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Le taux d’inflation a enregistré en septembre 2018, un fléchissement à 7,4% contre 7,5% les mois de juillet et août 2018, selon les dernières statistiques de l’Institut National de la Statistique (INS).

En dépit de la hausse des prix des plusieurs produits, cette légère baisse est due principalement au ralentissement du rythme de l’augmentation des prix du groupe alimentation entre les d’août et septembre de cette année, en comparaison avec l’année dernière (0,2% contre 1,2%).

En effet les prix de l’alimentation ont augmenté de 5, 8% sur un an contre 7% le mois précédent. Cela s’explique dans une large mesure par la hausse des prix des fruits de 11%, des viandes de 12,3% et des dérivés de lait, fromages et œufs de 9%.

Les prix du groupe transport poursuit leu rythme de croissance avec un taux de 13,3% en raison de la hausse des prix des véhicules de 16,1%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 13,6% et des services de transport de 8,7%.

Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a revu ses prix à la hausse de 6,1% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 5,2%, des tarifs d’entretien des logements de 15,4% et des tarifs de l’électricité et du gaz de 5,4%.

Quant au taux d’inflation sous-jacente ( qui concerne l’ensemble des produits hors alimentation, boissons et énergie), il s’est établi à un niveau de 7,9%.

Pour ce qui est de l’indice des prix à la consommation, il a augmenté de 0,5% sur un mois (septembre) et de 7,4% sur un an (2018). Cette hausse est expliquée par l’évolution des prix des produits et des services de transport de 1,2% suite à la révision des prix de carburants et de la hausse des prix des produits et services du groupe de l’enseignement avec un taux de 4,9%.

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Le nombre d’emplois vacants a atteint 107 465 postes, en Tunisie, en 2018, ce qui est d’autant plus étonnant que le pays compte 638 mille chômeurs, selon les résultats du rapport national sur l’emploi élaboré par l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises) et la Fondation Friedrich-Naumann pour la Liberté.
D’après l’INS, le taux de chômage enregistré au plan national pour le deuxième trimestre 2018, est de 15,4%.
Ce constat montre une grave distorsion du marché du travail et un problème de formation et de compétence des jeunes qui veulent accéder à un premier travail.
Le rapport publié fin septembre, par l’IACE, est basé sur un échantillon de 1000 entreprises tunisiennes (tous secteurs confondus), employant 20 personnes et plus. Il a pour objectif d’analyser le marché du travail tunisien, à travers la demande du travail du côté des entreprises et l’offre du travail du côté de 13 500 diplômés du supérieur, ayant obtenu leurs licences pour la période allant de 2011 à 2017.

Les postes vacants actuels sont répartis entre les secteurs des industries de Textile, Habillement, cuir et chaussure (26 596 postes), le commerce (10 463), les industries alimentaires et de boissons (9 088), les activités de services administratifs et de soutien (8960) et la fabrication de produits informatiques, électroniques et d’équipements électriques (8838).
Les gouvernorats de Tunis (30 124), Sousse (21 281), Bizerte (14 509), Ariana (7 875), Kairouan (7 107), Sfax (5910), Monastir (5637), Jendouba (5004) arrivent en tête de peloton en termes des postes vacants, tandis que les gouvernorats de Tataouine (138), Médenine (59), Gabès (18), Siliana (16) et Kébili (11) arrivent aux derniers rangs du classement.
La moyenne nationale d’attente pour une première insertion dans le marché de l’emploi est de 31,4 mois et 86,2% d’insertion des diplômés est réalisée, entre 1 et 4 ans.

Concernant les délais d’attente par profession, avant d’obtenir un emploi, les ouvriers non qualifiés du bâtiment, des travaux publics, du béton et de l’extraction attendent 58 mois, les employés et agents de maîtrise de la restauration, 56 mois, les médecins et assimilés, 21 mois, le personnel des services de protection et de sécurité, 20 mois, les ouvriers non qualifiés de la manutention, 20 mois, les attachés commerciaux, représentants et technico-commerciaux, 19 mois…
Mieux lotis, les techniciens en TIC attendent 10 mois pour avoir un emploi, les directeurs et cadres de direction, production et services spécialisés (8 mois), les ouvriers qualifiés du textile et du cuir (5 mois) et les ingénieurs en TIC (3 mois).
Le rapport a toutefois mis l’accent sur les postes susceptibles d’être détruits dans les deux prochaines années, à savoir les cadres de direction (15 311 postes), les attachés commerciaux, représentants et technico-commerciaux (10 462 postes), les ingénieurs en TIC (10184 poste), les employés administratifs, comptables et financiers (2742 emplois) et les professions intermédiaires des services juridiques, des services sociaux et assimilés (1504 postes)…

S’agissant des diplômés, ils décrochent leur premier travail par voie de concours (23%), via les parents et les amis (21%), les plateformes d’emploi (13%), les annonces (11%), les cabinets de recrutement (8%), la candidature spontanée (7%), le Bureau de l’emploi (7%), autres moyens (5%) et l’institution de formation (1%).
Les diplômés recherchent l’emploi généralement via les réseaux sociaux (17%), les plateformes d’emploi (15%), les annonces (15%), les bureaux d’emploi (14%) et les voies de concours (12%)….

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La définition générale du secteur informel adoptée par l’INS tunisien est : « Le secteur informel est constitué des unités économiques, quel que soit leur statut juridique et leur type d’activité (y compris l’agriculture), produisant des biens et services pour le marché et ne disposant, de fait ou de droit, d’aucune comptabilité complète ». Ces unités seront considérées dans les comptes nationaux comme des entreprises individuelles du secteur des ménages. Ce sont ces entreprises qui ont dernièrement fait l’objet d’une intéressante enquête de l’INS. Les résultats disent tout le poids de ce secteur informel et tout le manque à gagner du budget de l’Etat.

Le nombre de micro-entreprises intégrées dans le champ de l’enquête est de 704 241. Le nombre d’entreprises répondantes extrapolées, sans comptabilité, est de 455 611.

Selon cette enquête, «l’effectif des personnes employées par les micro-entreprises est estimé à 718 250 emplois avec une forte composante masculine (76,5%). 12,4% des emplois appartiennent aux entreprises des secteurs de l’industrie, 4,4% des emplois sont dans la construction, alors que les activités commerciales et les services occupent respectivement 39,3% et 43,9% de l’ensemble des effectifs employés». Par ailleurs, ajoute statistiques Tunisie, «près de 64,1% des emplois sont occupés par des personnes qui gèrent leurs propres unités en tant qu’indépendants (37,7%) ou patrons et associés (26,4%), alors que les salariés et les apprentis représentent respectivement 27,5% et 1,0%. Le reste des effectifs (7,4%) sont des emplois non- salariés et sont constitués d’aides familiaux. 71,7% des emplois sont concentrés dans les entreprises de 1 ou 2 employés et 23,5% des emplois sont situés dans des entreprises de 3 à 5 emplois. Les entreprises de plus de 6 emplois accaparent 4,8% des emplois».

  • Des salaires qui défient toute concurrence

Evoquant les salaires pratiqués par ces micro-entreprises, et qu’on appelle généralement le «dumping social», outil de haute concurrence par rapport au secteur régulier et avec comptabilité, l’INS indique que «le salaire moyen calculé sur la base des 197 722 salariés dégagés par l’enquête est estimé à 432 Dinars par mois, soit environ 1,2 fois le SMIG (évalué à 357 Dinars en 2016). L’examen des résultats par activités fait apparaître un salaire mensuel moyen plus important dans le secteur des informations et communications (561 Dinars), soit 1,3 la moyenne obtenue par l’enquête. D’un autre côté, la comparaison des salaires au SMIG fait ressortir que 32,3% de l’ensemble des salariés identifiés ont un salaire inférieur au SMIG. Par ailleurs, 20,6% des effectifs des salariés ont un salaire compris entre une fois et 1,25 fois le SMIG, alors que le reste des salariés ont un salaire supérieur à 1,25 fois le SMIG».

  • Une production de 14,5 Milliards DT et un revenu net de 8 Milliards DT

Et ce dumping rapporte bien. En effet, selon les résultats de l’enquête de l’INS, «le compte de production des micro-entreprises du champ de l’enquête permet de faire ressortir une production de l’ordre de 14,547 Milliards DT, dégageant ainsi une valeur ajoutée de 9,486 Milliards DT. Par rapport à la production, le secteur des micro-entreprises se caractérise par un taux de valeur ajoutée de l’ordre de 65% ».

Mieux encore, «le passage à un compte de résultat des micro-entreprises permet de dégager un excèdent brut d’exploitation (EBE) de 8,063 Milliards de dinars et un revenu d’exercice net de 7,927 Milliards DT. L’écart est constitué pour l’essentiel par les impôts directs en l’absence de calcul d’amortissement. Le revenu mixte (excèdent brut d’exploitation) annuel par entreprise s’établit en moyenne à 17.697 dinars, les revenus les plus élevés sont enregistrés au niveau des activités pour la santé humaine (65.833 dinars) et des hôtels et les restaurants (41.910 dinars)». L’absence de comptabilité fait qu’ils resteront incontrôlables par les services de la fiscalité et ne contribueront donc jamais aux ressources de l’Etat.

Qui pourrait lutter contre ce genre d’entreprise, extracomptables et en dehors des lois en vigueur ? Certainement pas le gouvernement, ni celui encore en activité, ni celui qui le remplacerait !

Source : INS

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Rappelons d’abord qu’à chaque fois que la presse parle commerce extérieur, des voix s’élèvent en Tunisie pour fustiger l’importation et partant le déficit de la balance commerciale. L’accusé principal ce sont les importations de biens de consommation et de biens non-utiles pour l’économie. Les chiffres de l’INS donnent une idée complètement différente de la chose.

Remarquons ensuite que la balance commerciale tunisienne par pays affichait à fin août 2018 un total de 38,427 Milliards DT en importations pour plus de 1,620 millions de tonnes de marchandises diverses, contre 26,358 Milliards DT en exportations représentant 6,848 millions de tonnes de marchandises. Ainsi, sur les 97 produits qui ont été importés par la Tunisie en août dernier, seuls 9 ont coûté un peu plus de 24,205 Milliards DT. Les 88 autres, n’ont nécessité que le paiement d’un peu plus de 14 Milliards DT.

  • 9 produits constituent l’essentiel

Pour l’anecdote, nous trouvons dans le total de la balance commerciale par pays 277.232.789 DT en exportations, par avitaillement (Action d’avitailler un navire, ou un avion) et 177.909.377 DT en exportations vers des «pays non déterminés», comme disent texto les documents de l’INS.

En feuilletant les documents du commerce extérieur, par exemple pour la période des 8 premiers mois de 2018, on remarque que seulement neuf produits importés représentent plus de 24,205 milliards DT. Ce chiffre représentait en août dernier les 2 tiers de toutes les importations tunisiennes. Ces produits sont en plus d’une importance capitale pour l’économie du pays.

En premier lieu, la houille que consomment notamment les cimentiers tunisiens et les produits pétroliers. En août 2018, la Tunisie en a importé pour presque 5,7 Milliards DT. En avant dernière place, mais tout aussi important, sinon plus, que les hydrocarbures, les céréales. La Tunisie en a importé en août dernier plus de 2,322 millions de tonnes pour plus de 1,313 Milliard DT. Les deux produits ont connu des hausses de prix à l’échelle mondiale, alors que la récolte céréalière tunisienne reste fortement dépendante de la pluviométrie et que les grèves et autres freins à la production pétrolière persistent et deviennent des enjeux politiciens.

Les premières places, en importations, représentent des importations vitales, en biens d’équipement (Machines, appareils et autres) et en matières premières (matières plastiques, fer, fonte, acier, coton notamment), sans lesquels l’industrie de transformation tunisienne ne tournerait pas. Tous ces produits sont essentiels, voire vitaux pour l’économie tunisienne.

  • Des biens de consommations, pas non-indispensables que ça !

Les biens de consommation, dits non-nécessaires, dénoncés par certains, nous en avons retracé certains, dans le dernier document de l’INS, présentant les échanges commerciaux de la Tunisie, en août dernier, par chapitre ou type de marchandise :

La Tunisie a ainsi importé pour presque 52 MDT en métaux précieux, pour presque 55,786 MDT en soie, pour plus de 267,419 MDT en tabac, pour 38,5 MDT en boissons et alcools, du sucre et des sucreries, des fruits secs, du thé, du café dont les prix sont subventionnés par l’Etat et pour plus de 433 MDT en vêtements et autres articles de confection. Dans la liste de l’INS, on n’a trouvé ni parfums ni produits de maquillage, ni autres produits dont on pourrait facilement se passer, sauf peut-être les 11,690 MDT de «coiffures», les 2,453 MDT de parapluies, les 12,685 MDT en «duvet et fleurs artificielles», ou encore les 68,561 MDT en «ouvrages en pierre».

Autrement, cela pourrait paraître inutile. Mais cela fait travailler beaucoup de métiers. On pourrait peut-être vivre sans fruits secs et sans boissons alcoolisées, ni tabac, mais peu de Tunisiens l’accepteraient, surtout pour des produits comme le tabac, le thé ou le café. On s’étonnera quand même que la Tunisie, grand industriel de vêtements, avec des régions, comme Monastir notamment, spécialisées dans cette industrie et qui en importe autant, sans réagir. Avouons, tout de même, que l’interdire ne changerait pas grand-chose à la balance commerciale tunisienne !

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Rien n’y fait, le déficit de la balance commerciale court, court. Il s’est encore creusé durant les 8 premiers de cette année, de 20,77%. Il se situe à 12 160,5 millions de dinars (MD) fin août 2018 contre 10 068,5 MD l’an dernier à la même période ; quant au taux de couverture, il bouge à peine, 68,4%, 0,1 point de moins, indique l’Institut national de la statistique (INS).

Dans le détail, les exportations sont montées de 20,2%, contre 18,1% au terme des 8 premiers de 2017, c’est une poussée de 21 927,3 MD fin août 2017 à 26.358,8 MD fin août 2018. Mais les importations ont aussi progressé, certes à un rythme moins important que les exportations, +20,4% contre +19,3% à pareille époque en 2017, mais leur valeur elle a explosé, 38 519,2 MD cette année contre 31 995,8 MD en 2017. Un “petit” point de plus dans les importations mais de gros dégâts, fonte du dinar face aux principales devises étrangères oblige…

Autre indication : Le déficit de la balance énergétique pèse lourd, 3863,3 MD, soit 31,8% du déficit global, contre 2322,7 MD au terme des 7 premiers mois de 2017.

Enfin le classement des pays qui tourmentent le plus la balance commerciale de la Tunisie, il est le même : la Chine (-3488,2 MD), l’Italie (-1775,1 MD), la Turquie (-1417,4 MD), l’Algérie (-1078,5 MD) et la Russie (-824,6 MD). Par contre il y a des motifs de satisfaction dans les échanges avec la France, avec un excédent de 2135,1 MD, la Libye (+592,5 MD) et le Maroc (+235,1 MD).

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L'investissement industriel progresse, avec de grosses surprises

L’indice des prix de vente industriels a augmenté, de 7,7% en juin 2018, en glissement annuel (7,2% en Mai 2018), selon les statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de 9% et des prix des produits de l’industrie extractive de 4,2%, du fait de l’augmentation des prix des produits de l’extraction énergétique de 6,2% malgré la baisse de prix des produits non énergétiques de 2,7%.

L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de 7,6%, des produits de l’industrie chimique de 14,4% et des produits de l’industrie mécaniques et électriques de 10%.

En variation mensuelle, l’indice des prix de vente industriels du mois de Juin 2018 a augmenté de 1,1% (1% en mai 2018). Cette augmentation est due essentiellement à la hausse des prix des produits de l’industrie chimique de 5%, des produits de l’industrie caoutchouc et des plastiques de 0,9% et de l’industrie des produits pétroliers 9,7%.

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Au cours du mois d’aout, le taux d’inflation s’est stabilisé à 7,5% après un repli en juillet 2018. Ce taux a connu des augmentations successives allant de 6,9% en janvier 2018 jusqu’à 7,8% le mois de juin 2018, selon les dernières statistiques publiées mercredi, par l’Institut national de la statistique (INS).
Cette stabilité est expliquée d’une part, par la décélération du rythme d’augmentation des prix de l’alimentation (7% contre 8,3%) et d’autre part, par l’accélération observée au niveau du rythme d’augmentation des prix des services de logement (6%, contre 4,9%) et des prix de transport (12,2% contre 11%).

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La production industrielle a baissé de 1,2%, au cours du premier semestre de l’année 2018, par rapport à la même période de l’année dernière, selon les dernières statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).

Cette diminution est expliquée par la régression de la production dans les secteurs de l’industrie chimique (-10,3%) suite au repli de la production des dérivés phosphatés, le secteur de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-4,6%), le secteur du raffinage de pétrole (-41,8%), celui de l’extraction des produits non énergétiques (-21,1%), en raison de la baisse observée dans la production de phosphate brut (1532,4 mille tonnes au cours du premier semestre de 2018, contre 2408 mille tonnes au cours de la même période de 2017), ainsi que celui de l’extraction de produits énergétiques (-1,8%).
En revanche, la production industrielle a augmenté dans les secteurs de l’industrie agroalimentaire (+9,4%), suite à la hausse de la production d’huile d’olive, de l’industrie mécanique et électrique (+2,2%) et de l’industrie du textile habillement et cuir (+ 1,3%).

La production industrielle en hausse de 0,4% au cours du deuxième trimestre de l’année 2018
La production industrielle a enregistré une hausse de 0,4%, au cours du deuxième trimestre de l’année 2018, due à l’augmentation de la production dans le secteur de l’industrie chimique (+5,7%), suite à la hausse observée dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de l’industrie agroalimentaire (+2,3%), ceux de l’industrie de textile habillement et cuirs (+2,4%), de l’industrie du caoutchouc et de plastique (+6,1%) et de raffinage du pétrole (+2,8%).

Toutefois, la production a baissé dans les secteurs de l’industrie de l’extraction, des produits énergétiques (-1,4%), de l’industrie mécanique et électrique (-1,1%), celle de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-3,9%) et le secteur du papier, du carton et de l’édition (-2,9%).
Augmentation de 1,8% de la production industrielle au cours du mois de juin 2018

La production industrielle a évolué de 1,8%, au cours du mois de juin 2018, suite à la progression de la production dans les secteurs de l’industrie chimique (+9,4%), en raison de la hausse observée dans la production de dérivés phosphatés, l’industrie agroalimentaire (+2,4%), l’industrie de textile habillement et cuirs (+3,4%) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (+11,3%), résultant de la hausse observée dans la production de pétrole brut.

Cependant, la production industrielle a marqué un repli dans le secteur de l’industrie de l’extraction des produits non énergétiques (-5,4%), ainsi que ceux de l’industrie mécanique et électrique (-0,8%), de l’industrie du caoutchouc et de plastique (-6,5%) et de raffinage du pétrole (-7,4%).

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Les régions du sud du pays ont enregistré le taux de chômage le plus élevé en Tunisie au cours du deuxième trimestre de 2018. Ces régions souffrent également de taux de pauvreté très élevés, de l’absence de vision stratégique et d’un modèle de développement clair et répondant au mieux aux besoins de ces gouvernorats.

Le Sud-est est doté de plusieurs atouts lui permettant de se classer dans les premiers rangs des régions développées, mais ils ne sont pas exploités

D’ailleurs des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS) ont révélé en particulier que la région de Tataouine occupe la première place au niveau national avec un taux de chômage atteignant 32,4%. Les mêmes données indiquent que le taux de chômage au niveau national a atteint 15,3% et 626,1 mille chômeurs.

S’agissant de la répartition géographique, il ressort que le sud-est (Gabès, Médenine et Tataouine) est classé en seconde position avec un taux de chômage de 24,3% et plus de 80 mille chômeurs.
En revanche, le centre-est (Sfax, Mahdia, Sousse et Monastir) a enregistré le taux de chômage le plus faible avec 9,7% et 93,3 mille chômeurs. Dans le Grand Tunis (Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba) le taux de chômage enregistré est de 17% et le nombre des sans emploi est de 191,1 mille.

Création de plusieurs postes d’emploi

Selon des données officielles, un accord final a été conclu concernant le projet de Gaz de Tataouine dont les travaux seront lancés le 1er octobre prochain et prendront fin en 2020. Ce pipeline d’une longueur de 94 km permettra l’approvisionnement du gouvernorat de Tataouine et les régions limitrophes, en gaz naturel et gaz mis en bouteille d’une part, et le développement de l’industrie, la relance de l’économie et la réalisation des projets dans la région, d’autre part.

Ce projet, dont le coût est estimé à 400 millions de dinars, favorisera près de 250 postes d’emploi, et forme une partie du projet de développement du champ de gaz Naouara à Tataouine dont le coût est estimé à 3000 millions de dinars, a ajouté le responsable, signalant que la capacité de production de ce champ est estimée à 2.7 million m3 par jour.

De même, les travaux de construction d’une usine de production de gypse ont démarré depuis le début de l’année en cours, à Ezzahra, dans la délégation de Tataouine-nord. L’entreprise devra entrer en exploitation à l’orée 2020. D’un coût de 30 millions de dinars, l’usine devra produire, dans une première étape, 300 tonnes de gypse, par jour, et embaucher 70 cadres et agents.

Quatre concessions d’exploitation de gypse accordées, auparavant, ont été retirées par le ministère de l’Industrie, à cause du retard dans l’exécution. La région de Tataouine est dotée du plus grand gisement de gypse, en Tunisie. Elle est classée au 4e rang mondial dans ce domaine.

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Sept Tunisiens sur dix se disent insatisfaits du processus démocratique en Tunisie, selon une enquête de l’Institut national de la statistique sur la perception des citoyens envers la sécurité, la liberté et la gouvernance locale, réalisée en 2017.

Publié sur le site de l’INS, cette enquête révèle que la perception des Tunisiens envers le processus démocratique n’a pas changé entre les années 2014 et 2017. Une enquête similaire a été réalisée en 2014.

Selon le rapport de l’enquête de 2017, 76 pour cent de la tranche d’âge 18/29 ans sont insatisfaits du processus de la démocratie en Tunisie, contre 65 pc pour la catégorie des plus de 60 ans.
Le taux le plus élevé d’insatisfaction a été observé dans les régions du nord-est, du centre-ouest et du centre-est, avec un taux dépassant les 76 pc.

Sur le principe de respect des libertés fondamentales, environ 70 pc des personnes recensées estiment que la liberté de croyance continue à être respectée dans la plupart des cas. Plus de 60 pc considèrent, de leur côté, que la liberté d’expression et la liberté de la presse sont toujours respectées.
Pour 53,6 pc des répondants, la liberté de l’action associative est, aussi, respectée.

Par contre, ils estiment que l’égalité devant la loi et le respect des droits humains ont enregistré une baisse de six points par rapport à l’enquête de 2014.
L’enquête a concerné 4500 familles tunisiennes.

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69% des tunisiens font confiance aux établissements éducatifs publics selon les résultats d’une enquête nationale sur “la perception des citoyens envers la sécurité, la liberté et la gouvernance locale en Tunisie” menée en 2017 et publiée sur le site officiel de l’institut national de la statistique (INS), le 24 août courant.

Moins de 30% des citoyens dont les enfants poursuivent leurs études dans des écoles primaires, collèges, lycées, instituts supérieurs et universités se sont dits insatisfaits des prestations fournies.
Concernant le cycle primaire, ils estiment que 46,4% des instituteurs ne sont pas qualifiés, outre les absences répétées du personnel enseignant et le fait d’obliger les élèves à suivre des cours particuliers (40,5%). Ils déplorent, aussi, l’absence d’eau potable dans les régions du centre-est et du nord-ouest (21,5%).

Pour les collèges et lycées, les parents pointent du doigt les cours particuliers (51,3%) et le non encadrement des élèves au cours des heures creuses (43,6%), le faible niveau pédagogique de certains enseignants (40%) et à un moindre degré l’absence des professeurs (29,2%).

Le faible niveau pédagogique de certains professeurs, le manque d’encadrement et le nombre élevé de grèves sont les principales faiblesses évoqués par les citoyens concernant l’enseignement supérieur.
Les personnes interviewés issues de milieu non communal et dont les enfants (de sexe masculin) ne sont jamais allés à l’école ont avoué qu’ils sont incapables de supporter les dépenses de scolarité (32%). Parmi les autres raisons évoquées, l’incapacité de l’enfant de parcourir de longues distances pour arriver à l’école (30,2%).

Les mêmes raisons sont, également, évoquées par les citoyens qui n’ont jamais inscrit leurs filles à l’école. Le coût élevé des frais de scolarité (51%), la longue distance séparant le domicile des parents de l’école (27%) et l’aide apportée par les enfants à la famille (9%).
Cette enquête est la deuxième du genre après celle effectuée en 2014 sur un échantillon de 4500 familles.

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Durant les sept premiers mois de l’année 2018, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré en volume (prix constant) une hausse à l’export de l’ordre de 5,9% et à l’import de l’ordre de 2,1%, annonce l’Institut national de la statistique (INS) sur son site web.
Au niveau des prix, ils ont augmenté de 16,4% pour les exportations et de 18,3% pour les importations.
En valeurs courantes, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont atteint 23580,1 MD en exportations, au cours des sept premiers mois de l’année 2018 et 33526,6 MD en importations, enregistrant ainsi une hausse de l’ordre de 23,3% à l’export et de 20,8% à l’import, et ce par rapport à la même période de l’année 2017.

Evolution du commerce extérieur hors énergie

Hors énergie, les prix ont augmenté à l’export de 15,6% et à l’import de 19,4%. En effet, durant le premier semestre de l’année courante, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 28,7% à l’export et de 8,3% à l’import.
Au cours des sept premiers mois de l’année 2018, les exportations en volume ont augmenté de 63,7% pour le secteur de l’agriculture et les industries agroalimentaire, et ce par rapport à la même période de l’année précédente.
Par ailleurs, les exportations en volume ont baissé au niveau des secteurs des mines, phosphates et dérivés de l’ordre 10,3% et de 15,0% pour le secteur de l’énergie.
Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiant de l’ordre de 27,2% contre une baisse enregistrée au niveau des secteurs de : • Agriculture et des industries agroalimentaires de l’ordre de 4,9% • Mines phosphates et dérivés de 9,2%.

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Quelque 5700 postes d’emploi ont été créés en Tunisie durant le deuxième trimestre de 2018, a indiqué jeudi le directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi.
Lors d’un point de presse tenu à Tunis, Hédi Saidi a ajouté que 3500 postes ont été occupés par des hommes tandis que les 2200 postes restants ont été occupés par des femmes.

Selon lui, le taux de chômage a atteint 15,4% au cours du deuxième trimestre de 2018, soit le même taux enregistré durant la même période de 2017.

Et d’ajouter que le chômage de la population active s’élève à 12.5% chez les hommes et 22,7% chez les femmes.

Le taux de chômage chez les diplômés du supérieur a connu une légère baisse, a-t-il dit, soulignant que leur nombre est passé de 260.2 mille à 258.6 mille.

En réponse à une question relative à la possibilité de mener une enquête nationale sur l’emploi chaque mois comme dans les pays européens, le directeur de l’INS a indiqué que cela demeure difficile dans la mesure où cette opération nécessite des ressources matérielles, humaines et logistiques.
Il a indiqué que la propriété de l’INS reste de développer les statistiques, soulignant que l’échantillon de cette enquête est composé de 80 mille familles.

Interrogé sur les campagnes visant à mettre en doute la crédibilité des chiffres, Saidi a fait savoir que l’institut est indépendant et travaille conformément aux normes internationales requises, précisant que la méthodologie adoptée est la même que celle du bureau international de travail.
Et d’ajouter que les organisations et institutions financières internationales se basent toujours sur les rapports et les données de l’INS

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Les résultats préliminaires du 2ème trimestre de 2018, en matière de croissance économique, confirment une reprise, et on pourrait bien terminer l’année 2018 avec les 3% promis par le gouvernement en dépit des chiffres du FMI et de la Banque Mondiale. Le second trimestre 2018 s’est ainsi achevé avec un PIB en hausse de 2,8% en glissement annuel ou en comparaison avec le 2ème trimestre de 2017. Par rapport au 1er trimestre de l’actuel exercice 2018, la croissance semble confirmer son trend haussier, en évoluant de 0,6 %. Selon l’INS, l’économie tunisienne aura ainsi enregistré une croissance de 2,6 % au terme des 6 premiers mois de l’année 2018, contre une croissance de seulement 1,9 % pour le 1er semestre de 2017, ce qui donne une idée du saut de 0,7 point réalisé en une seule année

Deux remarques préliminaires à faire. D’abord, le fait que c’est la première fois, depuis 2016, que la Tunisie réalise une hausse aussi visible de croissance, signe d’une reprise économique qui semble réellement redémarrer. Ensuite, presque tous les secteurs ont contribué dans cette hausse, qui n’est plus tirée par un seul secteur, comme elle l’était par l’agriculture essentiellement au 1er trimestre 2018. Ça en bouchera en tout cas plus d’un coin à plus d’une partie et plus d’un parti.

La croissance, on la trouve dans la hausse de 0,8 % de la valeur ajoutée (VA) du secteur des industries manufacturières. Ce sont d’abord les industries agroalimentaires avec +2,4 %, le textile et habillement ensuite avec une croissance de sa VA de 2,6 % et les industries chimiques avec +4,9 % après une baisse de 23,9 % au cours du même trimestre de 2017. Petit bémol, la baisse de 0,6 % de la VA du secteur des industries mécaniques et électriques, à la surprise générale pour la première fois depuis 2015 après les années fastes d’’une croissance qui dépassait les 5 % et constituait un sérieux soutien au PIB, et la chute de 2,3 % pour l’industrie des matériaux de construction.

Hausse aussi de 1,3 % dans la VA du secteur des industries non manufacturières. Une hausse qu’explique, entre autres, la timide reprise du secteur des phosphates qui ne baissait que de 0,3 % et la toute aussi timide reprise du secteur pétrolier qui revenait d’une baisse de 14 % à un petit repli de 1,4 %.

Hausse toujours, de 3,6 %, de la VA du secteur des services marchands, essentiellement tirée par les 11,5 % du secteur du tourisme qui a boosté la restauration et le transport. Cela, sans parler des +3,2 % du sous-secteur des communications et des +5,5 de la VA du secteur financier. C’est dire deux choses. D’abord le poids du tourisme dans l’économie tunisienne. Ensuite, l’impact immédiat de la reprise touristique sur la croissance économique de tout le pays. L’agriculture y a certes pris part, comme toujours, mais de seulement 0,9 % pour le 2ème trimestre de cette année, selon les données du ministère concerné.

Mais ils diront encore que l’INS se trompe ou trempe quelque part. Ce à quoi, à la demande d’Africanmanager, le DG de l’INS, Hédi Saïdi, répond sereinement et loin de toute polémique que «l’INS fait son travail sans se soucier de tout ce qui se dit. Ils parlent. Nous travaillons».

Reste, comme nous l’écrivions en titre, à croiser les doigts pour repousser, comme les Anglais qui sont à l’origine de l’expression, les mauvais esprits et relever les manches pour concrétiser et confirmer la reprise car c’est elle seule, par la valeur ajoutée et la richesse créées, qui baissera l’inflation et fera rebondir le Dinar.

Touchons donc du bois, autre que celui des têtes dures de certains «experts», ex-paires et autres X-files, et allons de l’avant dans le labeur et en-dehors des polémiques politiciennes et partisanes. Cette hausse n’est pas le fait des politiciens. Son mérite n’en revient qu’aux vraies forces vives du pays qui confirment que «Yes, We can … Just want it».

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Le taux de chômage chez la population active a atteint 15,4% au cours la première moitié de 2018, soit le même taux enregistré durant la même période de 2017, selon les chiffres publiés mercredi sur le site officiel de l’Institut National de la Statistique (INS).
Le chômage de la population active s’élève à 12.5% chez les hommes et 22,7% chez les femmes.
Le taux de chômage chez les diplômés du supérieur a atteint 18% (19% en 2017), alors que chez les femmes diplômées s’élève quant à lui à 38.7% (39% en 2017).
Selon la même source, la population active en Tunisie s’établit à 4.126.100 habitants en 2018.

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Le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie a enregistré une croissance de 2,8% en glissement annuel, durant le deuxième trimestre de 2018, comparé au deuxième trimestre de 2017, et de 0,6% par rapport au premier trimestre de 2018, selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), publiées mercredi 15 août 2018.
L’économie nationale a ainsi enregistré une croissance de 2,6% durant le premier semestre de l’année en cours contre 1,9% durant la même période de l’année 2017.

Hausse de la valeur ajoutée des industries manufacturières

Toujours selon les statistiques de l’INS, la valeur ajoutée du secteur des industries manufacturières a enregistré une croissance de 0,8% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette augmentation est particulièrement due à l’évolution de la valeur ajoutée des secteurs vitaux, à l’instar des industries agroalimentaires (+2,4%), le textile, habillement et chaussures (+2,6%) et les industries chimiques (+4,9%).
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse de leur valeur ajoutée, à l’instar des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre (-2,3%) et celui des industries mécaniques et électriques (-0,6%).
Quant aux industries non manufacturières, elles ont connu une évolution de 1,3% durant le deuxième trimestre de 2018, par rapport à la même période de 2017.
Cette croissance s’explique par la hausse de la valeur ajoutée du secteur de la construction (3,6%), la reprise de la croissance pour le secteur minier (0,3%), et par une baisse moins importante de la valeur ajoutée du secteur de l’extraction du pétrole et du Gaz naturel par rapport au deuxième trimestre 2017, soit -1,4% contre -14%. Le secteur de production de l’électricité et du gaz a également enregistré un léger repli de sa valeur ajoutée de 0,5%

Le secteur des services poursuit sa croissance

Le secteur des services poursuit sa croissance, avec une hausse de 3,6% de sa valeur ajoutée au deuxième trimestre de 2018, soutenu par une évolution de la valeur ajoutée de tous les secteurs qui y sont liés.
La valeur ajoutée du secteur de l’Hôtellerie, de la Restauration et des Cafés a ainsi augmenté de 11,5%, grâce à la hausse de 34% du nombre de nuitées passées dans les hôtels tunisiens. Le secteur du transport a également connu une amélioration de 4,7% grâce à la dynamique enregistrée par le transport aérien. Le secteur des télécommunications et celui des services financiers ont respectivement augmenté de 3,2% et de 5,5%. Les services non marchands ont aussi connu une légère amélioration de 0,1%.
La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a également, progressé de 9% durant le deuxième trimestre de 2018.

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Selon la dernière enquête sur la situation et les perspectives des entreprises industrielles tunisiennes, réalisée par l’INS (Institut national de la Statistique), les avis recueillis auprès des industriels tunisiens montrent une amélioration du taux de croissance de la production industrielle au deuxième trimestre de l’année 2018, avec un solde d’avis de 33% contre 27% au cours des trois premiers mois de la même année.

En ce qui concerne la production pour le troisième trimestre de 2018, les résultats montrent une baisse progressive du taux de croissance de la production du secteur industriel. L’indice du solde des opinions des propriétaires d’établissements industriels au troisième trimestre de 2018 devrait atteindre 39% contre des prévisions de 46% au deuxième trimestre de la même année. Concernant la demande locale sur les produits industriels tunisiens, ils étaient 33 % à estimer que la demande a continué à évoluer positivement au cours du second trimestre 2018 et 35 % à estimer que cette demande se stabilisera au cours du 3ème trimestre 2018. La demande extérieure sur les produits industriels tunisiens a connu, selon  31 % des répondants à l’enquête de l’INS, un léger mieux au cours du second trimestre de l’exercice en cours et devrait connaitre un léger repli au cours du prochain trimestre, selon 36 % des répondants.

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Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les sept premiers mois de l’année 2018 montrent que les exportations continuent d’accroitre à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 23,3% contre 15,9% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 23580,1 MD contre 19128,9 MD durant la même période en 2017. C’est ce qui ressort d’une note récente publiée par l’Institut National des Statistiques (INS).

De même, les importations maintiennent un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 18,8% durant les sept mois de l’année 2017, pour une valeur de 33526,6 MD contre 27756,9 MD durant la même période en 2017.

Suite à cette évolution au niveau des exportations (+23,3%) et des importations (+20,8%), le solde commercial s’établit à un niveau de 9946,5 MD contre 8628,0 MD durant la même période en 2017.

Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 1,4 points par rapport aux sept premiers mois de l’année 2017 pour s’établir respectivement à des taux de 70,3% et 68,9 %.

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 19,3% contre +16,4% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 24,9% contre +17,5% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 35,1 % contre +14,4% durant la même période en 2017. De même, les importations enregistrent une hausse de 18,8% contre +19,5% durant la même période en 2017.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+23,3%) durant les sept premiers mois de l’année 2018 concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un accroissement de 67,6% suite à l’augmentation de nos ventes d’huile d’olive (1471,7 MD contre 489,9 MD) et de dattes (496,4 MD contre 360,7 MD), des secteur des industries manufacturières de 28,0%, du textile/habillement et cuir de 21,0% , des industries mécaniques et électriques de 17,3% et de l’énergie de 9,3%.

En revanche, les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent en baisse avec un taux de 4,8%. L’augmentation des importations de 20,8% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,8%, les matières premières et demi produits de 23,9%, les biens d’équipement de 18,4%, le secteur des mines, phosphates et dérivés de 11,1% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,4%.

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,0% du total des exportations) ont augmenté de 19,4%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 63,9%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 17,7%.

D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays européens, notamment avec le Royaume-Uni de 25,9%.

Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 38,5%, le Maroc de 34,4% et la Libye de 26,7%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 9,1%.

Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (54,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,2% pour s’établir à 18399,7 MD. Les importations ont augmenté de 26,2% avec la Belgique, de 20,4% avec l’Italie et de 20,5% avec la France.

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 9946,5 MD suite au recul enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3045,0 MD), l’Italie (-1553,3 MD), la Turquie (-1210,4 MD), l’Algérie (-749,6 MD) et la Russie (-747,1 MD).

 En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1941,6 MD, la Libye de 527,8 MD et le Maroc de 222,6 MD.

Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 6708,3 MD. En effet le déficit de la balance énergétique s’établit à 3238,2 MD (32,6% du total du déficit) contre 2122,6 MD durant la même période en 2017.

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La situation générale du secteur industriel est stable au cours du deuxième trimestre et reste même inchangée au troisième trimestre 2018, selon un sondage d’opinion réalisé par l’Institut National de la Statistique (INS) auprès des chefs d’entreprises des industries manufacturières.
Le rythme de la production industrielle s’est amélioré sensiblement au cours du deuxième trimestre de l’année 2018, alors que les chefs d’entreprises prévoient une récession flagrante de la production pendant le troisième trimestre de la même année, a précisé la même source.
Par secteur, les résultats de l’enquête révèlent une amélioration de la production des industries mécaniques et électriques parallèlement à l’industrie des matériaux de construction et les industries chimiques, tandis que le secteur du textile-habillement et du cuir et des chaussures reste relativement stable

En prévision des résultats du deuxième trimestre 2018, les industriels enquêtés prévoient une régression à des niveaux différents du rythme de croissance de la production industrielle à l’exception des industries chimiques qui continuent leur ascension et les industries mécaniques et électriques qui restent relativement stables.
Pour la demande des produits industriels, le deuxième trimestre est marqué par une évolution sensible. Le troisième trimestre selon les chefs d’entreprises enquêtés devait avoir une stagnation au niveau de la demande destinée au secteur industriel.
En revanche, la demande extérieure a connu une légère amélioration au deuxième trimestre pour fléchir légèrement au troisième trimestre.

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Le taux d’inflation se replie, pour la première fois cette année, à 7,5% contre 7,8% il y a peu. C’est ce qu’affirment les tous derniers chiffres de l’INS. Le taux d’inflation a connu des augmentations successives durant l’année 2018 allant de 6,9% en janvier 2018 à 7,8% le mois dernier. Cette régression est expliquée essentiellement par une décélération du rythme d’augmentation des prix entre les mois de juin et juillet de cette année (+0.5%) et la même période de l’année dernière (+0.9%), où les prix du tabac ont enregistré une forte augmentation en juillet 2017 (+13,1%), contre une stabilité en 2018.

Décélération aussi de l’augmentation des prix des produits alimentaires. En juillet 2018, les prix de l’alimentation augmentent avec un taux de 8,3% sur un an, contre 8,6% le mois précédent. Ce taux de 8,3% est expliqué par l’augmentation des prix des fruits de 19,9%, des prix des viandes de 14,3%, des poissons de 9,5%, des huiles alimentaires de 7,6% et des dérivés de lait, fromages et œufs de 7,4%. Les prix du groupe transport continuent d’augmenter à un taux de 11,0% en raison de la hausse des prix des véhicules de 13,7%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 11,3% et des services de transport de 6,8%. Hausse des prix des biens et services divers. En glissement annuel, les prix de biens et services divers augmentent de 11,1% suite à la hausse des prix des soins personnels de 11,6%, des assurances de 9,3% et des services financiers de 7,5%.

Le taux d’inflation sous-jacente (l’ensemble hors alimentations et boissons et hors énergies) s’établit à un niveau de 7,3%. Les prix de produits libres (non administrés) augmentent de 8,5% contre 3,9% pour les prix administrés. Les produits alimentaires libres augmentent de 9,5% contre 2,1% pour les produits administrés.

Cela dit, en juillet 2018, les prix à la consommation augmentent de 0,6% après une hausse de 0,5% le mois précédent. Cette évolution résulte principalement de la hausse des prix des produits et services des transports de 3,1% malgré la baisse des prix des produits alimentaires de (-0,5%).

En juillet 2018 aussi, les prix des produits alimentaires se replient. Sur un mois, les prix des produits alimentaires diminuent de 0,5% suite à la baisse des prix des œufs de 3,2%, des volailles de 2,8%, des légumes frais de 2,2% et des fruits frais de 1.5%.

Les prix de transport augmentent de 3,1% en raison de la hausse des prix des véhicules de 2,4%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2,0% et des services de transport de 6,3%, suite à la révision de la tarification des services de transport routier des passagers.

En juillet, les prix des services des restaurants et hôtels augmentent de 1,7% en raison de la hausse des prix des services des restaurants et cafés de 1,0%.

L’INS ne dit cependant pas, dans ce genre de communiqué narratif et sans aucune analyse perspective, si cette baisse dont elle dit être une première depuis 7 mois va continuer et constituer ainsi un trend de bon augure, ou si c’est un incident de parcours, dans la trajectoire d’une inflation dont tous les analystes pensent qu’elle pourrait dépasser les 9 % d’ici la fin de l’exercice 2018. “Wait and See” !

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