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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Si le gouvernement comptait sur un repli de l’inflation pour soigner le moral des consommateurs et apaiser le front social, et bien c’est loupé, il va falloir inventer autre chose. En attendant on pourra se réjouir du fait que le taux d’inflation se stabilise à 7,7%, en mai 2018, à en croire le bulletin de Institut national de la statistique (INS) publié ce mercredi 06 juin 2018. C’est donc, officiellement, une pause au niveau des prix après une série d’augmentations allant de 6,9% en janvier jusqu’à 7,7%, au mois d’avril. Bien entendu ces données seront contestées, par des consommateurs qui prennent le pouls des marchés au quotidien, surtout en ce mois de Ramadan. Contester les chiffres de l’INS c’est à la mode en ce moment, et pas que par les citoyens. Mais dans cette démocratie en gestation qu’est-ce qui n’est pas contesté, chahuté ?

L’institution explique essentiellement cette fièvre inflationniste par la hausse des prix de l’alimentation de 9,3% et du transport de 9,6%.

Les prix de produits libres (non administrés) augmentent de 8,5%, contre 5,0% pour les
prix administrés. Les produits alimentaires libres augmentent de 10,6%, contre 2,4% pour les produits administrés.

Hausse continue des prix de l’alimentaire et du transport

En mai 2018, les prix de l’alimentation augmentent de 9,3% sur un an (8,9% en avril), suite à la progression des prix des fruits de 17,6%, des viandes de 15,2%, des poissons de 11,1% et des huiles alimentaires de 9,9%.

Sur un an, les prix du groupe transport bondissent de 9,6%, en raison de la hausse des prix des véhicules de 12,9% et les dépenses d’utilisation des véhicules de 11,8%.

De même, les biens et services divers se renchérissent de 10,4%, suite à la progression des prix des
soins personnels de 10,7%, des assurances de 9,3% et des services financiers de 7,5%.
Le taux d’inflation sous-jacente (l’ensemble hors alimentations et boissons et hors énergies) s’établit à un taux de 7,2%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Les prix à la consommation augmentent de 0,4%, en mai 2018, après une augmentation de 1,0% le mois précédent. Cette évolution résulte principalement de la hausse des prix des services (0,5%) et des produits manufacturés (0,5%).

De même, les prix des produits alimentaires ont enregistré une hausse de 0,2%, suite à l’accélération des prix de la majorité des produits frais durant la deuxième quinzaine du mois de mai, en lien avec le début du mois de Ramadan. Ainsi, le prix des œufs a grimpé de 8,5% et les viandes de 1,6%.
Selon l’INS, les prix des produits d’habillement ont augmenté de 0,8%, suite à la hausse des prix des articles d’habillement d’été de 0,8% et des chaussures de 0,5%.
Les prix de santé sont également en progression de 0,8% en raison du renchérissement des médicaments et des services ambulatoires de 0,9%.

Des hausses de prix sont aussi observées au cours de mois de mai 2018, au niveau des biens et services divers (+0,5% ), résultant de l’augmentation des prix des soins personnels de 0,5%.

Voilà, donc pour espérer avoir moins de tension sur les prix, il va falloir repasser après le mois de Ramadan. A moins que cette poussée inflationniste se soit installée durablement dans les moeurs et qu’il faille composer avec, comme on compose avec le débridement et le déchainement d’un tas de choses par la grâce de cette liberté devenue aussi précieuse que l’air que l’on respire mais dont il faut de toute évidence fixer, et très vite, les limites, et surtout faire respecter ces garde-fous, dans tous les domaines…

S.L

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La production industrielle a enregistré une baisse de 2,8%, au cours des trois premiers mois de l’année 2018, due principalement à la régression de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-25,2%), a fait savoir vendredi 1er mai 2018 l’Institut national de la statistique (INS).
L’industrie chimique a en fait enregistré une régression dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,4%), le secteur du raffinage de pétrole (-80,7%), le secteur des industries extractives (-8,0%), due à la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-40,1%), suite au repli observé dans la production de phosphate brut (468.6 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2018 contre 1328.7 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-2,4%).

En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 16,5%, suite à la hausse enregistrée dans la production de l’huile d’olive et le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 5,7% et le secteur de l’industrie du textile habillement et cuir de 0,2%.

La production industrielle en recul de 0,9% en un seul mois

La production industrielle a enregistré une baisse de 0,9%, au cours du mois de mars 2018, due principalement à la chute de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-33,0%), résultant de la baisse observée dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-10,3%), le secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-18,8%) suite au repli de la production de phosphate brut (291.3 mille tonnes au cours du mois de mars 2018 contre 413.7 mille tonnes au cours du mois de mars 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-0,2%), en raison du fléchissement de la production de pétrole brut.
En revanche, la production industrielle a progressé dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 7,9%, à la faveur de la hausse enregistrée dans la production d’huile d’olive, le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 3,1% et le secteur de l’industrie de textile habillement et cuirs de 0,3%.

Les patrons ont le moral !

Les chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières ont exprimé leur optimisme concernant l’amélioration des indicateurs de la production industrielle au cours du premier trimestre 2018, selon une enquête sur la situation et les perspectives des entreprises industrielles, réalisée par l’Institut national de la statistique (INS).
Les 943 chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières interviewés ont constaté une légère amélioration du rythme de croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 par rapport au quatrième trimestre 2017.
Environ 27% des chefs d’entreprises interrogés ont prévu une légère amélioration de la croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 et 46% se sont dits satisfaits de la performance de l’indicateur de la production pour le deuxième trimestre 2018.

Selon l’enquête, 28% des chefs d’entreprises interviewés ont confirmé une amélioration du niveau de la croissance de la demande destinée aux produits industriels, au cours du premier trimestre 2018 alors que 36% des personnes interrogées prévoient une hausse de la demande pour le deuxième trimestre de l’année en cours.
Pour la demande extérieure en produits industriels, 27% des interviewés ont constaté une amélioration remarquable du rythme de croissance de la demande, au cours du premier trimestre 2018 et une performance de 40%, au cours du deuxième trimestre 2018.
Les chefs d’entreprises (20% des interrogés) ont relevé une stabilité au niveau de la situation générale du secteur industriel, au cours du premier trimestre 2018. De même, pour le deuxième trimestre 2018 (34% des interviewés).

En ce qui concerne le développement de la production industrielle par secteur, l’enquête a montré une amélioration des taux de croissance des industries agroalimentaires, mécaniques et électriques ainsi que des diverses industries.
Le secteur de l’industrie du textile, de l’habillement et du cuir a enregistré une stabilisation au niveau de sa production.
En revanche, l’industrie des matériaux de construction et les industries chimiques ont vu une baisse de leur production.
Quant au développement attendu de la production par secteur, au cours du deuxième trimestre 2018, les industriels s’attendent à une amélioration du rythme de croissance qui différera selon les secteurs, à l’exception de celui du textile, de l’habillement et du cuir dont le niveau de production resterait stable.

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Le rapport de la commission du développement régional relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a dévoilé, ce jeudi 24 mai 2018, son rapport sur le développement régional dans le Sud-Est (Tataouine, Gabès et Médenine). Il en ressort que ces régions souffrent de taux de pauvreté très élevés, de l’absence de vision stratégique et d’un modèle de développement clair et répondant au mieux aux besoins de ces gouvernorats. Ledit rapport a été fait suite à des visites effectuées par les membres de la commission du développement régional dans cette région.

Le rapporteur de ladite commission a dans ce sens appelé à changer le modèle de développement du Sud-Est, sachant que ce dernier ne cadre pas avec les capacités et le potentiel de développement dans ces gouvernorats. “Le Sud-est est doté de plusieurs atouts lui permettant de se classer dans les premiers rangs des régions développées, mais ils ne sont pas exploités“, a-t-il soutenu.

Il a déploré la dégradation de l’infrastructure, notamment les gouvernorats de Tataouine et Gabès, ce qui empêche les investisseurs de se rendre dans cette région pour faire des affaires.

Outre la mauvaise infrastructure, le député a critiqué le blocage au niveau de la mise en oeuvre des projets, expliquant cela par des problèmes fonciers, la lourdeur des procédures administratives et les mauvaises prestations dans ces gouvernorats.

Il a d’autre part indiqué que l’indice de développement pour l’année 2015 classe respectivement Gabes 13ème, Tataouine 18ème, Medeinie 15ème, qualifiant ces rangs de très en-deça des attentes eu égard au bon classement de ces régions en matière d’attractivité.

Quant à lui, Fadhel ben Omrane a mis en garde contre les statistiques de l’Institut National des Statistiques (INS) sur la pauvreté. “Il faut vérifier les chiffres (…), à l’ARP on s’est mis d’accord pour ne pas prendre en compte les chiffres et les indices publiés par l’INS (…). Ils sont en train de nous enduire en erreur“, a indiqué l’élu, avant d’ajouter qu’il avait envoyé une correspondance au chef du gouvernement sur cette question, mais aucune réponse ne leur est parvenue jusqu’ici. “Ma correspondance a été jetée à la poubelle“, a-t-il dit.
Il a démenti l’étude de l’INS selon laquelle Sousse se classe troisième gouvernorat le plus pauvre après Kasserine et Kairouan, qualifiant cela de faux et illogique.
Ce n’est pas la première fois que Ben Omrane s’en prend aux données publiées par l’INS, en janvier 2017 il avait porté une attaque contre l’institution, pour les mêmes griefs contre les statistiques sur la pauvreté.Le ministre du Développement de l’époque, Fadhel Abdelkefi, avait été obligé de monter au front, au Parlement, pour défendre le travail de l’organisme.

Ben Omrane a d’autre part évoqué le taux de croissance de 2,5% annoncé par le gouvernement durant le premier trimestre de cette année. “Cette croissance a été faite grâce à Dieu et n’est pas du aux efforts du gouvernement“, a-t-il précisé.

Il a dans un autre contexte exprimé son opposition à la nouvelle taxe imposée aux promoteurs immobiliers. “Pourquoi cette taxe ? L’immobilier ne va plus et c’est pour cela que rien ne va dans le pays (…). Aujourd’hui c’est un autre secteur sinistré qui s’ajoute à la liste : c’est le bâtiment“, a-t-il indiqué…

Un autre député a appelé à mettre en place des avantages et des lois spéciales pour les régions frontalières et opter pour le principe de la discrimination positive en faveur de ces régions marginalisées depuis longtemps, selon ses dires.

Nous rappelons à ce propos que l’ARP a tenu, ce jeudi 24 mai 2018, au Bardo, une séance plénière pour examiner le rapport de la commission du développement régional sur les visites qu’elle a effectuées dans le Sud-Est du pays. Cette plénière s’est déroulée en la présence des ministres du Commerce, de l’Agriculture, des PME, de l’Environnement, de la Culture, du Tourisme, de la Santé et de l’Équipement.

Ont pris également part à cette plénière le secrétaire d’État auprès du ministre du Transport, des représentants du ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale ainsi que les gouverneurs de Gabès, Tataouine et Médenine et des responsables des administrations régionales.

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Le député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Fadhel ben Omrane a mis en garde contre les statistiques de l’Institut National des Statistiques (INS) sur la pauvreté. “Il faut vérifier les chiffres (…), à l’ARP on s’est mis d’accord pour ne pas prendre en compte les chiffres et les indices publiés par l’INS (…). Ils sont en train de nous enduire en erreur“, a indiqué l’élu, avant d’ajouter qu’il avait envoyé une correspondance au chef du gouvernement sur cette question, mais aucune réponse ne leur est parvenue jusqu’ici. “Ma correspondance a été jetée à la poubelle“, a-t-il dit.

Il a démenti l’étude de l’INS selon laquelle Sousse se classe troisième gouvernorat le plus pauvre après Kasserine et Kairouan, qualifiant cela de faux et illogique.
Ce n’est pas la première fois que Ben Omrane s’en prend aux données publiées par l’INS, en janvier 2017 il avait porté une attaque contre l’institution, pour les mêmes griefs contre les statistiques sur la pauvreté. Le ministre du Développement de l’époque, Fadhel Abdelkefi, avait été obligé de monter au front, au Parlement, pour défendre le travail de l’organisme.

Ben Omrane a d’autre part évoqué le taux de croissance de 2,5% annoncé par le gouvernement durant le premier trimestre de cette année. “Cette croissance a été faite grâce à Dieu et n’est pas du aux efforts du gouvernement“, a-t-il précisé.

Il a dans un autre contexte exprimé son opposition à la nouvelle taxe imposée aux promoteurs immobiliers. “Pourquoi cette taxe ? L’immobilier ne va plus et c’est pour cela que rien ne va dans le pays (…). Aujourd’hui c’est un autre secteur sinistré qui s’ajoute à la liste : c’est le bâtiment“, a-t-il indiqué…

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La croissance est là, en ce début d’année 2018 et, disons-le clairement sans le défendre face aux voix de l’UGTT qui se font de plus en plus pressantes pour le dégager, au début de la 2ème année de son mandat de chef de gouvernement. Plus important, pour lui certainement : cette baisse, quoique de seulement 1,9 %, du taux de chômage et manifestement la création de 4.800 nouveaux postes d’emploi, dans les secteurs de l’industrie manufacturière et des services marchands, nous assure-t-on de source officielle à La Kasbah.

Il est pourtant important de rechercher les niches de cette croissance, pour comprendre si elle est le fait du travail du gouvernement, ou si elle reste aussi aléatoire que les changements climatiques. En termes de création de la valeur ajoutée (VA), celle des industries manufacturières a enregistré une croissance positive, au cours du premier trimestre de 2018 de +4,2% par rapport à la même période de 2017 et de 9,2 % par rapport au 4ème trimestre de l’année passée. C’est ce qu’affirme l’INS.

  • L’agriculture met de l’huile dans les rouages

Cette augmentation est principalement due au développement significatif du secteur des industries agricoles et alimentaires (+7,16%) en raison de l’augmentation significative de la production d’huile d’olive (+3,5%), ainsi que du secteur des industries du textile, vêtements et chaussures (+2,0%), en raison d’une hausse de la demande internationale, dans une perspective économique qui s’améliore dans la zone Euro. Ce seront là essentiellement les deux secteurs qui ont porté la croissance et qui sauveront quelque peu l’économie tunisienne.

La croissance, on ne la cherchera pas du côté des industries chimiques. La VA y a diminué de 9,23%, en raison notamment de la baisse de la production d’extraits de phosphates. Baisse aussi côté industrie des matériaux de construction, de la céramique et des cristaux (-3,5%), suite à une baisse de demande interne sur ces matériaux, comme par exemple le ciment dont les ventes sur le marché intérieur ont diminué d’environ 6%.

  • Baisse continue, en pétrole et phosphate.

La valeur ajoutée du secteur des industries non-manufacturières a baissé de 3,5% au cours du premier trimestre de 2018, en comparaison avec la même période de l’année 2017. Cela, en raison de la baisse qui continue, avec -2,4 % dans le secteur de l’extraction du pétrole et du gaz naturel. Cette baisse est due à la régression de la production quotidienne, en pétrole brut, qui n’est plus qu’à 40 mille barils/jour contre 45.000 Barils/jour durant la même période de l’exercice 2017 et des 70 mille barils/jour de la même période de l’année 2010.

Le secteur des phosphates a aussi une baisse de 37,9 %, un recul d’autant plus important qu’il intervient après une reprise de 21,3 % au cours du premier trimestre 2017. Toujours dans le secteur des industries non-manufacturières, le 1er TER 2018, a aussi enregistré une baisse de 4,7 % dans le bâtiment.

  • Croissance positive et continue dans l’hôtellerie, le transport et les finances

Le secteur des services marchands, qui représente par ailleurs environ 45% de l’économie nationale, a été témoin d’une hausse de 3,3% de sa Valeur Ajoutée (VA), à la fin du premier trimestre de 2018 comparativement à la même période de l’année précédente, 2017. L’INS qui l’annonce explique cela par une hausse de la VA dans tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration qui a progressé de 2,9%, le secteur des services financiers qui a évolué de 4,6% et le secteur des services de transport dont la VA a augmenté de 0,3%, au cours du 1er TER 2018.

En face, le secteur des services non-marchand (services rendus par l’administration) a connu une modeste augmentation de valeur ajoutée de 2,0% par rapport au premier trimestre de 2017.

  • Chahed pourrait s’en réjouir. Mais pourrait-il s’en prévaloir ?

La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a augmenté de 9,11% au cours du premier trimestre de l’année 2018. L’explication se trouve dans la croissance remarquable enregistrée principalement dans la production d’olives, qui a quadruplé par rapport à la saison précédente, selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche.

Ainsi, c’est encore une fois l’agriculture qui sauve la croissance en Tunisie et qui permet une certaine continuité dans la création des richesses pour la Tunisie. L’industrie manufacturière, secteur entre les mains des privés, mais sous pression sociale, se redresse certes, mais toujours pas assez pour impacter la croissance du PIB. Le tout pâtit encore des mouvements sociaux qui traversent le secteur non-manufacturier (pétrole et phosphate), dont le poids et l’impact sont beaucoup plus importants dans l’économie tunisienne. Des secteurs où les autorités tunisiennes pèchent toujours par trop de laxisme dans les décisions à prendre pour assurer une bonne reprise de ces secteurs au rendement financier important pour le budget du pays.

Cette nouvelle hausse du PIB et cette amélioration de la croissance économique interviennent certes pendant le mandat du gouvernement de Youssef Chahed, qui pourrait s’en réjouir. Il n’en reste pas moins vrai qu’elles ne sont pas de son ressort direct et il ne peut donc pas s’en prévaloir. Par analogie, c’est comme un bénéfice, conjoncturel, dans le bilan d’une banque où l’exploitation devrait être le vrai moteur de la croissance.

Sans vouloir minimiser l’effort fait par le gouvernement, le même raisonnement pourrait être tenu, à moins que la baisse de 1,9 % du taux du chômage avec celui des diplômés du supérieur et les 4.800 emplois créées au cours des 3 premiers mois 2018 ne le soit pas dans la fonction publique. Or, les services de communication du chef du gouvernement affirment le contraire. Selon ces sources, les créations d’emplois ont concerné le secteur des industries manufacturières et celui des services marchands.

Communiqué INS

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Selon les derniers chiffres de l’INS, le taux de chômage, à la fin du 1er trimestre 2018, a un tout petit peu baissé (-1,9 %). Il revient ainsi à 15,5 % après avoir été de 15,5 % à la fin du 4ème trimestre 2017. Les mêmes chiffres de l’INS indiquent que le nombre des chercheurs d’emplois a baissé de 4.800. Le taux du chômage chez les diplômés du supérieur a aussi baissé, revenant de 31,2 à seulement 29,3 % au cours du 1er trimestre 2018. Le communiqué de l’INS n’indique cependant pas le secteur où ce plus d’emplois a pu être créé.

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L’économie tunisienne a réalisé, à la fin du 1er trimestre 2018, une croissance de 2,5 % du PIB, en glissement annuel par rapport au 1er trimestre de 2017. Le PIB a enregistré aussi une croissance de 1% par rapport au 4ème trimestre de 2017. C’est ce qui ressort du dernier communiqué de l’INS (Statistiques de Tunisie).

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Le déficit de la balance commerciale s’est situé au niveau de 5 085,4 millions de dinars (MD), à fin avril 2018, contre 5151,4 MD, durant la même période de 2017. Ainsi, le taux de couverture a évolué de 6,3 points par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 2,7% (contre 66,4 %, en avril 2017), a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).

Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3 398,2 MD et celui de la balance énergétique s’est établi à 1687,2 MD (33,2% du total du déficit), contre 1384,2 MD durant la même période en 2017.

Ce déficit dont le montant demeure très élevé est du, essentiellement, au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-1508,9 MD), l’Italie (-978,7 MD), la Turquie (-749,7 MD), la Russie (-416 MD) et l’Algérie (-358,1 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement, avec le premier partenaire commercial de la Tunisie, la France de 1307,3 MD, ainsi que la Libye de 288,2 MD et le Maroc de 168,3 MD.

La réduction du déficit s’explique par l’accroissement des exportations, à un rythme soutenu, à hauteur de 32,8% contre 8% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 13 542,6 MD contre 10 201 MD durant la même période en 2017.

Cette hausse concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement important de 93%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (668,5 MD contre 303,6 MD), de produits agricoles et agro-alimentaires (+ 93,7%), suite à la progression spectaculaire de nos ventes de l’huile d’olive (1 015,7 MD contre 284,3) et des dattes (369,9 MD contre 263,9 MD), des industries manufacturières de 28,2%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 24,9% et des industries mécaniques et électriques de 23,6%.

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 29,5%.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,4% du total des exportations) ont augmenté de 28,9%, en raison de la hausse de nos exportations vers l’Espagne de 87,2%, l’Allemagne de 31,5% et la France de 25,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 43,7% et la Libye de 25,7%, mais ont baissé de 15,2%, vers l’Algérie.

Toutefois, le déficit commercial demeure important, en raison du maintien du rythme de croissance des importations à hauteur de 21,3%, pour une valeur de 18 628 MD contre 13,8% durant les quatre premiers mois de 2017 soit 15 352,3 MD.

L’accroissement perceptible des importations est du essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 37,3%, des matières premières et demi produits de 27,4%, des biens d’équipement de 17% et du secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 13,9%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,2%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,3%.

TAP

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Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, se démène pour donner un coup de fouet au secteur des hydrocarbures, que le gouvernement a été tenté d’enterrer, avant de se raviser à la vue des coûts des importations de carburant, auxquelles d’ailleurs l’Etat doit en partie l’aggravation de son déficit. En attendant que la mobilisation au sommet donne des résultats, si tant est qu’il soit possible de faire redémarrer la machine, il faudra se farcir les dégâts collatéraux du tassement – voulu et subi – du secteur des hydrocarbures. L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 3,9% au cours des deux premiers mois de l’année 2018, en termes de glissement annuel. Cette baisse est expliquée par la diminution de la production dans le secteur des industries extractives (-10,5%) et le secteur des industries manufacturières (-2,7%), selon les statistiques publiées mercredi 25 avril 2018, par l’INS.

La baisse de la production manufacturière est principalement due à la baisse remarquable de la production dans le secteur du raffinage de pétrole (-91,8%) en raison de l’arrêt de la production des produits de raffinage du pétrole depuis novembre 2017 et le secteur de l’industrie chimique (-21%) suite à la baisse observée dans la production des dérivées phosphatées.
De même, la production a connu une baisse dans le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques de 2,7%.

Heureusement qu’il y a l’agroalimentaire !

Toutefois, la production industrielle a connu une augmentation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 21,1%, suite à la hausse observée dans la production de l’huile d’olive, le secteur des industries mécanique et électrique de 7,1% et le secteur du textile habillement et cuir avec un taux de 0,2%.
La diminution de 10,5% de la production industrielle dans le secteur des industries extractives est expliquée par la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques de 50,5% suite au repli observé dans la production de phosphate brut (177,2 mille tonnes au cours de deux premiers mois de l’année 2018 contre 915 mille tonnes au cours de la même période de 2017).
La production a également connu une diminution dans le secteur de l’extraction de produits énergétiques de 3,4%.

Un mois “horribilis

L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 4,6% au cours du mois de février 2018 en termes de glissement annuel. Cette baisse est expliquée par la diminution de la production dans le secteur des industries extractives (-12%) et le secteur des industries manufacturières (-3,4%).
La baisse de la production manufacturière est expliquée par la baisse de la production dans le secteur du raffinage de pétrole (-91,8%), en raison de l’arrêt de la production des produits de raffinage du pétrole depuis novembre 2017 et le secteur de l’industrie chimique (-27,7%) suite à la baisse observée dans la production de dérivées phosphatées.

De même, la production a connu une baisse dans le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques de 4,3%.

En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 17,7%, suite à la hausse observée dans la production de l’huile d’olive, le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 9,1% et le secteur de l’industrie de caoutchouc et de plastique de 7,7%.

Le repli de 12 % de la production industrielle dans le secteur des industries extractives est du à la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques de 59,3% suite à la baisse observée dans la production de phosphate brut (6,4 mille tonnes au cours du mois de février 2018 contre 413,8 mille tonnes au cours du mois de février 2017).

La production a également connu une diminution dans le secteur de l’extraction de produits énergétiques de 3,6%.

TAP

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L’équilibre du secteur extérieur a été fortement affecté depuis 2011 par la poursuite du dérapage du déficit commercial qui a connu un niveau record en 2017 de 15,6 milliards de dinars ou 16% du PIB.

Tous les groupes de produits ont enregistré un déficit au cours de 2017. Forte détérioration ainsi de la balance énergétique qui a dégagé un déficit de 4 Milliards de dinars en lien avec l’accroissement des importations de 39,9% (contre -19,2% en 2016). Maintien par ailleurs du déficit de la balance alimentaire à un niveau élevé (-1.355 MDT). Poursuite enfin de la détérioration de la balance des biens de consommation avec un déficit de 986 MDT en 2017. Cela, en relation avec le niveau élevé des importations qui se sont inscrites dans une pente ascendante au cours de ces dernières années, atteignant 12,8 Milliards de Dinars en 2017.

Comme on le voit, dans ce document de l’INS, ce sont les IME (Industries mécaniques et électriques) qui ont sauvé l’exportation. Mais ce sont aussi les biens de consommation (en couleur mauve), 2ème grand poste d’importation après les indispensables matières 1ères et semi-produits, qui ont toujours négativement impacté la balance commerciale.

Et la BCT d’en conclure, dans sa dernière analyse du commerce extérieur pour l’exercice 2017, que «dans une conjoncture marquée par une croissance atone, la détérioration chronique de la balance commerciale pourrait avoir des incidences considérables sur la soutenabilité de la dette extérieure du pays».

  • Un effet change avéré, plus sur l’importation que sur l’exportation

A la fin 2017, le déficit commercial des sociétés résidentes (selon l’optique change) s’est élargi de près de 4,3 milliards de dinars comparativement à l’année 2016 pour s’élever à 22,5 milliards de dinars. Cette situation a impacté notablement le niveau des avoirs en devises et a exercé en conséquence de fortes pressions sur le taux de change du dinar.

Comme on le voit d’ailleurs, dans ce document de la BCT, l’effet change a peu impacté l’export, fortement impacté l’importation et a été derrière presque 50 % du solde négatif de 2,991 Milliards DT du solde.

Les experts de la BCT estiment désormais «nécessaire une révision profonde du modèle économique, afin de remédier aux entraves structurelles qui handicapent la relance des secteurs exportateurs pourvoyeurs de devises et à haute valeur ajoutée».
  • Un Milliard DT de manque à gagner, en devise, à cause du phosphate

2017, c’est aussi l’activité du secteur des mines, phosphates et dérivés qui s’est considérablement repliée depuis 2011, entrainant une baisse des exportations en volume d’environ 50% entre 2010 et 2017. Cette baisse est en relation avec la poursuite des tensions sociales au niveau des sites de production et de transport, un manque à gagner colossal en devises de près de 1 milliard de dollars (584 Millions de dollars en 2017 contre 1507 Millions de dollars en 2010). «Ceci, selon la BCT, milite en faveur d’une solution durable de nature à éviter toute perturbation nuisant à une activité aussi stratégique pour l’économie tunisienne».

Le déficit énergétique, qui s’est élevé à 4 milliards de dinars, a contribué en 2017 pour près de 45% dans l’élargissement du déficit commercial global. La baisse continue de la production d’hydrocarbures s’est en effet conjuguée à l’augmentation des cours de ces produits (+23,6% par rapport à 2016). La flambée attendue des cours des produits pétroliers au cours de 2018 devrait accentuer ce gap énergétique. Cela, toujours selon la BCT, nécessiterait éventuellement un recours systématique à l’endettement extérieur. Mais aussi la mise en place d’une stratégie efficace pour la maitrise de la consommation d’énergie, tout en s’orientant vers les énergies renouvelables (solaires, éoliennes…) devrait s’ériger en priorité nationale.

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Une amélioration du solde commercial a été enregistrée à fin février 2018, à 2 215,3 MD, contre 2 510,6 MD durant les deux premiers mois de 2017, suite à une évolution remarquable des exportations (+42,9%) et une décélération des importations (+23,7%), selon les statistiques publiées jeudi 08 mars 2018 par l’INS.
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les deux mois de 2018 montrent que les exportations continuent de croître à un rythme soutenu, atteignant 6 612,1 MD contre 4626,6 MD, durant la même période en 2017. Toutefois, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 23,7%, pour une valeur de 8 827,4 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 10,1 points, par rapport aux deux premiers mois de l’année écoulée, pour s’établir à des taux respectifs de 74,9% et 64,8%.

Le casse-tête chinois, turc, italien, russe et algérien

Ce solde de la balance commerciale résulte du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-701,8 MD), la Turquie (-360,3 MD), l’Italie (-342,7 MD), la Russie (-265,2 MD) et l’Algérie (-222,1 MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 1 417,5 MD, sachant que le déficit de la balance énergétique s’élève à 797,8 MD (36,0% du total du déficit) contre 786,6 MD durant la même période en 2017.
Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 74,2 %, contre une baisse de 8% durant la même période en 2017. De même, les importations ont augmenté de 15,9% contre 33,2% durant la même période en 2017.

Les bonnes surprises

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due à la contribution de la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement remarquable de 259,9%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (393,0 MD, contre 69,8 MD). Le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a aussi enregistré une hausse de 99,5%, suite à l’augmentation des ventes d’huile d’olive (544,8 MD contre 143,3MD) et des dattes (169,4 MD contre 127,5 MD). Les secteurs des industries mécaniques et électriques, du textile et habillement et cuirs et des industries manufacturières ont respectivement évolué de 37,1%, 25,4% et 27,6%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 30,9%, suite à la diminution des exportations en DAP (26,5 MD contre 102,8 MD).

L’augmentation des importations est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs, ainsi les matières premières et demi-produits ont progressé de 39,3%, l’énergie de 58,0%, les mines, phosphates et dérivés de 25,5% et les biens d’équipement de 21,9%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une baisse de 2,4 %.
Pour ce qui est des importations hors énergie, elles ont augmenté de 21,9%.

Forte hausse des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 40,8%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 46,0%, la France de 37,4% et l’Allemagne de 35.3%.
En revanche, les ventes ont reculé vers d’autres pays, notamment avec le Royaume Uni de 52,8%.
Au niveau des échanges avec les pays arabes, les exportations ont enregistré une augmentation de 36,5% vers le Maroc et de 14,4% vers la Libye. Par contre, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 20,4%.
S’agissant des importations de l’UE (56,7% du total des importations), elles ont enregistré une hausse de 33,7% pour s’établir à 5 008,4 MD. Les importations ont évolué de 47,9% avec l’Allemagne et de 22,0% avec la France.
Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent, principalement avec la Libye de 1 229 MD, la France de 685,7 MD et le Maroc de 83,6 MD.

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Des parlementaires de l’ARP ont pointé, samedi 24 février 2018, lors d’une séance d’audition des ministres du Commerce et de la Coopération internationale, des dysfonctionnements de gestion des finances et “des soupçons de corruptions” au sein de l’Institut National de la Statistique (INS), structure d’une importance majeure, d’après eux, dans la mesure où elle approvisionne d’autres organismes nationaux de données statistiques et aussi contribue à la mise en place de stratégies dans tous les secteurs.

Le député Haykel Belgacem a indiqué que des agents de représentations régionales de l’INS ont contacté l’ARP concernant des dépassements et des soupçons de corruption planent autour d’un concours interne sur dossiers en 2016, auquel 517 agents ont été candidats sur un total de 1000 agents et cadres de l’institut.
Selon Belgacem, les agents de l’INS qui ont contacté le Parlement ont évoqué l’absence de transparence, de neutralité et d’objectivité dans les critères sur la base desquels ont été choisis les candidats, faisant état de “menaces à l’encontre de ces lanceurs d’alertes“.
Le député a aussi évoqué, en se référant au dernier rapport de la Cour des Comptes, des soupçons de corruption concernant les critères d’octroi des missions à l’étranger et l’absence d’évaluation de ces missions pour l’amélioration de l’activité de l’Institut.

En réponse à l’intervention du député, Zied Laâdhari, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a indiqué que le concours évoqué s’est déroulé sous le contrôle d’une commission regroupant “des compétences et des experts de grand calibre” et que cette commission a défini des critères précis pour la sélection des candidats et pris en considération des propositions du Syndicat de base de l’INS (placé sous la tutelle du Ministère du Développement et de la Coopération).
Il a tenu à préciser que l’administration de l’INS et le ministère n’interviennent pas dans les critères adoptés dans ce concours.
Sur un autre plan, Laâdhari a demandé des preuves concernant les menaces à l’encontre des agents “lanceurs d’alerte“, relevant que “les mesures nécessaires seront prises à ce sujet“.
Notre département prend au sérieux tous les soupçons de corruption et nous allons lancer les enquêtes nécessaires concernant l’égalité des chances et la justice entre les agents de l’Institut“, a conclu le ministre.

La violente charge de Samia Abbou

La députée Samia Abbou a qualifié, samedi 24 février 2018, de “choquant” le dernier rapport de la Cour des Comptes qui fait état de dysfonctionnements et de mauvaise gestion au sein de l’Institut National de la Statistique (INS), s’indignant du “peu de sérieux” et de l’absence de suivi de ce rapport, de la part du ministre de Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, auquel les députés ont adressé des questions orales, samedi, à l’ARP.
Abbou a aussi déclaré que “la corruption financière et administrative” gangrène cet établissement d’importance majeure, relevant que l’INS reçoit des dons de plusieurs organismes internationaux, dont l’UNICEF et la BAD, “mais personne ne sait comment ces dons sont gérés“.
La députée a accusé le directeur général de l’INS de corruption financière, évoquant des dysfonctionnements administratifs et financiers, dont la conclusion d’un marché, en l’absence totale de critères de transparence et de concurrence loyale et sans revenir à l’Observatoire National des Marchés Publics.

D’après la parlementaire, les données et les statistiques publiées par l’INS ne sont plus fiables, après la manipulation des données de l’emploi, le chômage, le développement et la pauvreté. “Ne pas réagir face à ces dépassements relève de la complicité avec les contrevenants“, a accusé Abbou.
Le ministre Zied Laâdhari n’a pas répondu aux questions posées par la députée, se contentant de dire que “le rapport de la Cour des comptes évalue une période de 5 ans et je ne peux répondre à toutes ces interrogations en seulement 10 minutes“. Et d’ajouter “Nous ne sommes pas ici pour parler de généralités, mais pour répondre à des questions précises“.

En effet, le 30ème rapport général de la Cour des comptes a évoqué plusieurs dysfonctionnements au sein de l’INS, dont des recrutements exceptionnels “non adaptés aux besoins réels de l’établissement“, lesquels ont augmenté de 169%, le nombre des employés de l’Institut entre 2010 et 2016. Les dépenses de salaires ont augmenté de 5,881 MD en 2010 à 15,5 MD en 2015.
Le rapport de la CC a également fait état de dysfonctionnements au niveau de la gestion de ressources humaines, dans la mesure où les employés de l’Institut ont bénéficié, illégalement, de primes et d’avances sur les salaires et aussi d’autres avantages financiers au titre de fonctions, durant la période 2013- 2016, estimés à 51,5 MD.

TAP

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L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 1%, durant l’année 2017, en raison d’une chute de la production dans les industries extractives, de 8,9%, alors que la hausse de la production dans les industries manufacturières a été très modeste, de dépassant pas 0,4%, d’après les statistiques publiées, mardi, par l’INS.
La régression de la production dans les industries extractives résulte de la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits énergétiques de 11,5%. En revanche, la production a augmenté de 10,1%, dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques, suite à la hausse enregistrée dans la production du phosphate brut.
La production manufacturière a enregistré une hausse de 0,4%, au cours de l’année 2017, principalement due, à l’accroissement de la production dans les industries mécanique et électrique de 3,3%, agroalimentaire de 1,4% (en raison de l’augmentation observée dans la production d’huile d’olive), du caoutchouc et du plastique de 4,7% et du textile, habillement et cuir de 0,4%.
En revanche, la production a enregistré une baisse dans le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,5%), suite à la baisse observée dans la production du ciment, le raffinage de pétrole (-9,4%) et l’industrie chimique (-1,7%).
L’indice de la production industrielle du quatrième trimestre 2017, a baissé de 1,3%
Sur l’ensemble de l’industrie, l’indice de la production industrielle du quatrième trimestre 2017 a enregistré une baisse de 1,3%, en termes de glissement annuel. En effet, la production manufacturière a connu un repli de 0,4%, en raison de la baisse observée dans les industries de raffinage de pétrole (-53,7%), de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-6,0%) et de l’industrie chimique (-4,3%).
En revanche, la production industrielle a augmenté dans les industries mécanique et électrique (+4,3%), agroalimentaire (+4,9%), du textile, habillement et cuir (+1,8%) et du caoutchouc et des plastiques (+6,4%).
La production du secteur des industries extractives a régressé de 7,2%, suite à la baisse de la production des secteurs de l’extraction des produits énergétiques, de 5,8% et de l’extraction de produits non énergétiques, de 16,1%, suite au repli observé dans la production du phosphate brut.

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Le secteur tunisien du phosphate est, de nouveau et pour la énième fois à l’arrêt, pour une querelle sur la liste des admis dans un concours de recrutement. A chaque publication de listes des admis au concours de recrutement, ce sont les recalés qui s’insurgent et finissent toujours par imposer un nouveau concours qui est, à son tour et à chaque fois, contesté. Et c’est, de nouveau, tout un pan de l’économie tunisienne qui, plus est, était fort pourvoyeur en devises à travers ses exportations, est paralysé par des mouvements sociaux, devant lesquels tous les gouvernements le sont tout autant. Le 10 mai 2017 pourtant, le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi avait promis de ne plus tolérer le blocage des sites névralgiques. Impuissant, comme le reste du gouvernement, le ministre de l’Energie, pourtant ancien syndicaliste et fils de syndicaliste, ne peut que se rendre à cette triste évidence.

  • 500 emplois fictifs dans les sociétés de l’environnement

«Cela dure depuis sept ans et ça ne va pas s’arrêter», dit Khaled Kaddour à Africanmanager, cela surtout que tant la CPG que le Groupe Chimique ont atteint la limite de leurs capacités de recrutement. «Dans l’industrie phosphatière tunisienne, le nombre de ceux qui perçoivent rémunération a triplé. Je ne veux pas parler de salariés, tant est important le nombre de ceux qui perçoivent salaire et ne travaillent guère pour atteindre désormais 13.500 personnes», nous a indiqué le ministre tunisien de l’Energie et des mines. Et d’ajouter, certainement sans trop y croire, que «cela ne peut plus continuer». Le ministre indique que «cette démarche de recruter des gens dans les sociétés de l’environnement [Ndlr : Par ailleurs des sociétés fictives, offrant de l’emploi fictif] ne peut plus continuer. Cela a créé plusieurs problèmes et désormais, tous veulent travailler dans l’environnement, car ils sont payés sans travailler».

Lorsqu’on lui rappelle que c’est un ancien syndicaliste, fils de syndicaliste, qui parle, il rétorque que «le syndicat est contre ça. L’Union régionale de l’UGTT de Gafsa dit qu’il n’est pas raisonnable de payer des gens qui ne travaillent pas». Et lorsqu’on lui rappelle, aussi, qu’on n’a pas encore vu de communiqué de l’UGTT condamnant cette pratique, Khaled Kaddour corrige que «ce que demande l’Union régionale, c’est de rendre effectives les sociétés de l’environnement» au titre desquelles ces employés sont payés et de leur trouver un emploi réel, ce qui s’est révélé, force est de le constater, impossible à faire.

  • 113 plaintes, non jugées, pour obstruction au travail

De tout cela, Khaled Kaddour est conscient, comme il est conscient que tous ces salaires sont payés, alors que la production de phosphate ne cesse de diminuer. Selon l’INS, la valeur ajoutée du secteur des mines a enregistré une régression de 15,9 % durant 2017. En janvier 2018, le volume d’exportation du même secteur a baissé de 20,8 % par rapport à janvier 2017, mois pendant lequel les exportations phosphatières ont régressé de 25,4 % par rapport au mois de janvier 2016. Une prise de conscience qui a poussé «la CPG à introduire 113 plaintes auprès de la justice en 2017, pour motif d’obstruction au travail». Aucune de ces 113 plaintes n’a été jugée. Une situation face à laquelle le ministre de l’Energie et des mines ne peut qu’être désolé et de répéter à qui voudrait bien l’entendre que «cela ne peut plus continuer. Il n’est plus permis d’arrêter le travail, quelles qu’en soient les raisons». Et Khaled Kaddour d’essayer de raisonner les responsables, en leur demandant, en guise d’appel de détresse, «depuis 7 ans que vous arrêtez le travail et perturbez la production. Avez-vous pour autant trouvé à travailler ? Non. Et si vous continuez à le faire, vous n’allez pas non plus travailler [Ndlr : dans la compagnie]. Comment pourrions-nous attirer d’autres investissements, tant de l’Etat que des privés ? Dans cette conjoncture, nul n’investira».

  • Des projets préparés et financés par l’Etat, pour essayer de résoudre la crise, avec l’application de la loi en dernier ressort

Pour l’instant, la situation est dans une phase de discussion, dira le ministre, en constatant que l’arrêt de la production, plutôt que de permettre la création de nouveaux emplois, a fortement impacté les travailleurs de la compagnie, la région et l’économie nationale. «Ce que je pense, c’est qu’il nous faut changer le schéma de développement de la région, avec l’Etat qui est prêt à encourager l’investissement privé et l’initiative privée en matière de petits projets avec une prise en charge de l’autofinancement de ce genre de projets pour les jeunes de la région». Et après avoir constaté que les jeunes de la région ne se décident toujours pas à franchir le pas de l’initiative, le ministre tunisien de l’Energie et des mines, Khaled Kaddour, franchit lui-même un nouveau pas. Il offre un accompagnement ciblé, par Délégation et par quartier. «Il nous faut trouver des experts dans l’accompagnement de ces jeunes, qui les aident à identifier les projets, les y préparent, les accompagnent dans toutes les démarches de création de ces petits projets, et les financements sont garantis». Faute de solution pour mettre fin aux arrêts du travail dans le secteur des mines, Khaled Kaddour est ainsi en train de trouver des projets, ficelés et prêts à l’emploi, avec un financement garanti par l’Etat. Le ministre finira par nous indiquer qu’une «équipe ministérielle étudie actuellement les meilleurs moyens de faire, en définitive, respecter la loi. Nous devons y arriver. C’est inévitable, car il faut appliquer la loi pour tous ceux qui bafouent l’invulnérabilité l’entreprise et les décisions seront prises, après avis du chef du gouvernement», dit le ministre de l’Energie et des mines à Africanmanager, dans un sursaut de sévérité, à l’égard des fauteurs de troubles.

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L’économie tunisienne, sous le gouvernement d’union nationale, finit l’année 2017 avec une croissance de 1,9 %. Elle fait ainsi mieux de 0,9 points que 2016. A la manière du verre vide versus verre plein, il y a deux manières de lire ce chiffre. Mais il y a aussi des évidences.

Pour le verre plein, il est indéniable que le, ou devrions-nous dire les gouvernements Youssef Chahed ont fait mieux que celui de son prédécesseur, Habib Essid. On pourrait même être un peu plus indulgent avec Youssef Chahed, et dire qu’il a réussi son pari de faire repartir la croissance.

Pour le verre vide, on pourrait dire qu’il n’a pas réalisé ses prévisions. Et si on voulait l’enfoncer un peu plus, on pourrait dire aussi qu’il n’a pas tenu parole et n’a pas encore su trouver la recette d’une croissance beaucoup plus vigoureuse. Les prévisions, comme les promesses, n’engagent que ceux qui les font, qui sont généralement aussi ceux qui y croient le plus. Youssef Chahed, qui prévoyait 2,5 %, n’est pas le seul dans ce cas. La Banque Mondiale prévoyait pour la Tunisie une croissance de 2,3 %. Les deux étaient, manifestement, plus optimistes que l’immobilisme tunisien, de toutes les parties, avec toujours aucun rebond, ni dans la production, ni dans la productivité, ni dans la création de richesses et de plus-value. Mais revenons à nos moutons (de panurge, dirons-nous) et décryptons froidement cette croissance de 1,9 %.

«Les origines de la croissance, on peut les étudier, d’abord au niveau de la contribution des forces de la demande à la croissance», dit le professeur universitaire et économiste Fethi Nouri. Ce dernier constate que «les secteurs introvertis, destinés au marché intérieur, ont contribué avec près de 1%. Quant aux secteurs extravertis qui sont destinés à l’extérieur, ils ont contribué à hauteur de 0,9%. Les activités non marchandes ont contribué, de leur côté, avec 0,3%. Par contre, les secteurs agricole et extractif ont freiné la croissance de -0,2%».

Et Fethi Nouri, qui parlait à Africanmanager, de continuer : «au niveau sectoriel, les secteurs suivants ont contribué respectivement : +1,6% pour le secteur des services, +0,4% pour les activités marchandes, une croissance vite absorbée pour le même taux par l’industrie non manufacturière. Le reste des secteurs ont apporté le reste de la croissance».

Le professeur Nouri estime donc que c’est là «une croissante lente et atone, qui peine à sortir de la trappe des faibles croissances entre 1 et 2%. C’est donc une croissance qui ne résout pas les problèmes et essentiellement ceux du chômage et des déséquilibres macro-économiques globaux. Une croissance, qui ne procure pas suffisamment des recettes fiscales, ce qui explique que nos recettes propres stagnent à un niveau inférieur à 75%. C’est une croissance qui n’a pas su profiter de la déprécation du taux de change du dinar tunisien pour booster l’exportation». Une croissance atone aussi non créatrice d’emplois, l’autre grand défi de tout gouvernement. En 2017, comme l’a indiqué l’INS, la morosité économique a quand même pu créer 10.400 nouveaux chômeurs et augmenté, même de peu, le taux de chômage qui passait de 15,3 % en 2016 à 15,5 % à la fin de l’exercice 2017.

Il faut dire aussi que la productivité tarde à revenir à son niveau antérieur pour accompagner la croissance et atteindre un seuil meilleur. Force est aussi de remarquer que cette croissance est lestée par un contexte social, très tendu, lequel représente un véritable frein qui empêche d’atteindre le rythme souhaité pour venir à bout des problèmes majeurs de l’économie tunisienne. Mais il y a aussi les reformes qui tardent à se mettre en place, à cause notamment des goulots d’étranglement administratifs.

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La population active en Tunisie s’établit à 4,119 millions (M) au quatrième trimestre de 2017 contre 4,100 M au troisième trimestre de la même année, soit une augmentation d’environ 18 mille. Cette population se répartit en 2,934 M d’hommes et 1,185 M de femmes, ce qui représente respectivement 71,2% et 28,8% de la population active.

Au quatrième trimestre 2017, le nombre des occupés s’établit à 3,480 M contre 3,472 M au troisième trimestre de la même année, soit une augmentation de 8 mille. Cette population se répartit en 2,566 M d’hommes et 913  mille femmes.

La répartition des occupés selon les secteurs d’activités se présente comme suit : 51,9% dans le secteur des services, 18,5% dans le secteur des industries manufacturières, 15,1% dans le secteur des industries non manufacturières et 14,5% dans le secteur agriculture et pêche

Le nombre de chômeurs, estimé par l’INS pour le quatrième trimestre 2017, s’établit à 639  mille du total de la population active, contre 628,6 mille chômeurs pour le troisième trimestre 2017. Le taux de chômage enregistré pour le quatrième trimestre est de 15,5% contre 15,3% enregistré au cours du troisième trimestre de la même année.

Le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2017 est estimé à 12,5% chez les hommes et 22,9% chez les femmes. Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 264,1 mille au quatrième trimestre 2017 contre 270,6 mille au troisième trimestre 2017, soit une diminution de 6 mille. Le taux de chômage a baissé de 30,6% à 29,9%.

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L’économie tunisienne a enregistré un taux de croissance de 1,9%, pour toute l’année 2017, a annoncé jeudi, l’Institut National de la Statistique (INS).
En glissement annuel, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté au cours du quatrième trimestre 2017, de 2,0 % par rapport au même trimestre de 2016 et de 0,8% par rapport au troisième trimestre de 2017.

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Le déficit de la balance commerciale s’est légèrement réduit pour s’établir à un niveau de 1211,7 millions de dinars (MD), en janvier 2018, contre 1221,8 MD une année auparavant. Le taux de couverture a enregistré, ainsi, une nette amélioration de 7,2 points pour s’établir à un niveau de 72,1 % contre 64,8 % au mois de janvier 2017, a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 858 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 353,7 MD (29,2% du total du déficit) contre 309,2 MD durant la même période en 2017.
Selon un document publié mercredi, par l’INS, sur son site web, ce déficit est expliqué, essentiellement, par le déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-264,4 MD), la Russie (-193,2 MD), la Turquie (-188,7 MD), l’Algérie (-112,4 MD) et l’Italie (-57,0 MD). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays principalement avec notre premier partenaire la France (184,8 MD), la Libye (44,7 MD) et le Maroc (39,3 MD).

L’INS a fait état, par ailleurs, d’une nette accélération du rythme de croissance des exportations, durant le mois de janvier 2018. En effet, les exportations ont augmenté de 38,9% contre 9,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 3129,5 MD contre 2253 MD durant le mois de janvier 2017.
De même, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 24,9% contre 34,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur les importations ont atteint la valeur de 4341,2 MD contre 3474,8 MD durant le mois de janvier 2017.

L’accroissement remarquable des exportations est du essentiellement, à la hausse remarquable enregistrée au niveau des exportations énergétiques de 273,2%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (207,5 MD contre 55,1 MD) et des produits raffinés (26,7 MD contre 7,6 MD).
Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré aussi un accroissement de 93,7% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (236,2 MD contre 71,9 MD) et les dattes (84,6 MD contre 59,1 MD).
De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de 26,4%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 28,2%.

En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 25,1%, suite à la diminution de nos exportations en acide phosphorique (31,9 MD contre 39,4 MD).
Pour ce qui est des importations, l’augmentation observée, durant le mois de janvier 2018, concerne notamment le secteur de l’énergie, qui a observé un accroissement de 58%, sous l’effet de la hausse de nos achats des produits raffinés (432,5 MD contre 286,6 MD). De même, les mines, phosphates et dérivés de 46,2%, les matières premières et demi produits de 41,4%, les biens d’équipement de 24,5%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une quasi-stagnation (+ 0,6%). Les importations hors énergie ont augmenté de 21%.

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Le déficit de la balance commerciale s’est aggravé à 15 592 millions de dinars (MD), à fin 2017, niveau jamais atteint auparavant par le pays, contre 12601,2 MD, en 2016, a annoncé jeudi, l’Institut national de la statistique (INS), .
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 11 559,1 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’établit à 40 32,9 MD (25,9% du total du déficit) contre 2703,8 MD durant l’année 2016.

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