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La production industrielle a enregistré une baisse de 2,6% au cours du mois d’avril 2017, par rapport à la même période de 2016.
L’Institut National de la Statistique (INS), a expliqué, dans une analyse, publiée récemment, que ” cette diminution est due principalement à la baisse observée dans le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métal (-3,8%) suite à la baisse observée dans la production du ciment, le secteur de l’industrie chimique (-5,5%), le secteur de l’industrie textile, habillement et cuir (-2,8%) et le secteur de l’industrie de raffinage de pétrole (-8,4%) “.
Toujours selon l’INS, la production a connu également une diminution dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques de 13,6%, due principalement à la baisse de la production du pétrole brut et du gaz naturel.
En revanche, la production industrielle a connu une augmentation observée dans le secteur de l’extraction des produits non énergétiques (+18,9%), suite à la reprise de la production du phosphate brut (408 mille tonnes au cours du mois d’avril 2017 contre 290 mille tonnes au cours de mois d’avril 2016).
D’autre part, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie mécanique et électrique de (+3,0%) et de l’industrie du caoutchouc et des plastiques (+3,6%).

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En hausse continue depuis quatre mois, le taux d’inflation s’est stabilisé à 4,8%, en juin 2017, selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS) sur son Web.
Cette stabilité est le résultat d’un maintien du rythme d’augmentation des prix entre les mois d’avril et juin de cette année et la même période de l’année précédente (+0,4%).

Selon l’INS, ce taux d’inflation est dû essentiellement à la hausse de 3,9% des prix des produits alimentaires et boissons, et ce, à cause de l’augmentation de 17,3% des prix des huiles alimentaires, de 6,3% des poissons, de 4,6% des fruits, de 2,8% du lait, fromages et œufs et de 2,1% des viandes.
Idem pour les prix des boissons qui ont augmenté de 4,4% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 6%.
Les prix des articles d’habillement et chaussures ont, également, augmenté de 9,3% en variation annuelle, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 9,8%, des vêtements de 9,6% et des tissus de 3,1%.
Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a observé une augmentation de 4,8% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 5,7%, des tarifs de la SONEDE de 1,8% et de l’électricité et gaz de 2,8%.

Selon l’INS, des augmentations ont également été enregistrées dans les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer avec 4,4%, des services de restauration et hôtels avec 6,5%, du groupe transport avec 6,1%, ainsi que des prix du groupe communication avec un taux de 1,1%.
Par ailleurs, l’INS a indiqué que le taux d’inflation sous-jacente ( hors alimentations et boissons et hors énergies) s’élève a 5,5%.
Les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5,8% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 4,6%, contre 0,5% pour les produits administrés.

Les prix à la consommation montent

En juin 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation de l’ordre de 0,4%, par rapport au mois de mai 2017, et ce en raison de la hausse des prix des articles d’habillement et chaussures de 1% dû aux fêtes de L’Aïd.
Les prix des vêtements et des chaussures ont ainsi augmenté respectivement de 1,6% et de 1,8%. De même, les prix du groupe logement ont augmenté de 0,5% en raison de l’augmentation des prix des loyers de 0,6% et les dépenses d’entretien et réparations des logements de 1,2%.
Des hausses de prix ont été également observées au niveau des tarifs du groupe restauration et hôtels de 0,6% dues essentiellement à la hausse des prix des services d’hébergement de 1%.
S’agissant du groupe alimentation et boissons, l’indice des prix a cru par rapport au mois précèdent de 0,3%.

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Le déficit de la balance commerciale est une des épines dans le pied du gouvernement, lequel s’est d’ailleurs réuni dernièrement, dans le cadre d’un CMR (Conseil ministériel restreint, autant dire Conseil de guerre, Réunion de crise…), pour se pencher, entre autres, sur ce dossier très chaud. Pourtant le diagnostic a été bien posé, avec une nette identification des maux de la Tunisie (invasion de produits chinois, turcs dont d’ailleurs la plupart des responsables s’accordent à dire qu’ils ne sont pas indispensables), les solutions sont sur la table, mais voilà les décisions tardent à venir. Et pour cause les autorités tunisiennes sont obligées de naviguer avec doigté, histoire de ne pas violer au passage les accords avec les pays indexés, dont par ailleurs on sollicite les investissements, et les conventions de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), ce qui déclencherait automatiquement des mesures de représailles. Et la Tunisie, avec déjà tous les problèmes qui lui pendent aux basques, n’a pas besoin de ça en ce moment. L’Institut Nationale de la Statistique (INS) a donné une bonne nouvelle ce lundi 12 juin 2017 : les exportations sont en hausse, sensiblement, sur les cinq premiers mois de cette année, +14,2%. C’est bien, c’est même très bien, sauf que c’est tempéré par une autre mauvaise nouvelle : Les importations ont augmenté encore plus, de 17,8%. Un vrai cauchemar cette affaire !

Les exportations ont amorcé leur montée le mois dernier. Il y a eu une accélération phénomène depuis mai 2017, où on était déjà à +8%. Quand on compare au -2,6% à la même période de 2016, on se dit que la Tunisie vient de loin. En valeur, les exportations affichent 13,347 milliards de dinars, contre 11,685 milliards durant la même période de l’an dernier. Pas de doute : L’embellie est bien au rendez-vous. Et les autorités auraient pu s’en enorgueillir si les importations n’avaient pas gâché la fête. Rien ne semble pouvoir les freiner. La Tunisie achète beaucoup à l’étranger, beaucoup trop, 19,822 milliards de dinars durant les 5 premiers mois de 2017 contre 16,820 milliards à la même période de 2016. Résultat des courses : La Tunisie doit encore se dépatouiller avec un déficit de la balance commerciale lourd, 6,475 milliards de dinars contre 5,135 milliards durant la même période de l’an dernier. Et bien entendu ce malheur ne pouvait pas arriver seul : Le taux de couverture au terme des 5 premiers mois de 2017, 67,3%, est à un niveau encore plus bas qu’en 2016, 69,5%.

La petite flamme de la mer

La Tunisie a exporté, à fin avril 2017, environ 5941,3 tonnes de produits de pêche, soit 253,7 tonnes de moins par rapport à la même période en 2016, mais avec des revenus en hausse de plus de 96,6MD (21%), en raison d’une augmentation de 23% des prix à l’exportation des poulpes et des poissons frais. Les produits de la pêche tunisiens sont exportés vers les pays de l’Union Européenne (UE), le Japon et la Chine et le pays en importe de la Mauritanie et des pays du Golfe et le Sultanat d’Oman, essentiellement des conserves.
Les importations tunisiennes de produits de la pêche, composées essentiellement de thon congelé (4904 tonnes), ont enregistré, durant les quatre mois de 2017, une hausse de 51% pour atteindre 13 660 tonnes.

La balance commerciale dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture a ainsi enregistré une évolution positive par rapport à la même période en 2016, selon le Secrétaire d’Etat chargé des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi.
Dans un entretien accordé à l’agence TAP, Rabhi a fait état d’une progression de 4% de la production de la pêche et de l’aquaculture, soit plus de 1238 tonnes. Cette hausse est imputée à l’amélioration de la production de la pêche côtière (8%) et du poisson bleu (5%) en raison de l’amélioration des facteurs climatiques.
Le secrétaire d’Etat prévoit une “croissance positive” de la production de la pêche pendant cet été 2017, ce qui permettra d’assurer des niveaux stables d’approvisionnement du marché, aussi bien pour le mois de Ramadan que pour toute la saison estivale.
D’après Rabhi, le secteur de la pêche est un secteur à forte valeur ajoutée, “mais il est encore soumis à des contraintes, dont l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques, la pêche anarchique et la dégradation de l’infrastructure portuaire“.

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S’endetter pour un logement, une bagnole, des meubles, de l’électroménager, etc., est monnaie courante en Tunisie. En fait, plus la situation économique se tend, plus le citoyen se fait cigale, au lieu d’être une fourmi. Et bien entendu les sous qu’il n’a pas, il va les cueillir tout bonnement dans les banques. Quand je dis cueillir, c’est un doux euphémisme : en fait il assiège littéralement son banquier pour obtenir les précieux billets, le sésame de la béatitude de consumériste. Les banques au passage se servent généreusement sur les revenus des clients, avec des taux d’intérêt qui expliquent qu’elles se portent si bien alors que l’économie va si mal…

Les crédits accordés par les banques aux familles tunisiennes ont doublé pour passer de 10,7 milliards de dinars en décembre 2010 à 20,8 milliards de dinars fin mars 2017, selon les derniers chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Ces crédits sont destinés à hauteur de 85% (17,7 milliards de dinars) à l’acquisition d’un nouveau logement ou l’amélioration d’une habitation, alors que 12,8% des crédits (2,6 milliards de dinars) sont orientés vers la consommation. Les crédits destinés à l’achat de voitures sont évalués à 2,93 millions de dinars (MD).
Le directeur général de l’institut national de la consommation, Tarek Ben Jazia, a indiqué dans un entretien avec l’Agence TAP, que l’évolution moyenne annuelle de l’encours des crédits a atteint 15% depuis 2010, alors que les crédits destinés à la consommation ont progressé de 7% par an, au cours de cette période.

Ces chiffres montrent le développement exponentiel du phénomène de l’endettement familial en Tunisie , ils reflètent le souci du consommateur tunisien d’améliorer ses conditions de vie en achetant un logement ou en l’aménageant.
D’après Ben Jazia, “une part importante des crédits est désormais consacrée à la consommation quotidienne surtout ces dernières années“. Il explique cela par la fréquence des périodes de consommation et le changement de mode de consommation de tunisien qui devient plus consumériste et plus attaché aux loisirs.
Et de rappeler que la croissance a été portée depuis l’année 2011 par la consommation en Tunisie, en raison du blocage de l’investissement et de l’exportation.

Les voies de l’emprunt se multiplient!

Ben Jazia a évoqué la diversification des sources de l’emprunt familial à l’instar des caisses sociales et des fonds sociaux des entreprises. Le Tunisien achète par facilité dans les grandes surfaces, alors que dans régions intérieures notamment, il achète à crédit chez l’épicier. Il a même recours à ses proches et à ses amis pour emprunter de l’argent.
Afin d’améliorer la qualité des données relatives à l’endettement familial, Ben Jazia a proposé aux services spécialisés de la Banque Centrale de Tunisie de collecter les données liées à ce phénomène, au niveau de la centrale des risques de la banque, notamment celles relatives à la vente par facilité, aux crédits contractés auprès des fonds sociaux et aux facilités bancaires (entrée dans le rouge).

Selon les indicateurs présentés par le DG de l’Institut national de la Consommation, 800 mille familles tunisiennes, sur un total de 2,7 millions de familles (recensement général de la population et de l’habitat 2014), bénéficient d’un crédit bancaire.
Toujours selon lui, une étude réalisée par l’Institut en 2015 sur un échantillon représentatif de 1022 familles a démontré que 36% des familles tunisiennes comptent au moins un membre qui rembourse un crédit.
Il a aussi considéré que l’ampleur de l’endettement familial a négativement impacté le taux de l’épargne familiale, qui a régressé de 11,3% en 2010 à 8,8% en 2014.
Ben Jazia a par ailleurs fait savoir que l’Institut envisage la réalisation d’une étude sur l’endettement familial en Tunisie durant la deuxième moitié de l’année 2017, pour mieux appréhender la réalité de l’endettement dans ses aspects quantitatifs, analyser ses raisons sociales et économiques et proposer les mécanismes juridiques et procédurales à même de traiter ce phénomène.

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En mai 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois d’avril 2017 de l’ordre de 0.4%, et ce en raison notamment de l’augmentation des prix des articles d’habillement et chaussures de 1.6%. Les prix des vêtements d’été et des chaussures ont ainsi augmenté respectivement de 1.6% et de 1.8%. De même, les prix du groupe transport ont augmenté de 1.1% en raison de l’augmentation des prix des véhicules de 2.8% et les dépenses d’utilisation des véhicules de 0.5%.
Des hausses de prix sont également observées au niveau des tarifs du groupe restauration et hôtels de 1.0% dues essentiellement à la hausse des prix des services d’hébergement de 3.7%.
Les prix du groupe alimentation et boissons ont légèrement baissé par rapport au mois précèdent de 0.1%.

Le taux d’inflation en légère baisse

Le taux d’inflation du mois de mai 2017 a atteint un niveau de 4.8%, après des augmentations successives durant les quatre derniers mois allant de 4.6% en janvier 2017 à 5.0% le mois précédent.
Cette diminution est le résultat d’une décélération du rythme d’augmentation des prix entre les mois de mai et avril de cette année et la même période de l’année précédente (+0.4%) contre (+0.6%). Ce fléchissement est plus remarquable sur les prix des produits alimentaires et boissons (-0.1% contre +1.0%)

D’autre part, le taux d’inflation (4.8%), enregistré au mois de mai 2017, résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 3.9%. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des légumes de 4.1%, des huiles alimentaires de 16.9%, des poissons de 6.0%, du lait, fromages et œufs de 2.4% et les viandes de 2.4%. Les prix des boissons ont augmenté de 4.6% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 6.3%.

Les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 9.2% en variation annuelle, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 9.6%, des vêtements de 9.4% et des tissus de 3.7%.
Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a observé une augmentation de 5.8% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 6.2%, des tarifs de la SONEDE de 15.0% et de l’électricité et gaz de 2.8%.
Les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont également augmenté de 4.2%. Pour les prix du groupe santé, ils enregistrent une augmentation de 3.8%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2.2% et les prix des services ambulatoires privés de 6.8%.
Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 5.9%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 15.3%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2.4% et des services de transport de 1.3%
De même, les prix du groupe communication ont augmenté de 0.9% en glissement annuel, suite à l’augmentation des services postaux de 33.5% et le matériel de téléphonie de 3.9%. Une stagnation des prix des services de téléphonie a été remarquée en glissement annuel.
Sur un an, les prix du groupe enseignement ont augmenté de 4.3% du faite des augmentations des tarifs de l’enseignement préscolaire et de base et de l’enseignement secondaire respectivement de 5.9% et 9.6%.

Les tarifs des services de restauration et hôtels demeurent en augmentation avec un taux de 6.0%, suite à la hausse des prix des services restaurants et cafés de 5.9% et les services d’hébergement de 6.5%. Les prix des autres biens et services sont en hausse de 3.7% sous l’effet de l’augmentation de prix des soins personnels de 4.5% et les effets personnels de 5.5%.
Il est important de signaler que le taux d’inflation sous-jacente (ISJ) « hors alimentations et boissons et hors énergies » s’établit à un niveau de 5.5%. Les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5.7% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 4.6% contre 0.5% pour les produits administrés.

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Malgré les multiples appels pour faire tomber le gouvernement de Youssef Chahed et les tentatives de certains partis politiques de diaboliser son travail, plusieurs indicateurs économiques laissent entrevoir les prémices d’une reprise économique prochaine. Le tableau de bord de l’économie nationale de la dernière note de l’Institut National des statistiques (INS) fait état d’un taux de croissance de 2,1% durant le premier trimestre de l’année 2017 et un PIB en hausse de 0,9% par rapport au dernier trimestre de l’année 2016. Deux bonnes nouvelles qui s’ajoutent à celles dévoilées récemment par l’Agence de promotion de l’Industrie (APII) et selon lesquelles l’investissement déclaré dans le secteur industriel a augmenté de 56% durant le premier trimestre. De bons chiffres mais qui demeurent encore en deçà des prévisions de certains experts en la matière et institutions financières, qui s’attendaient à ce que la croissance dépasse les 2,5% durant ce premier trimestre, des prévisions basées sur l’amélioration des indicateurs dans maints secteurs et sur la hausse de 13% des rentrées fiscales au titre de la TVA.

Revenant sur les chiffres dévoilés par l’INS concernant le taux de croissance, il est à indiquer que la réalisation d’une croissance positive s’explique principalement par l’évolution du secteur agricole (+ 4,9%) et celui des services marchands qui a progressé de 3,4%, essentiellement le domaine touristique qui a réalisé une croissance de 35% contre une régression des industries manufacturières qui ont accusé une perte de 1,1%.

Le secteur de l’agriculture et de la pêche a réalisé, au cours du premier trimestre 2017, une croissance de 4,9% alors que celui des services marchands s’est accru de 3,4% au cours du premier trimestre de 2017 par rapport à la même période de 2016. Cette progression est expliquée par la hausse de la valeur ajoutée de toutes ses filières, à l’instar du secteur des services hôteliers qui a réalisé une hausse de 8,6%, en raison de l’augmentation, au cours du premier trimestre 2017, de 35% du nombre de touristes. L’amélioration des indices de la croissance est due également au secteur des industries non manufacturières, laquelle a enregistré une légère croissance de 0,2%, au cours du premier trimestre de 2017 en comparaison avec la même période de 2016. Cela s’explique par la hausse de la production dans le secteur des mines (21,3%).

Il est à rappeler à ce propos que la Banque Mondiale (BM) projette, dans un rapport récent, l’accélération de la croissance économique à 2,3 % en 2017 du fait de la reprise dans les secteurs stratégiques de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière.

Toujours selon la BM, à moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 2,8 % en 2018 et 3,2 % en 2019, en raison d’une amélioration du climat des affaires associée à des réformes structurelles et au renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité. Le déficit budgétaire devrait toutefois, rester élevé, à 5,9% du PIB en 2017.

Par ailleurs, pour assurer la viabilité des finances publiques, la Banque Mondiale a souligné la nécessité de contenir la masse salariale de l’État et élargir l’assiette fiscale, puis créer de l’espace pour accroître les dépenses d’investissement. Le déficit courant devrait toutefois se resserrer légèrement à 8,4 % du PIB, sous l’effet de la relance progressive des secteurs manufacturier et minier, et du rebond des exportations des produits agricoles et des services.

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En avril 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois de mars 2017 de l’ordre de 0.9%. En avril 2017, l’inflation était donc à 5 % et même de 5,2 % si on y ajoute les produits carburants et de l’alimentation.
Cette nouvelle envolée des prix en Tunisie engage ainsi un trend haussier pour le 2ème mois constitutif et ne devrait pas revenir à la baisse à l’approche du mois du Ramadan généralement connu pour son boom consumériste.
Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), dont l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, avait pris le train d’une inflation à un niveau plutôt modéré de 3,8 % à fin août 2016 se serait endormi sur les lauriers du gouvernement précédent. En effet, un mois après l’entrée en fonction de son ministère, en septembre 2016, c’est une inflation à 4,2 % qu’on retrouve. Après une légère baisse à 3,9 % en octobre, l’inflation de l’ère Laadhari reparait ensuite à la hausse, pour se situer à 4 % en octobre dernier, selon les chiffres de l’INS. Le sommeil du ministre aura ainsi coûté un point entier, puisque l’inflation a terminé décembre 2016 au taux de 4,2 %.

Le ministre Laadhari ne saura ensuite plus maîtriser les prix qui augmenteront presqu’en roue libre. Il démarrera l’exercice 2017 avec une inflation à 4,6 % en janvier (+0,6 points par rapport à décembre 2016). Il n’arrivera pas à en infléchir la courbe qui restera à 4,6 % en février et prendra même de la hauteur en mars où elle culminait à 4,8 %. On ne sait pas ce qu’a fait le ministre pour endiguer ce trend, mais cela n’aura finalement rien rapporté.
Avril ne sera en effet que la continuité du trend haussier, qui marque l’état de délabrement des règles d’un marché qui s’étaient déjà effritées depuis 2011, que le ministère ne contrôlerait presque plus et où chacun fait ce qui lui plait à tous les niveaux des circuits de distribution.

⦁ En avril on n’enlève pas une virgule. En mai chacun fait ce qu’il peut
Officiellement, selon l’INS (Institut national des statistiques, «le taux d’inflation (5%), enregistré au mois d’avril 2017, résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%». L’INS explique, dans un communiqué, que «cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des légumes de 11,5%, des huiles alimentaires de 13,6%, des poissons de 5,8%, du lait, fromages et œufs de 2,4% et les viandes de 3,6%». Les prix des boissons n’ont pas été du reste, puisque ceux des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de fruits ont grimpé de 6,2%.

Avec une des plus fortes pondérations, dans le panier de la ménagère, les articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 8,4%, les chaussures de 7,6%, les vêtements de 8,9% et les tissus de 4,4%.
Les loyers ont augmenté de 6,3%, l’eau de la Sonede de 15 %, l’électricité et gaz de 2,8% chez la Steg. Pour les prix du groupe santé, ils enregistraient en avril dernier une augmentation de 3,1%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,1% et les prix des services ambulatoires privés de 6.8%.
Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 4,8%, suite à l’augmentation des prix des véhicules de 12,2%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2 % et des services de transport de 1,4%.
Une première qu’on n’a pas vue depuis longtemps, les prix du groupe communication, d’habitude toujours à la baisse jusqu’à presque constituer un élément de régulation, ont augmenté de 0,9% en glissement annuel, suite à l’augmentation des services postaux de 33,5% et le matériel de téléphonie de 3,9%.

⦁ Que fait ce ministre impotent sur les prix ?
Les augmentations sous le GUN n’ont rien épargné en cette cruciale période d’avant-Ramadan. Sur un an, les prix du groupe enseignement ont augmenté de 4,3%. Les augmentations des prix de l’enseignement préélémentaire et secondaire ont été respectivement de 5,9% et 9,6%. Hausse des prix aussi des services restaurants et cafés de 6,1% et de 2,8 % pour les services d’hébergement.
Il est important de signaler, comme le fait l’INS qui laisse ainsi entendre que toutes les hausses précédentes avaient concerné les prix des produits encadrés, que «les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5.8% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6.0% contre 0.8% pour les produits administrés». Les augmentations auront ainsi été générales.

Laadhari s’était dernièrement illustré par un coup de gueule des plus médiatisés au siège d’une entreprise qu’il voulait (lui et le GUN selon le long document du député Sahbi Ben Fraj) vendre à tout prix. A aucun moment, d’octobre à avril, on ne l’a vu faire autant à Bir El Kassaa, à Ben Arous, devant les barons du marché de gros. Il en aurait certainement récolté plus de gloire et moins de critiques.
Loin de nous l’idée de ressembler à l’UGTT, même pour simplement souhaiter le départ d’un ministre, aussi sinistre soit-il sur le plan du rendement. Force est pourtant de se demander si le panier du citoyen est moins important que l’Education pour un Youssef Chahed plus prompt à renvoyer les Jalloul et Zribi, qu’à faire le bilan d’un ministre qui défend plus les exportations turques que le couffin de la ménagère tunisienne dont il est directement responsable ?

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Les femmes, à Béja, sont plus nombreuses à quitter la région pour l’exode ou l’émigration, selon une analyse genre effectuée au niveau régional par l’INS (Institut national de la statistique), à partir des résultats du recensement général de la population de 2014. Ainsi, 4 mille femmes ont quitté la région contre 3 mille hommes.
L’analyse, présentée mercredi, à Béja, montre également que le taux de chômage des femmes atteint 29,4% contre 17,8% pour les hommes.
On constate, en outre, que les femmes sans niveau d’instruction sont plus nombreuses que les hommes : 37% contre 21%.
C’est pour la première fois qu’une telle analyse est effectuée, à l’échelle régionale, par l’INS. Trois autres gouvernorats sont concernés : Médenine, Kasserine et Bizerte.
L’intégration de la dimension genre dans le système statistique de l’INS est une nouvelle orientation visant à réduire les disparités entre femmes et hommes et à améliorer la situation de la femme au sein de la famille et en société, explique Arbia Ferchichi, chargée des statistiques de genre à l’INS.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant le premier trimestre de 2017, pour s’établir à 3878,9 MD, contre 2466,3 MD durant la même période en 2016. Le taux de couverture a perdu 8 points par rapport à son niveau de l’année dernière pour atteindre 66%, contre 74% durant la même période en 2016, d’après la note conjoncturelle de l’INS, sur le Commerce extérieur à prix courant (mars 2017).
Ce déficit est expliqué par l’évolution des échanges entre les importations (+20,3%) et les exportations (+7,4%). En effet les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant le premier trimestre de 2017 une augmentation au niveau des exportations de 7,4% pour une valeur de 7532,6 MD, contre 7015,6 MD durant la même période de l’année 2016 et une augmentation importante au niveau des importations de 20,3% pour une valeur de 11411,5, contre 9482,0 MD durant la même période de l’année 2016.

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (-942,4MD), suivie d’autres pays tels que la Turquie (-478,1 MD), l’Italie (-462,4MD), la Russie (-406,1 MD) et l’Algérie (-50,2MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 624,3 MD, la Libye de 175,8MD et le Royaume-Uni de 79,1MD.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 2696,2 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1182,7MD (30,5% du total du déficit) contre 468 MD durant le premier trimestre de l’année 2016.

Hausse de 7,4% des exportations

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (7,4%) durant le premier trimestre de 2017 est imputable essentiellement au secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 13,9%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (197,4 MD contre 139,5 MD), au secteur des industries mécaniques et électriques de 16,3%, au secteur textile et habillement et cuirs de 10,1% et au secteur des industries manufacturières de 6,2%.
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse, dont notamment l’énergie de 43%, suite à la diminution de nos ventes du pétrole brut (173,1 MD contre 311,8 MD), de même, le secteur mines phosphates et dérivés de 25,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (80,9MD contre 183,3 MD).

Forte poussée des importations

De leur côté, les importations ont augmenté remarquablement de 20,3%, suite à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 59,9%, sous l’effet de la hausse des achats de la Tunisie en pétrole brut (242,5 MD contre 150,5MD) et des produits raffinés (889,3 MD contre 737,8 MD). De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 31,1%, du fait de la hausse des achats de blé tendre (139,5 MD contre 53,7 MD), les matières premières et demi produits de 17,8%, les biens d’équipement de 13,5%, les mines phosphates et dérivés de 16,5% et les biens de consommation autres qu’alimentaires de 11,7%.

Photographie géographique des échanges commerciaux

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (76,1% du total des exportations) ont augmenté de 10,6%. Cette évolution est expliquée essentiellement par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 18,7%, l’Allemagne de 12,7%, la Belgique de 17,7%.
En revanche, les ventes de la Tunisie ont enregistré une diminution vers d’autres pays, notamment avec le Pays Bas de 15,7% et le Portugal de 12,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé vers l’Algérie de 6,7%. Par contre, les exportations ont augmenté vers le Maroc et la Libye respectivement de 56,7% et de 3,3%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (53,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,5% pour s’établir à 6150,4 MD. La France et l’Italie maintiennent leurs premières places sur la liste des principaux fournisseurs de la Tunisie avec des parts respectives de 15,3% et de 15,4%, ainsi les importations ont augmenté de 8,9% avec la France et de 29,1% avec l’Italie.

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le “traitre”, n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place “d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux”. Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une “commissionite” bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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Le taux d’inflation, en hausse continue depuis quatre mois, s’est stabilisé à 4,6%, en février 2017, alors qu’il avait atteint 4,2% en 2016, d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).
Il s’agit d’une stabilisation du rythme de la hausse des prix entre janvier et février 2017, en comparaison avec la même période de 2016. Compte non tenu de l’énergie et de l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de février 2017 a atteint 4,8%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,8% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,3%.

Les prix des légumes continuent de flamber

Le taux d’inflation enregistré résulte de l’accroissement des prix du groupe alimentation et boissons de 4,9% en glissement annuel, en raison de la hausse des prix des légumes de 12,8%, des huiles alimentaires de 12,7%, des poissons de 8%, des fruits et fruits secs de 3,5% et du lait et dérivés ainsi que des œufs de 2,6%. En revanche, les prix des viandes ont baissé de 0,4%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont cru de 4,8%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de 6,6%.

S’agissant du groupe des restaurants et hôtels, il a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,8%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés de 5,3% et des prix des services hôteliers de 1,8%.

L’eau potable et l’assainissement coutent plus cher

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,2%, par rapport au mois de février de l’année précédente, à cause de la hausse des prix de chaussures et des vêtements de 6,2%, des tissus de 1,7% et des accessoires de 9,2%.
Même constat pour le groupe habitat et énergie domestique, qui a enregistré un enchérissement de 6,1%, en raison de la progression des prix des loyers (de 6,7%), des matériaux de construction et de la maintenance du logement (2,5%), de l’eau potable et d’assainissement (15%) et de l’électricité, du gaz et des carburants (2,8%).

Petite hausse des prix du groupe meubles, équipements et services 

Quant à l’indice du groupe des meubles, équipements et des services domestiques, ils se sont inscrits à la hausse de 4,2%, au vu de l’augmentation des prix des ustensiles de cuisine de 6,2%, de ceux des services d’entretien du logement de 3,7%, des prix des rideaux et couvertures de 6,5%. La hausse a concerné aussi, les prix des équipements électroménagers (3,9%) et des meubles et tapis (3,8%).
Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de février 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,4% et ceux des produits pharmaceutiques de 1,5%.
En outre, le groupe du transport a progressé de 4,4%, en raison du renchérissement des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 1,9% et des services du transport public et privé de 1,3%.

Les prix du groupe produits et services divers ont enregistré, pour leur part, une augmentation de 4,4%, en glissement annuel, en raison de l’accroissement des prix de soins personnels de 5,4% et ceux des fournitures personnelles de 6,1%.
Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,9%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services postaux, de 3,3% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

Montée des dépenses de l’enseignement secondaire 

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 4,8%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,4%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et des fournitures scolaires (3,7%).

Léger recul de l’indice des prix à la consommation en février

L’indice des prix à la consommation familiale a régressé de 0,3% au cours du mois de février 2017, en comparaison avec le mois de Janvier de la même année.
Cette baisse est due à la diminution des prix du groupe habillement et chaussures de 4,6%, en raison des soldes d’hiver. L’indice des prix des chaussures a ainsi enregistré un repli de 5,5%, des vêtements de 4,6%, des accessoires de 1,8% et des tissus de 1,2%.
S’agissant du groupe alimentation et boissons, l’indice des prix a enregistré une légère hausse de 0,1%.

TAP

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L’expert en économie, Ezzedine Saidane a affirmé, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Shems Fm que le taux de croissance réel est inférieur ou égal à zero, démentant ainsi le chiffre de 1% annoncé par l’Institut national des statistiques (INS).

Il a par ailleurs précisé que le secteur des services non marchands est l’unique secteur ayant enregistré une croissance, alors que l’évaluation de la production des administrations se fait à travers l’étude de la masse salariale qui a gonflé en Tunisie ces dernières années.

L’expert en économie n’a pas manqué d’indiquer que le taux de croissance est décevant et prouve que l’économie nationale est inapte à créer ni emplois ni quelconque richesse.

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Le taux d’inflation a, encore, augmenté, en janvier 2017, à 4,6% contre 4,2% en décembre 2016 et 4% en novembre 2016, d’après les dernières statistiques de l’INS.
Compte non tenu de l’énergie et l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de janvier 2017 a atteint 4,9%.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à une accélération du rythme d’accroissement, en glissement annuel, des prix des légumes (7,5% durant le mois de janvier, contre 5,4% en décembre 2016), de ceux du groupe alimentation et boissons (4,7% contre 3,2%), résultant de l’enchérissement des prix des légumes (+15,6%), des huiles alimentaires (+10,7%) et des poissons (+ 9,2%. ), outre l’augmentation des prix du groupe logement et énergie de 2,8%.
Concernant les prix des fruits et fruits secs, ils ont augmenté de 4,5% et les prix du lait et dérivés et des œufs ont cru de 1%, tandis que les prix des viandes ont baissé de 2,3%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 4,6%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 6,6%.

Ça se corse pour l’habillement, les chaussures, l’habitat, les équipements…

Les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,1%, par rapport au mois de janvier de l’année précédente, à cause de la croissance des prix des chaussures de 7,1%, des vêtements de 6,8%, des tissus de 2,5% et d’accessoires de 6,2%.
Quant à l’indice du groupe habitat et énergie domestique, il a avancé de 6,1%, en comparaison avec le même mois de 2016, en raison d’une hausse de 6,8%, des prix de location et ceux des matériaux de construction et de la maintenance du logement de 2,1%.
Les prix de l’eau potable et de l’assainissement, se sont inscrits à la hausse de 15% et les prix de l’électricité, du gaz et des carburants de 2,8%.
Les prix du groupe des meubles, équipements et des services domestiques ont progressé de 4,1%. L’INS a expliqué cette croissance par l’accroissement de 6% des prix des ustensiles, de 4% de ceux des services de l’entretien de logement et de 7% des prix des rideaux et couvertures. La hausse a concerné aussi les prix des équipements électroménagers (3,4%) et des meubles et tapis (3,5%).

La santé et le transport coûtent plus cher

Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de janvier 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,2% et des prix des produits pharmaceutiques, soit une hausse de 1,6%.

En outre, le groupe du transport a progressé de 4,5%, en raison du renchérissement de l’augmentation des prix des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 2,3% et des services du transport public et privé de 1,1%.

Hausse mesurée pour les télécoms, ça flambe pour l’enseignement

Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,8%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services de la poste, de 2,9% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 6,7%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,3%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et de la fourniture scolaire de 14,4%.

Les restos, hôtels, les produits et services divers deviennent un luxe!

Ce groupe a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,4%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés ont augmenté de 4,9%. De même les prix des services des hôtels ont cru de 1,4%.

En glissement annuel, les prix du groupe ont enregistré une augmentation de 4,7%. Les prix de soins personnels ont augmenté de 5,6% et ceux des fournitures personnelles ont grimpé de 6,6%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,6% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,2%

L’IPC monte, boosté par l’alimentation et les boissons

L’Indice mensuel des prix à la consommation familiale (IPC), a connu, en Janvier 2017, une augmentation de 0,7% par rapport au mois de décembre 2016, en raison de la hausse de l’indice du groupe Alimentation et Boissons de 1,4%, résultant de l’augmentation des prix de la majorité des produits alimentaires, notamment les légumes frais, l’huile d’olive et les œufs, contre une régression des prix de certains produits à l’instar des viandes et des fruits frais.

L’indice du groupe logement et énergie a également connu une hausse importante de 0,9%, due essentiellement à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz de 2,8%, suite à la révision des prix, entrée en vigueur depuis janvier 2017.

Cette tendance haussière a également touché l’indice du groupe Articles d’habillement et chaussures qui a évolué de 0,4%, suite à l’augmentation enregistrée par les indices des prix des Chaussures (0,5%), des vêtements d’hiver (0,3%) et des tissus (0,4%).

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Le député de Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Mohamed Fadhel Ben Omrane a démenti les statistiques et les chiffres récemment communiqués par l’Institut National des statistiques(INS) sur le taux de pauvreté en Tunisie.

Lors de son intervention, ce mardi 24 janvier 2017, au cours d’une plénière consacrée aux questions orales à 5 ministres dont le ministre de Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Ben Omrane a accusé l’INS de publier des chiffres erronés et d’induire l’opinion publique en erreur.

Selon ses déclarations, il est très improbable que le taux de pauvreté baisse en Tunisie de 5 points entre 2010 et 2015.

Le député de Nidaa Tounes a, à ce propos, appelé à mettre en place un comité d’audit composé de plusieurs responsables et parties gouvernementales pour enquêter sur les chiffres communiqués par cet institut au sujet de la pauvreté.

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Les statistiques dévoilées au début de ce mois par l’Institut National des Statistiques (INS) et selon lesquelles le taux de pauvreté a baissé de 5 points entre les années 2010 et 2015 ne cesse de soulever un tollé. Aujourd’hui, c’est au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) que l’affaire a été de nouveau évoquée.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a démenti en bloc toutes les accusations contre l’INS au sujet des chiffres qu’il avait récemment publiés et selon lesquels le taux de pauvreté en Tunisie a baissé de 5 points entre 2010 et 2015. “On ne peut pas mettre en doute la performance et les compétences de cet institut qui emploie 1050 personnes dont 60 ingénieurs”, a-t-il dit.

Lors d’une séance plénière, ce mardi 24 janvier à l’ARP, consacrée aux questions orales à 5 ministres, Abdelkefi a fait savoir que l’INS n’a pas changé de stratégie et de méthode : ” On n’a pas changé de méthode (…). C’est la même stratégie qu’on a adoptée en 2010 (…) Ce sont aussi les mêmes techniques convenues à l’échelle internationale”, a–t-il précisé.

Le ministre a en outre assuré que l’INS travaille dans l’indépendance totale et que la dernière enquête a été réalisée en collaboration avec plusieurs parties dont l’UGTT, l’Utica et l’ODC, avant d’expliquer que les chiffres de la pauvreté ont été calculés par rapport à la consommation et non par rapport aux revenus comme certains le pensent, et c’est pour la première fois, selon ses déclarations, que l’enquête prend en considération toutes les régions du pays.

Il a par ailleurs indiqué que plusieurs facteurs expliquent la baisse du taux de la pauvreté en Tunisie dont l’accroissement des prêts à la consommation, la baisse de l’épargne nationale, l’augmentation de la prime accordée aux familles nécessiteuses et l’effet de la contrebande sur certaines régions.

Quant à lui, le directeur général de l’INS, Hédi Saïdi, a fait remarquer que l’INS est un institut indépendant et que son directeur général n’est qu’un membre parmi l’équipe qui s’est chargée de ce travail.

Dans une déclaration à la presse en marge de cette plénière, Hédi Saïdi a tenu également à préciser que l’INS a fourni toute l’assistance logistique pour faire réussir cette enquête, qui a été faite dans les bonnes conditions, selon ses dires : “Lors de notre mission, aucun problème technique ou logistique n’a été constaté”, a indiqué le DG de l’INS, soulignant que l’Institut a déjà entrepris la même stratégie, la même technique et les mêmes méthodes adoptées en 2010.

Ces  deux déclarations viennent en réponse aux accusations du député de Nidaa Tounes à l’ARP Mohamed Fadhel Ben Omrane lancées contre l’INS, mettant en cause les statistiques et les chiffres récemment communiqués sur le taux de pauvreté, l’accusant ainsi de publier des chiffres erronés et d’induire l’opinion publique en erreur. Selon ses déclarations, il est très improbable que le taux de pauvreté baisse en Tunisie de 5 points entre 2010 et 2015.

Le député de Nidaa Tounes a appelé à mettre en place un comité d’audit composé de plusieurs responsables et de parties gouvernementales pour enquêter sur les chiffres communiqués par cet institut au sujet de la pauvreté. Il a également appelé l’UGTT à dévoiler sa position par rapport à ce sujet.

Il est à noter par ailleurs que les résultats de l’enquête quinquennale sur la consommation présentés au début de ce mois en Tunisie ont révélé que le taux de pauvreté en Tunisie s’est inscrit à la baisse de 5% pour atteindre 15,2% en 2015 contre 20,5% en 2010 et 23,1% en 2005. En outre, l’enquête a indiqué que le taux de pauvreté “qualifié de sévère ou extrême” est estimé à 2,9% en 2015 contre 6% enregistré en 2010 et 7,4% en 2005, a-t-il souligné, lors d’une conférence de presse à Tunis.
Les résultats de l’enquête par région ont également montré que le taux de pauvreté se concentre particulièrement dans les régions de l’Ouest et certains gouvernorats du Sud, dépassant ainsi la moyenne nationale, à l’instar de ce qui se passe au Kef, Kasserine et Béja, où la pauvreté atteint respectivement 34,2%, 32,8% et 32%.

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A la fin de l’exercice 2016, selon l’INS (Institut National de la Statistique), l’indice des prix à la consommation familiale a dégagé une inflation de 4,2 % contre un taux de 4,1 % en 2015. L’inflation avait en fait connu un trend haussier depuis le début de l’année 2015, débutant à 3,5 % et terminant à 4,2 % en hausse, malgré le léger repli d’octobre dernier.

La hausse est due, selon l’INS, à la flambée de 3,2 % des prix du groupe alimentation à cause de la hausse des prix des fruits, de l’huile, des légumes et des poissons notamment, de 5,6 % du groupe habitation et même de 7,3% des chaussures. Entre juillet et décembre, période du nouveau gouvernement et du ministère Zied Laadhari, ce dernier n’aura pas réussi à maîtriser l’accordéon des prix et de l’inflation.

Côté prix à la vente pour le secteur industriel, sur un an selon les chiffres de l’INS, les prix de vente industriels augmentent de (+1,3%), selon l’INS. En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a progressé de (+1,3%) en glissement annuel. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de (+0,7%) et les prix des produits de l’industrie extractive de (+5,9%), du fait des augmentations des produits de l’extraction énergétique de (+7,5%) et des produits non énergétiques de (+1,3%).

En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a augmenté de (+0,3%) contre une baisse de (-0,1%) enregistrée en Octobre 2016. Les prix des produits de l’industrie extractive ont enregistré une augmentation de (+1,0%) et ceux des produits de l’industrie manufacturière de  (+0,7%). L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse  des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de (+0,4%) et de l’industrie chimique de (+0,6%). En revanche, une baisse de prix a été enregistrée pour les produits de l’industrie mécaniques et électriques de (-0,2%). Ministre, aussi, de l’Industrie, Zied Laadhari n’arrive toujours pas à courir plus vite que les prix, pour en endiguer le dérapage.

 

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Le Tunisien consomme de plus en plus depuis 5 ans au moins. Selon les derniers chiffres de l’INS (Institut National de la statistique), la moyenne de dépense familiale (une moyenne de 4 personnes par famille) par an 2010 était de 6.450 DT. En 2015, cette moyenne était de 15.561 DT, contre 11.286 DT cinq années auparavant. L’effet des augmentations salariales successives s’y ressent. Individuellement, c’est une moyenne de 3.871 DT par an et par personne, ce qui fait 10,5 DT par jour et par personne contre 7 DT en l’an 2010.

⦁ Moins de pain et plus de poulet

Dans cette dépense, les derniers chiffres de l’INS pointent une prépondérance de l’alimentation (28,9%) et de l’habitat (26,6%), les deux gouffres qui avalent plus de 51 % de la dépense familiale. Dans cette alimentation, les céréales prennent moins de place en 2015 par rapport à 2010 et donc moins de pain, mais plus de fruits et légumes, avec une préférence pour les viandes où la consommation augmente (32,5 Kg contre 29,8 Kg par an et par famille) pour les volailles, plus de produits laitiers et un peu plus de café et de thé.

⦁ La bouteille l’emporte sur le livre

Le transport est la 4ème source de dépense des familles, en hausse par rapport à 2010, suivi par l’habillement et les communications. Au bas de l’échelle, viennent l’alcool et le tabac. Mais là où il y a lieu de s’interroger, c’est la primauté que donne le consommateur tunisien à ce groupe de produits (alcool & tabac, 2,6 % des dépenses) par rapport à l’éducation. Cela pourrait s’expliquer par la gratuité de l’éducation en Tunisie, même pendant ce dernier quinquennat ; l’éducation se délocalise dans le privé. Mais ce peu de dépense se traduit aussi par l’avant-dernière place (1,1 % des dépenses familiales) pour la culture et cela impacte nécessairement le niveau d’éducation des Tunisiens, qui décaissent peu dans ce domaine et cherchent peu à l’améliorer.

Même si le chiffre de l’INS a fait dernièrement objet de beaucoup de polémiques, le taux national de pauvreté a été fixé à 15,2 % de la population en 2015 (1,693.968 million de Tunisiens) ; il est à noter que ce n’est pas toujours dans les gouvernorats les plus pauvres qu’on trouve les dépenses de consommation familiale les plus basses.

⦁ Les pauvres dépensent plus que les riches.

Il en est ainsi, par exemple, de la région de Kébilli. Avec une moyenne de dépense par an et par personne de 2.834 DT, ce gouvernorat est à la 19ème place dans le classement par région, juste avant Sidi Bouzid (23,1 % de pauvreté et 2.664 DT de dépense par personne), Kasserine, Béja, Le Kef et Kairouan (2.269 DT par an et par personne). Kébilli est pourtant la région où le taux de pauvreté est l’un des plus hauts (18,5 %) et dépasse même la moyenne nationale. Avec un taux de pauvreté de 21,1%, Mahdia a pourtant la 10ème plus hausse dépense du pays. Cela s’explique, peut-être, par la géographie de la région où le rural dépasse nettement le taux national.

Comme attendu, ce sont les régions du littoral et notamment le Grand Tunis, Monastir, Sfax, Nabeul et Sousse, où les dépenses familiales sont les plus importantes (une moyenne entre 5,8 mille DT et 4,8 mille DT par personne et par an) avec des taux de pauvreté généralement en-dessous de 10%. Mais là où le cliché «se casse la gueule», c’est le cas de Sousse, la 7ème plus grande dépense familiale, mais avec aussi un taux de pauvreté au-dessus de la moyenne nationale. Cela pourrait s’expliquer par les nouvelles ceintures de migration, notamment de Kairouan vers Sousse. Le cas le plus étonnant est celui du Grand Tunis où malgré ses ceintures de cités dortoirs et pauvres, le taux de pauvreté est le plus faible et les dépenses y sont les plus grandes.

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En réaction aux déclarations du directeur de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi selon lesquelles, le taux de la pauvreté en Tunisie a baissé de 5 points, le député à l’ARP, Monji Rahoui lui a accusé de mensonges “en fournissant des chiffres incorrects” et l’a sollicité de “prendre une distance par rapport aux politiciens”.

“Vous nous mentez comme l’a fait Ben Ali avant. Cette étude est erronée et a été commandée par la Banque mondiale et le FMI. Le taux de pauvreté a augmenté dans les quartiers populaires et les zones marginalisée.”, a-t-il dit.

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Le taux d’inflation s’est situé à 4,2%, en 2016, il a enregistré un rythme ascendant, depuis le début de l’année (3,5% en janvier), pour atteindre ses plus hauts niveaux durant les deux mois de septembre et de décembre (4,2%) et ses plus bas niveaux en juillet (3,7%) et octobre (3,9%), d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Pourtant, d’après la même institution, les Tunisiens n’ont jamais autant dépensé, pas effrayés le moins du monde par la montée des prix : 3871 dinars en 2015 de dépenses de consommation par personne et par an, contre 2601 Dinars en 2010, soit une hausse de 48.8% sur la période 2010-2015, des années pourtant difficiles économiquement pour un pays qui n’a pas fini de régler la facture de la Révolution.
L’enquête de l’INS est allée plus loin en établissant un recul important du taux de pauvreté en Tunisie l’an dernier, par rapport à l’année de base (2010), soit avant la Révolution. D’après les statistiques, tout ce qu’il y a de plus officiel, le taux de pauvreté a fondu depuis 2010, passant de 20.5% à 15.2% en 2015, avec le bémol tout de même des milieux non communaux (hors périmètres communaux), où la pauvreté aurait franchi le seuil de 26%. Alors paradoxaux les Tunisiens ? Plus dépensiers et plus “riches” que jamais, alors que le pays est au plus mal économiquement ?

En tout cas les citoyens contestent et crient à la manipulation des chiffres, à des méthodes de calcul fausses, etc. Bref le Tunisie dit haut et fort qu’il n’a pas vu la couleur de cet argent que l’INS prétend qu’il a dans les poches et dépense sans compter. Même Fadhel Ben Omrane, député de Nidaa Tounes, s’est fendu d’une déclaration pour accuser l’institution de tromper l’opinion publique, de l’induire en erreur. C’est pour vous dire. Le bruit est tellement monté que Hédi Saïdi, Directeur Général de l’INS, a dû monter au front, hier mercredi 04 janvier, à la Radio Nationale, pour défendre l’honneur de son organisme. Il a énergiquement rejeté les accusations, de tous bords, arguant l’indépendance de l’institution et la fiabilité de ses méthodes de travail. L’histoire ne nous dit pas s’il a réussi à convaincre des citoyens qui doutent de tout en ce moment, en attendant l’INS livre ce jeudi des chiffres qui au moins mettent tout le monde d’accord, puisqu’ils concernent la hausse des prix, sur la même période 2010-2015…

En comparaison avec l’année de base 2010, l’inflation a été de 4,1% en 2015, 4,8% en 2014 et 5,7% en 2013.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à l’enchérissement des prix du groupe de l’alimentation et boissons de 3,2%, en comparaison avec 2015, en raison de la progression des prix des fruits et fruits secs de 11,1%, ceux des huiles alimentaires, des poissons et des légumes, respectivement, de 9%, 8,4% et 5,4%.
Cette augmentation est due, également, à l’accroissement des prix des pâtisseries de 2,2% et des dérivés de céréales de 1,6%, contre une régression au niveau des prix des viandes de 2,5%.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 5,2%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 7,4%.
Le groupe boissons alcoolisées et tabac a régressé, quant à lui, de 0,8%, durant l’année 2016, en comparaison avec 2015, suite à la baisse des prix des boissons alcoolisées de 9,5%.

La palme de la hausse à l’habillement et chaussures

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 7,3%, en raison de l’enchérissement des prix des chaussures de 8,4%, des vêtements de 7,2%, des tissus de 3,2% et des accessoires de 6%.
En ce qui concerne le groupe habitat et énergie domestique, il s’est renchéri de 5,6%, suite à la hausse des prix de l’eau potable et de l’assainissement de 15,5%, après la dernière augmentation des tarifs au mois de juin 2016, et des prix de location de 6,9%.
Pour ce qui est des prix du groupe meubles, équipements et services domestiques, ils ont connu une augmentation de 4,1%, au vu de l’accroissement des prix des rideaux et tapisseries de 6,7%, des ustensiles de cuisine de 6,4%, des services de maintenance de logement de 4% et des prix d’équipements électroménagers de 3,5% .
Les prix du groupe de la santé ont accru, à leur tour, de 2,8%, par rapport à 2015, en raison de la hausse des prix des services de santé de 4,9%, ainsi que ceux des médicaments et des produits pharmaceutiques de 1,8%. En revanche, les services hospitaliers ont connu une stabilité au niveau de leurs prix, tout au long de l’année 2016.
Même constat pour le groupe de transport, qui s’est enchéri de 4,4%, en 2016, en raison de l’augmentation des prix des voitures de 10,9% et ceux des frais des services de transport public et privé de 2,8%, ainsi que des coûts d’usage de voitures de 1,3%.
Cette inflation est due, également, à la hausse enregistrée aux niveaux des prix du groupe des télécommunications (0,4%), et ceux de groupe loisirs et culture (1,1%).
Aussi, les groupes de l’éducation, des restaurants et hôtels et celui de produits et services divers ont progressé respectivement de 7,2%, 4,3% et 5,6%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre 2016, en comparaison avec le mois de novembre de la même année.
Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe alimentation et boissons de 0,7%, en raison de l’augmentation des prix de certains produits alimentaires à l’occasion de la célébration de la fête de Mouled et de la fin de l’année.
De même, le groupe habillement et chaussures a poursuit sa tendance haussière (1,2% en décembre 2016), en raison de l’accroissement de l’indice des prix des chaussures de 1,3% et de vêtements d’hiver de 1%.

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Selon les résultats de l’Enquête nationale sur la population et l’emploi dévoilés par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de chômage a enregistré, au cours du 3e trimestre de l’année en cours, une légère baisse par rapport au deuxième trimestre 2016, passant de 15,6% à 15,5%

D’après la même source, le nombre de chômeurs s’établit à 630.000 du total de la population active.

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