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Un nouveau projet de coopération technique de la FAO au profit de la Tunisie est officiellement lancé lors de cet atelier inauguré par  Samir Taïeb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche en présence des différents acteurs de la filière, les ministères concernés, les structures professionnelles, des universitaires et experts ainsi que la société civile. Avec un budget 300,000 USD, ce projet contribuera à l’Objectif de Développement Durable 2 qui vise à assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable, spécifiquement l’augmentation de la production et la nutrition par la qualité de l’huile d’olive.

A travers ce projet, la FAO va accompagner le gouvernement tunisien à développer une « prospective et stratégie oléicole » à l’horizon de 2030, selon une approche filière qui inclut le continuum de la production jusqu’au marché et tous les maillons de la chaine de valeur, y compris les produits dérivés. Des axes de synergies possibles entre les différents acteurs de la filière seront étudiés et développés. Un plan d’extension et de rajeunissement de l’oliverie qui tient compte des potentialités agroécologiques des zones et de leur capacité d’adaptation aux changements climatiques sera mis en œuvre. Un schéma d’investissement pour 2020-2025 du secteur sera élaboré. Enfin, un centre de formation, administré par l’Office National de l’Huile (ONH) sera créé afin d’améliorer la qualité de l’huile d’olive, et renforcer les capacités nationales par la formation et la vulgarisation dans le secteur oléicole

Dans son allocution, Michael Hage, Représentant de la FAO en Tunisie et Coordinateur du Bureau pour l’Afrique du Nord, a signalé que ce projet vient renforcer la coopération avec la Tunisie dans la filière oléicole compte tenu de son importance stratégique pour le pays. Il a, à cette occasion, rappelé l’étude d’analyse de la filière élaborée par la FAO et la BERD en 2015 qui met en évidence les efforts nécessaires pour permettre à la Tunisie de mieux répondre à la demande des marchés et à améliorer l’approvisionnement en huile d’olive pour la durabilité à long terme du secteur. Le présent projet aidera à la mise en œuvre des recommandations de cette étude, notamment en terme d’adoption d’une approche de développement volontariste, participative et basée sur l’action, accordant aux produits de l’olivier la priorité et l’importance qu’ils méritent dans la nouvelle vision stratégique et les futurs plans de développement, ainsi que la mise en œuvre de nouveaux mécanismes et outils d’intervention permettant de faire face aux enjeux actuels et futurs de la filière.

En Tunisie, la filière oléicole contribue à la réalisation des objectifs nationaux de croissance économique, de sécurité alimentaire, de création d’emploi, d’accroissement des recettes d’exportation et de préservation et de valorisation des ressources naturelles. Elle se caractérise par la grande diversité des structures de production, de transformation, de distribution et de consommation qui la composent. Dans son allocution Mr Samir Taieb, a affirmé que « des changements profonds et fondamentaux sont à opérer au niveau des stratégies de développement du secteur ainsi que des méthodologies afin d’adopter une politique plus cohérente et en phase avec les exigences des acteurs et intervenants, la diversité de leurs unités de production, leurs méthodes de travail, leurs résultats, les caractéristiques des régions et leurs avantages, afin d’harmoniser les objectifs et les mécanismes qui sont au cœur du secteur agricole lui-même et des politiques adoptées dans d’autres secteurs pertinents pour la filière ».

Le gouvernement Tunisien déploie actuellement d’importants efforts pour restructurer et moderniser le secteur, augmenter la superficie consacrée à la culture des oliviers et améliorer la qualité de l’huile d’olive. La Tunisie occupe le deuxième rang mondial en termes de superficies plantées en olivier après l’Espagne avec près de 16% de la superficie oléicole mondiale. Elle est le quatrième producteur mondial après l’Espagne, l’Italie et la Grèce et le troisième exportateur mondial après l’Espagne et l’Italie.

Communiqué

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A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse en Tunisie, le Centre d’Information des Nations Unies (CINU) et l’Association pour la Sauvegarde de l’île de Djerba (ASSIDJE) organisent, le 22 juin 2018, avec le soutien du Ministère des Affaires locales et l’Environnement, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Bureau du Coordonnateur résident de l’ONU en Tunisie, une rencontre avec la société civile autour du thème « Gestion durable des terres en Tunisie – enjeux et opportunités ».

La rencontre, qui aura lieu à partir de 9h00 au Centre culturel et touristique méditerranéen à Houmet Essouk (Djerba), s’adresse particulièrement aux organisations de la société civile tunisiennes désireuses de développer des initiatives et des projets traitant des questions liées à la dégradation des terres et à la sécheresse en Tunisie. Le programme de l’événement prévoit un débat avec les participants sur l’engagement de la société civile en faveur de l’ancrage de la gestion durable des terres et de la préservation des sols en Tunisie et, plus généralement, sur la sensibilisation autour des Objectifs de développement durable.

En septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté « L’Agenda 2030 pour le développement durable », comprenant 17 Objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles. L’ODD numéro 15 « Vie terrestre » exhorte les pays à protéger, restaurer et promouvoir l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, à mettre en œuvre une gestion durable des forêts, à lutter contre la désertification, et à mettre fin et inverser la dégradation des terres et à mettre fin à la perte de biodiversité. La cible 15.3 vise à « lutter contre la désertification, à restaurer les terres et sols dégradés, y compris les terres affectées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et à s’efforcer à aboutir à un monde sans dégradation des terres » à l’horizon 2030

Monsieur Michael Hage, Coordinateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique du Nord
et Représentant de la FAO en Tunisie, prononcera l’allocution d’ouverture de la rencontre au cours de laquelle M. Hamda Aloui, Point focal national de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et Représentant du Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement exposera un état des lieux actualisé de la mise en œuvre de la CNULCD en Tunisie.

Les représentants de l’Institut des Régions Arides (IRA) de Médenine et du Programme de microfinancement relevant du Fonds pour l’Environnement mondial (GEF/SGP) apporteront, respectivement, des éclairages sur le rôle de la recherche scientifique dans l’impulsion de la lutte contre la désertification et sur les opportunités de financement relatives à l’Appel à projets lancé par le GEF/SGP.

Par ailleurs, et dans le cadre d’une collaboration liant le CINU et l’Institut de recherche pour le développement en Tunisie, une exposition de photographies réalisées dans le sud tunisien et intitulée ” Poussières de sable” sera présentée en marge de la rencontre. L’exposition vise à sensibiliser la société civile en abordant des questions liées à la dégradation des terres, dont notamment l’impact du changement climatique, l’érosion éolienne, l’adaptation de l’agriculture dans les oasis et les oliveraies, la gestion rationnelle de l’eau, le rôle des femmes dans la lutte contre la désertification en Tunisie.

Rappelons que la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin) a été instaurée il y a vingt-trois ans par l’Assemblée générale des Nations Unies et que le thème de l’édition 2018 – «la terre a de la valeur. Investissez-y » — met en exergue les possibilités existant pour les citoyens qui, à travers leurs comportements de consommation, peuvent encourager les entreprises et les acteurs du marché à investir dans la gestion durable des terres.

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La politique tunisienne de mobilisation des ressources en eau a permis de développer une agriculture irriguée sur une surface de 425 000 ha qui produit en moyenne 37% de la valeur de la production agricole totale, a indiqué, mardi, à Tunis, Abdallah Rabhi, Secrétaire d’Etat chargé des ressources hydrauliques et de la pêche.

Rabhi a rappelé que la Tunisie s’est engagée dans une politique ambitieuse et réussie de mobilisation des ressources en eau moyennant des investissements très importants, ce qui a permis de satisfaire la demande en eau potable, sachant selon ses dires, que “le taux de desserte urbaine est de 100% et de 93% en milieu rural sans faire de rationnement même en période de sécheresse“.

Intervenant à l’occasion d’un atelier sur la contextualisation du Système de soutien des politiques pour la Tunisie dans le cadre du Projet “l’eau dans le monde que nous voulons“, il a souligné que le “droit à l’eau a été hissé depuis la promulgation de la nouvelle constitution au niveau d’un droit Constitutionnel aux citoyens“, a indiqué la FAO dans un communiqué, publié mardi.

Cet atelier qui se tient du 19 au 21 juin est appuyé par la FAO. Il vise à finaliser et affiner les résultats de deux années de travaux d’un groupe d’experts pour la mise en œuvre du projet ” L’eau dans le monde que nous voulons : cadre des Objectifs du Développement Durable (ODD/SDG), liés à l’Eau pour l’Action Nationale ” et à réfléchir à la valorisation de ces résultats.

Il convient de souligner que la Tunisie a été retenue comme pays pilote (avec le Costa Rica, le Pakistan, le Ghana et la République de Corée), pour la réalisation de ce projet qui aidera le pays à atteindre l’ODD6 (objectif visant un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030) sur le plan national, moyennant l’exploitation du Système d’Aide à la Politique (SAP) pour le suivi des ODD(s).
La Tunisie réalisera ce projet avec l’appui du Bureau des Nations Unies pour le Développement Durable (UNOSD), la Compagnie Coréenne de l’Environnement (KECO) et l’Université des Nations Unies – Institut pour l’Eau, l’Environnement et la Santé (UNU-INWEH), lit-on dans le communiqué.

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Une séance de travail ministérielle a été tenue à la Kasbah  et

En dépit des grands progrès réalisés pour renforcer la résilience à la sécheresse, la Tunisie fait face encore à de nombreux défis dans le développement d’un suivi efficace de ce phénomène, révèle un nouveau rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Parmi les défis les plus pressants, il s’agit d’améliorer la qualité des données et des densités de réseau de collecte, de réduire le coût et de renforcer le partage des données, de rendre les informations d’alerte précoce plus précises et accessibles, d’intégrer les indicateurs de sécheresse physique et sociale dans des systèmes de surveillance et d’alerte précoce “, précise le rapport.
Lancé dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin de chaque année), ce rapport a été élaboré par la FAO et l’Institut mondial Daugherty de l’eau pour l’alimentation de l’Université du Nebraska.
Son contenu couvre une vingtaine de pays dans la région du Proche-orient et de l’Afrique du Nord, à savoir : La Tunisie, l’Algérie, le Bahreïn, l’Egypte, l’Irak, l’Iran, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, les Emirats arabes unis et le Yémen.

La région Proche-Orient Afrique du Nord est particulièrement sujette aux vagues de sécheresse et compte parmi les zones les plus affectées par les pénuries d’eau au monde, avec le désert représentant les trois quarts de son territoire “, précise le rapport.
Et d’ajouter que l’agriculture, y compris l’élevage et la pêche, sont particulièrement vulnérables à la sécheresse qui a de graves conséquences sur l’approvisionnement alimentaire et les moyens de subsistance des petits exploitants et des couches pauvres des sociétés rurales.
C’est le premier secteur à être impacté et aussi le plus touché de tous les secteurs économiques quand la sécheresse se produit, soulignent les auteurs du rapport, appelant à renforcer les interventions d’urgence auprès des populations touchées, par l’apport de nourriture, et d’aliments pour animaux ainsi que la création d’emploi.
Tous les pays de la région sont sensibles à la sécheresse mais la gravité de l’impact et la vulnérabilité varient d’un pays à l’autre.

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Les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté en mai, avec notamment une forte hausse des prix des produits laitiers, a indiqué jeudi 07 juin 2018 l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 176,2 points au cours du mois, soit une hausse de 1,2% par rapport à avril. L’indice FAO est un indice pondéré qui mesure la variation mensuelle de plusieurs denrées alimentaires sur les marchés internationaux.

La progression du mois de mai s’explique par une récente tendance vers la hausse des cotations de prix des principales céréales et des produits laitiers et par une tendance vers la baisse de celles du sucre et des huiles végétales.

L’Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 5,5% en mai, affichant une moyenne 11,5 fois plus importante que l’année dernière. La solidité du marché de ces derniers mois s’explique en grande partie par des approvisionnements réduits en Nouvelle Zélande, le principal exportateur de produits laitiers.

L’Indice FAO des prix des produits céréaliers a augmenté de 2,4% depuis avril, marquant une hausse de 17% pendant l’année, pour finalement atteindre son plus haut niveau depuis janvier 2015. Les valeurs du blé ont fortement augmenté en raison des inquiétudes liées aux perspectives de production dans de nombreux pays exportateurs, tandis que les prévisions faisant état de la détérioration des récoltes en Amérique du Sud ont contribué à faire augmenter les prix des céréales secondaires. Les prix mondiaux du riz sont également restés fermes, stimulés par des acquisitions considérables en provenance d’Asie du Sud-Est.

L’Indice FAO des prix des huiles végétales a chuté de 2,6% pour atteindre son plus bas niveau en l’espace de 27 mois. Les prix cités pour les huiles de palme, de soja et de tournesol ont tous chuté, cela est dû en partie à des stocks mondiaux abondants.

L’Indice FAO des prix de la viande a légèrement chuté, tandis que l’Indice FAO des prix du sucre a connu son sixième affaiblissement mensuel consécutif, avec une baisse de 0,5% depuis avril. Une situation qui reflète des conditions de récolte favorables dans les principales régions productrices au Brésil, le plus grand producteur et exportateur de sucre au monde.
Les prévisions pour la production céréalière de 2018 revues à la hausse

Dans son Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, également publié aujourd’hui, la FAO a revu à la hausse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2018 pour lui faire atteindre les 2 610 millions de tonnes, qui, si confirmée, représenterait une baisse annuelle de 1,5% par rapport au niveau de l’année précédente.

Selon la FAO, la production mondiale de blé devrait atteindre 754,1 millions, soit en hausse par rapport aux prévisions du mois dernier, et ce, en raison de meilleures perspectives dans plusieurs des principaux pays producteurs. Les prévisions pour la production de céréales secondaires demeurent à 1 345 millions de tonnes, soit en baisse de 3,2% par rapport au niveau record atteint l’année dernière. Une situation qui s’explique par la décision de nombreux fermiers de s’orienter vers des cultures plus rentables et par des conditions climatiques sèches dans certains pays.

La production mondiale de riz devrait augmenter de 1,3% par rapport à 2017 pour atteindre un nouveau record avec 511,3 millions de tonnes, une hausse qui reflète surtout de meilleures perspectives en Inde.

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La Suède a accordé une contribution de 9,9 millions de dollars pour venir en aide aux agriculteurs et aux éleveurs frappés par la sécheresse au Sahel, a annoncé jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’aide acheminée à travers la FAO par l’intermédiaire de l’Agence suédoise de développement international (ASDI) prêtera particulièrement attention au cas du Burkina Faso et du Mali.

« Cette contribution permettra de soutenir les moyens d’existence des familles lorsqu’elles en ont le plus besoin. Il s’agit de la période où les greniers des familles se vident très vite et où les éleveurs cherchent désespérément du fourrage », a déclaré Dominique Burgeon, Directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la FAO et Chef du programme stratégique de la FAO sur la résilience.

L’ASDI est un partenaire majeur du programme de résilience de la FAO au Sahel et à l’échelle mondiale. Les contributions de l’ASDI interviennent généralement sur plusieurs années afin de donner assez de temps pour renforcer la résilience des populations affectées.

« Ce qui distingue cette contribution des autres est qu’elle nous permettra de soutenir les communautés vulnérables lors des deux prochaines années, de manière à ce qu’elles puissent se rétablir et renforcer leurs capacités afin de mieux faire face aux chocs à venir », a ajouté M. Burgeon. « La FAO salue également l’aide de la Suède aux communautés vivant dans la région du Sahel, qui intervient alors qu’elles en ont de plus en plus besoin ».

Le Burkina Faso et le Mali les plus touchés par la sécheresse

L’aide de Stockholm intervient suite à l’appel émis par la FAO exhortant à soutenir 4 millions de personnes au Sahel. La région fait face à de plus en plus de difficultés après avoir connu plusieurs vagues de sécheresse en 2017 qui ont ravagé les cultures et le bétail des agriculteurs.

Des six pays de la bande sahélienne, le Burkina Faso et le Mali sont les plus touchés. D’ici les prochains mois, ils devraient être plus d’un million à faire face à des pénuries alimentaires dans les deux pays réunis.

Au Burkina Faso, la contribution de l’ASDI permettra à la FAO de procéder à des transferts d’argents inconditionnels, d’atteindre près de 60.000 personnes et de couvrir les besoins alimentaires et autres besoins urgents pendant la saison creuse, qui s’étale du mois de mai à celui d’août.

En outre, plus de 24 000 personnes bénéficieront de transferts d’argent en échange de travaux effectués, il s’agira notamment de réhabiliter les points d’eaux ou encore de restaurer les routes et terres dégradées. Chacun d’entre eux bénéficiera d’une aide pour relancer ses moyens d’existence. Il sera notamment question de semences et d’outils pour cultiver des céréales et des légumes et planter des arbres tels que le moringa et le baobab, qui peuvent contribuer à leurs besoins nutritionnels.

Les éleveurs recevront du fourrage et des animaux (des moutons, des chèvres, de la volaille ou encore des cochons) pour reconstituer leur cheptel face aux prévisions annonçant une hausse de la mortalité du bétail (de 2 à 8 pour cent) cette année.

Au Mali, près de 24 000 personnes bénéficieront de la réhabilitation des petites infrastructures d’irrigation pour l’agriculture, du rétablissement des pâturages et des forages pour le bétail, ainsi que des activités transversales d’éducation en matière de nutrition et de protection sociale (des transferts productifs).

Des besoins croissants au Sahel

Les communautés vivant dans les six pays de la région Sahel – le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal – peinent à se remettre de la période de sécheresse qui les a frappé l’année dernière. A cela s’ajoute la hausse des prix des produits alimentaires, les conflits et la perturbation des marchés qui a entraîné la pire saison creuse que la région ait connue en quatre ans.

Les éleveurs ont été particulièrement affectés, alors que de nombreuses zones de pâturages se sont asséchées, laissant peu ou pas du tout de nourriture pour leurs animaux. Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé et la nutrition des populations. Cela peut également conduire à une hausse des conflits et intensifier les risques d’épidémies transfrontalières lorsque les éleveurs déplacent leurs animaux vers de nouvelles zones et sont en rivalité pour des pâturages qui se font de plus en plus rares.

Plus de 4 millions de personnes, dont 3 millions d’éleveurs et d’agropasteurs vivant dans ces six pays, ont besoin d’une aide alimentaire de manière urgente. D’ici les prochaines semaines, ce chiffre pourrait s’élever à 7 millions.

La FAO travaille en étroite collaboration avec l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) afin de répondre aux besoins immédiats des communautés sahéliennes et de relever leurs défis structurels sur le long terme.

Cette année, l’agence onusienne a également pour objectif de venir en aide à un million d’agriculteurs et d’éleveurs dans ces six pays en distribuant du fourrage pour leur bétail, en réhabilitant les points d’eaux, en restaurant les pâturages, en vaccinant le bétail, en mettant en œuvre des programmes de rémunération contre travail, en soutenant la production alimentaire et en engageant un dialogue transfrontalier en vue de réduire les conflits.
La FAO travaille aussi à renforcer la résilience de près d’un demi-million d’éleveurs sur le long terme.

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Un rapport publié jeudi lors du lancement d’un symposium mondial indique que la pollution des sols représente une menace inquiétante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la santé humaine, mais l’on n’en sait que très peu au sujet de l’ampleur et de la gravité d’une telle menace.

L’industrialisation, les guerres, les activités minières et l’intensification de l’agriculture ont toutes contribuées à la contamination des sols à travers le monde, tandis que l’urbanisation des villes a contribué à ce que le sol soit utilisé comme une sorte de déchetterie communale.

« La pollution des sols affecte la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons et la santé de nos écosystèmes » a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO lors du lancement du symposium de trois jours. « La capacité des sols à faire face à la pollution est limitée, la prévention de la pollution des sols devrait être une priorité dans le monde entier, » a-t-elle ajouté.

D’après le nouveau rapport de la FAO, si l’intensification agricole, la production agricole et l’urbanisation continuent de se développer rapidement, une évaluation de la situation de la pollution des sols à l’échelle mondiale n’a jamais été menée.

Les études menées jusqu’à présent se sont surtout limitées aux pays développés. Selon une enquête de la FAO, d’énormes lacunes sont donc à déplorer en ce qui concerne la véritable nature et l’ampleur du problème.

A titre d’exemple, en Australie, près de 80 000 sites auraient leur sol contaminé. En Chine, 16 pour cent de l’ensemble des sols et 19 pour cent des sols agricoles sont pollués. Environ 3 millions de sites potentiellement pollués dans la zone économique européenne et dans les Balkans occidentaux. Aux Etats-Unis, au moins 1300 sites apparaissent sur la liste des endroits pollués dans les priorités nationales.

Un danger pour l’alimentation et la santé

Souvent, la pollution de sols ne peut être perçue ou directement évaluée, tel un danger caché qui pourrait avoir de graves conséquences.

La pollution a un impact sur la sécurité alimentaire en perturbant le métabolisme des plantes et donc en réduisant les rendements des récoltes et en rendant les cultures dangereuses pour la consommation. Les polluants vont également directement nuire aux organismes qui vivent dans les sols et les rendent plus fertiles.

Evidemment, le sol contaminé avec des éléments dangereux (comme par exemple l’arsenic, le plomb, le cadmium), des produits chimiques organiques comme les PCBs (polychlorobiphenyles) et les PAHs (hydrocarbures polycycliques aromatiques), ou des produits pharmaceutiques tels que des antibiotiques ou des perturbateurs endocriniens posent de graves risques pour la santé humaine.
Les activités humaines principales responsables

La grande majorité de la pollution des sols est due aux activités humaines.

Les activités industrielles telles que les activités minières, la fonte, la fabrication, les ordures ménagères, les déchets communaux, le bétail, les pesticides, les herbicides, les engrais utilisés dans l’agriculture, les émanations des moyens de transport, les produits dérivés du pétrole qui sont relâchés dans l’environnement ou se décomposent dedans – tous contribuent au problème.
Ce que l’on appelle « les polluants émergents » constituent aussi une source d’inquiétude. Il s’agit notamment des produits pharmaceutiques, des perturbateurs endocriniens, des hormones et des polluants biologiques, des déchets d’équipement électronique et des plastiques qui sont maintenant utilisés dans presque chaque activité humaine.

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Treize nouveaux paysages uniques ont été officiellement reconnus ce jeudi comme étant des systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), mettant ainsi l’accent sur la manière ingénieuse dont les besoins humains et les ressources naturelles se sont associés pour créer des moyens d’existence et des écosystèmes durables, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Les nouveaux sites faisant partie de ce programme de la FAO se trouvent en Chine, en Egypte, au Japon, en République de Corée, au Mexique, au Portugal, en Espagne et au Sri Lanka. Ces sites produisent principalement des fruits, des légumes, du sel, du riz, de la soie, de la viande, du thé et du wasabi.

Ces systèmes « reflètent une profonde harmonie entre l’humanité et la nature », a déclaré Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, lors du forum international qui s’est tenu à Rome.

Ces nouveaux ajouts portent à 50 le nombre de sites du patrimoine agricole à travers le monde. Le programme souligne la manière dont les communautés rurales ont, pendant des générations, réussi à renforcer leur sécurité alimentaire, leurs écosystèmes et à pérenniser leur moyens d’existence et leur biodiversité tout en préservant la beauté de leur nature environnante.

« La valorisation de ces sites n’est pas uniquement une façon d’être nostalgique du passé, elle offre aussi des solutions pour le présent et l’avenir. Les SIPAM sont une occasion de parler d’innovation et d’opportunités et notamment de comment élargir l’accès aux entreprises et aux nouveaux marchés tels que l’éco-étiquetage, l’agrotourisme et l’émancipation des jeunes afin d’ajouter de la valeur à notre patrimoine agricole », a insisté Mme Semedo.

De nouveaux sites en Europe et en Amérique du Nord comptent maintenant parmi les nouveaux SIPAM. Ainsi, un système agropastoral à Barroso, au Portugal a aujourd’hui été distingué tout comme une manière unique de produire du sel à Salinas de Añana, en Espagne ou encore une manière ancestrale de cultiver les raisins Moscatel à Axarquía, en Espagne et un ensemble de terres arables à Mexico (Chinampas) façonné à partir des techniques traditionnelles utilisées par la civilisation Aztèque.

Le forum international d’aujourd’hui s’est focalisé sur le partage de leçons apprises jusqu’ à présent et a vu la participation de membres du gouvernement chinois, italien, japonais, espagnol et tanzanien ainsi que des experts faisant autorité en provenance d’ Algérie, du Chili, de la France mais aussi de l’Unesco qui supervise le programme du Patrimoine mondial.
Cultiver les cultures

Les systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial englobent les écosystèmes dans lesquels l’utilisation de l’eau, la santé du sol et les autres éléments composant cet écosystème sont intrinsèquement liés, souvent par le biais de règles de gouvernance sociale établies sur mesure et en lien avec le régime foncier, l’allocation des ressources et le travail.

« Les sites du patrimoine agricole rassemblent les piliers économiques, sociaux, environnementaux et culture du développement durable, » a indiqué Mme Semedo. « Les reconnaitre souligne également le rôle majeur joué par les petits agriculteurs – en tant que créateur et gardiens – dans la promotion de la biodiversité et autres ».

L’idée est d’attirer l’attention du public sur les moyens uniques et ingénieux qui ont permis de parvenir à une certaine durabilité, lorsque l’activité humaine a réussi à transformer des ressources naturelles en systèmes alimentaires durables. L’objectif est d’encourager leur préservation dynamique et de permettre aux petits agriculteurs qui sont derrière leur création et préservent leur héritage de les garder en vie face aux défis des temps modernes tels que l’urbanisation et le changement climatique.

Jusqu’à présent, les preuves indiquent que la reconnaissance des SIPAM en tant que patrimoine agricole mondial peut contribuer à préserver la biodiversité, à protéger les variétés de cultures menacées – profitant ainsi à la sécurité alimentaire à travers le monde – à stimuler les activités culturelles locales, à créer des emplois et à promouvoir le tourisme.
Ces reconnaissances en tant que patrimoine agricole mondial peuvent aussi être utilisées comme stratégie marketing afin d’augmenter la demande et les prix des produits agricoles locaux. Un riz certifié « cultivé dans un système de patrimoine agricole mondial » à Sado, au Japon, se vend maintenant deux fois plus cher que ses concurrents locaux.

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Les systèmes d’irrigation à énergie solaire font maintenant partie des technologies écologiques et abordables pour les petites et grandes exploitations agricoles dans les pays en développement. Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la FAO a insisté sur le fait qu’ils devaient cependant être bien gérés et réglementés afin d’éviter les risques d’utilisation non durable de l’eau.

La forte baisse du prix des panneaux photovoltaïques est encourageante dans le sens où elle peut contribuer à améliorer la capacité d’irrigation. Une nouvelle réduction des prix pourrait entraîner une révolution dans certains endroits, comme par exemple en Afrique subsaharienne où seul trois pour cent des terres cultivées sont irriguées, soit trois fois moins que la moyenne mondiale.

« La rapide expansion des systèmes d’irrigation à énergie solaire offre des solutions viables qui prennent en compte le lien entre eau, énergie et alimentation, donnant ainsi aux petits exploitants agricoles l’opportunité d’améliorer leurs moyens d’existence, leur prospérité économique et leur sécurité alimentaire», a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO.

La FAO a présenté un aperçu général des avantages et des risques liés à l’irrigation à énergie solaire à l’occasion d’un forum international qui se tenait à Rome (du 12 au 13 avril 2018), organisé en partenariat avec Promouvoir l’agriculture : un défi énergétique de taille pour le développement (PAEGC), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Institut international de gestion de l’eau ((IWMI) et le Programme de recherche sur l’ eau, la terre et les écosystèmes (WLE).

Le rapport mondial de la FAO, ainsi qu’une boîte à outils sur les systèmes d’irrigation à énergie solaire, disponibles en ligne et développés de manière conjointe avec le Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit allemande ont été officiellement lancés lors de la Conférence. Tous deux ont été conçus pour fournir des conseils pratiques à destination des usagers et des décideurs politiques et financiers.

«Une énergie solaire moins coûteuse permettrait également de s’assurer qu’une bonne gestion de l’eau est appliquée et que de bons systèmes de gouvernance sont en place. Nous devons penser de manière stratégique à la manière dont cette technologie pourrait être utilisée afin d’encourager une utilisation plus durable des ressources en eau souterraine et éviter ainsi de nombreux risques, tels que le gaspillage d’eau et le prélèvement excessif d’eau souterraine », a précisé M. Eduardo Mansur, Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO.

De nouvelles possibilités

A l’échelle mondiale, près de 20 pour cent des terres cultivées sont irriguées et elles contribuent à près de 40 pour cent de l’ensemble de la production alimentaire. L’irrigation stimule la production agricole de diverses manières, en favorisant notamment la variété des cultures chaque année.

L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine utilisent relativement peu de systèmes d’irrigation sur les terres cultivées, ce qui pourrait leur apporter des gains considérables.

Selon le rapport de la FAO, les systèmes d’irrigation à énergie solaire sont en mesure de réduire de plus de 95 pour cent les émissions de gaz à effet de serre pour chaque unité d’énergie utilisée pour le pompage d’eau, par rapport aux alternatives proposées par les réseaux électriques fonctionnant au diesel ou encore aux combustibles fossiles.

Evaluer la viabilité économique d’un système d’irrigation à énergie solaire aujourd’hui requiert la prise en compte de nombreux paramètres dont la taille et la configuration du système, la capacité de stockage de l’eau, la faisabilité, la profondeur du puits, l’éloignement de la zone et le type de sol irrigué. Les périodes appelées «périodes de remboursement» à la suite de tels investissements dépendront des conditions citées ci-dessus, des cultures, des marchés et des mesures incitatives prises par le gouvernement par rapport aux prix.

La FAO exhorte les gouvernements à revoir leurs mécanismes incitatifs en vue de favoriser les « subventions vertes» par opposition aux subventions concernant les combustibles fossiles.

La gestion de l’eau

Les pompes d’irrigation solaire pourraient également entraîner des taux d’extraction non durable de l’eau souterraine, tandis que les agriculteurs chercheront à étendre leurs zones de plantation ou à s’orienter vers des cultures nécessitant davantage d’eau. En Inde, par exemple, près de 30 pour cent des aquifères sont déjà considérés comme ayant un statut critique.

Selon le rapport, si un système d’irrigation goutte à goutte adapté peut permettre de faire des économies d’eau, assumer qu’il en sera de même au sein d’une ferme serait faux. Des décisions politiques liées à l’irrigation devront être prises et mises en œuvre sur de vastes zones, sachant que les pluies, les eaux de surface, l’eau souterraine, l’humidité du sol et le procédé d’évaporation découlant des différentes utilisations de la terre font tous partie du même cycle hydrologique.

Les systèmes solaires modernes sont utiles afin d’améliorer la gouvernance liée à l’eau, avec notamment des appareils de contrôle électronique qui apportent des informations en temps réel sur le niveau des réservoirs, les débits de pompe et les eaux de forage. Des informations qui pourront permettre de prendre des décisions réglementaires et d’anticiper une utilisation excessive de l’eau. L’Inde et l’Egypte sont actuellement en train d’expérimenter cette approche. L’une des alternatives viables avancées serait de baser les tarifs de l’eau sur les chiffres liés à l’offre et à la demande en eau qui sont déterminés grâce à l’imagerie satellitaire et thermale, une technique également abordable pour les parcelles individuelles, comme cela est visible sur le Portail en libre accès de la FAO sur la productivité de l’eau (WaPor).

L’une des principales recommandations de la FAO pour une meilleure utilisation des irrigations solaires est de s’assurer que l’eau ne soit pas prélevée sans qu’un plan de gestion adéquate soit mis en place.

Le chemin est encore long pour y arriver. Une étude menée par plusieurs experts techniques issus de 25 pays suggère qu’alors que les trois quarts des nations possèdent des politiques et des programmes gouvernementaux qui encouragent l’irrigation à petite échelle, moins de la moitié d’entre elles sont dotées de réglementations limitant le prélèvement d’eau souterraine à de telles fins.

Les panneaux solaires produisent de l’énergie même lorsque l’irrigation n’est pas nécessaire, facilitant ainsi l’usage de décortiqueuses à riz, de meules, de purificateurs d’eau et d’unités de stockage du froid, tous contribuant par ailleurs au développement rural et à la hausse des revenus. Dans certains cas, l’énergie solaire peut également devenir une « culture rémunératrice» si les agriculteurs sont encouragés à réduire le pompage excessif de l’eau, en optant par exemple pour des piscines et en vendant leur surplus d’énergie aux réseaux électriques.

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Les prix des produits alimentaires remontent pour le deuxième mois consécutif, a indiqué jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué.

L’indice de la FAO montre que les prix du blé, du maïs et des produits laitiers sont en grande partie derrière cette forte hausse notée au mois de mars dernier. En mars, l’Indice affichait une moyenne de 172,8 points, soit 1,1% de plus qu’en février et 0,7% au-dessus de son niveau de l’année dernière.

Les prix des céréales continuent donc sur leur lancée observée en début d’année avec une hausse de 2,7% de son niveau par rapport à février, tout en étant 12,1% au-dessus de son niveau de mars 2017. Pour l’agence onusienne, les prix du blé ont principalement augmenté en raison des inquiétudes liées aux conditions climatiques, avec notamment une période de sécheresse prolongée aux Etats-Unis et un temps froid et humide dans certaines régions d’Europe. Les prix du maïs se sont consolidés grâce à une forte demande mondiale et à de mauvaises perspectives de récoltes en Argentine.

Hausse du prix du beurre

En outre, les prix des produits laitiers sont en hausse de 3,3% en mars, alors que la forte demande mondiale pour ces produits a contribué à faire augmenter les prix du beurre, du fromage et de la poudre de lait entier. L’Indice FAO des prix de la viande est demeuré globalement inchangé depuis février, alors que les prix de la viande bovine ont baissé et que ceux de la viande ovine et de la viande de porc ont connu une hausse grâce à de fortes demandes d’importation, en particulier en provenance de Chine.

Par contre, le prix du sucre a baissé de 3,4%, soit 27,5% en moins que son niveau de mars 2017, une situation qui s’explique surtout par des disponibilités à l’exportation plutôt importantes. Légère diminution notée également sur les prix des huiles végétales en raison de la baisse des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol. Mais dans le même temps, les prix de l’huile de palme ont augmenté du fait de perspectives faisant état d’une reprise des importations européennes de biodiesel fabriqué à partir d’huile de palme en Indonésie.

Toutefois selon la FAO, la baisse des cotations des prix du sucre et de la plupart des huiles végétales a plus que compensé la hausse de celles du maïs, du blé et de la majorité des produits laitiers.

Des perspectives restreintes pour la production céréalière

Cette année, la FAO prévoit néanmoins une baisse de la production mondiale de maïs et de blé, en se basant sur ses prévisions précoces.

Les dernières prévisions de l’agence concernant les stocks mondiaux de céréales à la fin des saisons de culture en 2018 tournent autour des 748 millions de tonnes, soit presque 4% de plus que l’année dernière, un chiffre qui marque également un nouveau record dû à la hausse des prix du blé. Cet important report devrait avoir pour effet d’atténuer les impacts du déclin de la production mondiale cette année.

Parmi ces perspectives dans le domaine céréalier mondiale en 2018, la production mondiale de blé devrait baisser pour atteindre les 750 millions de tonnes, soit près d’un pour cent en dessous de son niveau record atteint l’année dernière. Les prévisions suggèrent que la production américaine pourrait rebondir après son déclin en 2017, tandis que la production en Chine, en Inde, et en Russie pourrait retomber après une année record. La production de ces céréales secondaires devrait également baisser par rapport au niveau record enregistré en 2017, cela est dû aux mauvaises conditions climatiques en Argentine, au passage de la culture de maïs à celle de soja au Brésil et à une réduction des plantations en Afrique du Sud.

Il faut rappeler qu’en 2017, la production céréalière mondiale a atteint un niveau record, enregistrant une hausse de 33 millions de tonnes par rapport à 2016 et lui faisant atteindre 2 646 millions de tonnes, selon les dernières estimations du Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, également publié aujourd’hui.

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Selon un rapport de la FAO, des niveaux élevés d’insécurité alimentaire persistent à travers le monde, et ce, en grande partie en raison des conflits et des conditions climatiques défavorables qui ont des conséquences néfastes sur certains pays, notamment en Afrique de l’Est et au Proche-Orient où de nombreuses personnes ont encore un besoin incessant d’aide humanitaire.

Selon le dernier rapport de la FAO sur les Perspectives de récoltes et la situation alimentaire publié aujourd’hui, près de 37 pays ont toujours besoin d’une aide alimentaire externe, la situation demeure donc inchangée depuis trois mois.

Les guerres civiles et l’insécurité sont les principales raisons expliquant les taux élevés de faim dans 16 de ces pays, allant du Burundi au Yémen. Toujours d’après le rapport, les conflits déplacent des millions de personnes, entravant les activités agricoles et, dans certains cas, faisant augmenter les prix des denrées alimentaires de base. En République démocratique du Congo, l’inflation a plus que doublé en 2017, avec une hausse de 42 pour cent du taux annuel. Les violences ont perturbé les routes commerciales traditionnelles dans la région du Sahel, faisant augmenter les prix, tandis que des pénuries alimentaires ont été signalées au Sud et à l’Est de la Libye.

Pendant ce temps, des pluies insuffisantes et irrégulières menacent la sécurité alimentaire en Afrique australe et en Afrique de l’Est, où de nombreux ménages ruraux ont connu quatre saisons agricoles d’affilée amoindries par la sécheresse.

La sécheresse a des répercussions en Afrique de l’Est

En 2017, la production totale de céréales a rebondi en Afrique. Cela s’explique par de bons résultats en Afrique australe, après un succès mitigé des récoltes en 2016.

La production céréalière en Afrique de l’Est a pourtant chuté de 7,2 pour cent, provoquant ainsi un stress supplémentaire pour plusieurs pays. Selon le rapport, les récoltes qui viennent de s’achever et qui comptent pour les cultures céréalières de la seconde saison devraient être en dessous de la moyenne dans le Sud-Est du Kenya, dans le Nord-Est de la Tanzanie et au Sud de la Somalie.

L’ensemble de la production céréalière de la saison des pluies appelée “deyr” en Somalie devrait être 20 pour cent en dessous de la moyenne, car les pluies saisonnières ont débuté plus tard que prévu et se sont achevées plus tôt. Des conditions similaires au niveau des précipitations et des rendements ont été observées dans le Nord-Est de la Tanzanie. La production céréalière sud-soudanaise, faisant suite aux plantations de 2017, devrait atteindre son plus bas niveau depuis le début du conflit fin 2013.

Les conditions de sécheresse dans plusieurs parties de l’Ethiopie et de la Somalie étaient moins intenses, mais pas assez pour complètement compenser de nombreuses carences au niveau de l’humidité des sols. La disponibilité des pâturages est toujours en dessous de la moyenne et l’état de santé du bétail est dans l’ensemble médiocre. Au Kenya, les pluies saisonnières étaient 80 pour cent en dessous des niveaux de saison, justifiant une surveillance rapprochée des conditions de pâturage dans les parties orientales du pays.

Les prix des céréales de base sont également élevés en Ethiopie et au Soudan où les prix au détail du sorgho, du millet et du blé ont doublé depuis octobre dernier, sur la majorité des marchés locaux. La hausse des prix fait suite à la cessation des subventions gouvernementales pour le blé, une décision qui a affaibli la monnaie et entraîné une hausse de la demande pour les céréales de substitution.

Au Sud de Madagascar, des pluies saisonnières défavorables devraient avoir pour effet de réduire de nouveau les rendements en 2018. A cela s’ajoute des prix du riz historiquement élevés qui devraient eux aussi peser sur la sécurité alimentaire, en particulier dans les régions au Sud du pays.

Ailleurs, en Afrique australe, la production devrait chuter par rapport aux niveaux record enregistrés en 2017, ravivant les préoccupations au sujet de la sécurité alimentaire, comme cela a déjà été le cas lors de l’alerte spéciale lancée la semaine dernière par la FAO.

Les 37 pays ayant actuellement besoin d’une aide alimentaire externe sont l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak,  le Kenya, le Lesotho, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud , le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l’Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe.

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Abdallah Rebhi, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, a affirmé ce vendredi sur Express fm, qu’ un accord a été signé entre la Tunisie et le Soudan en ce qui concerne l’échange d’expertises dans le domaine de l’agriculture et  ce lors de la tenue de la 30e conférence régionale de la FAO  à Khartoum.

Rebhi a indiqué que les messages portés par la Tunisie au cours de cette conférence concernent, entre autres, une demande à la FAO de faciliter l’accès aux pays africains au Fonds vert et une industrialisation alimentaire première des produits agricoles au niveau des pays africains.

Et d’ajouter que cette conférence a traité des sujets concernant la migration, les ressources naturelles et le changement climatique, et une feuille de route pour les pays africains en matière de ressources naturelles et d’alimentation sera présentée au cours de la séance de clôture d’aujourd’hui.

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Trois agences humanitaires des Nations Unies ont tiré mercredi la sonnette d’alarme concernant la situation alimentaire dans la région du Kasaï, en République Démocratique du Congo (RDC), où la famine menace des millions de personnes.

« Les agriculteurs, qui ont fui en raison des affrontements, ont raté trois saisons consécutives de semis. Du coup, les vivres manquent cruellement. L’aide alimentaire ne parvient pas à combler le vide. Seulement 400.000 des 3,2 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire grave au Kasaï ont reçu une aide en décembre », ont déclaré l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Environ 630.000 personnes déplacées ont regagné leurs villages incendiés après s’être cachées dans la forêt et elles ont besoin d’assistance pour reprendre la production alimentaire. Plus de 90% des communautés rurales dépendent en effet entièrement de l’agriculture.

« L’agriculture est le seul moyen de redevenir productif. Non seulement elle génère de la nourriture et des revenus pour les familles, mais elle restaure également l’espoir, la dignité et l’autosuffisance », a déclaré Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en RDC.

L’état nutritionnel des enfants est particulièrement critique. « Au moins 400.000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère », a souligné Tajudeen Oyewale, Représentant par intérim de l’UNICEF en RDC. « Ils risquent de mourir, à moins de recevoir de toute urgence une aide en matière de santé, d’eau, d’assainissement et de nutrition. La sécurité alimentaire à plus long terme doit être rétablie et les pratiques d’alimentation et de soins améliorées afin que les enfants puissent avoir accès à la nourriture de qualité dont ils ont besoin ».

L’ONU et ses partenaires mènent une course contre la montre pour nourrir la population du Kasaï, combattre la malnutrition parmi ses enfants et renforcer la résilience, mais elles doivent faire face à des infrastructures limitées, à une sécurité médiocre et des moyens financiers insuffisants.

« On sent que les donateurs commencent à contribuer, mais les ressources sont très insuffisantes au vu de l’ampleur de la souffrance humaine », a déclaré Claude Jibidar, Représentant du PAM en RDC. « Le gouvernement congolais et la communauté internationale doivent se réengager sur tous les fronts pour prévenir une famine majeure au Kasaï. Ne pas le faire, immédiatement et collectivement, signifie que beaucoup de gens vont mourir ».

La situation humanitaire en RDC à un point de rupture

Au-delà du Kasaï, la situation humanitaire dans l’ensemble de la RDC s’est détériorée de manière significative au cours de l’année passée. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que 4,3 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, dont 1,7 million qui ont dû fuir rien qu’en 2017.

Ce récent pic de déplacement a fait de la RDC le pays avec le plus grand nombre de personnes déplacées internes en Afrique. Au total, 13,1 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire dans tout le pays en 2018.

« La situation humanitaire en RDC est à un point de rupture, tout comme notre capacité à répondre à un financement extrêmement limité », a déclaré Jean-Philippe Chauzy, le chef de mission de l’OIM en RDC.

L’OIM a lancé un appel de fonds de 75 millions de dollars pour répondre de toute urgence aux besoins croissants des Congolais déplacés et des communautés qui les accueillent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, du Tanganyika et la région du Kasaï.

« Les niveaux de financement sont à leur plus bas niveau depuis de nombreuses années (…), alors que nous faisons face à des besoins humanitaires considérablement accrus. C’est une tendance inquiétante qui, nous l’espérons, ne se poursuivra pas en 2018 », a déclaré M. Chauzy.

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Dans un contexte de souffrance humaine intense, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) unissent leurs efforts pour atténuer certains des effets du conflit dans le Grand Kasaï, en République démocratique du Congo. Les deux agences des Nations Unies peuvent compter sur un financement de 10 millions de dollars du gouvernement belge pour améliorer l’accès à la nourriture de plus de 100 000 personnes. Quelque 18 000 ménages – déplacés, rapatriés ou familles d’accueil – en bénéficieront.

«Grâce à cette importante contribution, nous sommes en mesure de redoubler d’efforts et de travailler ensemble en étroite collaboration pour empêcher les populations, et notamment les enfants, de mourir de faim et de malnutrition», a déclaré M. Alexis Bonte, Représentant de la FAO par intérim.

« Ces interventions protégeront non seulement les personnes vulnérables, mais aideront aussi à relancer la production agricole et renforceront la cohésion sociale dans les communautés touchées par la crise », a souligné, de son côté, M. Claude Jibidar, Représentant du PAM en RDC.

Dans le cadre du projet, le PAM distribuera de la farine de maïs enrichie, des légumineuses, de l’huile végétale enrichie et du sel iodé, ainsi que de l’argent. Les enfants âgés de 6 à 59 mois, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, seront pris en charge pendant trois mois avec des suppléments nutritifs spéciaux. Pour sa part, la FAO fournira des kits pour cultiver des légumes – houe, râteau, pelle, arrosoir, semences de légumes et de fruits – qui permettront à chaque famille de manger à sa faim pendant deux mois et de vendre le surplus.

Le projet prévoit des formations en élevage de cochons d’Inde comme source de protéines et en traitement et commercialisation du bambou comme bois de chauffage, ustensiles de cuisine, paniers, canoës, matériel de pêche et clôtures. Les jardins potagers à proximité des centres de santé et des associations de femmes fourniront, quant à eux, des micronutriments, tels que le fer et le zinc, aux enfants souffrant de malnutrition et aux femmes enceintes et allaitantes.

L’initiative conjointe s’effectuera en partenariat avec le Ministère de l’agriculture de la RDC et des ONG locales. Mais, bien qu’elle arrive à point nommé, elle ne saurait répondre toute seule à l’immensité des besoins humanitaires.

Le conflit au Kasaï, anciennement une région productrice de maïs, a forcé un million de personnes à quitter leurs foyers et à abandonner leurs terres. Quelque 3,2 millions de personnes souffrent actuellement de faim aiguë et la malnutrition infantile est largement répandue.

La tragédie endurée par le peuple congolais exige une plus grande solidarité. La FAO et le PAM plaident en faveur d’un financement considérablement accru pour répondre aux besoins. Surtout, les deux agences appellent à une paix durable qui permette à tout un chacun de produire sa propre nourriture, de reconstruire ses moyens d’existence et d’espérer en un avenir meilleur et prospère.

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Le Bureau de la FAO pour l’Afrique du Nord organise sa réunion annuelle de l’équipe multidisciplinaire aujourd’hui lundi 13 Novembre 2017 à Gammarth (banlieue nord de Tunis) qui se poursuivra jusqu’au 15 Novembre courant. L’objectif premier de cette réunion est de développer et d’aboutir à une compréhension commune des défis alimentaires et agricoles prioritaires pour les pays d’Afrique du Nord.
Les travaux de cette réunion permettront de définir les programmes et activités à conduire pour le prochain biennium 2018-2019, afin de fournir des appuis ciblés et adaptés aux attentes des pays membres.
L’accent sera accordé à une meilleure articulation et alignement des priorités nationales aux Cadre Programmation Pays (CPP), des pays respectifs ; aux Programmes Stratégiques de la FAO (SPs) ; aux Initiatives Régionales relatives à la région Proche Orient Afrique du Nord ainsi qu’aux Objectifs de Développement Durable (ODDs).
A cet effet, le lancement des travaux de cette réunion fera l’objet d’une cérémonie inaugurale avec la participation du Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, l’Union du Maghreb Arabe (UMA), compte tenu de l’Accord de coopération signé avec la FAO, les Ambassadeurs des pays du Maghreb en Tunisie, les Représentants de la FAO en Algérie, au Maroc, en Mauritanie et en Libye sont également conviés, avec leurs assistants chargés des programmes au niveau des pays, le Coordinateur de la Commission de Lutte contre le Criquet Pèlerin en Afrique Occidentale (CLCPRO), les professionnels et les experts du Bureau régional pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord ainsi que ceux du siège de la FAO à Rome comme, le représentant de l’Office d’appui à la décentralisation (OSD), le représentant du Centre d’investissement (TCI) et les représentants des Programmes Stratégiques.

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Selon la dernière édition du rapport de la FAO sur les Perspectives de récolte et la situation alimentaire, des récoltes importantes en Amérique latine et de meilleures conditions agricoles en Afrique australe sont sur le point d’avoir un effet positif sur l’approvisionnement alimentaire mondial, mais les conflits civils en cours et les chocs climatiques compromettent les efforts visant à réduire les souffrances liées à la faim.

Les ouragans survenus dans les Caraïbes et les inondations en Afrique de l’Ouest auront vraisemblablement pour conséquence d’entraver la production des fermes locales, cependant les tendances pour la production alimentaire sont plutôt positives, grâce notamment à des prévisions de productions céréalières record dans plusieurs pays.

Selon le rapport trimestriel, près de 37 pays, dont 28 en Afrique, ont besoin d’une aide alimentaire externe.

Les pays – l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l’Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe – restent inchangés depuis juin.

Les conflits continuent d’avoir un impact sévère sur l’agriculture et la sécurité alimentaire en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Irak, dans le Nord du Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud, en Syrie et au Yémen, avec souvent d’autres répercussions – en raison des déplacements de population et de l’insécurité civile en hausse – ailleurs. En 2017, les chocs climatiques, notamment les sécheresses, ont amplifié les impacts dans certains pays, comme en Somalie et dans le Sud de l’Ethiopie.

Rebondir après El Niño

La production céréalière mondiale devrait atteindre un niveau record en 2017, avec 2 611 millions de tonnes. Des gains majeurs sont également attendus en Argentine et au Brésil, tandis qu’une hausse de la production mondiale est attendue en Afrique et devrait être supérieure à 10 pour cent. Cette hausse s’explique par l’augmentation des récoltes de maïs en Afrique australe, où les agriculteurs ont été durement touchés l’année dernière par le phénomène climatique El Niño, ainsi qu’une augmentation de la production de blé dans les pays nord-africains.

Selon les nouvelles estimations de la FAO, la production céréalière mondiale dans les pays à faibles revenus et à déficit vivrier (PFRDV) devrait également augmenter de 2,2 pour cent cette année, contribuant ainsi à réduire les besoins en importations.

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Lors d’un forum organisé aujourd’hui, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur la meilleure manière de Tirer profit des compétences pour enclencher une transformation du monde rural et réaliser les Objectifs de développement durable, la FAO a insisté sur le fait que les activités agricoles et non agricoles en milieu rural revêtaient un potentiel inexploité capable de générer des opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

L’Afrique possède la population la plus jeune et est caractérisée par la plus forte croissance démographique au monde, avec une population appelée à doubler d’ici à 2050. Cela a un impact majeur sur le marché de l’emploi.

Chaque année, en Afrique, dix à douze millions de jeunes rejoignent les rangs de la main-d’œuvre active, tandis que près de trois millions d’emplois sont créés chaque année. Dans un tel contexte, le secteur agricole mais aussi les activités non-agricoles telles que le tourisme, les agro-industries, le stockage des aliments et le transport revêtent un fort potentiel pour créer davantage d’emplois, de meilleurs emplois et renforcer les communautés rurales.

« Investir dans la transformation rurale et construire un monde libéré de la faim et de la malnutrition vont de pair. Promouvoir une meilleure éducation, développer les compétences et créer des emplois décents est vital pour que cette transformation se fasse en Afrique », a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO qui, à l’image de plusieurs dirigeants mondiaux lors du forum de haut niveau, a partagé des expériences et des bonnes pratiques dans le but de créer et d’élargir les opportunités d’emplois et les opportunités économiques pour les jeunes en Afrique.

La FAO mène actuellement 32 projets liés à l’emploi chez les jeunes dans 20 pays africains. L’Organisation aide les pays et les Communautés régionales économiques (CER) à améliorer les politiques, stratégies et programmes portant sur les jeunes, ainsi que les mesures liées à la protection sociale.

Il s’agit notamment de former les jeunes vulnérables vivant en milieu rural aux techniques agricoles et de leur fournir des compétences non seulement entreprenariales mais aussi essentielles dans leur vie quotidienne, de manière à être plus productifs et à devenir des membres actifs de leurs communautés.

« Des efforts plus coordonnés et systématiques sont encore nécessaires afin d’améliorer notre impact et d’étendre notre action à l’échelle régionale et nationale en Afrique », a souligné M. Graziano da Silva. « Adopter une approche territoriale qui se concentre sur le renforcement des liens physiques, économiques, sociaux et politiques entre les petits centres urbains et les zones rurales avoisinantes est également essentiel. N’oublions pas que les villes de petites et moyennes tailles sont les endroits où les agriculteurs achètent des semences, envoient leurs enfants à l’école et se rendent pour obtenir des soins médicaux », a ajouté M. José Graziano da Silva.

Les jeunes, en retour, peuvent jouer un rôle de premier plan en faisant progresser leurs pays vers la réalisation des Objectifs de développement durable et en jouant le rôle d’innovateurs et de diffuseurs entre les zones rurales et urbaines.

La FAO a récemment lancé un Programme spécial visant à promouvoir l‘emploi chez les jeunes, en encourageant les emplois agricoles et ceux dans le domaine de l’agro-alimentaire en Afrique. Le programme est un nouvel exemple de la collaboration de longue date de la FAO avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) – un programme de développement économique de l’Union africaine – et des efforts de la FAO en matière de renforcement des partenariats.

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En 2016, la faim a touché 815 millions de personnes dans le monde, soit 11% de la population mondiale, après une régression constante durant plus d’une décennie, selon le dernier rapport annuel de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur la sécurité alimentaire mondiale et la nutrition publié lundi 18 août 2017.
Sur les 815 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, 489 millions vivent dans des pays touchés par des conflits et la prévalence de la faim dans les pays touchés par des conflits est supérieure de 1,4 à 4,4 points de pourcentage par rapport aux autres pays, précise la même source.
Et d’ajouter que sur un nombre total d’affamés dans le monde de 815 millions, 520 millions sont en Asie, 243 millions en Afrique, 42 millions en Amérique latine et Caraïbes.

L’augmentation de 38 millions de personnes de plus que l’année précédente est en grande partie due à la prolifération des conflits violents et aux chocs climatiques, lit-on dans l’édition 2017 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.
Il s’agit également de multiples formes de malnutrition qui menacent la santé de millions de personnes dans le monde, précise un communiqué de la FAO.

Quelque 155 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance (petits pour leur âge), dont 122 millions qui vivent dans des pays touchés à des degrés divers par des conflits, révèle le rapport, précisant que 52 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale (poids trop faible pour leur taille) et 41 millions d’enfants sont maintenant en surpoids.
L’anémie chez les femmes et l’obésité chez les adultes sont également préoccupantes, ces tendances sont une conséquence non seulement des conflits et du changement climatique, mais aussi des changements profonds des habitudes alimentaires et des ralentissements économiques.

Ce rapport est la première évaluation mondiale des Nations Unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition à paraître dans le prolongement du Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui a fait de l’élimination de la faim et de toutes les formes de malnutrition la principale priorité politique internationale.
Il souligne que les conflits de plus en plus aggravés par le changement climatique constituent l’un des principaux moteurs de la résurgence de la faim et des différentes formes de malnutrition.
“Au cours de la dernière décennie, les conflits ont considérablement augmenté et sont devenus plus complexes et plus difficiles à résoudre”, soulignent dans l’avant-propos du rapport les chefs de l’a FAO, du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ils indiquent que les proportions les plus élevées d’enfants en situation de précarité alimentaire et de malnutrition dans le monde sont maintenant concentrées dans les zones de conflit.
“Cela a déclenché des sirènes d’alarme qu’il n’est pas permis d’ignorer: nous n’éliminerons la faim et toutes les formes de malnutrition d’ici à 2030 que si nous nous attaquons à tous les facteurs qui compromettent la sécurité alimentaire et la nutrition. L’édification de sociétés pacifiques et inclusives est une condition nécessaire à cette fin”, soulignent-ils.

La famine a frappé certaines parties du Sud-Soudan pendant plusieurs mois début 2017 et le risque est grand de la voir frapper de nouveau là-bas ou dans d’autres zones de conflit, notamment le nord-est du Nigeria, la Somalie et le Yémen, déplorent-ils.
Mais même dans des régions plus pacifiques, les sécheresses ou les inondations provoquées en partie par le phénomène météorologique El Niño, ainsi que le ralentissement économique mondial, ont détérioré la sécurité alimentaire et la nutrition, notent les chefs des agences onusiennes.

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Après avoir conclu sa visite aujourd’hui en visitant des camps de réfugiés dans le Nord du pays, M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, a appelé à investir davantage afin de mettre en place une intervention durable sur le plan agricole face à la crise des réfugiés qui sévit en Ouganda.

Le Directeur général a également réaffirmé le soutien de la FAO envers le gouvernement ougandais dans le cadre de sa politique d’asile basée sur des raisons humanitaires et qui implique l’attribution de terres aux réfugiés pour les loger et s’adonner à des activités agricoles.

«Le système ougandais de gestion des réfugiés est un exemple pour le monde. Il est essentiel que des fonds soient mobilisés pour soutenir ces efforts, de manière à ce que les réfugiés puissent se nourrir plutôt que de compter sur l’aide alimentaire et de manière à ce que les réfugiés et leurs communautés hôtes puissent avoir une véritable occasion de lutter contre la faim et la pauvreté», a déclaré M. José Graziano da Silva.

 «L’Ouganda ne donne pas seulement de la nourriture mais aussi des terres et de l’espoir», a-t-il ajouté.

La communauté de réfugiés présente en Ouganda est celle augmentant le plus vite au monde. Depuis le mois de juillet de l’année dernière, plus d’un million de réfugiés sud-soudanais ont traversé la frontière pour se rendre en Ouganda. Les réfugiés sont surtout des femmes et des jeunes issus des communautés d’agriculteurs et d’éleveurs de bétail.

M. José Graziano da Silva s’est rendu dans les deux camps de réfugiés, Agojo et Mungula 1, dans le district d’Adjumani, près de la frontière entre l’Ouganda et le Soudan du Sud. A Agojo, le Directeur général a aidé à distribuer des semences végétales et légumières à plus de 1000 réfugiés et à des membres des communautés hôtes. Cette aide contribuera à améliorer la nutrition des familles et à générer des revenus grâce à la vente des surplus de production. A Mungula 1, il a lancé un projet de micro-irrigation qui fournira aux réfugiés et aux communautés hôtes une source d’eau fiable pour leurs cultures et leurs animaux.

Avant de se rendre dans les camps, M. Graziano da Silva a rencontré le Dr Ruhakana Rugunda, Premier ministre ougandais.

« Les personnes ne choisissent pas volontairement de devenir des réfugiés. Nous nous devons d’aider nos frères en leur apportant de l’espoir car il s’agit d’eux aujourd’hui mais la situation pourrait changer demain » a indiqué le Dr Rugunda.

Dans le cadre du nouveau plan de réponse, la FAO intensifie ses efforts afin d’apporter une aide aux moyens d’existence des réfugiés et des communautés hôtes. Le plan se focalise sur la production alimentaire et animale, la nutrition, la protection de l’environnement et l’amélioration du soutien technique au gouvernement.

La visite du Directeur général fait suite à l’appel du Secrétaire général de l’ONU, en juin dernier, qui demandait à la communauté des donateurs de renforcer son aide pour faire face à la crise des réfugiés. De 2017 à 2020, l’Ouganda aura besoin de près de 2 milliards de dollars chaque année en vue de répondre aux besoins des réfugiés. Jusqu’à ce jour, les donateurs se sont engagés à hauteur de 358 millions de dollars.

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“Insécurité alimentaire et renforcement de la résistance au changement climatique” sont les thèmes au cœur de la visite de Jose Graziano Da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Madagascar, rapporte « BBC »

D’après le programme alimentaire mondial (PAM), 665 mille personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire sévère, en raison de la sécheresse dans le sud de Madagascar. Près de la moitié ne bénéficient pas d’assistance.

Selon la même source, les districts les plus touchés sont Amboasary, Ambovombe, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ampanihy et Betioky.

Dans ces régions, certains habitants se nourrissent de fruits du cactus, faute de récoltes suffisantes.

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