 17 décembre 2017.

Dans une déclaration ce lundi 11 septembre 2017 à Express Fm, il a précisé que l’annonce du décret présidentiel appelant les électeurs à se rendre aux urnes demeure essentielle pour le parachèvement des procédures du processus électoral avant d’ajouter qu’il est encore temps de concrétiser la condition posée par le président de la République à savoir le pourvoi des vacations au sein de l’ISIE.

Nabil Baffoun a réaffirmé que le délai pour l’annonce du décret présidentiel est prévue pour le 18 septembre dans le sens où on prend en considération, uniquement, le délai officiel fixé qui est le 17 décembre 2017.

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L’Instance Supérieure Indépendante pour les Élection (ISIE) poursuivra sa mission conformément au calendrier convenu, a déclaré le président de l’ISIE par intérim Anouar Ben Hassine dans une allusion à la date des élections municipales fixée pour le 17 décembre 2017.

Il a ajouté que la publication du décret portant convocation des électeurs et le comblement de la vacance au sein du conseil de l’ISIE ne relèvent pas des prérogatives de l’instance mais de celles du Président de la République et de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).
Ben Hassine a souligné, dimanche, en marge d’une opération de simulation de présentation des candidatures aux élections municipales organisée à la Salle de sport multidisciplinaire de Ben Arous, que l’instance devra achever le processus des élections conformément au calendrier convenu qui représente un contrat avec l’Etat Tunisien et le peuple.

Il a indiqué par ailleurs que la non publication du décret portant convocation des électeurs va entraver le parachèvement du processus électoral vu son importance juridique dans la finalisation du processus.
Il a ajouté que l’instance prendra la décision qui convient si ce décret ne sera pas publié, ajoutant que le président de la République s’était engagé à publier le décret dans les délais.

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Huit partis politiques ont souligné mardi, lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, l’impossibilité d’organiser les élections municipales dans leur date prévue le 17 décembre prochain tant que plusieurs conditions nécessaires sur les plans administratif, logistique et juridique ne sont pas encore réunies.
Il s’agit de Machrou Tounes, Afek Tounes, Al joumhouri, La Tunisie d’abord, Al badil Ettounsi (l’alternatif tunisien), Al massar, Alwatan Al mouwahad, le parti du Travail patriotique et Démocratique.

Dans une déclaration commune, les partis appellent le Parlement à tenir une session parlementaire extraordinaire pour combler les vacances dans la composition de l’instance supérieure indépendante des élections (ISIE) et adopter le code des collectivités locales. Ils appellent le gouvernement à publier les textes d’application et à installer les instances judiciaires et financières régionales, à préparer l’administration et à prévoir des mécanismes de coordination entre divers intervenants dans le processus électoral. Les signataires soulignent également l’importance qu’il y a de mobiliser les ressources financières nécessaires aux municipalités, conformément au nouveau code des collectivités locales, dans le cadre de la loi de finances pour l’exercice 2018 et d’établir un échéancier pour chaque mesure avant l’appel officiel aux élections.

Les partis appellent dans leur déclaration le président de la République à considérer l’absence de toutes ces conditions nécessaires au bon déroulement des élections municipales avant de signer le 09 septembre prochain le décret relatif au vote. Ils ont, en outre, souligné leur disposition à négocier avec toutes les parties concernées pour garantir le succès des élections municipales n’écartant, toutefois, pas leur mobilisation pour le report de cette échéance politique au plus tard au mois de mars 2018.

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Les élections municipales se tiendront le 17 décembre 2017 sur la base de la loi organique du 14 février 2017 qui modifie et complète la loi organique n° 2014-16 du 26 mai 2014 relative aux élections et référendums. Certains estiment, toutefois, que les amendements concernant, précisément, la question du financement de la campagne électorale et le mode de scrutin ne favorisent pas la montée des compétences indépendantes.
Le premier obstacle auquel pourraient faire face les candidats indépendants est celui du financement“, a indiqué Anouar Mnasri, membre de la Ligue des Femmes Electrices et de l’Association Thala solidaire. Selon elle, les listes partisanes, contrairement aux listes indépendantes, n’ont pas de contraintes financières. Elles sont soutenues et financées par les ressources de leurs partis. Le financement est un obstacle rencontré, à juste titre, par plusieurs jeunes compétences de Thala qui veulent se porter candidats, a-t-elle, ajouté.

Le nerf de la guerre

Le constitutionnaliste Jawhar Ben Mbarek, président du Réseau “Doustourna”, partage le même avis. Pour lui, le mode électoral tel que prévu par la loi électorale amendée réduit les chances des indépendants, et ce pour plusieurs raisons. ” La première raison est d’ordre financier : les listes indépendantes vont désormais devoir assurer leur propre financement et récolter plus de 3% des voix pour pouvoir être remboursées après la proclamation des résultats, chose qui n’est pas toujours évidente surtout dans les grandes circonscriptions qui impliquent des moyens financiers et logistiques importants “.

Amendée en février 2017, la loi électorale comporte un nouvel article qui stipule qu’il est versé à chaque candidat ou liste candidate qui a recueilli au moins 3% des suffrages exprimés dans la circonscription électorale une subvention publique forfaitaire au titre de remboursement des dépenses électorales, et ce, après la proclamation des résultats définitifs des élections.
En 2011, lors des élections pour l’Assemblée nationale constituante, les candidats ont reçu le financement public avant le début de la campagne électorale. Ceux qui avaient obtenu moins de 3% des voix ont été appelés à rembourser l’Etat après la proclamation des résultats. Durant les élections législatives en 2014, les candidats ont reçu une partie de la subvention publique avant les élections et le reste après la proclamation des résultats.

Les rouleaux compresseurs Ennahdha, Nidaa…

A la question du financement, s’ajoute le mode de vote qui, selon le constitutionnaliste, reproduira le même scénario des législatives de 2014, en favorisant largement la montée de grands partis comme Ennahdha et Nidaa Tounes.
Le mode de scrutin, même s’il adopte une dose de proportionnalité, favorise les partis les plus structurés et les plus outillés, financement et logistiquement “, affirme Jawher Ben Mbarek.
Ce mode de scrutin va favoriser la montée des grands partis à un premier rang et va permettre à des petits et moyens partis politiques d’avoir quelques sièges. Les indépendants seront au troisième rang et auront moins de chance de récolter des sièges, explique-t-il.
Car, précise-il, l’application des restes forts, conditionné par l’obtention d’au moins 3% des suffrages exprimés au niveau de la circonscription va davantage limiter l’accès des compétences indépendantes aux conseils municipaux. ” Dans une circonscription électorale regroupant plus de 500 000 habitants comme Tunis, il serait quasi-impossible pour les indépendants de former des listes d’indépendants “. La loi électorale précise qu’elles ne sont pas admises à la répartition des sièges, les listes candidates qui ont recueilli moins de 3% des suffrages exprimés au niveau de la circonscription.

Sur ce sujet Anouar Mnasri fait observer que les plus forts restes ne sont pris en compte que pour ceux qui ont récolté plus de 3% des voix. “Si cette condition introduite dans la loi électorale de 2017 vise à éviter la dispersion des voix, elle n’en demeure pas moins accablante pour les indépendants “, estime, pour sa part Anouar Mnasri.
La loi électorale dispose en effet que le vote a lieu sur listes en un seul tour. Les sièges sont répartis au niveau des circonscriptions à la représentation proportionnelle aux plus forts restes.
Si plus d’une liste sont candidates au niveau de la circonscription, les sièges sont répartis dans un premier temps sur la base du quotient électoral. Le quotient électoral est déterminé en divisant le nombre de suffrages exprimés par le nombre de sièges réservés à la circonscription.
Le nombre des membres des conseils municipaux est fixé sur la base du nombre des habitants des municipalités conformément au dernier recensement officiel. Soit 12 membres pour les petites circonscriptions qui comptent moins de 10 000 habitants et jusqu’à 62 dans les grandes circonscriptions de plus de 500 000 habitants.

Sur un autre plan, Anouar Mnasri considère que l’adhésion des indépendants aux listes partisanes ne risque pas d’influer sur leur statut d’indépendants. Pour elle, les compétences indépendantes ont été assez formées pour ne pas s’aligner sur les orientations et intérêts des partis politiques. Selon Mnasri, les indépendants pourraient aider les partis politiques à se rapprocher davantage des citoyens. ” Les élections municipales sont principalement des élections de proximité où le citoyen joue un rôle primordial ” a souligné Mnasri rappelant la décision d’Ennahdha d’associer, à hauteur de 50 pc, les indépendants dans ses listes.

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Le vice-président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections, Anouar Belhassen, a indiqué dans une déclaration accordée à Mosaïque fm que l’instance a examiné les 22, 23 et 24 août 2017, une liste de 46 objections relatives aux listes d’électeurs.

Il a ajouté que l’ISIE a approuvé 12 objections et rejeté 34 autres.  

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Les délais de recours pour les listes des électeurs inscrits pour les prochaines municipales prennent fin ce lundi, conformément au calendrier électoral.
L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) entamera, dans les deux jours qui viennent, l’examen des recours et l’élaboration d’un guide pour les candidats, a affirmé à l’Agence TAP Adel Brinsi, membre de l’ISIE chargé de la communication.
Les partis politiques sont appelés à présenter leurs candidatures dans les plus proches délais afin d’éviter des erreurs pouvant conduire à l’annulation de listes électorales, a-t-il recommandé.
Le dépôt des candidatures est prévu entre le 18 et le 26 septembre, a-t-il ajouté.

Adel Brinsi a affirmé que l’instance, de même que le gouvernement, sont prêts pour organiser les élections dans les délais impartis. Il a indiqué, à cet égard, que le gouvernement a récemment versé 10 millions de dinars au titre du budget réservé aux élections municipales.
Il a également rappelé la rencontre qui a réuni, récemment, une délégation de l’ISIE avec le secrétaire général du gouvernement au cours de laquelle l’accent a été mis sur la disposition du gouvernement à tenir les élections à la date prévue du 17 décembre 2017 ainsi que sur les accords conclus avec des parties étrangères relatifs aux dons qui seront débloqués pour ces élections.

Concernant l’installation des tribunaux de première instance, Brinsi a assuré que toutes les juridictions seront prêtes à temps pour trancher les litiges électoraux et que des juges ont été déjà recrutés.
Pour Brinsi, ceux qui appellent au report des élections ont l’intention de saper le processus électoral et de nuire à la Tunisie.

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Le président par intérim de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) Anouer Belhssan a annoncé, lors d’un point presse ce jeudi à Tunis, que l’instance est prête à assurer la tenue des élections municipales à la date du 17 décembre 2017.

Il a par ailleurs rappelé que l’ancien président de l’ISIE, Chafik Sarsar avait déjà annoncé que l’instance est prête à ce droit électoral.

Il est à rappeler à ce propos que Chafik Sarsar, avait officiellement présenté sa démission de l’instance depuis le mois de mai dernier, évoquant des désaccords internes au sein conseil de l’instance non seulement sur les méthodes de travail mais aussi sur les principes fondateurs de la démocratie.

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Plus de 400 mille nouveaux inscrits ont été enregistrés pour les élections municipales, a indiqué Mohamed Nasri, membre de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE).

Lors de son passage jeudi 3 août 2017 sur Jawhara Fm, Mohamed Nasri a rappelé que le dernier délai pour s’inscrire est fixé pour le 10 août 2017, soulignant qu’il n’y aura pas de prolongation du délai.

Les élections auront lieu à leur date prévue le 17 décembre 2017 et les démissions au sein de l’ISIE n’aura pas d’effet sur le bon déroulement des élections, a t-il ajouté.

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Hypothétique destin que celui de ces élections municipales dont tout le monde parle, chacun à son gré, mais tel un serpent de mer, on ignore quand elles vont finalement avoir lieu et comment. Pourtant, leur urgence est dans toutes les bouches et l’instance qui est chargée de les organiser et veiller à leur régularité n’a de cesse de s’égosiller à sommer les uns et les autres à trancher le nœud gordien. Des injonctions qui laissent de marbre la classe politique toujours et indûment occupée à traîner les pieds et à laisser pourrir encore plus la situation malgré ses effets dévastateurs sur la commodité des citoyens autant que sur l’ordonnance générale de la vie dans la cité confiée à cette monstruosité que sont les délégations spéciales.

Il n’y a qu’à voir cette insalubrité ambiante, et pas que cela, pour s’en offusquer davantage. Un attelage commis d’autorité par le pouvoir central, et qui, gangrené par l’incurie autant que par une évidente incapacité à gérer la chose publique et territoriale, a transformé les communes en un véritable margouillis d’autant plus exécrable que chacun y met du sien, et d’abord le citoyen, stricto sensu l’habitant de la cité, qui, la Révolution aidant, s’investit du pire qu’il peut dans la déprédation du bien public s’il lui arrive de ne pas s’en emparer, ne paie pas ses impôts, et fulmine contre les misères qui sont faites à son environnement et bien plus contre le laisser-aller des autorités municipales associées à un Etat qui ne fait rien non plus.

Un état des lieux qui ne semble interpeller personne, surtout pas les partis politiques, maîtres dans l’art du moratoire, et qui rechignent à voir le scrutin municipal se tenir dans les délais proposés par l’ISIE qui pense pouvoir l’organiser le 26 novembre 2017, au pire au cours de la première quinzaine de décembre de la même année. Pourtant, le calendrier suggéré par l’Instance, de par la cohérence de son articulation et de l’opportunité de sa mise en œuvre, n’a pas de quoi pécher par des inconvénients insurmontables. Ainsi, aux termes de cet échéancier, les opérations d’inscription sur le registre électoral démarreront le 12 juin prochain, les candidatures aux conseils municipaux (365 sièges) seront ouvertes le 30 août et la campagne électorale sera lancée le 4 novembre. Et pour ce qui est du vote des sécuritaires et des militaires, il se déroulera en une seule journée entre le 19 et le 23 novembre.

Manœuvre dilatoire !

Si, cependant et a priori, Nidaa Tounès, Ennahdha, Afek Tounes et Al-Irada n’objectent pas que le scrutin ait lieu en décembre 2017, les autres partis, nommément le Courant populaire, Al-Jomhouri, l’Union patriotique libre, Ettakatol, le Courant Al-Mahaba, le Parti des travailleurs et Machrou Tounès, penchent, et avec insistance, pour mars 2018. Une proposition qui prendrait racine dans le degré d’impréparation de ces formations politiques, manifestement soucieuses de mettre à profit ce moratoire pout tenter, comme ce fut le cas pour les législatives, de s’organiser et de convenir de listes communes que, entretemps, elles n’arriveront sans doute pas à mettre en place de sitôt, ni réussiront à aplanir les sérieuses divergences qui les opposent, selon maints observateurs.

A cet atermoiement à se jeter dans la bataille électorale municipale, on pourrait aisément trouver une explication qui colle mieux à la réalité politique de ces partis. Elle tient à un déficit d’assise populaire qui pèsera de tout son poids sur les prochaines échéances électorales de 2019. Si bien que le scrutin municipal a valeur d’un test décisif donnant la mesure de leurs chances dans les législatives et les présidentielles. C’est là que réside tout l’enjeu de ces Municipales, et il requiert que les candidats en sortent avec un minium de crédit qui les fondent à embrayer pour les compétitions suivantes. Or, ce ne semble â être le cas, les choses étant actuellement ce qu’elles sont avec un poids politique et électoral de si peu d’importance rapporté à celui d’Ennahdha et de Nidaâ Tounès. Un camouflet pulvériserait toutes leurs chances de pouvoir défendre leurs couleurs dans une consultation électorale regardée comme essentielle et cruciale pour leur survie.

On comprendrait dès lors l’ardeur que ces partis sont en train de mettre pour renvoyer à une date qui leur serait « idoine » ces Municipales, le temps de mettre en place des coalitions et des stratégies à la faveur desquelles ils s’arrogeraient des bastions qui leur procureraient un poids d’autant plus précieux qu’il leur permettraient, pensent-ils, de tenir la dragée haute aux partis prépondérants, et d’affirmer une présence sur un échiquier politique âprement disputé et dans une configuration électorale qui ne le sera pas moins.

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Le porte parole de Nidaa Tounes, Sofiène Toubel, a affirmé que les cadres du Mouvement de Nidaa Tounes insistent à ce que les élections municipales soient organisés avant la fin de 2017.

Dans une déclaration ce dimanche  à Shems Fm, en marge d’une conférence dédiée aux cadres du Mouvement, Toubel a affirmé que plusieurs personnalités politiques ont marqué leur présence à cette conférence dont d’anciens ministres sous le gouvernement Essid.

Il a ajouté que d’autres personnalités politiques vont rallier le Mouvement, indiquant que la compagne nationale des candidatures sera lancée du 15 mars au 15 avril prochains.

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Nabil Baffoun, membre de l’Instance supérieure indépendante des Élections (ISIE) a assuré que l’ISIE proposera la date du 5 ou du 12 novembre 2017, pour la tenue des élections municipales.

Dans une déclaration, dimanche 5 mars 2017 à Shems Fm, il a indiqué que la date sera discutée avec les politiciens afin de fixer une date définitive.
Il a indiqué que le budget des élections sera d’environ 68 millions de dinar.

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Walid Helali, le président de l’Union des magistrats administratifs a affirmé dans une interview accordée au journal “Le Maghreb” et parue dans son édition de ce jeudi 23 février 2017 qu’il est impossible d’organiser les élections municipales durant le mois de novembre de cette année, démentant ainsi les déclarations du président de l’ISIE, Chafik Sarsar qui a évoqué la possibilité de tenir les municipales durant ce mois en question.

Il a par ailleurs critiqué le retard accusé dans la création des circonscriptions et le recrutement des juges, appelant ainsi à fournir aux juges administratifs qui seront chargés du contentieux, toutes les garanties pour faire réussir ce défi national.

Rappelons à ce propos que le président de l’ISIE a récemment affirmé, dans une déclaration faite aux médias, que l’organisation des élections municipales avant la fin de 2017 est possible et que l’instance est prête et elle va préparer la feuille de route qui sera transférée à l’ARP pour valider le calendrier.

“Le mois de novembre serait idéal. La date des élections municipales sera fixée après la validation du calendrier qui doit prendre en compte l’inscription sur les listes électorales, la durée de la campagne et les délais pour valider les candidatures. Huit mois sont suffisants pour l’ISIE, mais tout dépend de l’accord des parties prenantes», a-t-il expliqué.

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L’organisation non gouvernementale de droit tunisien Al Bawsla a exhorté ce mardi 20 décembre le Parlement à examiner et à adopter dans les plus brefs délais le projet de loi sur les élections municipales et à fixer une date pour le scrutin.

L’organisation par la voix de sa représentante, Farah Ben Mokthar, a souligné la nécessité de mettre en place le cadre juridique afin d’achever le processus transitoire, sinon tout retard aura certainement des retombées négatives.

En effet, Farah Ben Mokthar s’est dit étonnée du flou lié à la question des élections municipales censée être une priorité pour les acteurs politiques, mais aussi pour les représentants du peuple.

L’adoption de ce texte règlementaire figure parmi les recommandations d’Al Bawsla faites lors d’une rencontre organisée ce mardi 20 décembre sur « le Suivi de l’application de la Constitution et sa consécration sur le plan juridique”.

Elle a dans le même contexte souligné l’importance de définir les prérogatives des collectivités locales, de les contrôler tout en exigeant l’instauration d’une démocratie commune.

Le gouvernement appelé à trouver le consensus

Kalthoum Badreddine, présidente de la commission du règlement intérieur et de l’immunité à l’ARP, a pour sa part indiqué qu’une grande responsabilité incombe aujourd’hui au gouvernement d’union nationale, considéré comme la partie ayant lancé cette initiative. Il est appelé à trouver une solution consensuelle de manière à débloquer la situation et trouver une solution concernant la loi relative aux élections municipales.

« C’est la seule partie capable d’apporter des amendements, surtout que ce projet de loi a fait l’objet d’un examen lors d’une séance plénière organisée en juin dernier. D’où l’impossibilité de le retirer ou encore de le modifier à travers la commission du règlement intérieur et de l’immunité », a précisé la députée dans une déclaration accordée à Africanmanager.

Elle a par ailleurs assuré que le gouvernement par la voix du ministre des Affaires locales et de l’Environnement est en train de préparer des amendements qui seront prochainement examinés lors d’un Conseil ministériel, avant de les transmettre à l’ARP.

La présidente de la commission du règlement intérieur et de l’immunité a dans ce sens indiqué que l’ARP avait entamé le 1er juin dernier l’examen du projet de loi amendant et complétant la loi relative aux élections et référendums. Toutefois, cette séance a été levée pour plusieurs différends entre les groupes parlementaires autour de certaines questions comme la parité horizontale, le financement des campagnes, lequel n’est pas évoqué dans la loi électorale, sans oublier l’octroi du droit de vote aux policiers et aux militaires lors des élections, qui a fait couler beaucoup d’encre.

Vers la révision du calendrier ?

Plus de six ans après sa révolution, la Tunisie peine encore à organiser des élections municipales, tant attendues, mais qui n’ont toujours pas de date.

Fixée dans un premier temps pour le 26 mars 2017, par l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE), la date des élections municipales n’a cessé d’être repoussée à cause de l’adoption du projet de loi sur ce scrutin.

Cette situation préoccupe beaucoup l’ISIE, laquelle a affirmé que cela ne peut que provoquer la révision de la totalité du calendrier électoral.

 

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