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Spontané, courageux et enthousiaste… C’est le moins qu’on puisse dire d’un homme d’affaires qui ne cesse d’investir, de donner de l’espoir et de la couleur à un pays qui voit ses principaux indicateurs économiques virer au rouge depuis 6 ans. Oui! C’est Bassem Loukil, le PDG du groupe Loukil. C’est cet homme qui n’a cessé de lancer des projets, même en temps de crise. C’est aussi cet homme qui ne croit ni à l’échec ni à la paralysie à cause de la sinistrose ambiante. Les obstacles ne lui sont pas étrangers, certes mais ils n’ont jamais freiné ses investissements et ses projets. Le plus récent c’est Unionaire, un méga projet qui fera bientôt son entrée en Tunisie grâce au groupe Loukil.

L’homme d’affaires, qui a misé sur l’Afrique depuis un bon bout de temps, commence aujourd’hui à récolter les fruits de ses initiatives. Leader du marché au Moyen-orient et en Afrique dans la fabrication d’appareils électroménagers (cuisinières à gaz, TV, machines à laver, réfrigérateurs, congélateurs, téléviseurs à écrans LCD, chauffe-eau et petits appareils électroménagers…), Unionaire vient de jeter son dévolu sur la Tunisie. Il a été séduit par le Groupe Loukil, qui l’a convaincu de l’existence d’opportunités dans le pays, notamment dans la perspective de son expansion en Afrique. L’annonce a été faite, jeudi 16 mars 2017, lors d’une cérémonie organisée dans l’un des hôtels de la banlieue de Gammarth.

Bassem Loukil a fait savoir, lors de cette rencontre, que ce projet n’est pas le fruit du hasard et qu’il a fait l’objet de négociations et de concertations entre les deux parties, et ce afin de convaincre le partenaire égyptien sur le fait que la Tunisie pourrait être un hub pour l’expansion africaine.

Profitant de cette occasion, Loukil a déploré le manque de subvention de la part du gouvernement tunisien, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays comme la Turquie où le taux de la subvention a atteint 18% ou encore la Chine avec un taux dépassant les 40%. “Le gouvernement tunisien n’est pas encore convaincu de l’importance de la subvention“, a expliqué Loukil, appelant ainsi l’État à réviser la politique d’exportation afin de permettre aux investisseurs de pénétrer de nouveaux marchés. “Si le gouvernement tunisien veut de la croissance et mettre la machine économique en marche, il doit consacrer une partie du budget à la subvention des exportateurs“, a argué le patron du Groupe Loukil. Le gouvernement tunisien doit aussi, selon lui, traiter à égalité les exportateurs étrangers et tunisiens.
Et Bassem Loukil de rajouter : “On ne veut pas d’une administration qui prend des mesures et qui met en place des lois sans concertation avec les personnes concernées”.

Quant à lui, Mohamed Fethi, propriétaire de la marque Unionaire, s’est réjoui de ce partenariat avec le Groupe Loukil, affichant ainsi son optimisme pour réussir ce projet, soulignant que la Tunisie a été choisie pour abriter ce programme grâce à ses compétences notamment linguistiques ainsi que la qualité de la main d’oeuvre.
En outre, il a annoncé le transfert du bureau régional de l’exportation actuellement domicilié au Caire (Égypte) en Tunisie. Il a par ailleurs estimé que la nouvelle société offrira en Tunisie plus de 400 emplois dans trois ans.

De par son positionnement, cette unité, dont les produits seront proposés aux meilleurs prix, ne manquera pas de jouer un rôle central dans la rationalisation des coûts et le raccourcissement des délais de livraison pour servir essentiellement les marchés de l’Afrique du Nord, Centrale et Subsaharienne.
Avec un capital social de 5 MDT, cette nouvelle usine, dont la structure est déjà en place, est dédiée à la fourniture de produits de haute qualité, au développement de produits GEM & PEM sous la marque Unionaire et différentes marques OEM pour la gamme de produits de climatisation, TV, appareils frigorifiques, cuisinières, machines à laver, chauffe-eau…

Unionaire Tunisie compte employer, dans sa première année d’activité, 200 personnes et projette, au bout de 3 ans, d’atteindre un effectif de 400 employés. Le total de ses ventes annuelles est estimé à 50 millions DT pour l’année 2018. Quant à l’exportation de ses produits au cours de la première année, elle est estimée à 50% pour atteindre 70% au bout de 2 ans.
A noter que le projet Unionaire Tunisie prévoit une capacité de production au démarrage de 100 mille pièces (toutes références confondues) pour atteindre 500 mille pièces au bout de 5 ans.

A noter qu’Unionaire est une marque d’origine américaine qui a été rachetée à 100% par Mohamed Fethi pour l’implanter en Égypte en 1995 et qu’il est aujourd’hui un leader dans la fabrication de climatiseurs et autres appareils électroménagers dans la zone MOA (Moyen-Orient/Afrique). A présent, le groupe compte 17 usines (dont 12 en Egypte et 5 en zone MENA & Canada) et plus de 6 mille employés. Unionaire Group exporte directement ses produits vers plus de 51 pays à travers le monde, dont l’Arabie Saoudite, l’Iraq, la Jordanie, la France, la Turquie, le Liban, l’Allemagne, le Canada, Les Émirats, l’Australie…

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La fuite des cerveaux, notamment les médecins, surtout ces dernières années, alimente le débat sur la place publique. Les médias ont font leurs choux gras, l’opinion publique s’en saisit, en parle abondamment, épilogue sur les raisons de cette hémorragie et pleure un bon coup sur les ratés d’un système de santé devenu endémiques. Mais jusqu’ici on ne disposait pas d’éléments tangibles sur l’acuité de ce fléau, sa gravité et son impact sur un système de santé déjà sinistré à bien des égards. Jeune Afrique a enquêté sur la question, très sérieusement, et les témoignages qu’ils nous a livrés sur son portail, ce jeudi 26 janvier 2017, sont très édifiants et accablants pour le système de santé tunisien, qui n’avait décidément pas besoin de cette très mauvaise publicité….

La France, principale destination de ces cerveaux tunisiens, a anticipé son problème de vieillissement de la population, et donc son gros besoin de personnels soignants, en mettant en place un dispositif d’équivalence qui donne la possibilité aux médecins étrangers d’y pratiquer. Les résultats du concours annuel, publiés le 16 décembre 2016, ont démontré l’appétit des médecins tunisiens pour la France. En effet près du tiers des 450 postes pourvus ont été raflés par les praticiens tunisiens. Cela en dit long sur le niveau de la formation médicale tunisienne, mais aussi sur l’énorme perte pour cette nation qui les a formés, financés, portés à bout de bras. Par exemple en gynécologie-obstétrique, parmi les 20 places à prendre, les Tunisiens en ont eu 10. En anesthésie-réanimation (40 postes), la moitié des heureux élus étaient des Tunisiens. En rhumatologie et en biologie médicale, le succès est encore plus éclatant : Les 6 postes sont tombés dans l’escarcelle des Tunisiens !

Moez Ben Salem, un dermatologue qui a fait le choix de rester à Tunis, a confié ceci : « Le plus désolant dans cette affaire, c’est que nos jeunes collègues ne s’attendent pas à trouver l’eldorado », déplore qui fut l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. « Ils savent qu’ils seront moins bien payés, à niveau équivalent, que les praticiens hospitaliers diplômés des facultés françaises. Ils savent qu’ils n’auront guère l’opportunité d’accomplir une grande carrière hospitalo-universitaire, qu’ils devront enchaîner des gardes pénibles dans des spécialités ou des établissements délaissés. Ils savent aussi que leur situation administrative pourra rester précaire, et que la société française ne les accueillera pas forcément à bras ouverts, à cause de la montée du sentiment anti-immigrés. Pourtant, leur ras-le-bol est tel qu’ils préféreront quand même partir ! » D’après lui, la crise du secteur de la santé publique et de la médecine libérale, qui est allée crescendo ces dernières années, explique ce désir irrésistible d’évasion des médecins tunisiens.

Azza Essadi, 29 ans, interne depuis un an au centre hospitalier de Montargis, dans le Loiret, en France, et qui a fait un passage aux urgences de l’hôpital de La Rabta, à Tunis, nous donne la mesure du mal-être du secteur en Tunisie. « Imaginez : des patients, par dizaines, traités comme du bétail. Les infirmiers et les personnels paramédicaux, qu’il faut supplier pour qu’ils consentent à faire les gestes de base de leur métier. Des locaux vétustes, sales, des médicaments en rupture de stock, des appareils qui ne marchent pas. Et vous, à 23 ans, au milieu de cette mer en furie, seule responsable, dans ce climat de tension extrême, avec des gardes qui peuvent durer trente-six à quarante-huit heures. C’était Fallouja ! » Elle a jouté ceci :  « On nous disait : c’est normal, nous sommes passés par là, maintenant à vous de vous débrouiller ! Après ma thèse, j’ai tenté quelques vacations dans les cliniques, mais j’ai été déçue là aussi, et quand j’en ai eu la possibilité, j’ai passé le concours d’équivalence français. C’était un défi, presque une revanche. J’avais le sentiment d’avoir été trompée. Les études médicales sont les plus valorisées, elles sont ultra-exigeantes, hypercompétitives, et au bout du compte, on réalise que le diplôme tunisien ne donne pas la possibilité d’exercer ailleurs ! En France, la médecine est la même, mais son environnement est bien mieux organisé. C’est carré. En arrivant, on est dépaysé par l’ordre qui règne dans les services. Même si on est payés moins que les nationaux, on est respectés, par l’administration et par les patients. »

Même son de cloche chez Imen Henchiri, médecin rhumatologue, qui travaille à Paris depuis sept semaines. Elle pointe du doigt la lente dérive d’un système, amplifiée par les ratés de la Révolution : « Les rapports avec les patients sont devenus beaucoup plus conflictuels (…). Les malades et leurs familles sont devenus impatients, indisciplinés, irrespectueux, et parfois violents. » Elle désigne également les médias, devenus accrocs aux sujets explosifs : « Ils nous massacrent, poursuit Imen. Depuis deux ou trois ans, les médias multiplient les émissions sensationnalistes sur le thème des erreurs médicales, avec des exagérations incroyables et énormément de légèreté. Notre profession est diabolisée. Dès que l’on veut réagir, que l’on veut corriger, on nous accuse de corporatisme. Le résultat, c’est qu’une défiance s’est installée chez le citoyen, et cela contribue au malaise. »

Farès Belhassen, fils d’un grand chirurgien et lui-même chirurgien plasticien, qui a mis les voiles depuis 2012 pour un stage de perfectionnement, n’a pas résisté aux sirènes du célèbre service que pilotait le brillant professeur Servant, à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. « Ma situation était paradoxale et dégradante, raconte-t-il. Je faisais le même travail qu’un interne, mais mon statut m’interdisait d’être rémunéré ! Cela m’a incité à passer le concours d’équivalence, même si, cette année-là, il n’y avait que deux postes. » Il atterrira finalement au prestigieux Institut Curie, orienté vers le combat contre le cancer, une offre que peu de médecins auraient refusée.

Un spécialiste exerçant en France a aussi sa petite explication. « Il faut en moyenne quatre ans avant qu’un cabinet devienne rentable (…). Il est devenu impossible de se faire une clientèle sans passer par les réseaux de copinage et les petits arrangements avec des confrères déjà installés qui vous adresseront des patients contre une “ristourne”. C’est contraire à toute déontologie ! Et les abus et la dérive mercantile sont aggravés par l’APC, la fameuse activité privée complémentaire [un dispositif qui autorise les agrégés et les chefs de service à consacrer deux demi-journées hebdomadaires à leur clientèle privée en milieu hospitalier]. »

Raja abonde dans le même sens : « Imaginez : après onze ans d’études minimum, vous voyez votre maigre salaire presque divisé par deux, on vous donne 700 dinars par mois [environ 300 euros] et vous êtes affecté parfois à plusieurs centaines de kilomètres de votre domicile, sans indemnité de transport ou de résidence, sans qu’il soit tenu compte de votre situation familiale, du fait que vous ayez ou non des enfants. Il n’y a pas de critères d’exemption logiques, c’est une mesure coercitive, un chantage au diplôme, et si vous regimbez, vous êtes traité de mauvais patriote. »

Pour Moez Ben Salem, « il est urgent de retisser les fils d’un dialogue constructif, sinon on court à la catastrophe (…).  Les disparités s’accroîtront, les meilleurs partiront, la qualité de la formation ne sera plus assurée et l’excellence de la médecine tunisienne ne sera plus qu’un lointain souvenir. Est-ce cela que nous voulons ? ».

Fatma Bouvet, psychiatre spécialisée en addictologie, qui a écrit plusieurs livres et qui a été récemment faite chevalier de la Légion d’honneur, a débarqué en France il y a 22 ans, comme interne à Sainte-Anne, et est restée. Ce qu’elle dit de la médecine qu’elle a connue en Tunisie a des allures d’âge d’or, et même de paradis perdu au regard des terribles confidences de ses jeunes collègues tunisiens qui viennent de s’installer dans l’Hexagone. « Je n’ai pas connu cette situation. Je suis restée en France pour des raisons de cœur. À l’époque de mes études en Tunisie, même si nous étions formés à la dure, notre système hospitalier était un modèle, nos professeurs étaient exceptionnels. J’ai le sentiment d’un effroyable gâchis… »

Une chose est sûre : La Tunisie aura beaucoup de mal à retenir ses cerveaux car d’autres pays très attractifs et qui n’hésitent pas à dérouler le tapis rouge, tels que l’Allemagne, sont entrés dans la danse. Skander Bouassida, qui occupe le poste très convoité de chef du service de chirurgie viscérale à l’hôpital de Berlin, à à peine 40 ans, en est la parfaite illustration. Imen Henchiri a indiqué ceci : « Je connais une demi-douzaine de camarades brillants qui ont renoncé à passer leur concours de spécialité [le résidanat] et qui ont préféré prendre des cours d’allemand (…). L’Allemagne sélectionne sur dossiers et propose aux médecins tunisiens de les former directement. Ils seront rémunérés et auront un diplôme allemand. »

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Une zone industrielle sera bientôt mise en place à Ben Guerdane. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia.
Dans une déclaration accordée à Jawhra fm, il a d’autre part indiqué que les négociations se poursuivent avec les autorités libyennes afin d’assurer la réouverture du passage frontalier de Ras Jedir. Pour rappel, Ben Gharbia, avec d’autres ministres, est actuellement en visite à Ben Guerdane dans une tentative d’apaiser la situation, et d’écouter les préoccupations des habitants de cette région.

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Le ministère du Commerce a reçu plusieurs demandes de la part d’entreprises étrangères souhaitant s’implanter dans la zone de libre échange qui sera aménagée à Ben Guerdane. C’est ce qu’a déclaré le directeur général du commerce extérieur, Lazhar Bennour.
Dans une interview accordée ce jeudi 26 mai 2016 à Africanmanager, il a précisé que ces demandes sont venues des quatre coins du monde.
Le responsable a par ailleurs souligné que les travaux de construction de cette zone connaissent un avancement considérable.

Il est à rappeler que l’Office du commerce de la Tunisie sera chargé de la réalisation de ce projet dont le coût est estimé dans une étape préliminaire à 120 millions de dinars. Son entrée en activité est prévue en 2018.
Pour le gouvernement, il s’agit d’un projet pilote étant donné qu’il vise le développement de la région pour permettre de générer plus de 7000 postes d’emplois dont 2000 directs dans différentes secteurs.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Houssem Hamza, chargé de mission auprès du ministre de l’Agriculture,  a déclaré que « son département multiplie les efforts pour la mise en place d’un nouveau système de surveillance par satellite ».
Le responsable a dans ce cadre ajouté que ce nouveau système sera installé dans les bateaux de pêche de plus de 15 mètres, en juin prochain.

Pour l’étape actuelle, Houssem Hamza a précisé : « on est en train de régler le système de contrôle au niveau des bureaux ». Pour ce faire, le ministère de l’Agriculture a acquis un serveur d’équipement pour que les 4 salles de contrôle installées dans les ministères de Défense, de l’Intérieur et de l’Agriculture ainsi que la douane puissent travailler convenablement, a-t-il dit.
Sur un autre plan, notre interviewé a fait savoir qu’avec un budget de 300 mille dinars, le ministère effectue actuellement des opérations de test. D’ailleurs, une balise sera installée sur un bateau témoin pour vérifier le fonctionnement du système en question.
Houssem Hamza  a par ailleurs souligné que tous les bateaux seront dans l’obligation d’installer ce système.
Nous y reviendrons…

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