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Exportations

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La Suisse et l’Allemagne constituent pour la Tunisie deux marchés porteurs pour développer l’exportation d’huile d’olive, notamment les variétés douce et fruitée mûre“, a affirmé le Directeur pays du programme “Swiss Import Promotion Programme” (SIPPO) en Tunisie, Mohamed Jouneidi Abderrazak.
Il a ajouté, lors d’un workshop, sur l’accès de l’huile d’olive tunisienne aux marchés suisse et allemand : difficultés et opportunités, organisé, mardi 26 juin 2018, au Centre de promotion des exportations (CEPEX), que les exportations tunisiennes vers ces deux marchés sont encore faibles en dépit de la forte consommation de l’huile d’olive dans ces deux pays.

Et de rappeler qu’en 2017, la Tunisie a exporté vers le marché suisse entre 250 à 300 tonnes d’huiles d’olive alors que le volume des importations suisses de ce produit s’élève à 15 mille tonnes.

Pour le marché allemand, la Tunisie y a exporté, en 2017, seulement 100 tonnes de l’huile d’olive alors que le volume des importations allemands en ce produit a atteint 62 mille tonnes.

Le responsable a encore souligné que le programme SIPPO a choisi 11 pays en transition dont la Tunisie pour faciliter leurs importations vers les marchés suisse, européens et internationaux.
Pour la Tunisie trois secteurs économiques sont concernés par les actions du programme SIPPO : les produits de la pêche, les aliments transformés et les ingrédients naturels.

Ce programme assurera, ainsi, l’accès des entreprises tunisiennes prêtes à l’export aux nouveaux marchés par le biais du renforcement des compétences des institutions d’appui (CEPEX , CCIT, APIA..) en matière d’exportation. Concrètement, il s’agit de relier les entreprises tunisiennes exportatrices aux importateurs en Suisse, en Europe et dans d’autres marchés-ciblés importants.

Pour Samir Azzi, président directeur général par intérim du CEPEX, les producteurs et exportateurs de l’huile d’olive tunisienne sont appelés à accroitre le volume des exportations sur les marchés suisse et allemand, surtout l’huile d’olive conditionnée.
Il est à noter que la commission européenne a offert une occasion supplémentaire aux exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe. En septembre, la commission a proposé un quota supplémentaire exonéré de droits de 35 mille d’huile vers l’UE.
Par ailleurs, l’expert en développement des exportations et accès aux marchés SIPPO, Udo Bürk, a appelé les institutions d’appui à aider les producteurs de l’huile d’olive à identifier des partenaires en Europe et à éviter de cibler des marchés de masse lesquels sont tenus par les italiens et les espagnols.
La Tunisie dispose déjà d’un avantage par rapport aux autres pays (Portugal, Turquie, Maroc…), à savoir une huile d’olive douce, de très bonne qualité et très connue par les consommateurs des pays importateurs“, a-t-il dit.

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La convention d’abattement automatique de 50% des subventions du Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) accordées aux prestataires de services opérant dans le transport aérien pour le compte des sociétés résidentes est suspendue à partir du 22 juin 2018, a fait savoir le Fonds dans un communiqué, publié mardi dernier.
Les exportateurs sont priés de procéder au dépôt des opérations de subvention directement aux services du FOPRODEX, a ajouté la même source.
M. Samir Azzi, président directeur général par intérim du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a expliqué, mardi dernier, dans une déclaration à l’Agence TAP, que “le principe de la subvention accordée aux entreprises de transport est maintenu mais la procédure pour son obtention a été revue en raison de contraintes budgétaires“. “Ainsi les entreprises peuvent toujours obtenir cette subvention moyennant le dépôt d’un dossier de demande auprès du FOPRODEX“, a-t-il précisé.

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Jusqu’à juin 2018, les exportations des primeurs géothermiques dans le gouvernorat de Gabès ont atteint 14 mille tonnes contre 9700 tonnes par rapport à la même période de l’année dernière.
Parmi ces produits figurent essentiellement des tomates de très bonne qualité exportées vers les marchés européens et les pays de golfe, a indiqué Amel Ghiloufi, chef de service de la production végétale au commissariat régional au développement agricole de Gabès.
La culture des primeurs géothermiques est très répandue, notamment à El Hamma où les superficies ont atteint 128 hectares. Dans la région, 11 sociétés et 40 petits agriculteurs opèrent dans cette activité agricole.
Durant la saison écoulée, la production des primeurs géothermiques dans la région de Gabès était de 25 millions tonnes dont 12 mille tonnes ont été exportées vers l’étranger.

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Selon un rapport sur l’économie numérique publié mardi par le ministère chinois du Commerce, les exportations de logiciels de la Chine ont atteint 37,6 milliards de dollars en 2017, en hausse de 9,7% sur un an, rapporte Xinhua.

Près de la moitié du volume, 18,9 milliards de dollars, étaient constitués par des exportations vers les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon, indique le document.

Les exportations chinoises de logiciels ont augmenté rapidement depuis 2012 et ont évolué progressivement vers le segment plus élevé de la chaîne de valeur, ajoute-t-il.

Le rapport note également que la Chine manque encore de capacités d’innovation en matière de logiciels de base et d’outils de développement, et met en garde les entreprises de logiciels chinoises contre l’augmentation des coûts et des risques dans ce secteur.

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

TAP

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L’excédent commercial de la Chine a baissé de 43,1%, en mai 2018, pour atteindre 156,5 milliards de yuans. Les exportations ont progressé de 3,2% sur un an pour atteindre 1,340 milliard de yuans tandis que les importations ont augmenté de 15,6% pour atteindre 1,190 milliards de yuans, selon Xinhua. Le président américain, Donald Trump, qui reproche à la Chine sa politique commerciale trop agressive et le “dumping” qui fait des ravages aux USA et ailleurs, ne va pas bouder son plaisir…

Le commerce de marchandises de la Chine a augmenté de 8,8% sur un an pour atteindre 11,630 milliards de yuans (environ 1,820 milliards de dollars), au cours des cinq premiers mois de l’année, selon des données douanières publiées vendredi 08 juin 2018.

Les exportations ont affiché une croissance de 5,5% en glissement annuel pour s’établir à 6,140 milliards de yuans durant cette période, tandis que les importations ont augmenté de 12,6% à 5,490 milliards de yuans, entraînant un excédent commercial de 649,8 milliards de yuans, en baisse de 31%.

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Jamais les SSII et les éditeurs tunisiens ne se sont mieux exportées en Afrique Subsaharienne. En effet la Tunisie se positionne de plus en plus comme une plateforme éditrice de logiciels et exportatrice de Services liés aux TIC. Le dernier projet en date a été gagné par la société Arabsoft dirigée par Mohamed TRIKI, qui vient d’être notifiée du marché de Gestion de Ressources Humaines de l’Etat du Niger, pour une valeur avoisinant les 3 millions d’Euros, soit l’équivalent de 9 millions de DT.

Forte de l’arrivée chaque année sur le marché du travail de 12 000 nouveaux ingénieurs, le secteur des TIC est devenu depuis 2010 un secteur de pointe surclassant le secteur de tourisme et ce en réalisant 11 % du PIB, contre 7 % pour le secteur du tourisme.

Cependant, malgré cette envolée, les SSII Tunisiennes se heurtent toujours à un marché local toujours en déprime, où règne la règle du moins disant dans les marchés publics, faisant de la Tunisie un pays attardé technologiquement par rapport au reste de l’Afrique.

En effet plusieurs applications nationales comme celles de la CNSS, la CNRPS, la Gestion des Impôts RAFIC, ou la Gestion du personnel de l’Etat INSAF ont plus de 30 ans d’âge et ont besoin d’être dépoussiérées et rénovées. La Tunisie semble aussi avoir encore du mal à tirer profit de la compétence de ses ingénieurs et de la richesse applicative de ses SSII et Editeurs.

TB

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Intervenant ce vendredi 1er juin 2018 sur Express fm, Samir Ben Sliman, directeur commercial du groupement interprofessionnel des fruits, a déclaré que la production des fruits a atteint un million et demi de tonnes dont 10% sont destinés à l’exportation.

Ben Slimen a ajouté que “la Tunisie exporte ses dattes vers plus de 80 pays“, indiquant que le secteur connaît un développement continu, avec un record de recettes à l’exportation qui a atteint 645 millions de dinars cette année.

Le directeur commercial du Groupement interprofessionnel des fruits a, par ailleurs, expliqué  que les recettes d’exportation des dattes biologiques pour la saison en cours ont augmenté de 45% par rapport à la saison précédente, indiquant que les quantités de dattes biologiques exportées depuis le début de la saison (du 1er octobre 2017 au 30 mai 2018) ont été de l’ordre de 7638 tonnes, générant des recettes de 57453 millions de dinars contre 6048 tonnes pour une valeur de 39573 millions de dinars au cours de la même période de la saison précédente.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré que l’Afrique est un choix pour la Tunisie pour renforcer ses échanges commerciaux et booster l’exportation, soulignant que plusieurs entreprises s’installent en Tunisie pour pouvoir exporter sur le continent.

Intervenu lors d’une rencontre organisée par CONECT International, mercredi 30 mai 2018 dans la soirée, pour présenter les résultats d’une enquête sur les entraves à l’export pour les PME tunisiennes, El Behi a déclaré : “Beaucoup de choses restent à faire, surtout que le marché tunisien est petit et lorsque la PME grandit, elle doit miser sur l’international“. Le ministre commentait ainsi une des principales informations de cette enquête : 83,3 % des entreprises tunisiennes n’exportent pas, 15,3% sont partiellement exportatrices et 1,3% totalement exportatrices

Il a par ailleurs indiqué que le Conseil national de l’exportation se tiendra durant le mois de juillet prochain et prendra en compte ce constat ainsi que l’ensemble des recommandations qui en découlent. Il a souligné que cette instance, qui s’est réunie au début de cette année, a pris un ensemble de mesures dont la digitalisation des procédures comme moyen très efficace permettant de réduire les délais d’attente. “Nous travaillons actuellement en collaboration avec les ministères concernés par l’exportation dans l’objectif de faciliter les opérations et les transactions tout en respectant les délais des exportations“, a précisé El Behi. Il a fait remarquer que l’objectif est de développer l’exportation et répondre favorablement aux revendications des professionnels et préoccupations au niveau du transport, des banques, de la douane et de la BCT.

Le ministre a également annoncé l’augmentation du budget du Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) à 40 millions de dinars (MDT) en 2018, 80 MDT en 2019 et 100 MDT en 2020, et l’ouverture en juin prochain d’une ligne nouvelle ligne maritime reliant Tunis à d’autres capitales du continent.

Outre cette nouvelle ligne maritime, le ministre a annoncé la création de nouvelles représentations du Cepex en Afrique et l’ouverture de deux autres à Tunsi avant la fin de cette année. De nouvelles ambassades seront également ouvertes en Tunisie durant cette année.

Omar El Behi a, dans le même contexte, appelé à augmenter la productivité et renforcer l’exportation comme une nécessité vitale et le moteur de la croissance, faisant remarquer que la grande part de la croissance réalisée durant le premier trimestre de cette année revient à l’export, lequel a augmenté de 32% durant les quatre premiers mois de cette année.

A côte de cela, la Tunisie deviendra à partir du mois de juillet membre du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il s’est félicité par ailleurs de cette nouvelle permettant à la Tunisie de renforcer ses échanges commerciaux avec le continent africain, selon ses dires.

Selon le ministre, en 2017 le volume des exportations de biens s’élevait à 35 milliards de dinars et l’objectif est de le porter à 50 milliards de dinars à l’horizon 2020.

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L’huile d’olive fait de plus en plus d’émules auprès des gourmets apprécient ce breuvage de bonne qualité autant qu’un verre de vin cher. Et tout comme les œnologues dégustent des millésimes provenant de différentes parties du monde, les amateurs de la bonne chère recherchent l’huile d’olive extra vierge venue de régions moins connues des oléiculteurs, selon Euronews english.

Sur ce registre, l’Italie et l’Espagne sont les premiers pays qui viennent à l’esprit. Mais les olives sont cultivées dans le bassin méditerranéen depuis des millénaires et aujourd’hui l’huile d’olive est produite dans plus de 40 pays à travers le monde.

“L’histoire de l’huile d’olive est notre propre histoire”

L’un des pays producteurs d’olives qui reçoit de plus en plus d’attention pour son huile de haute qualité est la Tunisie. Ce pays d’Afrique du Nord proche de Malte et de la Sicile produit de l’huile d’olive depuis le VIIIe siècle avant JC. Un tiers du pays est couvert d’oliviers et l’huile d’olive est un ingrédient essentiel de sa gastronomie.

“En Tunisie, l’huile d’olive est bien plus que de la nourriture”, explique Dr Sonda Laroussi, experte en huile d’olive basée à Sfax, une ville côtière du centre de la Tunisie. “C’est notre culture et notre savoir-faire, et une partie de notre vie quotidienne. L’histoire de l’huile d’olive est notre propre histoire. “

“Il existe deux principales variétés d’olives en Tunisie”, explique-t-elle. “Chetoui vient du nord et a un goût très herbacé avec des notes d’artichaut. C’est une huile de qualité avec du caractère. Chemlali est plus fruitée et a des notes d’amandes vertes. Elle s’accommode de tout et n’est pas trop dominante dans les plats. “

Du vrac à la bouteille

La Tunisie est le troisième exportateur mondial d’huile d’olive. Pendant des décennies, l’huile d’olive tunisienne a été expédiée en vrac vers d’autres pays producteurs d’huile d’olive comme l’Italie et l’Espagne où elle était mélangée avec des huiles locales et commercialisée sous des marques italiennes ou espagnoles. Aujourd’hui, la Tunisie continue d’être un grand exportateur de sa propre huile d’olive, dont la majorité quitte encore le pays en conteneurs de vrac. Cependant, l’or liquide de la Tunisie est également de plus en plus exporté en bouteilles sous des marques tunisiennes.

Toucher de nouveaux consommateurs

«Les huiles d’olive tunisiennes que je vends sont les mieux vendues avec de grosses marges à des clients très différents, qu’il s’agisse d’épiceries haut de gamme, de grands magasins ou d’épiceries fines», explique Yacine Amor d’ Artisan Oil Company , distributeur britannique d’huiles haut de gamme espagnoles, italiennes et tunisiennes à plus de 50 magasins d’épicerie fine.

“J’organise trois à quatre dégustations par semaine dans des boutiques haut de gamme à Londres comme Harrods, Bayley et Sage, et les retours sont constants et cohérents. Les huiles d’olive tunisiennes sont populaires auprès des clients parce que tout d’abord, elles plaisent à leurs palais. Ils apprécient la variété Chemlali car elle leur rappelle certaines des huiles toscanes les plus intenses qu’ils connaissent déjà. Mais ils sont également ouverts à l’huile de Chetoui poivrée plus forte, bien que le marché la concernant soit plus petit. “

“Les clients sont également très positivement surpris par le prix”, ajoute-t-il. «Les huiles d’olive tunisiennes sont très compétitives par rapport aux petits producteurs italiens par exemple, car les coûts de production sont plus bas en Tunisie.» Un autre facteur qui plaide en faveur de l’huile d’olive tunisienne est le fait que de nombreuses marques sont produites organiquement, donc un produit bio. En raison du climat chaud, les parasites sont très rares et les pesticides ne sont pas nécessaires.

Quatre-vingt-quinze pour cent des oliveraies de Tunisie sont biologiques et les exportations de l’huile d’olive biologique sont passées de 2100 tonnes en 2004 à 13.500 en 2015. La Tunisie produit trois fois plus d’huile d’olive biologique que l’Espagne, premier producteur mondial d’huile d’olive.

Les chefs conquis et inspirés

Certains des meilleurs chefs d’Europe choisissent d’essayer l’huile d’olive tunisienne dans leurs créations culinaires. Lors des Journées Olio Nuovo , un événement incontournable consacré à l’huile d’olive qui a lieu chaque hiver à Paris, les chefs parisiens ont été initiés à plusieurs huiles d’olive tunisiennes de qualité à travers des dégustations à l’aveugle.

Le chef étoilé Akrame Benallal du restaurant Akrame a choisi l’huile Chetoui du Domaine de Segermès tandis que d’autres grands chefs ont sélectionné d’autres huiles d’olive tunisiennes de haute qualité à l’aveugle comme Fendri , une huile de la variété Chemlali du centre de la Tunisie, et Les Moulins Mahjoub , une autre huile de Chetoui du nord de la Tunisie. Toutes ces huiles d’olive extra vierges sont produites de manière biologique dans des exploitations familiales utilisant des méthodes de production traditionnelles.

Emmanuelle Dechelette, dégustatrice professionnelle d’huile d’olive et fondatrice des Journées Olio Nuovo a déclaré que les huiles d’olive tunisiennes inspirent les chefs: «Avant, les chefs se tournaient vers une huile neutre qui va avec tout», souligne-t-elle. “Mais ils recherchent maintenant des huiles avec plus de caractère et même en utilisant une huile d’olive comme point de départ. Les huiles tunisiennes ont du caractère et peuvent même inspirer un plat. Les chefs en France commencent à les connaître et apprécient les huiles Chetoui car elles sont intenses et vertes tout en dégustant les huiles Chemlali pour leurs nuances fruitées. “

Reconnaissance universelle

La haute qualité de l’huile d’olive tunisienne a également été récompensée par des prix prestigieux. Rien qu’en 2018, les producteurs d’huile d’olive tunisiens ont remporté plus de 70 prix, dont deux douzaines d’or lors de compétitions internationales d’huile d’olive à Los Angeles, Athènes, Italie, Londres, New York et au Japon.

Mais la meilleure façon de juger une huile d’olive exceptionnelle est le palais des amateurs d’huile d’olive et des grands chefs. L’huile d’olive tunisienne touche de plus en plus de nouveaux consommateurs et dame le pion aux huiles italiennes et espagnoles dans les épiceries fines et dans les cuisines des grands chefs européens.

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83,3% des entreprises tunisiennes ne font pas de l’export alors qu’uniquement 16,6 % des entreprises interrogées font de l’export (dont 15,3% sont partiellement exportatrices et 1,3% sont totalement exportatrices)“. C’est ce qui ressort d’une enquête sur les entraves à l’export pour les PME tunisiennes, dévoilée mercredi 30 mai 2018 à Tunis lors d’une manifestation organisée par Conect International. Pire : 63,6% des entreprises (exportatrices ou pas) ne sont pas du tout intéressées par de nouveaux marchés à l’export.

Sur les facteurs d’accélération du développement à l’international, l’entrepreneur espère trouver des débouchés pour sa production et diversifier ses sources de revenu, du fait de la crise qui sévit sur le marché local. Il espère aussi profiter de plus d’opportunités et trouver un marché qui apprécie à sa juste valeur un produit/service de bonne qualité.

S’agissant des motivations pour créer une activité export, 31,1% des personnes sondées estiment que l’export permet d’améliorer le chiffre d’affaires de l’entreprise, 9,8% considèrent l’export comme une stratégie, 24% ont évoqué la dépréciation du dinar, 23,3% déclarent que la demande vient de l’étranger alors que 4% déclarent qu’ils sont motivés par l’aide de l’État à l’export.

Au sujet ses pays vers lesquels on exporte, les marchés traditionnels dominent, à savoir le Maghreb et l’Europe. On note aussi l’émergence de nouveaux marchés comme la Russie, l’Afrique sub-saharienne et les pays du golfe.

A propos de ce qui rend la gestion de l’activité à l’international si difficile, les entrepreneurs évoquent un problème de ressources insuffisantes ou inadaptées, un problème de structure et de stratégie, des difficultés liées à la gestion de l’activité et des difficultés liées à l’environnement local. Ils ont également évoqué l’instabilité sociale et économique, le cadre réglementaire dépassé et inadéquat, le transport, les services de la douane qui constituent un obstacle de taille pour les entreprises de production, le système bancaire, les lourdeurs administratives, la non disponibilité de l’information, les mesures de soutien inappropriées, l’absence d’une vision et d’une stratégie nationale cohérentes pour l’export et un problème de mentalité ou de culture.

Comme freins à l’export, les entrepreneurs ont aussi évoqué des difficultés liées à l’environnement local dont principalement le cadre légal et administratif, le transport, la douane, les banques qui sont de taille insuffisante pour être performantes à l’international et des difficultés pour les transferts de devises.

Outre les banques, les entrepreneurs citent les organismes de soutien qui jouent, selon eux, un rôle de promotion plutôt que d’assistance. Ainsi, les manifestations qu’ils organisent sont mal ficelées et ont peu d’impact économique. Ajoutons à cela une concurrence et une absence de collaboration entre eux et d’une véritable stratégie claire, des actions au coup par coup dans l’urgence.

Au sujet des difficultés liées à l’environnement international, notamment au niveau des ambassades, les personnes interrogées ont déclaré que les représentations diplomatiques doivent avoir une réelle dimension économique, notamment avec des RH compétentes et qualifiées pour cette mission.

Les recommandations proposées par les intervenants dans l’étude s’articulent en effet autour de plusieurs points. Ils ont appelé à mettre en place une stratégie nationale pour le développement de l’économie tunisienne et des entreprises à l’international, une vision claire, à opter pour une stratégie qui valorise l’image des produits et services tunisiens, à définir une stratégie cohérente pour les différents organismes de soutien et instaurer un nouveau cadre réglementaire favorisant les implantations à l’étranger.

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Les exportations de la Tunisie ont, durant les quatre premiers mois de cette année, repris des couleurs ! Des progressions ont été constatées au niveau de l’exportation de plusieurs secteurs, à savoir l’huile d’olive, la pêche, les dattes et les exportations industrielles. Des exportations qui dénotent entre autres une amélioration du climat des affaires en Tunisie et une légère reprise non seulement au niveau de la production mais aussi de l’exportation. Le taux de croissance a atteint durant le premier trimestre de cette année 2,5%.

La pêche a la pêche !

En effet, selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, les recettes des exportations des produits de la pêche ont permis de couvrir les importations, à hauteur de 63,1 Millions de dinars (MD), au premier trimestre de l’année 2018 contre une valeur de 36,4 MD au cours de la même période de l’année écoulée. Ainsi, la valeur des exportations des produits de la pêche a augmenté de 41%, jusqu’à la fin du mois d’avril de 2018, pour atteindre 135,8 MD contre 96,6 MD, au cours de la même période de 2017, a précisé le ministère dans un communiqué publié vendredi 25 mai 2018 à Tunis.

En volume, la hausse de ces exportations est de l’ordre de 23%, soit une quantité des produits de la pêche exportés de 7,3 mille tonnes, au cours du 1er quadrimestre 2018, contre 5,9 mille tonnes, au cours de la même période de l’année précédente.

La valeur des importations des produits de la pêche s’est élevée de 21%, jusqu’à la fin du mois d’avril de l’année 2018, pour atteindre 72,7 MD, l’équivalent d’environ 14 mille tonnes, contre 60,2 MD enregistrés l’année écoulée, pour une quantité de 13,7 mille tonnes. En quantité, la hausse des importations est légère, soit un taux de 2,5%.

Outre les exportations des produits de pêche, la Tunisie réalisera des recettes avoisinant les 2 Milliards de dinars pour l’exportation de l’huile d’olive, durant la saison 2017-2018.

Bonne tenue des exportations industrielles

S’agissant des exportations du secteur industriel, elles sont passées de 9,339 Milliards de dinars durant les quatre premiers mois 2017 à 12,135 Milliards durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 29.9%. Le secteur industriel a importé pour 14,823 Milliards durant les quatre premiers mois 2018 contre 12,411 Milliards durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 19.4%. Ainsi le solde commercial du secteur industriel s’établit à -2,688 Milliards contre -3,071 Milliards au cours de la même période de 2017.

Une progression en valeur et en volume pour les dattes

Pour les dattes, il est à noter que les revenus des exportations des dattes tunisiennes pour la saison actuelle (du 1er octobre 2017 jusqu’au 9 mai 2018) ont enregistré une augmentation en valeur de 31% pour se situer à 597,887 Millions de dinars (MD) contre 458,045 MD au cours de la même période de 2017.

En volume, la Tunisie a exporté environ 101 mille tonnes de dattes, durant la saison actuelle contre 88 mille tonnes, au cours de la saison écoulée, soit une évolution de 15%. Cette hausse est expliquée par le développement du rythme d’exportation vers les marchés classiques comme le Maroc (+27%), l’Espagne (56%) et la France (+10%), ainsi que l’augmentation des quantités exportées vers les Etats-Unis de 97%.

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Les dattes tunisiennes ont été exportées, pour la première fois, vers plus de 80 pays dont Oman et la Slovénie, avec des revenus record atteignant plus de 600 mille dinars, selon des données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, publiées vendredi.

Les revenus des exportations des dattes tunisiennes pour la saison actuelle (du 1er octobre 2017 jusqu’au 24 mai 2018) ont enregistré une augmentation en valeur de 30% pour se situer à 633,137 millions de dinars (MD) contre 489,937 MD, au cours de la même période de 2017.

En volume, la Tunisie a exporté environ 108,008 mille tonnes de dattes, au cours de cette saison, contre 94,699 mille tonnes, au cours de la saison écoulée, soit une évolution de 14%,

Cette augmentation est due à l’évolution des exportations, au cours des dernières semaines vers les marchés traditionnels, tels que le Maroc (+ 25% en quantités exportées) et l’Espagne (+ 56% en quantités exportées).

Il s’agit également de l’intensification du travail sur les marchés non traditionnels, dont les Etats-Unis, où les quantités exportées ont atteint plus de 6600 tonnes (+92%).

Les exportations de dattes vers l’Inde ont cru de 168% et le Mali de 82%.

A noter que les quantités de dattes exportées, en 2017, ont enregistré une baisse de 8,26% (104,4 mille tonnes) et les revenus ont augmenté de 14,6% (557,6 MD).

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Les revenus consolidés de l’OTH devront progresser, en 2018, de 20,6% pour se situer à 842,7 MD.
De même, le résultat d’exploitation devrait croître de 35% pour atteindre 67 MD, a indiqué, mercredi, dans un communiqué, l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partners (MCP).
L’Assemblée Générale Ordinaire de OTH tenue, mardi 22 mai 2018, a approuvé la mise en paiement d’un dividende de 0,300 dinars (D) par action au titre de 2017, à prélever sur la prime d’émission. Les dividendes seront disponibles à compter du 12 juin 2018.
Pour l’année 2017, le résultat net consolidé de la société One Tech Holding (OTH) a augmenté de 59,6% pour atteindre 48,6 MD. Le résultat net part du groupe est passé, ainsi, de 26,9 MD en 2016 à 42,4 MD en 2017.

Le groupe OTH a vu son endettement global augmenter de 67,460 MD à 99,550 MD entre 2016 et 2017, pour faire face à l’important effort d’investissement.
Le ratio d’endettement net est, ainsi, passé de 2,1 à 12,5% sur la même période.
Par ailleurs, le résultat net individuel de la Société OTH a légèrement progressé en 2017 pour se situer à 16,980 MD contre 16,831 MD en 2016.
Les revenus consolidés de l’année 2017 de l’OTH ont atteint 698,7 MD contre 573,6 MTND en 2016. Cette croissance des revenus du groupe a été principalement tirée par l’évolution des pôles câbles et mécatronique, dont les contributions au chiffre d’affaires total ont nettement augmenté, au détriment de l’activité IT.
Par ailleurs, la part des exportations est passée à 77%, en 2017, contre 73% en 2016.

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La vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a déclaré dans une interview accordée à Africanmanager qu’actuellement la Tunisie a un déficit commercial avec la Chine et que cela est tout a fait évident, soulignant toutefois l’existence d’un potentiel pour exporter sur le marché chinois. “Nous avons toujours dans la tête l’idée que la Chine est un pays exportateur et qu’il est impossible d’y exporter, mais on va montrer, dans le cadre de nos activités au sein du conseil, que le marché chinois est le deuxième importateur dans le monde après les États-Unis. La Chine est un marché qui importe presque tous les produits. Il y a un énorme potentiel pour exporter en Chine“, a assuré la responsable, avant de préciser que “la valeur des exportations locales vers la Chine reste très faible et en-deça des attentes étant donné que la Tunisie n’exporte que le phosphate et l’huile d’olive“, a-t-elle dit.

En effet, selon ses déclarations, la Tunisie a exporté pour 60 Millions de dinars sur le marché chinois, qualifiant ce chiffre de très faible. “On a du chemin à faire dans tous les secteurs“, a reconnu la responsable, avant d’annoncer que le Conseil d’affaires tuniso-chinois travaille actuellement pour faire la promotion d’un grand événement en Chine visant principalement l’équilibrage de la balance commerciale de ce pays vis-à-vis de ses partenaires comme la Tunisie.

Elle a dans le même contexte précisé que le Conseil d’affaires, qui fait partie de l’UTICA, est partenaire de China Business Council, et va renforcer la coopération économique au niveau de l’exportation et de l’investissement. “On veut que les partenaires tunisiens soient conscient de cette opportunité et qu’on participe ensemble chacun de son côté avec des opportunités d’investissement, que se soit en Chine ou en Tunisie. On doit aller voir ce qu’on peut vendre là-bas et le conseil va aider à identifier les secteurs porteurs et sur lesquels la Tunisie peut miser“.

Tous les produits qui peuvent être exportés en Europe peuvent être exportés en Chine. Les Chinois sont ouverts à tous les produits. C’est un gros marché et un gros consommateur. Et c’est pour cela qu’on essaye, dans le cadre du Conseil d’affaires tuniso-chinois, de rapprocher les deux peuples car le plus gros obstacle de cette coopération c’est la méconnaissance des deux cotés. Les Chinois ne connaissent pas assez les Tunisiens et vice-versa. On va essayer de renforcer cette relation de connaissance culturelle, a-t-elle dit.

Dhouha Chtourou a dans ce sens appelé à mettre en place des programmes et qu’on soit beaucoup plus présent sur le marché chinois à travers les manifestations et les salons organisées dans ce pays. “Il faut aussi aller voir les importateurs chinois, offrir nos produits et faire la promotion de ce qu’on peut exporter sur ce marché“, a précisé la responsable, faisant remarquer qu’au niveau du conseil, l’effort est porté sur l’identification des secteurs les plus porteurs, surtout l’agroalimentaire. “Nous travaillons actuellement sur une étude. La Chine va nous aider à travers des études bien précises et l’identification des secteurs sur lesquels on doit accentuer notre coopération“, a-t-elle ajouté.

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La Tunisie se défend bien à l’export en ce moment, en tout cas beaucoup mieux que ces dernières années, avec une balance commerciale tourmentée par les importations massives. Les choses vont mieux actuellement, à en croire les dernières données, grâce aussi aux exportations agricoles (l’huile d’olive, les dattes, les produits bio…). Les agrumes, un secteur florissant, auraient pu faire partie de ces champions de l’export, mais voilà… La Tunisie exporte seulement 5%, de la production nationale d’agrumes alors que le reste de la production est destiné à la consommation nationale, a indiqué mercredi 16 mai 2018 l’expert Mehdi Ben Mimoun, appelant à varier les variétés d’agrumes à l’exportation et à multiplier les destinations de ces exportations.
Intervenant lors d’un atelier de travail organisé à Tunis, sur “l’étude d’évaluation de l’impact de l’ALECA sur la filière des agrumes en Tunisie“, l’expert a affirmé que “les exportations tunisiennes dans la filière des agrumes sont très limitées puisqu’on exporte pratiquement un seul produit, l’orange maltaise, vers un seul pays qui est la France alors qu’il est possible d’exporter 39 mille tonnes d’oranges vers l’Europe exemptés de droits de douane dans le cadre du futur accord de l’ALECA“.

Ces exportations sont en baisse depuis 10 ans, puisqu’elles sont passées de 28 mille tonnes en 2008 à moins de 19 mille tonnes en 2017“, a-t-il précisé, soulignant une prédominance du marché français, alors que les importations de ce dernier, de maltaises de Tunisie, sont en diminution.
Les contraintes qui entravent les exportations des agrumes tunisiens à l’étranger se résument surtout en les difficultés à respecter les normes, le manque important de moyens logistiques pour l’exportation et surtout la forte concurrence du marché national qui peut freiner le recours à l’exportation, a-t-il dit.
Le marché européen connait une demande de plus en plus importante pour les produits sains, naturels et sans pesticides, répondant à des normes spécifiques. Il exige des fruits faciles à consommer en plus d’une offre qualitative avec un calendrier de production plus allongé, a-t-il souligné.

Une étude indique la voie

L’étude montre que la commercialisation des oranges “Thomson” sera plus rentable à l’exportation que celle des maltaises étant donné que le coût de production des oranges “Thomson” est de 0,276 D/kg, pour un prix de vente de 0,964 D/kg (moyenne annuelle 2014/2017) contre 0,473 D/kg pour la maltaise, pour un prix de vente 0,590 D/kg, a indiqué Lamia Arfa, consultante ENPARD (programme européen de voisinage pour l’agriculture et le développement rural) pour l’étude de l’impact de l’ALECA sur la filière agrumes en Tunisie et docteur agro-économiste.
Elle a évoqué l’augmentation des superficies consacrées à la culture et la production des agrumes, au cours des 15 dernières années ainsi que du rendement du secteur. Pourtant, “cette augmentation ne signifie pas la progression des exportations, lesquelles sont basées sur un seul produit, à savoir les maltaises (46%)” a-t-elle précisé.
Les difficultés liées à la mise sur le marché des agrumes consistent en la perte de grandes quantités de produits dans les circuits de distribution puisque 80% des quantités commercialisées transitent par le circuit informel alors que seulement 20% transitent par les marchés de gros“, a-t-elle dit.

“Ce domaine nécessite l’analyse des options de négociation dans le cadre de l’ALECA, pour bénéficier d’une ouverture accrue du marché européen et la réflexion sur une stratégie globale sur la filière agrumes outre des mesures d’accompagnement pour les exportateurs” a dit Mme Arfa.
Elle a fait savoir que les plus importantes contraintes à l’exportation des agrumes tunisiennes vers les marchés internationaux sont la multiplicité des institutions intervenantes dans cette filière à l’exportation, l’absence de stratégie, le faible encadrement des agriculteurs et l’absence de l’innovation privée et de la recherche-développement.
Cette étude est élaborée dans le cadre du projet d’appui à l’Initiative ENPARD Méditerranée, mis en œuvre par le CIHEAM-Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (CIHEAM-IAMM).

TAP

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La croissance est là, en ce début d’année 2018 et, disons-le clairement sans le défendre face aux voix de l’UGTT qui se font de plus en plus pressantes pour le dégager, au début de la 2ème année de son mandat de chef de gouvernement. Plus important, pour lui certainement : cette baisse, quoique de seulement 1,9 %, du taux de chômage et manifestement la création de 4.800 nouveaux postes d’emploi, dans les secteurs de l’industrie manufacturière et des services marchands, nous assure-t-on de source officielle à La Kasbah.

Il est pourtant important de rechercher les niches de cette croissance, pour comprendre si elle est le fait du travail du gouvernement, ou si elle reste aussi aléatoire que les changements climatiques. En termes de création de la valeur ajoutée (VA), celle des industries manufacturières a enregistré une croissance positive, au cours du premier trimestre de 2018 de +4,2% par rapport à la même période de 2017 et de 9,2 % par rapport au 4ème trimestre de l’année passée. C’est ce qu’affirme l’INS.

  • L’agriculture met de l’huile dans les rouages

Cette augmentation est principalement due au développement significatif du secteur des industries agricoles et alimentaires (+7,16%) en raison de l’augmentation significative de la production d’huile d’olive (+3,5%), ainsi que du secteur des industries du textile, vêtements et chaussures (+2,0%), en raison d’une hausse de la demande internationale, dans une perspective économique qui s’améliore dans la zone Euro. Ce seront là essentiellement les deux secteurs qui ont porté la croissance et qui sauveront quelque peu l’économie tunisienne.

La croissance, on ne la cherchera pas du côté des industries chimiques. La VA y a diminué de 9,23%, en raison notamment de la baisse de la production d’extraits de phosphates. Baisse aussi côté industrie des matériaux de construction, de la céramique et des cristaux (-3,5%), suite à une baisse de demande interne sur ces matériaux, comme par exemple le ciment dont les ventes sur le marché intérieur ont diminué d’environ 6%.

  • Baisse continue, en pétrole et phosphate.

La valeur ajoutée du secteur des industries non-manufacturières a baissé de 3,5% au cours du premier trimestre de 2018, en comparaison avec la même période de l’année 2017. Cela, en raison de la baisse qui continue, avec -2,4 % dans le secteur de l’extraction du pétrole et du gaz naturel. Cette baisse est due à la régression de la production quotidienne, en pétrole brut, qui n’est plus qu’à 40 mille barils/jour contre 45.000 Barils/jour durant la même période de l’exercice 2017 et des 70 mille barils/jour de la même période de l’année 2010.

Le secteur des phosphates a aussi une baisse de 37,9 %, un recul d’autant plus important qu’il intervient après une reprise de 21,3 % au cours du premier trimestre 2017. Toujours dans le secteur des industries non-manufacturières, le 1er TER 2018, a aussi enregistré une baisse de 4,7 % dans le bâtiment.

  • Croissance positive et continue dans l’hôtellerie, le transport et les finances

Le secteur des services marchands, qui représente par ailleurs environ 45% de l’économie nationale, a été témoin d’une hausse de 3,3% de sa Valeur Ajoutée (VA), à la fin du premier trimestre de 2018 comparativement à la même période de l’année précédente, 2017. L’INS qui l’annonce explique cela par une hausse de la VA dans tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration qui a progressé de 2,9%, le secteur des services financiers qui a évolué de 4,6% et le secteur des services de transport dont la VA a augmenté de 0,3%, au cours du 1er TER 2018.

En face, le secteur des services non-marchand (services rendus par l’administration) a connu une modeste augmentation de valeur ajoutée de 2,0% par rapport au premier trimestre de 2017.

  • Chahed pourrait s’en réjouir. Mais pourrait-il s’en prévaloir ?

La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a augmenté de 9,11% au cours du premier trimestre de l’année 2018. L’explication se trouve dans la croissance remarquable enregistrée principalement dans la production d’olives, qui a quadruplé par rapport à la saison précédente, selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche.

Ainsi, c’est encore une fois l’agriculture qui sauve la croissance en Tunisie et qui permet une certaine continuité dans la création des richesses pour la Tunisie. L’industrie manufacturière, secteur entre les mains des privés, mais sous pression sociale, se redresse certes, mais toujours pas assez pour impacter la croissance du PIB. Le tout pâtit encore des mouvements sociaux qui traversent le secteur non-manufacturier (pétrole et phosphate), dont le poids et l’impact sont beaucoup plus importants dans l’économie tunisienne. Des secteurs où les autorités tunisiennes pèchent toujours par trop de laxisme dans les décisions à prendre pour assurer une bonne reprise de ces secteurs au rendement financier important pour le budget du pays.

Cette nouvelle hausse du PIB et cette amélioration de la croissance économique interviennent certes pendant le mandat du gouvernement de Youssef Chahed, qui pourrait s’en réjouir. Il n’en reste pas moins vrai qu’elles ne sont pas de son ressort direct et il ne peut donc pas s’en prévaloir. Par analogie, c’est comme un bénéfice, conjoncturel, dans le bilan d’une banque où l’exploitation devrait être le vrai moteur de la croissance.

Sans vouloir minimiser l’effort fait par le gouvernement, le même raisonnement pourrait être tenu, à moins que la baisse de 1,9 % du taux du chômage avec celui des diplômés du supérieur et les 4.800 emplois créées au cours des 3 premiers mois 2018 ne le soit pas dans la fonction publique. Or, les services de communication du chef du gouvernement affirment le contraire. Selon ces sources, les créations d’emplois ont concerné le secteur des industries manufacturières et celui des services marchands.

Communiqué INS

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Le Forum économique tuniso-chinois s’est tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège de l’UTICA, à Tunis, sur le thème “Les investissements chinois, propulseurs pour le développement de l’Afrique”. Organisé par le Conseil d’Affaires Tuniso-Chinois en collaboration avec l’Ambassade de la Chine, le forum a été une occasion pour concrétiser les projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine et promouvoir le Salon international de l’import-export (“China International Import Export”), qui aura lieu en Chine au cours de cette année.

Après avoir s’être félicité de l’organisation du Forum économique tuniso-chinois, le nouvel ambassadeur de la Chine en Tunisie, Wang Webin, a déclaré que le  volume du commerce bilatéral n’a cessé de croître. Pour l’année 2017, il a atteint 1,5 milliard de Dollars américains, avec notamment une croissance des importations chinoises depuis la Tunisie de quelque 42% par rapport à l’année précédente.

18 mille touristes chinois en 2017

Toujours selon les déclarations de l’Ambassadeur, le nombre des touristes chinois visitant la Tunisie s’est accru considérablement. Il a atteint 18 mille en 2017, soit une augmentation de 150% par rapport à l’année 2016. “Nous avons de bonnes raisons de croire en une poussée importante du nombre des touristes chinois en Tunisie. Aussi et étant donné que les touristes chinois ont la plus forte capacité de consommation dans le monde, leur contribution à la croissance économique tunisienne sera, dans un futur proche, j’espère, considérablement renforcée“, a-t-il dit.

L’Ambassadeur a en outre indiqué que la coopération au niveau des investissements s’est bien développée et la coopération dans le domaine des infrastructures progresse dans des conditions plutôt favorables, notamment avec les projets en cours de réalisation tels que ceux de la station d’épuration des eaux usées à Sousse, la construction du barrage de Oued Mellegue. Ainsi, les projets de développement avec l’aide de la Chine ont enregistré des résultats tangibles.

Selon lui, la Chine et la Tunisie peuvent accroître davantage la connaissance mutuelle sur leurs stratégies de développement, élaborer et mettre en place ensemble des plans pour promouvoir la coopération bilatérale, résoudre, via la consultation, les problèmes rencontrés au niveau de la coopération, et apporter conjointement un soutien politique à la mise en oeuvre des grands projets.

La Chine espère, sincèrement, accroître ses importations pour soulager la balance courante. En 2017, les importations chinoises de la Tunisie ont enregistré une croissance de 42% par rapport à l’année précédente, dont les produits de haute technologie comme les produits électroniques et les ordinateurs. Ces derniers ont connu une hausse de 100% par rapport à 2016. “Nous sommes prêts à travailler avec la Tunisie pour corriger progressivement le déséquilibre commercial entre nos deux pays. Le Président chinois, Xi Jinping, tout dernièrement, a annoncé des mesures importantes pour faire accroître les importations chinoises, dont la réduction significative des taxes sur les véhicules importés et sur d’autres produits. A partir de cette année, la Chine va accueillir régulièrement l’Exposition Internationale des Importations dans le but d’élargir davantage son marché, accroître ses importations et promouvoir des échanges commerciaux équilibrés“, a-t-il soutenu.

Des facilitations pour l’obtention du visa

De son côté, la vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a annoncé que le Conseil accordera à ses adhérents parmi les industriels tunisiens voulant investir et faire des affaires en Chine des facilitations pour l’obtention du visa. “J’incite chaque entreprise tunisienne voulant investir en Chine à être membre du conseil… Un certificat facilitant l’obtention du visa lui sera accordé“, a-t-elle précisé.

Dhouha Chtourou a par la même occasion appelé les hommes d’affaires, les industriels et les exportateurs à adhérer en masse à ce conseil chargé principalement d’accompagner les entreprises tunisiennes pour en savoir plus sur le marché chinois, promouvoir le développement coordonné entre les entreprises économiques tunisiennes et chinoises, renforcer et développer les relations de coopération amicales entre les deux peuples et promouvoir un partenariat gagnant-gagnant, selon ses dires.

La Chine partage son marché

Quant à elle, la conseillère économique de l’Ambassade de Chine, a fait remarquer qu’à travers l’organisation de ce salon, la Chine veut partager son marché avec tout le monde : “C’est une occasion pour faire la promotion de l’Exposition internationale que la Chine organise du 5 au 10 novembre à Shangai. Une manifestation d’envergure à laquelle la Tunisie prendra part à travers un nombre important d’hommes d’affaires“, a-t-elle précisé.

Le programme de ce Forum a comporté des rencontres de Networking bien ciblées entre les hommes d’affaires tunisiens et chinois. Il a aussi comporté la présentation de certains investisseurs des deux pays, de leur expérience avec les marché chinois et tunisien, le potentiel de complémentarité entre la Tunisie et la Chine, la Tunisie en tant que plateforme pour les Chinois pour atteindre l’Europe et l’Afrique…

Sans compter la mise en place dans une prochaine étape d’un plan d’action pour le conseil pour la période à venir et la nécessité de la bonne préparation de la visite d’une importante délégation chinoise conduite par le vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pékin (CCPIT).

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Fraîchement nommé, le nouvel ambassadeur de la Chine en Tunisie, Wang Webin, a annoncé, lors de la tenue, ce mardi 15 mai 2018 à Tunis, du Forum économique tuniso-chinois qu’un projet permettant aux produits agricoles tunisiens de s’exporter sur le marché chinois devrait voir le jour prochainement.

Dans sa réponse à l’un des exportateurs déplorant l’interdiction de l’entrée en Chine des produits agricoles en provenance de la Tunisie, l’Ambassadeur a tenu à préciser qu’on ne peut pas parler d’interdiction, mais plutôt d’absence de cadre légal entre les deux pays. Et d’ajouter qu’un projet portant sur la liste des produits à exporter en Chine devrait être défini et signé prochainement.

Wang Webin a promis de discuter de cette question avec le ministère du Commerce tunisien, citant le cas du Maroc qui a paraphé cet accord depuis l’année 2017.

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