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Forum économique mondial

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« Si vous ne trouvez pas un endroit où vivre, appelez-moi je vous en trouverai un » a déclaré le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed à l’adresse d’un groupe de touristes algériens lors de sa visite, vendredi dernier, au poste de passage frontalier de Malloula , ajoutant sur un ton badin qu’il suffit « d’aller dans n’importe quelle maison en Tunisie. Sonnez à la porte et ils vous hébergeront ».

Cette anecdote reprise par un média algérien reflète en fait les forts liens de voisinage voire de fraternité qui unissent Tunisiens et Algériens, « un seul peuple dans deux États », selon les propos de Chahed, dont on pouvait résonance chez les responsables algériens, notamment le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, qui s’était rendu au principal poste frontalier entre les deux pays au lendemain de l’attentat terroriste qui a fait 6 martyrs parmi les membres de la Garde nationale tunisienne.

Une visite qui a rassuré les touristes algériens sur leur sécurité dans le pays voisin, au point que, un mois plus tard, le nombre de touristes algériens s’était amélioré, passant d’une moyenne quotidienne de 17 000 en juillet à une moyenne de 20 000 par jour pendant les 14 premiers jours d’août, selon les chiffres du ministère algérien de l’Intérieur. Les responsables tunisiens et algériens ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que le nombre de touristes algériens soit de 2,2 millions à 2,7 millions cette saison, un signe fort de reprise pour l’industrie des loisirs en Tunisie.

Malgré la forte augmentation du nombre de touristes, le pays perçoit encore moins de revenus qu’avant sa révolution de 2011, en raison de difficultés économiques persistantes, soulignées par une monnaie affaiblie. Alors qu’il y avait 1,8 million de touristes entre janvier et juillet 2010, bien moins que les 4,4 millions de touristes arrivés au cours de la même période, les touristes de 2010 ont dépensé 2,3 milliards de dollars, soit près de quatre fois cette année.

Des flux en croissance de 17% au moins par an

Cela montre à quel point la crise économique du pays a eu un effet sur le tourisme et l’économie en général, selon les experts. L’un d’eux, l’économiste algérien Khaliss Tablati, cité par le « Middle East Online » a noté que l’augmentation constante du nombre de touristes algériens est une évolution positive, apportant un soulagement au moins modéré à l’industrie en difficulté, alors que «  «la hausse des flux de touristes algériens vers la Tunisie n’a pas été inférieure à 17% par an depuis trois ans ».

D’autres économistes ont déclaré que même davantage de touristes algériens se rendraient en Tunisie sans la chute du dinar algérien, qui a particulièrement frappé la classe moyenne du pays, qui est la plus susceptible de se rendre en Tunisie. Ils soulignent que les riches Algériens passent généralement leurs vacances en Espagne, en Europe ou en Asie et que la classe moyenne supérieure se rend en Turquie.

Affluence malgré la baisse du dinar algérien

Tous les Algériens ont droit à une indemnité de tourisme annuelle de 100 euros (114 dollars). Cependant, de nombreux Algériens obtiennent des devises en espèces sur le marché noir à des taux plus élevés que le taux officiel des banques. L’économiste Yacine Babouche, cité par la même source, a déclaré que la valeur du dinar algérien avait perdu 50% depuis la mi-2014 par rapport au dollar américain. Avec la conjoncture économique actuelle, et vu que l’Algérie doit encore développer le tourisme chez elle, la Tunisie devrait rester un grand marché pour les Algériens.

Malgré les 1 600 km de littoral méditerranéen en Algérie, d’importants sites culturels et historiques et de vastes étendues désertiques qui pourraient en faire un site touristique incontournable du Maghreb, le gouvernement s’est efforcé de développer son secteur touristique, qui représente 1,4% de son PIB. La plupart des touristes en Algérie sont des expatriés rentrant chez eux pour des vacances.

En 2017, le Forum économique mondial a classé l’Algérie au 118ème rang sur 136 pays en termes de compétitivité en matière de voyages et de tourisme, loin derrière le Maroc et la Tunisie, respectivement au 65ème et 87ème rang, rappelle le « Middle East Online ».

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Le dernier rapport du Forum économique mondial (WEF), intitulé “The Global Competitiveness Report 2017–2018” jette la lumière sur un continent qui progresse, produit et apporte sa part à l’économie mondiale. 10 pays africains ont même réalisé la prouesse de se glisser parmi les 100 économies les plus compétitives de la planète, sur 137 nations passées à la loupe par WEF.

Sur le toit de l’Afrique il y a l’île Maurice, une fois de plus. A l’échelle du monde elle est classée 45e. Puis vient le Rwanda (58e mondial), l’Afrique du Sud est 3e dans le continent (61e dans le monde). Après il y a le Botswana (63e), le Maroc (71e), l’Algérie (86e), puis la Namibie (90e), le Kenya (91e), la Tunisie (95e) et enfin l’Egypte (100e) complète le Top 10 africain.

La partie subsaharienne du continent est moins fringante, mais il y a tout de même des surprises, de grosses surprises même. Le Sénégal (106e mondial), par exemple, fait mieux que l’Ethiopie (108e), les Seychelles (107e) ou le Ghana (111e). Le Cameroun n’a pas pu faire mieux que 116e. Mais ce qui est encore plus sidérant, c’est le classement du Nigeria, 1e économie du continent : il est à la 125e position. La RDC, pays au sous-sol qui regorge de richesses, est au 126e rang, sans doute à cause de son instabilité politique et sociale. Et la Côte d’Ivoire me direz-vous ? Et bien le poids lourd de l’Afrique de l’Ouest et locomotive de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) n’est même pas classé !

A l’échelle du monde, la Suisse, pour la neuvième année d’affilée, est numéro 1, les Etats-Unis sont 2e et Singapour occupe la 3e marche du podium. Le Tchad (135e), le Mozambique (136e) et le Yémen (137e) sont en queue de peloton…

A noter que le WEF a élaboré son étude sur la base de plusieurs indicateurs dont la qualité des infrastructures, l’innovation, la qualité de l’éducation, la performance du système de santé, le climat des affaires et la santé du secteur privé. Les conclusions ont été corroborées par des enquêtes auprès de 14 000 chefs d’entreprise dans 137 pays.

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Le Forum économique mondial de Davos a pris le pouls de la compétitivité globale à l’échelle de la planète. Verdict pour la Tunisie : Elle n’a pas bougé d’un iota dans le classement 2017-2018 par rapport au précédent. Elle était à la 95ème position l’an dernier, sur 137 pays recensés, elle y reste cette année. Quant au score, il est, comme vous pouvez l’imaginer, faible, 3.93 sur 7 contre 3.92 en 2016.

A noter qu’une conférence va être organisée demain mardi 27 septembre 2017 pour exposer les détails de cette étude. La bonne nouvelle, tout de même, c’est que la Tunisie, pour la première fois depuis 2010, parvient à garder son rang…

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Le Forum Economique Mondial a dévoilé cette semaine son rapport global sur la compétitivité des différents pays du monde. Le Forum a analysé les niveaux de corruption, d’inflation et de stabilité pour élaborer une image virtuelle de chaque pays, rapporte Mosaïque fm.

L’un des facteurs utilisés pour élaborer cette image virtuelle est la taxe sur le business laquelle à chaque fois qu’elle augmente fait baisser la compétitivité du pays.

Vingt-cinq pays ont enregistré des taux de taxation sur le business supérieur à 50% et parmi ces pays, la Tunisie est classée 17ème avec un taux de taxation de 59.9%. La Tunisie a cependant baissé ses taxes par rapport à l’année dernière, puisqu’elles étaient estimées à 62%.

L’Argentine quant à elle est à la première place de ce classement, alors que la Bolivie et le Tajakistan complètent le podium. Au niveau africain, l’Algérie est le pays le plus taxé avec un taux de 72.7%, suivie par la Mauritanie avec 71.3%.

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De la bonne santé du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Tunisie on sait surtout que les autorités font en sorte que toutes les localités du pays accèdent au très haut débit à court terme pour que la fracture numérique soit résorbée, que chaque écolier dispose d’une tablette dans les plus brefs délais, que le paiement électronique ne soit plus marginale, etc. On sait aussi que pour prendre le pouls du secteur, il suffit de voir l’activisme et le volontarisme de son ministre, Noomane Fehri. A part ces éléments, on ne sait pas grand chose sur les progrès réels d’un secteur sur lequel le gouvernement mise pour créer des dizaines de milliers d’emplois dans quelques années. Le rapport annuel 2016 du forum économique mondial sur les TIC, qui vient de sortir, éclaire nos lanternes sur l’état du secteur en Tunisie, et surtout son classement dans le monde, histoire de mesurer le chemin parcouru ces dernières années.

Le document, intitulé “L’innovation dans l’économie digitale”, passe à la loupe 139 nations. Patatras, la Tunisie n’a pas bougé d’un iota, elle figure à la 81ème position mondiale, exactement la même que l’année dernière. Lot de consolation : Elle est deuxième en Afrique du Nord, derrière le Maroc et 7ème dans le monde arabe.
La Tunisie affiche un score de 3,9, sur une échelle allant de 1 à 7. Pas besoin de s’attarder sur le fait qu’il y a encore du boulot, beaucoup de boulot, pour monter de quelques crans.

Des tarifs mobiles et Internet parmi les moins élevés du monde

Les rédacteurs du rapport s’appuient sur 10 indicateurs ou piliers pour confectionner l’indice global. Il apparait au niveau des indicateurs auxiliaires que la Tunisie accuse un retard en matière d’affaires et d’innovation (Business & innovation environment) mais également au niveau de l’environnement politique et réglementaire et de l’utilisation des TIC dans les affaires.

Par ce qui est de l’accessibilité, la Tunisie est placée au 24ème rang mondial. D’après le rapport, la Tunisie affiche des tarifs cellulaires mobiles et Internet parmi les moins élevés de la planète (8ème mondial). Mais le pays n’en profite pas pour faire prospérer cette niche et booster toute l’économie numérique du fait de la faible concurrence dans le secteur de la téléphonie mobile et de l’Internet, dit le document.

Les trains qui n’arrivent pas à l’heure

Le rapport pointe du doigt d’autres failles dont un usage jugé faible d’Internet pour les transactions business-to–consumer. En d’autres termes les opérations via Internet ou encore le e-commerce ont une très grosse marge de progression.

Par ailleurs il est dit dans l’étude que l’effet de l’usage des TIC sur l’économie reste mineur. Ce qui explique que la Tunisie occupe la 113ème position mondiale en matière d’impact des TIC sur les nouveaux modèles d’organisation et la 91ème en matière d’impact des TIC sur les nouveaux services et produits.

Cela donne une idée du chemin à accomplir pour faire de la Tunisie un ténor régional dans le domaine du digital. Toutefois le travail dans ce sens a déjà commencé, avec la mise à niveau de l’infrastructure des télécommunications. L’an dernier, le gouvernement a entamé l’opération de découpage de la boucle locale de l’opérateur historique Tunisie Telecom, ce qui a permis à des concurrents de s’installer dans le créneau du réseau téléphonique local. Le but est de créer une émulation chez les opérateurs pour faire grossir le marché de la téléphonie fixe, d’étoffer la palette les services et de hausser leur qualité.

A signaler que la Tunisie a activé un réseau de diffusion numérique terrestre proposant un bouquet de 10 chaînes publiques et privées.

1000 jeunes formés et 17 projets financés

Un programme de formation dans la programmation (des téléphonies mobiles) dédié à 1000 jeunes Tunisiens est sur les rails depuis 2015 ; il concerne tous les gouvernorats du pays.

Pour impulser l’innovation, 17 projets ont été subventionnés par le fonds de développement des technologies de la communication à hauteur de 9 millions de dinars. Un accord de partenariat a été conclu avec la société Sofrecom, on en attend 340 postes d’emplois sur 3 ans.

Tour de vis au niveau de la réglementation

Le décret loi sur la mise en place du Conseil stratégique de l’économie numérique et la préparation du nouveau Code numérique sont assurément des avancées notables dans le domaine de la réglementation du secteur.

La loi sur la lutte contre les cybercrimes est également sur le feu, sa promulgation ne devrait pas tarder.

Le chantier de 2016 est colossal !

Le démarrage du projet “Tunisie Digitale 2018” est le clou de l’année 2016. Ses initiateurs ne manquent pas d’ambition : Ils veulent “faire de la Tunisie une référence numérique Internationale et faire des TIC un levier essentiel du développement socio-économique”. Cette stratégie est un des pans du plan quinquennal (2016-2020).

“Tunisie Digitale 2018” a essentiellement pour objectifs l’inclusion sociale et la réduction de la fracture numérique, le basculement vers la culture du numérique, faire du e-administration une norme, l’amélioration de la compétitivité des entreprises et leur positionnement sur le numérique, la création d’emplois, faire émerger des champions nationaux et faire du tout numérique une réalité en Tunisie.

Les promoteurs de ce programme évoquent le chiffre de 11 milliards dinars de valeur ajoutée par an pour le secteur, à partir de la cinquième année, contre 4,5 milliards de dinars présentement. Rendez-vous en 2020 pour savoir si les objectifs ont été atteints.

Les autres objectifs méritent également un coup de projecteur : 6 milliards de dinars de recette à l’export à la fin du plan quinquennal 2016-2020, contre 950 millions de dinars actuellement, 100.000 nouveaux emplois en cinq ans, trois familles sur 5 connectées et le très haut débit sur tout le territoire tunisien.

Les autorités ont fait leurs comptes : Il faudra 5,5 milliards de dinars (1/3 investissements public et 2/3 investissements privés) pour financer ce projet.

Quant au programme national stratégique, il comporte trois volets : La vulgarisation du numérique (grand public, administration, entreprises) pour réduire les disparités régionales, le développement de l’innovation à travers l’offshoring et le développement de l’infrastructure.
Les autorités misent beaucoup sur la 4G pour inciter les petites entreprises à utiliser davantage Internet, idem pour toutes les franges de la société et les zones défavorisées.
Cette année, le ministère des Technologies de la Communication et de l’Économie numérique ambitionne d’étendre le taux de couverture pour le porter à 25% au niveau national et 20% au niveau régional.

Il est également question de tout faire pour que plus de 60% des institutions publiques rejoignent le réseau administratif intégré (360 institutions à part le ministère de l’intérieur).

Le e-goverment est aussi dans les petits papiers du gouvernement, lequel projette de développer le système Aman 2 et créer 10 lignes groupées à la disposition des citoyens.

En matière d’innovation technologique, une étude a été lancée dans l’optique de l’attribution d’un Label innovation pour les projets ayant souscrit au plan stratégique.

A signaler qu’un atelier de formation sur “l’Internet des objets”, autour du “e-farming” et “smart meter”, sera proposé. Le ministère des TIC et de l’Économie numérique planche également sur le rayonnement du pôle El Ghazela et des partenariats avec des organismes du même type dans le monde.

Voilà, comme vous le voyez, ce ne sont pas les idées qui manquent ! Pas de doute, le basculement numérique de la Tunisie est bien vendu par les autorités, notamment le sémillant ministre des TIC, Noomane Fehri. Reste à savoir si le gouvernement aura assez de souffle et de détermination pour aller au bout de cette affaire, et surtout si les énormes moyens mis en exergue seront effectivement mobilisés. Un dossier à suivre de très près…

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Les pays de l’Afrique du Nord, marché d’environ 175 millions de consommateurs, doivent améliorer la compétitivité de leurs économies et réaliser une croissance moyenne de 7% à 8% contre 5% actuellement, pour parvenir à résoudre le problème du chômage et ressentir réellement les effets du développement, tel est le constat des économistes de la Banque africaine de développement, réunis dans un atelier régional, mercredi à Gammarth.
Selon le rapport 2015 sur la compétitivité en Afrique, réalisé conjointement par la BAD, le Forum économique mondial, la Banque Mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et dont les conclusions ont été présentées à cet atelier, la Tunisie est classée 92ème, perdant 5 rangs par rapport à son classement précédent, l’Algérie s’est démarquée par la taille de son marché, se positionnant à la 87ème place et le Maroc a réalisé la meilleure performance de la région, occupant la 72ème place mondiale sur 144 pays alors que la Mauritanie, classée 138ème, accuse un retard dans les domaines de l’infrastructure, des institutions et du capital humain.
Le rapport, intitulé “transformer les économies d’Afrique”, met l’accent sur les secteurs de l’agriculture, l’industrie manufacturière et les services. Il recommande aux pays de l’Afrique du Nord de réaliser des efforts substantiels pour rendre leurs productions plus compétitives et met en lumière, à cet effet, les principaux obstacles à la réalisation de cet objectif. Il s’agit de l’inefficacité de l’administration, la corruption, le faible niveau d’intégration à la chaîne des valeurs mondiale et l’accès difficile au financement.
Les pays de cette région de l’Afrique, toujours en retard par rapport à d’autres régions telles que l’Asie du sud-Est etl’Afrique sub-saharienne, doivent aussi faciliter la création d’entreprises agroalimentaires pour augmenter la valeur ajoutée des produits exportés tels que l’huile d’olive, assouplir la réglementation liée au commerce des services, associer davantage le secteur privé à la création d’emplois et mettre en place un plan d’action d’envergure pour concrétiser les accords régionaux et instaurer les zones de libre échange.
D’après le même rapport l’amélioration de la compétitivité devient une obligation et non un choix pour les pays africains. “C’est une obligation pour créer des emplois décents et durables et bien se positionner dans la chaîne de valeurs internationale”.
Sur le plan sectoriel, les économistes, auteurs du rapport ont cité au nombre des secteurs non compétitifs, celui de l’agriculture, relevant que la région de l’Afrique du nord n’a pas encore réalisé sa révolution verte.
Jacob Kolster, directeur régional d’Afrique du Nord à la BAD a cité l’exemple de l’huile d’olive tunisienne qu’il qualifie de “pétrole de la Tunisie” et qui peut être valorisée.
“La Tunisie ne profite que de 10% de la valeur de cette denrée précieuse parce qu’elle l’exporte en vrac, alors que l’Italie, par exemple, gagne des parts de marchés internationaux importants, en revendant l’huile tunisienne après sa mise en bouteille”, a expliqué le responsable.
Audrey Verdier-Chouchane, économiste de recherche en chef à la BAD a fait remarquer que dans les pays de la région, les emplois se sont déplacés du secteur agricole directement vers les services sans développer, au milieu, une industrie qui peut créer de nombreux emplois. Cette industrie, agroalimentaire par exemple, reste malgré tout à fort potentiel de création d’emplois».
Thouraya Triki, économiste-pays en chef à la BAD a analysé les spécificités des économies des 6 pays de l’Afrique du Nord, lesquelles demeurent d’un niveau de sophistication faible et d’une croissance toujours en- dessous du niveau d’autres régions du monde.
“Après 2011, ces économies qui se sont trouvées encore dans une conjoncture plus difficile (destabilisation politique, baisse du prix du pétrole…), ont affiché un ralentissement de croissance et ont vu les taux de chômage augmenter alors que le secteur public se trouve incapable de résoudre à lui seul ce problème”, a-t-elle indiqué. Elle a ainsi insisté sur la nécessité d’associer le secteur privé pour relever les défis qui se posent et d’accompagner les entreprises qui ont du mal à croître (un taux de mortalité des entreprises par an, supérieur de 1,7%, à la moyenne mondiale), réitérant l’engagement de la BAD à soutenir le secteur privé dans ces pays dans le cadre de sa stratégie 2013-2022.
Les interventions de la banque africaine seront orientées d’après elle, vers les initiatives de croissance inclusive et les actions menées par le secteur privé pour l’amélioration du climat d’investissement et des infrastructures. Durant la période entre 1963 et 2014, la BAD a approuvé une enveloppe estimée à 26,82 milliards. La Tunisie, l’Egypte et le Maroc sont les premiers bénéficiaires de ces financements.

TAP

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Le rapport du Forum économique mondial (WEF) sur les technologies de l’information

Le rapport du Forum économique mondial (WEF) sur les technologies de l’information, vient de classer la Tunisie première en Afrique en matière de qualité des sciences et des mathématiques.

Elle occupe le 31e rang à l’échelle mondiale, avec le Maroc en 52ème position et la Côte d’Ivoire à la 60ème, tandis que le Ghana se classe 62ème à l’échelle mondiale.

Singapour est au premier rang mondial, suivi par la Finlande et la Belgique. L’Afrique du Sud est la pire en termes de qualité de mathématiques et l’enseignement des sciences et est classé 148ème dans le monde.

Selon le rapport, environ 200 millions d’enfants restent analphabètes après avoir terminé le cycle de l’enseignement primaire, et dans le monde, 743 millions de personnes âgées de 15 ans et plus resteront encore analphabètes en 2015, date limite des objectifs du Millénaire pour le développement avec deux tiers d’entre eux étant des femmes.

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