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L’économie tunisienne, sous le gouvernement d’union nationale, finit l’année 2017 avec une croissance de 1,9 %. Elle fait ainsi mieux de 0,9 points que 2016. A la manière du verre vide versus verre plein, il y a deux manières de lire ce chiffre. Mais il y a aussi des évidences.

Pour le verre plein, il est indéniable que le, ou devrions-nous dire les gouvernements Youssef Chahed ont fait mieux que celui de son prédécesseur, Habib Essid. On pourrait même être un peu plus indulgent avec Youssef Chahed, et dire qu’il a réussi son pari de faire repartir la croissance.

Pour le verre vide, on pourrait dire qu’il n’a pas réalisé ses prévisions. Et si on voulait l’enfoncer un peu plus, on pourrait dire aussi qu’il n’a pas tenu parole et n’a pas encore su trouver la recette d’une croissance beaucoup plus vigoureuse. Les prévisions, comme les promesses, n’engagent que ceux qui les font, qui sont généralement aussi ceux qui y croient le plus. Youssef Chahed, qui prévoyait 2,5 %, n’est pas le seul dans ce cas. La Banque Mondiale prévoyait pour la Tunisie une croissance de 2,3 %. Les deux étaient, manifestement, plus optimistes que l’immobilisme tunisien, de toutes les parties, avec toujours aucun rebond, ni dans la production, ni dans la productivité, ni dans la création de richesses et de plus-value. Mais revenons à nos moutons (de panurge, dirons-nous) et décryptons froidement cette croissance de 1,9 %.

«Les origines de la croissance, on peut les étudier, d’abord au niveau de la contribution des forces de la demande à la croissance», dit le professeur universitaire et économiste Fethi Nouri. Ce dernier constate que «les secteurs introvertis, destinés au marché intérieur, ont contribué avec près de 1%. Quant aux secteurs extravertis qui sont destinés à l’extérieur, ils ont contribué à hauteur de 0,9%. Les activités non marchandes ont contribué, de leur côté, avec 0,3%. Par contre, les secteurs agricole et extractif ont freiné la croissance de -0,2%».

Et Fethi Nouri, qui parlait à Africanmanager, de continuer : «au niveau sectoriel, les secteurs suivants ont contribué respectivement : +1,6% pour le secteur des services, +0,4% pour les activités marchandes, une croissance vite absorbée pour le même taux par l’industrie non manufacturière. Le reste des secteurs ont apporté le reste de la croissance».

Le professeur Nouri estime donc que c’est là «une croissante lente et atone, qui peine à sortir de la trappe des faibles croissances entre 1 et 2%. C’est donc une croissance qui ne résout pas les problèmes et essentiellement ceux du chômage et des déséquilibres macro-économiques globaux. Une croissance, qui ne procure pas suffisamment des recettes fiscales, ce qui explique que nos recettes propres stagnent à un niveau inférieur à 75%. C’est une croissance qui n’a pas su profiter de la déprécation du taux de change du dinar tunisien pour booster l’exportation». Une croissance atone aussi non créatrice d’emplois, l’autre grand défi de tout gouvernement. En 2017, comme l’a indiqué l’INS, la morosité économique a quand même pu créer 10.400 nouveaux chômeurs et augmenté, même de peu, le taux de chômage qui passait de 15,3 % en 2016 à 15,5 % à la fin de l’exercice 2017.

Il faut dire aussi que la productivité tarde à revenir à son niveau antérieur pour accompagner la croissance et atteindre un seuil meilleur. Force est aussi de remarquer que cette croissance est lestée par un contexte social, très tendu, lequel représente un véritable frein qui empêche d’atteindre le rythme souhaité pour venir à bout des problèmes majeurs de l’économie tunisienne. Mais il y a aussi les reformes qui tardent à se mettre en place, à cause notamment des goulots d’étranglement administratifs.

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La population active en Tunisie s’établit à 4,119 millions (M) au quatrième trimestre de 2017 contre 4,100 M au troisième trimestre de la même année, soit une augmentation d’environ 18 mille. Cette population se répartit en 2,934 M d’hommes et 1,185 M de femmes, ce qui représente respectivement 71,2% et 28,8% de la population active.

Au quatrième trimestre 2017, le nombre des occupés s’établit à 3,480 M contre 3,472 M au troisième trimestre de la même année, soit une augmentation de 8 mille. Cette population se répartit en 2,566 M d’hommes et 913  mille femmes.

La répartition des occupés selon les secteurs d’activités se présente comme suit : 51,9% dans le secteur des services, 18,5% dans le secteur des industries manufacturières, 15,1% dans le secteur des industries non manufacturières et 14,5% dans le secteur agriculture et pêche

Le nombre de chômeurs, estimé par l’INS pour le quatrième trimestre 2017, s’établit à 639  mille du total de la population active, contre 628,6 mille chômeurs pour le troisième trimestre 2017. Le taux de chômage enregistré pour le quatrième trimestre est de 15,5% contre 15,3% enregistré au cours du troisième trimestre de la même année.

Le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2017 est estimé à 12,5% chez les hommes et 22,9% chez les femmes. Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 264,1 mille au quatrième trimestre 2017 contre 270,6 mille au troisième trimestre 2017, soit une diminution de 6 mille. Le taux de chômage a baissé de 30,6% à 29,9%.

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L’économie tunisienne a enregistré un taux de croissance de 1,9%, pour toute l’année 2017, a annoncé jeudi, l’Institut National de la Statistique (INS).
En glissement annuel, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté au cours du quatrième trimestre 2017, de 2,0 % par rapport au même trimestre de 2016 et de 0,8% par rapport au troisième trimestre de 2017.

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Le déficit de la balance commerciale s’est légèrement réduit pour s’établir à un niveau de 1211,7 millions de dinars (MD), en janvier 2018, contre 1221,8 MD une année auparavant. Le taux de couverture a enregistré, ainsi, une nette amélioration de 7,2 points pour s’établir à un niveau de 72,1 % contre 64,8 % au mois de janvier 2017, a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 858 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 353,7 MD (29,2% du total du déficit) contre 309,2 MD durant la même période en 2017.
Selon un document publié mercredi, par l’INS, sur son site web, ce déficit est expliqué, essentiellement, par le déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-264,4 MD), la Russie (-193,2 MD), la Turquie (-188,7 MD), l’Algérie (-112,4 MD) et l’Italie (-57,0 MD). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays principalement avec notre premier partenaire la France (184,8 MD), la Libye (44,7 MD) et le Maroc (39,3 MD).

L’INS a fait état, par ailleurs, d’une nette accélération du rythme de croissance des exportations, durant le mois de janvier 2018. En effet, les exportations ont augmenté de 38,9% contre 9,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 3129,5 MD contre 2253 MD durant le mois de janvier 2017.
De même, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 24,9% contre 34,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur les importations ont atteint la valeur de 4341,2 MD contre 3474,8 MD durant le mois de janvier 2017.

L’accroissement remarquable des exportations est du essentiellement, à la hausse remarquable enregistrée au niveau des exportations énergétiques de 273,2%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (207,5 MD contre 55,1 MD) et des produits raffinés (26,7 MD contre 7,6 MD).
Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré aussi un accroissement de 93,7% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (236,2 MD contre 71,9 MD) et les dattes (84,6 MD contre 59,1 MD).
De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de 26,4%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 28,2%.

En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 25,1%, suite à la diminution de nos exportations en acide phosphorique (31,9 MD contre 39,4 MD).
Pour ce qui est des importations, l’augmentation observée, durant le mois de janvier 2018, concerne notamment le secteur de l’énergie, qui a observé un accroissement de 58%, sous l’effet de la hausse de nos achats des produits raffinés (432,5 MD contre 286,6 MD). De même, les mines, phosphates et dérivés de 46,2%, les matières premières et demi produits de 41,4%, les biens d’équipement de 24,5%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une quasi-stagnation (+ 0,6%). Les importations hors énergie ont augmenté de 21%.

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Le déficit de la balance commerciale s’est aggravé à 15 592 millions de dinars (MD), à fin 2017, niveau jamais atteint auparavant par le pays, contre 12601,2 MD, en 2016, a annoncé jeudi, l’Institut national de la statistique (INS), .
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 11 559,1 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’établit à 40 32,9 MD (25,9% du total du déficit) contre 2703,8 MD durant l’année 2016.

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La hausse des prix des produits de consommation, due à l’augmentation de la TVA décidée dans le cadre de la loi de finances 2018, entrainera une aggravation de l’inflation, d’au moins 1%, par rapport aux niveaux moyens de l’inflation enregistrés en 2017, a indiqué jeudi un responsable de l’Institut national de la statistique (INS), dans une déclaration à l’agence TAP.

Selon ce responsable, qui a requis l’anonymat, nous devons nous attendre à partir du mois de janvier 2018 à une inflation persistante. De fait, la hausse de 1% de la taxation de différents produits (passant de 6 à 7% pour certains, de 12 à 13% pour d’autres et de 18 à 19% pour d’autres encore) engendrera une hausse minimale de l’inflation de 0,5%. A cela s’ajoute la dernière hausse des prix du carburant qui sera à l’origine d’un accroissement d’au moins 0,5% de l’inflation.
L’augmentation des prix des produits pétroliers aura un impact direct sur le pouvoir d’achat du citoyen, mais aussi, un impact indirect sur le coût du transport des personnes et des marchandises et sur le coût de la production et de la compétitivité des entreprises.

Le droit au choix du consommateur, balayé !

Pour Foued Ajroudi, porte-parole de l’Organisation Tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), “le droit au choix du consommateur qui lui donne accès à une variété de produits et services correspondant à ses besoins, à des prix compétitifs, n’existe plus en Tunisie, surtout avec la hausse continue des prix et la dernière augmentation de la TVA qui a engendré un renchérissement excessif et incontrôlé de certains produits“.
Cela constitue désormais un réel problème en Tunisie, puisque des commerçants ont profité de cette situation pour augmenter abusivement les prix de certains produits d’usage quotidien. Confronté à la hausse des prix de la majorité des produits, le consommateur se retrouve dans une situation difficile avec la détérioration de son pouvoir d’achat“, a-t-il relevé.

La hausse de la TVA n’est pas la solution à adopter en pareille situation de crise. Imposer plus d’impôts au consommateur et au secteur organisé est une démarche erronée et inopportune, qui peut obliger certains à recourir à la fraude ou à la fermeture” s’est-il indigné.
Et de rappeler que “54% de l’économie tunisienne ne sont pas soumis actuellement, à la TVA alors que le pays souffre déjà des phénomènes de l’expansion du marché parallèle et du flux des importations anarchiques“.
La vie est chère pour le consommateur au moment où les phénomènes de fraude et de spéculation prennent de plus en plus d’importance et nécessitent des interventions fortes de la part de l’Etat. Les prix sont contrôlés et manipulés par les grands spéculateurs, à l’exemple des centaines de tonnes de pommes de terre saisies récemment et qui étaient stockées illégalement, dans le but de manipuler les prix sur le marché. Toute personnes impliquée dans des fraudes doit figurer sur une liste noire et privée de toute opération avec l’Etat“, a t-il estimé.
Il a appelé à cet effet à réviser les mécanismes de concession et de régulation ainsi que les systèmes de sous-traitance au niveau des marché de gros en particulier et des autres marchés en général, étant donné qu’ils ont laissé libre cours à la spéculation et aux fraudes.

L’enchérissement des prix touche aussi de plein fouet le secteur de l’automobile. En effet, face à la hausse de la TVA, la classe moyenne ou le fonctionnaire ordinaire trouvera des difficultés à acheter une nouvelle voiture populaire, dont le prix atteint actuellement plus de 30 mille dinars.
Il convient de rappeler que l’UGTT a estimé que les mesures prises par le gouvernement ont entraîné une forte hausse des prix de plusieurs produits de consommation quotidienne et prédit comme corolaire une hausse du taux d’inflation, une détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens et une amplification des disparités sociales.

Pour rappel, la BCT avait fait état, fin décembre 2017, de la poursuite de l’accélération de l’inflation pour atteindre 6,3%, en glissement annuel, en novembre 2017 contre 5,8% en octobre, 5% en avril et 4,6% en janvier 2017. L’institut d’émission a souligné l’accentuation des pressions inflationnistes en perspective, qui s’établirait en moyenne à 6,1%, en glissement annuel, en 2018 contre 5,2% attendue en 2017.
Dans une interview à l’Agence TAP, l’expert comptable Walid Ben Salah avait mis en garde contre l’augmentation du taux d’inflation, laquelle pousserait le citoyen à recourir à l’économie informelle, alors que l’un des principaux objectifs du gouvernement est de lutter contre l’économie parallèle.

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L’indice de la production industrielle a enregistré une baisse de 1%, au cours des dix premiers mois de l’année 2017. Hors énergie, cet indice a augmenté de 0,9% en termes de glissement annuel, selon les dernières statistiques publiées jeudi, par l’INS.
La production manufacturière a enregistré une modeste évolution de 0,4%, jusqu’à Octobre 2017, contre 1,8% durant la même période de l’année 2016. Cette augmentation est principalement due, à la hausse de la production dans les industries mécanique et électrique de 2,9%, de caoutchouc et de plastique de 3,8%, du papier et de l’édition de 1%, chimique de 0,4% et du textile, habillement et cuir, de 0,3%.
En revanche, la production a enregistré une baisse dans le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,2%), suite à la baisse observée dans la production du ciment et le secteur du raffinage de pétrole (-3,8%).

La production a enregistré une diminution dans le secteur des industries extractives de 9,4% suite à la baisse de la production de secteur de l’extraction des produits énergétiques de 12,9%. En revanche, la production a augmenté dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques (+17,3%) suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut.
Baisse de 0,5% de la production manufacturière du mois d’octobre 2017
La production manufacturière a enregistré une baisse de 0,5% en termes de glissement annuel au cours du mois d’octobre 2017 due principalement à la baisse observée dans les secteurs de l’industrie de raffinage de pétrole (-40,7%), de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-2,5%) et de l’industrie agroalimentaire(-1,1%).
En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans les industries chimique (+11%), mécanique et électrique (+3,2%) et du textile, habillement et cuir (+3,5%).

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Le déficit commercial s’est aggravé, à fin novembre 2017, pour se situer à 14362,4 millions de dinars (MD) contre 11628,0 MD, durant la même période en 2016.
Selon les statistiques du commerce extérieur pour les 11 mois 2017, publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de couverture a enregistré, ainsi, une baisse par rapport à la même période de l’année 2016 pour se situer à des taux respectifs de 68,3 % et de 69,4 %.
Le déficit commercial s’est aggravé avec certains pays, tels que la Chine (-3997,4 MD), l’Italie (-1882,7 MD), la Turquie (-1661,5 MD), la Russie (-1058,1 MD) et l’Algérie (-654,1MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France (premier partenaire de la Tunisie) de 2737,6MD, la Libye (771,8MD) et le Royaume Uni (184,8MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 10533 MD et le déficit de la balance énergétique s’établit à 3829,4MD (26,7% du total du déficit) contre 2662,3MD durant les onze mois de l’année 2016.

Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants, durant les onze mois de l’année 2017, montrent que les exportations continuent d’augmenter à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 17,3% contre 4,5% durant la même période de l’année 2016.
En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 30971,3 MD contre 26394,6 MD durant la même période de l’année 2016.
L’INS a noté que l’augmentation observée au niveau de l’exportation, durant les onze mois de l’année 2017, concerne la majorité des secteurs.
En effet, le secteur de l’énergie a observé un accroissement important par rapport à la même période en 2016, suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (1035,9MD ) et les produits raffinés (706,7 MD).
De même, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a cru de 14,6% suite à l’augmentation des ventes des dattes (488,3 MD).
Le secteur des industries mécaniques et électriques a progressé de 19,7% et le secteur textile et habillement et cuirs a augmenté de 16,5%.
Il en est de même pour le secteur des industries manufacturières qui a cru de 15,5%.
Par contre, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 3%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (400,9 MD).
De même, les importations ont maintenu un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 19,2% contre 4,3% durant la même période de l’année 2016.
En valeur les importations ont atteint 45333,7 MD à fin novembre 2017 contre 38022,6 MD, durant la même période de l’année 2016.

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Au cours du mois de novembre 2017, le taux d’inflation a atteint 6.3%, contre 5.8% enregistré le mois précédent, selon les données publiées mercredi par l’Institut national de la statistique (INS).
Le taux d’inflation a connu des augmentations successives allant de 4.6% en janvier 2017 à 5.0% au mois d’avril, suivi d’une stabilité à 4.8% puis une importante augmentation à 6.3% durant ce mois, précise la même source.
Et d’expliquer cette augmentation du taux d’inflation par l’accélération du rythme d’augmentation des prix du groupe alimentation et boissons de 8.7% ce mois, contre 7.2% le mois qui précède, et ce à cause essentiellement de l’augmentation des prix des viandes qui sont passés de 1.7% à 5.4% et les légumes de 14.6% à 15.9%.

Hausse des prix à la consommation

En novembre 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation de l’ordre de 0.7% par rapport au mois d’octobre 2017, et ce en raison notamment de l’enrichissement des prix du groupe alimentation et boissons de 1.5%, suite à l’augmentation des prix des volailles de 14.1% et les fruits secs de 7.5%.
De même les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 0.6%. Ainsi, les prix des vêtements ont augmenté de 0.6%, des chaussures de 0.3% et des tissus de 0.8%.
De plus, le groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer de 0.7% suite à l’augmentation des prix des meubles, tapis et autres revêtements de 0.7% et les prix des appareils ménagers de 0.7%.
Les prix du groupe logement ont aussi augmenté de 0.3% sous l’effet de l’augmentation des prix des produits d’entretien et réparations des logements de 2.0%.
Des hausses de prix ont été également observées au niveau des tarifs des biens et services divers de 0.8% dues essentiellement à la hausse des prix des soins personnels de 1.0% et les effets personnels de 1.1%.

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Une secousse tellurique d'une magnitude de 3

Selon les stations sismologiques relevant de l’Institut National de la Météorologie (INM), une secousse tellurique d’une magnitude de 1,74 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée dimanche à 21h11 mn (heure locale), à l’Est de la ville de Nebr au gouvernorat d’El Kef.

Les citoyens de la région ont ressenti cette secousse. Les analyses préliminaires situent l’épicentre de la secousse à 36,36 degrés de latitude et 8,84 degrés de longitude au large de la mer.

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L’indice de la production industrielle a baissé de 0,9%, durant les neuf premiers mois de l’année 2017, contre une régression de 0,2%, durant la même période de 2016, selon les dernières statistiques publiées sur le site de l’INS.
Cette diminution est due principalement au repli observé dans la production du secteur de la fabrication de produits minéraux non métalliques (5,6%), suite au recul de la production du ciment. La production dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques a également, chuté de 13,4%, en raison principalement, du déclin de la production du pétrole brut.
En revanche, la production a augmenté dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques (+20%), suite à la hausse de la production du phosphate brut (3,546 millions de tonnes au cours des neuf premiers mois de l’année 2017, contre 2,531 millions de tonnes, en 2016).

D’autre part, la production industrielle a enregistré une augmentation dans les industries mécaniques et électriques de 2,9%, du caoutchouc et du plastique de 4,1% et du raffinage du pétrole (+2,8%).
Au cours du troisième trimestre de 2017, la progression de la production a été moins importante, dans l’ensemble de l’industrie (+ 0,2%), tout en se maintenant au même niveau que durant la même période de l’année précédente. Cette augmentation est due principalement, à la hausse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques (+38%), suite à la progression de la production du phosphate brut (1,178 million de tonnes au cours du troisième trimestre contre 0,7 million de tonnes durant la même période de l’année précédente).

Par ailleurs la production industrielle a cru dans les industries mécaniques et électriques (+ 3%), agro-alimentaire (+ 3,6%) et du raffinage du pétrole (+ 8,1%), chimique (+6,8%), de fabrication de produits minéraux non métalliques (+2,3%), suite à la hausse de la production du ciment et de l’industrie textile, habillement et cuir (+1,1%).
En revanche, la production de secteur de l’extraction des produits énergétiques a baissé de 22,9%, suite principalement, à l’affaiblissement de la production du pétrole brut.

En septembre 2017, la production industrielle a augmenté de 0,2% en glissement annuel (5% en aout 2017), en raison de la hausse observée dans les industries chimiques (+3,5%), mécaniques et électriques (+1,4%), de l’agro-alimentaire (+2,1%) et du caoutchouc et du plastique de 6,1%.
La production a connu également une croissance dans le secteur de l’extraction des produits non énergétiques de 27,2% suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut 357 mille tonnes sen septembre 2017 contre 209 mille tonnes durant la même période de l’année précédente. Par ailleurs, la production a baissé dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques (-4%) .

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Les chiffres du taux de croissance viennent de tomber. Ils sont plutôt bons, en tout cas rassurants dans la mesure où ils s’inscrivent sur une courbe ascendante, à de très petites encablures du taux de 2,3% prévu par la Banque centrale de Tunisie, validé par la Banque mondiale. Et si cette progression est maintenue à la cadence qui est actuellement la sienne, il sera très probablement dans l’ordre des choses que les 2,3% seront dépassés.

C’est que la plupart des indicateurs sont au vert qu’il se soit agi des industries manufacturières, des services marchands ou, il est vrai, dans une moindre mesure, des services non marchands. Il s’y joint naturellement les performances de la production agricole avec de bonnes récoltes, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes et plus encore du phosphate, alors que la saison touristique est sortie du marasme dans lequel elle était embourbée pour signer une reprise, en divers points annonciatrice d’une vraie envolée.

Evolution du PIB trimestriel durant la période 2016-2017 (%)

Tous indicateurs confondus, on est en présence d’un socle significatif qui rejaillira certainement sur l’année 2018, au terme d’un cycle où l’économie tunisienne n’avait fait qu’aligner les travers allant jusqu’à la récession. Comparativement, l’année 2017 peut prendre rang de millésime sur lequel il va impérativement falloir capitaliser.

En effet, le taux de croissance du PIB s’est établi à 2,1% au troisième trimestre 2017 comparé à la période correspondante de l’année dernière, selon les premiers résultats rendus publics par l’Institut national de la statistique (INS). Rapporté au 2ème trimestre de l’année en cours, la progression de ce taux est de 0,7%.

La valeur ajoutée des industries manufacturières ont enregistré, durant le 3ème trimestre de l’année en cours, une croissance positive dans la plupart du secteur : 3,4% pour l’agroalimentaire, 5,1% pour les industries chimiques, 2,8% pour les industries mécaniques et électriques, 3,2 pour les matériaux de construction, céramique et verre, et autant pour le textile, habillement et chaussures. Ce faisant, le secteur des industries manufacturières affiche une croissance de 2,8% par rapport au 3ème trimestre 2016 et 2.0% comparée au précédent trimestre.

De même, les services marchands ont enregistré, au 3ème trimestre 2017, une croissance positive, en ce sens que leur valeur ajoutée a progressé de 4.0% par rapport à la période correspondante de 2016. Une hausse imputable à celle de la valeur ajoutée de tous les secteurs les composant, tels que ceux des services de transport (+6,4%), des services de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés (+7,6%) outre les services financiers et les communications, 7,3% et 2,4% respectivement.

Quant au secteur des services non marchands (ceux de l’Administration essentiellement), il a conservé une légère croissance positive de 0,2% par rapport à ce qu’elle était au 3ème trimestre 2016.

Au regard de tous ces chiffres, c’est par bien des côtés une nouvelle trajectoire qui se met en place. Et elle devra être vigoureusement soutenue sans coup férir, c’est-à-dire par moins de troubles sociaux, davantage d’efforts et de travail, une stabilité politique et fiscale qui draine les investissements qu’ils soient domestiques et étrangers, et surtout une véritable propension à aller de l’avant associant tous les acteurs économiques, sociaux et politiques.

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Envolée des prix, inflation, chômage, pertes d’emploi, endettement et appauvrissement… La classe moyenne, qui est en réalité plus pauvre qu’on ne le croit, ne sait plus à quel saint se vouer, surtout avec la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat au point que remplir le couffin, même avec le strict minimum, devient un rêve pour pas mal de Tunisiens.

Un grand nombre de citoyens se sont plaints de la poursuite du rythme ascendant des prix de vente des produits de consommation de base. Ils ont pointé du doigt les dépassements commis par certains commerçants qui n’hésitent pas à tricher sur le poids des produits, et augmentent les prix d’une manière excessive.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Abdelkader Timoumi, directeur des recherches économiques au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, a démenti les informations selon lesquelles une augmentation des prix des produits de base est prévue dans les jours à venir.

Timoumi a, en outre, précisé que la pénurie d‘huile végétale subventionnée s’explique notamment par les pratiques de monopole des commerçants, ajoutant que le département du commerce injecte sur les marchés environ 13 mille tonnes d’huile et ce, chaque mois.

Su un autre volet, le responsable a affirmé que le ministère du Commerce lance quotidiennement de vaste campagnes de contrôle économique sur tous les points de vente de produits de consommation, couvrant tout le territoire de la République. Cette mobilisation a pour objectif             de protéger le consommateur, surtout durant la période d’intersaison et de lutter contre les pratiques de monopole et l’augmentation illégale des prix de vente des légumes et fruits.

Il a ajouté qu’un numéro vert a été lancé par son département afin de dénoncer les mauvaises pratiques et les diverses fraudes commises par certains commerçants qui ne respectent pas la loi.

INS : légère baisse du taux d’inflation

D’après de récentes statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation a enregistré une baisse, passant de 5,7% en août dernier à 5,5% en septembre 2017.

Une hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 6% a également été enregistrée durant le mois de septembre. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des huiles alimentaires de 21%, des poissons de 7,6%, des viandes de 4,7% et du lait, fromages et œufs de 2%.
Les prix des boissons ont également augmenté de 6,3% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7,3% et les prix des cafés et thé de 3,8%, détaille l’INS.

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Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risquée par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs experts en la matière en confirment déjà la gravité. Joint au téléphone par Africanmanager, l’économiste Ezzedine Saîdane a dressé un tableau très sombre de l’emploi en Tunisie, soulignant qu’il est difficile aujourd’hui de compter sur l’année 2018 pour faire baisser le taux de chômage. “Bien que le principal défi de la Tunisie soit économique et financier, le projet de la loi de finances 2018 qui devrait être incessamment examiné lors d’un conseil ministériel ne comporte ni de stratégie pour le sauvetage de l’économie, ni de stratégie de relance de l’investissement“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’a pas créé de la croissance pour voir son taux de taux chômage baisser et que la croissance qu’on nous a “vendue” sous la Troïka provient essentiellement des services nos marchands et des recrutements massifs dans la fonction publique. “Le seul moyen pour faire baisser le chômage est de créer un environnement propice permettant la relance de l’investissement et de la croissance“, a assuré Saîdane.

Parlant chiffres, l’expert nous a précisé qu’un (1) seul point de croissance permettra la création de 15 mille emplois en Tunisie. Pour l’année 2018, notre pays doit réaliser, selon lui, un taux de croissance aux alentours de 6% pour pouvoir créer 80 mille nouveaux postes d’emplois, sachant qu’on enregistre entre 80 et 85 mille nouveaux postulants chaque année.

Même son de cloche chez Walid Belhaj Amor, vice-président l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) ; il a évoqué la nécessité de créer de la valeur et de la richesse avant de parler d’emploi, lequel n’est qu’une conséquence, selon ses dires. Il n’y aura plus, selon lui, de nouveaux emplois s’il n’y a pas d’investissement et de création de richesses.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’arrive pas à résorber le chômage parce qu’il n’y a pas de politique claire en faveur de l’investissement, un des principaux moteurs de l’économie nationale qui demeure toujours en pane, soulignant toutefois que personne aujourd’hui ne peut donner un taux de chômage exact vu la prolifération du marché parallèle qui contribue, même d’une façon illégale, à l’emploi.

En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut National des Statistiques (INS), le nombre de chômeurs est estimé pour le deuxième trimestre 2017 à 626 100 du total de la population active (4,084 millions), soit un taux de chômage de 15,3%, contre 625 600 chômeurs pour le premier trimestre 2017 et un taux de chômage de 15,3% : 12,4% chez les hommes et 22,6% chez les femmes. Toujours selon les chiffres de l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à un taux de chômage de 30,3%.

S’agissant des chiffres rendus publics récemment par l’Agence de promotion de l’investissement et de l’industrie (APII), il en ressort que le nombre de projets déclarés a atteint 2484 au cours des huit premiers mois de 2017 contre 2411 lors des huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 3%. Ces projets permettront la création de 39796 postes d’emploi, contre 34999 postes d’emploi durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 13.7%. Un taux très en deçà des attentes, quoi que positif…

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En septembre 2017, le taux d’inflation s’est établi à 5,5% contre 5,7% au mois d’août 2017, selon des données publiées, vendredi, par l’Institut national des statistiques (INS).
Cette régression du taux d’inflation est due principalement à la décélération du rythme d’augmentation des prix entre le mois de septembre et aout de cette année comparé à l’année précédente (0.6% contre 0.8%).
Cette décélération s’explique par le fléchissement du rythme d’augmentation des prix du groupe habillement et chaussures de 8.8% en août 2017 contre 4.9% en septembre 2017 et ce, en raison notamment du décalage de la période des soldes d’été entre cette année et l’année précédente.

Hausse de l’indice des prix à la consommation en septembre 2017

L’indice de prix à la consommation a enregistré en septembre 2017 une augmentation de l’ordre de 0.6% par rapport au mois d’aout 2017. Cette hausse est expliquée, selon l’INS, notamment par l’enrichissement des prix du groupe alimentation et boissons de 1.2% ,suite notamment à l’accélération des prix des légumes et des fruits frais.
De même, à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2018-2019, le groupe enseignement a enregistré une augmentation remarquable de 4.4%.
Ainsi, les prix des fournitures scolaires ont augmenté de 7.8% et les prix des services d’enseignement pré-élémentaire, primaire et secondaire de 5.8% et les prix des autres services d’enseignement de 2.6%.
De plus, les prix du groupe logement ont augmenté de 0.2% en raison de l’augmentation des prix des loyers de 0.2% et les dépenses d’entretien et réparations des logements de 1.3%.
Toutefois, les prix des articles d’habillement et chaussures ont baissé de 0.5% en raison de la baisse respectivement des prix des vêtements et chaussures de 0.6% et de 0.4%.

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Dans un statut posté ce vendredi sur sa page Facebook, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé un tableau noir de la situation économique en Tunisie : Un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.

Les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours.

La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017.

“Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels) certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane.

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La production a enregistré une baisse dans l’ensemble de l’industrie de 1,1%, au cours des sept premier mois de l’année 2017, contre un repli de 0,2%, durant la même période en 2016, selon les statistiques publiées, jeudi, par l’INS.

Cette diminution est principalement, due à la régression de la production dans le secteur de la fabrication des “produits minéraux non métalliques” (-6,6%), suite à la diminution observée dans la production du ciment et le secteur de l’industrie chimique (-1,9%).

La production a connu également, chuté, dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques de 11,7%, en raison principalement, de la baisse de la production du pétrole brut.

Hausse de la production du phosphate brut

En revanche, la production a augmenté dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques (+17,0%), suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut (2 781 mille tonnes au cours des sept premiers mois de l’année 2017, contre 2 078 mille tonnes durant la même période de l’année précédente).

A rappeler à ce niveau que la production de phosphate qui était de l’ordre de 8 millions de tonnes, fin 2010, a diminué entre 40 et 50% entre cette date et 2017, faisant perdre à la Tunisie des marchés extérieurs, tels que l’Inde et le Brésil. La principale cause étant la baisse du rythme de transformation du phosphate par le Groupement chimique tunisien, en raison de “la non arrivée des quantités produites en vue de leur transformation, vu les mouvements de protestations et sit-in”, d’après le directeur commercial de la production à la compagnie des phosphates de Gafsa, Abderrazek Ritassi.

D’autre part, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 3,0% et le secteur de l’industrie de caoutchouc et de plastique de 3,3%.
Augmentation de l’Indice de la Production Industrielle de 1,2% en Juillet 2017

Pour le mois de juillet 2017, la production industrielle a augmenté de 1,2% , en raison principalement, de la hausse observée dans le secteur de la fabrication des produits minéraux non métalliques (+10,6%), suite à la progression observée dans la production du ciment, les secteurs des industries chimique (+13,2%), textile, habillement et cuir (+3,9%), agro-alimentaire (+5,8%) et du raffinage du pétrole (+8,1%).

La production a connu également, une amélioration dans le secteur de l’extraction des produits non énergétiques de 48,9%, suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut (413 mille tonnes au cours du mois de juillet 2017 contre 247 mille tonnes durant la même période de l’année précédente).

En revanche, la production industrielle a enregistré une baisse dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques (-29,8%), suite principalement à la baisse de la production du pétrole brut.

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“Tout le monde s’accorde à considérer que le principal défi pour la Tunisie aujourd’hui est celui relatif à sa situation économique dangereuse et à la crise aiguë de ses finances publiques. Cette situation économique et financière constitue aujourd’hui une menace sérieuse pour la vie du citoyen tunisien et pour la démocratie tunisienne naissante, et par définition fragile”, c’est ce qu’a indiqué l’expert économique, Ezzedine Saidane dans un statut qui vient d’être posté sur sa page Facebook.

Dans sa description de la situation économique actuelle, il a fait remarquer que les chiffres, pourtant officiels car publiés par l’INS, la BCT ou l’Administration en général, sont tournés, retournés, tordus parfois pour refléter des améliorations de situation qui tout simplement n’existent pas. “Est-ce de l’inconscience, ou alors s’agit-il simplement d’un refus de voir la vérité en face. Le premier pas sur la voie de la résolution de n’importe quel problème n’est-il pas de reconnaître d’abord qu’il y a un problème?. Continuons à nier nos difficultés, et nous n’en résoudrons aucune”, s’est-il interrogé.

“Maintenant que le remaniement ministériel est fait et approuvé par l’ARP (nous savons pertinemment que l’essentiel se passe en dehors de l’ARP qui fonctionne parfois comme une simple boîte de résonance) une question se pose : ce remaniement reflète-t-il la moindre volonté, la moindre vision, la moindre stratégie de sauver l’économie et les finances publiques tunisiennes” a indiqué Saidane avant d’assurer que “la réponse est NON. Les quelques objectifs chiffrés annoncés par le Chef du gouvernement lors du discours pour obtenir la confiance de l’ARP dans le nouveau gouvernement (taux de croissance économique, taux d’endettement public, taux de déficit budgétaire, etc.) ne constituent nullement une stratégie, et ne peuvent pas être le résultat d’un diagnostic réel de la situation. La feuille de route annoncée par le chef du gouvernement, n’en est pas une et elle est simplement irréalisable”, a-t-il dit.

L’expert économique a sous un autre angle indiqué que les quelques informations qui ont filtré concernant le budget de l’État et la loi des finances 2018 vont dans le même sens. Selon lui, la loi des finances 2018 ne comporterait aucune volonté, aucune vision et aucune stratégie pour sauver l’économie et les finances publiques tunisiennes. Dans tous les pays du monde, la loi des finances est supposée refléter la politique et les choix du gouvernement. “Ce n’est plus le cas en Tunisie. Le gouvernement devient un simple comptable qui affecte les maigres ressources de l’Etat selon le modèle d’un budget atteint par le syndrome de la calcification. Lorsque les salaires de la fonction publique représentent 50% du budget, et les dépenses courantes + le service de la dette + le déficit de la caisse de compensation représentent plus de 40% du budget, que reste t-il pour exprimer les choix et la politique du gouvernement: rien ou presque. La marge de manœuvre du gouvernement est ainsi quasiment nulle”.

Et Ezzedone Saidaine de s’exclamer : “Dans ces conditions pourquoi s’inquiéter de la valeur du Dinar. En effet, le Dinar a perdu plus de 60% de sa valeur depuis 2010, et près de 20% de sa valeur depuis le début de 2017. Le Dinar n’est que le miroir qui reflète la situation économique et financière. Tant qu’on n’a pas engagé une véritable stratégie de sauvetage de l’économie, le Dinar continuera à glisser. L’Euro pourrait en effet valoir jusqu’à 3D200, voire même 3D300 d’ici le milieu de l’année 2018 si rien n’est fait dans le sens du sauvetage de l’économie et des finances publiques tunisiennes. Dans ce même sens, le FMI a considéré, lors de sa dernière revue de la situation, que la Tunisie doit adopter une politique de change souple (comprenez il faut laisser le Dinar glisser encore) considérant que le Dinar est encore surévalué de 17,6% !”, a-t-il ajouté.

 

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Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, a fait savoir ce vendredi 8 septembre 2017 que près de deux millions de Tunisiens sont analphabètes, soit 18.8% de la population.

Selon ses dires, les efforts de toutes les parties concernées par ce fléau se poursuivent en vue de sensibiliser la population concernée et en particulier en milieu rural pour les amener à suivre les cours d’alphabétisation.
Le ministre a, dans ce contexte, précisé que son département a préparé un plan stratégique visant à mettre en place les structures dédiées à l’enseignement pour adultes, tout en sollicitant le renforcement de la participation de la société civile et des secteurs public et privé.

Sur un autre volet, il a affirmé que l’augmentation du nombre des enseignants dans les structures de l’enseignement pour adultes figure parmi les points les plus importants de cette stratégie nationale. «Nous visons 6230 enseignants en 2024, soit au moins deux enseignants pour adultes par délégation», a-t-il indiqué.

D’après les chercheurs, l’analphabétisme touche encore plus la population des régions internes du pays et concerne notamment les femmes. Mais il n’existe pas de données actualisées pour cerner le phénomène, ce qui rend les réponses formulées par les différents acteurs, dont le gouvernement, inadaptées.

On rappelle, à cet effet, que l’Institut National de la Statistique (INS) avait annoncé en 2016 que le taux de l’analphabétisme en Tunisie avait atteint les 19,3 % pour les personnes âgées de plus de 10 ans, dont 25 % de sexe féminin. Ce taux est situé à Kairouan aux environs de 50 %.

Pourtant, paradoxalement, cette légère baisse du taux de l’analphabétisme ces dernières années va de pair avec l’augmentation du nombre des élèves qui abandonnent les bancs de l’école.

On signale également que l’organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences avait annoncé que plus du quart de la population du monde arabe était privé d’éducation ou de la possibilité de poursuivre des études, et avait signalé qu’il est impératif pour tous de veiller à la mise en œuvre de la stratégie visant à améliorer l’enseignement dans le monde arabe en matière de lutte contre l’analphabétisme. Elle avait également préconisé le renforcement des programmes d’enseignement au profit des adultes et de formation continue pour tous, étant donné que l’éducation est l’un des droits élémentaires du citoyen arabe.

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