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Gouvernement d’union nationale

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Avec 77 jours de retard, le ministère tunisien des Finances a publié, le 16 mars 2018, les résultats, quoique provisoires, de l’exécution du budget de l’Etat pour l’année 2017. A sa lecture, force est de constater que le GUN (Gouvernement d’union nationale) a tenu ses prévisions et ne les a pas dépassées, ni dans les recettes, ni dans les dépenses.

Il avait prévu, dans un budget qui avait été fait presqu’à la hâte par un gouvernement qui avait pris les rênes du pays en août 2016, quelque 34,455 Milliards DT de total ressources. Il en fera 34,290 Milliards DT. Ce sont les ressources propres qui auront finalement fait quelque peu défaut, puisqu’il en prévoyait 24,125 Milliards DT, mais n’en fera que 23,891 Milliards DT. Les recettes fiscales étaient pourtant presque conformes aux prévisions de la LF 2017 (21,250 Milliards DT), avec des réalisations de 21,186 Milliards DT seulement. En impôts directs, le GUN tablait sur 8,7 Milliards DT. Il n’en fera que 8,5 Milliards DT. L’impôt sur les revenus a pourtant plus rapporté que prévu et l’impôt sur les salaires a même dépassé de presque 61 MDT les prévisions. Mais c’est l’IS qui rapportera moins que prévu, notamment du côté des entreprises pétrolières. Suivez son regard vers les mouvements sociaux.

Petites défaillances aussi du côté des recettes non fiscales. On prévoyait 2,875 Milliards DT. On n’en récoltera que 2,704 Milliards. Les revenus de commercialisation de carburant ont rapporté un peu moins que prévu (609,5 MDT contre 615 MDT prévus), les revenus des participations publiques devaient rapporter 300 MDT, ils n’en feront que 261,8 MDT ; la confiscation devait rapporter 200 MDT, elle n’en fera que 145 MDT. Au total, c’est un manque à gagner de 170 MDT. Le GUN tiendra, tout de même, ses prévisions pour une pression fiscale de 21,8 %.

Côté dépenses de gestion, force est de constater que le GUN s’était un peu laissé aller à la dépense, même si au total, il en aura fait 108 MDT de moins que prévu dans la LF 2017. Il devait pourtant donner 14,300 Milliards DT en salaires, il en donnera 14,352 Milliards DT. Il devait dépenser 1,086 Milliards DT en biens et services, il en dépensera 1,113 Milliards DT. Il devait dépenser 5,912 Milliards DT en interventions & transferts, il en casquera 54,6 MDT de plus.

Le GUN tiendra tout de même ses promesses en dépenses d’investissement et fera même un peu plus que prévu. Il prévoyait 5,7 Milliards DT de dépenses en capital, il fera finalement 5,729 Milliards DT et au lieu des 2,507 Milliards DT d’investissements directs, il en fera 2,570 Milliards DT. Il avait prévu 1,436 Milliards DT en financements publics, il en fera finalement 1,826 Milliards DT. Il n’en reste pas moins vrai que, dans l’application du budget 2017, les dépenses de gestion représentaient 78,5 % du total et que les dépenses sociales représentaient 45,6 % contre seulement 29 % pour les dépenses à caractère économique.

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Les sondages de Sigma Conseil dévoilés le samedi 20 janvier 2018 le démontrent : Nidaa Tounes et Ennahdha, en instance de divorce, un hameçon factice auquel personne n’a vraiment mordu, tiennent encore le pays, mais de façon très ténue. Avec des scores très faibles en termes d’intentions de vote pour les prochaines municipales et législatives, ils pulsent encore mais sur un champ de ruines que le désenchantement de leurs électeurs a ravagé davantage. Et avec la masse d’abstentionnistes et d’indécis parmi les citoyens que les collaborateurs de Hassan Zargouni ont sondés, les deux ténors de la scène politique locale, dont la popularité s’est sérieusement érodée, ont du souci à se faire. Mais tout ce bouillonnement a une autre conséquence, encore plus grave car impactant la trajectoire du pays : Le socle du gouvernement d’Union nationale fond comme neige au soleil. L’équipe de Youssef Chahed n’est maintenant composée que d’éléments du mouvement Ennahdha, de Nidaa Tounes et du parti Al-Massar. Quant au Document de Carthage, qui est à l’origine de l’installation de Chahed à la Kasbah, de moins en moins de formations politiques lui sont fidèles. Le chef du gouvernement compte désormais ses soutiens sur les doigts d’une main : Ennahdha, Nidaa Tounes, Al Massar, Al Moubadara et de l’Union patriotique libre (UPL). Les difficultés du pays ne seront pas qu’économiques en 2018…

Après le mouvement Echaâb, le parti Al-Jomhouri et le parti Afek Tounes, Machrou Tounes vient de se joindre aux partis qui se sont retirés du Pacte de Carthage et du gouvernement piloté par Youssef Chahed. Pour le parti conduit par Mohsen Marzouk, le gouvernement actuel ne peut être qualifié de gouvernement d’union nationale dans la mesure où il est dominé par Ennahdha et Nidaa.
Il a, dans ce sens, appelé à réviser “le processus du Document de Carthage” et à former un gouvernement de compétences nationales. Le Document de Carthage est “dépassé“. Il ne peut plus représenter un cadre idoine pour l’application des accords convenus, d’après Machrou Tounes.
Selon lui, le gouvernement de coalition Ennahdha-Nidaa est désormais incapable d’apporter des solutions pour sortir le pays de la crise.

Début novembre dernier, “Al-Joumhouri” avait critiqué le Document de Carthage et quitté le navire de Chahed après avoir accepté la démission d’Iyed Dahmani, seul représentant du parti au gouvernement. Pour le parti, le gouvernement d’union nationale est désormais incapable de réaliser les priorités du Document de Carthage en l’absence d’une approche réformatrice cohérente.
Quant au mouvement Echaâb, il a estimé que le Document de Carthage a dévié de ses véritables objectifs. “La Tunisie a aujourd’hui besoin de nouveaux horizons pour jeter les jalons d’un projet national audacieux qui vient rompre avec la médiocrité et la mauvaise gouvernance et engager de grandes réformes de développement“, a-t-il affirmé. “Bien que nous ne soyons pas représentés dans le gouvernement, nous sommes directement concernés par la situation actuelle du pays“, a souligné le mouvement Echaâb.

Yassine Brahim, chef de file du parti Afek Tounes a estimé, quant à lui, que l’alliance entre Ennahdha et Nidaa a considérablement fragilisé l’unité nationale. La politique de consensus entre Ennahdha et Nidaa Tounes a échoué et vidé le Document de Carthage de tout sens, a-t-il affirmé.
Le 19 décembre 2017, le conseil national d’Afek Tounes avait pris la décision de se retirer du gouvernement. Les représentants du parti, deux ministres et deux secrétaires d’Etat ont choisi de démissionner du parti, mais ont été maintenus à leurs postes ministériels.

Après son retrait fin 2016 du gouvernement et du Document de Carthage, l’Union patriotique libre (UPL) avait rejoint le 13 novembre 2017 le Document de Carthage. Bien qu’il ne détienne plus de portefeuilles ministériels, l’UPL a annoncé son retour au Document de Carthage et son soutien au gouvernement d’union nationale. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion de concertation regroupant Nidaa Tounes, Ennahdha et l’UPL.

Le président de la République Béji Caïd Essebsi avait proposé, le 2 juin 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui bénéficie de l’appui de la majorité des sensibilités politiques et sociales.
Les concertations autour de l’initiative présidentielle avaient abouti, le 13 juillet 2016, à la signature du “Document de Carthage”, un document de synthèse qui définit les priorités du gouvernement d’union nationale.
Le document de Carthage a été signé par les partis de Nidaa Tounes, Ennahdha, l’UPL, Afek Tounes, Machrou Tounes, le mouvement Echaab, l’Initiative Destourienne, le Parti Républicain (Al-Joumhouri) et la Voie Démocratique et Sociale (Al-Massar) et l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT), l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et l’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP).

Faut-il écouter Morjane ?

Le président du parti Al Moubadara, Kamel Morjane a déclaré le samedi 20 janvier 2018 à Nabeul que la Tunisie traverse une situation difficile. “Je n’aimerais pas être à la place du chef du gouvernement“, a-t-il lancé, soulignant que son parti s’attache aux objectifs du Document de Carthage et défend l’idée d’unité nationale et de consensus dont le pays a “fortement besoin“.
Présidant cet après-midi la commémoration du 66e anniversaire de la révolution du 18 janvier 1952, Morjane a estimé que la Tunisie a plus que jamais besoin d’une évaluation objective de la situation, en particulier de la part des parties qui veulent aider le pays et interagir positivement avec ce qui se passe.
Al Moubadara, a-t-il insisté, continue de soutenir le gouvernement et appelle toutes les parties à faire prévaloir l’intérêt national et à privilégier le travail consensuel. Le parti n’appuie pas non plus l’idée de changer le gouvernement tous les six mois ou tous les deux ans, d’autant, a-t-il dit, que la Tunisie n’a pas besoin de vivre des crises politiques successives.

Concernant le fait de confier à des membres du gouvernement la coordination des activités de leur parti lors des élections municipales, Kamel Morjane a estimé qu’une telle décision “est quelque peu difficile dans la mesure où le processus démocratique en Tunisie n’en est qu’à ses débuts“.
Si le chef du gouvernement est d’accord et juge que cela n’a pas de conséquences sur son gouvernement, c’est son droit. Mais il doit en assumer la responsabilité“, a ajouté Morjane.
Rappelons que Nidaa Tounes avait annoncé le 8 janvier 2018 la création d’un Conseil national en charge du suivi des élections municipales et de l’accompagnement des listes électorales du parti et la désignation de 29 délégués au sein des différentes coordinations régionales du parti pour assurer le suivi des élections municipales. Ce Conseil est composé, entre autres, de ministres et de secrétaires d’Etat en exercice, des conseillers à la présidence de la République ainsi que des députés à l’ARP. L’affaire a fait grand bruit et continue d’en faire, jusqu’à ce que l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les élections), en s’appuyant sur la législation en la matière, sorte du bois pour clamer haut et fort le bon droit de Nidaa Tounes à procéder de la sorte. Pas sûr que sa voix, même drapée avec la loi, aide à dépassionner le débat, surtout pour un organisme dont l’élection du président a été incroyablement compliquée, entre calculs, tambouille politicienne et psychodrames à l’ARP, jusqu’à jeter l’opprobre sur sa neutralité…

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Dans une brève information, l’agence officielle tunisienne d’information, Tap annonce que le parti politique «Al-Joumhouri quitte le gouvernement d’unité nationale et accepte la démission de Iyed Dahmani du parti». On rappelle que le ministre chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement et rédacteur des discours du chef du gouvernement Youssef Chahed, avait démissionné la semaine dernière, pour des raisons qui restent inconnues, du parti dont il était secrétaire général.

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Lui, c’est le «Conseiller auprès du chef du gouvernement, président du conseil d’analyse économique en charge de la gouvernance et du suivi des grands projets». Un titre à 22 mots, sans compter son patronyme complet, tant sont nombreuses les tâches allouées à cet économiste, chercheur et grand universitaire dans son domaine. Ce que ne dit pas ce titre, c’est que c’est lui Taoufik Rajhi, dont le nom a été cité par l’un des députés présents à la «réunion des fuites» de Nidaa Tounes, est affublé d’un autre mot qu’on ne saurait répéter, qui est aussi en charge des relations de la Tunisie avec le FMI et leurs négociations à propos du prêt de 2,8 Milliards DT, plus précisément la seconde tranche de ce prêt.

La première (Tunisie) est le pays à la dette incommensurable et à la production lamentable. Le second (FMI) est ce fonds monétaire international, dévoyé par toute l’opposition tunisienne et qu’on accuse de tous les maux de la première et qui ne reviendra dans leurs bonnes grâces que lorsqu’il décaissera toutes les créances qu’on lui demande, sans faire quoi que ce soit qui dérange leur léthargie politicienne et qu’il insiste même pour ne rien changer à la situation catastrophique de l’économie à laquelle il est supposé donner crédits sans exiger qu’elle redevienne bancable.

Or, il n’est un secret pour personne que les relations Tunisie-FMI ne sont plus au beau fixe. Comme tout bon banquier, le FMI ne donne crédit que contre garanties. Cela, d’autant plus que ce n’est pas lui qui demande à faire crédit à la Tunisie, mais bien cette dernière, à court de moyens financiers, qui lui fait une cour assidue pour financer sa relance économique. Dans le cas de l’espèce, ces garanties ne peuvent être qu’une économie bancable, qui utilise ses crédits pour le développement et non pour la consommation et qui se mette en situation de pouvoir rembourser ses crédits.

  • Saïdi affirme et Rajhi, le «Mourabitoune» tempère

Ce qui est tout aussi secret de polichinelle, c’est que presque le point d’achoppement de toutes les discussions, entre FMI et Tunisie, reste le nécessaire, sinon impérieux, dégraissage de la masse salariale. Or, celle-ci, de 13,7 Milliards DT, était déjà en hausse de 4,1 % par rapport à la LF (Loi des Finances 2016). L’autre sujet, moins litigieux certes, est la réforme de la fonction publique. Or, celle-ci, ainsi que le reste des réformes demandées par le FMI, tardent toujours comme l’a affirmé le fonds dans son communiqué du 7 février 2017.

C’est tout cela qui a fait dire à des analystes tunisiens, comme Ezzeddine Saidane, qu’ils doutent d’une prochaine visite du FMI et donc d’un prochain déblocage des 650 MUSD. Et si l’autre conseiller économique de Youssef Chahed, Ridha Saïdi qui n’est pas directement en charge de ce dossier, prend le risque de son prononcer sur la question et d’affirmer ipso facto que «la 2ème tranche du prêt FMI, sera débloquée en avril 2017», Taoufik Rajhi, quoique manifestement piqué au vif, se révèle moins affirmatif et tempèrerait presque les déclarations de son collègue. Moins de 24 heures après la certitude de Saïdi, en effet, Rajhi abaisse un peu le niveau des attentes et publie un statut sur sa page fb où il assurait que «la visite du FMI aura lieu comme prévu, tant que nous sommes là. Et pas de deuil aux professionnels de la frustration». Il répondait, lui aussi, à Saidane.

Sauf que, après Saïdi qui n’a fourni aucun élément tangible sur la résolution par le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) de toutes les problématiques citées dans le dernier rapport du FMI, Rajhi ne parle plus de décaissement de la seconde tranche du prêt, mais de simple présence du FMI. On pourrait certes le croire. Mais le FMI pourrait aussi revenir pour refaire le même constat que celui du 7 février 2017 et décider de reporter, encore une fois, le décaissement. Car, force est de constater, comme n’en a pas apporté les preuves Taoufik Rajhi le 16 février devant la commission législative de l’ARP, peu ou prou des réformes demandées par le FMI ont été faites par la Tunisie.

Les usages dans un gouvernement qui se respecte dictent que tous ceux qui parlent en son nom le fassent à l’enseigne d’une articulation bien huilée, autrement dit dans une cohérence fondatrice de crédibilité. Et ceci interdit immanquablement la moindre cacophonie. D’autant que Rajhi est la personne la plus exclusivement habilitée à connaître du dossier des relations avec le FMI et à agir et parler en conséquence à ce titre. Un couac dont on aurait dû impérieusement faire l’économie.

Cela dit, voici ce que demandait le FMI en février dernier, avec nos notes sur l’avancement fait jusqu’à fin janvier 2017, selon les propres chiffres du ministère des Finances à travers le document des «Résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat à fin janvier 2017 » :

  • Ce qui a été promis au FMI et ce qu’offre Tunisie

«Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente [Ndlr : -4,4 % d’impôts directs en janvier 2017], la rationalisation de la masse salariale du secteur public [Ndlr : +16,5 % à fin janvier 2017 et +4,1 % pour la LF 2017] afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics [Ndlr : -5,1 % à fin janvier 2017], et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants[Ndlr : Seule réalisation en action depuis l’été 2016]. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale [Ndlr : Aucune décision définitive à ce jour] représentent une autre priorité importante». La Tunisie a-t-elle réussi à faire mieux en moins de 2 mois ? Les chiffres ont la tête dure, d’autant qu’ils sont officiels !

Au risque que le Conseiller Rajhi ne nous classe, nous aussi, parmi les «professionnels du pessimisme» et bien que nous formulions les vœux les plus fervents de réussite de la Tunisie à convaincre son principal bailleurs de fonds, nous estimons que le GUN et ses conseillers, jouent simplement la montre et cachent beaucoup plus de vérités qu’ils n’en disent !

 

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Du 9 au 15 février, les experts en communication du gouvernement du Royaume-Uni ont organisé deux programmes de formation, au profit de 30 fonctionnaires de 8 ministères du gouvernement tunisien, «pour renforcer le rôle et l’importance de la communication gouvernementale, partager les outils de communication stratégique, les meilleures pratiques et aider les communicateurs du Gouvernement tunisien à développer leur expertise dans les communications de crise.

«Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet bilatéral en cours, visant à soutenir le travail de communication stratégique de la Tunisie et a été réalisé en partenariat avec le Service des communications du gouvernement du Royaume-Uni et l’Ambassade britannique à Tunis. Depuis 2011, le gouvernement britannique a fourni des programmes de développement pour soutenir la transition démocratique de la Tunisie », selon un communiqué publié sur le site de l’ambassade UK.
«Je suis ravie de voir la poursuite réussie de ce programme bilatéral important avec le Gouvernement tunisien. Une communication efficace est importante pour tous les gouvernements. La capacité de planifier et de gérer les campagnes de communication, de réagir efficacement en cas de crise et de s’adresser au public en fonction de leurs besoins est essentielle pour les communicateurs gouvernementaux. Grâce à ce partenariat continu entre nos gouvernements et à un renforcement des communications gouvernementales, nous pouvons soutenir la transition démocratique de la Tunisie » a déclaré l’ambassadrice anglaise Louise De Sousa.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed a souligné que le gouvernement d’union nationale “s’emploiera lors des trois prochaines années à former une nouvelle génération de jeunes associés à la prise de décisions, présents à tous les niveaux politique et économique, et ce en étant à l’écoute de leurs préoccupations et en instaurant le climat propice leur permettant de libérer leurs énergies et de bâtir la Tunisie de demain”.
A l’occasion du lancement samedi des tribunes de dialogue sociétal à la maison des jeunes de Khaznadar au Bardo, Youssef Chahed a reconnu que “les jeunes tunisiens vivent une situation difficile et affrontent plusieurs problèmes par manque de communication et de leur absence des centres de prise de décisions, au niveau de la vie politique, des partis et des organes de presse”.
“Parmi les objectifs du dialogue sociétal sur les questions de jeunesse est d’informer les décideurs des préoccupations des jeunes”, a-t-il affirmé.
“La conception que se fait le gouvernement d’union nationale à ce sujet est de créer une nouvelle génération de jeunes dans les différents domaines capables de prendre la relève en leur offrant les conditions propices afin d’épanouir leurs talents”, a-t-il précisé.
Il a rappelé que le gouvernement a proposé dans le cadre du budget 2017 la création d’un fonds spécial pour les jeunes dans les différentes régions du pays d’un montant de 250 millions de dinars pour les aider à concrétiser leurs idées et les encourager à prendre des initiatives d’autant que les circonstances difficiles que vit le pays limitent considérablement sa capacité à créer des postes d’emploi dans la fonction publique”.
“Les jeunes, quelques soient leur niveau d’enseignement, sont tenus de faire évoluer leur mentalité en faisant preuve d’imagination et en lançant des projets leur permettant d’accomplir leurs ambitions et de contribuer à l’effort de création d’emploi consenti par l’Etat”, a-t-il recommandé.
Il a assuré que l’Etat s’emploiera de son côté à ” offrir aux jeunes le cadre approprié en consolidant leur confiance, les aider financièrement et l’encadrement afin qu’ils puissent concrétiser leurs ambitions”.
Le chef du gouvernement a indiqué que “la responsabilité du gouvernement est de faire renaître l’espoir pour tous les Tunisiens, en premier lieu les jeunes, en leur offrant l’occasion de réussir, entre autres au niveau des nominations, et œuvrera à les aider à réaliser leurs ambitions par le biais du dialogue dont les recommandations doivent être traduites dans les faits”.
Youssef Chahed avait pris connaissance auparavant, dans les ateliers mis en place à la maison des jeunes de Khaznadar, des difficultés des jeunes, notamment le chômage, la marginalisation, l’addiction, le manque d’encadrement, l’interruption précoce des études et les défaillances relevées dans les établissements éducatifs et sportifs. Il s’est rendu compte également des activités sportives et de la jeunesse organisées à cette occasion.
Le dialogue sociétal se déroulera du 1r octobre au 13 novembre prochains dans tous les gouvernorats, avec la participation de toutes les catégories d’âge et sociales ainsi que les différentes composantes de la société civile. Au total 1360 tribunes de dialogue sont prévues à l’échelle locale à raison de 5 tribunes par délégation.
Il est le prélude à la tenue du congrès national de la jeunesse fin 2016 qui pour objectif de mettre en place une stratégie nationale globale de la jeunesse à l’horizon de 2030.

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Selon le baromètre politique du mois de septembre réalisé par la société Sigma Conseil et publié ce mardi 6 septembre 2016 par le journal “Le Maghreb”, 41,4% seulement des Tunisiens sont satisfaits de la désignation de Youssef Chahed à la tête du gouvernement d’union nationale (GUN) alors que 39,8% se sont déclarés non satisfaits.

Le baromètre de Sigma conseil a également révélé que 42,6% des personnes interrogées font confiance au gouvernement de Youssef Chahed contre 49,4% ayant déclaré qu’il ne font pas confiance à ce gouvernement.

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré dans un entretien ce mercredi 31 août 2016 avec Africanmanager qu’à travers son initiative de mettre en place un gouvernement d’union nationale (GUN), le président de la République, Béji Caied Essebsi, a voulu provoquer un choc positif et ouvrir de nouveaux horizons visant principalement à rétablir la confiance et relancer la croissance et l’investissement.

L’objectif aussi est d’élargir la coalition en associant certains partis de gauche ainsi que trois organisations nationales à savoir, l’Utica, l’Utap et l’UGTT.

Besbes a en outre souligné la nécessité de mettre en place des mesures audacieuses et courageuses, faisant remarquer que le retard au niveau des réformes n’a fait qu’assécher les sources de financement du pays, principalement celles provenant de la taxation.

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« Nous ne souhaitons pas que le scénario de 2008 se reproduise. La réaction des habitants de Gafsa était très forte à cette époque, car la région vivait depuis longtemps dans une misère profonde alors qu’elle possédait sa propre richesse. Nous continuons à défendre notre droit à profiter de « notre richesse »  et nous ne serons jamais soumis à des pressions, des promesses ni à des ordres de nature policière », a affirmé le dirigeant du Front Populaire Ammar Amroussia dans un entretien téléphonique ce mercredi 31 2016 avec Africanmanager.

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Lors de son allocution à la cérémonie de passation de pourvoir qui a eu lieu ce lundi 29 août 2016, à Dar Dhiafa à Carthage, l’ancien chef du gouvernement Habib Essid, s’est adressé au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, en disant : « Après avoir opté pour une initiative nationale celle portant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, j’espère que la prochaine fois on n’optera pas pour une fatwa pour changer le gouvernement», a-t-il dit.

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Validé par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le gouvernement de Youssef Chahed ne ressemble aucunement à un gouvernement d’union nationale (GUN), a estimé samedi le Parti destourien libre.
” Par delà sa consécration de la politique des quotas partisans, ce gouvernement est tombé dans la complaisance qui a conduit à l’augmentation du nombre de ses membres “, a-t-il constaté dans une déclaration rendue publique à l’issue du vote de confiance au gouvernement Chahed.
Le Parti destourien libre a également dit craindre le retour à la spirale de violence et au discours religieux extrémiste face aux déclarations précédentes du nouveau ministre des Affaires religieuses qui prône ” l’Islam politique ” et s’oppose à ” l’Etat national “.
A ce propos, il a appelé le chef du gouvernement et les membres de son cabinet à assumer leur entière responsabilité dans la défense des constantes de l’Etat national civil et moderniste, le respect du texte de la Constitution ainsi que dans la préservation du modèle de société tunisien.

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« Nous devons dire la vérité au peuple et je suis là pour le faire ». Tout cela avec le verbe haut, un ton ferme et tonique. Le discours du quadra qui était venu, ce vendredi 26 août, solliciter le vote de confiance des parlementaires était plein d’emphase, bourré d’énergie. Une allocution dans laquelle transparait la force de la jeunesse – il n’a que 40 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire la Tunisie -, une donne qui lui sera sans doute d’un précieux secours pour extirper la Tunisie de ses nombreuses difficultés. Comme on pouvait s’y attendre, et comme on l’avait prédit ici même hier, Chahed n’a pas lésiné sur les moyens pour secouer la représentation nationale, et à travers eux tous les citoyens, qui ont parfois tendance à perdre de vue les problèmes économiques et financiers aigus du pays.

Celui qui aspire à être le septième chef de gouvernement depuis le départ de Ben Ali – en 2011 -, a commencé par démolir en règle le maigre bilan économique de ses six prédécesseurs. Une Croissance molle (à peine 1,5 % cette année) ; une dette publique qui a explosé, jusqu’à doubler en cinq ans ; une masse salariale dans la fonction publique qui dévore 13,4 milliards de dinars du budget de l’État ; à peu près 112 000 recrutements dans le public depuis 2011 (plus de 600 000 fonctionnaires), des caisses sociales dont les indicateurs ont viré au rouge ; une production du phosphate, grand pourvoyeurs de devises étrangères, qui ne tourne qu’à 60 % de ses capacités…

Il a également décoché des flèches en direction de la société civile, qui a sa part de responsabilité dans le naufrage du pays. Il a dénoncé les comportements irresponsables qui ont fait des routes un cimetière et de la Tunisie une énorme décharge à ciel ouvert. « La liberté, ce n’est pas griller le feu rouge ou jeter des saletés dans la rue », a-t-il lâché. Il a aussi asséné qu’on ne doit pas avoir de la liberté une conception galvaudée qui sera interprétée par, par exemple, le fait de ne pas « payer ses factures d’électricité ou d’eau ». Le discours de Chahed, notamment son argument massue sur une politique d’austérité qui mettrait sur les carreaux des milliers de fonctionnaires, a tellement fait sensation que ça lui a valu une standing ovation de la part des députés. Il est vrai que dans un pays où l’écrasante majorité des jeunes aspirent à être un clou planté sur un mur (un fonctionnaire), ce genre de propos ne peut que faire mouche. Mais en l’occurrence une standing ovation dans ces lieux – au Parlement – ne peut avoir valeur de test, et encore moins de chèque en blanc pour Chahed. Son prédécesseur, Habib Essid, avait soulevé le même enthousiasme. On sait le sort qui lui a été réservé. Pour le nouveau chef du gouvernement, l’essentiel est ailleurs.

Quid de la thérapie de choc ?

Chahed a eu la majorité qu’il voulait, forte, écrasante : 167 voix en faveur de son gouvernement, 22 contre et 5 abstentions. Reste maintenant à dérouler son programme. Et ce ne sera pas une mince affaire au regard des nombreux chantiers qui l’attendent et de la difficulté à remettre les citoyens au travail, écueil sur lequel ses nombreux prédécesseurs depuis la Révolution se sont cassé les dents. Quand Chahed lâche « Nous avons fait une révolution, nous avons rédigé une Constitution, nous avons reçu le prix Nobel de la paix, mais cinq ans après la révolution, notre pays vit une crise qui menace d’étouffer les rêves de la jeunesse qui a perdu espoir », on ne peut lui dire que chiche. Le diagnostic du docteur est sans appel, impeccable, avec ces accents de vérité qui ont fait défaut à Essid pour secouer les citoyens et les entrainer avec lui dans sa dynamique réformatrice. Cela lui a été fatal. Reste maintenant à savoir si Chahed pourra transformer l’essai, après avoir réussi avec brio ses premiers pas d’homme d’Etat… ou d’homme providentiel, devrait-on dire.

Des moyens pour lutter contre le terrorisme, l’endettement, la corruption, de sa thérapie de choc pour guérir le malade, Chahed n’a pas dit grand chose. Ou très peu. Vous me direz que ce n’était pas le but ce vendredi sous la coupole du Bardo, et qu’il y a le discours de politique générale, prochainement, pour ça. En effet le chef du gouvernement avait mis ses combats pour en découdre avec la représentation nationale, la bousculer, notamment ceux qui s’étaient jurés intérieurement de le canarder copieusement après qu’il a refusé, au dernier moment, de revoir la copie de son gouvernement. Chahed était venu recueillir l’adhésion des parlementaires, une adhésion forte pour impulser les réformes douloureuses qui nous pendent au nez. C’est chose faite. Nous attendons de voir ce qu’il va en faire. En attendant, deux choses sont sûres : Il n’a pas une seule seconde à perdre et pas droit à l’erreur, évidemment. Les citoyens, les observateurs et la scène politique seront d’autant plus intraitables avec lui qu’il a mis la barre très haut avec une allocution de haute facture.

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L’union générale tunisienne du travail (UGTT) ne participe pas directement au gouvernement d’union nationale en dépit de l’existence d’anciens syndicalistes dans la liste proposée par le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed qui les considère comme étant des compétences indépendantes capables de servir le pays, a souligné, jeudi, Hfaiedh Hfaiedh, secrétaire général adjoint de l’organisation syndicale, chargé de la fonction publique.
L’UGTT qui s’intéresse à la situation dans le pays et qui est soucieuse de trouver les solutions adéquates pour surmonter les difficultés de la conjoncture actuelle, a contribué à l’élaboration du ” Document de Carthage ” qui fixe les grandes problématiques et résume les priorités du prochain gouvernement, a-t-il ajouté dans une déclaration au correspondant de l’agence TAP en marge d’une conférence régionale sur la réforme du système éducatif tenue au siège de l’union régionale du travail (URT) à Kébili.
Hfaiedh Hfaiedh a souligné la nécessité de traiter certains dossiers qu’il a qualifiés d’importants comme celui de la fiscalité, appelant à oeuvrer en vue de mettre fin aux pressions extérieures exercées par des institutions financières internationales, notamment, la banque mondiale.
Par ailleurs, le responsable syndical a indiqué que cette conférence régionale sur la réforme du système éducatif s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres avec les syndicalistes dans les différentes régions du pays pour prendre connaissance de l’avancement des travaux au sein des commissions techniques chargées de la réforme éducative.
Il a fait savoir que ces commissions ont parachevé plusieurs rapports et annoncé certaines décisions qui ont été approuvées par les parties qui participent à la réforme du système éducatif.

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Imed Hammami, qui vient d’être nommé ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, est né le 19 Avril 1964 à Beni Khalled du gouvernorat de Nabeul.
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis (ENIT), Imed Hammami a été élu en 2011 à l’Assemblée nationale Constituante (ANC), où il a présidé la commission chargée de la rédaction du chapitre 7 de la Constitution Tunisienne. Il était également membre de la commission de coordination et de rédaction de la Constitution.
Hammami est porte-parole du Mouvement Ennahdha depuis 2015.

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” Le Mouvement Ennahdha va appuyer le gouvernement d’union nationale annoncé officiellement samedi, dans la mesure où sa composition propose une large représentativité de la sphère politique et sociale “, a affirmé dimanche la députée et dirigeante au Mouvement Ennahdha Meherzia Laâbidi.
Contacté par l’agence TAP, elle a indiqué que le nouveau gouvernement doit se consacrer maintenant à la mise en œuvre de son programme d’action qui, a-t-elle dit, doit obéir au document de Carthage signé le 13 juillet 2016 par 9 partis politiques et 3 organisations.
Ce programme, a-t-elle ajouté, doit répondre aux aspirations et attentes du peuple tunisien, garantir une vie politique stable et booster la machine de développement.
Par ailleurs, Meherzia Laâbidi a tenu à préciser que le Mouvement Ennahdha a obtenu des portefeuilles ministériels choisis en fonction des compétences de ses candidats proposés, particulièrement les plus jeunes.

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Le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi a souligné, dimanche, que “Tous les Tunisiens doivent soutenir le gouvernement d’union nationale qui donne de l’espoir à la jeunesse tunisienne et compte relever les défis divers auxquels est confronté le pays notamment la crise économique”.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a indiqué que ce gouvernement formé de jeunes compétences et de 8 femmes travaillera dans une ambiance harmonieuse étant donné qu’il est soutenu par un grand nombre de partis politiques et d’organisations qui ont contribué à sa formation dès le départ à travers la signature du document de Carthage.
Hafedh Caïd Essebsi a exprimé son souhait de voir les membres du gouvernement, qui représentent pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie presque toutes les fractions politiques y compris celles qui ne sont pas représentées au parlement, travailler ensemble dans le cadre d’une équipe soudée et homogène.

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Khalil Amiri, qui vient d’être nommé secrétaire d’Etat à la Recherche scientifique est né en 1971 à Tunis.
Il est titulaire d’une licence, d’un master et d’un doctorat d’ingénieur informatique de l’Université d’Etat de Pennsylvanie.
Il est professeur d’informatique à l’Imperial College London de 2004 à 2006 et rejoint plusieurs fonds d’investissement à Londres.
De 2012 à 2014, il est Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires Etrangères, chargé des Tunisiens à l’Etranger.
Depuis novembre 2014, il est le doyen de la Mediterranean Institute of Technology – Medtec.

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Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan a démenti les informations selon lesquelles il aurait quitté le parti pour se rallier de façon individuelle au Gouvernement d’union nationale.

Dans une déclaration jeudi 18 août 2016 à Shems Fm, il a ajouté : « Je reste engagé au sein de mon parti. Ma participation au nouveau gouvernement reste tributaire d’une décision émanant de l’UPL ».

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Les concertations autour de la nouvelle composition du nouveau gouvernement d’union nationale sont a priori achevées. Une liste du nouvel attelage ministériel devrait être annoncée au cours de cette semaine par Youssef Chahed, le chef du gouvernement désigné qui devrait changer la donne dans un pays qui peine à sortir de sa panne de croissance. Lors de sa première rencontre avec les médias, le nouveau chef du gouvernement fraîchement désigné a promu un gouvernement de compétences nationales et de jeunes. Tiendra-t-il sa promesse ou cédera aux intérêts partisans?!

Il semble toutefois au vu des premières révélations de Carthage que le gouvernement Chahed qui devrait être officiellement annoncé dans quelques jours serait un gouvernement politique par excellence, un gouvernement équitablement partagé entre Nidaa Tounes et Ennahdha, sans pour autant négliger les autres partis de la Coalition à savoir l’UPL et Afek Tounes et une probable participation d’autres formations politiques. La question qui se pose à ce stade est la suivante : s’agira-t-il d’un gouvernement de compétences nationales ou d’un gouvernement qui obéit à  la logique des quotas. C’est depuis déjà la chute du gouvernement de Habib Essid, actuellement chargé de la gestion des affaires courantes que les querelles, les tiraillements politiques et les lobbies se sont bien incrustés dans l’échiquier pour y prendre le dessus et faire du nouveau gouvernement un otage des intérêts partisans.

Tous les partis politiques sont en train de courir derrière les postes ministériels. Tous se battent pour partager le gâteau…pour partager le pouvoir…Ennahdha exige des postes ministériels proportionnellement à son poids électoral. Le chef  du mouvement Rached Ghannouchi se veut très optimiste et satisfait. Lors d’un meeting organisé récemment à Béja, il a déclaré que son parti œuvrera à ce que sa représentation dans le gouvernement reflète son vrai poids politique, assurant qu’Ennahdha aura un rôle agissant dans le nouveau gouvernement. Selon les échos de Carthage, le mouvement Ennahdha obtiendra 3 portefeuilles ministériels (l’Agriculture, l’Emploi et la corruption) et 2 de secrétaires d’État dans le gouvernement d’union nationale. Il semble aussi que le secrétaire général du mouvement, Zied Laâdhari se voit confier le ministère de lutte contre la corruption, Imed Hammami celui de l’Emploi et Habib Jomli celui de l’Agriculture. Quant à l’Union Patriotique Libre (UPL), le président du parti, Slim Riahi, a annoncé qu’il est serait éventuellement, et si le contexte l’exige, prêt à abandonner tous les portefeuilles ministériels hormis celui de la lutte contre la corruption.  L’UPL est également intéressée par les ministères de la Femme, de l’Investissement et du Sport.
Quant à Nidaa Tounes, les dirigeants veulent une représentation selon les résultats des élections donc une participation égale ou supérieure celle d’Ennahdha.

Avec le Front populaire, les concertations n’ont abouti à rien et Mongi Rahoui à  qui une portefeuille économique a été proposé, a affirmé mercredi, lors d’une conférence de presse qu’il avait refusé un poste ministériel dans le gouvernement Chahed.

Quant à “Projet pour la Tunisie”, le secrétaire général du mouvement, Mohsen Marzouk a indiqué qu’il avait informé Youssef Chahed de la décision de son parti de ne pas participer au prochain gouvernement, précisant toutefois que la décision définitive sera prise une fois la composition du gouvernement soumise à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

S’agissant des révélations concernant la  composition du nouveau gouvernement, il est à signaler que Nidaa Tounes et Ennahdha seront majoritaires dans le prochain gouvernement de Youssef Chahed en raison de leurs poids dans le Parlement, avec respectivement 5  portefeuilles pour Ennahdha et 6 pour Nidaa. Quant à l’UPL, il obtiendrait 3 portefeuilles alors qu’un seul ministère serait attribué à Afek Tounes. Toujours selon ce qu’on a pu obtenir de Carthage où se déroulent les concertations gouvernementales, le prochain gouvernement sera composé de 18 à 20 ministres, et de 12 à 14 secrétaires d’État. Il est également prévu, suite à la proposition des partis qui ont participé aux concertations sur la composition du nouveau gouvernement, de regrouper certains ministères.

A l’issue de sa rencontre lundi 15 août 2016 avec Chahed, le ministre du Développement et de la Coopération internationale a indiqué que Chahed avait décidé de maintenir Hédi Majdoub, ministre de l’Intérieur, Farhat Horcheni, ministre de la Défense nationale ainsi que Khemaïes Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères, dans son futur gouvernement. Nous apprenons par ailleurs de nos sources que le ministre de l’Éducation, Néji Jalloul et la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik seront également maintenus dans le nouveau gouvernement d’union nationale. Le ministre des Finances, Slim Chaker n’en ferait toutefois pas partie.

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Hafedh Caïd Essebsi

Le directeur exécutif de Nidaa Tounès Hafedh Caid Essebsi a déclaré mercredi que son parti a présenté une liste de plus de 55 noms et c’est au chef du gouvernement désigné de choisir ceux qui pourront faire partie du cabinet d’union national.
Dans une déclaration de presse, à l’issue d’une rencontre mercredi entre une délégation du parti et le chef du gouvernement désigné Youssef Chahed à Dar Dhiafa à Carthage, il a assuré que Nidaa Tounès respectera les décisions de ce dernier.
Le choix des candidats pour les ministères de souveraineté revient au président de la République et non à Nidaa Tounès ou à Youssef Chahed, a-t-il lancé.
De son coté, le président du groupe parlementaire de Nidaa Tounès Sofien Toubel a précisé qu’à aucun moment au cours de la rencontre, la part du mouvement dans la prochaine composition du gouvernement n’a été abordée.
Il a exprimé le refus de Nidaa Tounès de la logique des quotas partisans, insistant sur la nécessité de placer l’intérêt du pays au dessus de toute considération et de tenir compte de la situation difficile que connait le pays au double plan social et économique.
Il a ajouté que la délégation de Nidaa Tounès a clairement demandé à Youssef Chahed de choisir les compétences qui sont capables de concrétiser les points contenus dans le ” Document de Carthage ” et de faire réussir le gouvernement d’union nationale, conformément aux recommandations du chef de l’Etat.
Au cours de sa rencontre avec Youssef Chahed, la délégation de Nidaa Tounès a appelé à la nécessité d’accélérer les concertations et d’annoncer la nouvelle composition du gouvernement au début de la semaine prochaine.

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