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Gouvernement d’union nationale

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Né à Tunis au début des cinq glorieuses de Hédi Nouira, Youssef Chahed a poursuivi des études d’ingénieur agronome à l’INAT (Institut National Agronomique de Tunis). Major de sa promotion, il intègre l’INAT en France où il obtient en 1999 un DEA en 2003 et un doctorat en agroéconomie. Il sera aussi professeur en agroéconomie à l’INSA français et professeur visiteur dans de nombreuses universités dans le monde (Tokyo, Sao Paolo, …). De 2003 à 2015, il est expert International auprès, notamment de l’U.S.D.A et la Commission Européenne. Polyglotte, il parle couramment l’arabe, le français, l’anglais et l’italien, ce qui a été fortement apprécié lors de ses passages sur les TV étrangères. Grand et baraqué avec un visage angélique, il est presque le gendre idéal.

Cité par Jeune Afrique, l’homme d’affaires Khaled Abdeljaoued affirme que «Youssef Chahed était pragmatique (…). Et avait une vraie sensibilité sociale. Idéologiquement parlant, son ancrage au sein du Pôle n’avait rien d’aberrant. Les allégations d’ultralibéralisme distillées à son encontre par certains milieux de la pseudo-mouvance révolutionnaire, sont tout simplement absurdes».

JA cite aussi «une de ses camarades, qui a milité à ses côtés à Al-Joumhouri en 2012-2013 » et qui «se souvient d’une personnalité pragmatique et assez consensuelle : « Youssef Chahed était libéral sur les questions de société, mais pas en économie. Ce n’était pas un doctrinaire, mais il avait à cœur de défendre la singularité tunisienne, qu’il estimait menacée par Ennahdha et ses alliés du Congrès pour la République (CPR)».

Issu d’une famille aisée, nous dit-on. «Ndhif» ou propre, comme disent les Tunisien, moralement et matériellement, affirment ses proches. De son père, on sait peu de choses, sauf qu’il a été étudiant à Sciences-Po à Paris. Sa mère est Prof universitaire et sa grand-mère n’est autre que la grande militante Radhia Haddad. Marié à une jeune fille de la région de Msaken au Sahel tunisien, de la famille Zahouani, matériellement nantie aussi, nous dit-on. Tout cela, fait à première vue de lui un homme au-dessus de toute tentative de corruption et l’homme idéal pour lutter contre.

JA l’appelait «l’équilibriste». Bien avant Chahed, le magazine d’information avait aussi utilisé ce qualificatif usité pour diverses autres personnalités. On aurait aussi pu l’appeler en grec le protagoniste qui est cet acteur qui devait jouer le premier rôle pour lequel le public est souvent censé éprouver de l’empathie ou encore le Christ, tant il est à chaque fois et inlassablement crucifié par ses opposants et ses alliés.

  • Chahed gagne ses galons d’Elliot Ness

Nous, on l’appellera désormais l’incorruptible ou cet Eliot Ness de la seconde République, pour ne pas dire ce «Don Quichotte» de la guerre contre la corruption qu’il mène tambour battant depuis le mois de mai 2017.

Au crépuscule du 24 mai, il se décidait enfin à lancer sa campagne, dont on dira, en juillet, que les Américains sont contents. «Ou c’est l’Etat, ou c’est la corruption. Moi, j’ai choisi l’Etat», avait-il alors dit d’un ton grave. Un choix qui l’élèvera en quelques minutes au rang de véritable homme d’Etat et propulsera sa popularité au firmament. Entendre alors une personnalité politique, comme le tonitruant Mohamed Abbou, approuver un chef de gouvernement que sa femme vouait quelques jours auparavant aux gémonies, était inattendu. Depuis, d’ailleurs, Abbou ne sortira plus en public pour s’attaquer au GUN (Gouvernement d’Union Nationale).

La veille, Chahed avait déjà ordonné l’arrestation et le placement en résidence surveillée de Chafik Jarraya, considéré comme le plus gros poisson de sa prise qui se déploiera en plusieurs vagues, suivies par la confiscation des biens de la quinzaine de personnalités économiques du pays.

Il a beaucoup hésité ou a-t-il pris son temps pour réfléchir, car il mesurait le risque qu’il prendrait en déclenchant cette guerre. Il aurait même confié à l’un de ses proches qu’il remettrait sa démission si la plus importante proie de sa campagne anti-corruption et prévarication venait à être remise en liberté.

  • L’Elliot Ness leur fout la trouille !

Quelques couacs ont certes émaillé cette campagne d’arrestations, comme lorsqu’un juge refuse de nommer un administrateur judiciaire sur les biens d’un des interpellés ou lorsqu’un autre relâche un autre inculpé avant qu’il ne soit remis en détention préventive. Mais la campagne anti-corruption de Chahed se poursuit globalement sans accros et ce dernier jure ses grands dieux, à partir de Washington, qu’elle se poursuivra et n’épargnera personne. Et c’est peut-être là le hic !

Tout le monde, sauf leurs avocats, avaient applaudi aux interpellations. Tous sans exception. Ceux qui n’avaient pas applaudi dans leurs communiqués, s’étaient tus. L’heure et la circonstance étaient en effet graves, d’autant qu’ils n’y avaient que certains médias, proches de Chahed lui-même, qui distillaient les informations, dans un silence assourdissant du Parquet. De manière non-officielle, certains milieux d’affaires avaient évoqué leurs craintes que les vagues d’interpellations ne fassent écrouler un édifice économique, encore fragile après la révolution.

La torpeur frappera tout le monde, lorsque les interpellations touchent la Douane, charnière vitale pour tous les grands et petits trafics. Côté public, c’est la satisfaction, presque la joie de voir enfin tomber les noms que tout le monde connaissait mais que personne ne dénonçait, tant la chaîne de bénéfice de cette activité illégale touchait de monde.

La fulgurance de la campagne et son étendue, bien que certains parlent encore de «petits poissons» et de «seconds couteaux», fait peur et fout même la trouille, tant dans les milieux d’affaires que dans les milieux politiques. Certains avancent, en constatant les liens, parfois évidents, entre un des partis au pouvoir et certaines interpellations, que Chahed aurait commencé par «balayer devant sa porte» pour se donner les moyens de balayer ailleurs. Suivez son regard. Il pourrait lorgner du côté de Montplaisir !

  • Et si Ness se muait en Don Quichotte ?

Par hypocrisie ou par réelle sympathie, le public en demande encore et pousse Chahed à aller plus loin. Mais le peut-il ? Le doit-il ? Jusqu’où ira-t-il ? Et où s’arrêtera-t-il ? Il aurait, selon certains médias, bien préparé «son coup», mais Chahed savait-il déjà où il devait s’arrêter avant de commencer ? Le conçoit-il et l’a-t-il déjà imaginé ? Autant de questions qui se posent, dans un silence de La Kasbah, que l’on pourrait comprendre.

Force est ainsi de constater que Youssef Chahed et sa campagne anti-corruption font peur. Pas seulement à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher et qui s’y prépareraient. Mais aussi et surtout à tous ceux qui ont cru trouver en Chahed le Zorro des temps modernes et l’Eliot Ness de la 2ème République. C’est surtout ceux-là qui se demandent si Chahed va continuer à résister aux pressions, et il doit en avoir un tas, ou finira-t-il pas céder aux sirènes d’un pouvoir auquel manifestement il se préparerait.

Ecrivain, journaliste et homme politique français, Léon Daudet disait déjà en 1924 que « (…) on se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d’une machine administrative asservie aux intérêts les plus immédiats et aux passions les plus viles. C’est la lie qui remonte automatiquement dans la bouteille et qui, une fois remontée, fait la loi, fait les lois».

Et si Youssef Chahed décidait contre vents et marées d’y aller à fond. Le laissera-t-on faire ? Et s’il ne le faisait pas et se révélait n’être qu’un Don Quichotte, aux louables intentions et aux piètres résultats, qu’adviendrait-il des espoirs de millions de personnes et de leur mode de vie qui irait vers le pire, vers une société, politique et économique, qui serait menée à la baguette par la contrebande ?

  • «Ceux qui jouent avec des chats, doivent s’attendre à être griffés». (M. De Cervantès. Don Quichotte)

Sans vouloir défendre ou enfoncer qui que ce soit, cela n’étant pas notre rôle, reste enfin à évoquer les griffures que reçoit déjà le chef du gouvernement tunisien. Même si elles donnent parfois l’image d’affaires un peu tirées par les cheveux, elles n’en écornent pas moins l’image «Eliot Ness» qui colle à Chahed et la presse commence déjà à y bêcher. En premier lieu, cette affaire du contrat du ministre de l’Environnement Riadh Mouakhar qui a dû aller s’expliquer devant la justice. Le 21 juin dernier, il déclarait sur une radio privée que «je démissionnerais si les choses devenaient sérieuses». Elles ne le sont manifestement pas.

Ensuite, toutes ces rumeurs d’affaires concernant le ministre en charge des relations avec la société civile, Mehdi Ben Gharbia, par ailleurs ancien homme d’affaires dans le domaine du fret des marchandises notamment. Le vendredi 23 juin 2017, il affirme que «les informations relayées à son sujet sont infondées» et évoque des « campagnes douteuses » qui cherchent à induire en erreur l’opinion publique. Le même jour, le porte-parole du gouvernement a affirmé, au cours d’un point de presse que «toutes les investigations entreprises pour vérifier les informations relayées sur une éventuelle implication de Mehdi Ben Gharbia le disculpent et prouvent qu’il n’est concerné par aucune affaire».

Enfin, cette affaire de plainte d’une entreprise contre l’ancien secrétaire d’Etat à l’Agriculture et la pêche qu’était alors l’actuel chef de gouvernement. Outre le fait que dans tout ministère, le secrétaire d’Etat n’est pas l’ordonnateur, «il s’agit d’une manœuvre politicienne contre la campagne mains propres» selon des «proches du pouvoir» cités par le quotidien français Le Figaro dans son édition du 15 juillet 2017. Un proverbe chinois dit que «il ne faut pas employer ceux qu’on soupçonne, ni soupçonner ceux qu’on emploie».

 

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Inlassablement, Youssef Chahed continue la guerre de la nouvelle Tunisie contre la corruption, la prévarication, la concussion et la contrebande. Les interpellations se suivent depuis plus d’un mois et ne se ressemblent que dans la procédure légale adoptée par le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) qui suit la piste d’un décret datant de 1987.

Hommes d’affaires et douaniers en font jusque-là les frais, alors que la population attend toujours l’extension de cette campagne aux ramifications politiques et politiciennes des empires financiers dont les barons ont été interpellés. Très vite, aux interpellations de ces «hommes d’affaires» véreux et voraces, s’était ajoutée la confiscation de tous leurs biens et les personnalités interpellées mises au vert, parfois dans des endroits demeurés secrets. Mai dernier, ce sont 8 personnes dont les biens ont été confisqués, par le même décret qui avait servi à la confiscation des 114 personnalités proches de l’ancien régime de l’ex président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali. Il y a deux jours, ce sont 7 autres personnes dont «les biens ont été confisqués, dans l’objectif d’en étudier la provenance», annonçait Mounir Ferchichi, président de la commission de confiscation, lors d’une conférence de presse.

  • L’immeuble aux piscines privatives et à 8.000 MDT le mètre

Beaucoup d’informations ont été fuitées sur les biens et fortunes accumulées par cette quinzaine de confisqués. Peu en ont été données à propos des biens, meubles et immeubles, qui auraient pu être confisqués, tant l’étendue de ces fortunes est occulte et échappe aux réseaux officiels.

Selon nos informations, puisées auprès de sources très proches du dossier et qui ont requis l’anonymat, un seul un compte bancaire dans lequel est déposée la somme de 11 MDT a pu être identifié après les multiples démarches entreprises auprès des banques tunisiennes. L’explication est simple, selon nos sources. Ces «hommes d’affaires» comme ne veut plus qu’on les appelle l’organisation patronale tunisienne Utica, n’utilisent que la cash et ils le cachent toujours dans des endroits qui demeurent secrets. Ils évitent les banques pour que l’on ne puisse pas tracer l’origine de leur fortune ou que le fisc y fourre son nez.

Selon les mêmes sources, beaucoup de biens, immeubles et fonciers, auraient par contre été déjà confisqués. L’un d’eux, confisqué auprès d’un des barons du commerce des fruits secs, est un immeuble en cours de construction, jusque-là de 3 étages et situé dans la région du Lac. Ce qui y a été jusque-là investi est d’une valeur de 100 MDT. Ce sont des appartements, tous donnant sur le plan d’eau du Lac de Tunis, avec une piscine privative pour chacun d’entre eux et où le mètre carré fini devait être cédé à la valeur de 8 mille DT. C’est le graal en matière de logement très haut standing pour ceux qui devaient en être les futurs propriétaires !

Beaucoup de titres fonciers, de superficies variées, auraient aussi été confisqués et dont le traitement est confié au ministère des Domaines de l’Etat pour y démêler les écheveaux, fonciers et juridiques, en transférer définitivement la propriété à l’Etat tunisien qui devra tout vendre.

  • La «Confiscation 2.0». Une nouvelle démarche qui tire les leçons de la version 2011

A terme, nous assurent nos sources, tout l’argent tiré de la «confiscation 2.0» ou «confiscation version 2017», ira au développement des zones déshéritées à travers leur dotation de infrastructures, éducatives et sanitaires notamment, dont elles avaient été privées depuis plus de 20 ans. Au rebours de tous les gouvernements qui l’ont précédé, celui de Youssef Chahed ne devrait donc rien verser dans le budget de l’Etat, de tout l’argent issu de la «confiscation 2.0» qui ira, au contraire, alimenter un fonds spécial. Un bon point pour «l’Eliot Ness tunisien» qui avait un temps pensé appliquer la «méthode Al Capone» pour faire tomber les barons de la contrebande en Tunisie.

Dans l’équipe de Youssef Chahed, on se rappelle des dizaines de millions DT tirés de la confiscation faite en 2011 (Ndlr : Certains de ceux qui n’avaient jamais critiqué cette 1ère version, se mettent désormais à le faire et de conseiller certains confisqués de l’attaquer auprès du tribunal administratif), versés dans le budget qui y consacre annuellement une ligne, qui n’ont servi qu’à colmater les brèches du budget et parfois même utilisés à d’autres fins.

La nouvelle démarche du GUN dans le domaine de la confiscation se confirme surtout dans la gestion des 40 entreprises confisquées auprès des 15 personnalités interpellées depuis la fin mai 2017. Selon nos informations, ce dossier aurait été confié au ministre-conseiller, Fayçal Derbel.

Tirant les conclusions de l’expérience du processus, du maigre bilan et des mauvais résultats de la confiscation, entamée en 2011 sur décision signée par l’actuel chef de l’Etat tunisien Béji Caïed Essebssi et tirant la leçon de l’échec de la confiscation 1.0, F. Derbel entendrait d’abord, selon nos informations, éviter que les 40 entreprises confisquées ne fassent faillite comme plusieurs des entreprises des anciennes familles liées à l’ancien régime de Ben Ali. Une démarche, plus soucieuse des postes d’emploi et de la pérennité des activités d’entreprises qui pourraient être, si la justice en décide autrement, rendues à leurs propriétaires ou vendues par l’Etat et cette fois-ci à un prix convenable et sans que l’Etat ne soit obligé d’y injecter de l’argent.

  • Une démarche, socialement plus juste et juridiquement plus prévoyante

Décision aurait ainsi été prise d’éviter de confier la gestion de ces entreprises à des administrateurs judiciaires. C’est ainsi que les actuels gestionnaires directs des 40 entreprises confisquées, seront maintenus, mais doublés de hauts cadres du ministère des Finances qui auront le droit et le devoir de contrôler la gestion des entreprises dont l’activité et les marchés seront maintenus. Derrière cela, pointe le souci du GUN et du responsable en charge du dossier des 40 confisquées de pérenniser les emplois dans ces entreprises et de bien gérer ce qu’il confisque. En somme, une démarche plus équitable.

L’une des confisquées, travaillant dans le domaine des chambres froides, emploie par exemple plus de 1.000 personnes en période de pointe. Ses ouvriers ont vécu l’arrêt de leurs salaires pendant deux mois, car les comptes de l’entreprise ont été gelés. Et c’est l’Etat tunisien qui a d’ailleurs dû intervenir pour débloquer 200.000 DT à partir d’un compte public, dédié à la confiscation, pour payer les ouvriers de cette entreprise confisquée. Une autre confisquée, avec une dizaine de points de vente dans le secteur des fruits secs, a été aussi maintenu en activité, selon le nouveau mode de gouvernance, mais sommée d’ajuster ses prix. Le souci est toujours de veiller à la continuité de l’activité et du maintien des postes d’emploi pour que la confiscation ne se transforme pas en catastrophe, pour les employés aussi, de bien gérer ses biens et ceux des autres.

Rached Ghannouchi ne disait-il pas que «les piliers et les leviers de l’Etat sont encore entre leurs mains». Il parlait certes des alors des Laïques. Mais la parabole est extensible !

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En avril 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois de mars 2017 de l’ordre de 0.9%. En avril 2017, l’inflation était donc à 5 % et même de 5,2 % si on y ajoute les produits carburants et de l’alimentation.
Cette nouvelle envolée des prix en Tunisie engage ainsi un trend haussier pour le 2ème mois constitutif et ne devrait pas revenir à la baisse à l’approche du mois du Ramadan généralement connu pour son boom consumériste.
Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), dont l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, avait pris le train d’une inflation à un niveau plutôt modéré de 3,8 % à fin août 2016 se serait endormi sur les lauriers du gouvernement précédent. En effet, un mois après l’entrée en fonction de son ministère, en septembre 2016, c’est une inflation à 4,2 % qu’on retrouve. Après une légère baisse à 3,9 % en octobre, l’inflation de l’ère Laadhari reparait ensuite à la hausse, pour se situer à 4 % en octobre dernier, selon les chiffres de l’INS. Le sommeil du ministre aura ainsi coûté un point entier, puisque l’inflation a terminé décembre 2016 au taux de 4,2 %.

Le ministre Laadhari ne saura ensuite plus maîtriser les prix qui augmenteront presqu’en roue libre. Il démarrera l’exercice 2017 avec une inflation à 4,6 % en janvier (+0,6 points par rapport à décembre 2016). Il n’arrivera pas à en infléchir la courbe qui restera à 4,6 % en février et prendra même de la hauteur en mars où elle culminait à 4,8 %. On ne sait pas ce qu’a fait le ministre pour endiguer ce trend, mais cela n’aura finalement rien rapporté.
Avril ne sera en effet que la continuité du trend haussier, qui marque l’état de délabrement des règles d’un marché qui s’étaient déjà effritées depuis 2011, que le ministère ne contrôlerait presque plus et où chacun fait ce qui lui plait à tous les niveaux des circuits de distribution.

⦁ En avril on n’enlève pas une virgule. En mai chacun fait ce qu’il peut
Officiellement, selon l’INS (Institut national des statistiques, «le taux d’inflation (5%), enregistré au mois d’avril 2017, résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%». L’INS explique, dans un communiqué, que «cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des légumes de 11,5%, des huiles alimentaires de 13,6%, des poissons de 5,8%, du lait, fromages et œufs de 2,4% et les viandes de 3,6%». Les prix des boissons n’ont pas été du reste, puisque ceux des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de fruits ont grimpé de 6,2%.

Avec une des plus fortes pondérations, dans le panier de la ménagère, les articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 8,4%, les chaussures de 7,6%, les vêtements de 8,9% et les tissus de 4,4%.
Les loyers ont augmenté de 6,3%, l’eau de la Sonede de 15 %, l’électricité et gaz de 2,8% chez la Steg. Pour les prix du groupe santé, ils enregistraient en avril dernier une augmentation de 3,1%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,1% et les prix des services ambulatoires privés de 6.8%.
Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 4,8%, suite à l’augmentation des prix des véhicules de 12,2%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2 % et des services de transport de 1,4%.
Une première qu’on n’a pas vue depuis longtemps, les prix du groupe communication, d’habitude toujours à la baisse jusqu’à presque constituer un élément de régulation, ont augmenté de 0,9% en glissement annuel, suite à l’augmentation des services postaux de 33,5% et le matériel de téléphonie de 3,9%.

⦁ Que fait ce ministre impotent sur les prix ?
Les augmentations sous le GUN n’ont rien épargné en cette cruciale période d’avant-Ramadan. Sur un an, les prix du groupe enseignement ont augmenté de 4,3%. Les augmentations des prix de l’enseignement préélémentaire et secondaire ont été respectivement de 5,9% et 9,6%. Hausse des prix aussi des services restaurants et cafés de 6,1% et de 2,8 % pour les services d’hébergement.
Il est important de signaler, comme le fait l’INS qui laisse ainsi entendre que toutes les hausses précédentes avaient concerné les prix des produits encadrés, que «les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5.8% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6.0% contre 0.8% pour les produits administrés». Les augmentations auront ainsi été générales.

Laadhari s’était dernièrement illustré par un coup de gueule des plus médiatisés au siège d’une entreprise qu’il voulait (lui et le GUN selon le long document du député Sahbi Ben Fraj) vendre à tout prix. A aucun moment, d’octobre à avril, on ne l’a vu faire autant à Bir El Kassaa, à Ben Arous, devant les barons du marché de gros. Il en aurait certainement récolté plus de gloire et moins de critiques.
Loin de nous l’idée de ressembler à l’UGTT, même pour simplement souhaiter le départ d’un ministre, aussi sinistre soit-il sur le plan du rendement. Force est pourtant de se demander si le panier du citoyen est moins important que l’Education pour un Youssef Chahed plus prompt à renvoyer les Jalloul et Zribi, qu’à faire le bilan d’un ministre qui défend plus les exportations turques que le couffin de la ménagère tunisienne dont il est directement responsable ?

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L’ancien président du comité politique du parti Al-Joumhouri, Ahmed Nejib Chebbi, a affirmé que le gouvernement d’union nationale (GUN) de Youssef Chahed a perdu tout son pourvoir.

Lors de son intervention ce lundi 8 mai 2017 sur Shems Fm, Nejib Chebi a déclaré que l’accueil du chef du gouvernement à Tataouine, le report de sa visite à quelques régions dans le pays et l’encerclement des sociétés pétrolières par des jeunes, sont tous des facteurs qui prouvent que le gouvernement a perdu tout son pourvoir.

Il a par ailleurs ajouté que le président de la République Béji Caïd Essebsi doit intervenir pour sauver le pays de cette situation de crise, estimant que selon des sondages d’opinion, plus de 70% des Tunisiens s’inquiètent de la situation actuelle du pays.

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Il est vrai que le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) présidé par Youssef Chahed, piétine depuis quelques mois. Il est tout aussi vrai que ce même gouvernement n’arrive toujours pas à trouver la recette miracle pour guérir tout un pays du mal qui ronge société, politiciens et économie, depuis bientôt sept ans. Pour cela, le GUN qui est depuis quelques temps miné surtout par sa communication, est critiqué, à juste titre faut-il le rappeler, de toutes parts.

Force est pourtant de constater que ses solutions «urgentes» pour les maux du pays ne plaident pas pour lui, même s’il est indéniable que la Tunisie de Youssef Chahed n’a pas les moyens de la politique qu’on lui demande sous la pression de la rue.

C’est en effet une lapalissade que de dire que le GUN a réellement hérité d’une économie délabrée, presque partie à la dérive, d’une classe politique qui n’a de yeux que pour le pouvoir, quels que soient les moyens d’y parvenir, en même temps que d’une population devenue ingouvernable. Un peuple d’inconscients qui ne fait toujours pas la différence entre l’important et l’urgent et où tout un chacun se permet de défier l’autorité de l’Etat avec une impunité assumée.

Une population qui, à l’instar des grévistes de l’aéroport d’Enfidha, et de ceux de la câblerie du Kef où tout est parti d’un machine que l’employeur voulait redéployer dans un autre site à Hammamet ou enfin l’exemple de Tataouine où les syndicats ont jeté l’huile des licenciés de Winstar sur le feu du mouvement populaire qui secouait déjà la région, ne recule pas devant la mise en danger de tout un pan de l’économie pour des demandes pécuniaires.

Une population aussi, de son propre chef ou poussée par des forces «occultes» qui ont toujours veillé, depuis 2014, à maintenir vifs les feux du brasier social, qui se livre volontiers en marionnette à des forces que tout le monde semble connaître et que personne ne s’aventure à dénoncer et encore moins à arrêter. La succession de tous ces mouvements, dans le temps et dans l’espace, mais aussi sous la pression d’un parti ou d’une organisation, est pour le moins louche. On croirait presque à la théorie du complot évoquée par cet ancien conseiller de Trump, Walid Phares, malgré ses clarifications !

Chahed, en fonction depuis le 27 août 2016, avait pris, faut-il encore le rappeler, les rênes d’un pays dont les caisses étaient presque vides et obligées de s’endetter en cascade pour payer des salaires en augmentations continues. Une économie dont le tourisme et le phosphate qui sont les deux mamelles nourrices des caisses, étaient à l’arrêt. Mais aussi une administration agonisante, des travailleurs plus enclins à la revendication salariale qu’au travail et au labeur, un chômage [réel et qualitatif] en hausse, un marché parallèle et une contrebande qui s’installent en véritable modèle économique, et des équilibres macroéconomiques vacillants jusqu’à mettre en danger toute l’économie désormais en total déséquilibre. Une situation qu’il endosse désormais seul, et c’est louche !

De fait, le GUN de Youssef Chahed se retrouve contraint de traiter les urgences aux dépens des problèmes structurels, de gérer les crises au lieu de rebâtir l’entreprise Tunisie, de colmater les brèches au lieu de repenser l’avenir du pays, de son économie, de ses relations sociales et de la meilleure redistribution de ses richesses. Choisi pour gouverner, il gère le quotidien sans qu’on lui laisse parfois le temps de trouver une meilleure alternative à ce qu’il propose dans l’urgence. Ça aussi, c’est louche ! Pouvait-il faire autrement ? La réponse est NON. Voici pourquoi :

Chahed est, en effet, d’abord prisonnier d’un système de gouvernance où ses propres décisions ne pourront jamais être frappées du sceau de l’autorité de la chose décidée, ni immédiates. C’est en effet, l’ARP qui gouverne et Chahed qui gère. C’est ainsi que c’est aux Députés d’aller expliquer aux mécontents pourquoi l’ARP n’a pas su être à la hauteur de son rôle de véritable gestionnaire des affaires de l’Etat. C’est pourtant Chahed qui va au casse-pipe.

Il est aussi exilé dans une coalition politique, virtuellement à son appui mais réellement en proie à ses propres fissures et à ses propres ambitions qui sont loin d’être celles de la grande masse de la population. C’est ainsi, normalement, aux ministres d’Ennahdha et de Nidaa, et à eux seuls, d’aller expliquer aux mécontents du Sud et d’ailleurs pourquoi ils n’ont pas pu créer plus d’emplois et plus d’entreprises créatrices de richesses.

Enfin, comment expliquer qu’un parti membre de la coalition au pouvoir s’érige en défenseur de ceux qui sont contre ce même gouvernement dont il fait partie ? Ennahdha ne dit les choses qu’à moitié, fidèle à sa langue politique fourchue. Dans son communiqué publié à la suite des derniers évènements de Tataouine, elle se dit aux côtés du gouvernement. Avec le même laxisme politicien, elle dit aussi qu’elle comprend les revendications des protestataires contre la politique du gouvernement où elle détient quatre ministères clés (pour 3 ministres sans compter «l’indépendant» de l’enseignement supérieur), à savoir l’emploi, le commerce, l’industrie et les TIC. Des ministères qui sont pourtant primordiaux en matière de lutte contre le chômage, de création d’emploi et d’entreprises, seules créatrices de richesses ! Un simple bilan de ces 3 ministres, en matière de création d’emplois et d’entreprise, en dirait assez long sur l’immobilisme malgré les gesticulations. Cela est louche aussi !

Ensuite, Nidaa Tounes qui a déjà critiqué Chahed dans les fameuses fuites de mars dernier. Comme Ennahdha, Nidaa assure être aux côtés du chef de gouvernement que Béji Caïed Essebssi a choisi, au nom de Nidaa. Cela ne l’a pas empêché, comme Ennahdha, de dire qu’il comprend les protestataires et de qualifier leurs revendications de légitimes. Ça aussi c’est louche !

Nidaa et Ennahdha sont à l’intérieur de la machine du gouvernement, connaissent les limites de ses moyens et les obstacles à son action. Légitimer l’agitation populaire, alors qu’aucun d’eux ne l’a jamais dénoncée, n’est-il pas enfin un choix prémédité d’une position politicienne qui est contre le GUN ? Cette position est-elle spontanée ? On en doute ! Est-elle sans conséquence ? Nous ne le croyons pas ! Est-elle la suite logique des acerbes critiques formulées à l’encontre de Chahed et son équipe lors de la réunion objet de fuites de mars ? C’est ce qui semble être le cas ! Ennahdha a-t-elle un rôle dans tout cela ? Sa position donnant une légitimité aux protestataires de Tataouine et d’ailleurs, ne la met en tout cas pas à l’abri des soupçons. Tout cela est louche. Qu’en dira le chef du gouvernement ce soir à la télévision ?

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Lui, c’est le «Conseiller auprès du chef du gouvernement, président du conseil d’analyse économique en charge de la gouvernance et du suivi des grands projets». Un titre à 22 mots, sans compter son patronyme complet, tant sont nombreuses les tâches allouées à cet économiste, chercheur et grand universitaire dans son domaine. Ce que ne dit pas ce titre, c’est que c’est lui Taoufik Rajhi, dont le nom a été cité par l’un des députés présents à la «réunion des fuites» de Nidaa Tounes, est affublé d’un autre mot qu’on ne saurait répéter, qui est aussi en charge des relations de la Tunisie avec le FMI et leurs négociations à propos du prêt de 2,8 Milliards DT, plus précisément la seconde tranche de ce prêt.

La première (Tunisie) est le pays à la dette incommensurable et à la production lamentable. Le second (FMI) est ce fonds monétaire international, dévoyé par toute l’opposition tunisienne et qu’on accuse de tous les maux de la première et qui ne reviendra dans leurs bonnes grâces que lorsqu’il décaissera toutes les créances qu’on lui demande, sans faire quoi que ce soit qui dérange leur léthargie politicienne et qu’il insiste même pour ne rien changer à la situation catastrophique de l’économie à laquelle il est supposé donner crédits sans exiger qu’elle redevienne bancable.

Or, il n’est un secret pour personne que les relations Tunisie-FMI ne sont plus au beau fixe. Comme tout bon banquier, le FMI ne donne crédit que contre garanties. Cela, d’autant plus que ce n’est pas lui qui demande à faire crédit à la Tunisie, mais bien cette dernière, à court de moyens financiers, qui lui fait une cour assidue pour financer sa relance économique. Dans le cas de l’espèce, ces garanties ne peuvent être qu’une économie bancable, qui utilise ses crédits pour le développement et non pour la consommation et qui se mette en situation de pouvoir rembourser ses crédits.

  • Saïdi affirme et Rajhi, le «Mourabitoune» tempère

Ce qui est tout aussi secret de polichinelle, c’est que presque le point d’achoppement de toutes les discussions, entre FMI et Tunisie, reste le nécessaire, sinon impérieux, dégraissage de la masse salariale. Or, celle-ci, de 13,7 Milliards DT, était déjà en hausse de 4,1 % par rapport à la LF (Loi des Finances 2016). L’autre sujet, moins litigieux certes, est la réforme de la fonction publique. Or, celle-ci, ainsi que le reste des réformes demandées par le FMI, tardent toujours comme l’a affirmé le fonds dans son communiqué du 7 février 2017.

C’est tout cela qui a fait dire à des analystes tunisiens, comme Ezzeddine Saidane, qu’ils doutent d’une prochaine visite du FMI et donc d’un prochain déblocage des 650 MUSD. Et si l’autre conseiller économique de Youssef Chahed, Ridha Saïdi qui n’est pas directement en charge de ce dossier, prend le risque de son prononcer sur la question et d’affirmer ipso facto que «la 2ème tranche du prêt FMI, sera débloquée en avril 2017», Taoufik Rajhi, quoique manifestement piqué au vif, se révèle moins affirmatif et tempèrerait presque les déclarations de son collègue. Moins de 24 heures après la certitude de Saïdi, en effet, Rajhi abaisse un peu le niveau des attentes et publie un statut sur sa page fb où il assurait que «la visite du FMI aura lieu comme prévu, tant que nous sommes là. Et pas de deuil aux professionnels de la frustration». Il répondait, lui aussi, à Saidane.

Sauf que, après Saïdi qui n’a fourni aucun élément tangible sur la résolution par le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) de toutes les problématiques citées dans le dernier rapport du FMI, Rajhi ne parle plus de décaissement de la seconde tranche du prêt, mais de simple présence du FMI. On pourrait certes le croire. Mais le FMI pourrait aussi revenir pour refaire le même constat que celui du 7 février 2017 et décider de reporter, encore une fois, le décaissement. Car, force est de constater, comme n’en a pas apporté les preuves Taoufik Rajhi le 16 février devant la commission législative de l’ARP, peu ou prou des réformes demandées par le FMI ont été faites par la Tunisie.

Les usages dans un gouvernement qui se respecte dictent que tous ceux qui parlent en son nom le fassent à l’enseigne d’une articulation bien huilée, autrement dit dans une cohérence fondatrice de crédibilité. Et ceci interdit immanquablement la moindre cacophonie. D’autant que Rajhi est la personne la plus exclusivement habilitée à connaître du dossier des relations avec le FMI et à agir et parler en conséquence à ce titre. Un couac dont on aurait dû impérieusement faire l’économie.

Cela dit, voici ce que demandait le FMI en février dernier, avec nos notes sur l’avancement fait jusqu’à fin janvier 2017, selon les propres chiffres du ministère des Finances à travers le document des «Résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat à fin janvier 2017 » :

  • Ce qui a été promis au FMI et ce qu’offre Tunisie

«Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente [Ndlr : -4,4 % d’impôts directs en janvier 2017], la rationalisation de la masse salariale du secteur public [Ndlr : +16,5 % à fin janvier 2017 et +4,1 % pour la LF 2017] afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics [Ndlr : -5,1 % à fin janvier 2017], et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants[Ndlr : Seule réalisation en action depuis l’été 2016]. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale [Ndlr : Aucune décision définitive à ce jour] représentent une autre priorité importante». La Tunisie a-t-elle réussi à faire mieux en moins de 2 mois ? Les chiffres ont la tête dure, d’autant qu’ils sont officiels !

Au risque que le Conseiller Rajhi ne nous classe, nous aussi, parmi les «professionnels du pessimisme» et bien que nous formulions les vœux les plus fervents de réussite de la Tunisie à convaincre son principal bailleurs de fonds, nous estimons que le GUN et ses conseillers, jouent simplement la montre et cachent beaucoup plus de vérités qu’ils n’en disent !

 

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Du 9 au 15 février, les experts en communication du gouvernement du Royaume-Uni ont organisé deux programmes de formation, au profit de 30 fonctionnaires de 8 ministères du gouvernement tunisien, «pour renforcer le rôle et l’importance de la communication gouvernementale, partager les outils de communication stratégique, les meilleures pratiques et aider les communicateurs du Gouvernement tunisien à développer leur expertise dans les communications de crise.

«Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un projet bilatéral en cours, visant à soutenir le travail de communication stratégique de la Tunisie et a été réalisé en partenariat avec le Service des communications du gouvernement du Royaume-Uni et l’Ambassade britannique à Tunis. Depuis 2011, le gouvernement britannique a fourni des programmes de développement pour soutenir la transition démocratique de la Tunisie », selon un communiqué publié sur le site de l’ambassade UK.
«Je suis ravie de voir la poursuite réussie de ce programme bilatéral important avec le Gouvernement tunisien. Une communication efficace est importante pour tous les gouvernements. La capacité de planifier et de gérer les campagnes de communication, de réagir efficacement en cas de crise et de s’adresser au public en fonction de leurs besoins est essentielle pour les communicateurs gouvernementaux. Grâce à ce partenariat continu entre nos gouvernements et à un renforcement des communications gouvernementales, nous pouvons soutenir la transition démocratique de la Tunisie » a déclaré l’ambassadrice anglaise Louise De Sousa.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed a souligné que le gouvernement d’union nationale “s’emploiera lors des trois prochaines années à former une nouvelle génération de jeunes associés à la prise de décisions, présents à tous les niveaux politique et économique, et ce en étant à l’écoute de leurs préoccupations et en instaurant le climat propice leur permettant de libérer leurs énergies et de bâtir la Tunisie de demain”.
A l’occasion du lancement samedi des tribunes de dialogue sociétal à la maison des jeunes de Khaznadar au Bardo, Youssef Chahed a reconnu que “les jeunes tunisiens vivent une situation difficile et affrontent plusieurs problèmes par manque de communication et de leur absence des centres de prise de décisions, au niveau de la vie politique, des partis et des organes de presse”.
“Parmi les objectifs du dialogue sociétal sur les questions de jeunesse est d’informer les décideurs des préoccupations des jeunes”, a-t-il affirmé.
“La conception que se fait le gouvernement d’union nationale à ce sujet est de créer une nouvelle génération de jeunes dans les différents domaines capables de prendre la relève en leur offrant les conditions propices afin d’épanouir leurs talents”, a-t-il précisé.
Il a rappelé que le gouvernement a proposé dans le cadre du budget 2017 la création d’un fonds spécial pour les jeunes dans les différentes régions du pays d’un montant de 250 millions de dinars pour les aider à concrétiser leurs idées et les encourager à prendre des initiatives d’autant que les circonstances difficiles que vit le pays limitent considérablement sa capacité à créer des postes d’emploi dans la fonction publique”.
“Les jeunes, quelques soient leur niveau d’enseignement, sont tenus de faire évoluer leur mentalité en faisant preuve d’imagination et en lançant des projets leur permettant d’accomplir leurs ambitions et de contribuer à l’effort de création d’emploi consenti par l’Etat”, a-t-il recommandé.
Il a assuré que l’Etat s’emploiera de son côté à ” offrir aux jeunes le cadre approprié en consolidant leur confiance, les aider financièrement et l’encadrement afin qu’ils puissent concrétiser leurs ambitions”.
Le chef du gouvernement a indiqué que “la responsabilité du gouvernement est de faire renaître l’espoir pour tous les Tunisiens, en premier lieu les jeunes, en leur offrant l’occasion de réussir, entre autres au niveau des nominations, et œuvrera à les aider à réaliser leurs ambitions par le biais du dialogue dont les recommandations doivent être traduites dans les faits”.
Youssef Chahed avait pris connaissance auparavant, dans les ateliers mis en place à la maison des jeunes de Khaznadar, des difficultés des jeunes, notamment le chômage, la marginalisation, l’addiction, le manque d’encadrement, l’interruption précoce des études et les défaillances relevées dans les établissements éducatifs et sportifs. Il s’est rendu compte également des activités sportives et de la jeunesse organisées à cette occasion.
Le dialogue sociétal se déroulera du 1r octobre au 13 novembre prochains dans tous les gouvernorats, avec la participation de toutes les catégories d’âge et sociales ainsi que les différentes composantes de la société civile. Au total 1360 tribunes de dialogue sont prévues à l’échelle locale à raison de 5 tribunes par délégation.
Il est le prélude à la tenue du congrès national de la jeunesse fin 2016 qui pour objectif de mettre en place une stratégie nationale globale de la jeunesse à l’horizon de 2030.

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Selon le baromètre politique du mois de septembre réalisé par la société Sigma Conseil et publié ce mardi 6 septembre 2016 par le journal “Le Maghreb”, 41,4% seulement des Tunisiens sont satisfaits de la désignation de Youssef Chahed à la tête du gouvernement d’union nationale (GUN) alors que 39,8% se sont déclarés non satisfaits.

Le baromètre de Sigma conseil a également révélé que 42,6% des personnes interrogées font confiance au gouvernement de Youssef Chahed contre 49,4% ayant déclaré qu’il ne font pas confiance à ce gouvernement.

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré dans un entretien ce mercredi 31 août 2016 avec Africanmanager qu’à travers son initiative de mettre en place un gouvernement d’union nationale (GUN), le président de la République, Béji Caied Essebsi, a voulu provoquer un choc positif et ouvrir de nouveaux horizons visant principalement à rétablir la confiance et relancer la croissance et l’investissement.

L’objectif aussi est d’élargir la coalition en associant certains partis de gauche ainsi que trois organisations nationales à savoir, l’Utica, l’Utap et l’UGTT.

Besbes a en outre souligné la nécessité de mettre en place des mesures audacieuses et courageuses, faisant remarquer que le retard au niveau des réformes n’a fait qu’assécher les sources de financement du pays, principalement celles provenant de la taxation.

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« Nous ne souhaitons pas que le scénario de 2008 se reproduise. La réaction des habitants de Gafsa était très forte à cette époque, car la région vivait depuis longtemps dans une misère profonde alors qu’elle possédait sa propre richesse. Nous continuons à défendre notre droit à profiter de « notre richesse »  et nous ne serons jamais soumis à des pressions, des promesses ni à des ordres de nature policière », a affirmé le dirigeant du Front Populaire Ammar Amroussia dans un entretien téléphonique ce mercredi 31 2016 avec Africanmanager.

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Lors de son allocution à la cérémonie de passation de pourvoir qui a eu lieu ce lundi 29 août 2016, à Dar Dhiafa à Carthage, l’ancien chef du gouvernement Habib Essid, s’est adressé au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, en disant : « Après avoir opté pour une initiative nationale celle portant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, j’espère que la prochaine fois on n’optera pas pour une fatwa pour changer le gouvernement», a-t-il dit.

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Validé par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le gouvernement de Youssef Chahed ne ressemble aucunement à un gouvernement d’union nationale (GUN), a estimé samedi le Parti destourien libre.
” Par delà sa consécration de la politique des quotas partisans, ce gouvernement est tombé dans la complaisance qui a conduit à l’augmentation du nombre de ses membres “, a-t-il constaté dans une déclaration rendue publique à l’issue du vote de confiance au gouvernement Chahed.
Le Parti destourien libre a également dit craindre le retour à la spirale de violence et au discours religieux extrémiste face aux déclarations précédentes du nouveau ministre des Affaires religieuses qui prône ” l’Islam politique ” et s’oppose à ” l’Etat national “.
A ce propos, il a appelé le chef du gouvernement et les membres de son cabinet à assumer leur entière responsabilité dans la défense des constantes de l’Etat national civil et moderniste, le respect du texte de la Constitution ainsi que dans la préservation du modèle de société tunisien.

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« Nous devons dire la vérité au peuple et je suis là pour le faire ». Tout cela avec le verbe haut, un ton ferme et tonique. Le discours du quadra qui était venu, ce vendredi 26 août, solliciter le vote de confiance des parlementaires était plein d’emphase, bourré d’énergie. Une allocution dans laquelle transparait la force de la jeunesse – il n’a que 40 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire la Tunisie -, une donne qui lui sera sans doute d’un précieux secours pour extirper la Tunisie de ses nombreuses difficultés. Comme on pouvait s’y attendre, et comme on l’avait prédit ici même hier, Chahed n’a pas lésiné sur les moyens pour secouer la représentation nationale, et à travers eux tous les citoyens, qui ont parfois tendance à perdre de vue les problèmes économiques et financiers aigus du pays.

Celui qui aspire à être le septième chef de gouvernement depuis le départ de Ben Ali – en 2011 -, a commencé par démolir en règle le maigre bilan économique de ses six prédécesseurs. Une Croissance molle (à peine 1,5 % cette année) ; une dette publique qui a explosé, jusqu’à doubler en cinq ans ; une masse salariale dans la fonction publique qui dévore 13,4 milliards de dinars du budget de l’État ; à peu près 112 000 recrutements dans le public depuis 2011 (plus de 600 000 fonctionnaires), des caisses sociales dont les indicateurs ont viré au rouge ; une production du phosphate, grand pourvoyeurs de devises étrangères, qui ne tourne qu’à 60 % de ses capacités…

Il a également décoché des flèches en direction de la société civile, qui a sa part de responsabilité dans le naufrage du pays. Il a dénoncé les comportements irresponsables qui ont fait des routes un cimetière et de la Tunisie une énorme décharge à ciel ouvert. « La liberté, ce n’est pas griller le feu rouge ou jeter des saletés dans la rue », a-t-il lâché. Il a aussi asséné qu’on ne doit pas avoir de la liberté une conception galvaudée qui sera interprétée par, par exemple, le fait de ne pas « payer ses factures d’électricité ou d’eau ». Le discours de Chahed, notamment son argument massue sur une politique d’austérité qui mettrait sur les carreaux des milliers de fonctionnaires, a tellement fait sensation que ça lui a valu une standing ovation de la part des députés. Il est vrai que dans un pays où l’écrasante majorité des jeunes aspirent à être un clou planté sur un mur (un fonctionnaire), ce genre de propos ne peut que faire mouche. Mais en l’occurrence une standing ovation dans ces lieux – au Parlement – ne peut avoir valeur de test, et encore moins de chèque en blanc pour Chahed. Son prédécesseur, Habib Essid, avait soulevé le même enthousiasme. On sait le sort qui lui a été réservé. Pour le nouveau chef du gouvernement, l’essentiel est ailleurs.

Quid de la thérapie de choc ?

Chahed a eu la majorité qu’il voulait, forte, écrasante : 167 voix en faveur de son gouvernement, 22 contre et 5 abstentions. Reste maintenant à dérouler son programme. Et ce ne sera pas une mince affaire au regard des nombreux chantiers qui l’attendent et de la difficulté à remettre les citoyens au travail, écueil sur lequel ses nombreux prédécesseurs depuis la Révolution se sont cassé les dents. Quand Chahed lâche « Nous avons fait une révolution, nous avons rédigé une Constitution, nous avons reçu le prix Nobel de la paix, mais cinq ans après la révolution, notre pays vit une crise qui menace d’étouffer les rêves de la jeunesse qui a perdu espoir », on ne peut lui dire que chiche. Le diagnostic du docteur est sans appel, impeccable, avec ces accents de vérité qui ont fait défaut à Essid pour secouer les citoyens et les entrainer avec lui dans sa dynamique réformatrice. Cela lui a été fatal. Reste maintenant à savoir si Chahed pourra transformer l’essai, après avoir réussi avec brio ses premiers pas d’homme d’Etat… ou d’homme providentiel, devrait-on dire.

Des moyens pour lutter contre le terrorisme, l’endettement, la corruption, de sa thérapie de choc pour guérir le malade, Chahed n’a pas dit grand chose. Ou très peu. Vous me direz que ce n’était pas le but ce vendredi sous la coupole du Bardo, et qu’il y a le discours de politique générale, prochainement, pour ça. En effet le chef du gouvernement avait mis ses combats pour en découdre avec la représentation nationale, la bousculer, notamment ceux qui s’étaient jurés intérieurement de le canarder copieusement après qu’il a refusé, au dernier moment, de revoir la copie de son gouvernement. Chahed était venu recueillir l’adhésion des parlementaires, une adhésion forte pour impulser les réformes douloureuses qui nous pendent au nez. C’est chose faite. Nous attendons de voir ce qu’il va en faire. En attendant, deux choses sont sûres : Il n’a pas une seule seconde à perdre et pas droit à l’erreur, évidemment. Les citoyens, les observateurs et la scène politique seront d’autant plus intraitables avec lui qu’il a mis la barre très haut avec une allocution de haute facture.

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L’union générale tunisienne du travail (UGTT) ne participe pas directement au gouvernement d’union nationale en dépit de l’existence d’anciens syndicalistes dans la liste proposée par le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed qui les considère comme étant des compétences indépendantes capables de servir le pays, a souligné, jeudi, Hfaiedh Hfaiedh, secrétaire général adjoint de l’organisation syndicale, chargé de la fonction publique.
L’UGTT qui s’intéresse à la situation dans le pays et qui est soucieuse de trouver les solutions adéquates pour surmonter les difficultés de la conjoncture actuelle, a contribué à l’élaboration du ” Document de Carthage ” qui fixe les grandes problématiques et résume les priorités du prochain gouvernement, a-t-il ajouté dans une déclaration au correspondant de l’agence TAP en marge d’une conférence régionale sur la réforme du système éducatif tenue au siège de l’union régionale du travail (URT) à Kébili.
Hfaiedh Hfaiedh a souligné la nécessité de traiter certains dossiers qu’il a qualifiés d’importants comme celui de la fiscalité, appelant à oeuvrer en vue de mettre fin aux pressions extérieures exercées par des institutions financières internationales, notamment, la banque mondiale.
Par ailleurs, le responsable syndical a indiqué que cette conférence régionale sur la réforme du système éducatif s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres avec les syndicalistes dans les différentes régions du pays pour prendre connaissance de l’avancement des travaux au sein des commissions techniques chargées de la réforme éducative.
Il a fait savoir que ces commissions ont parachevé plusieurs rapports et annoncé certaines décisions qui ont été approuvées par les parties qui participent à la réforme du système éducatif.

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Imed Hammami, qui vient d’être nommé ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, est né le 19 Avril 1964 à Beni Khalled du gouvernorat de Nabeul.
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis (ENIT), Imed Hammami a été élu en 2011 à l’Assemblée nationale Constituante (ANC), où il a présidé la commission chargée de la rédaction du chapitre 7 de la Constitution Tunisienne. Il était également membre de la commission de coordination et de rédaction de la Constitution.
Hammami est porte-parole du Mouvement Ennahdha depuis 2015.

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” Le Mouvement Ennahdha va appuyer le gouvernement d’union nationale annoncé officiellement samedi, dans la mesure où sa composition propose une large représentativité de la sphère politique et sociale “, a affirmé dimanche la députée et dirigeante au Mouvement Ennahdha Meherzia Laâbidi.
Contacté par l’agence TAP, elle a indiqué que le nouveau gouvernement doit se consacrer maintenant à la mise en œuvre de son programme d’action qui, a-t-elle dit, doit obéir au document de Carthage signé le 13 juillet 2016 par 9 partis politiques et 3 organisations.
Ce programme, a-t-elle ajouté, doit répondre aux aspirations et attentes du peuple tunisien, garantir une vie politique stable et booster la machine de développement.
Par ailleurs, Meherzia Laâbidi a tenu à préciser que le Mouvement Ennahdha a obtenu des portefeuilles ministériels choisis en fonction des compétences de ses candidats proposés, particulièrement les plus jeunes.

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Le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi a souligné, dimanche, que “Tous les Tunisiens doivent soutenir le gouvernement d’union nationale qui donne de l’espoir à la jeunesse tunisienne et compte relever les défis divers auxquels est confronté le pays notamment la crise économique”.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a indiqué que ce gouvernement formé de jeunes compétences et de 8 femmes travaillera dans une ambiance harmonieuse étant donné qu’il est soutenu par un grand nombre de partis politiques et d’organisations qui ont contribué à sa formation dès le départ à travers la signature du document de Carthage.
Hafedh Caïd Essebsi a exprimé son souhait de voir les membres du gouvernement, qui représentent pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie presque toutes les fractions politiques y compris celles qui ne sont pas représentées au parlement, travailler ensemble dans le cadre d’une équipe soudée et homogène.

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Khalil Amiri, qui vient d’être nommé secrétaire d’Etat à la Recherche scientifique est né en 1971 à Tunis.
Il est titulaire d’une licence, d’un master et d’un doctorat d’ingénieur informatique de l’Université d’Etat de Pennsylvanie.
Il est professeur d’informatique à l’Imperial College London de 2004 à 2006 et rejoint plusieurs fonds d’investissement à Londres.
De 2012 à 2014, il est Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires Etrangères, chargé des Tunisiens à l’Etranger.
Depuis novembre 2014, il est le doyen de la Mediterranean Institute of Technology – Medtec.

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Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan a démenti les informations selon lesquelles il aurait quitté le parti pour se rallier de façon individuelle au Gouvernement d’union nationale.

Dans une déclaration jeudi 18 août 2016 à Shems Fm, il a ajouté : « Je reste engagé au sein de mon parti. Ma participation au nouveau gouvernement reste tributaire d’une décision émanant de l’UPL ».

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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