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Les chiffres du taux de croissance viennent de tomber. Ils sont plutôt bons, en tout cas rassurants dans la mesure où ils s’inscrivent sur une courbe ascendante, à de très petites encablures du taux de 2,3% prévu par la Banque centrale de Tunisie, validé par la Banque mondiale. Et si cette progression est maintenue à la cadence qui est actuellement la sienne, il sera très probablement dans l’ordre des choses que les 2,3% seront dépassés.

C’est que la plupart des indicateurs sont au vert qu’il se soit agi des industries manufacturières, des services marchands ou, il est vrai, dans une moindre mesure, des services non marchands. Il s’y joint naturellement les performances de la production agricole avec de bonnes récoltes, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes et plus encore du phosphate, alors que la saison touristique est sortie du marasme dans lequel elle était embourbée pour signer une reprise, en divers points annonciatrice d’une vraie envolée.

Evolution du PIB trimestriel durant la période 2016-2017 (%)

Tous indicateurs confondus, on est en présence d’un socle significatif qui rejaillira certainement sur l’année 2018, au terme d’un cycle où l’économie tunisienne n’avait fait qu’aligner les travers allant jusqu’à la récession. Comparativement, l’année 2017 peut prendre rang de millésime sur lequel il va impérativement falloir capitaliser.

En effet, le taux de croissance du PIB s’est établi à 2,1% au troisième trimestre 2017 comparé à la période correspondante de l’année dernière, selon les premiers résultats rendus publics par l’Institut national de la statistique (INS). Rapporté au 2ème trimestre de l’année en cours, la progression de ce taux est de 0,7%.

La valeur ajoutée des industries manufacturières ont enregistré, durant le 3ème trimestre de l’année en cours, une croissance positive dans la plupart du secteur : 3,4% pour l’agroalimentaire, 5,1% pour les industries chimiques, 2,8% pour les industries mécaniques et électriques, 3,2 pour les matériaux de construction, céramique et verre, et autant pour le textile, habillement et chaussures. Ce faisant, le secteur des industries manufacturières affiche une croissance de 2,8% par rapport au 3ème trimestre 2016 et 2.0% comparée au précédent trimestre.

De même, les services marchands ont enregistré, au 3ème trimestre 2017, une croissance positive, en ce sens que leur valeur ajoutée a progressé de 4.0% par rapport à la période correspondante de 2016. Une hausse imputable à celle de la valeur ajoutée de tous les secteurs les composant, tels que ceux des services de transport (+6,4%), des services de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés (+7,6%) outre les services financiers et les communications, 7,3% et 2,4% respectivement.

Quant au secteur des services non marchands (ceux de l’Administration essentiellement), il a conservé une légère croissance positive de 0,2% par rapport à ce qu’elle était au 3ème trimestre 2016.

Au regard de tous ces chiffres, c’est par bien des côtés une nouvelle trajectoire qui se met en place. Et elle devra être vigoureusement soutenue sans coup férir, c’est-à-dire par moins de troubles sociaux, davantage d’efforts et de travail, une stabilité politique et fiscale qui draine les investissements qu’ils soient domestiques et étrangers, et surtout une véritable propension à aller de l’avant associant tous les acteurs économiques, sociaux et politiques.

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Envolée des prix, inflation, chômage, pertes d’emploi, endettement et appauvrissement… La classe moyenne, qui est en réalité plus pauvre qu’on ne le croit, ne sait plus à quel saint se vouer, surtout avec la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat au point que remplir le couffin, même avec le strict minimum, devient un rêve pour pas mal de Tunisiens.

Un grand nombre de citoyens se sont plaints de la poursuite du rythme ascendant des prix de vente des produits de consommation de base. Ils ont pointé du doigt les dépassements commis par certains commerçants qui n’hésitent pas à tricher sur le poids des produits, et augmentent les prix d’une manière excessive.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Abdelkader Timoumi, directeur des recherches économiques au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, a démenti les informations selon lesquelles une augmentation des prix des produits de base est prévue dans les jours à venir.

Timoumi a, en outre, précisé que la pénurie d‘huile végétale subventionnée s’explique notamment par les pratiques de monopole des commerçants, ajoutant que le département du commerce injecte sur les marchés environ 13 mille tonnes d’huile et ce, chaque mois.

Su un autre volet, le responsable a affirmé que le ministère du Commerce lance quotidiennement de vaste campagnes de contrôle économique sur tous les points de vente de produits de consommation, couvrant tout le territoire de la République. Cette mobilisation a pour objectif             de protéger le consommateur, surtout durant la période d’intersaison et de lutter contre les pratiques de monopole et l’augmentation illégale des prix de vente des légumes et fruits.

Il a ajouté qu’un numéro vert a été lancé par son département afin de dénoncer les mauvaises pratiques et les diverses fraudes commises par certains commerçants qui ne respectent pas la loi.

INS : légère baisse du taux d’inflation

D’après de récentes statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation a enregistré une baisse, passant de 5,7% en août dernier à 5,5% en septembre 2017.

Une hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 6% a également été enregistrée durant le mois de septembre. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des huiles alimentaires de 21%, des poissons de 7,6%, des viandes de 4,7% et du lait, fromages et œufs de 2%.
Les prix des boissons ont également augmenté de 6,3% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7,3% et les prix des cafés et thé de 3,8%, détaille l’INS.

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Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risquée par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs experts en la matière en confirment déjà la gravité. Joint au téléphone par Africanmanager, l’économiste Ezzedine Saîdane a dressé un tableau très sombre de l’emploi en Tunisie, soulignant qu’il est difficile aujourd’hui de compter sur l’année 2018 pour faire baisser le taux de chômage. “Bien que le principal défi de la Tunisie soit économique et financier, le projet de la loi de finances 2018 qui devrait être incessamment examiné lors d’un conseil ministériel ne comporte ni de stratégie pour le sauvetage de l’économie, ni de stratégie de relance de l’investissement“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’a pas créé de la croissance pour voir son taux de taux chômage baisser et que la croissance qu’on nous a “vendue” sous la Troïka provient essentiellement des services nos marchands et des recrutements massifs dans la fonction publique. “Le seul moyen pour faire baisser le chômage est de créer un environnement propice permettant la relance de l’investissement et de la croissance“, a assuré Saîdane.

Parlant chiffres, l’expert nous a précisé qu’un (1) seul point de croissance permettra la création de 15 mille emplois en Tunisie. Pour l’année 2018, notre pays doit réaliser, selon lui, un taux de croissance aux alentours de 6% pour pouvoir créer 80 mille nouveaux postes d’emplois, sachant qu’on enregistre entre 80 et 85 mille nouveaux postulants chaque année.

Même son de cloche chez Walid Belhaj Amor, vice-président l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) ; il a évoqué la nécessité de créer de la valeur et de la richesse avant de parler d’emploi, lequel n’est qu’une conséquence, selon ses dires. Il n’y aura plus, selon lui, de nouveaux emplois s’il n’y a pas d’investissement et de création de richesses.

Il a en outre indiqué que la Tunisie n’arrive pas à résorber le chômage parce qu’il n’y a pas de politique claire en faveur de l’investissement, un des principaux moteurs de l’économie nationale qui demeure toujours en pane, soulignant toutefois que personne aujourd’hui ne peut donner un taux de chômage exact vu la prolifération du marché parallèle qui contribue, même d’une façon illégale, à l’emploi.

En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut National des Statistiques (INS), le nombre de chômeurs est estimé pour le deuxième trimestre 2017 à 626 100 du total de la population active (4,084 millions), soit un taux de chômage de 15,3%, contre 625 600 chômeurs pour le premier trimestre 2017 et un taux de chômage de 15,3% : 12,4% chez les hommes et 22,6% chez les femmes. Toujours selon les chiffres de l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250 600 au deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à un taux de chômage de 30,3%.

S’agissant des chiffres rendus publics récemment par l’Agence de promotion de l’investissement et de l’industrie (APII), il en ressort que le nombre de projets déclarés a atteint 2484 au cours des huit premiers mois de 2017 contre 2411 lors des huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 3%. Ces projets permettront la création de 39796 postes d’emploi, contre 34999 postes d’emploi durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 13.7%. Un taux très en deçà des attentes, quoi que positif…

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En septembre 2017, le taux d’inflation s’est établi à 5,5% contre 5,7% au mois d’août 2017, selon des données publiées, vendredi, par l’Institut national des statistiques (INS).
Cette régression du taux d’inflation est due principalement à la décélération du rythme d’augmentation des prix entre le mois de septembre et aout de cette année comparé à l’année précédente (0.6% contre 0.8%).
Cette décélération s’explique par le fléchissement du rythme d’augmentation des prix du groupe habillement et chaussures de 8.8% en août 2017 contre 4.9% en septembre 2017 et ce, en raison notamment du décalage de la période des soldes d’été entre cette année et l’année précédente.

Hausse de l’indice des prix à la consommation en septembre 2017

L’indice de prix à la consommation a enregistré en septembre 2017 une augmentation de l’ordre de 0.6% par rapport au mois d’aout 2017. Cette hausse est expliquée, selon l’INS, notamment par l’enrichissement des prix du groupe alimentation et boissons de 1.2% ,suite notamment à l’accélération des prix des légumes et des fruits frais.
De même, à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2018-2019, le groupe enseignement a enregistré une augmentation remarquable de 4.4%.
Ainsi, les prix des fournitures scolaires ont augmenté de 7.8% et les prix des services d’enseignement pré-élémentaire, primaire et secondaire de 5.8% et les prix des autres services d’enseignement de 2.6%.
De plus, les prix du groupe logement ont augmenté de 0.2% en raison de l’augmentation des prix des loyers de 0.2% et les dépenses d’entretien et réparations des logements de 1.3%.
Toutefois, les prix des articles d’habillement et chaussures ont baissé de 0.5% en raison de la baisse respectivement des prix des vêtements et chaussures de 0.6% et de 0.4%.

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Dans un statut posté ce vendredi sur sa page Facebook, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé un tableau noir de la situation économique en Tunisie : Un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.

Les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours.

La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017.

“Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels) certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane.

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La production a enregistré une baisse dans l’ensemble de l’industrie de 1,1%, au cours des sept premier mois de l’année 2017, contre un repli de 0,2%, durant la même période en 2016, selon les statistiques publiées, jeudi, par l’INS.

Cette diminution est principalement, due à la régression de la production dans le secteur de la fabrication des “produits minéraux non métalliques” (-6,6%), suite à la diminution observée dans la production du ciment et le secteur de l’industrie chimique (-1,9%).

La production a connu également, chuté, dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques de 11,7%, en raison principalement, de la baisse de la production du pétrole brut.

Hausse de la production du phosphate brut

En revanche, la production a augmenté dans le secteur de l’extraction de produits non énergétiques (+17,0%), suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut (2 781 mille tonnes au cours des sept premiers mois de l’année 2017, contre 2 078 mille tonnes durant la même période de l’année précédente).

A rappeler à ce niveau que la production de phosphate qui était de l’ordre de 8 millions de tonnes, fin 2010, a diminué entre 40 et 50% entre cette date et 2017, faisant perdre à la Tunisie des marchés extérieurs, tels que l’Inde et le Brésil. La principale cause étant la baisse du rythme de transformation du phosphate par le Groupement chimique tunisien, en raison de “la non arrivée des quantités produites en vue de leur transformation, vu les mouvements de protestations et sit-in”, d’après le directeur commercial de la production à la compagnie des phosphates de Gafsa, Abderrazek Ritassi.

D’autre part, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 3,0% et le secteur de l’industrie de caoutchouc et de plastique de 3,3%.
Augmentation de l’Indice de la Production Industrielle de 1,2% en Juillet 2017

Pour le mois de juillet 2017, la production industrielle a augmenté de 1,2% , en raison principalement, de la hausse observée dans le secteur de la fabrication des produits minéraux non métalliques (+10,6%), suite à la progression observée dans la production du ciment, les secteurs des industries chimique (+13,2%), textile, habillement et cuir (+3,9%), agro-alimentaire (+5,8%) et du raffinage du pétrole (+8,1%).

La production a connu également, une amélioration dans le secteur de l’extraction des produits non énergétiques de 48,9%, suite à la hausse observée dans la production du phosphate brut (413 mille tonnes au cours du mois de juillet 2017 contre 247 mille tonnes durant la même période de l’année précédente).

En revanche, la production industrielle a enregistré une baisse dans le secteur de l’extraction des produits énergétiques (-29,8%), suite principalement à la baisse de la production du pétrole brut.

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“Tout le monde s’accorde à considérer que le principal défi pour la Tunisie aujourd’hui est celui relatif à sa situation économique dangereuse et à la crise aiguë de ses finances publiques. Cette situation économique et financière constitue aujourd’hui une menace sérieuse pour la vie du citoyen tunisien et pour la démocratie tunisienne naissante, et par définition fragile”, c’est ce qu’a indiqué l’expert économique, Ezzedine Saidane dans un statut qui vient d’être posté sur sa page Facebook.

Dans sa description de la situation économique actuelle, il a fait remarquer que les chiffres, pourtant officiels car publiés par l’INS, la BCT ou l’Administration en général, sont tournés, retournés, tordus parfois pour refléter des améliorations de situation qui tout simplement n’existent pas. “Est-ce de l’inconscience, ou alors s’agit-il simplement d’un refus de voir la vérité en face. Le premier pas sur la voie de la résolution de n’importe quel problème n’est-il pas de reconnaître d’abord qu’il y a un problème?. Continuons à nier nos difficultés, et nous n’en résoudrons aucune”, s’est-il interrogé.

“Maintenant que le remaniement ministériel est fait et approuvé par l’ARP (nous savons pertinemment que l’essentiel se passe en dehors de l’ARP qui fonctionne parfois comme une simple boîte de résonance) une question se pose : ce remaniement reflète-t-il la moindre volonté, la moindre vision, la moindre stratégie de sauver l’économie et les finances publiques tunisiennes” a indiqué Saidane avant d’assurer que “la réponse est NON. Les quelques objectifs chiffrés annoncés par le Chef du gouvernement lors du discours pour obtenir la confiance de l’ARP dans le nouveau gouvernement (taux de croissance économique, taux d’endettement public, taux de déficit budgétaire, etc.) ne constituent nullement une stratégie, et ne peuvent pas être le résultat d’un diagnostic réel de la situation. La feuille de route annoncée par le chef du gouvernement, n’en est pas une et elle est simplement irréalisable”, a-t-il dit.

L’expert économique a sous un autre angle indiqué que les quelques informations qui ont filtré concernant le budget de l’État et la loi des finances 2018 vont dans le même sens. Selon lui, la loi des finances 2018 ne comporterait aucune volonté, aucune vision et aucune stratégie pour sauver l’économie et les finances publiques tunisiennes. Dans tous les pays du monde, la loi des finances est supposée refléter la politique et les choix du gouvernement. “Ce n’est plus le cas en Tunisie. Le gouvernement devient un simple comptable qui affecte les maigres ressources de l’Etat selon le modèle d’un budget atteint par le syndrome de la calcification. Lorsque les salaires de la fonction publique représentent 50% du budget, et les dépenses courantes + le service de la dette + le déficit de la caisse de compensation représentent plus de 40% du budget, que reste t-il pour exprimer les choix et la politique du gouvernement: rien ou presque. La marge de manœuvre du gouvernement est ainsi quasiment nulle”.

Et Ezzedone Saidaine de s’exclamer : “Dans ces conditions pourquoi s’inquiéter de la valeur du Dinar. En effet, le Dinar a perdu plus de 60% de sa valeur depuis 2010, et près de 20% de sa valeur depuis le début de 2017. Le Dinar n’est que le miroir qui reflète la situation économique et financière. Tant qu’on n’a pas engagé une véritable stratégie de sauvetage de l’économie, le Dinar continuera à glisser. L’Euro pourrait en effet valoir jusqu’à 3D200, voire même 3D300 d’ici le milieu de l’année 2018 si rien n’est fait dans le sens du sauvetage de l’économie et des finances publiques tunisiennes. Dans ce même sens, le FMI a considéré, lors de sa dernière revue de la situation, que la Tunisie doit adopter une politique de change souple (comprenez il faut laisser le Dinar glisser encore) considérant que le Dinar est encore surévalué de 17,6% !”, a-t-il ajouté.

 

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Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, a fait savoir ce vendredi 8 septembre 2017 que près de deux millions de Tunisiens sont analphabètes, soit 18.8% de la population.

Selon ses dires, les efforts de toutes les parties concernées par ce fléau se poursuivent en vue de sensibiliser la population concernée et en particulier en milieu rural pour les amener à suivre les cours d’alphabétisation.
Le ministre a, dans ce contexte, précisé que son département a préparé un plan stratégique visant à mettre en place les structures dédiées à l’enseignement pour adultes, tout en sollicitant le renforcement de la participation de la société civile et des secteurs public et privé.

Sur un autre volet, il a affirmé que l’augmentation du nombre des enseignants dans les structures de l’enseignement pour adultes figure parmi les points les plus importants de cette stratégie nationale. «Nous visons 6230 enseignants en 2024, soit au moins deux enseignants pour adultes par délégation», a-t-il indiqué.

D’après les chercheurs, l’analphabétisme touche encore plus la population des régions internes du pays et concerne notamment les femmes. Mais il n’existe pas de données actualisées pour cerner le phénomène, ce qui rend les réponses formulées par les différents acteurs, dont le gouvernement, inadaptées.

On rappelle, à cet effet, que l’Institut National de la Statistique (INS) avait annoncé en 2016 que le taux de l’analphabétisme en Tunisie avait atteint les 19,3 % pour les personnes âgées de plus de 10 ans, dont 25 % de sexe féminin. Ce taux est situé à Kairouan aux environs de 50 %.

Pourtant, paradoxalement, cette légère baisse du taux de l’analphabétisme ces dernières années va de pair avec l’augmentation du nombre des élèves qui abandonnent les bancs de l’école.

On signale également que l’organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences avait annoncé que plus du quart de la population du monde arabe était privé d’éducation ou de la possibilité de poursuivre des études, et avait signalé qu’il est impératif pour tous de veiller à la mise en œuvre de la stratégie visant à améliorer l’enseignement dans le monde arabe en matière de lutte contre l’analphabétisme. Elle avait également préconisé le renforcement des programmes d’enseignement au profit des adultes et de formation continue pour tous, étant donné que l’éducation est l’un des droits élémentaires du citoyen arabe.

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Le brouhaha autour du remaniement ministériel finira par s’estomper. Bon il y aura bien, au quotidien, les incursions de la presse et des analystes dans les CV, actions, faux pas et petites phrases des nouveaux patrons des départements, mais l’essentiel sera ailleurs. Il sera dans les vrais problèmes du pays, lesquels eux restent entiers en dépit du lifting que vient d’opérer Youssef Chahed. Et il n’y aura pas de temps mort, pas de répit, aucun. Dès ce jeudi 07 août, la nouvelle équipe à la tête de la Tunisie, et surtout le premier d’entre eux, Chahed, va devoir se dépatouiller avec les derniers chiffres de l’inflation. Et ils sont très mauvais, les pires depuis 2 ans. Et le portefeuille du citoyen, le pouvoir d’achat, le panier de la ménagère (etc.) ça interpelle, forcément…

Le taux d’inflation a atteint 5,7%, au mois d’Août 2017, contre 5,6% enregistré le mois précédent. L’inflation a connu cette année des augmentations successives allant de 4,6% en Janvier 2017 à 5% au mois d’Avril, suivies d’une stabilisation à 4,8% puis d’une importante hausse à 5,6% durant le mois de juillet 2017, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique.
Il y a lieu de relever qu’il s’agit du taux le plus élevé enregistré depuis Février, Mars et Avril 2015 (5,7%). L’inflation avait, ensuite, connu des baisses successives, dont la plus basse (3,3 %) a été en enregistrée en Mars 2016, pour repartir depuis, à la hausse, se rétablissant à 5,7% en Août 2017.
Il est important de signaler que le taux d’inflation sous-jacente ” hors alimentations et boissons et hors énergies ” s’établit à un niveau de 6%. Les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 6,2%, sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6,1% contre 1% pour les produits administrés.

Cette légère augmentation du mois d’Août est principalement due à l’accélération du rythme d’évolution des prix des produits alimentaires en glissement annuel (5,2% contre 3,6% en juillet 2017), dont essentiellement la hausse des prix des viandes (4,7%) et des légumes (6,2%).
D’autre part, cette inflation résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%. Cette augmentation provient notamment du renchérissement des huiles alimentaires de 17,5%, des poissons de 6,3%, des viandes de 4,7% et du lait, fromages et œufs de 2,7%.
Les prix des boissons ont aussi, augmenté de 6% sous l’effet de la hausse des prix des eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7,1% et les prix des cafés et thé de 3,5%.
Enchérissement, également, des articles d’habillement et chaussures (+8,8%) en variation annuelle, du à l’augmentation des prix des chaussures de 7,7%, des vêtements de 9,3% et des tissus de 4,2%.
Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4% du fait de la hausse des loyers de 4,5%, des tarifs de l’électricité et gaz de 2,9%.

Toujours selon la même source, les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont progressé de 5,1%. Pour les prix du groupe santé, ils ont évolué de 3,7%, suite au renchérissement des médicaments de 2,2% et des services ambulatoires privés de 6,5%.
Des hausses de prix sont également observées au niveau des tarifs du groupe transport de 8,2%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 16,7%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,1% et des services de transport de 1,9%. De même, les prix du groupe communication ont augmenté de 2,8%, du au bond de 33,5%, enregistré par les prix des services postaux ainsi que du matériel de téléphonie de 9,7%.
Les tarifs des services de restauration et hôtels demeurent en hausse avec un taux de 7,3%, suite à la progression des prix des services restaurants et cafés de 7,7% et des services d’hébergement de 4,5%. Enfin, les prix des autres biens et services sont en hausse de 4,9% sous l’effet de l’augmentation de prix des soins personnels de 5,8% et les effets personnels de 7,6%.

TAP

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Le sud-ouest a enregistré le taux de chômage le plus élevé en Tunisie atteignant 25,6% au cours du deuxième trimestre de 2017 avec 54 mille chômeurs dans les régions de Gafsa, Tozeur et Kébili.
Des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS) fournies à l’agence TAP ont révélé que la région de Tataouine occupe la première place au niveau national avec un taux de chômage atteignant 32,4%.
Les mêmes données indiquent que le taux de chômage au niveau national a atteint 15,3% et 626,1 mille chômeurs.

S’agissant de la répartition géographique, il ressort que le sud-est (Gabès, Médenine et Tataouine) est classé en seconde position avec un taux de chômage de 24,3% et plus de 80 mille chômeurs.
En revanche, le centre-est (Sfax, Mahdia, Sousse et Monastir) a enregistré le taux de chômage le plus faible avec 9,7% et 93,3 mille chômeurs.
Dans le Grand Tunis (Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba) le taux de chômage enregistré est de 17% et le nombre des sans emploi est de 191,1 mille.

A souligner que le nombre des diplômés du supérieur au chômage recensé au cours du deuxième trimestre de 2017 est de 250,6 mille contre 259,6 au cours du premier trimestre de la même année soit un taux de chômage de 30,3% au deuxième trimestre et de 31,2% au premier trimestre chez la catégorie des diplômés du supérieur.

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L’INS a précisé, dans une analyse, publiée sur son site web, que la mesure de l’évolution des échanges avec l’extérieur en volume (prix constants) est déduite à partir des indices des valeurs unitaires à l’export et à l’import.
Le calcul des indices de valeur, de volume et des prix s’effectue avec l’année 2010 comme année de référence (100 = 2010) et s’appuie sur un échantillon de 2134 produits à l’export et de 7292 produits à l’import, couvrant 90% des produits échangés durant l’année 2010.

Ce n’est pas la première fois que l’INS montre patte blanche, en janvier 2017, ses chiffres établissant une baisse de 5 points du taux de pauvreté entre 2010 et 2015 avaient soulevé l’indignation de certains, qui n’avaient pas hésité à parler de falsification des données. Le député de Nidaa Tounes à  Mohamed Fadhel Ben Omrane faisait partie des accusateurs. Face à l’agitation, jusqu’à l’Assemblée des Représentants du Peuple, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale démissionnaire, Fadhel Abdelkefi, avait dû monter au front, le 24 janvier, au Parlement, pour prendre la défense de l’INS. Le directeur général de l’institut, Hédi Saïdi, s’y était collé aussi, avec moult détails, pour jeter sur la place publique la fiabilité de ses méthodes de travail et le caractère scientifique de sa démarche, et donc de ses résultats…

La dernière livraison de l’INS

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré, durant les 7 premiers mois de 2017, une hausse de 3,6% en volume à l’export (prix constant) et de 2,3% à l’import par rapport à la même période de 2016.
Au niveau des prix, les exportations ont augmenté de 11,9% et les importations de 16,1%, alors qu’en valeurs courantes, les exportations ont progressé de 15,9% (à 19128,9 millions de dinars – MD) et les importations ont évolué de 18, 8% (à 27756,9 MD).

Selon l’Institut National de la Statistique (INS), les prix, hors énergie, ont augmenté à l’export et à l’import de 11,6%. En effet, à fin juillet 2017, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 15,8% à l’export et de 42,9% à l’import.
L’évolution des exportations en volume par secteur montre une baisse enregistrée au niveau du secteur mines, phosphates et dérivés de 16,3%, du secteur de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire de 1,4%. Par ailleurs, le secteur de l’industrie mécanique et électrique et le secteur de l’énergie ont enregistré en volume une hausse respectivement de l’ordre de 5,7%.
Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau des secteurs de l’agriculture et des industries agroalimentaires de 10,4% et du secteur des Mines phosphates et dérivés de 3%, contre une baisse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiants de -8,5%.

TAP

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En 2016, les sociétés tunisiennes cotées en bourse, presque toutes du secteur privé, ont réalisé un chiffre d’affaire de 1,193 Milliards DT et distribuaient des bénéfices de 686 MDT. Des chiffres qui indiquent que le secteur privé tunisien ne connait pas la crise. La même année, les opérateurs téléphoniques tunisiens, non cotées en bourse et donc non-incluses dans les précédents chiffres, réalisaient un chiffre d’affaire de 2,7 Milliards DT. Au 1er trimestre 2017, ce chiffre d’affaire du secteur des télécommunications était de 661 MDT. L’INT ne dit rien sur leurs bénéfices, mais on sait aussi qu’elles ne connaissent pas non plus la crise. Cette déduction est confirmée par les derniers chiffres de l’INS (Institut national de la statistique) sur l’état de la croissance économique pour le second trimestre 2017.

Au terme de cette période, l’économie tunisienne a en effet enregistré une croissance de 1,8 %, en hausse de 0,1 % par rapport au 1er trimestre 2017. Cela donne une croissance de 1,9 % pour tout le 1er semestre de l’exercice en cours par rapport à la même période de l’année 2016. «Le diable est cependant dans les détails». Le diable entre guillemets pour ainsi le nommer, c’est la source de cette croissance. Loin d’avoir été générée par les secteurs gérés par l’Etat, elle l’a été en très grande partie par le secteur privé, longtemps et jusqu’à maintenant décrié par les apôtres d’un retour à l’Etat providence, des syndicats et une opposition de gauche.

  • Un secteur industriel, plombé par le pétrole et le gaz

Selon les chiffres de l’INS, la VA (Valeur Ajoutée) du secteur industriel a baissé de 2 %, fortement impactée par le repli de la production pétrolière et du gaz qui a chuté de 14 %. Et la même source d’affirmer que «le PIB, hors extraction pétrolière et de gaz, aurait été en croissance de 2,2 % au 1er trimestre 2017». Il faut rappeler à ce propos que les mouvements sociaux dans le sud tunisien ont fini par décourager plus d’une société pétrolière et si certaines résistent, d’autres pensent déjà mettre clé sous porte, au moins pour le moment. C’est ce qui explique la baisse de la production de 14 % et le repli de la VA de tout le secteur industriel où le poids des sociétés pétrolières est important, malgré une reprise de 4,4 % et qui reste surtout fragile.

L’INS indique encore que la VA du secteur de la construction a aussi connu un repli de 3,2 %. Derrière cela, il y a le peu d’investissement de l’Etat dans l’infrastructure et le recul aussi du secteur de la promotion immobilière, contraint notamment par les lenteurs administratives et la nouvelle législation fiscale qui impose l’enregistrement des actes de vente et d’achat de biens immobiliers auprès des Recettes des finances, sans oublier l’alourdissement des frais d’enregistrement. Baisse encore de la croissance dans les industries chimiques, fortement dépendantes du secteur phosphatier, et du secteur des céramiques qui est en lien avec l’immobilier. Petite embellie par contre, celle d’une croissance de 0,2 % de la VA des industries manufacturières (entre les mains des privés) qui enregistre une évolution de 3,5 %, et le secteur des industries agroalimentaires (encore le privé) de 1,5 %.

  • Les bienfaits de la reprise touristique

Parmi les autres secteurs qui ont boosté la croissance, il y a ce qu’on appelle les «biens et services marchands», des biens vendus et des services rendus par les entreprises contre rémunération, et qui représentent quand même 45 % de l’économie. Ce secteur a connu une croissance de 4,5 %, grâce notamment aux services hôteliers, des cafés et restaurants dont la VA a connu une hausse de 7,6 %, le transport, notamment aérien, avec une croissance de 6,3 %, les télécoms avec 4,4 % et les finances de 7,6 %. Tous encore des activités privées.

Ces secteurs auraient pu faire mieux, n’eussent été les services de l’administration qui représentent «les services non marchands» qui n’a cru que de 0,2 %, dont 0,1 % pour l’Administration, en forte baisse par rapport aux 3,7 % de la même période de 2016. Une Administration pourtant surpeuplée et qui est rémunérée à plus de 13,5 Milliards DT, ce qui représente presque 1/3 du budget au moins. L’Administration et la fonction publique plombent ainsi la croissance de l’économie tunisienne.

  • L’agriculture, encore un secteur heureusement entre les mains du privé

Tout cela, sans oublier l’agriculture et la pêche, heureusement entre les mains des particuliers, avec un poids de 10 % dans le PIB. Ce secteur a en effet enregistré une croissance de 3,8 % et pourrait même, selon des informations issues du ministère de l’Agriculture, atteindre 4 % à la fin de cette campagne où l’agriculture céréalière a performé, aidée par une bonne saison pluviométrique. Une croissance qui intervient après l’année de vaches maigres de 2016 où la croissance a été négative de 8,1 %.

Sans vouloir le défendre, les chiffres de l’INS le font mieux, c’est ainsi en définitive ce même secteur privé qu’on accuse de tous les maux sociaux et économiques de la Tunisie, qui aura en définitive sauvé la croissance. Ce secteur privé qu’on accuse d’être le voleur des richesses du pays, qui se nourrit de la sueur des employés, qui détourne les aides de l’Etat et qui ne paie ni ses dettes, ni sa fiscalité, résiste et créé de la croissance alors que le secteur public se goinfre de salaires, ne travaille pas et ne laisse personne travailler. Et Viva la Revolucion !

 

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En Tunisie, des flots de diplômés de plus en plus denses sortent chaque année des diverses institutions d’éducation et de formation sans métier véritable, sans formation réelle et sans beaucoup d’espoir de trouver un emploi.

Des enquêtes relèvent que le Sud-est et le Sud-ouest sont les régions les plus touchées par le chômage, suivis par le Centre ouest, Nord-Ouest et le Grand-Tunis. De même, le Nord-est et le Centre-est sont les régions les moins touchées par le chômage.

Selon des statistiques récemment publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), le nombre de diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250.6 mille au deuxième trimestre 2017 et à 259.6 mille au premier trimestre 2017, ce qui correspond respectivement aux taux de chômage de 30.3% et de 31.2%.

L’INS a également relevé que le taux de chômage pour le premier semestre 2017 est estimé à 18.7% chez les hommes et 30.3% chez les femmes.

Lutter contre le chômage : Oui… mais comment ?

Le programme du gouvernement pour la lutte contre le chômage s’articule autour de trois principaux axes dont la promotion de l’initiative privée, le développement des systèmes d’appui de l’Etat et l’impulsion des mécanismes dynamiques à même de soutenir la création d’emploi, notamment dans les régions.

Une enveloppe de 250MDT est prévue au titre de financement du programme de l’emploi. De même, les objectifs du programme de l’emploi gouvernemental consistent à créer plus de 25000 emplois dans le cadre de la promotion de l’initiative privée, outre le programme “Karama” (“dignité”) susceptible de garantir 25000 contrats de travail pour les demandeurs d’emplois dans des filières qui rencontrent des difficultés en matière d’employabilité moyennant un salaire mensuel de 600 dinars.

La dynamisation du rôle du secteur privé et l’encouragement de l’initiative privée seront les maîtres-mots du programme de lutte contre le chômage annoncé par le gouvernement Chahed.

On rappelle qu’une étude sur « l’enseignement supérieur, entre transmission du savoir et exigence de l’employabilité », réalisée en 2017 par le bureau d’études Sigma Conseil et la fondation allemande Konrad Adenauer, a relevé que le taux de diplômés du supérieur au chômage en Tunisie est passé de 15% en 2005 à 31% au cours des cinq dernières années.

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Les données publiées par l’Institut national de la Statistique (INS) font état d’un repli de 2,3% de la production industrielle au deuxième trimestre de 2017, alors que l’an dernier à la même période on avait enregistré une légère progression de 2,3%.

D’après l’INS, ce recul de l’indice de la production industrielle (IPI) est essentiellement du à la chute de la production du secteur de l’extraction des produits énergétiques, -13,9%, du fait de la forte baisse de la production de pétrole brut, -20,5%.

Les autres produits minéraux non métaux ne sont pas épargnés par la conjoncture : la production de ciment et celle du secteur de l’industrie chimique affichent une régression de 6,9%, le secteur de l’industrie textile/habillement et cuir -2%.

A contrario la production du secteur de l’extraction de produits non énergétiques est en forme, +5,3%,grâce à l’embellie de la production de phosphate brut (1069 mille tonnes durant le 2e trimestre de 2017 contre 922 mille tonnes durant la même période de 2016).

Par ailleurs l’industrie mécanique et électrique s’en sort bien avec +2,8%, idem pour l’industrie agroalimentaire, +1,3% et pour le secteur de raffinage de pétrole, +7,9%.

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Les secteurs de l’agriculture et de la pêche et celui des services ont contribué, au cours du premier semestre 2017, à la relance de la croissance économique en Tunisie, estimée à 1,9%.
Selon l’Institut National de la statistique (INS), ces deux secteurs ont réussi à réaliser des croissances respectives de 3,8% et 4,3% malgré une régression de 2% de l’activité industrielle en raison de la chute remarquable du secteur de l’extraction du pétrole et gaz de 14%.

L’économie tunisienne a réalisé un taux de croissance de 1,9% au cours du premier semestre 2017 contre 1% au cours de la même période de 2016 alors que le taux de croissance a atteint, au cours du deuxième trimestre de cette année, 1,8%. Les prévisions officielles tablent sur une croissance entre 2,3 et 2,5% à fin 2017.

En ce qui concerne le secteur des services marchands, qui représente 45% de l’économie tunisienne, il a enregistré, au cours du deuxième trimestre 2017, une progression de 4,3% par rapport à la même période 2016. Il s’agit, notamment, de celle relevée au niveau de l’activité des services des hôtels et cafés (7,6%) en plus de la croissance de 6,3% du secteur des transports de 6,3% en raison de la relance du tourisme.

Le secteur des télécommunications continue, quant à lui, d’enregistrer une croissance de 4% et les services financiers ont cru de 7,6%.

De même, les services non marchands ont connu, au cours du deuxième trimestre 2017, une légère croissance de 0,2% en raison de la régression de 0,1% des prestataires de services publics contre 3,7% au cours de la même période pour l’année 2016.

En contre partie, la valeur ajoutée des industries a baissé, au cours du deuxième trimestre 2017, de 2% par rapport à la même période 2016 causée par une chute de 14% du secteur de l’extraction du pétrole et du gaz. De même, la valeur ajoutée du secteur des bâtiments a baissé de 3,2%.
Selon l’INS, la valeur ajoutée du secteur des industries non manufacturières a enregistré, au cours du deuxième trimestre 2017, une légère hausse de 0,2% par rapport à la même période 2016 en raison de la baisse des industries mécaniques et électriques (IME) de 3,5%, des industries agricoles et alimentaires(IAA) de 1,5% , des industries chimiques de 6,3% et des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre( IMCCV) de 7%.

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La Tunisie a enregistré, au cours du premier semestre 2017, un taux de croissance de 1,9%, contre 1% au cours de la même période 2016, a annoncé, mardi, à Tunis, le PDG de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi.

Il a ajouté, lors d’une conférence de presse, tenue au Palais du gouvernement à la Kasbah, que le taux de croissance, au cours du deuxième trimestre 2017, a atteint 1,8% faisant savoir que la croissance enregistrée est due essentiellement à la progression du secteur agricole de 3,8%, des services marchands de 4,2% et des services non marchands de 0,2%.

Saidi a fait savoir, ainsi, que le ministère de l’Agriculture a révisé le taux de croissance du secteur agricole, pour toute l’année 2017, de 5 à 4%.
Il a, de même, expliqué la croissance enregistré par les services marchands (4,2%) par l’évolution des secteurs du transport, de services financiers et de services touristiques.

En revanche, le secteur industriel a enregistré une croissance négative de -2%, en raison de la régression des recettes des industries non manufacturières de 5,3%, due au retard au niveau des opérations d’extraction du pétrole et du gaz naturel.

” Si les résultats du secteur énergétique étaient en hausse, le taux de croissance, pour le premier semestre 2017, aurait s’élever à 2,3% au lieu de 1,9% “, a-t-il noté.
De son côté le ministre de Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, et le ministre de Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, a précisé que les indicateurs de croissance pour le premier semestre 2017 se sont alignés aux prévisions du gouvernement qui a tablé sur une croissance variant entre 2,3 et 2,5%, à fin 2017.

Toutefois, le ministre a fait état de la poursuite des pressions inflationnistes, durant cette période, assurant que le département de Finances et la Banque Centrale se penchent sur la mise en place des mesures adéquates pour réduire cette inflation.

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La Tunisie a enregistré, au cours du premier semestre 2017, un taux de croissance de 1,9%, contre 1% au cours de la même période 2016, a annoncé, mardi 15 août à Tunis, le PDG de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi.
Il a ajouté, lors d’une conférence de presse, tenue au Palais du gouvernement à la Kasbah, que le taux de croissance, au cours du deuxième trimestre 2017, a atteint 1,8%, faisant savoir que la croissance enregistrée est due essentiellement à la progression du secteur agricole de 3,8%, des services marchands de 4,2% et des services non marchands de 0,2%.

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Selon les derniers chiffres du mois de juin 2017, publiés par l’INS, les tarifs des services de restauration et hôtels demeurent en augmentation avec un taux de 6.1%, suite à la hausse des prix des services restaurants et cafés de 6.2% et les services d’hébergement de 5.4%. Les prix des autres biens et services sont en hausse de 4.2% sous l’effet de l’augmentation de prix des soins personnels de 4.8% et les effets personnels de 7.9%.

Il est important de signaler que le taux d’inflation sous-jacente (ISJ) « hors alimentations et boissons et hors énergies » s’établit à un niveau de 6.7%. Les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 6.2% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 4.1% contre 0.8% pour les produits administrés

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le “traitre”, n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place “d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux”. Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une “commissionite” bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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