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Les exportations du secteur industriel sont passées de 14502.6 MD durant les six premiers mois 2017 à 18318.9 MD durant la même période de l’année 2018 enregistrant ainsi une augmentation de 26.3%. C’est ce qui ressort des derniers chiffres rendus publics par l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Le secteur industriel a importé pour 22842.9 MD durant les six premiers mois 2018 contre 19103.2 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 19.6%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établi à -4523.9 MD contre -4600.6 MD au cours de la même période de 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 2167.6 MD, contre 1070.7 MD pendant les six premiers mois 2017, soit une progression de 102.5%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre, passant de 237.1 MD à 324.8 MD au cours des six premiers mois 2018 (+37%).

De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19.4% passant de 7482.8 MD à 8934.8 MD durant les six premiers mois 2018.
Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été du reste avec des exportations de l’ordre 3699.5 MD contre 3024.3 MD durant les six premiers mois 2017, soit une augmentation de 22.3%.
Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 25.5% avec 769.5 MD contre 613.4 MD au cours des six premiers mois 2017.
Idem, les exportations du secteur des industries diverses ont progressé de 27.4% avec 1352.3 MD contre 1061.6 MD durant les six premiers mois 2017.
Les importations industrielles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 0.9% pour le secteur des industries agroalimentaires et 26.4% pour le secteur des industries diverses.

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La balance commerciale alimentaire a enregistré durant le mois de juillet 2018 un excédent de 182,7 MD contre un déficit de 754,8 MD au cours de la même période de l’année précédente, ce qui a permis de porter le taux de couverture à 106,1%

Selon les dernières statistiques publiées par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), sur son site électronique, les exportations alimentaires ont enregistré en termes de valeur une hausse de 72,6% alors que les importations ont augmenté de 15,2%.

Sur la base des mêmes statistiques l’excédent est le résultat de la hausse de la valeur des exportations, en particulier celles de l’huile d’olive de 200,4%, des tomates de 38,3% et des produits de la pêche de 29,9%.

Quant aux importations, elles sont constituées notamment de blé dur (532,2 mille tonnes), de blé tendre (729,7 mille tonnes), d’orge (329,5 mille tonnes), deviandes (16,4 mille tonnes) et du lait et ses dérivés (11,3 mille tonnes). En termes de valeur, la hausse des importations est due à la hausse des achats, notamment des viandes de 176,5%, des laits et dérivés de 63,7%, d’orge de 51,4% et de blé dur de 26,8%, toujours selon l’ONAGRI

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Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les sept premiers mois de l’année 2018 montrent que les exportations continuent d’accroitre à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 23,3% contre 15,9% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 23580,1 MD contre 19128,9 MD durant la même période en 2017. C’est ce qui ressort d’une note récente publiée par l’Institut National des Statistiques (INS).

De même, les importations maintiennent un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 18,8% durant les sept mois de l’année 2017, pour une valeur de 33526,6 MD contre 27756,9 MD durant la même période en 2017.

Suite à cette évolution au niveau des exportations (+23,3%) et des importations (+20,8%), le solde commercial s’établit à un niveau de 9946,5 MD contre 8628,0 MD durant la même période en 2017.

Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 1,4 points par rapport aux sept premiers mois de l’année 2017 pour s’établir respectivement à des taux de 70,3% et 68,9 %.

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 19,3% contre +16,4% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 24,9% contre +17,5% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 35,1 % contre +14,4% durant la même période en 2017. De même, les importations enregistrent une hausse de 18,8% contre +19,5% durant la même période en 2017.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+23,3%) durant les sept premiers mois de l’année 2018 concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un accroissement de 67,6% suite à l’augmentation de nos ventes d’huile d’olive (1471,7 MD contre 489,9 MD) et de dattes (496,4 MD contre 360,7 MD), des secteur des industries manufacturières de 28,0%, du textile/habillement et cuir de 21,0% , des industries mécaniques et électriques de 17,3% et de l’énergie de 9,3%.

En revanche, les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent en baisse avec un taux de 4,8%. L’augmentation des importations de 20,8% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,8%, les matières premières et demi produits de 23,9%, les biens d’équipement de 18,4%, le secteur des mines, phosphates et dérivés de 11,1% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,4%.

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,0% du total des exportations) ont augmenté de 19,4%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 63,9%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 17,7%.

D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays européens, notamment avec le Royaume-Uni de 25,9%.

Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 38,5%, le Maroc de 34,4% et la Libye de 26,7%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 9,1%.

Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (54,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,2% pour s’établir à 18399,7 MD. Les importations ont augmenté de 26,2% avec la Belgique, de 20,4% avec l’Italie et de 20,5% avec la France.

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 9946,5 MD suite au recul enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3045,0 MD), l’Italie (-1553,3 MD), la Turquie (-1210,4 MD), l’Algérie (-749,6 MD) et la Russie (-747,1 MD).

 En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1941,6 MD, la Libye de 527,8 MD et le Maroc de 222,6 MD.

Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 6708,3 MD. En effet le déficit de la balance énergétique s’établit à 3238,2 MD (32,6% du total du déficit) contre 2122,6 MD durant la même période en 2017.

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La crise du médicament qui sévit dans le pays préoccupe et même inquiète depuis plusieurs semaines les Tunisiennes et les Tunisiens. Est-ce une vraie crise ou un complot contre la Pharmacie centrale? Qui est derrière cette affaire ? Est-ce la faute à la contrebande et au marché noir, comme disent certains experts du secteur ? Est-ce la résultante de la crise financière qui frappe le pays depuis plus de 7 ans ou une collusion contre la nation en général ? C’est l’ensemble des interrogations débattues, ce mercredi 8 août 2018, lors d’une table ronde organisée à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Interrogé sur l’affaire, le PDG de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), Ayman El Mekki, a fait savoir qu’une reprise progressive au niveau de l’approvisionnement du marché tunisien en médicaments a été constatée et que la Tunisie recevra prochainement une première commande. Et de préciser dans le même cadre que la PCT a trouvé un accord et a payé une première tranche de ses dettes auprès des fournisseurs étrangers.
Il a aussi indiqué que le stock de médicaments disponibles actuellement couvre 88 jours de consommation nationale et que l’insuline, le médicament qui a manqué le plus, est subventionné par la pharmacie centrale à hauteur de 90% et est disponible en stock pour 5 mois et 15 jours de consommation. Les deux autres types d’insuline qui ont manqué seront prochainement disponibles sur le marché, a-t-il ajouté, appelant ainsi à ne pas confondre “pénurie” et “produit manquant“.

Le responsable a tenu par ailleurs à expliquer que la crise du médicament en Tunisie est structurelle et ne date pas d’aujourd’hui, mais plutôt de l’année 2016 et c’est à partir de là que la sonnette d’alarme avait été tirée. “C’est une crise de cumul (…) C’est depuis des années que l’État intervient pour débloquer la situation et prendre à sa charge certaines engagements“, a-t-il dit.
“Si la pharmacie centrale n’était pas supportée par l’État, elle aurait explosé depuis l’année 2016 (…) Aucune société privée ne pourrait faire face à cette situation de crise et ce fardeau“, a assuré Al-Mekki, faisant remarquer que le volume de transactions de la pharmacie centrale atteint 1.300 millions de dinars par an, alors que ses dettes auprès des hôpitaux et les fonds sociaux sont estimées à 880 millions de dinars.

Il a en revanche assuré que la crise de la pharmacie centrale a été aggravée par plusieurs facteurs dont le glissement du dinar durant les trois dernières années, l’incapacité de la pharmacie centrale à payer ses dettes auprès des fournisseurs étrangers, la contrebande, le marché noir et la hausse de la consommation.

Pour dépasser cette situation de crise, El Mekki a appelé à garantir une liquidité mensuelle de 50 Millions de dinars par mois, à activer les mécanismes permettant d’ajuster les prix des médicaments, à lancer un programme pour la promotion du secteur des médicaments en Tunisie et réviser la réglementation régissant le secteur.
Le responsable de la pharmacie centrale a également appelé à examiner la possibilité de mettre en place un fonds national pour la promotion de l’industrie pharmaceutique, un fonds qui doit être géré par le ministère de la Santé, selon ses dires.

Le PDG de la pharmacie centrale a sous un autre angle indiqué que le conseil ministériel restreint, tenu lundi 11 juin 2018, sous la présidence du chef du gouvernement, n’a approuvé qu’une seule mesure proposée par la pharmacie centrale, portant sur l’injection dans la Pharmacie centrale 500 millions de dinars de liquidités, soit l’équivalent des dettes de la PCT auprès des fournisseurs étrangers, selon ses dires.

De son côté, le PDG de la CNAM, Bechir Armani, a indiqué que des prémisses de reprise ont été constatées au niveau de la caisse, faisant remarquer que le montant des achats effectués auprès de la pharmacie centrale s’élève à 700 millions de dinars par an dont 320 millions de dinars relatifs aux médicaments spécifiques. Du coup, les transactions de la CNAM auprès de la pharmacie centrale représentent 28% du chiffre d’affaires de la pharmacie centrale qui est aux alentours de 1300 Millions de dinars, selon ses dires.
Il par ailleurs indiqué que la CNAM a trouvé un accord avec la PCT pour régler ses dettes tout en lui versant régulièrement et mensuellement 23 millions de dinars. Et de préciser que les dettes de la CNAM s’élèvent jusqu’au mois de juillet courant à 388 MDT dont 276 sont des dettes antérieures, avant d’ajouter qu’à ce rythme la dette de la CNAM auprès de la Pharmacie centrale serait de seulement 45 MDT à la fin de cette année.

Quant à lui, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie, Chedly Fendri, a pointé du doigt les fournisseurs étrangers. Selon lui, l’approvisionnement de la Tunisie en médicaments était un choix pour certains laboratoires étrangers, lesquels ont, stratégiquement, suspendu les médicaments qui n’ont pas d’alternatives en Tunisie pour pousser la pharmacie centrale à payer ses dettes.
Il a toutefois indiqué que la crise du médicament est sur le chemin d’être résolue et qu’entre 40 à 50 médicaments seront prochainement disponibles sur le marché.
Chedly Fendri a toutefois écarté le fait que la contrebande soit derrière la crise du médicament en Tunisie et que la principale raison de cette crise est la pénurie de liquidité à la pharmacie centrale.

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Le stock tunisien en médicaments actuellement disponible couvre 88 jours de consommation nationale, a déclaré le président directeur général de la pharmacie centrale (PCT), Ayman al-Mekki, le mercredi 8 août 2018.

Lors d’un forum organisé par l’Institut tunisien d’études stratégiques (ITES) sur la “crise du médicament en Tunisie“, Mekki a déclaré que l’insuline est compensée par la pharmacie centrale à hauteur de 90% et disponible en stock de 5 mois et 15 jours de consommation.

Dans le même contexte, le PDG de la PCT a confirmé que le volume de transactions de la pharmacie centrale atteint 1.300 millions de dinars par an, alors que ses dettes auprès des hôpitaux et les fonds sociaux sont estimées à 880 millions de dinars.

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Les réserves en devises de la Tunisie se sont réduites jusqu’à jeudi à 10742 millions de dinars (MD), ce qui a entraîné une compression de la capacité de l’Etat à couvrir les importations à 70 jours seulement, selon les données publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
Ainsi, la capacité du pays à couvrir ses importations en devises est passée de 101 jours en 2017 à 70 jours actuellement, un nouveau seuil que la Tunisie enregistre, sachant que le Fonds Monétaire International (FMI) a décaissé, le 6 juillet 2018, une nouvelle tranche de crédit en sa faveur d’un montant de 250 millions de dollars au titre du mécanisme élargi de crédit.
Selon les données de la BCT, les billets et les monnaies en circulation ont atteint, le 30 juillet dernier, la barre de 12200 MD, alors que le volume global de refinancement s’est élève au 1er août à 15296 MD.

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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Jusqu’où ira le refinancement des banques auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) ? A la date du jeudi 05 juillet 2018, les banques ont pioché dans le trésor de la BCT plus de 15 Milliards de dinars, un seuil jamais atteint. A titre indicatif, on en était “seulement” à 10,1 Milliards DT à la même date l’an dernier.

Quant aux causes de cette envolée qui donne le tournis, et bien ce sont toujours les mêmes : Les banques tapent frénétiquement à la porte de la BCT pour s’acheter des devises afin de couvrir les transactions extérieures des opérateurs économiques. Toujours ces importations, à un niveau trop élevé alors qu’elles sont censées baisser… En tout cas les décisions avaient été prises dans ce sens. Qu’est-ce qui cloche alors ?

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La Chine n’a pas flanché. A la décision du président américain, Donald Trump, de taxer plus de 800 produits en provenance de Chine, 34 milliards de dollars de marchandises, Pékin a répliqué ce vendredi 06 juillet 2018. Des droits de douane seront appliqués sur certains produits américains, a fait savoir le ministère chinois des Affaires étrangères, rapporte Reuters. D’ailleurs les agents des douanes sont déjà en action, a indiqué le porte-parole du ministère lors d’un point de presse.

A noter que la décision de l’administration américaine est entrée en vigueur ce vendredi à 04h01 GMT.
La Chine a promis de ne pas tirer en premier, mais pour défendre les intérêts essentiels de la nation et les intérêts du peuple, elle n’a d’autre choix que de répliquer si nécessaire“, a déclaré le ministère chinois du Commerce, sans en dire plus sur les détails de cette affaire.

Reste à savoir comment l’imprévisible Trump va réagir à la réplique cinglante de la Chine. Le président américain avait affirmé qu’il pourrait in fine taxer jusqu’à 500 milliards de dollars de produits chinois, presque tout le volume commercialisé aux Etats-Unis (505 milliards de dollars en 2017).
Le républicain, théoricien du fameux “America First” (Amérique d’abord) durant sa campagne électorale, avait soulevé l’enthousiasme de ses partisans en promettant de rééquilibrer les échanges commerciaux entre les USA et la Chine, pour gommer un déficit qui coute cher à son pays, 375 milliards de dollars en 2017 selon les estimations.

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Les exportations du secteur industriel commercent à reprendre de la couleur. Par rapport aux mois derniers, l’évolution a été très importante et les exportations sont passées de 12 009,4 Millions de dinars (MD) durant les cinq premiers mois de 2017 à 15 230,1 MD durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 26,8%. Le secteur industriel a importé pour 18 870,4 MD durant les cinq premiers mois 2018 contre 16 030,9 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17,7%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établit à -3640,3 MD contre -4021,5 MD au cours des cinq premiers 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 1909,8 MD, contre 899,6 MD pendant les cinq premiers mois 2017, soit une progression de 112,3%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre. De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19,5%.

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été en reste avec des exportations de l’ordre 3052,7 MD contre 2496,4 MD durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 22,3%. Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 26,9% avec 643,7 MD contre 507,3 MD au cours des cinq premiers mois 2017.

Quant aux importations industrielles, elles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 1,4% pour le secteur des industries agroalimentaires et 27% pour le secteur des industries diverses.

S’agissant des services, il en ressort que durant les cinq premiers mois 2018, l’investissement déclaré dans les activités de service a atteint le montant de 580,3 MD contre 998,9 MD lors des cinq premiers mois 2017, enregistrant ainsi une baisse de 41,9%. Le nombre de projets déclarés a atteint 5054 au cours des cinq premiers mois de 2018 contre 4148 lors des cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 21,8%. Ces projets permettront la création de 19 626 postes d’emplois, contre 17 901 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 9,6%.

Les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportateurs ont enregistré une augmentation de 98,2%, avec un montant de 44,6 MD, contre 22,5 MD durant les cinq premiers mois de 2017. Le nombre de ce type de projets a progressé de 26,1% passant de 690 pendant les cinq premiers mois de 2017 à 870 au cours de la même période 2018, le nombre des emplois à créer a augmenté de 29,7% passant de 2989 à 3878 durant la même période. Quant aux services orientés vers le marché local, les investissements ont été marqués par une baisse de 45,1% avec 535,7 MD contre 976,4 MD durant les cinq premiers mois de 2017.

Le nombre de projets y afférents a enregistré une hausse de 21% (4184 au cours des cinq premiers mois 2018 contre 3458 durant la même période de l’année 2017), les emplois à créer ont augmenté de 5,6% (15 748 contre 14 912 durant les cinq premiers mois de 2017).

La baisse des investissements durant les cinq premiers mois 2018 dans les activités de services résulte aussi bien de la diminution enregistrée dans les régions de l’Est où les investissements ont atteint 461,3 MD contre 865 MD au cours des cinq premiers mois 2017 (-46,7%), que de celle enregistrée dans les régions de l’Ouest où les investissements déclarés sont passés de 133,9 MD à 119 MD pendant les cinq premiers mois de 2018 (-11.2%). L’augmentation enregistrée au niveau des projets déclarés dans les activités de service résulte de la hausse marquée dans les régions de l’Est, dont le nombre de projets déclarés dans les activités de services est passé de 3458 à 4537 durant les cinq premiers mois de 2018 (+31.2%). En revanche, le nombre de projets dans la région de l’Ouest a connu une baisse de 25,1% (517 contre 690 projets déclarés pendant les cinq premiers mois 2017).

La hausse des emplois à créer résulte de la progression enregistrée dans les régions de l’Est où les emplois à créer ont atteint 17 480 durant les cinq premiers mois 2018 contre 15 567 durant la même période de l’année 2017 (+12.3%). Quant au nombre d’emplois déclarés dans les régions de l’Ouest, il est passé de 2334 à 2143 au cours des cinq premiers mois 2018, enregistrant ainsi une baisse de 8,2%.

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La Tunisie a toujours considéré l’ouverture commerciale comme un facteur de croissance économique. Les exportations des biens et des services constituent une source importante de financement extérieur pour une croissance durable. Malgré ce rôle moteur pour le développement, la Tunisie n’a pas pu tirer pleinement profit“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa. Ayant pour thème “Comment intégrer la politique commerciale dans la stratégie nationale de développement”, l’étude a indiqué que la politique commerciale mise en œuvre par la Tunisie dans ce domaine est statique et ne fait pas l’objet de stratégie globale de développement. À l’inverse, plusieurs pays comme les nations asiatiques performantes ont exploité leur avantage comparatif par l’application des politiques commerciales dynamiques qui évoluent avec le temps et varient selon les secteurs en fonction des besoins de développement ou le dosage complexe d’ouverture et de restrictions sélectives, dans le cadre de stratégies globales de développement.

La Tunisie devrait développer une politique basée sur l’alternance et le dosage d’ouverture et de contrôle, dans le contexte d’une stratégie globale de développement. L’intégration de la politique commerciale devrait se concevoir dans un contexte plus large, notamment le cadre macroéconomique, les politiques budgétaires et monétaire et les reformes réglementaires et institutionnelles.

Toujours, selon l’étude, l’importation excessive des produits non contrôlés et qui ont affecté la santé humaine, animale et végétale nous amène à instaurer des mesures non tarifaires plus strictes. Selon les accords de l’OMC, l’utilisation de ces mesures non tarifaires (MNT) est autorisée dans certains cas. Ils comprennent, entre autres, l’Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) ou celui sur les mesures et phytosa-nitaires (SPS). Ces accords autorisent les pays à mettre en œuvre des politiques ayant un objectif légitime afin de protéger la vie humaine, animale, végétale, la faune et la flore, l’environnement, et la sécurité humaine. L’accord SPS traite l’état des produits alimentaires, de la santé et de la sécurité des animaux et des végétaux. L’accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) vise à ce que les normes et les procédures d’essai et d’homologation des produits ne soient pas source d’obstacles au commerce. Les mesures SPS et OTC n’ont pas de dimension bilatérale. Elles sont appliquées unilatéralement par les pays importateurs et appliquées à l’ensemble des pays exportateurs.

Ces mesures ne sont pas nouvelles, elles sont appliquées par les pays développés. Aujourd’hui, la capacité d’accès des pays en développement aux marchés des pays développés est liée au respect d’un nombre croissant de mesures réglementaires qui visent des objectifs stratégiques non commerciaux.

L’importance grandissante de ces mesures dans la fixation des conditions d’accès aux marché  est expliquée par les deux facteurs : i) le besoin grandissant en matière de santé, sécurité et protection environnementale et ii) l’inefficacité des politiques commerciales traditionnelles du fait que les tarifs douaniers sont généralement bas suite à la multiplication des accords de libre échange et des accords commerciaux préférentiels régionaux et bilatéraux.

L’étude a en outre noté que les données statistiques sur les mesures non tarifaires sont rares et même si elles existent, elles ne permettent pas d’établir clairement la séparation entre ce qui relève de l’accès aux marchés, du traitement national  et de la réglementation intérieure. En outre, le champ des MNT est vaste et ses frontières sont floues. Les données sont collectées par de nombreuses institutions différentes pour traiter des problématiques différentes. Elles comportent des lacunes importantes pour certains pays et certaines périodes.

Malgré ces problèmes statistiques, les économistes ont pu tirer quelques conclusions préliminaires. Le nombre de mesures non tarifaires semble avoir augmenté à la fin des années 1990, mais entre 2000 et 2008, il s’est stabilisé. Il a repris sa hausse après la crise  financière. Les résultats des  enquêtes et les données statistiques disponibles montrent que la part des mesures OTC et SPS dans les  MNT est importante et que ces MNT sont utilisées plus souvent par les pays développés que par les pays en développement. Plusieurs économistes considèrent que les procédures administratives contraignantes, la lourdeur bureaucratique et la mauvaise gouvernance jouent le rôle des MNT puisqu’elles découragent les importateurs et le commerce“, note l’étude.

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A défaut d’avoir fait capoter l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 et d’avoir pu convaincre la communauté internationale de le suivre dans son projet d’asphyxier Téhéran, à travers une batterie de nouvelles sanctions économiques, le président américain, Donald Trump, a une autre idée, machiavélique. En effet Washington veut inciter, par des pressions diverses, les pays qui achètent du pétrole iranien à cesser d’en importer, a confié jeudi 28 juin 2018 un responsable du département d’Etat à Reuters. “Notre préoccupation est de travailler avec les pays qui importent du pétrole d’Iran afin que le plus grand nombre possible d’entre eux ramènent leurs importations de pétrole iranien à zéro d’ici le 4 novembre“, a-t-il dit. “Nous sommes disposés à travailler au cas par cas avec les pays qui réduisent leurs importations“, a-t-il ajouté.

Dans cette optique, des émissaires de l’administration Trump ont débarqué dans des pays européens cette semaine et iront au Moyen-Orient et en Asie. Washington cherche à faire plier Téhéran pour le forcer à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Les USA sont “sincères concernant leurs efforts pour faire pression sur l’Iran afin qu’il change son comportement menaçant“, a indiqué ce responsable.
Washington veut également pousser les producteurs de pétrole du Golfe à en faire plus pour prendre la place de l’Iran sur le marché mondial, à partir de novembre.
Reste à convaincre les Chinois et les Indiens, deux des plus gros clients de l’Iran, de les suivre dans cette folle aventure. Il y a aussi la Turquie et l’Irak…

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Le ministre de l’Agriculture, Samir Taieb, a indiqué ce mercredi 27 juin 2018 qu’il n’est pas question d’importer des moutons pour le sacrifice de l’Aïd Al Adha. “L’Aid sera 100% tunisien comme l’année dernière“, a affirmé Taieb, sur Mosaïque FM.
Il invite les citoyens à se diriger vers les points de vente et les marchés aménagés par son département, car ils ont l’avantage de proposer des prix abordables, un contrôle vétérinaire ainsi que la garantie de la provenance du bétail.

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

TAP

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L’excédent commercial de la Chine a baissé de 43,1%, en mai 2018, pour atteindre 156,5 milliards de yuans. Les exportations ont progressé de 3,2% sur un an pour atteindre 1,340 milliard de yuans tandis que les importations ont augmenté de 15,6% pour atteindre 1,190 milliards de yuans, selon Xinhua. Le président américain, Donald Trump, qui reproche à la Chine sa politique commerciale trop agressive et le “dumping” qui fait des ravages aux USA et ailleurs, ne va pas bouder son plaisir…

Le commerce de marchandises de la Chine a augmenté de 8,8% sur un an pour atteindre 11,630 milliards de yuans (environ 1,820 milliards de dollars), au cours des cinq premiers mois de l’année, selon des données douanières publiées vendredi 08 juin 2018.

Les exportations ont affiché une croissance de 5,5% en glissement annuel pour s’établir à 6,140 milliards de yuans durant cette période, tandis que les importations ont augmenté de 12,6% à 5,490 milliards de yuans, entraînant un excédent commercial de 649,8 milliards de yuans, en baisse de 31%.

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Selon la Banque centrale d’Egypte (CBE), les réserves de change du pays ont connu une hausse de 106 millions $ en un mois pour atteindre 44,14 milliards $ à fin mai 2018, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

A leur niveau actuel, ces réserves de change permettent de couvrir environ huit mois d’importations de produits de base de l’Égypte. Ce qui, selon la CBE, demeure supérieur à la moyenne mondiale d’environ trois mois d’importations de produits de base.

A noter que l’Égypte dépense en moyenne 5 milliards $ par mois en importations, pour un total annuel de plus de 60 milliards $. Et parmi les devises étrangères qui constituent les réserves de change de l’Egypte, on retrouve le dollar américain, l’euro, le dollar australien, le yen japonais et le yuan chinois.

Rappelons que le niveau des réserves de change de l’Egypte est reparti à la hausse depuis la conclusion en 2016 d’un programme économique et financier triennal appuyé par le mécanisme élargi de crédit (MEDC) du  Fonds monétaire international (FMI), d’un montant total de 12 milliards $.

Toujours selon Ecofin, en décembre 2017, le Caire a reçu la troisième tranche de cet appui financier d’un montant de 2 milliards $. Ce qui porte le total des décaissements en faveur de l’Egypte au titre de ce programme à 6,08 milliards $.

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L’économiste Edwin Le Héron, professeur à Sciences-Po Bordeaux, a enseigné pendant plusieurs années à l’université de Sfax. Il connait donc le pays et n’a pas la langue dans la poche, lorsqu’il en parle. Il pense, à juste titre, que l’économie tunisienne est une économie de rente, tant pour  l’Etat que pour ses entrepreneurs. Il dit ainsi, dans une interview au journal français «Libération», que «les businessmen ont bien plus intérêt à négocier l’importation de voitures Renault qu’à essayer d’imaginer la production de ces voitures, par exemple. Or cette logique d’importation va souvent de pair avec une logique de corruption. C’est un cercle vicieux. Les rentes de situation s’obtiennent en payant le pouvoir politique. Les réseaux ne sont certes plus liés aux proches de Ben Ali, mais ils n’ont pas vraiment changé. Le gâteau n’est pas extensible. On se partage toujours les mêmes mannes : le tourisme, la téléphonie, le phosphate, etc. L’Etat lui-même capte une partie de cette rente, ce qui entretient un système peu productif. Il protège ce modèle prédateur qui le fait vivre».

L’économiste français assure, ce qui n’est pas faux non plus, que «l’économie tunisienne ne produit que des petits boulots précaires dans l’agriculture, les call-centers, etc. Ce qui provoque une frustration énorme pour tous ces jeunes qui ont fait des études. De plus, une fois éduqués, les gens ne supportent pas la prédation économique d’une partie de l’élite, et cela crée une forte tension sociale».

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Alors qu’il n’a pas encore réglé ses problèmes avec la Chine, le président américain, Donald Trump, a ouvert un autre front avec l’Europe. Son secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a fait savoir ce jeudi 31 mai que désormais des droits de douane seront appliqués sur l’acier et l’aluminium exportés aux Etats-Unis par l’Union européenne, le Canada et le Mexique et ce, dès le 1er juin 2018. Les droits de douane sur l’acier monteront à 25%, ceux sur l’aluminium à 10%, rapporte Reuters.

“Nous sommes impatients de poursuivre les négociations, d’une part avec le Canada et le Mexique, d’autre part avec la Commission européenne, car il y a d’autres questions qui doivent être réglées“, a ajouté le secrétaire au Commerce.
Rappelons que Trump en avait fait l’annonce le 23 mars 2018, sur la base de la section 232 du “Trade Expansion Act” de 1962, qui donne la possibilité de tasser les importations de biens que les autorités estiment nocives pour la sécurité nationale.
L’UE, sous la houlette de la France et de l’Allemagne, avait promis des mesures de représailles, elles ne devraient pas tarder…

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La France vient de perdre son statut de premier fournisseur commercial de la Tunisie en 2017 au profit de l’Italie, d’après les derniers chiffres du Fonds Monétaire International (FMI).
En effet, les importations en provenance de l’Italie ont repris en 2017 avec 3,16 milliards de dollars d’importations vers la Tunisie tandis que celles en provenance de la France ont stagné par rapport en 2016 à hauteur de 3,04 milliards de dollars, selon l’observatoire Tunisien de l’économie.
Parmi les cinq premiers fournisseurs commerciaux de la Tunisie en 2017, on distingue trois tendances. Une première tendance baissière entre 2010 et 2017 pour les deux premiers fournisseurs, la France et l’Italie. En effet, les importations en provenance de France et d’Italie ont régressé respectivement de 28% et 18% entre 2010 et 2017.
Une deuxième tendance stagnante pour l’Allemagne avec des importations en provenance d’Allemagne en légère baisse de 4%. Et enfin, une troisième tendance haussière pour la Chine et la Turquie. En Effet, les importations en provenance de Chine et de Turquie ont augmenté respectivement de 37% et 51% entre 2010 et 2017.
La Chine a même dépassé l’Allemagne en 2014, devenant ainsi le troisième fournisseur commercial de la Tunisie, bien loin encore de la France et de l’Italie.
Depuis l’indépendance, la France de par ses liens historiques a toujours été le premier fournisseur commercial de la Tunisie.

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