Tags Posts tagged with "FAO"

FAO

par -

Le représentant de l’Organisation des Nations unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Nabil Assaf a annoncé que le taux actuel des personnes souffrant de malnutrition en Algérie a fortement diminué par rapport aux années 1999-2000 en se situant à 4%, rapporte APS.

“Le pourcentage des personnes souffrant de malnutrition en Algérie a enregistré une diminution appréciable durant ces deux dernières décennies en passant de 10 et 11% en 1999-2000 à 4,5% actuellement”, a affirmé Assaf.

Se référant au rapport élaboré par la FAO en collaboration avec d’autres agences onusiennes, qui a fait état de 821 millions de personnes souffrant de famine et d’insécurité alimentaire dans le monde, Assaf a considéré que la situation en Algérie est plutôt “rassurante” par rapport à la  moyenne mondiale et à celle des autres pays de l’Afrique du Nord.

Les conflits, les guerres, le changement climatique et les catastrophes naturelles sont à l’origine de la famine dans le monde, a déploré le représentant de la FAO, en mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer et de développer la résilience des pays face aux crises et calamités naturelles.

par -

La commission technique chargée de recenser les dégâts occasionnés aux maisons par les inondations survenues au Cap Bon, le 22 octobre 2018, a clôturé ses travaux : 1856 maisons endommagées ont été recensées, fait savoir, mardi, à l’agence TAP, la gouverneure de Nabeul, Salwa Khiari.
Pour sa part, la commission des affaires sociales a entamé, lundi soir, l’évaluation des dégâts au niveau des meubles de ces maisons, parallèlement à la poursuite des travaux de la commission de chargée de l’évaluation des dommages dans le secteur agricole.
Par ailleurs, une réunion a eu lieu, lundi, au siège du gouvernorat, entre le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Ladhari, et des représentants de la Banque mondiale, de l’ONU, de la commission européenne et de la FAO, pour prendre connaissance de l’impact des inondations et des moyens nécessaires pour réparer les dégâts.
Une autre réunion est prévue, mercredi prochain, entre les représentants de ces organisations et les municipalités les plus sinistrées du Cap Bon, pour s’informer des premières conclusions des commissions d’évaluation.

par -

La Banque africaine de développement (BAD) et la FAO ont convenu lundi 27 août 2018 d’intensifier leurs efforts visant à catalyser les investissements dans le secteur agricole en Afrique en vue de mettre un terme à la faim et à la malnutrition et de stimuler la prospérité du continent. Dans le cadre de l’accord, la BAD et la FAO se sont engagés à mobiliser plus de 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir les activités de partenariat conjointes.

La nouvelle alliance stratégique aura pour objectif d’améliorer la qualité et l’impact des investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, l’agriculture, la foresterie, les pêches et le développement rural.

Depuis le siège de l’agence à Rome, M. Akinwumi Adesina, le Président de la BAD et M. José Graziano da Silva, le Directeur général de la FAO ont signé un accord qui s’appuie sur la longue collaboration qui existe déjà entre les deux organisations.

« La FAO et la BAD intensifient et approfondissent leur partenariat afin d’aider les pays africains à réaliser leurs objectifs de développement durable. Tirer profit des investissements effectués dans l’agriculture, et notamment de ceux émanant du secteur privé, est essentiel afin de sortir des millions de personnes de la pauvreté en Afrique et de s’assurer qu’une quantité suffisante de nourriture est produite et qu’il existe assez d’emplois pour faire face à la hausse de la population, » a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

« La signature de cet accord complémentaire est une étape importante dans la relation entre la Banque africaine de développement et la FAO. Elle marque notre engagement commun a accélérer la mise en œuvre de programmes de grande qualité et à améliorer les investissements issus des partenariats publics et prives dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à faire de l’agriculture une source d’affaires, un concept par ailleurs développée dans la stratégie “Feed Africa” de la Banque, » a déclaré Akinwumi Adesina, le Président de la BAD.

Lancée en 2015, la stratégie “Feed Africa” de la Banque a pour objectif d’investir 24 milliards de dollars dans l’agriculture africaine sur une période de dix ans. Le but est d’améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions afin de s’assurer le bon développement des chaînes de valeur agricole et que de meilleures technologies soient disponibles pour pouvoir atteindre plusieurs milliers d’agriculteurs.

Un programme d’actions

Le renforcement du partenariat entre la BAD et la FAO prévoit un programme d’actions devant déboucher sur une série de résultats, dont : de meilleures activités de financement en ce qui concerne la BAD ; des investissements plus importants entre le secteur public et privé ; un meilleur climat d’investissement, un meilleur taux de rendement et une meilleure mobilisation des ressources.

La collaboration devra également inclure une aide technique dont l’objectif sera d’aider les Etats membres à concevoir et à mettre en œuvre des opérations de financement qui seront financées par la BAD.

Cette assistance technique couvrira des domaines variés tels que l’intensification et la diversification de l’agriculture durable, la promotion des innovations tout au long de la chaîne de valeur, la présence de davantage de jeunes au sein des agro-entreprises, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente face au climat, la Croissance bleue, la sécurité alimentaire, la nutrition, le système agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion d’investissements responsables de la part du secteur privé, la résilience, la gestion des risques et le renforcement des capacités pour les pays en transition.

Le programme collaboratif verra le jour grâce à une contribution financière de 10 millions de dollars de la part des deux institutions.

Les activités conjointes de sensibilisation et de conseils politiques mettront notamment l’accent sur la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et sur les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, tous deux approuvés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la BAD et la FAO a débuté en 1968. Depuis lors, la FAO a apporté une aide technique précieuse qui a notamment permis de concevoir 161 projets financés par la BAD, estimés à plus de 3,7 milliards de dollars et représentant environ 21 pour cent du soutien de la BAD au secteur agricole.

La FAO et les derniers travaux de la BAD ont porté sur l’élaboration d’un projet en Tanzanie et en Guinée équatoriale. Il a également été question d’apporter une aide technique afin de mettre en œuvre un programme de Croissance bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde et plusieurs études de faisabilité pour des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire sans oublier leur participation à l’initiative des dirigeants africains pour la nutrition.

La BAD et la FAO contribuent également à une série de dialogues continentaux portant notamment sur la réduction des pertes agricoles post-récolte, la Grande muraille verte du Sahel et l’Initiative Sahara.

par -

La FAO vient d’actualiser ses prévisions pour la production céréalière de cette année, l’estimant à présent à 2586 millions de tonnes, soit 64,5 millions de tonnes ou 2,4% de moins que la production record atteint en 2017.
Les projections de la FAO sur l’offre et la demande de céréales prévoient donc une baisse de 24 millions de tonnes par rapport au mois de juin 2018, reflétant surtout des prévisions de production moins importantes pour le blé dans l’Union européenne et pour le blé et les céréales secondaires en Russie et en Ukraine.
L’utilisation de céréales à travers le monde devrait atteindre les 2 641 millions de tonnes en 2018/2019.

Alors que l’utilisation devrait dépasser la production, les stocks mondiaux de céréales accumulés pendant les cinq dernières saisons devront être revus à la baisse, et ce, d’environ 7% par rapport à leur niveau de début de saison. Cela devrait avoir pour effet de faire baisser le ratio stock-utilisation de céréales de 27,7%, marquant ainsi sa première diminution en l’espace de quatre ans.
Les stocks de maïs devraient particulièrement diminuer tandis que les stocks de riz pourraient augmenter pour la troisième année consécutive.
Le commerce mondial de céréales devrait également demeurer solide dans l’ensemble en 2018/2019, proche du niveau presque record atteint en 2017/2018.

par -

Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), intervenir de manière précoce dans les pays appelés à être frappés par des catastrophes naturelles peut permettre d’empêcher les crises de se transformer en des urgences humanitaires ou encore d’atténuer leurs impacts.

Pour chaque dollar dépensé par la FAO dans des interventions précoces d’aide au bétail au Kenya, en Somalie et en Ethiopie début 2017, alors que les éleveurs se préparaient à une autre sécheresse, chaque famille a vu ses bénéfices augmenter de 9 dollars. En effet, avec de moins en moins de décès dus à la faim et aux maladies au sein du bétail, les éleveurs ont réussi à produire trois fois plus de lait.

Les éleveurs sont maintenant en mesure de mieux protéger leur avenir car perdre leurs animaux reviendrait à perdre leurs moyens d’existence, cela engendrerait une cercle dangereux de pauvreté et une dépendance à l’aide d’urgence, par ailleurs beaucoup plus coûteuse.

Investir dans des interventions précoces est essentiel face à la multiplication des catastrophes naturelles

Dans la Corne de l’Afrique, le temps est devenu de plus en plus imprévisible. Les sécheresses se suivent, privant les communautés pauvres de leurs biens et les rendant encore plus vulnérables. D’un point de vue mondial, les catastrophes naturelles surviennent presque cinq fois plus qu’il y a quarante ans.

« Investir dans des interventions précoces n’est pas seulement humain et intelligent, c’est aussi rentable. Protéger les moyens d’existence avant les catastrophes implique une meilleure autonomie et une meilleure résilience face aux futurs chocs et moins de pression sur des ressources humanitaires, » a déclaré M. Dominique Burgeon, Directeur de la Division urgences et réhabilitation de la FAO et du Programme stratégique sur la résilience.

« Il est possible et surtout crucial d’agir tôt, il s’agit également de faire les choses de manière responsable. Il est de plus en plus évident que plus tôt nous répondons, plus nous améliorerons la capacité des communautés à résister, » a ajouté M. Burgeon.

Les avantages liés à une action précoce

Plus tôt dans l’année 2017, lors de l’absence de pluie, la FAO s’est rapidement organisée pour apporter son aide à des milliers d’éleveurs qui comptaient parmi les plus menacés.

Les interventions précoces de la FAO se sont focalisées sur: la distribution d’urgence de nourriture pour les animaux reproducteurs clés, la fourniture de services vétérinaires pour garder les animaux sains et en bonne santé, la réhabilitation des points d’eaux et l’installation de réservoirs d’eau et l’organisation de formations sur les meilleures pratiques liées au bétail et à la gestion des marchés de bétail par des membres du gouvernement.

Au Kenya, en moyenne, chaque famille d’éleveur a réussi à sauver deux animaux de plus en comparaison à ceux qui n’avaient pas reçu d’aide ; chaque enfant âgé de moins de cinq ans participant au programme a bu près de la moitié d’un litre de lait en plus chaque jour, ce qui représente un quart des calories journalières nécessaires pour un enfant âgé de cinq ans et 65 pour cent de ses besoins quotidiens en protéines.

Lors du pic de la sécheresse, les éleveurs aidés par la FAO, n’ont pas seulement réussi à survivre, ils ont également pu produire trois fois plus de lait que d’habitude. Les familles qui ont bénéficié de l’aide de la FAO ont signalé que leurs animaux étaient en bien meilleure santé et condition.

Pour chaque dollar de la FAO dépensé dans des interventions pour chaque famille, la famille a pu gagner 3,5 dollars. Sans les frais d’aide alimentaire et de réapprovisionnement, qui ont donc pu être évités, le retour sur investissement s’élève à 9 dollars par famille.

Les éleveurs kenyans qui n’ont par contre pas bénéficié d’une aide précoce ont dû vendre deux fois plus d’animaux alors que les prix ont chuté, passant de 80 à 30 dollars. Ils ont également dû sacrifier près de trois fois plus d’animaux pour pouvoir les manger mais aussi pour pouvoir réduire le fardeau associé à leur alimentation.

En Somalie, traiter une chèvre coûte 0,4 dollars tandis qu’en acheter une nouvelle coûterait 40 dollars. En traitant plus d’un million d’animaux appartenant à près de 180 000 personnes vivant dans les régions les plus touchées du Somaliland et du Puntland, les interventions de la FAO ont aidé les éleveurs à économiser plus de 40 millions de dollars et le lait produit était suffisant pour nourrir 80 000 femmes et enfants.

Ces activités ont également aidé à lancer un programme de prévention de grande ampleur contre la famine. D’un point de vue général, la FAO est venue en aide à plus de 7 millions de somaliens.

En Ethiopie, pour chaque dollar dépensé par la FAO pour protéger 100 000 animaux appartenant à près de 60 000 personnes dans les zones les plus touchées de la région Somali, chaque famille d’éleveur a gagné 7 dollars supplémentaires.

La FAO a aidé les éleveurs vivant dans la Corne de l’Afrique à protéger leurs troupeaux reproducteurs, qui ont à leur tour permis de garder leurs enfants en bonne santé et de payer leurs frais scolaires, soit un investissement important pour leur avenir.

par -

Un nouveau projet de coopération technique de la FAO au profit de la Tunisie est officiellement lancé lors de cet atelier inauguré par  Samir Taïeb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche en présence des différents acteurs de la filière, les ministères concernés, les structures professionnelles, des universitaires et experts ainsi que la société civile. Avec un budget 300,000 USD, ce projet contribuera à l’Objectif de Développement Durable 2 qui vise à assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable, spécifiquement l’augmentation de la production et la nutrition par la qualité de l’huile d’olive.

A travers ce projet, la FAO va accompagner le gouvernement tunisien à développer une « prospective et stratégie oléicole » à l’horizon de 2030, selon une approche filière qui inclut le continuum de la production jusqu’au marché et tous les maillons de la chaine de valeur, y compris les produits dérivés. Des axes de synergies possibles entre les différents acteurs de la filière seront étudiés et développés. Un plan d’extension et de rajeunissement de l’oliverie qui tient compte des potentialités agroécologiques des zones et de leur capacité d’adaptation aux changements climatiques sera mis en œuvre. Un schéma d’investissement pour 2020-2025 du secteur sera élaboré. Enfin, un centre de formation, administré par l’Office National de l’Huile (ONH) sera créé afin d’améliorer la qualité de l’huile d’olive, et renforcer les capacités nationales par la formation et la vulgarisation dans le secteur oléicole

Dans son allocution, Michael Hage, Représentant de la FAO en Tunisie et Coordinateur du Bureau pour l’Afrique du Nord, a signalé que ce projet vient renforcer la coopération avec la Tunisie dans la filière oléicole compte tenu de son importance stratégique pour le pays. Il a, à cette occasion, rappelé l’étude d’analyse de la filière élaborée par la FAO et la BERD en 2015 qui met en évidence les efforts nécessaires pour permettre à la Tunisie de mieux répondre à la demande des marchés et à améliorer l’approvisionnement en huile d’olive pour la durabilité à long terme du secteur. Le présent projet aidera à la mise en œuvre des recommandations de cette étude, notamment en terme d’adoption d’une approche de développement volontariste, participative et basée sur l’action, accordant aux produits de l’olivier la priorité et l’importance qu’ils méritent dans la nouvelle vision stratégique et les futurs plans de développement, ainsi que la mise en œuvre de nouveaux mécanismes et outils d’intervention permettant de faire face aux enjeux actuels et futurs de la filière.

En Tunisie, la filière oléicole contribue à la réalisation des objectifs nationaux de croissance économique, de sécurité alimentaire, de création d’emploi, d’accroissement des recettes d’exportation et de préservation et de valorisation des ressources naturelles. Elle se caractérise par la grande diversité des structures de production, de transformation, de distribution et de consommation qui la composent. Dans son allocution Mr Samir Taieb, a affirmé que « des changements profonds et fondamentaux sont à opérer au niveau des stratégies de développement du secteur ainsi que des méthodologies afin d’adopter une politique plus cohérente et en phase avec les exigences des acteurs et intervenants, la diversité de leurs unités de production, leurs méthodes de travail, leurs résultats, les caractéristiques des régions et leurs avantages, afin d’harmoniser les objectifs et les mécanismes qui sont au cœur du secteur agricole lui-même et des politiques adoptées dans d’autres secteurs pertinents pour la filière ».

Le gouvernement Tunisien déploie actuellement d’importants efforts pour restructurer et moderniser le secteur, augmenter la superficie consacrée à la culture des oliviers et améliorer la qualité de l’huile d’olive. La Tunisie occupe le deuxième rang mondial en termes de superficies plantées en olivier après l’Espagne avec près de 16% de la superficie oléicole mondiale. Elle est le quatrième producteur mondial après l’Espagne, l’Italie et la Grèce et le troisième exportateur mondial après l’Espagne et l’Italie.

Communiqué

par -

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse en Tunisie, le Centre d’Information des Nations Unies (CINU) et l’Association pour la Sauvegarde de l’île de Djerba (ASSIDJE) organisent, le 22 juin 2018, avec le soutien du Ministère des Affaires locales et l’Environnement, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Bureau du Coordonnateur résident de l’ONU en Tunisie, une rencontre avec la société civile autour du thème « Gestion durable des terres en Tunisie – enjeux et opportunités ».

La rencontre, qui aura lieu à partir de 9h00 au Centre culturel et touristique méditerranéen à Houmet Essouk (Djerba), s’adresse particulièrement aux organisations de la société civile tunisiennes désireuses de développer des initiatives et des projets traitant des questions liées à la dégradation des terres et à la sécheresse en Tunisie. Le programme de l’événement prévoit un débat avec les participants sur l’engagement de la société civile en faveur de l’ancrage de la gestion durable des terres et de la préservation des sols en Tunisie et, plus généralement, sur la sensibilisation autour des Objectifs de développement durable.

En septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté « L’Agenda 2030 pour le développement durable », comprenant 17 Objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles. L’ODD numéro 15 « Vie terrestre » exhorte les pays à protéger, restaurer et promouvoir l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, à mettre en œuvre une gestion durable des forêts, à lutter contre la désertification, et à mettre fin et inverser la dégradation des terres et à mettre fin à la perte de biodiversité. La cible 15.3 vise à « lutter contre la désertification, à restaurer les terres et sols dégradés, y compris les terres affectées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et à s’efforcer à aboutir à un monde sans dégradation des terres » à l’horizon 2030

Monsieur Michael Hage, Coordinateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique du Nord
et Représentant de la FAO en Tunisie, prononcera l’allocution d’ouverture de la rencontre au cours de laquelle M. Hamda Aloui, Point focal national de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et Représentant du Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement exposera un état des lieux actualisé de la mise en œuvre de la CNULCD en Tunisie.

Les représentants de l’Institut des Régions Arides (IRA) de Médenine et du Programme de microfinancement relevant du Fonds pour l’Environnement mondial (GEF/SGP) apporteront, respectivement, des éclairages sur le rôle de la recherche scientifique dans l’impulsion de la lutte contre la désertification et sur les opportunités de financement relatives à l’Appel à projets lancé par le GEF/SGP.

Par ailleurs, et dans le cadre d’une collaboration liant le CINU et l’Institut de recherche pour le développement en Tunisie, une exposition de photographies réalisées dans le sud tunisien et intitulée ” Poussières de sable” sera présentée en marge de la rencontre. L’exposition vise à sensibiliser la société civile en abordant des questions liées à la dégradation des terres, dont notamment l’impact du changement climatique, l’érosion éolienne, l’adaptation de l’agriculture dans les oasis et les oliveraies, la gestion rationnelle de l’eau, le rôle des femmes dans la lutte contre la désertification en Tunisie.

Rappelons que la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin) a été instaurée il y a vingt-trois ans par l’Assemblée générale des Nations Unies et que le thème de l’édition 2018 – «la terre a de la valeur. Investissez-y » — met en exergue les possibilités existant pour les citoyens qui, à travers leurs comportements de consommation, peuvent encourager les entreprises et les acteurs du marché à investir dans la gestion durable des terres.

par -

La politique tunisienne de mobilisation des ressources en eau a permis de développer une agriculture irriguée sur une surface de 425 000 ha qui produit en moyenne 37% de la valeur de la production agricole totale, a indiqué, mardi, à Tunis, Abdallah Rabhi, Secrétaire d’Etat chargé des ressources hydrauliques et de la pêche.

Rabhi a rappelé que la Tunisie s’est engagée dans une politique ambitieuse et réussie de mobilisation des ressources en eau moyennant des investissements très importants, ce qui a permis de satisfaire la demande en eau potable, sachant selon ses dires, que “le taux de desserte urbaine est de 100% et de 93% en milieu rural sans faire de rationnement même en période de sécheresse“.

Intervenant à l’occasion d’un atelier sur la contextualisation du Système de soutien des politiques pour la Tunisie dans le cadre du Projet “l’eau dans le monde que nous voulons“, il a souligné que le “droit à l’eau a été hissé depuis la promulgation de la nouvelle constitution au niveau d’un droit Constitutionnel aux citoyens“, a indiqué la FAO dans un communiqué, publié mardi.

Cet atelier qui se tient du 19 au 21 juin est appuyé par la FAO. Il vise à finaliser et affiner les résultats de deux années de travaux d’un groupe d’experts pour la mise en œuvre du projet ” L’eau dans le monde que nous voulons : cadre des Objectifs du Développement Durable (ODD/SDG), liés à l’Eau pour l’Action Nationale ” et à réfléchir à la valorisation de ces résultats.

Il convient de souligner que la Tunisie a été retenue comme pays pilote (avec le Costa Rica, le Pakistan, le Ghana et la République de Corée), pour la réalisation de ce projet qui aidera le pays à atteindre l’ODD6 (objectif visant un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030) sur le plan national, moyennant l’exploitation du Système d’Aide à la Politique (SAP) pour le suivi des ODD(s).
La Tunisie réalisera ce projet avec l’appui du Bureau des Nations Unies pour le Développement Durable (UNOSD), la Compagnie Coréenne de l’Environnement (KECO) et l’Université des Nations Unies – Institut pour l’Eau, l’Environnement et la Santé (UNU-INWEH), lit-on dans le communiqué.

par -
Une séance de travail ministérielle a été tenue à la Kasbah  et

En dépit des grands progrès réalisés pour renforcer la résilience à la sécheresse, la Tunisie fait face encore à de nombreux défis dans le développement d’un suivi efficace de ce phénomène, révèle un nouveau rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Parmi les défis les plus pressants, il s’agit d’améliorer la qualité des données et des densités de réseau de collecte, de réduire le coût et de renforcer le partage des données, de rendre les informations d’alerte précoce plus précises et accessibles, d’intégrer les indicateurs de sécheresse physique et sociale dans des systèmes de surveillance et d’alerte précoce “, précise le rapport.
Lancé dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin de chaque année), ce rapport a été élaboré par la FAO et l’Institut mondial Daugherty de l’eau pour l’alimentation de l’Université du Nebraska.
Son contenu couvre une vingtaine de pays dans la région du Proche-orient et de l’Afrique du Nord, à savoir : La Tunisie, l’Algérie, le Bahreïn, l’Egypte, l’Irak, l’Iran, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, les Emirats arabes unis et le Yémen.

La région Proche-Orient Afrique du Nord est particulièrement sujette aux vagues de sécheresse et compte parmi les zones les plus affectées par les pénuries d’eau au monde, avec le désert représentant les trois quarts de son territoire “, précise le rapport.
Et d’ajouter que l’agriculture, y compris l’élevage et la pêche, sont particulièrement vulnérables à la sécheresse qui a de graves conséquences sur l’approvisionnement alimentaire et les moyens de subsistance des petits exploitants et des couches pauvres des sociétés rurales.
C’est le premier secteur à être impacté et aussi le plus touché de tous les secteurs économiques quand la sécheresse se produit, soulignent les auteurs du rapport, appelant à renforcer les interventions d’urgence auprès des populations touchées, par l’apport de nourriture, et d’aliments pour animaux ainsi que la création d’emploi.
Tous les pays de la région sont sensibles à la sécheresse mais la gravité de l’impact et la vulnérabilité varient d’un pays à l’autre.

par -

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté en mai, avec notamment une forte hausse des prix des produits laitiers, a indiqué jeudi 07 juin 2018 l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 176,2 points au cours du mois, soit une hausse de 1,2% par rapport à avril. L’indice FAO est un indice pondéré qui mesure la variation mensuelle de plusieurs denrées alimentaires sur les marchés internationaux.

La progression du mois de mai s’explique par une récente tendance vers la hausse des cotations de prix des principales céréales et des produits laitiers et par une tendance vers la baisse de celles du sucre et des huiles végétales.

L’Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 5,5% en mai, affichant une moyenne 11,5 fois plus importante que l’année dernière. La solidité du marché de ces derniers mois s’explique en grande partie par des approvisionnements réduits en Nouvelle Zélande, le principal exportateur de produits laitiers.

L’Indice FAO des prix des produits céréaliers a augmenté de 2,4% depuis avril, marquant une hausse de 17% pendant l’année, pour finalement atteindre son plus haut niveau depuis janvier 2015. Les valeurs du blé ont fortement augmenté en raison des inquiétudes liées aux perspectives de production dans de nombreux pays exportateurs, tandis que les prévisions faisant état de la détérioration des récoltes en Amérique du Sud ont contribué à faire augmenter les prix des céréales secondaires. Les prix mondiaux du riz sont également restés fermes, stimulés par des acquisitions considérables en provenance d’Asie du Sud-Est.

L’Indice FAO des prix des huiles végétales a chuté de 2,6% pour atteindre son plus bas niveau en l’espace de 27 mois. Les prix cités pour les huiles de palme, de soja et de tournesol ont tous chuté, cela est dû en partie à des stocks mondiaux abondants.

L’Indice FAO des prix de la viande a légèrement chuté, tandis que l’Indice FAO des prix du sucre a connu son sixième affaiblissement mensuel consécutif, avec une baisse de 0,5% depuis avril. Une situation qui reflète des conditions de récolte favorables dans les principales régions productrices au Brésil, le plus grand producteur et exportateur de sucre au monde.
Les prévisions pour la production céréalière de 2018 revues à la hausse

Dans son Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, également publié aujourd’hui, la FAO a revu à la hausse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2018 pour lui faire atteindre les 2 610 millions de tonnes, qui, si confirmée, représenterait une baisse annuelle de 1,5% par rapport au niveau de l’année précédente.

Selon la FAO, la production mondiale de blé devrait atteindre 754,1 millions, soit en hausse par rapport aux prévisions du mois dernier, et ce, en raison de meilleures perspectives dans plusieurs des principaux pays producteurs. Les prévisions pour la production de céréales secondaires demeurent à 1 345 millions de tonnes, soit en baisse de 3,2% par rapport au niveau record atteint l’année dernière. Une situation qui s’explique par la décision de nombreux fermiers de s’orienter vers des cultures plus rentables et par des conditions climatiques sèches dans certains pays.

La production mondiale de riz devrait augmenter de 1,3% par rapport à 2017 pour atteindre un nouveau record avec 511,3 millions de tonnes, une hausse qui reflète surtout de meilleures perspectives en Inde.

par -

La Suède a accordé une contribution de 9,9 millions de dollars pour venir en aide aux agriculteurs et aux éleveurs frappés par la sécheresse au Sahel, a annoncé jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’aide acheminée à travers la FAO par l’intermédiaire de l’Agence suédoise de développement international (ASDI) prêtera particulièrement attention au cas du Burkina Faso et du Mali.

« Cette contribution permettra de soutenir les moyens d’existence des familles lorsqu’elles en ont le plus besoin. Il s’agit de la période où les greniers des familles se vident très vite et où les éleveurs cherchent désespérément du fourrage », a déclaré Dominique Burgeon, Directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la FAO et Chef du programme stratégique de la FAO sur la résilience.

L’ASDI est un partenaire majeur du programme de résilience de la FAO au Sahel et à l’échelle mondiale. Les contributions de l’ASDI interviennent généralement sur plusieurs années afin de donner assez de temps pour renforcer la résilience des populations affectées.

« Ce qui distingue cette contribution des autres est qu’elle nous permettra de soutenir les communautés vulnérables lors des deux prochaines années, de manière à ce qu’elles puissent se rétablir et renforcer leurs capacités afin de mieux faire face aux chocs à venir », a ajouté M. Burgeon. « La FAO salue également l’aide de la Suède aux communautés vivant dans la région du Sahel, qui intervient alors qu’elles en ont de plus en plus besoin ».

Le Burkina Faso et le Mali les plus touchés par la sécheresse

L’aide de Stockholm intervient suite à l’appel émis par la FAO exhortant à soutenir 4 millions de personnes au Sahel. La région fait face à de plus en plus de difficultés après avoir connu plusieurs vagues de sécheresse en 2017 qui ont ravagé les cultures et le bétail des agriculteurs.

Des six pays de la bande sahélienne, le Burkina Faso et le Mali sont les plus touchés. D’ici les prochains mois, ils devraient être plus d’un million à faire face à des pénuries alimentaires dans les deux pays réunis.

Au Burkina Faso, la contribution de l’ASDI permettra à la FAO de procéder à des transferts d’argents inconditionnels, d’atteindre près de 60.000 personnes et de couvrir les besoins alimentaires et autres besoins urgents pendant la saison creuse, qui s’étale du mois de mai à celui d’août.

En outre, plus de 24 000 personnes bénéficieront de transferts d’argent en échange de travaux effectués, il s’agira notamment de réhabiliter les points d’eaux ou encore de restaurer les routes et terres dégradées. Chacun d’entre eux bénéficiera d’une aide pour relancer ses moyens d’existence. Il sera notamment question de semences et d’outils pour cultiver des céréales et des légumes et planter des arbres tels que le moringa et le baobab, qui peuvent contribuer à leurs besoins nutritionnels.

Les éleveurs recevront du fourrage et des animaux (des moutons, des chèvres, de la volaille ou encore des cochons) pour reconstituer leur cheptel face aux prévisions annonçant une hausse de la mortalité du bétail (de 2 à 8 pour cent) cette année.

Au Mali, près de 24 000 personnes bénéficieront de la réhabilitation des petites infrastructures d’irrigation pour l’agriculture, du rétablissement des pâturages et des forages pour le bétail, ainsi que des activités transversales d’éducation en matière de nutrition et de protection sociale (des transferts productifs).

Des besoins croissants au Sahel

Les communautés vivant dans les six pays de la région Sahel – le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal – peinent à se remettre de la période de sécheresse qui les a frappé l’année dernière. A cela s’ajoute la hausse des prix des produits alimentaires, les conflits et la perturbation des marchés qui a entraîné la pire saison creuse que la région ait connue en quatre ans.

Les éleveurs ont été particulièrement affectés, alors que de nombreuses zones de pâturages se sont asséchées, laissant peu ou pas du tout de nourriture pour leurs animaux. Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé et la nutrition des populations. Cela peut également conduire à une hausse des conflits et intensifier les risques d’épidémies transfrontalières lorsque les éleveurs déplacent leurs animaux vers de nouvelles zones et sont en rivalité pour des pâturages qui se font de plus en plus rares.

Plus de 4 millions de personnes, dont 3 millions d’éleveurs et d’agropasteurs vivant dans ces six pays, ont besoin d’une aide alimentaire de manière urgente. D’ici les prochaines semaines, ce chiffre pourrait s’élever à 7 millions.

La FAO travaille en étroite collaboration avec l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) afin de répondre aux besoins immédiats des communautés sahéliennes et de relever leurs défis structurels sur le long terme.

Cette année, l’agence onusienne a également pour objectif de venir en aide à un million d’agriculteurs et d’éleveurs dans ces six pays en distribuant du fourrage pour leur bétail, en réhabilitant les points d’eaux, en restaurant les pâturages, en vaccinant le bétail, en mettant en œuvre des programmes de rémunération contre travail, en soutenant la production alimentaire et en engageant un dialogue transfrontalier en vue de réduire les conflits.
La FAO travaille aussi à renforcer la résilience de près d’un demi-million d’éleveurs sur le long terme.

par -

Un rapport publié jeudi lors du lancement d’un symposium mondial indique que la pollution des sols représente une menace inquiétante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la santé humaine, mais l’on n’en sait que très peu au sujet de l’ampleur et de la gravité d’une telle menace.

L’industrialisation, les guerres, les activités minières et l’intensification de l’agriculture ont toutes contribuées à la contamination des sols à travers le monde, tandis que l’urbanisation des villes a contribué à ce que le sol soit utilisé comme une sorte de déchetterie communale.

« La pollution des sols affecte la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons et la santé de nos écosystèmes » a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO lors du lancement du symposium de trois jours. « La capacité des sols à faire face à la pollution est limitée, la prévention de la pollution des sols devrait être une priorité dans le monde entier, » a-t-elle ajouté.

D’après le nouveau rapport de la FAO, si l’intensification agricole, la production agricole et l’urbanisation continuent de se développer rapidement, une évaluation de la situation de la pollution des sols à l’échelle mondiale n’a jamais été menée.

Les études menées jusqu’à présent se sont surtout limitées aux pays développés. Selon une enquête de la FAO, d’énormes lacunes sont donc à déplorer en ce qui concerne la véritable nature et l’ampleur du problème.

A titre d’exemple, en Australie, près de 80 000 sites auraient leur sol contaminé. En Chine, 16 pour cent de l’ensemble des sols et 19 pour cent des sols agricoles sont pollués. Environ 3 millions de sites potentiellement pollués dans la zone économique européenne et dans les Balkans occidentaux. Aux Etats-Unis, au moins 1300 sites apparaissent sur la liste des endroits pollués dans les priorités nationales.

Un danger pour l’alimentation et la santé

Souvent, la pollution de sols ne peut être perçue ou directement évaluée, tel un danger caché qui pourrait avoir de graves conséquences.

La pollution a un impact sur la sécurité alimentaire en perturbant le métabolisme des plantes et donc en réduisant les rendements des récoltes et en rendant les cultures dangereuses pour la consommation. Les polluants vont également directement nuire aux organismes qui vivent dans les sols et les rendent plus fertiles.

Evidemment, le sol contaminé avec des éléments dangereux (comme par exemple l’arsenic, le plomb, le cadmium), des produits chimiques organiques comme les PCBs (polychlorobiphenyles) et les PAHs (hydrocarbures polycycliques aromatiques), ou des produits pharmaceutiques tels que des antibiotiques ou des perturbateurs endocriniens posent de graves risques pour la santé humaine.
Les activités humaines principales responsables

La grande majorité de la pollution des sols est due aux activités humaines.

Les activités industrielles telles que les activités minières, la fonte, la fabrication, les ordures ménagères, les déchets communaux, le bétail, les pesticides, les herbicides, les engrais utilisés dans l’agriculture, les émanations des moyens de transport, les produits dérivés du pétrole qui sont relâchés dans l’environnement ou se décomposent dedans – tous contribuent au problème.
Ce que l’on appelle « les polluants émergents » constituent aussi une source d’inquiétude. Il s’agit notamment des produits pharmaceutiques, des perturbateurs endocriniens, des hormones et des polluants biologiques, des déchets d’équipement électronique et des plastiques qui sont maintenant utilisés dans presque chaque activité humaine.

par -

Treize nouveaux paysages uniques ont été officiellement reconnus ce jeudi comme étant des systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), mettant ainsi l’accent sur la manière ingénieuse dont les besoins humains et les ressources naturelles se sont associés pour créer des moyens d’existence et des écosystèmes durables, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Les nouveaux sites faisant partie de ce programme de la FAO se trouvent en Chine, en Egypte, au Japon, en République de Corée, au Mexique, au Portugal, en Espagne et au Sri Lanka. Ces sites produisent principalement des fruits, des légumes, du sel, du riz, de la soie, de la viande, du thé et du wasabi.

Ces systèmes « reflètent une profonde harmonie entre l’humanité et la nature », a déclaré Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO, lors du forum international qui s’est tenu à Rome.

Ces nouveaux ajouts portent à 50 le nombre de sites du patrimoine agricole à travers le monde. Le programme souligne la manière dont les communautés rurales ont, pendant des générations, réussi à renforcer leur sécurité alimentaire, leurs écosystèmes et à pérenniser leur moyens d’existence et leur biodiversité tout en préservant la beauté de leur nature environnante.

« La valorisation de ces sites n’est pas uniquement une façon d’être nostalgique du passé, elle offre aussi des solutions pour le présent et l’avenir. Les SIPAM sont une occasion de parler d’innovation et d’opportunités et notamment de comment élargir l’accès aux entreprises et aux nouveaux marchés tels que l’éco-étiquetage, l’agrotourisme et l’émancipation des jeunes afin d’ajouter de la valeur à notre patrimoine agricole », a insisté Mme Semedo.

De nouveaux sites en Europe et en Amérique du Nord comptent maintenant parmi les nouveaux SIPAM. Ainsi, un système agropastoral à Barroso, au Portugal a aujourd’hui été distingué tout comme une manière unique de produire du sel à Salinas de Añana, en Espagne ou encore une manière ancestrale de cultiver les raisins Moscatel à Axarquía, en Espagne et un ensemble de terres arables à Mexico (Chinampas) façonné à partir des techniques traditionnelles utilisées par la civilisation Aztèque.

Le forum international d’aujourd’hui s’est focalisé sur le partage de leçons apprises jusqu’ à présent et a vu la participation de membres du gouvernement chinois, italien, japonais, espagnol et tanzanien ainsi que des experts faisant autorité en provenance d’ Algérie, du Chili, de la France mais aussi de l’Unesco qui supervise le programme du Patrimoine mondial.
Cultiver les cultures

Les systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial englobent les écosystèmes dans lesquels l’utilisation de l’eau, la santé du sol et les autres éléments composant cet écosystème sont intrinsèquement liés, souvent par le biais de règles de gouvernance sociale établies sur mesure et en lien avec le régime foncier, l’allocation des ressources et le travail.

« Les sites du patrimoine agricole rassemblent les piliers économiques, sociaux, environnementaux et culture du développement durable, » a indiqué Mme Semedo. « Les reconnaitre souligne également le rôle majeur joué par les petits agriculteurs – en tant que créateur et gardiens – dans la promotion de la biodiversité et autres ».

L’idée est d’attirer l’attention du public sur les moyens uniques et ingénieux qui ont permis de parvenir à une certaine durabilité, lorsque l’activité humaine a réussi à transformer des ressources naturelles en systèmes alimentaires durables. L’objectif est d’encourager leur préservation dynamique et de permettre aux petits agriculteurs qui sont derrière leur création et préservent leur héritage de les garder en vie face aux défis des temps modernes tels que l’urbanisation et le changement climatique.

Jusqu’à présent, les preuves indiquent que la reconnaissance des SIPAM en tant que patrimoine agricole mondial peut contribuer à préserver la biodiversité, à protéger les variétés de cultures menacées – profitant ainsi à la sécurité alimentaire à travers le monde – à stimuler les activités culturelles locales, à créer des emplois et à promouvoir le tourisme.
Ces reconnaissances en tant que patrimoine agricole mondial peuvent aussi être utilisées comme stratégie marketing afin d’augmenter la demande et les prix des produits agricoles locaux. Un riz certifié « cultivé dans un système de patrimoine agricole mondial » à Sado, au Japon, se vend maintenant deux fois plus cher que ses concurrents locaux.

par -

Les systèmes d’irrigation à énergie solaire font maintenant partie des technologies écologiques et abordables pour les petites et grandes exploitations agricoles dans les pays en développement. Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la FAO a insisté sur le fait qu’ils devaient cependant être bien gérés et réglementés afin d’éviter les risques d’utilisation non durable de l’eau.

La forte baisse du prix des panneaux photovoltaïques est encourageante dans le sens où elle peut contribuer à améliorer la capacité d’irrigation. Une nouvelle réduction des prix pourrait entraîner une révolution dans certains endroits, comme par exemple en Afrique subsaharienne où seul trois pour cent des terres cultivées sont irriguées, soit trois fois moins que la moyenne mondiale.

« La rapide expansion des systèmes d’irrigation à énergie solaire offre des solutions viables qui prennent en compte le lien entre eau, énergie et alimentation, donnant ainsi aux petits exploitants agricoles l’opportunité d’améliorer leurs moyens d’existence, leur prospérité économique et leur sécurité alimentaire», a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO.

La FAO a présenté un aperçu général des avantages et des risques liés à l’irrigation à énergie solaire à l’occasion d’un forum international qui se tenait à Rome (du 12 au 13 avril 2018), organisé en partenariat avec Promouvoir l’agriculture : un défi énergétique de taille pour le développement (PAEGC), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Institut international de gestion de l’eau ((IWMI) et le Programme de recherche sur l’ eau, la terre et les écosystèmes (WLE).

Le rapport mondial de la FAO, ainsi qu’une boîte à outils sur les systèmes d’irrigation à énergie solaire, disponibles en ligne et développés de manière conjointe avec le Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit allemande ont été officiellement lancés lors de la Conférence. Tous deux ont été conçus pour fournir des conseils pratiques à destination des usagers et des décideurs politiques et financiers.

«Une énergie solaire moins coûteuse permettrait également de s’assurer qu’une bonne gestion de l’eau est appliquée et que de bons systèmes de gouvernance sont en place. Nous devons penser de manière stratégique à la manière dont cette technologie pourrait être utilisée afin d’encourager une utilisation plus durable des ressources en eau souterraine et éviter ainsi de nombreux risques, tels que le gaspillage d’eau et le prélèvement excessif d’eau souterraine », a précisé M. Eduardo Mansur, Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO.

De nouvelles possibilités

A l’échelle mondiale, près de 20 pour cent des terres cultivées sont irriguées et elles contribuent à près de 40 pour cent de l’ensemble de la production alimentaire. L’irrigation stimule la production agricole de diverses manières, en favorisant notamment la variété des cultures chaque année.

L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine utilisent relativement peu de systèmes d’irrigation sur les terres cultivées, ce qui pourrait leur apporter des gains considérables.

Selon le rapport de la FAO, les systèmes d’irrigation à énergie solaire sont en mesure de réduire de plus de 95 pour cent les émissions de gaz à effet de serre pour chaque unité d’énergie utilisée pour le pompage d’eau, par rapport aux alternatives proposées par les réseaux électriques fonctionnant au diesel ou encore aux combustibles fossiles.

Evaluer la viabilité économique d’un système d’irrigation à énergie solaire aujourd’hui requiert la prise en compte de nombreux paramètres dont la taille et la configuration du système, la capacité de stockage de l’eau, la faisabilité, la profondeur du puits, l’éloignement de la zone et le type de sol irrigué. Les périodes appelées «périodes de remboursement» à la suite de tels investissements dépendront des conditions citées ci-dessus, des cultures, des marchés et des mesures incitatives prises par le gouvernement par rapport aux prix.

La FAO exhorte les gouvernements à revoir leurs mécanismes incitatifs en vue de favoriser les « subventions vertes» par opposition aux subventions concernant les combustibles fossiles.

La gestion de l’eau

Les pompes d’irrigation solaire pourraient également entraîner des taux d’extraction non durable de l’eau souterraine, tandis que les agriculteurs chercheront à étendre leurs zones de plantation ou à s’orienter vers des cultures nécessitant davantage d’eau. En Inde, par exemple, près de 30 pour cent des aquifères sont déjà considérés comme ayant un statut critique.

Selon le rapport, si un système d’irrigation goutte à goutte adapté peut permettre de faire des économies d’eau, assumer qu’il en sera de même au sein d’une ferme serait faux. Des décisions politiques liées à l’irrigation devront être prises et mises en œuvre sur de vastes zones, sachant que les pluies, les eaux de surface, l’eau souterraine, l’humidité du sol et le procédé d’évaporation découlant des différentes utilisations de la terre font tous partie du même cycle hydrologique.

Les systèmes solaires modernes sont utiles afin d’améliorer la gouvernance liée à l’eau, avec notamment des appareils de contrôle électronique qui apportent des informations en temps réel sur le niveau des réservoirs, les débits de pompe et les eaux de forage. Des informations qui pourront permettre de prendre des décisions réglementaires et d’anticiper une utilisation excessive de l’eau. L’Inde et l’Egypte sont actuellement en train d’expérimenter cette approche. L’une des alternatives viables avancées serait de baser les tarifs de l’eau sur les chiffres liés à l’offre et à la demande en eau qui sont déterminés grâce à l’imagerie satellitaire et thermale, une technique également abordable pour les parcelles individuelles, comme cela est visible sur le Portail en libre accès de la FAO sur la productivité de l’eau (WaPor).

L’une des principales recommandations de la FAO pour une meilleure utilisation des irrigations solaires est de s’assurer que l’eau ne soit pas prélevée sans qu’un plan de gestion adéquate soit mis en place.

Le chemin est encore long pour y arriver. Une étude menée par plusieurs experts techniques issus de 25 pays suggère qu’alors que les trois quarts des nations possèdent des politiques et des programmes gouvernementaux qui encouragent l’irrigation à petite échelle, moins de la moitié d’entre elles sont dotées de réglementations limitant le prélèvement d’eau souterraine à de telles fins.

Les panneaux solaires produisent de l’énergie même lorsque l’irrigation n’est pas nécessaire, facilitant ainsi l’usage de décortiqueuses à riz, de meules, de purificateurs d’eau et d’unités de stockage du froid, tous contribuant par ailleurs au développement rural et à la hausse des revenus. Dans certains cas, l’énergie solaire peut également devenir une « culture rémunératrice» si les agriculteurs sont encouragés à réduire le pompage excessif de l’eau, en optant par exemple pour des piscines et en vendant leur surplus d’énergie aux réseaux électriques.

par -

Les prix des produits alimentaires remontent pour le deuxième mois consécutif, a indiqué jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué.

L’indice de la FAO montre que les prix du blé, du maïs et des produits laitiers sont en grande partie derrière cette forte hausse notée au mois de mars dernier. En mars, l’Indice affichait une moyenne de 172,8 points, soit 1,1% de plus qu’en février et 0,7% au-dessus de son niveau de l’année dernière.

Les prix des céréales continuent donc sur leur lancée observée en début d’année avec une hausse de 2,7% de son niveau par rapport à février, tout en étant 12,1% au-dessus de son niveau de mars 2017. Pour l’agence onusienne, les prix du blé ont principalement augmenté en raison des inquiétudes liées aux conditions climatiques, avec notamment une période de sécheresse prolongée aux Etats-Unis et un temps froid et humide dans certaines régions d’Europe. Les prix du maïs se sont consolidés grâce à une forte demande mondiale et à de mauvaises perspectives de récoltes en Argentine.

Hausse du prix du beurre

En outre, les prix des produits laitiers sont en hausse de 3,3% en mars, alors que la forte demande mondiale pour ces produits a contribué à faire augmenter les prix du beurre, du fromage et de la poudre de lait entier. L’Indice FAO des prix de la viande est demeuré globalement inchangé depuis février, alors que les prix de la viande bovine ont baissé et que ceux de la viande ovine et de la viande de porc ont connu une hausse grâce à de fortes demandes d’importation, en particulier en provenance de Chine.

Par contre, le prix du sucre a baissé de 3,4%, soit 27,5% en moins que son niveau de mars 2017, une situation qui s’explique surtout par des disponibilités à l’exportation plutôt importantes. Légère diminution notée également sur les prix des huiles végétales en raison de la baisse des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol. Mais dans le même temps, les prix de l’huile de palme ont augmenté du fait de perspectives faisant état d’une reprise des importations européennes de biodiesel fabriqué à partir d’huile de palme en Indonésie.

Toutefois selon la FAO, la baisse des cotations des prix du sucre et de la plupart des huiles végétales a plus que compensé la hausse de celles du maïs, du blé et de la majorité des produits laitiers.

Des perspectives restreintes pour la production céréalière

Cette année, la FAO prévoit néanmoins une baisse de la production mondiale de maïs et de blé, en se basant sur ses prévisions précoces.

Les dernières prévisions de l’agence concernant les stocks mondiaux de céréales à la fin des saisons de culture en 2018 tournent autour des 748 millions de tonnes, soit presque 4% de plus que l’année dernière, un chiffre qui marque également un nouveau record dû à la hausse des prix du blé. Cet important report devrait avoir pour effet d’atténuer les impacts du déclin de la production mondiale cette année.

Parmi ces perspectives dans le domaine céréalier mondiale en 2018, la production mondiale de blé devrait baisser pour atteindre les 750 millions de tonnes, soit près d’un pour cent en dessous de son niveau record atteint l’année dernière. Les prévisions suggèrent que la production américaine pourrait rebondir après son déclin en 2017, tandis que la production en Chine, en Inde, et en Russie pourrait retomber après une année record. La production de ces céréales secondaires devrait également baisser par rapport au niveau record enregistré en 2017, cela est dû aux mauvaises conditions climatiques en Argentine, au passage de la culture de maïs à celle de soja au Brésil et à une réduction des plantations en Afrique du Sud.

Il faut rappeler qu’en 2017, la production céréalière mondiale a atteint un niveau record, enregistrant une hausse de 33 millions de tonnes par rapport à 2016 et lui faisant atteindre 2 646 millions de tonnes, selon les dernières estimations du Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, également publié aujourd’hui.

par -

Selon un rapport de la FAO, des niveaux élevés d’insécurité alimentaire persistent à travers le monde, et ce, en grande partie en raison des conflits et des conditions climatiques défavorables qui ont des conséquences néfastes sur certains pays, notamment en Afrique de l’Est et au Proche-Orient où de nombreuses personnes ont encore un besoin incessant d’aide humanitaire.

Selon le dernier rapport de la FAO sur les Perspectives de récoltes et la situation alimentaire publié aujourd’hui, près de 37 pays ont toujours besoin d’une aide alimentaire externe, la situation demeure donc inchangée depuis trois mois.

Les guerres civiles et l’insécurité sont les principales raisons expliquant les taux élevés de faim dans 16 de ces pays, allant du Burundi au Yémen. Toujours d’après le rapport, les conflits déplacent des millions de personnes, entravant les activités agricoles et, dans certains cas, faisant augmenter les prix des denrées alimentaires de base. En République démocratique du Congo, l’inflation a plus que doublé en 2017, avec une hausse de 42 pour cent du taux annuel. Les violences ont perturbé les routes commerciales traditionnelles dans la région du Sahel, faisant augmenter les prix, tandis que des pénuries alimentaires ont été signalées au Sud et à l’Est de la Libye.

Pendant ce temps, des pluies insuffisantes et irrégulières menacent la sécurité alimentaire en Afrique australe et en Afrique de l’Est, où de nombreux ménages ruraux ont connu quatre saisons agricoles d’affilée amoindries par la sécheresse.

La sécheresse a des répercussions en Afrique de l’Est

En 2017, la production totale de céréales a rebondi en Afrique. Cela s’explique par de bons résultats en Afrique australe, après un succès mitigé des récoltes en 2016.

La production céréalière en Afrique de l’Est a pourtant chuté de 7,2 pour cent, provoquant ainsi un stress supplémentaire pour plusieurs pays. Selon le rapport, les récoltes qui viennent de s’achever et qui comptent pour les cultures céréalières de la seconde saison devraient être en dessous de la moyenne dans le Sud-Est du Kenya, dans le Nord-Est de la Tanzanie et au Sud de la Somalie.

L’ensemble de la production céréalière de la saison des pluies appelée “deyr” en Somalie devrait être 20 pour cent en dessous de la moyenne, car les pluies saisonnières ont débuté plus tard que prévu et se sont achevées plus tôt. Des conditions similaires au niveau des précipitations et des rendements ont été observées dans le Nord-Est de la Tanzanie. La production céréalière sud-soudanaise, faisant suite aux plantations de 2017, devrait atteindre son plus bas niveau depuis le début du conflit fin 2013.

Les conditions de sécheresse dans plusieurs parties de l’Ethiopie et de la Somalie étaient moins intenses, mais pas assez pour complètement compenser de nombreuses carences au niveau de l’humidité des sols. La disponibilité des pâturages est toujours en dessous de la moyenne et l’état de santé du bétail est dans l’ensemble médiocre. Au Kenya, les pluies saisonnières étaient 80 pour cent en dessous des niveaux de saison, justifiant une surveillance rapprochée des conditions de pâturage dans les parties orientales du pays.

Les prix des céréales de base sont également élevés en Ethiopie et au Soudan où les prix au détail du sorgho, du millet et du blé ont doublé depuis octobre dernier, sur la majorité des marchés locaux. La hausse des prix fait suite à la cessation des subventions gouvernementales pour le blé, une décision qui a affaibli la monnaie et entraîné une hausse de la demande pour les céréales de substitution.

Au Sud de Madagascar, des pluies saisonnières défavorables devraient avoir pour effet de réduire de nouveau les rendements en 2018. A cela s’ajoute des prix du riz historiquement élevés qui devraient eux aussi peser sur la sécurité alimentaire, en particulier dans les régions au Sud du pays.

Ailleurs, en Afrique australe, la production devrait chuter par rapport aux niveaux record enregistrés en 2017, ravivant les préoccupations au sujet de la sécurité alimentaire, comme cela a déjà été le cas lors de l’alerte spéciale lancée la semaine dernière par la FAO.

Les 37 pays ayant actuellement besoin d’une aide alimentaire externe sont l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak,  le Kenya, le Lesotho, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud , le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l’Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe.

par -

Abdallah Rebhi, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, a affirmé ce vendredi sur Express fm, qu’ un accord a été signé entre la Tunisie et le Soudan en ce qui concerne l’échange d’expertises dans le domaine de l’agriculture et  ce lors de la tenue de la 30e conférence régionale de la FAO  à Khartoum.

Rebhi a indiqué que les messages portés par la Tunisie au cours de cette conférence concernent, entre autres, une demande à la FAO de faciliter l’accès aux pays africains au Fonds vert et une industrialisation alimentaire première des produits agricoles au niveau des pays africains.

Et d’ajouter que cette conférence a traité des sujets concernant la migration, les ressources naturelles et le changement climatique, et une feuille de route pour les pays africains en matière de ressources naturelles et d’alimentation sera présentée au cours de la séance de clôture d’aujourd’hui.

par -

Trois agences humanitaires des Nations Unies ont tiré mercredi la sonnette d’alarme concernant la situation alimentaire dans la région du Kasaï, en République Démocratique du Congo (RDC), où la famine menace des millions de personnes.

« Les agriculteurs, qui ont fui en raison des affrontements, ont raté trois saisons consécutives de semis. Du coup, les vivres manquent cruellement. L’aide alimentaire ne parvient pas à combler le vide. Seulement 400.000 des 3,2 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire grave au Kasaï ont reçu une aide en décembre », ont déclaré l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Environ 630.000 personnes déplacées ont regagné leurs villages incendiés après s’être cachées dans la forêt et elles ont besoin d’assistance pour reprendre la production alimentaire. Plus de 90% des communautés rurales dépendent en effet entièrement de l’agriculture.

« L’agriculture est le seul moyen de redevenir productif. Non seulement elle génère de la nourriture et des revenus pour les familles, mais elle restaure également l’espoir, la dignité et l’autosuffisance », a déclaré Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en RDC.

L’état nutritionnel des enfants est particulièrement critique. « Au moins 400.000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère », a souligné Tajudeen Oyewale, Représentant par intérim de l’UNICEF en RDC. « Ils risquent de mourir, à moins de recevoir de toute urgence une aide en matière de santé, d’eau, d’assainissement et de nutrition. La sécurité alimentaire à plus long terme doit être rétablie et les pratiques d’alimentation et de soins améliorées afin que les enfants puissent avoir accès à la nourriture de qualité dont ils ont besoin ».

L’ONU et ses partenaires mènent une course contre la montre pour nourrir la population du Kasaï, combattre la malnutrition parmi ses enfants et renforcer la résilience, mais elles doivent faire face à des infrastructures limitées, à une sécurité médiocre et des moyens financiers insuffisants.

« On sent que les donateurs commencent à contribuer, mais les ressources sont très insuffisantes au vu de l’ampleur de la souffrance humaine », a déclaré Claude Jibidar, Représentant du PAM en RDC. « Le gouvernement congolais et la communauté internationale doivent se réengager sur tous les fronts pour prévenir une famine majeure au Kasaï. Ne pas le faire, immédiatement et collectivement, signifie que beaucoup de gens vont mourir ».

La situation humanitaire en RDC à un point de rupture

Au-delà du Kasaï, la situation humanitaire dans l’ensemble de la RDC s’est détériorée de manière significative au cours de l’année passée. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que 4,3 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, dont 1,7 million qui ont dû fuir rien qu’en 2017.

Ce récent pic de déplacement a fait de la RDC le pays avec le plus grand nombre de personnes déplacées internes en Afrique. Au total, 13,1 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire dans tout le pays en 2018.

« La situation humanitaire en RDC est à un point de rupture, tout comme notre capacité à répondre à un financement extrêmement limité », a déclaré Jean-Philippe Chauzy, le chef de mission de l’OIM en RDC.

L’OIM a lancé un appel de fonds de 75 millions de dollars pour répondre de toute urgence aux besoins croissants des Congolais déplacés et des communautés qui les accueillent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, du Tanganyika et la région du Kasaï.

« Les niveaux de financement sont à leur plus bas niveau depuis de nombreuses années (…), alors que nous faisons face à des besoins humanitaires considérablement accrus. C’est une tendance inquiétante qui, nous l’espérons, ne se poursuivra pas en 2018 », a déclaré M. Chauzy.

par -

Dans un contexte de souffrance humaine intense, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) unissent leurs efforts pour atténuer certains des effets du conflit dans le Grand Kasaï, en République démocratique du Congo. Les deux agences des Nations Unies peuvent compter sur un financement de 10 millions de dollars du gouvernement belge pour améliorer l’accès à la nourriture de plus de 100 000 personnes. Quelque 18 000 ménages – déplacés, rapatriés ou familles d’accueil – en bénéficieront.

«Grâce à cette importante contribution, nous sommes en mesure de redoubler d’efforts et de travailler ensemble en étroite collaboration pour empêcher les populations, et notamment les enfants, de mourir de faim et de malnutrition», a déclaré M. Alexis Bonte, Représentant de la FAO par intérim.

« Ces interventions protégeront non seulement les personnes vulnérables, mais aideront aussi à relancer la production agricole et renforceront la cohésion sociale dans les communautés touchées par la crise », a souligné, de son côté, M. Claude Jibidar, Représentant du PAM en RDC.

Dans le cadre du projet, le PAM distribuera de la farine de maïs enrichie, des légumineuses, de l’huile végétale enrichie et du sel iodé, ainsi que de l’argent. Les enfants âgés de 6 à 59 mois, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, seront pris en charge pendant trois mois avec des suppléments nutritifs spéciaux. Pour sa part, la FAO fournira des kits pour cultiver des légumes – houe, râteau, pelle, arrosoir, semences de légumes et de fruits – qui permettront à chaque famille de manger à sa faim pendant deux mois et de vendre le surplus.

Le projet prévoit des formations en élevage de cochons d’Inde comme source de protéines et en traitement et commercialisation du bambou comme bois de chauffage, ustensiles de cuisine, paniers, canoës, matériel de pêche et clôtures. Les jardins potagers à proximité des centres de santé et des associations de femmes fourniront, quant à eux, des micronutriments, tels que le fer et le zinc, aux enfants souffrant de malnutrition et aux femmes enceintes et allaitantes.

L’initiative conjointe s’effectuera en partenariat avec le Ministère de l’agriculture de la RDC et des ONG locales. Mais, bien qu’elle arrive à point nommé, elle ne saurait répondre toute seule à l’immensité des besoins humanitaires.

Le conflit au Kasaï, anciennement une région productrice de maïs, a forcé un million de personnes à quitter leurs foyers et à abandonner leurs terres. Quelque 3,2 millions de personnes souffrent actuellement de faim aiguë et la malnutrition infantile est largement répandue.

La tragédie endurée par le peuple congolais exige une plus grande solidarité. La FAO et le PAM plaident en faveur d’un financement considérablement accru pour répondre aux besoins. Surtout, les deux agences appellent à une paix durable qui permette à tout un chacun de produire sa propre nourriture, de reconstruire ses moyens d’existence et d’espérer en un avenir meilleur et prospère.

par -

Le Bureau de la FAO pour l’Afrique du Nord organise sa réunion annuelle de l’équipe multidisciplinaire aujourd’hui lundi 13 Novembre 2017 à Gammarth (banlieue nord de Tunis) qui se poursuivra jusqu’au 15 Novembre courant. L’objectif premier de cette réunion est de développer et d’aboutir à une compréhension commune des défis alimentaires et agricoles prioritaires pour les pays d’Afrique du Nord.
Les travaux de cette réunion permettront de définir les programmes et activités à conduire pour le prochain biennium 2018-2019, afin de fournir des appuis ciblés et adaptés aux attentes des pays membres.
L’accent sera accordé à une meilleure articulation et alignement des priorités nationales aux Cadre Programmation Pays (CPP), des pays respectifs ; aux Programmes Stratégiques de la FAO (SPs) ; aux Initiatives Régionales relatives à la région Proche Orient Afrique du Nord ainsi qu’aux Objectifs de Développement Durable (ODDs).
A cet effet, le lancement des travaux de cette réunion fera l’objet d’une cérémonie inaugurale avec la participation du Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, l’Union du Maghreb Arabe (UMA), compte tenu de l’Accord de coopération signé avec la FAO, les Ambassadeurs des pays du Maghreb en Tunisie, les Représentants de la FAO en Algérie, au Maroc, en Mauritanie et en Libye sont également conviés, avec leurs assistants chargés des programmes au niveau des pays, le Coordinateur de la Commission de Lutte contre le Criquet Pèlerin en Afrique Occidentale (CLCPRO), les professionnels et les experts du Bureau régional pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord ainsi que ceux du siège de la FAO à Rome comme, le représentant de l’Office d’appui à la décentralisation (OSD), le représentant du Centre d’investissement (TCI) et les représentants des Programmes Stratégiques.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

La loi antiraciste vient d'être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d'un (fortes amendes et même peine...

PRESSE LOCALE

INTERVIEW

Slim Feriani, le ministre de l'Industrie et des PME et de l'Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il...

AFRIQUE

Le compte satellite du tourisme en 2017 publié par le Haut Commissariat au Plan (HCP) et rapporté par Telquel.ma, fait « ressortir une nette amélioration...

Reseaux Sociaux

SPORT