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Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a affirmé ce jeudi 07 juin 2018, sur Mosaïque FM, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a pris la décision d’avancer le paiement des salaires dans la fonction publique pour donner un coup de main aux citoyens en cette période de dépenses autour de l’Aïd El Fitr. Dahmani a indiqué que l’opération débutera le 13 juin 2018…

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Lotfi Khaldi, expert auprès de l’instance générale de contrôle administratif et financier, a affirmé dans une déclaration accordée à Mosaïque fm que les heures supplémentaires dans la fonction publique ont coûté 95 millions de dinars aux caisses de l’Etat en 2017.

Il a ajouté que le montant des primes des heures supplémentaires dans le secteur de la santé est passé de 4 millions de dinars en 2013 à 62,5 millions en 2017.

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Le gouvernement tunisien a décidé pour la troisième année consécutive de geler les recrutements dans la fonction publique au titre de l’année 2019, à l’exception des diplômés des écoles de formation.
Selon une circulaire de la présidence du gouvernement, datée du 14 avril 2018 et portant sur la préparation du projet du budget pour l’exercice 2019, le gouvernement a décidé de ne pas recruter dans les postes vacants dans la fonction publique en raison de départs à la retraite, normale ou anticipée, dans le cadre du programme de départ volontaire des agents publics ou encore de départs imprévus.
La circulaire souligne, par ailleurs, qu’il ne sera pas tenu compte des reliquats des autorisations de recrutements datant des années antérieures à 2018.

Parmi les autres décisions, le redéploiement des ressources humaines entre les structures ministérielles, les entreprises publiques ou entre les régions dans le cadre de l’application de l’arrêté numéro 1143 de l’année 2016 relatif aux conditions et mesures de redéploiement des agents de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises publiques, à caractère administratif.
Il a été décidé, dans le même cadre, de rationaliser davantage les programmes de promotions annuelles et leur réalisation au cours de l’année financière concernée, tout en les soumettant aux principes de la compétence et de l’excellence.
Il ressort de la circulaire que la progression importante de la masse salariale non conforme à celle du produit intérieur brut (PIB) nécessite de réduire progressivement la part de cette dernière dans le PIB à un taux ne dépassant pas 12,5% en 2020 contre 14,7% en 2017.

La circulaire précise que la préparation du budget de l’Etat pour l’année 2019 s’inscrit dans le cadre des grandes réformes que le gouvernement a engagées afin de réaliser les objectifs tracés pour réduire le déficit budgétaire et maitriser le niveau de l’endettement public.
En prévision de l’adoption du projet de la loi organique du budget par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et l’application de ses nouvelles dispositions dans les meilleurs conditions, la circulaire a incité tous les ministères à accélérer la prise des mesures nécessaires pour préparer et présenter leurs budgets pour l’exercice 2019 au ministère des finances, selon la méthode de gestion par objectifs.
Tous les ministères sont appelés à présenter leurs projets des budgets pour la période 2019/2021, a encore indiqué la circulaire.

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Des tendances opposées continuent de caractériser l’économie tunisienne au début de l’année 2018. La croissance économique s’accélère, portée par une bonne saison agricole, une hausse des investissements et une reprise naissante des exportations. D’un autre côté, les risques concernant la stabilité macroéconomique se sont accrus : l’inflation a rapidement, augmenté à 7,6% en mars, les réserves internationales restent inférieures à 90 jours de couverture des importations et la dette publique et extérieure a atteint, respectivement, 71% et 80% du PIB“.

Tel est le constat fait par une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Bjoern Rother, qui s’est rendue en Tunisie du 4 au 11 avril courant, pour discuter des récents développements économiques dans le pays et des plans d’action des autorités dans le cadre du programme de réformes économiques de la Tunisie soutenu par le Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC).

On ne pourra pas y échapper, selon le FMI

Le FMI précise dans un communiqué publié vendredi 13 avril 2018 qu'”il est essentiel de s’attaquer aux déséquilibres économiques pour pérenniser la reprise et jeter les bases d’une croissance économique juste et équitable à l’avenir. Contenir la dette aujourd’hui aidera à prévenir l’augmentation des impôts demain. Pour faire baisser le déficit budgétaire conformément à l’objectif de la loi de finances 2018, il est nécessaire de réduire les subventions énergétiques, injustes, en augmentant les prix domestiques de l’énergie afin de suivre l’évolution des prix internationaux du pétrole. La masse salariale du secteur public est très élevée et toute augmentation supplémentaire des salaires serait très difficile à maintenir, à moins que la croissance ne reprenne à la hausse. De même, le relèvement de l’âge de la retraite et des réformes paramétriques supplémentaires sont essentiels pour contenir les déficits du système de sécurité sociale“.

La BCT et le dinar mis à contribution

L’équipe du FMI est également d’accord avec la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur “le fait que l’ancragedes anticipations d’inflation par des augmentations supplémentaires du taux directeur sera
crucial, si l’inflation ne baisse pas rapidement. Réduire l’inflation protégera les couches vulnérables, maintiendra le pouvoir d’achat de la population tunisienne et stabilisera les perspectives macroéconomiques“.

Concernant la situation extérieure de la Tunisie, un taux de change plus flexible aidera à reconstituer les réserves internationales et de continuer à encourager les exportations. Ce qui reste de la surévaluation du dinar peut être corrigé sans ajustement abrupt“, indique le texte du FMI.

Les discussions sur les priorités à court terme de réforme économique dans le cadre du MEDC se poursuivront à Washington au cours des réunions de printemps des 20 et 22 avril”, dit l’institution internationale.

L’équipe du FMI a rencontré le Président du gouvernement, Youssef Chahed, le Ministre des Finances, Ridha Chalghoum, le Ministre de l’Investissement, Zied Ladhari, le Ministre des grandes Réformes, Taoufik Rajhi et le Gouverneur de la Banque Centrale, Marouane El Abassi. Elle s’est également entretenue avec des représentants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de la société civile“, conclut le texte.

Communiqué

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Dans une déclaration faite ce jeudi 8 février 2018 à Africanmanager, Yassine Slama, professeur universitaire, a affirmé que le surplus de personnes recrutées dans la fonction publique est à l’origine du déséquilibre économique, expliquant que le nombre de fonctionnaires tunisiens a été multiplié par 16 (depuis l’indépendance jusqu’à 2017).

Et d’ajouter que la crise budgétaire en Tunisie est essentiellement causée par l’augmentation de la masse salariale, le cauchemar des finances publiques.

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Au sujet des problèmes du secteur public, que l’ITES et le FMI ont passés à la loupe dernièrement, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de la jeunesse, Abdelkoddous Saâdaoui, a indiqué ceci : «Nous n’avons plus la possibilité de recruter dans la fonction publique vu la masse salariale à laquelle nous avons affaire !». Il a ajouté, hier mardi 16 janvier dans la soirée dans l’émission «Hadath hadha al Yawm», sur Attessia TV, qu’il y a eu des erreurs dans la direction des affaires du pays, sans aller jusqu’à situer les responsabilités exactes.
«Nous subissons actuellement les conséquences de ces mauvaises décisions !“, a-t-il asséné.

Saâdaoui a dit, tout de même, que la fonction publique n’est pas complètement verrouillée. “Nous ne pouvons pas recruter en ce moment mais demain, si la croissance revient, des emplois seront créés», a-t-il déclaré.
Par ailleurs il a invité à ouvrir d’autres horizons pour absorber le chômage, tels que l’entreprenariat jeune et l’économie solidaire. D’après lui, “le pays doit aller dans cette direction»….

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La crise de la fonction publique est, essentiellement, imputable, à l’évolution de la masse salariale qui a, fortement, augmenté depuis 2012 suite aux recrutements anarchiques des bénéficiaires de l’amnistie générale (6839 personnes), aux recrutements exceptionnels opérés parmi les blessés et proches des martyrs de la révolution (2929) ainsi qu’à la régularisation de la situation des ouvriers de chantier, de la sous-traitance et ceux du mécanisme 16 (environ 54 mille).
C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) sur la crise de la fonction publique qui rappelle que la masse salariale dans la fonction publique a atteint 13 700 MD en 2017, contre 7 680 MD en 2011.
Selon cette étude, le nombre des fonctionnaires a, depuis l’indépendance, été multiplié par seize. Ainsi, il est passé de 36 mille, en 1956, à 690 mille en 2017.
L’Etude montre que l’avancement systématique dans la fonction publique a concerné, depuis 2012, plus de 435 mille fonctionnaires.
Les résultats définitifs de cette étude seront publiés prochainement. Des recommandations seront, alors, soumises aux autorités concernées et à l’opinion publique.Des solutions seront, aussi, présentées pour surmonter la crise actuelle au sein de la fonction publique.
L’ITES publiera, prochainement, d’autres études en rapport avec celle-ci.

Pour rappel, le FMI avait élaboré dernièrement un rapport sur la fonction publique, lequel avait, presque dans les mêmes termes, souligné les tares de la pléthorique administration tunisienne et son énorme poids dans les problèmes économiques du pays.

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Lors de sa réunion les 13 et 14 janvier dernier à Hammamet, le conseil national de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT) a annoncé que la grève des ingénieurs exerçant dans la fonction publique, les institutions et les établissements publics est maintenue pour les 24 et 25 janvier 2018.

Un rassemblement de protestation des ingénieurs des secteurs public et privé sera également, organisé le 24 janvier à partir de 10h du matin, devant le palais du gouvernement à la Kasbah.

L’OIT a par ailleurs, souligné que le maintien de la grève a été décidé après avoir épuisé tous les recours au dialogue avec le gouvernement.

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 “La hausse des recrutements dans la fonction publique et les rémunérations excessivement élevées ont été suivies par un repli de 10% de la productivité de ce secteur entre 2010 et 2015“, révèle un rapport élaboré récemment par le Fonds monétaire international (FMI) sur la masse salariale de la fonction publique dans les régions du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale.
Cette situation a eu des impacts négatifs sur le secteur privé, d’autant plus que les diplômés du supérieur choisissent généralement de travailler dans le secteur public“, souligne le rapport.
S’agissant de la Tunisie, le rapport estime que “la hausse de la masse salariale, depuis 2011, constitue la principale cause de la crise des finances publiques dans le pays“. Et de rappeler que la (masse salariale) a atteint, en 2016, 14,1% du PIB, contre 10% en 2010. “La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde“, souligne encore le rapport.
Et de rappeler “que les gouvernements successifs ont utilisé les recrutements dans le secteur public comme moyen de répartir la richesse et garantir l’appui politique”.

La masse salariale représente 14,4% du PIB , soit les deux tiers des revenus fiscaux et près de la moitié du total des dépenses de l’Etat, indique encore le rapport.
Et d’expliquer cette hausse par les recrutements massifs effectués, au cours des dernières années (depuis 2011/2014). Le nombre de fonctionnaires de l’administration publique est passé de 430 mille à 590 mille, soit une hausse d’environ 35%.
Pour les auteurs du rapport, la deuxième cause de la hausse de la masse salariale est l’augmentation réelle des salaires au cours de la période 2015/2016 après la signature des accords relatifs aux augmentations salariales avec l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), dont le dernier couvrant la période 2016/2018.
Cette situation a, par ailleurs, causé une hausse des salaires moyens de la fonction publique de 12% en 2016, soit environ 7 points au-dessus de la moyenne d’inflation.

Le rapport évoque en outre les programmes mis en place par le gouvernement tunisien et visant à réformer l’administration et la fonction publique, outre la maitrise de la masse salariale aux alentours de 12% du PIB à l’horizon 2020. Il s’agit en outre d’orienter les ressources de l’Etat aux investissements prioritaires.
Le même document explique que la stratégie du gouvernement concernant la réforme de la fonction publique vise à maitriser les salaires, en liant les hausses (salaires) à celles du taux de croissance, en maitrisant le nombre de recrutements, outre l’octroi de primes de départ (25 mille fonctionnaires). Ces démarches permettront de réduire la facture de la masse salariale de près de 0.4% du PIB, souligne le rapport.
La stratégie du gouvernement tunisien vise en outre à réformer l’administration dans le sens d’une restructuration des emplois, ce qui permettra de garantir une exploitation optimale des ressources humaines.

L’économie tunisienne fait face actuellement à un taux de chômage élevé et un ralentissement des opportunités de création d’emplois, outre les pressions sociales, indique le rapport qui propose diverses options de réforme. Il s’agit notamment d’améliorer la qualité des services administratifs et renforcer l’investissement public qui peut aider à promouvoir la croissance du secteur privé et à y créer des emplois.

TAP

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La Commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées a approuvé, jeudi, le projet de loi relatif au départ volontaire des agents publics.
Ce projet de loi vise à rationaliser les ressources humaines dans la fonction publique et à maîtriser la masse salariale qui est devenue une charge pour la finance publique en raison de l’augmentation du nombre des agents de la fonction publique et l’accroissement de la masse salariale qui s’élève à 14.7 millions de dinars du produit intérieur brut.
Cette loi profite aux agents des entreprises et établissements publics qui désirent quitter le travail. Ils se verront attribuer leurs indemnités de départ en une seule tranche égale à 36 mois de salaires net qui sera versée par l’employeur.

Au cours de cette séance consacrée à l’audition du ministre-conseiller auprès du chef du gouvernement chargé du suivi des réformes majeures, Tawfik Rajhi, au sujet de ce projet de loi, le président de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées a passé en revue les observations de l’union générale tunisienne du travail (UGTT) sur ce projet de loi lors de la séance tenue le 14 décembre 2017.
Rajhi a souligné, à cet égard, que le gouvernement demeure attaché à l’approche participative lors de l’élaboration de projets de loi similaires. Il a fait savoir que la copie initiale et amendée a été envoyée aux ministères et à l’UGTT.
Rajhi a estimé que ce projet de loi permettra à ses bénéficiaires d’obtenir une somme équivalente à 36 salaires, un montant assez important, a-t-il dit, qui leur permettra de s’installer à leur propre compte tout en bénéficiant de l’accompagnement et de la formation nécessaire pour pouvoir lancer un projet. Ils bénéficieront, également, d’une année de couverture sanitaire à compter de la date du départ.

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« Au terme d’échanges francs et focalisés, l’équipe du FMI et les autorités tunisiennes sont parvenues à un accord sur les politiques économiques nécessaires pour achever la deuxième revue du programme de la Tunisie appuyé par le MEDC. Le principal défi pour les mois à venir sera de rattraper les retards significatifs accusés dans l’effort d’éliminer les obstacles à la croissance et dans la maîtrise des déficits budgétaires et extérieurs importants”. C’est la déclaration faite par Bjorn Rother chef de mission pour la Tunisie au FMI. Il a séjourné à Tunis, avec une équipe des services du FMI, du 30 novembre au 13 décembre pour achever les consultations de 2017 au titre de l’article IV et mener à bien la deuxième revue du programme économique de la Tunisie appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016.

“Tirant profit de l’adoption d’une loi de finance ambitieuse pour 2018, les autorités tunisiennes ont exprimé leur engagement à entreprendre des actions décisives avant l’examen de la deuxième revue par le Conseil d’administration du FMI. L’achèvement de la revue mettrait à disposition 227,3 millions de DTS (environ 320 millions de dollars), ce qui porterait le total des décaissements au titre du MEDC à environ 1 milliards de dollars”, a-t-il dit.

« Deux tendances opposées caractérisent l’économie tunisienne à la fin de cette année. La croissance s’est raffermie pour atteindre environ 2% en raison des améliorations significatifs du climat sécuritaire. Les arrivées de touristes ont connu une hausse de 30%, la production de phosphates a fortement rebondi et les investissements (étrangers et nationaux) montrent des signes précoces de reprise. Cependant, d’un autre côté, les vulnérabilités macroéconomiques
se sont accentuées et nécessitent une action urgente. La dette publique atteindra 70% du PIB d’ici la fin de l’année, le déficit record du compte courant sera à deux chiffres, et les réserves internationales de la Banque Centrale de Tunisie ont chuté.

« La reprise économique ouvre la possibilité de prendre des mesures décisives. Les autorités tunisiennes ont déjà franchi une étape importante en adoptant une loi de finances audacieuse pour 2018, qui vise à réduire le déficit budgétaire à moins de 5% du PIB. Pour atteindre cet objectif budgétaire ambitieux, il faudra mettre en œuvre la stratégie fiscale du gouvernement et mettre en œuvre la stratégie globale de réforme de la fonction publique. La réduction des
subventions de l’énergie, qui profite de manière disproportionnée aux ménages aisés, et la poursuite de la réforme du système de sécurité sociale sont d’importantes étapes sur le chemin de la stabilisation des déficits et de la dette.

« Les pressions inflationnistes croissantes exigent une réponse forte. L’inflation a dépassé les 6% en novembre, sous l’effet de hausses significatives des prix des produits alimentaires. A ce niveau, l’inflation affecte le revenu disponible et les investissements à long terme. La poursuite de la stratégie de resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale de Tunisie, y compris en limitant le refinancement des banques, contribuera à ancrer les anticipations d’inflation et à soutenir le dinar sur le marché des changes. La flexibilité du taux de change continuera de contribuer à rendre l’économie tunisienne plus compétitive.

« Pour que l’économie tunisienne réponde aux espoirs du peuple tunisien, accélérer la mise en œuvre des réformes programmés de longue date est indispensable. La refonte du cadre réglementaire pour la résolution des créances accrochées et pour la gouvernance des banques publiques aidera les petites et moyennes entreprises (PME) à accéder davantage aux financements bancaires. En rendant l’ensemble du secteur bancaire plus efficace, la réforme
des banques publiques impactera directement l’un des principaux obstacles à la croissance et à l’emploi en Tunisie. La nomination imminente des membres du conseil exécutif de l’Instance Constitutionnelle Indépendante pour la Bonne Gouvernance et la Lutte Contre la Corruption sera un jalon important dans la lutte du gouvernement contre la corruption.

« Le FMI soutient l’objectif du gouvernement tunisien d’être retiré dès que possible de la liste des juridictions fiscales non coopératives de l’UE. Dans ce contexte, le rapprochement progressif entre les régimes fiscaux onshore et offshore et la modernisation en cours de l’administration fiscale en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales sont des engagements de réforme soutenus par le programme MEDC. La pleine mise en place de la
direction générale des grandes entreprises récemment créée aidera à démontrer l’engagement des autorités à améliorer l’équité et la transparence du système fiscal tunisien. La participation de la Tunisie à l’initiative du G20 Compact with Africa témoigne également de l’engagement fort du pays en faveur du commerce international et de la possibilité de saisir les opportunités offertes par l’investissement étranger et l’intégration économique.

« L’équipe des services du FMI a rencontré le Chef du Gouvernement, M. Youssef Chahed, le Ministre des Finances Ridha Chalghoum, le Ministre de l’Investissement Zied Laâdhari, le Ministre des Réformes Majeures Taoufik Rajhi et le Gouverneur de la Banque Centrale Chedly Ayari. Elle a également eu des discussions avec des représentants du secteur privé et de la société civile; et coordonné étroitement avec la Banque Mondiale et d’autres partenaires extérieurs de la Tunisie. La mission aimerait remercier les autorités et tous ceux avec qui ils se sont rencontrés pour leur accueil chaleureux et les discussions constructives. »

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Rien ne semble avoir changé ou va changer dans la fonction publique. C’est ce qu’on a pu conclure suite à la réunion de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées tenue, ce mercredi 15 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Les députés n’ont pas apprécié le budget alloué à la présidence du gouvernement, en hausse, tout de même. Ce budget est jugé toujours médiocre et en deçà des attentes et objectifs fixés par le gouvernement, et visant en priorité l’achèvement des grandes réformes liées à la masse salariale qui atteint aujourd’hui des proportions importantes dans le budget de l’État, dépassant les 15% du PIB. En effet, selon Iyad Dahmani, ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, le budget de la présidence du gouvernement pour l’exercice 2018 devrait augmenter de seulement 13%, pour atteindre 168 MDT contre 148 MDT en 2017. Pire : cette hausse est liée à la récente décision du gouvernement de supprimer le ministère de la Fonction Publique et de la Gouvernance et d’attribuer ses structures et établissements qui lui sont affiliés à la présidence du gouvernement. Une décision qui a nécessite des dépenses supplémentaires de 25,5 MDT, selon le ministre.

Ajmi Lourimi a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement au titre de l’année 2018 est un budget d’austérité qui ne reflète aucun engagement de la part du gouvernement à aller vers la réforme, évoquant les difficultés dans lesquelles baignent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement. “Certains bureaux à la Kasbah n’ont pas internet et des téléphones“, a-t-il affirmé.

Il a en outre indiqué que les conditions dans lesquelles exercent les fonctionnaires sont très défavorables et ont un gros impact sur la rentabilité de cet établissement public, soulignant que le budget alloué à la télévision tunisienne ne reflète aucune stratégie ou orientation vers la réforme.

Un avis pleinement partagé par le député Mabrouk Hrizi, qui a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement n’est pas suffisant et en contradiction avec les programmes élaborés par le gouvernement pour la période prochaine. “Jusqu’à quand la présidence du gouvernement en tant qu’établissement public fonctionnera sans contrats d’objectifs“,s’est-il exclamé.

Dans sa réponse aux députés, le ministre a reconnu que le budget alloué à la présidence du gouvernant est très faible, avant d’assurer que cette situation est liée aux difficultés du pays. ” On est conscient de la situation, mais la priorité aujourd’hui n’est autre que le redressement de nos finances publiques“, a assuré le ministre, invitant les députés à effectuer une visite à la Kasbah et voir de près conditions rudes dans lesquelles travaillent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement, selon ses dires.

Le siège de la présidence du gouvernement n’est plus fonctionnel : On n’a pas de bureaux à la Kasbah (…) Certains conseillers travaillent à la zone urbaine nord ou encore à cité El Khadhra pour manque de bureaux“, a souligné le ministre, avant d’ajouter : “Bien que la présidence du gouvernement détienne la part la plus importante du pouvoir exécutif, elle détient le plus faible budget“.

Le ministre a sous un autre angle indiqué que la situation des bénéficiaires des deux mécanismes 16 et 20 sera réglée d’ici la fin de l’année 2017. “Nous tenons à résoudre le problème des mécanismes 16 et 20, d’ici la fin de cette année“, a-t-il indiqué.

Outre la régularisation de la situation des bénéficiaires des mécanismes 16 et 20, le ministre a annoncé la suspension de l’achat de voitures de fonction aux fins de réduire les dépenses de la fonction publique et redresser la situation des finances publiques.

S’agissant des déclarations du député Houcine El Jazira qui a appelé ses collègues à cesser leurs interventions en faveur de certains chômeurs pour avoir un emploi à la Kasbah, Iyad Dahmani a démenti de tels faits : “On ne peut pas accepter de tels comportements.. Tous les recrutements ont été faits sur la base d’un concours et en concertation avec toutes les parties concernées“, a assuré le ministre, appelant toute personne détenant des preuves à les présenter.

Évoquant la réforme de la RTT, Iyad Dahmani a annoncé qu’un programme portant sur la radio et la télévision tunisienne a été déjà mis en place et que le travail d’audit dans les comptes publics est devenu un travail du quotidien.

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La maitrise des ressources humaines et la réduction de la pression exercée sur la fonction publique, sont autant de défis qui n’auront pas d’incidence sur la qualité des services présentés aux citoyens et ne peuvent pas nuire à l’administration, a affirmé Fadhila Dridi, Directrice générale de la fonction publique dans une interview accordée à l’agence TAP.
Face à l’important recrutement réalisé depuis 2011, il est question de veiller à la bonne gestion des ressources humaines et au redéploiement des effectifs en cas de besoin afin de pallier le manque dans certaines administrations, a-t-elle indiqué.
Selon Dridi, passer de 450 mille fonctionnaires en 2011 à 640 mille à l’heure actuelle a eu un impact négatif sur la fonction publique et le cout des salaires, de manière amenant le gouvernement à opter pour la maitrise de l’augmentation des effectifs et la réduction du montant des salaires de 14% dans le produit intérieur brut (PIB) à 12.5% à l’horizon 2020.
“La Tunisie arrive en tête des pays dont la masse salariale est élevée, ce qui a conduit le gouvernement à s’employer à réduire ce pourcentage à travers la limitation des recrutements et des promotions”, a argumenté la Directrice générale.
“La période transitoire et la satisfaction des revendications sociales qui s’en sont suivies ont miné en grande partie les efforts consacrés à la réforme du secteur de la fonction publique”, a-t-elle fait remarquer, précisant que le nombre total des fonctionnaires s’élève à 640 mille tandis que le nombre de départs à la retraire n’a pas changé par rapport au passé : entre 5 mille et 10 mille.

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Faouzi Abderrahmane, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a         affirmé dans une interview exclusive accordée à Africanmanager qu’une enveloppe de 300 Millions de dinars est consacrée annuellement au financement des mécanismes et des programmes pour l’emploi.

Il a ajouté que les différentes structures de son département œuvrent afin d’évaluer les programmes destinés à l’emploi et dont l’objectif est de les régulariser avec les besoins du marché, précisant que ces projets concerneront un grand nombre de jeunes chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur.

Et le ministre d’ajouter que des statistiques ont montré que le taux de chômage dans les rangs des diplômés de l’enseignent supérieur est de l’ordre de 40%, soit un total de 250 mille chômeurs (70 mille sont des hommes et 180 mille de sexe féminin). Ces chiffres, selon lui, confirment l’existence d’un vrai déséquilibre au niveau des ressources humaines en Tunisie.

Abderrahmane, a sur un autre volet, affirmé que le gouvernement d’union nationale a décidé de stopper les recrutements dans la fonction publique en 2018.

 Il a, également, ajouté qu’il a été décidé de réduire le nombre de fonctionnaires, qui a atteint les 700 mille employés, précisant que le gouvernement remplacera les postes vacants à travers la bonne maîtrise des ressources humaines.

Et d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre la création d’emplois, néanmoins l’État n’a plus les moyens de lancer des concours de recrutement dans la fonction publique», a-t-il dit.

On rappelle dans ce contexte que le directeur du service des Congés maladies au ministère de la Fonction publique, Salaheddine Khlifi, a affirmé qu’entre 4000 et 5000 agents de la fonction publique perçoivent leurs salaires pour un emploi fictif.

Le responsable a, en outre, ajouté que le nombre des congés maladies est très élevé, notamment dans le secteur de l’Éducation, suivi par celui de la Santé.

Il a, de même, assuré que 98% des certificats médicaux sont délivrés par des psychiatres

Le secteur privé emploie 70% de la main d’œuvre

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi a fait savoir que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussit à transformer les sociétés familiales en structures économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels elles sont confrontées. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et de la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

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La réforme de la fonction publique a fait l’objet d’un conseil ministériel restreint (CMR), tenu ce lundi 23 octobre 2017, au palais du gouvernement à la Kasbah, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que l’administration tunisienne est pénalisée par les recrutements anarchiques sachant que le nombre des fonctionnaires dépasse, aujourd’hui, les 700 mille contre 500 mille avant la Révolution.

De plus, les salaires des fonctionnaires ont alourdi le budget de l’Etat puisqu’ils représentent la grande partie des dépenses. En 2013 par exemple, 9700 millions de dinars ont été alloués aux salaires dans la fonction publique contre 8800 millions de dinars durant l’année 2012, soit 34,4% du budget de l’Etat de l’année 2012 et 36,2% du budget 2013.

 

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Intervenant sur les ondes de la radio Express fm ce mardi 17 octobre 2017, le directeur du service des Congés maladies au ministère de la Fonction publique, Salaheddine Khlifi, a affirmé qu’entre 4000 et 5000 fonctionnaires tunisiens dans l’administration publique perçoivent leurs salaires pour un emploi fictif.

Le responsable a, en outre, ajouté que le nombre des congés maladies est très élevé, notamment dans le secteur de  l’Éducation, suivi par celui de la Santé.

Il a, de même, assuré que 98% des certificats médicaux sont délivrés par des  psychiatres.

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Traitant des dépenses hors principal de la dette de l’Etat, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) publiée à l’issue de la réunion d’octobre 2017 de son conseil d’administration a noté que ces dépenses ont atteint 18.929 MDT, au terme des huit premiers mois de 2017, soit une hausse de 2.313 MDT par rapport aux réalisations d’août 2016. La BCT explique cette hausse de plus de 2 Milliards DT, par  «l’augmentation des dépenses de fonctionnement, qui ont totalisé 13.075 MDT (contre 11.766 MDT une année auparavant) ». Et la note de l’Institut d’émission de préciser encore que cette hausse provient en particulier, de «la hausse remarquable des dépenses de rémunérations qui ont atteint 9.885 MDT, au terme des 8 premiers mois de 2017 contre 8.912 MDT une année auparavant, en accroissement de 10,9% ». On se demande alors comment fera le gouvernement Chahed pour répondre aux vœux du 1er de ses bailleurs de fonds, le FMI, qui demandait déjà, dans son dernier communiqué du 6 octobre 2017, «une meilleure gestion de la masse salariale, qui est parmi les plus élevées au monde et absorbe la moitié des dépenses publiques, sera indispensable. La mission a noté l’engagement des autorités à traduire leurs ambitions de réforme en actions dans le projet de loi de finances de 2018 ».

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Le roi du Maroc, Mohammed VI, après avoir copieusement tiré sur les fonctionnaires et leurs tares, avait décrété la transformation profonde des administrations et structures publiques. Le gouvernement s’est depuis mis au travail pour formuler un ensemble de propositions à même de dépoussiérer et mettre à niveau le secteur public, en harmonie avec les avancées du secteur privé. La batterie de mesures à prendre est très séduisante sur le papier. Reste la concrétisation…

Le ministre délégué chargé de la Réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader, a rendu sa copie devant le Conseil de gouvernement. Il a dévoile un dispositif juridique et de gestion à mettre en place avant la fin de l’année en cours, rapporte l’agence officielle MAP (Agence Marocaine de Presse).

Il y a au total 15 mesures, dont 9 d’ordre juridique et 6 en lien avec la gestion des différents secteurs publics, dont :

“- l’amélioration des services publics,

– le renforcement des compétences des ressources humaines et leur motivation,

– la réhabilitation des services publics,

– la promotion de la politique de décentralisation, de coordination et de transversalité.

>Amélioration de la qualité des services publics, dans sa portée juridique :

Le ministre a annoncé l’adoption d’une série de mesures urgentes telles :

– la publication d’un décret en relation avec l’amélioration des services administratifs définissant le cadre général de l’amélioration des services administratifs, ainsi que les règles et règlements visant à améliorer l’accueil des citoyens et faciliter leur accès aux services administratifs et aux mécanismes de gouvernance,

– la publication d’un décret en relation avec la conformité des copies avec les originaux et la légalisation des signatures qui vise à assurer la flexibilité dans la fourniture et l’accessibilité à ces deux services,

– la décision portant sur l’uniformisation du modèle du formulaire de présentation des plaintes et de la notification de leur réception, incluant notamment les données relatives aux plaignant et à l’objet de la plainte.

En relation avec la gestion, le ministre a rappelé le lancement du portail national unifié des plaintes, qui permettra aux intéressés, par le biais de multiples canaux, de transmettre leurs observations et suggestions et de soumettre leurs plaintes relatives aux services publics ainsi que de recevoir des réponses dans les plus brefs délais.

Il a également mis en avant le lancement d’une expérience pilote des services de proximité au niveau d’une annexe administrative relevant de la Wilaya de Rabat-Salé, en coopération avec le ministère de l’Intérieur. Cette expérience, qui sera généralisée au niveau des différents secteurs ministériels, permettra l’accès commun aux informations entre les départements par le biais de la plate-forme gouvernementale de complémentarité à travers l’interconnexion des systèmes d’information contenant les données relatives aux documents administratifs requis par les services publics.

Selon le ministre, cette mesure permettra de limiter le nombre de documents administratifs demandés, de diminuer les allées et venues des citoyens vers l’administration, de réduire les coûts des services administratifs pour le citoyen et l’administration, outre le gain de temps et la réduction des marges d’erreurs lors de la saisie et l’actualisation des informations et la facilitation de la vérification de la conformité des informations fournies.

>Renforcement des compétences des ressources humaines:

Le ministre a relevé que la professionnalisation de la haute et moyenne fonction publique est une priorité absolue à ce stade, à travers une définition précise des fonctions et l’adoption d’une approche axée sur les résultats et basée sur le principe de contractualisation en tant que système d’évaluation pour l’établissement des critères d’éligibilité, d’efficacité et de rentabilité.

Au niveau de la gestion, M. Ben Abdelkader a plaidé pour l’ouverture de consultations nationales consacrées à la révision du système de la fonction publique avec différentes instances de la fonction publique et le Conseil supérieur de la fonction publique.

>Réhabilitation des installations publiques et soutien à la politique de décentralisation:

Une série de mesures seront adoptées pour accroître la compatibilité entre les différents administrations et s’inspirer des meilleures pratiques du secteur privé.

Parmi ces mesures :

– la promulgation d’une charte de la décentralisation administrative, qui définit les missions et le rôle des administrations centrales et décentralisées,

– la mise en évidence du niveau régional en tant que cadre approprié pour l’harmonisation des politiques publiques,

– la possibilité de regrouper les tâches administratives communes ou complémentaires dans le cadre d’administrations interministérielles régionales.

Lors de ce Conseil de gouvernement, le Chef du gouvernement Saâd Eddine El Otmani a aussi jugé nécessaire d’élaborer un manuel de référence pour les meilleures pratiques de gestion dans le secteur privé dont l’administration publique peut s’inspirer, notamment en ce qui concerne la responsabilité et reddition de comptes et la gestion basée sur les résultats.

Au volet du renforcement de la coordination, il a relevé que le gouvernement œuvrera à la promulgation d’un décret portant création du comité interministériel pour la réforme de l’administration, qui sera chargé d’élaborer les orientations stratégiques de la réforme de l’administration, d’adopter le programme de réforme de l’administration et de soutenir les autorités locales pour ce qui est de la mise en œuvre d’un tel programme”.

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Une troisième réunion de travail regroupant le secrétaire général du gouvernement et des représentants de plusieurs ministères sera tenue afin d’examiner le dossier relatif à la retraite anticipée dans la fonction publique. Cette réunion a pour objectif d’étudier tous les dossiers en la matière et ce, à travers la formation des commissions“, a annoncé Hédi Makni, secrétaire général du gouvernement dans une interview accordée ce mercredi 23 août aout à Africanmanager.

Le responsable a précisé qu’à travers ces réunions, le gouvernement ambitionne de respecter les délais qui ont été fixés, affirmant que la présidence du gouvernement a appelé tous les ministères à préparer une liste bien détaillée sur les fonctionnaires concernés par la retraite anticipée, et ce afin d’appliquer les mesures qui ont été prises et de caler le budget de l’Etat pour l’année 2018en conséquence…

Rappelons que la présidence du gouvernement a annoncé que les agents de la fonction publique qui auront atteint l’âge légal de départ à la retraite durant la période allant du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2021 et désireux de partir à la retraite anticipés sont appelés à présenter leurs demandes par voie hiérarchique, avant le 2 octobre 2017.

Ce dispositif de retraite anticipée ambitionne d’absorber le surplus d’employés dans la fonction publique, notamment depuis les recrutements massifs effectués entre 2011 et 2015.

Notre interviewé a ajouté que beaucoup de fonctionnaires tunisiens sont concernés par ce projet , précisant que plusieurs critères ont été pris en considération dont notamment le garantie de l’équilibre de hiérarchie des ressources humaines, le respect de la situation sociale et sanitaire de l‘employé.

La retraite des fonctionnaires est volontaire

La stratégie de modernisation de l’administration et de la fonction publique en Tunisie s’articule autour d’un départ à la retraite volontaire. Cette réforme cible les fonctionnaires âgés entre 57 et 59 ans. Ils bénéficieront de la même pension de retraite que ceux qui partent à l’âge de 60 ans.

De même, cette mesure est axée sur plusieurs éléments, à savoir  l’affiliation depuis au moins 15 ans à la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS).

Le programme est également destiné à ceux qui désirent quitter la fonction publique et créer leurs propres projets, à condition qu’ils ne dépassent pas 55 ans. Pour ceux-là, ils bénéficieront d’un soutien financier et d’un accompagnement de la part du ministère de l’Industrie ; la durée de l’affiliation aux caisses sociales doit être d’au moins cinq ans.

Le programme de réforme concerne aussi ceux âgés entre 40 et 45 ans qui désirent accéder à de hauts postes dans la fonction publique. Ils seront recrutés par concours et évalués après 3 ans sur la base des objectifs atteints.

Une période de cinq ans sera accordée aux fonctionnaires qui désirent rejoindre le secteur privé. Ils pourront réintégrer la fonction publique après cette période.

 

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Est-ce la fin de l’agitation sociale en Côte d’Ivoire ? Les accords signés entre le gouvernement et les principales organisations syndicales, le jeudi 17 août 2017, autour d’une trêve sociale de 5 ans le laissent entendre. Tous les responsables syndicaux qui ont mené la vie dure aux autorités en lançant les grèves de fin 2016 et janvier 2017 étaient là pour parapher les précieux documents : Théodore Gnangna Zadi, de la Plateforme des organisations professionnelles du secteur public, Jean Yves Abonga, de l’Intersyndicale des fonctionnaires, Kangouté Maimouna Fofana, de la Coordination des syndicats de fonctionnaires…

Les fonctionnaires ont chèrement vendu leur reddition. En effet les deux protocoles d’accord, qui ont nécessité 8 huit d’âpres négociations, stipulent la satisfaction de 5 des 6 demandes des agents de la fonction publique, dont la principale est le décaissement des arriérés de salaires, évalués à 249,6 milliards Fcfa (380 millions d’euros), rapporte Jeune Afrique.

«L’objectif visé par le gouvernement était d’obtenir l’engagement des partenaires sociaux dans un processus participatif qui privilégie la négociation, la discussion et le consensus en lieu et place des rapports de force ou de défiance», a indiqué le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Ce dernier a souligné que le gouvernement, malgré le rude coup encaissé par les finances publiques du fait de la chute des cours des matières premières, a mis la main à la poche pour ramener le calme dans le pays.

«En tenant compte des contraintes financières de l’État, l’échéancier suivant a été négocié et obtenu avec l’ensemble des syndicats : 70% du montant du stock sera payé à partir de 2018 sur cinq ans, pour une incidence budgétaire annuelle de 34,9 milliards Fcfa sur la période 2018-2022. Et les 30% restants seront payés sur la période 2023-2025 avec une incidence budgétaire annuelle de 24,96 milliards Fcfa», a précisé Coulibaly, devant des leaders syndicaux qui ne cachaient par leur joie…

C’est aussi le prix à payer pour acheter une paix sociale sans laquelle le poids lourd de l’Afrique de l’Ouest ne peut pas gagner la bataille de la relance économique. Par ailleurs les engagements pris par le pays auprès du FMI ne permettaient pas d’aller plus loin dans l’instabilité sociale. Toutefois Theodore Gnangna Zadi prévient : Certes «le protocole règle définitivement le problème des stocks [des arriérés de salaires] depuis cinq ans“, mais pour autant “la trêve sociale ne met pas fin à l’activité syndicale en Côte d’Ivoire. Il crée un cadre de négociations». Une manière de dire au gouvernement qu’il a intérêt à montrer patte blanche et à tenir ses promesses…

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