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Le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) et le Groupe industriel panafricain Eranove (www.Eranove.com) ont signé, avec le gouvernement de la République Gabonaise, une convention de concession pour de la production d’eau potable et deux contrats d’achat d’énergie électrique.

La convention de concession de l’usine de traitement et d’adduction d’eau Orélo, dans le département du Komo- Kango

La signature de la convention de concession de l’usine de traitement et d’adduction d’eau potable Orélo fait suite au protocole d’accord signé en mars 2017 par la République Gabonaise, le FGIS et le Groupe Eranove. Ce contrat porte sur le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance d’une nouvelle unité de production d’eau potable d’une capacité de production de 140 000 m3 par jour, située dans la province de l’Estuaire, plus précisément dans le département du Komo-Kango. Le projet Orélo vise à améliorer la desserte en eau potable de Libreville et de ses environs par le renforcement de la capacité de production correspondant à la consommation de plus de 600 000 personnes, afin de répondre à la demande sans cesse croissante de la population.

Les contrats d’achat d’énergie électrique de Ngoulmendjim et de Dibwangui

À travers la signature des contrats d’achat d’énergie électrique de Ngoulmendjim (73 MW) et de Dibwangui (15 MW) portés respectivement par les sociétés de projet Asokh Energie et Louetsi Hydro, la République Gabonaise confirme à ces sociétés le droit exclusif de concevoir, financer, construire, exploiter et assurer l’exploitation et l’entretien-maintenance des deux installations hydroélectriques et à leur acheter l’intégralité de l’énergie électrique produite.

Serge Thierry MICKOTO, Administrateur-Directeur Général du FGIS, a commenté : « Nous nous félicitons de l’avancée de ces projets d’eau et d’électricité réalisés dans le cadre de notre groupement avec le groupe Eranove. Le Plan de relance de l’économie gabonaise a parmi ses objectifs le renforcement de l’offre d’électricité en la rendant plus accessible, plus disponible et durable. Améliorer l’approvisionnement en eau et la qualité de ces services aux citoyens constitue un élément non négligeable dans la réalisation du programme Gabon vision 2025. »

Marc ALBÉROLA, Directeur Général du groupe industriel panafricain Eranove, a déclaré : « La signature de ces trois contrats revêt une importance toute particulière pour notre Groupe. D’abord parce qu’elle confirme la qualité et la profondeur de notre partenariat au Gabon avec l’État et le FGIS. Ensuite parce que ces trois signatures viennent confirmer notre leadership panafricain dans la production d’eau potable et d’électricité. »

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La valeur des investissements étrangers en Tunisie a augmenté de 14,6%, entre 2017 et 2018 (9 mois 2018), passant de 1588,8 Millions de dinars (MD), à 1820,7 MD. Pourtant, en dollar, les investissements n’auront progressé que de 7,2%, atteignant 711,2 millions de dollars.

En euro, l’évolution est carrément négative (-0,2%), avec des investissements s’établissant à 594,2 millions d’euro.
Le directeur de l’assistance et du suivi des entreprises étrangères au sein de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisia), Hatem Soussi, a expliqué ces variations par la forte dépréciation du dinar par rapport à l’euro et au dollar, entre septembre 2017 et septembre 2018.

Selon les données statistiques parvenues à l’agence TAP, “ces investissements se répartissent entre investissements de portefeuille, qui ont enregistré une hausse de 45,3% par rapport à 2017, à 82 MD et les investissements directs étrangers (+ 13,5%), à 1738,7 MD“.
En ce qui concerne la distribution sectorielle des investissements directs étrangers (IDE), la majorité des secteurs ont enregistré une évolution à l’exception du secteur agricole qui a connu une importante régression.
Le secteur de l’énergie a bénéficié d’IDE d’une valeur de 788 MD, soit une augmentation de 11,3%. Les activités industrielles ont également connu une hausse remarquable de 10,2%, à 711 MD. Dans le secteur des services, les IDE ont marqué un bond de 39,6%, à 228,1 MD.
Par ailleurs, les investissements étrangers directs ont régressé dans le secteur agricole de 25,2%, à 11,8 MD.

Le flux des IDE, hors énergie, enregistré au cours des neuf premiers mois de l’année 2018 a permis de réaliser 455 opérations d’investissement d’une valeur totale de 950,77 MD permettant de créer 7 588 nouveaux postes d’emplois.
Parmi ces projets d’investissement, 63 opérations concernent des projets nouveaux d’une valeur de 75,7 MD, permettant de créer 818 nouveaux postes d’emplois. Environ 392 opérations d’investissements portent sur des projets d’extension d’une valeur de 875,1 MD , ayant permis la création de 6770 emplois directs.
Les données de la FIPA ont révélé une disparité régionale dans la répartition géographique des IDE. 50% des investissements (480,3MD) sont réalisés dans le Grand Tunis (Tunis, Manouba, Ben Arous et Ariana) et notamment les gouvernorats de Ben Arous (199,3 MD) et Tunis (196,7MD).
Pour sa part, le Nord-Ouest a attiré seulement 29% du total des investissements (278 MD).

La France est le premier investisseur étranger en Tunisie (369 MD), suivie de l’Italie (106MD), puis du Qatar (97,1 MD), de l’Allemagne et du Royaume-Uni.
Soussi a fait savoir que le Qatar a mobilisé près de 60 MD pour parachever la construction de l’hôtel “la Cigale” à Gammarth, outre les investissements réalisés par l’opérateur téléphonique Ooredoo.
Il a tenu à préciser que l’Allemagne et le Royaume-Uni, 4ème et 5ème investisseurs en Tunisie, restent des partenaires importants pour le pays.

TAP

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Lors d’une conférence de presse organisée à Dubaï, SE Saeed Mohammed Al Tayer, directeur général et PDG de l’Autorité de l’électricité et de l’eau de Dubaï (DEWA), a annoncé les détails de la 20ème édition du salon de l’eau, de l’énergie, de la technologie et de l’environnement (WETEX 2018) et de la 3ème édition de Dubaï Solar Show. DEWA organise ces deux expositions du 23 jusqu’au 25 octobre 2018 au Centre International de Conventions et de Congrès de Dubaï. WETEX 2018, portant le thème “À la pointe de la durabilité”, sera la plus grande exposition de son histoire, couvrant une superficie de 78 413 mètres carrés. Le salon accueillera en effet 2 100 exposants de 53 pays.

WETEX est le plus grand salon de son genre dans la région, et l’une des plus larges expositions spécialisées au monde. Il est devenu un événement annuel très attendu par les entreprises internationales et régionales spécialisées dans l’énergie, l’eau, l’énergie propre, l’environnement, le pétrole, le gaz, le développement vert et dans d’autres secteurs en relief, pour exposer leurs solutions et leurs produits et discuter des meilleures pratiques, des dernières technologies et de l’innovation.

WETEX et Dubaï Solar Show offrent aux entreprises l’opportunité de promouvoir leurs produits et leurs services et tenir des réunions avec les responsables et les investisseurs du monde entier pour conclure des accords et nouer des partenariats. Les exposants et les visiteurs peuvent explorer les dernières technologies dans ces secteurs vitaux, ainsi que déterminer les besoins du marché et les principaux projets actuels et futurs de la région, surtout à la lumière de l’adoption croissante de l’énergie propre et renouvelable dans les Émirats Arabes Unis et dans la région.

Les visiteurs peuvent également profiter du programme du jour riche de séminaires, sessions, ateliers et événements spécialisés qui accueillent des experts et des spécialistes du monde entier afin de discuter du développement et de l’adoption de l’énergie solaire dans la région et réaliser le développement durable. Un certain nombre d’activités environnementales et communautaires visant à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de la conservation de l’énergie, et la promotion du développement durable et de l’économie verte seront également à l’ordre du jour de cet événement.

L’enregistrement pour visiter WETEX et Dubaï Solar Show est gratuite sur www.wetex.ae.

*Source : AETOSWire

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Slim Feriani, le ministre de l’Industrie et des PME et de l’Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont la croissance, l’investissement, le PPP (partenariat public-privé) et la loi de finances pour l’exercice 2019.

Nous avons constaté récemment l’émergence de la Chine comme nouveau marché pour la Tunisie. Que peut-on dire là-dessus ?

La Chine est un important marché pour la Tunisie, notamment au niveau touristique. C’est aussi un partenaire économique très important à toutes les échelles, surtout pour ce qui est de l’investissement. C’est vrai que le volume d’investissement n’est pas très grand mais il investit quand même en Tunisie. Du côté tunisien, on peut exporter beaucoup plus en Chine. Il y a un nouveau dynamisme vers ce marché qu’il faut exploiter.

Du coup, le Partenariat Public-Privé (PPP) est très important sachant que la création de richesses ne peut être faite que via le secteur privé. Le nombre et la qualité des gens qui ont participé à la conférence internationale sur le PPP qui a eu lieu récemment à Tunis dénotent de la confiance que font les investisseurs à la Tunisie, étant donné qu’on ne peut pas investir sans confiance. On ne peut avancer qu’à travers l’investissement.
En effet, la croissance en Tunisie a été impactée par plusieurs facteurs structurels ou encore en relation avec l’environnement extérieur de la Tunisie, comme la crise en Europe ou encore la situation en Libye. Ajoutons à cela la période de transition par laquelle passe notre pays. Malgré ces handicaps, la Tunisie peut atteindre des taux de croissance meilleurs que ceux des années passées.

Au niveau du ministère de l’Energie, nous avons plusieurs projets ambitieux et innovateurs. Des projets de 1000 Mégawatt qui s’ajoutent au programme de production de 3500 Mégawatts d’ici 2030. On veut aussi aller jusqu’à 30% de production énergétique à partir des énergies renouvelables contre moins de 5% actuellement. Des projets qui nécessitent beaucoup de fonds que l’Etat ne peut pas mobiliser seul. Les projets d’infrastructure ne pourraient jamais être réalisés par le gouvernement seul. Il faut un partenariat entre le secteur privé et le public et entre la Tunisie et des investisseurs étrangers.

Est-ce qu’on peut parler de reprise au niveau de l’investissement ?

Bien évidement, on a des chiffres positifs. Tous les chiffres qu’on voit aujourd’hui sur la croissance sont des chiffres positifs. On parle de plus de 2,8% de croissance du PIB au deuxième trimestre, de 2,6% de croissance au 1er trimestre et d’une hausse au niveau des exportations de 26% durant les 7 premiers mois de cette année. On parle aussi de croissance au niveau de l’industrie manufacturière qui représente 90% des exportations tunisiennes. Tous les secteurs confondus, textile, habillement, industrie manufacturière, électronique, mécanique, agroalimentaire, ont vu une croissance et une reprise importante au niveau de l’investissement. Les chiffres de l’API nous montrent aussi qu’il y a eu une reprise. Environ 2 mille demandes d’investissement pour une enveloppe de 2 Milliards de dinars pour la création de 37 mille d’emplois. Ce sont des intentions d’investissement mais une grande partie sera concrétisée à travers des projets.

Et au niveau des IDE, est-ce aussi la reprise ?

Nous constatons également une reprise au niveau des IDE, plus de 20% de croissance. Il y a une reprise mais il y a beaucoup de choses qui restent à faire pour atteindre plus de 5% de croissance. Il ne faut pas toutefois dire que tout va bien ou ralentir le pas mais plutôt accélérer le rythme. Il faut beaucoup plus de productivité dans le secteur privé mais aussi public. La reprise économique dépend de plusieurs facteurs et on ne veut pas que la consommation soit le moteur de la croissance mais plutôt l’investissement et l’exportation. Ce sont les deux facteurs sur lesquels on doit se concentrer et ce sont eux-mêmes qui sont entrain de reprendre cette année.

De l’autre côté, il y a le moteur de la productivité sans lequel on ne peut pas avancer. Si on n’avance pas, on recule. Il faut qu’on soit responsable. Cela n’est pas la responsabilité d’un ministre, d’un chef du gouvernement ou de l’administration c’est plutôt un travail collectif d’environ 12 millions Tunisiens. C’est une prise de conscience. Il faut voir les “success stories” comme par exemple en Asie, avec des pays comme la Corée du Sud, Singapour, la Chine et le Vietnam qui sont considérés aujourd’hui comme des champions mondiaux. Pour aller dans cette direction, il faut se retrousser les manches et travailler.

Les Tunisiens doivent être conscients de l’enjeu. Nous avons des ressources financières très limitées et c’est pour cela qu’on parle de PPP. Il faut qu’on sollicite le secteur privé pour financer ces projets d’infrastructure. Aucun pays émergent n’a évolué vers ce qu’il est aujourd’hui, telle que la chine, sans IDE. Et pour que l’investisseur vienne en Tunisie, il faut qu’il soit rassuré. Il ne faut pas matraquer les investisseurs avec des messages négatifs et pessimistes qui découragent. Il faut que tous on soit responsable et qu’on encourage les investisseurs nationaux et étrangers à investir et mettre la main dans la main pour aller au devant.

La loi de finances 2019, y a-t-il des messages à transmettre ?

Le premier message est qu’il faut que cette loi soit une loi de reprise, d’appui et de relance de l’économie. Il faut libérer les énergies positives. C’est un travail collectif et une opportunité pour renforcer le dialogue. C’est aussi un travail de partenariat puisque tous les ministères sont concernés.

En tant que ministère de l’Industrie, chargé aussi des Energies et des Mines, nous avons donné beaucoup de propositions sur cette loi. Nous avons travaillé avec une approche tri-participative et collective avec le secteur privé.

Nous avons aussi travaillé avec une approche très collaborative pour écouter les soucis des investisseurs et éviter les choses qu’on doit éviter. ll faut admettre qu’aucune loi de finances n’est parfaite.

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Une délégation de représentants d’entreprises allemandes du secteur de l’énergie photovoltaïque et de l’énergie solaire thermodynamique (CSP) est en visite en Tunisie du 25 au 27 septembre 2018, indique un communiqué.

Dans le cadre de cette visite, l’AHK Tunis a organisé en coopération avec The Renewables Academy AG (RENAC) et avec le soutien du Ministère Fédéral de l’Economie et de l’Energie, un séminaire d’experts. Au cours de ce séminaire, les représentants allemands ont exposé leurs savoir-faire en matière d’énergies renouvelables, en présence du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, de l’Ambassadeur de l’Allemagne en Tunisie Dr. Andreas Reinicke et de plusieurs dirigeants des entreprises du secteur en Tunisie.

Lors du séminaire, tenu à Tunis le 25 septembre, le président de l’AHK, Ibrahim Debache a mis en évidence l’intérêt de ces énergies pour l’économie tunisienne. Il a rappelé dans ce contexte le coût exorbitant de l’importation par la Tunisie, des combustibles comme le pétrole et le gaz, un coût qui contribue largement au déficit de la balance commerciale. Les énergies renouvelables seront selon lui, une alternative optimale, tant sur le plan économique qu’écologique.
De son côté, l’ambassadeur de l’Allemagne en Tunisie Dr Andreas Reinicke a exprimé son optimisme quant à l’avenir du secteur énergétique en Tunisie, qui commence à s’orienter vers les énergies renouvelables. « L’expérience allemande dans ce secteur peut être bénéfique pour la Tunisie. On a commis des erreurs que vous pouvez éviter » a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « Il ne faut pas oublier non plus l’effet positif sur l’emploi, compte tenu des nouvelles opportunités et possibilités de créer des emplois avec les installations photovoltaïques et CSP ».

Le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani a également mis en valeur l’importance du renforcement de la sécurité énergétique et l’amélioration de la compétitivité économique de la Tunisie. M. Feriani a affirmé que la Tunisie a besoin de réduire le coût de l’énergie et d’instaurer l’équité énergétique entre les régions, à travers le développement des énergies renouvelables. « Ce sont des défis que nous lançons. Notre objectif est d’arriver à produire 30% de notre consommation énergétique en 2030 sous forme d’énergies renouvelables, et nous pouvons y arriver». Et de conclure sur une note positive : « Je suis optimiste tout en restant réaliste. La Tunisie peut devenir un hub entre l’Afrique et l’Europe. Il faut juste qu’on mette de côté nos divergences et qu’on s’unisse pour faire émerger notre économie ».

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La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), la Commission européenne (http://EC.Europa.eu/growth/industry/innovation/funding/efsi_en), Mariner Investment Group (www.MarinerInvestment.com), LLC (Mariner), Africa50  (www.Africa50.com) et Mizuho International plc (www.Mizuho-EMEA.com) annoncent aujourd’hui la réalisation de Room2Run, une titrisation synthétique d’un milliard de dollars américains correspondant à un portefeuille de risque de crédit panafricain bonifié. Room2Run constitue le tout premier portefeuille de titrisation synthétique réalisé entre une banque multilatérale de développement et des investisseurs du secteur privé. Il lance le recours à l’opération de titrisation et de transfert de risque de crédit sur le segment jusque-là inexploré des marchés financiers.

Structuré sous forme de titrisation synthétique par Mizuho International, Room2Run transfère le risque de crédit mezzanine sur environ 50 prêts provenant du portefeuille de prêts non souverains de la Banque africaine de développement, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports, des finances et des actifs de fabrication. Le portefeuille couvre l’ensemble du continent africain, avec une exposition auprès d’emprunteurs en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Mariner, le gestionnaire mondial d’actifs alternatifs et filiale à participation majoritaire d’ORIX USA, est le principal investisseur dans la transaction, par le biais de son fonds International Infrastructure Finance Company II (IIFC II). Africa50, la plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures, investit aux côtés de Mariner dans le secteur privé. Le Fonds européen pour le développement durable de la Commission européenne apporte une protection de crédit supplémentaire sous forme de garantie prioritaire mezzanine.

« Room2Run nous apporte de nouvelles ressources pour investir dans les projets dont les Africains ont le plus besoin », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’Afrique offre les perspectives les plus prometteuses et les plus grandes ressources naturelles, et sa population est la plus jeune du monde. Mais nous enregistrons également les déficits en infrastructures les plus persistants au monde. La Banque africaine de développement dispose de la stratégie nécessaire pour combler ces lacunes financières dans les infrastructures, et Room2Run nous offre les capacités de la réaliser. »

Conçu pour être un investissement à fort impact, Room2Run a été élaboré de façon à ce que la Banque africaine de développement puisse augmenter ses prêts en soutien à sa mission consistant à stimuler un développement économique durable et des progrès sociaux. Dans ce cadre, la Banque s’est engagée à redéployer les capitaux libérés dans des projets d’énergie renouvelable en Afrique subsaharienne, y compris dans des pays fragiles à faible revenu.

« En matière d’impact, Room2Run bat tous les records », a indiqué Andrew Hohns, gestionnaire principal du portefeuille et responsable de l’équipe de Mariner chargée de la gestion des investissements dans les infrastructures. « Room2Run répond à l’appel du G20 qui exhorte les acteurs du secteur privé à s’engager et à faciliter le financement du développement, en fournissant un modèle pour attirer d’importants capitaux privés afin de financer des projets urgents dans les économies en développement ».

Room2Run est également une réponse aux appels lancés par le G20 aux banques multilatérales de développement pour qu’elles utilisent à pleine capacité leurs ressources existantes, conformément à son Plan d’action 2015 qui vise à l’optimisation de leurs bilans et à l’intensification de leurs efforts pour attirer davantage d’investissements privés. Le G20 a en outre appelé les banques multilatérales de développement à partager les risques dans leurs transactions non souveraines avec les investisseurs privés, notamment par le biais de financements structurés, de financements mezzanines, de programmes de garantie de crédit et de structures de couverture[1],[2].

Le gouvernement du Canada a joué un rôle de premier plan en encourageant les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière plus efficace et à mobiliser des capitaux privés en faveur du développement mondial. L’objectif du Plan d’action du G20 est de catalyser de nouveaux financements significatifs en faveur du développement auprès des banques multilatérales de développement couvrant l’ensemble de l’économie réelle dans des régions clés du développement. « Il est essentiel d’attirer un volume plus important de capitaux privés dans les initiatives de développement mondial pour bâtir des économies qui répondent aux besoins d’un nombre croissant de personnes à l’échelle de la planète », a déclaré Bill Morneau, ministre canadien des Finances. « C’est pour cette raison que le Canada et nos partenaires du G20 ont appelé les banques multilatérales de développement à utiliser leurs ressources existantes de manière aussi efficace que possible, et à rechercher de nouveaux moyens d’attirer davantage de capitaux privés. Nous sommes heureux que la Banque africaine de développement propose une transaction qui répond directement aux objectifs du G20. Room2Run offre une solution innovante à un défi de longue durée ».

Room2Run bénéficie également du soutien et de la participation de la Commission européenne, avec un investissement du Fonds européen pour le développement durable sous forme de garantie prioritaire mezzanine. « Nous sommes ravis de l’impact catalytique de cet investissement », a confié Neven Mimica, commissaire européen pour la coopération internationale et du développement. « S’agissant des investissements d’impact, nous pouvons entrevoir de larges retombées grâce à Room2Run, avec des ressources en capitaux publics qui seront utilisées de manière stratégique pour obtenir les résultats appropriés en matière de développement en partenariat avec le secteur privé ».

Raza Hasnani, directeur des investissements en infrastructure d’Africa50, a déclaré : « Room2Run offre une solution innovante et viable sur le plan commercial pour les objectifs de gestion du risque et de prêt de la Banque africaine de développement, tout en ouvrant la voie aux investisseurs commerciaux pour soutenir la croissance des infrastructures sur le continent et en bénéficier. Africa50 est très heureux d’avoir investi dans cette transaction historique, qui s’inscrit dans notre mission consistant à promouvoir une hausse des investissements dans les infrastructures en Afrique et à créer des canaux de circulation de capitaux institutionnels à long terme dans cet espace. »

Juan Carlos Martorell, coresponsable des solutions structurées chez Mizuho International, a ajouté : « Mizuho International est très heureuse d’avoir structuré cette transaction historique. En comparaison avec d’autres titrisations synthétiques, l’un des accomplissements majeurs de Room2Run a été de s’assurer que les agences de notation, en particulier Standard & Poor’s, tiennent compte des mérites du transfert de risque dans leurs évaluations pour les banques multilatérales de développement. Le leadership de la BAD dans le cadre de cette transaction a établi les bases permettant l’adoption générale de l’instrument par l’ensemble de la communauté des banques multilatérales de développement. »

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Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé, lors d’une réunion tenue jeudi au Bardo, d’adresser une correspondance à la présidence du gouvernement pour lui faire parvenir, un rapport détaillé sur le dossier de l’énergie et plus spécialement sur le champ “Halk El Menzel”, ainsi que sur les circonstances des limogeages décidés récemment, au sein du ministère de l’Energie et la suppression de ce département, a déclaré à l’Agence TAP, le responsable du centre d’information à l’ARP, Hassen Fathalli.

Il a précisé que “les débats au sein du bureau de l’ARP, ont porté sur les dernières déclarations faites par plusieurs parties dans les médias, concernant le dossier “Halk El Menzel” (gouvernorat de Monastir) et les derniers développement, à ce propos”.

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait décidé vendredi 31 août 2018, de démettre le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, le secrétaire d’Etat chargé des mines Hachem Hmidi, les directeurs généraux des hydrocarbures et des affaires juridiques et le Président directeur général de l’Entreprise Tunisienne d’Activités pétrolières (ETAP), de leurs fonctions.
Chahed avait également, décidé de fusionner le ministère de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables à celui de l’industrie et des Petites et Moyennes Entreprises.

Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani avait expliqué, dans une conférence de presse tenue le même jour, que la raison du limogeage du ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Gaddour, du secrétaire d’Etat chargé des mines Hachem Hmidi et de certains responsables de son département, est l’exploitation par un investisseur tunisien, d’un champ pétrolier au large de Monastir, sans permis (expiré en 2009).

De son côté, le ministre de l’Industrie et des PME, l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Slim Feriani a fait savoir jeudi dans une déclaration à la presse à l’occasion d’une visite effectuée dans plusieurs entreprises industrielles dans le gouvernorat de Monastir, qu’une commission a commencé à travailler sur ce dossier depuis le 3 septembre 2018, au sein du ministère, indiquant qu’il faut lui donner le temps nécessaire pour achever ses travaux, ce qui ne devrait pas dépasser quelques semaines.
Il a averti également, qu’il ne fallait pas “modifier les données concernant ce dossier”.

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Le ministre de l’Industrie, des PME, de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Slim Feriani, a affirmé jeudi à Monastir qu’on ne peut parler de crise de l’industrie du textile-habillement (TH) alors que les exportations du secteur ont cru de 20% au cours des 7 premiers mois de 2018.
Il a souligné, dans une déclaration aux médias, à l’occasion d’une visite effectuée dans plusieurs entreprises industrielles dans le gouvernorat de Monastir, l’importance du textile technique puisque le pays compte 250 entreprises actives dans ce domaine, dont 100 à Monastir, sachant que le secteur du textile-habillement, compte 1600 entreprises dans l’ensemble du pays.
Il a convenu, toutefois, que plusieurs entreprises dans le secteur du textile connaissent des problèmes, étant donné la difficulté de la conjoncture économique et la situation délicate des finances publiques.

Et de rappeler que les exportations globales ont enregistré une augmentation de près de 24% (7 mois 2018), dont 90% ont été réalisés par les industries manufacturières y compris le TH.
D’après lui, “le taux de croissance peut s’améliorer en Tunisie, si tout le monde s’attelle au travail, d’autant que la Tunisie a un potentiel qui lui permet de réaliser un taux de croissance plus important, pouvant atteindre 5%, d’ici 2020“.
Il a encore fait savoir que les intentions d’investissement enregistrés auprès de l’APII ont atteint 2 400, entre janvier et juillet de l’année courante, lesquelles pourront créer environ 40 mille emplois avec des investissements de plus de 2 milliards de dinars. Il s’agit d’investissements sur le long terme, ce qui témoigne de la confiance des investisseurs en Tunisie.

Feriani a estimé que la Tunisie recèle des ressources naturelles relativement limitées, à l’instar des phosphates, du pétrole et du gypse, appelant à investir davantage dans le secteur de l’énergie et des mines et à consacrer la bonne gouvernance en s’inspirant des expériences d’autres pays.
Concernant le champ “Halk El Menzel” situé dans le gouvernorat de Monastir, Feriani a fait savoir qu’une commission a commencé à travailler sur ce dossier depuis le 3 septembre 2018, au sein du ministère, indiquant qu’il faut lui donner le temps nécessaire pour achever ses travaux, ce qui ne devrait pas dépasser quelques semaines.

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Africa Oil Week (AOW) (www.Africa-OilWeek.com) annonce son partenariat avec SuperReturn. Ce nouveau partenariat donnera aux participants de SuperReturn Africa, conférence sur l’investissement la plus importante d’Afrique, accès à Africa Oil Week le jeudi 8 novembre 2018.

Pour les opérateurs du continent, lever des fonds reste l’un des défis majeurs ; qu’il s’agisse de financer l’exploration et la production ou encore les projets d’infrastructure clés qui sécurisent la monétisation sur le long terme. Africa Oil Week, en partenariat avec SuperReturn Africa, permettra donc d’offrir un environnement privilégié pour les opérateurs qui souhaitent rencontrer de potentiels partenaires financiers mais également des ministères, des représentants gouvernementaux et les dirigeants de compagnies pétrolières nationales et compagnies indépendantes pour échanger leurs idées et alimenter leur réseau.

Pour célébrer cet excellent partenariat, Africa Oil Week accueillera les participants de SuperReturn le jeudi 8 novembre. La journée débutera par un débat, diffusé en direct sur CNBC Afrique, intitulé « Stratégies Globales de Financement et Fusion-Acquisitions pour la production pétrolière africaine en amont ». Les intervenants confirmés pour cette importante session sont notamment Samaila Zubairu, Présidente et PDG de la Corporation Financière d’Afrique (Africa Finance Corporation – AFC), Solomon Asamoah, PDG du Fond d’Investissement pour les Infrastructures du Ghana et Paul McDade, PDG de Tullow Oil.

À la suite de cette session en direct, AOW animera deux séances annexes développant en détail quelques-uns des objets de litige majeurs soulevés durant la session CNBC. Celles-ci incluront le rôle du financement global dans la production pétrolière africaine en amont et comment diriger les transactions sur les infrastructures africaines.

À travers ce partenariat, AOW est impatient d’accueillir les investisseurs du secteur de l’Energie les plus actifs du continent qui auront alors un accès inégalé à des opportunités parmi tous les marchés du secteur pétrolier et gazier africain.

« Nous sommes vraiment ravis d’annoncer ce partenariat avec SuperReturn Africa. Cela nous permettra de continuer à proposer une plate-forme commerciale et de renseignements transactionnels ainsi qu’un lieu de rencontre privilégié pour les marchés du secteur pétrolier et gazier africain en amont. » – Paul Sinclair, Directeur de Conférence, Africa Oil Week.

Africa Oil Week se tiendra au CTICC (Centre des Congrès) à Le Cap, Afrique du Sud, du 5 au 9 novembre 2018.

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L’absence de transparence et de bonne gouvernance dans le domaine des hydrocarbures demeure parmi les principales causes de la prolifération de la corruption dans ce domaine, selon la Coalition tunisienne pour la transparence dans l’énergie et les mines (CTTEM), dans un communiqué publié lundi 3 septembre à Tunis.

Composée de 13 associations opérant dans le domaine de l’énergie, la CTTEM appelle le gouvernement à assumer ses responsabilités, en promulguant un nouveau code des hydrocarbures et un autre pour les mines, et en engageant une réforme radicale de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), ainsi que de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG).

Il s’agit également “d’associer la société civile et des experts indépendants dans le processus de la réforme, de publier les résultats d’audit réalisés par l’Instance de contrôle général des services publics (ICGSP) et celle du contrôle général des finances (CGF) et d’ouvrir une enquête globale et indépendante sur la gestion du secteur des hydrocarbures et des phosphates ainsi que de toutes les richesses naturelles”.

La CTTEM a appelé aussi à accélérer les procédures judiciaires pour trancher le dossier de corruption ainsi que l’adhésion de la Tunisie à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

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Le secrétaire général du parti Afek Tounes, Yassine Brahim, exprime la crainte de l’exploitation, à des fins “politiciennes”, de la lutte contre la corruption. En marge de la clôture, dimanche, à Bizerte, de l’université d’été du parti, Yassine Brahim avertit que l’absence de communication judiciaire et les résultats enregistrés jettent un doute général sur la lutte contre la corruption et sur les dossiers soulevés par le gouvernement, dont celui du ministre de l’Energie “connu par sa compétence”.

AfeK Tounes, dit-il, ne dispose d’aucune donnée sur ce dossier pour le qualifier ou pas d’affaire politicienne, mais si cela se confirme, les responsables doivent en “assumer la responsabilité, quitter (leur poste) et rendre compte à la justice”.

Après avoir qualifié la situation dans le pays de “très médiocre”, Brahim fait remarque que la Tunisie est passée d’une crise financière à une crise du pouvoir, à un an et demi des élections parlementaires et présidentielle.

“Il faut stopper l’hémorragie et se préparer à 2019 sous de meilleurs auspices”, notamment, au niveau de l’action parlementaire, souligne-il.
Pour le secrétaire général du parti Afek Tounes, l’année 2019 sera l’occasion d’améliorer le système politique et de rompre avec le compromis actuel qu’il considère ” artificiel “. Nous avons perdu tout espoir pour le quinquennat qui se termine, malgré quelques lueurs pour le laps de temps qui reste, estime-t-il.

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Symbion Power a désigné Clarke Energy comme soumissionnaire préférentiel pour deux importantes centrales électriques au Rwanda, qui produiront de l’électricité à partir de biogaz dissous provenant des profondeurs du lac Kivu. Ces projets concernent environ 25 moteurs à gaz Jenbacher* de la division Distributed Power de GE. Cette annonce coïncide avec la visite d’une délégation commerciale du gouvernement britannique en Afrique.

Clarke Energy fournira des moteurs Jenbacher J620 de 3 megawatt (MW) pour les centrales électriques de Kivu 56 et KP1, situées sur les rives du Lac Kivu au Rwanda. Clarke Energy créera également des emplois dans le cadre de la maintenance des moteurs.

Symbion Power est un producteur d’électricité indépendant qui a obtenu les droits pour réaliser deux projets au Rwanda sur le lac Kivu.

Le projet Kivu 56 prévoit d’exporter 56 MW d’électricité dans le réseau rwandais dans le cadre d’une concession [1] de 25 ans. KP1 est né d’une précédente initiative, Symbion a acquis l’usine et la fera passer de 3,6 MW à 25 MW, qui seront livrés au réseau rwandais dans le cadre d’une concession² distincte de 25 ans.

Le fondateur et Directeur Général de Symbion Power, Paul Hinks, a déclaré: «Après un processus concurrentiel long et rigoureux, nous avons retenu Clarke Energy, fournisseur des moteurs à gaz Jenbacher de GE, comme fournisseur technologique privilégié. Ces deux projets énergétiques au lac Kivu augmenteront la capacité de 81 MW et réduiront considérablement le coût actuel de production électrique au Rwanda. ”

Le lac Kivu, l’un des plus Grands Lacs africains, est une masse d’eau unique au monde qui, à sa base, est saturée de biogaz, une combinaison de méthane et de dioxyde de carbone. Ce gaz est produit par le fait d’une la combinaison unique : une profondeur de 500 mètres, une chaleur provenant du magma sous la vallée du Rift et des microbes, décomposant les matières organiques qui tombent de plus haut dans le lac. La surface du lac est située à 1 460 m au-dessus du niveau de la mer.

Contrairement au biogaz normal, qui est produit dans des digesteurs anaérobies, les usines de traitement organiques traitent les déchets biodégradables. C’est pourquoi, le biogaz issu du lac ne contient que 20% de méthane.

Cet indice est inférieur à celui requis pour un moteur à gaz Jenbacher. Le plan consiste à retirer le dioxyde de carbone – qui forme l’équilibre du volume du gaz – en utilisant de l’eau puis à mettre le gaz  dans des moteurs à gaz alternatifs situés dans des centrales électriques discrètes, situées sur les rives du lac. L’électricité produite par les moteurs sera acheminée directement au réseau de distribution d’électricité du Rwanda.

Alan Fletcher, Directeur Général de Clarke Energy en Afrique, a déclaré: «Nous sommes ravis d’avoir été nommés soumissionnaire préférentiel par Symbion Power pour ces deux projets clés sur les rives du lac Kivu. La solution que nous apportons est en mesure de proposer des approvisionnements énergétiques durables et la création d’emplois au Rwanda et au Royaume-Uni. ”

Les moteurs à gaz Jenbacher Type 6 de GE grâce à des améliorations continues et à une solide expérience, constituent un complément fiable et un atout majeur de leur gamme de produits. Le régime moteur de 1 500 tr/min se traduit par une densité de puissance électrique élevée avec des coûts d’installation réduits, sa chambre de précombustion atteignant un rendement élevé avec de faibles émissions.

“Les moteurs à gaz Jenbacher de GE offriront une efficacité plus élevée et une capacité accrue pour les projets de Symbion Power, contribuant ainsi à résoudre les défis énergétiques de la région”, a déclaré Leon van Vuuren, Directeur Général des ventes et opérations commerciales mondiales de GE Distributed Power.

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Le financement des projets CSP en Tunisie a fait l’objet d’un atelier de travail organisé, ce mercredi 18 juillet 2018, dans un hôtel à Gammarth. Cet événement qui vise en priorité à favoriser l’émergence d’une vision commune sur la manière de réaliser un premier projet d’investissement CSP en Tunisie et d’échanger sur des questions en relation avec le sujet, a vu la participation du ministre de l’Énergie, Khaled Kaddour et des experts de la Banque Mondiale.

Le ministre s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui constitue, selon lui, une opportunité réelle pour débattre de la question de financement de cette technologie prometteuse et passer en revue les solutions adoptées par des pays ayant une expérience dans le domaine.

En ce qui concerne le solaire thermique concentré, le ministre a dit : ” Nous suivons de près cette application depuis les années 2000 et ce, étant donné l’intérêt qu’elle représente dans le contexte énergétique tunisien, tant du point de vue de la réduction de la dépendance à l’énergie fossile, que du point de vue du potentiel d’ensoleillement élevé, notamment dans le Sud Tunisien”, faisant remarquer que, “comparée à l’éolien et au photovoltaïque, cette technologie offre l’avantage du stockage de l’énergie, atout qui aura son importance en termes d’intégration du renouvelable dans le système électrique quand on aura atteint une capacité importante installée en éolien et en PV dans quelques années”, selon le ministre. “La technologie CSP a également un potentiel intéressant d’intégration industrielle locale”, a-t-il ajouté.

En effet, une première étude a été réalisée par la STEG durant les années 2012/2013 avec l’appui de la KFW, elle a concerné la réalisation d’une centrale de 50 MW sur le site de Akarit proche de Skhira. Toutefois, à l’inverse de l’éolien et du photovoltaïque qui ont atteint le stade du développement industriel à large échelle, le solaire thermique est encore relativement à ses premiers pas, ce qui implique des coûts de revient encore élevés par rapport aux autres technologies plus matures. Tenant compte des prix du CSP d’il y a 5 ans, l’étude en question avait abouti à un prix de kWh, sensiblement plus élevé que le coût de production de la STEG, ce qui conduirait à un besoin en subvention important.

Khaled Kaddour a ajouté que son ministère se prépare pour lancer une deuxième phase en collaboration avec la Banque Mondiale, visant notamment à prospecter d’autres sites et à explorer d’autres alternatives, en envisageant une capacité installée plus importante par site et en étudiant les différentes possibilités pour la structuration du projet afin de réduire davantage le prix du kWh.

Il est à signaler à ce propos que la Tunisie s’est engagée dans une accélération du développement des énergies renouvelables avec le lancement d’un avis portant sur une première tranche de 1000 MW, révisée à1840 MW pour la période de 2017 à 2020. La première phase de l’assistance technique du programme MENA CSP KIP a permis de démontrer le potentiel du CSP dans le mix électrique Tunisie, à hauteur de 850 MW à horizon 2035 dans le scénario de référence (comparé à 450 MW dans les scénarios les moins favorables au développement des énergies renouvelables).
Enfin, le solaire CSP pourrait représenter de nombreux atouts pour la Tunisie grâce à son système de stockage qui le rend pilotable et capable de produire aussi bien en pointe qu’en base.

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Khaled Kaddour, le ministre de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables a déclaré, lors d’une atelier de travail qui se tient actuellement à Gammarth sur le financement du CSP en Tunisie, que le déclin des sources nationales en gaz, la reprise de la hausse des prix des combustibles, ainsi que la dépendance élevée de la production d’électricité par rapport au gaz naturel font passer la sécurité d’approvisionnement en énergie au devant des préoccupations de son ministère.

Le ministre a, dans le même contexte, indiqué que le développement des énergies renouvelables constitue l’un des axes les plus importants sur lesquels le ministère se concentre. “A cet effet, nous nous sommes donnés pour objectif d’atteindre 30 % de renouvelable dans le mix électrique à l’horizon 2030 tout en réduisant la demande d’énergie primaire de 30 % par rapport au scénario tendanciel au même horizon”, a-t-il ajouté.

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Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Hamdi Harouch, a déclaré lors de son intervention ce mardi 29 mai 2018 sur Express fm que la situation énergétique en Tunisie est devenue critique.

Il a précisé que le montant total alloué par l’Etat à la subvention de l’énergie est de 1,5 Milliard de dinars, indiquant que ce paquet a été calculé sur la base du prix de référence d’un baril à 54 dollars avec un taux de change de 2,5 dinars pour 1 dollar.

Harouch a ajouté que cette hypothèse a été adoptée pour le budget de l’Etat de 2018, soulignant qu’aujourd’hui le prix d’un baril a atteint 75 dollars et chaque dollar supplémentaire coûte 120 millions de dollars de plus pour le budget de l’Etat.

 Le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise l’énergie a conclu que le montant, qui devrait être alloué pour subventionner l’énergie, dépassera, désormais, les 3 Milliards de dinars d’ici la fin de l’année en cours.

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Nous envisageons de ne pas renouveler les contrats d’exploitation du sel de la COTUSAL, lesquels remontent à 1949 et 1953 “, a indiqué le secrétaire d’Etat aux mines, Hachem Hmidi.

Intervenant lors d’une séance d’audition tenue lundi 18 mai 2018 au Bardo, par la Commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement, relevant de l’ARP, et consacrée au dossier du sel en Tunisie, Hmidi a fait savoir que la Commission consultative des mines va trancher cette question, aujourd’hui mardi, ce qui permettra de clore définitivement ce dossier qui a suscité une large polémique.

Il a par ailleurs, affirmé que la Commission des mines recherche les moyens d’en terminer avec ces contrats avant les délais légaux (5 octobre 2029) et que des offres d’exploitation seront, ensuite, lancées pour instaurer la concurrence dans ce domaine et pouvoir choisir les meilleurs candidats.

Hmidi a indiqué que l’Etat a enregistré un manque à gagner annuel de l’ordre de 500 mille dinars, en raison de la poursuite du contrat avec la COTUSAL, en vertu du décret beylical datant de 1949.

Il a rappelé que la COTUSAL avait le monopole de l’extraction du sel en Tunisie jusqu’à 1994 et détient encore 70 % de la production nationale de sel, dont elle exporte 77%.

Les revenus du secteur se sont montés à 51 millions de dinars en 2016, dont 34 millions de dinars ont été réalisés par la COTUSAL.

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La Tunisie a été obligée d’importer la moitié de ses besoins en énergie au cours de l’année 2017, en raison d’un manque de ses ressources d’énergie primaire, atteignant 7% par an, contre un accroissement de la demande de 2% par an, a souligné, jeudi à Bizerte, le secrétaire d’Etat aux Mines et énergies renouvelables, Hachem Hmidi.
Intervenant à l’occasion de la 2ème édition de la conférence internationale “Bizerte Smart City” organisée à l’initiative de l’association “Bizerte 2050” (du 18 au 20 avril 2018 ), Hmidi a affirmé que cette situation a impacté négativement la balance énergétique, puisque le taux d’indépendance énergétique est passé de 94% en 2010, à 51% en 2017.
Le secrétaire d’Etat a affirmé que la Tunisie œuvre à mettre en place une politique de transition énergétique pour dépasser cette situation difficile, laquelle est axée sur le développement de l’efficacité énergétique et la diversification des sources d’énergie, en développant les énergies renouvelables, le gaz naturel, et d’autres mécanismes qui vont permettre à la Tunisie de réduire sa consommation énergétique de 30%, d’ici 2030.
Il a évoqué, à ce propos l’expérience pilote qui sera réalisée dans la ville de Sfax, début 2019. Il s’agit du compteur d’électricité intelligent, qui sera généralisé, ultérieurement, à toutes les régions.
Il a, encore, cité les projets entrepris dans le gouvernorat de Bizerte, dont la production de l’électricité par l’énergie éolienne, dans la région de Kchabta, l’avancement du projet de connexion de la région au réseau de gaz naturel, rappelant que 755 logements bénéficient actuellement, de l’énergie photovoltaïque à Bizerte.

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Des tendances opposées continuent de caractériser l’économie tunisienne au début de l’année 2018. La croissance économique s’accélère, portée par une bonne saison agricole, une hausse des investissements et une reprise naissante des exportations. D’un autre côté, les risques concernant la stabilité macroéconomique se sont accrus : l’inflation a rapidement, augmenté à 7,6% en mars, les réserves internationales restent inférieures à 90 jours de couverture des importations et la dette publique et extérieure a atteint, respectivement, 71% et 80% du PIB“.

Tel est le constat fait par une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Bjoern Rother, qui s’est rendue en Tunisie du 4 au 11 avril courant, pour discuter des récents développements économiques dans le pays et des plans d’action des autorités dans le cadre du programme de réformes économiques de la Tunisie soutenu par le Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC).

On ne pourra pas y échapper, selon le FMI

Le FMI précise dans un communiqué publié vendredi 13 avril 2018 qu'”il est essentiel de s’attaquer aux déséquilibres économiques pour pérenniser la reprise et jeter les bases d’une croissance économique juste et équitable à l’avenir. Contenir la dette aujourd’hui aidera à prévenir l’augmentation des impôts demain. Pour faire baisser le déficit budgétaire conformément à l’objectif de la loi de finances 2018, il est nécessaire de réduire les subventions énergétiques, injustes, en augmentant les prix domestiques de l’énergie afin de suivre l’évolution des prix internationaux du pétrole. La masse salariale du secteur public est très élevée et toute augmentation supplémentaire des salaires serait très difficile à maintenir, à moins que la croissance ne reprenne à la hausse. De même, le relèvement de l’âge de la retraite et des réformes paramétriques supplémentaires sont essentiels pour contenir les déficits du système de sécurité sociale“.

La BCT et le dinar mis à contribution

L’équipe du FMI est également d’accord avec la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur “le fait que l’ancragedes anticipations d’inflation par des augmentations supplémentaires du taux directeur sera
crucial, si l’inflation ne baisse pas rapidement. Réduire l’inflation protégera les couches vulnérables, maintiendra le pouvoir d’achat de la population tunisienne et stabilisera les perspectives macroéconomiques“.

Concernant la situation extérieure de la Tunisie, un taux de change plus flexible aidera à reconstituer les réserves internationales et de continuer à encourager les exportations. Ce qui reste de la surévaluation du dinar peut être corrigé sans ajustement abrupt“, indique le texte du FMI.

Les discussions sur les priorités à court terme de réforme économique dans le cadre du MEDC se poursuivront à Washington au cours des réunions de printemps des 20 et 22 avril”, dit l’institution internationale.

L’équipe du FMI a rencontré le Président du gouvernement, Youssef Chahed, le Ministre des Finances, Ridha Chalghoum, le Ministre de l’Investissement, Zied Ladhari, le Ministre des grandes Réformes, Taoufik Rajhi et le Gouverneur de la Banque Centrale, Marouane El Abassi. Elle s’est également entretenue avec des représentants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de la société civile“, conclut le texte.

Communiqué

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Un projet de réalisation d’un réseau de chaleur et de froid (Heating and cooling network) dans la zone du Lac de Tunis devra être réalisé au cours de cette année, moyennant un investissement de l’ordre de 40 millions de dinars. Il permettra de réduire de 50% la consommation d’énergie destinée aux opérations de refroidissement et de chauffage, a annoncé Fethi Hanchi, directeur de l’Utilisation Rationnelle de l’Energie à l’ANME

Intervenant lors de la Conférence nationale sur l’accélération de la mise en œuvre des programmes d’efficacité énergétique (du 5 au 6 avril 2018), Hanchi a précisé que ce projet devrait être réalisé par la Société du Lac de Tunis (SPTL), laquelle a contribué avec l’ANME à la réalisation de l’étude relative à ce projet (350 mille dinars), et ce avec le concours d’un financement français à hauteur de 500 mille euros.

Le système destiné essentiellement aux établissements énergivores (gros consommateurs d’énergie), tels que les cliniques, les supermarchés, les immeubles de bureaux et les hôtels, consiste en une seule unité centrale de production de l’énergie (soit à partir du gaz ou des énergies renouvelables) et un réseau de distribution de l’énergie qui remplaceront les centrales de la STEG, et les réseaux de distribution et les systèmes de production de froid décentralisés chez les particuliers.

Les avantages de ce projets sont multiples, tant pour le gouvernement que pour les usagers finaux. Il permettra de réduire l’investissement public, en termes de consommation de l’énergie primaire et d’investissement dans les centrales thermiques classiques assurés par les opérateurs publics de production d’électricité, et de baisser les risques sanitaires, notamment les maladies engendrées par la production décentralisée du froid (climatiseur), et de diminuer les émissions du gaz à effet de serre (GES)“.

Le coût de ce système évalué sur la zone du Lac de Tunis qui dessert 30 bâtiments de taille assez important est d’environ 40 millions de dinars“, a précisé Lamis Jounaidi, directrice au pôle économie des infrastructures, financement, PPP à la société Tractebel (société qui a élaboré l’étude de projet), spécialisée dans l’ingénierie, l’énergie, l’industrie et les infrastructures.

Les hôteliers vont râler

Le rapport coût-rendement du système est très intéressant économiquement, car ce système permet de baisser la facture énergétique des immeubles de bureau, cliniques et supermarchés, tout en profitant du confort et de la disponibilité de système.

Toutefois, la facture reste la même pour les hôteliers, a-t-elle regretté, appelant à cet égard à penser à un système spécifique aux hôteliers pour les inciter à cet investissement.

Selon l’étude réalisée sur ce projet, de gros potentiels existent pour la mise en place de ce système au niveau de certaines villes tunisiennes et zones industrielles, en particulier, les zones touristiques, la colline sanitaire de Bab Saadoun (8 établissements de santé ainsi que des ministères) et la zone de lac de Tunis.

Concernant la question réglementaire, Hamdi Harrouche, directeur de l’ANME, a précisé que la mise en œuvre du réseau de froid urbain ou de la chaleur ne constitue pas un problème réglementaire compliqué, mais un problème d’ordre procédural, faisant savoir que l’ANME est en train de préparer une étude qui proposera de nouvelles procédures d’implantation de ce genre de projet

Les opérations de refroidissement et de chauffage représentent 50% de la consommation d’énergie dans le secteur. La densité énergétique en Tunisie est à un niveau acceptable par rapport aux normes internationales, mais elle représente le double de celle des pays de l’OCDE. L’objectif, d’ici 2030, est de baisser cette densité de moitié pour arriver aux niveaux enregistrés par les pays l’OCDE.

TAP

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Le tribunal de grande instance fédéral du Nigeria a jugé que l’EFCC (Economic and Financial Crimes Commission, Commission nigériane contre les délits économiques et financiers) ne peut déclarer quiconque comme « recherché » sans avoir au préalable obtenu une ordonnance ou sans que la personne ne soit inculpée d’infraction. Le tribunal a jugé qu’en déclarant Benedict Peters « recherché », l’EFCC a agi illégalement et inconstitutionnellement et a violé le droit de M. Peters à la liberté personnelle et son droit à ne pas être soumis à un traitement inhumain et dégradant.

Benedict Peters, fondateur et PDG d’Aiteo Group (www.AiteoGroup.com), a déclaré :

« Cette décision est une nouvelle étape importante dans le processus légal visant à blanchir mon nom. Je n’ai pas commis de crime et n’ai pas été inculpé. Je suis certain qu’Aiteo Group et moi-même serons disculpés de tout méfait par les Tribunaux dans les prochaines semaines ou les prochains mois ».

« Aiteo est l’une des plus grandes entreprises nationales d’énergie en Afrique et emploie plus de 300 Nigérians. J’ai hâte de concentrer de nouveau tous mes efforts sur la croissance de notre activité et sur le soutien du développement des sports au Nigeria et dans toute l’Afrique, notamment la CAF Awards, l’équipe de football nationale nigériane et la Coupe du Nigeria de football ».

Le 22 février 2018, Aiteo Group a obtenu une injection interlocutoire du Tribunal de grande instance fédéral du Nigeria empêchant l’EFCC et le procureur général de la Fédération d’interférer avec ses activités commerciales ou de les bloquer.

L’injection interlocutoire empêche l’EFCC et le procureur général de mettre un embargo sur les comptes d’Aiteo ou de les geler, ou de bloquer ses activités de quelque manière que ce soit. Elle empêche aussi l’EFCC et le procureur général d’appliquer une ordonnance de blocage émise par la Crown Court du R.-U. le 19 octobre 2017

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