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«Le dénommé Saphir, soupçonné de blanchiment d’argent, est une personne physique âgée de 50 ans et exerçant une activité de commerçant dans un pays européen. Il est non-résident sur le plan change et titulaire d’une double nationalité. Cette personne a usé de sa qualité de non-résident sur le plan change, pour importer et exporter facilement des fonds en devises à des fins de blanchiment et de financement de contrebande». C’est ce que rapporte, entre autres exemples, le dernier rapport de la CTAF (Commission tunisienne des analyses financières) domiciliée auprès de la Banque Centrale de Tunisie.

Ledit rapport confirme «l’existence d’un réseau maghrébin de contrebande financé par le dénommé Saphir» et en décrit le mode opératoire. Il fait ainsi état «d’opérations de fractionnement de gros montants en devises ayant totalisé plus de 5 millions d’euros, importés cash et réexportés vers le pays d’origine, parfois le même jour. Une partie des fonds restés en Tunisie servait à alimenter les circuits de change clandestins et à financer des opérations de contrebande. Le transport physique transfrontalier des espèces est l’une des principales méthodes employées pour effectuer des mouvements de fonds illicites, financer des activités illégales et blanchir les capitaux».

La Ctaf a été en fait alertée par la multiplicité des opérations d’importation de fonds en espèces en Tunisie sans justification économique de leur origine. Mais aussi par l’utilisation des techniques de fractionnement en vue d’obtenir plusieurs déclarations en douane lors de l’accès au territoire national, les réexportations, parfois le jour même, de certains montants et l’entretien de rapports directs et indirects avec des personnes signalées à la CTAF.

«Le dénommé Saphir a exporté d’un pays européen des montants importants en billets de banque sans déclaration aux autorités de ce pays. Les fonds importés en Tunisie ne sont pas justifiés par des documents bancaires du pays d’origine. Après analyse et complément d’investigations, la CTAF a transmis ce cas au Procureur de la République».

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Le déficit de la balance alimentaire a sa part dans les problèmes, devenus chroniques, de la balance commerciale. La Tunisie, un pays qui produit pourtant des tas de choses, continue, de manière déraisonnable, d’importer des aliments de base, qui lui coûtent de plus en plus cher avec la fonte du dinar face aux principales devises – dollar et euro. Le déficit de la balance alimentaire a atteint 1276,9 millions de dinars (MD) durant les dix mois de l’année 2017, (contre 884 MD durant la même période de 2016), ce qui représente 9,6% du déficit de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Du 1er janvier au 31 octobre 2017, le taux de couverture de la balance commerciale alimentaire a baissé à 65,8%, à fin octobre 2017, contre 71,1%, au cours de la même période de 2016.
Cette baisse résulte d’une importante progression de la valeur des importations alimentaires de 21,9%, notamment celles des produits de base ayant atteint 75% de la structure des importations contre 69% en 2016, alors qu’une hausse moins importante des exportations de 12,7% a été enregistrée.

Les exportations alimentaires en hausse, grâce aux dattes

Les exportations des produits alimentaires ont enregistré, durant les dix mois de l’année 2017, une évolution de 12,7% par rapport à la même période de 2016, pour se situer à 2452,4 MD.
Cette hausse s’explique par l’évolution de 10%, des recettes des dattes dont la valeur des ventes s’élève à 420,2 MD, en raison de l’amélioration du niveau des prix de 26% et la diversification des marchés (plus de 80 destinations mondiales).
Le ministère de l’Agriculture a précisé, dans ce contexte, une progression enregistrée par les parts des marchés asiatiques et européens et de l’Amérique du Sud, respectivement de 6%, 5% et 20%.

De même, la valeur des exportations des produits de la mer a augmenté de 39%, des pâtes alimentaires (9%) et des légumes frais (11%) en raison de l’amélioration des prix des tomates géothermiques et d’autres légumes.
Les recettes des exportations de l’huile d’olive ont enregistré une légère baisse de 3% pour s’établir à 641 MD, en raison de l’amélioration de 26% des prix à l’échelle mondiale, malgré une régression des quantités exportées de 23% (68 mille tonnes contre 80 mille tonnes) par rapport à la même période de 2016.
Les recettes de l’exportation des fruits d’été ont augmenté de 33% par rapport à la saison écoulée, pour se situer à 57 MD. Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, de janvier à octobre 2017, représente 8,9% du total des exportations des biens du pays, contre 9,3% en 2016.

Hausse affolante des importations

Les importations de produits alimentaires ont atteint 3729 MD, à fin octobre 2017, enregistrant une hausse de 21,9% en comparaison avec la même période de 2016.
Cette progression est due à l’accélération du rythme d’importation de la plupart des produits de base et à l’évolution de leurs prix au niveau mondial, face à la dépréciation continue du dinar vis-à-vis des principales devises étrangères. Cette tendance haussière a essentiellement concerné les importations du sucre (+108%), des huiles végétales (+77%), du thé et café (+99%), du lait et dérivés (+82%), et à moindre degré, celles du blé tendre (+17%) et du maïs (+24%).
Une évolution a aussi été enregistrée au niveau du rythme d’importation d’autres produits alimentaires, classés comme étant non-de base, dont les bananes (+43%) et les préparations alimentaires (+8%).
En revanche, la valeur des importations de certains produits alimentaires a chuté, durant les dix premiers mois de l’année 2017 , à l’instar de la pomme de terre (-50%), l’orge (-7%) et le blé dur (-19%), en raison de la régression des quantités importées et l’amélioration de la production locale.
Il est à noter que la valeur des importations alimentaires a représenté 9,1% du total des importations, au cours des dix mois de 2017, contre 8,9% pendant la même période de 2016.

TAP

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Il y a quelques jours, le chef du gouvernement tunisien, Yousef Chahed, présidait un CMR consacré à l’examen de la situation financière de la Pharmacie centrale tunisienne (PCT). Officiellement, le «Conseil ministériel a passé en revue les difficultés structurelles de cette entreprise publique, résultant de la difficile situation financière des caisses de sécurité sociale». Il s’agissait en fait de traiter d’urgence l’incapacité financière de la pharmacie centrale à importer les médicaments dont le pays a besoin, d’autant que ses fournisseurs étrangers menaceraient de ne plus l’approvisionner.

CNSS (Caisse de sécurité sociale) et CNRPS (Caisse de retraite pour le secteur public) doivent en effet quelque 2,8… Milliards de dinars tunisiens à la CNAM (Caisse d’assurance maladie). Une dette en quelque sorte carbonisée, les deux caisses étant elles-mêmes déficitaires. A son tour, la CNAM doit 366 MDT à la PCT. Du coût, cette dernière se retrouve incapable d’honorer ses engagements financiers envers les fournisseurs étrangers en médicaments importés. Les dettes de la PCT envers ces fournisseurs étrangers sont estimées à 370 MDT, qui restent impayées, mettant la pharmacie centrale sous menace de ne plus être livrée en médicaments.

«Afin de garantir que la pharmacie centrale continue de jouer pleinement son rôle de fournisseur de produits pharmaceutiques et de respecter ses obligations vis-à-vis de ses fournisseurs, le Conseil ministériel a approuvé plusieurs mesures visant à améliorer la situation financière de cette institution», disait le communiqué de la Primature tunisienne. Selon nos informations, le CMR a en fait décidé d’autoriser la PCT à contracter crédit auprès des banques de la place, avec garantie de l’Etat. Le crédit sera accordées en trois tranches, la dernière consistant en un rééchelonnement, après qu’ordre sera donné aux structures de santé de base, dépendant du ministère de la Santé, de rembourser 22 MDT à la pharmacie centrale et que le ministère de la Défense rembourse 5 MDT au titre de sa créance en médicaments à la CNAM.

 

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Les produits tunisiens, comme ceux d’autres pays écoulés au Maroc, sont dans le collimateur du secrétariat d’Etat chargé du Commerce extérieur. Dans le cadre du dispositif de rationalisation des importations pour, entres autres, protéger les producteurs locaux, la secrétaire d’Etat, Rkia Derham, a diligenté une enquête antidumping sur certaines opérations et pris des mesures contre une palette d’autres produits, selon l’agence officielle marocaine MAP.

Dans le détail, les produits qui ont fait l’objet de ces décisions ont trait au bâtiment, à la papeterie, à la sidérurgie et aux produits chimiques, en provenance de plusieurs pays tels que la Chine, les États-Unis, la Tunisie, le Portugal, l’Espagne et l’Égypte, a indiqué la responsable marocaine.

A noter que les importations en provenance des pays de l’Afrique subsaharienne ont également été sérieusement rognées, ce qui explique l’excédent commercial du Maroc. Reste à savoir combien de temps les partenaires du royaume vont supporter le fait que ce dernier inonde leurs marchés de ses produits, alors que de l’autre côté le marché marocain se verrouille face aux produits étrangers, pour protéger la production locale.

A noter que la Tunisie aussi, face aux dégâts subis par sa balance commerciale, vient de faire la même chose avec les “glibettes blanches” en provenance de la Turquie. Mais, disent les autorités tunisiennes, c’est après une concertation avec Ankara, qui aurait agréé la démarche de la Tunisie. Alors qu’en l’occurrence on n’a pas eu vent que Rabat ait consulté ses partenaires étrangers avant ce tour de vis sur les importations…

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La Tunisie importe, chaque année, environ 120 millions d’alevins pour subvenir aux besoins de l’aquaculture locale. Pourtant, l’Etat aurait dû encourager cette filière parvenue à maturité et éviter une “hémorragie de devises“, ont déclaré à l’agence TAP les responsables de l’écloserie “Aquaculture Tunisienne”, située dans la localité de Halk El Menjel, à 17 Km de Chott Mariem à Sousse, rencontrés au Salon international de l’agriculture, du machinisme agricole et de la pêche “SIAMAP 2017”, qui se tient du 31 octobre au 5 novembre 2017 au Parc des expositions du Kram.
Radhouane Erguez et Ridha Meddeb regrettent, tous deux l’absence d’une vision stratégique pour réguler l’aquaculture en Tunisie, une filière qui dispose de tous les atouts pour approvisionner le marché local en alevins, lesquels contribuent directement dans le coût de la production (15 à 20%) et aussi gagner des parts de marchés internationaux.
Notre spécialité principale est la production de deux espèces d’alevins: les dorades et les loups de mer. Nous maîtrisons l’élevage de ces deux espèces et nous avons même des nouveautés par rapport aux autres pays du bassin méditerranéen“, a indiqué Ridha Meddeb.
Et d’ajouter : “nous adoptons un process tout à fait naturel d’élevage des alevins et nous voulons que l’Etat se lance dans un programme de labellisation des produits de l’aquaculture tunisienne pour assurer à la production locale de meilleures chances d’accès aux marchés extérieurs exigeants en termes de qualité“.

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Si les produits marocains cartonnent dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, au point de permettre au royaume de dégager un excédent commercial de 7,5 milliards de dirhams (environ 787 millions $) en 2016, qu’est-ce que ce sera une fois que le Maroc aura officiellement rejoint la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?! D’après le rapport économique et financier joint au projet de loi de finances 2018, le Maroc a toutes les raisons de se frotter les mains, en attendant la manne que va lui apporter l’élimination des barrières douanières avec les pays de la CEDEAO quand l’adhésion à l’organisation sera officialisée, tout au plus dans 2 mois…

D’après ce document, les échanges commerciaux entre le Maroc et les nations de la CEDEAO ont totalisé 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $) l’an dernier, rapporte l’Agence Ecofin. Le royaume a massivement exporté vers les pays de la communauté ouest-africaine, pour 8,5 milliards de dirhams (environ 892 millions $), les importations en provenance de cette partie du continent paraissent insignifiantes à côté, à peine 1 milliard de dirhams (environ 105 millions $).

La CEDEAO est, et de très loin, le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique, avec une part de 58,2% dans le volume global des échanges. Viennent ensuite les communautés de l’Afrique de l’Est (15,5%), de l’Afrique Australe (13,4%) et de l’Afrique Centrale (12,4%).

A signaler que le boom des échanges commerciaux entre le Maroc et la CEDEAO a été enregistré ces 15 dernières années. En 2000, on en était à un chiffre global de 1,5 milliard de dirhams (environ 157 millions $) ; en 2016 la musique est toute autre avec des échanges d’une valeur de 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $).

De façon générale, les flux commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne ont connu une croissance moyenne de 9,1% par an depuis 2008, pour se situer à 19,2 milliards de dirhams (environ 2 milliards $) en 2016. Ces échanges pèsent 3% dans le volume global du commerce international du Maroc. Quant à l’excédent commercial de ce dernier, il est de 12 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard $).

A noter que depuis 2008, les exportations vers l’Afrique subsaharienne n’ont cessé de prendre du poids dans le total des exportations du Maroc : De 3,5% en 2008 elles sont passées à 7% en 2016. Leur valeur a culminé à 15,6 milliards de dirhams (environ 1,6 milliard $) en 2016.

S’agissant des importations en provenance d’Afrique subsaharienne, elles affichent 3,6 milliards de dirhams (environ 378,3 millions $) en 2016. Elles pèsent 0,9% dans le total des importations en 2016, presque la moitié par rapport à 2008, 1.3% exactement.

Quand le roi Mohammed VI disait dernièrement qu’il n’envisageait pas l’avenir de son pays ailleurs qu’en Afrique, il avait de bonnes raisons !

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“Le FMI exerce une pression sur la BCT afin de faire baisser la valeur du dinar. La raison évoquée par le FMI est que la dévaluation du dinar va d’un côté améliorer la compétitivité des exportateurs et donc augmenter les exportations et de l’autre côté va augmenter le prix des importations et donc réduire leur volume”, c’est ce qu’a été indiqué dans la dernière note de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE). Ainsi, en baissant drastiquement la valeur du dinar, le FMI espère réduire le déficit commercial à moyen terme.

D’autre part, la BCT décompose l’évolution des échanges commerciaux selon trois effets : l’effet de la variation du taux de change (effet change), l’effet de la variation des prix (exemple : prix du pétrole) et l’effet de la variation des volumes d’échanges. Comme le montre la figure, la variation du dinar à la baisse (effet change) a eu un impact négatif sur l’évolution des échanges commerciaux de l’ordre de 1,1 Milliards en 2016 et de 1 Milliards uniquement sur le premier semestre de 2017. Cela veut dire que l’effet négatif de l’augmentation de la valeur des importations due à la baisse du dinar surpasse l’effet positif de l’augmentation de la valeur des exportations due à cette baisse. En d’autres termes, au lieu de réduire le déficit commercial comme attendu par le FMI, la baisse de la valeur du dinar a au contraire augmenté ce déficit commercial, souligne l’OTE.

Ainsi, la Tunisie est entrée dans un cercle vicieux où plus le dinar baisse et plus le déficit commercial se creuse dû à cette baisse et plus le FMI exige une dévaluation du dinar, d’autant plus grande que le déficit commercial se creuse. Est-ce la raison pour laquelle la BCT a décidé d’agir sur le volume des importations.

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” Porter la contribution des exportations tunisiennes au PIB de 38% actuellement à 42% et augmenter le taux de couverture des importations par les exportations tels sont les principaux objectifs ciblés par le gouvernement actuel “, a indiqué Aziza Htira PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex).
Htira a appelé à se focaliser sur des secteurs à haute valeur ajoutée, à conquérir des nouveaux marchés et à surmonter les obstacles entravant les exportations tunisiennes, faisant remarquer que l’exportation constitue le pilier de l’économie, rappelant que la contribution de l’exportation au PIB atteint dans certains pays, les 60%.

Htira, qui intervenait jeudi à une rencontre organisée entre le ministère du Commerce et les exportateurs pour s’informer sur leurs propositions pour développer les exportations, a souligné que la réalisation de ces objectifs demeure tributaire de la mise en place d’un environnement favorable à travers la simplification des procédures administratives, le soutien des exportateurs pendant tout le processus d’exportation ( produit, transport et opération d’exportation) afin de garantir une meilleure compétitivité des produits tunisiens à l’étranger.
” Il s’agit également de fournir l’appui financier aux entreprises exportatrices, en renforçant la présence des banques tunisiennes dans les marchés africains qui comptent des niches à explorer “, a-t-elle ajouté.

De son côté le ministre du Commerce, Omar Behi a, à cette occasion, souligné que les propositions présentées par les entreprises exportatrices seront examinées lors de la tenue du Conseil supérieur des exportations, dont la première réunion, après sa réactivation, aura lieu à la fin cette année et pendant laquelle des décisions seront prises aux fins de booster les exportations tunisiennes et réduire le déficit commercial.

Selon l’INS, le déficit de la balance commerciale s’est encore creusé à la fin de septembre 2017, pour se situer à 11 480,1 MD, alors qu’il était à 9 326,7 MD une année auparavant en raison de l’aggravation du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3241,8 MD), l’Italie (-1 513,4 MD), la Turquie (-1 302,6 MD), la Russie (-924,6 MD) et l’Algérie (-326,4 MD).

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Nous évoquions, dans une récente édition, cette lettre confidentielle du gouverneur de la BCT leur enjoignant l’instruction de ne plus procéder à l’ouverture d’une lettre de crédit (LC) pour l’importation de certains produits qu’avec la couverture par l’importateur de sa LC par une garantie sur ses propres fonds. La BCT envoie aussi, dans sa même lettre, une liste de plus de 600 codes en douane représentant les produits concernés par la nouvelle mesure d’ouverture d’une LC.
En fait, la BCT n’interdit par l’importation de ces produits, mais demande que les importateurs le fassent sur leurs fonds propres et non par le biais de crédits des banques, tant en devises qu’en monnaie locale. La BCT espère ainsi deux choses : D’abord diminuer la demande sur les devises qu’elle a en réserve ; ensuite dissuader les importateurs et baisser la pression sur la balance commerciale dont le déficit explose depuis plusieurs mois.
Il se trouve cependant que cette liste, qui a été par ailleurs mise en place par l’ancien ministre du Commerce, Zied Laadhari et non par la BCT, comprend un certain nombre de produits dont toute difficulté à l’importation pourrait avoir un très mauvais impact économique. En effet, au moins l’un des produits considérés comme non indispensables à l’importation par le cabinet de Zied Laadhari est le véhicule utilitaire dans toutes ses déclinaisons, du camion à la pick-up. Ces véhicules sont avant tout des outils de production et des moyens de création de valeur ajoutée économique.
Nous apprenons ainsi que, consciente de certains travers de sa dernière décision en matière de financement de certaines importations, la BCT aurait demandé au nouveau ministre du Commerce de procéder à la révision de la liste des produits dits non indispensables. Cette révision pourrait d’ailleurs concerner d’autres produits.

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Dans une lettre en date du 10 octobre 2017, confidentielle et qui se balade sur les réseaux sociaux, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie donnait des instructions aux banques tunisiennes et leur filait la «liste des produits jugés non-indispensables à l’importation». Dans ce courrier, Chedli Ayari indiquait que «suite à la détérioration de la balance commerciale et afin de prévenir la détérioration des réserves en devises, il a été décidé de mettre à exécution la proposition issue de la réunion de l’association professionnelle des banques tunisiennes, de lier l’ouverture des lettres de crédits pour l’importation des biens non-indispensables ou ceux qui s’avèrent non-nécessaires, au vu de la conjoncture économique actuelle, à une garantie sur fonds propres qui couvre le montant des importations à faire».

Bien que confidentielle, la lettre du gouverneur est devenue publique et ne plait pas, selon nos sources, à beaucoup d’opérateurs économiques. Des opérateurs cependant dont beaucoup disposent de fonds issus, pour certains, de leurs activités à l’étranger et qui préfèrent recourir à la place financière locale pour financer leurs importations.

Le courrier de Chedli Ayari aux PDG et DG de banques, publiques et privées, donne aussi la liste de ces produits désormais «personæ non gratæ» auprès de la Banque centrale et de tout le gouvernement. Cette liste comprend 604 nomenclatures douanières et des centaines de produits, comme les fromages, le miel, les fruits secs, presque tous les fruits dont les bananes et les pommes et autres Kiwi, les biscuits, les eaux minérales, les vins et autres bières, les marbres, les parfums, les produits de beauté, les shampoings, les pneus, les meubles et garnitures, les préservatifs, les sacs à mains et autres produits en cuir, différentes gammes de papier, les vêtements et habits, le linge de lit, certains types de chaussures, les briques de construction, les articles de vaisselle ménagère, certains types d’articles de verre dont les verres de tables, de chauffe-eau et autres filtres, de grues, d’ascenseurs, les sèche-cheveux et appareils électriques, les voitures de tourisme et autres véhicules de transport. Pour la liste entière cliquez ici

 

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A la fin du mois de septembre 2017, le marché officiel des voitures a connu l’immatriculation, via concessionnaires, de 46.883 véhicules toutes catégories et toutes marques. L’achat de véhicules neufs en 9 mois était ainsi en hausse de 4,8 %. En face, chez le marché parallèle où le FCR est roi, ce sont 15.847 véhicules qui ont été introduits et ré-immatriculés en Tunisie. A fin septembre dernier, ce sont ainsi 62.730 nouveaux véhicules, neufs ou usagés, qui ont été introduits en Tunisie.

Chez les concessionnaires, les voitures particulières ont été au nombre de 34.244. Le parc des VP aura ainsi augmenté de 11,5 % en neuf mois. Et dans cette catégorie, c’est la marque française Renault qui a été la plus vendue chez le concessionnaire tunisien de la marque qui est Artes du groupe Mzabi, suivie de Hyundai par le Tunisien Alpha Hyundai et la coréenne Kia par le concessionnaire City Cars du groupe Bouchammaoui.

Le plus important, dans cette question des voitures en Tunisie, ce sont plutôt les augmentations que devraient connaître les prix de ce mode de déplacement très en vogue et prisé par les Tunisiens. On pourrait même déjà dire qu’il en coûtera moins au consommateur tunisien d’acheter, maintenant et jusqu’au 31 décembre 2017, sa voiture. Elle lui coûtera moins et cher et encore moins cher sur le marché parallèle que chez le concessionnaire officiel. Ce dernier est assujetti à tous les impôts, alors que le parallèle ne paie presque rien, et en tout cas moins que le marché officiel. A croire que le GUN, contrairement à sa feuille de route, encourage le marché parallèle !

L’année prochaine en effet, selon le projet de la loi de finance 2018, la voiture en Tunisie coûtera au moins 4 % plus cher en droit de consommation et 1 % plus cher en TVA et au plus 22 % plus cher en droits de consommation auquel s’ajoutera un point de TVA. Ainsi par exemple, une voiture 5 Chevaux fiscaux coûtera en moyenne 4,4 % chez le concessionnaire. Plus la puissance de la voiture montera et plus son prix augmentera. En général et selon la cylindrée, le prix des véhicules connaitra l’année prochaine des hausses de 13 à 67 points d’augmentation en droits de consommation et 1 point de TVA de plus (Voire le tableau complet en page 162 de la LF 2018).

Le plus drôle et incompréhensible dans cette affaire des prix des voitures dans un pays qui dit lutter contre le marché parallèle, c’est qu’il sera certainement mieux d’acheter votre voiture l’année prochaine sur le marché parallèle que chez le concessionnaire. Alors que ce dernier est assujetti à la TVA, le premier ne la paie point. La fameuse page 162 de la LF 2018 montre certes une augmentation des droits communs de 50 %. Or, avec le FCR, l’impact sera uniquement de 3%, soit 25 % de l’augmentation. Officiellement, par exemple, le prix d’une voiture 1L ou 5 chevaux fiscaux à l’importation augmentera de 50 %. Grâce aux privilèges accordés aux TRE (Tunisiens résidant à l’étranger), son prix n’augmentera que de 3 % et sans TVA par rapport à la même voiture achetée chez le concessionnaire.

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Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, Brahim Debbeche, est passé sur Express FM ce mardi 17 octobre 2017 pour donner son sentiment sur les dispositions du projet de la Loi de finances 2018 qui touchent son secteur. Il a affirmé que le texte ne contient aucune mesure pour stopper le marché parallèle…

«Les quatre points qui vont faire monter les prix des véhicules sont les suivants : hausse des droits de douane, de près de 10%, pour certains types de véhicule (bus et utilitaires hors Europe). Augmentation de 4 à 22% du prix des véhicules de tourisme Essence et de 10 à 16% pour les véhicules de tourisme Diesel, en plus de la hausse de la TVA. Est également prévue une augmentation sur le régime FCR, cependant cette augmentation reste inférieure à celle du circuit officiel. Nous pensions que cette Loi de finances viendrait en aide au marché officiel pour rétrécir le marché parallèle, mais il n’en est rien ! », a asséné Debbeche.

Il a déclaré que le marché local ventile chaque année entre 70 et 75 mille véhicules dont les 2/3 sont distribués par le circuit officiel. Il a ajouté : «Le marché parallèle en importe 15 mille par an. On ne vise pas ici ceux qui relèvent du régime FCR, mais il faut encadrer ce dispositif pour dégonfler le marché parallèle lequel, depuis 2012, a eu l’aval des autorités pour faire venir des voitures dont l’âge dépasse 3 années, et souvent polluantes !».

Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles a clairement dit que les opérateurs du secteur se disent pris pour cibles par cette Loi de finances, «alors que nous importons des équipements nécessaires, étant donné la carence des transports publics. Nous sommes prêts à négocier !», a-t-il indiqué.

Par ailleurs il s’est arrêté sur le gros impact de son secteur dans l’essor de l’industrie mécanique et électrique en Tunisie, depuis une trentaine d’années. Mais il a affirmé que pour passer à une vitesse supérieure, comme au Maroc, qui exporte massivement des voitures, il faudra des décisions fortes. «Pour exporter, il nous faut monter des structures à l’étranger et avoir l’autorisation de la Banque Centrale pour cela. En réalité, nous sommes bloqués pendant des mois et des mois pour mettre la main sur un peu de devises», a-t-il déploré.

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Le déficit de la balance commerciale s’est encore aggravé à fin Septembre 2017, pour se situer à 11 480,1 MD, alors qu’il était à 9 326,7 MD en Septembre 2016, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3241,8 MD), l’Italie (-1 513,4 MD), la Turquie (-1 302,6 MD), la Russie (-924,6 MD) et l’Algérie (-326,4 MD), selon les statistiques publiées mercredi, par l’INS.
Le taux de couverture a ainsi, baissé de 69,2% à 68,2%, entre 2016 et 2017 (9 mois) en raison de la disparité au niveau du rythme de croissance entre les importations (+19,2%) et les exportations (+17,4%).
En outre, le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2700,4 MD (23,5% du total du déficit), contre 2453,6 MD durant les neuf mois de l’année 2016.

Baisse de 11,2%, des exportations de minerais et de phosphates et dérivés

Les exportations ont continué de s’accroitre à un rythme assez soutenu, malgré la légère décélération observée par rapport aux huit mois de cette année. Elles ont augmenté de 17,4%, à 24 608,8 MD, contre une progression de 3,1%, durant la même période de l’année dernière.
Cette évolution concerne la majorité des secteurs dont les exportations de l’énergie qui ont enregistré un accroissement important suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (909,8 MD contre 445 MD) et des produits raffinés (672,8 MD contre 337,2 MD). Les exportations agricoles et agro-alimentaires ont cru de 13,1%, en raison de la hausse des ventes des dattes (392,5 MD contre 347,7 MD). De même, les exportations des industries mécaniques et électriques ont progressé de 17,9%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 14,4% et des industries manufacturières de 11,8%.
Le secteur des mines, des phosphates et dérivés a, toutefois, enregistré une baisse de 11,2%, suite à la diminution des exportations de l’acide phosphorique (318,8 MD contre 440,8 MD).

Hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de base de 21,9%



Les importations ont fortement, progressé de 19,2%, à 36 088,9 MD, contre 2,4% durant la même période de l’année 2016. Cette hausse est essentiellement, due à l’accroissement des importations du secteur de l’énergie de 32,4%, sous l’effet de l’augmentation des achats de pétrole brut (658,7 MD contre 481,8MD) et des produits raffinés (2669,1 MD contre 1621,6 MD). De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 21,9%, du fait, de la progression des achats de blé tendre (424 MD contre 358,2 MD), des matières premières et demi-produits de 22,1%, des biens d’équipement de 11,7%, et des minerais et des phosphates et dérivés de 15,3%.
Les importations des autres biens de consommation demeurent aussi, en hausse de 20,8%, suite à l’augmentation des achats des voitures de tourisme de 5,7% (1 257,3 MD contre 1 189,8 MD), des huiles essentielles et parfumerie de 21% (274,5 MD contre 226,9 MD) et des ouvrages en plastique de 17,2% (1 109,4 MD contre 946,6 MD).

Augmentation de 20,3% des exportations tunisiennes vers l’UE

Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant principalement avec la France de 2 093,3 MD, la Libye de 577,3 MD et le Royaume Uni de 194 MD.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,3% du total des exportations) ont augmenté de 20,3% en raison de la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie (+26,4%), l’Allemagne (+24 %) et les Pays Bas (+19,5%). D’autre part, les ventes sont en diminution vers d’autres pays notamment l’Autriche (-13,4%) et la Bulgarie (-4,9%).
Au niveau du Maghreb, les exportations ont baissé avec l’Algérie de 19,7% et la Libye de 8,2%. En revanche, les exportations vers le Maroc ont augmenté de 20,9%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (53,8% du total des importations) ont enregistré une hausse de 20,5% pour s’établir à 19 406,6 MD. Les importations ont augmenté de 15,2% avec la France et de 28,5% avec l’Italie.

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Les exportations du secteur industriel sont passées de 17129.3 MD durant les huit premiers mois de 2016 à 19546.7 MD à la même période de l’année 2017, enregistrant ainsi une augmentation de 14.1%. Le secteur industriel a importé pour 25944.5 MD lors des huit premiers mois de 2017 contre 21999.9 MD durant la même période en 2016, enregistrant ainsi une hausse de 17.9%. Ainsi, le solde commercial du secteur industriel s’est établi à -6397.8 MD contre -4870.6 MD durant les huit premiers mois de 2016. C’est ce qui a été indiqué par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) dans sa dernière lettre de conjoncture relative au mois d’août 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries mécanique et électrique dont les exportations ont atteint 10070.8 MD, contre 8474.0 MD durant les huit premiers mois de 2016, soit une progression de 18.8%. De même, les exportations du secteur des industries agroalimentaires ont augmenté de 9.8% passant de 1305.7 MD à 1433.4 MD durant les huit premiers mois de 2017.

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été en reste, avec des exportations de l’ordre 4058 MD contre 3527.1 MD durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 15.1%.

Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 12.6% avec 828.3 MD contre 735.3 MD durant les huit premiers mois de 2016.
Idem pour les exportations du secteur des industries diverses, elles ont progressé de 17.3% avec 1411.7 MD contre 1203.1 MD durant les huit premiers mois de 2016.
Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 8.1% pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure et 47.0% pour le secteur des industries agroalimentaires.

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La Tunisie a exporté des produits cosmétiques d’une valeur estimée à 96 millions de dinars (MD) contre presque 130 MD d’importations, a déclaré Riadh Bezzargua, directeur conseiller auprès de la direction générale du CEPEX, chargé de la Coopération Internationale,
Il a tenu à expliquer, lors d’une journée d’information organisée au CEPEX, sur le développement de la production nationale de produits cosmétiques et le potentiel de matière première en Tunisie, qu’il s’agit “d’exportations indirectes puisque ce sont essentiellement les entreprises étrangères qui utilisent la matière première tunisienne pour leurs produits”.
Le potentiel pour ce secteur est assez développé mais le secteur ne l’est pas encore, a-t-il souligné ajoutant que le secteur des produits cosmétiques et les ingrédients naturels liés à la beauté et à la cosmétique représentent un énorme potentiel en Tunisie.
Une trentaine de laboratoires sont actifs dans le secteur des produits cosmétiques en Tunisie outre les opérateurs dans le secteur agro-alimentaire et les producteurs, a-t-il précisé.

La rencontre de mardi vient concrétiser les composantes d’un projet pilote mis en œuvre en partenariat avec l’Allemagne et dont les finalités sont : développer l’export des produits cosmétiques tunisiens et assurer l’accompagnement des compétences tunisiennes pour explorer le marché européen, a-t-il expliqué.
“Cela figure dans le programme du CEPEX visant à promouvoir l’exportation de produits non traditionnels autres que ceux du textile et de l’agroalimentaire” a-t-il ajouté.
Dans le cadre de ce partenariat tuniso-allemand, 5 entreprises tunisiennes dirigées par des femmes tunisiennes prendront part à un salon international, en octobre prochain, pour développer leurs produits à travers des partenariats en Allemagne et en Europe.
Un expert allemand a été chargé de sélectionner ces sociétés pour la qualité de leurs produits et de leur management, a encore indiqué le responsable.

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L’Ambassadeur de la Turquie en Tunisie, Omar Farouk Dogan, a déclaré que le marché tunisien doit monter en gamme pour réduire le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays.
Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a mis l’accent sur cette étape considérée comme importante, essentiellement pour convaincre davantage l’importateur turc, qui s’est détourné de la Tunisie.
La raison ? La Turquie n’a pas pu importer de phosphate de la Tunisie car on avait tablé sur une production de 8 millions de tonnes en 2016, à l’arrivée le pays s’est retrouvé avec 2.5 millions de tonnes, a répondu l’ambassadeur turc. Cela a accentué le déséquilibre des échanges entre les deux pays, et surtout pour la Turquie. «C’est un pays qui a de gros besoins en phosphate et qui a été obligé de s’orienter vers d’autres marchés pour les satisfaire».

«Si les conditions deviennent plus favorables, rien n’empêchera l’investisseur turc de miser sur la en Tunisie et d’importer les produits dont il a besoin», a affirmé l’ambassadeur, avant de poursuivre : « nous sommes un pays agricole et nous importons annuellement 600 millions de dollars d’engrais et de phosphate. Qu’est-ce qui empêche à la Tunisie de répondre à nos besoins, sachant qu’elle dispose d’un potentiel énorme ? »

Nous y reviendrons…

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L’INS a précisé, dans une analyse, publiée sur son site web, que la mesure de l’évolution des échanges avec l’extérieur en volume (prix constants) est déduite à partir des indices des valeurs unitaires à l’export et à l’import.
Le calcul des indices de valeur, de volume et des prix s’effectue avec l’année 2010 comme année de référence (100 = 2010) et s’appuie sur un échantillon de 2134 produits à l’export et de 7292 produits à l’import, couvrant 90% des produits échangés durant l’année 2010.

Ce n’est pas la première fois que l’INS montre patte blanche, en janvier 2017, ses chiffres établissant une baisse de 5 points du taux de pauvreté entre 2010 et 2015 avaient soulevé l’indignation de certains, qui n’avaient pas hésité à parler de falsification des données. Le député de Nidaa Tounes à  Mohamed Fadhel Ben Omrane faisait partie des accusateurs. Face à l’agitation, jusqu’à l’Assemblée des Représentants du Peuple, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale démissionnaire, Fadhel Abdelkefi, avait dû monter au front, le 24 janvier, au Parlement, pour prendre la défense de l’INS. Le directeur général de l’institut, Hédi Saïdi, s’y était collé aussi, avec moult détails, pour jeter sur la place publique la fiabilité de ses méthodes de travail et le caractère scientifique de sa démarche, et donc de ses résultats…

La dernière livraison de l’INS

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré, durant les 7 premiers mois de 2017, une hausse de 3,6% en volume à l’export (prix constant) et de 2,3% à l’import par rapport à la même période de 2016.
Au niveau des prix, les exportations ont augmenté de 11,9% et les importations de 16,1%, alors qu’en valeurs courantes, les exportations ont progressé de 15,9% (à 19128,9 millions de dinars – MD) et les importations ont évolué de 18, 8% (à 27756,9 MD).

Selon l’Institut National de la Statistique (INS), les prix, hors énergie, ont augmenté à l’export et à l’import de 11,6%. En effet, à fin juillet 2017, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 15,8% à l’export et de 42,9% à l’import.
L’évolution des exportations en volume par secteur montre une baisse enregistrée au niveau du secteur mines, phosphates et dérivés de 16,3%, du secteur de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire de 1,4%. Par ailleurs, le secteur de l’industrie mécanique et électrique et le secteur de l’énergie ont enregistré en volume une hausse respectivement de l’ordre de 5,7%.
Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau des secteurs de l’agriculture et des industries agroalimentaires de 10,4% et du secteur des Mines phosphates et dérivés de 3%, contre une baisse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiants de -8,5%.

TAP

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Les échanges effectués par les sociétés résidentes (selon l’optique change), durant le 1er semestre de 2017 ont engendré un niveau de déficit dépassant 10,8 Milliards de dinars, et c’est ce qui rend l’aggravation du déficit commercial durant cette période davantage préoccupante, dénote une Analyse des échanges commerciaux de la Tunisie du Premier Semestre 2017, qui vient d’être publiée par la Banque centrale de Tunisie.

La même analyse a précisé que la part des exportations des non-résidents demeure toujours supérieure à celle des ventes des résidents (60%/40%). Par contre, la part des importations des résidents est prépondérante (72%).
Face à cette situation, les analystes de la BCT estiment que la mise en œuvre de la stratégie visant la promotion des exportations effectuées par les sociétés résidentes, qui se traduisent par un impact direct sur le niveau des avoirs en devises, doit se poursuivre et s’accompagner par des mesures efficaces visant la maitrise des importations, notamment celles débridées et non-essentielles (sous franchise, non conformes aux normes techniques et sanitaires…).

Il est à rappeler que le déficit commercial s’est aggravé de 1,5 milliard de Dinars (+24,9%), durant le 1er semestre de 2017. Le niveau du déficit a atteint au terme du 1er semestre de l’année en cours 7,5 milliards de Dinars (soit un déficit mensuel moyen de 1256 MDT contre 1006 MDT lors du 1er semestre 2016). Lequel déficit est dû à la progression des importations à un rythme plus accentué que les exportations, soit +16,4% et +12,7%, contrastant avec les baisses des exportations et des importations (respectivement -1,3% et -1,5%) enregistrées lors du 1er semestre de 2016.
Faits saillants de l’évolution des échanges commerciaux durant le 1er semestre de 2017

Le boulet des importations de produits alimentaires

On en retient, à titre de résultats positifs, une poursuite de la bonne tenue des exportations des secteurs des industries manufacturières, (+13,2%), qui a concerné tous les secteurs exportateurs, (industries mécaniques et électriques (+16,1% contre +11,7% lors du 1er semestre 2016), le textile, habillement et cuir (+10,6% contre +4,6%) et les autres industries manufacturières (+7,3% contre 5%). A noter une augmentation des ventes du secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires de 11,3% en relation, notamment, avec la hausse des ventes des produits de la pêche (+62,3%) et des dattes (+17,5%).

Parmi les résultats négatifs, l’analyse de la BCT a cité la forte hausse de 29,8% des achats des produits alimentaires, qui a touché principalement les produits de base (blé tendre, huiles végétales, sucre, café…), l’augmentation des importations des biens de consommation de 13,1% en lien surtout avec la hausse des achats des produits pharmaceutiques (+ 55,7%), des produits de textile et habillement (+15,7%) ainsi que les appareils électriques et mécaniques destinés à la consommation (+4,1%), le creusement cumulé des déficits de la balance énergétique et de la balance alimentaire a contribué pour plus de la moitié dans l’élargissement du déficit commercial global et le repli des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés de 19,9% par rapport au premier semestre de 2016, en dépit de la reprise confirmée de la production au cours de ces derniers mois, en lien avec l’amélioration du climat social.

Ainsi, outre la nécessité de promouvoir les exportations effectuées par les sociétés résidentes, l’analyse de la BCT recommande d’adopter une politique commerciale pour le secteur des phosphates de manière à reconquérir les anciens marchés et de cibler de nouveaux débouchés pour ces produits, de mettre en place un plan d’action visant l’amélioration de la valeur ajoutée des industries manufacturières, dont l’intégration dans l’économie reste faible, malgré la confirmation de la bonne performance de leurs exportations lors du 1er semestre de l’année en cours.

TAP

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Le Maroc exporte beaucoup vers l’Afrique subsaharienne (biens, services, produits agricoles), pourtant, à en croire les chiffres publiés par l’Office marocain des changes, c’est pas la grande forme pour sa balance commerciale. Fin juillet 2017, elle affichait un déficit de 6,9%…

Les échanges commerciaux du pays sont montés globalement à plus de 111 milliards de dirhams (environ 11,79 milliards $) sur les 7 premiers mois de cette année, contre 103,8 milliards de dirhams (environ 11,03 milliards $) sur la même période l’an dernier. Le hic c’est que les importations ont explosé, +16,5 milliards de dirhams (à peu près 1,75 milliards $), 251,8 milliards de dirhams (environ 26,75 milliards $) au total fin juillet 2017. La facture très salée des produits énergétiques (+33,4%), des produits bruts (+11,6%) et des produits finis de consommation (+4,4%) a fait de sacrés dégâts.

Les exportations ont certes évolué, mais d’à peine 9,3 milliards de dirhams (environ 988 millions $), 140,8 milliards de dirhams (environ 14 milliards $) à fin juillet 2017. Le Maroc doit ce chiffre à l’industrie pharmaceutique (+10,4%), l’aéronautique (+10,3%), l’agriculture et agro-alimentaire (+10,1%), les phosphates et dérivés (+7,9%), l’électronique (+6,4%), le textile et cuir (+3%) et l’automobile (+2%).

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L’infatigable expert en économie Ezzedine Saïdane est monté au front, une fois de plus, pour alerter l’opinion publique sur les périls économiques qui guettent la Tunisie. Il a déclaré, sur Shems FM ce mercredi 23 août 2017, que le pays file du mauvais coton depuis des années et que les signes annonciateurs de la dépréciation du dinar sont perceptibles depuis un certain temps…

Saidane a affirmé que l’amoncellement des difficultés économiques a fini par accoucher d’une grave crise économique laquelle pourrait déboucher sur une grosse crise sociale dont on pourra difficilement s’extirper. Il a ajouté que la plongée de la valeur du dinar n’est que le symptôme du naufrage de l’économie nationale à cause de la montée des prix des produits importés et de l’inflation. Ces phénomènes ont conduit à la fonte du pouvoir d’achat et à l’enflement de la dette.

L’expert recommande au gouvernement de dire la vérité aux citoyens, toute la vérité sur la situation catastrophique de l’économie du pays. Cela ne l’a pas empêché de tirer sur le discours de vérité tenu à l’ARP par le ministre du Développement démissionnaire, Fadhel Abdelkefi…

Enfin il a appelé de ses voeux un diagnostic exhaustif des problèmes du pays, auquel prendront part les signataires du pacte de Carthage. Ce travail pourrait ensuite servir de support à une stratégie économique, avec des décisions fortes pour le développement appuyées par la communauté internationale et le FMI.

Le meilleur des RS

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