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Institut national de la statistique

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Si le gouvernement comptait sur un repli de l’inflation pour soigner le moral des consommateurs et apaiser le front social, et bien c’est loupé, il va falloir inventer autre chose. En attendant on pourra se réjouir du fait que le taux d’inflation se stabilise à 7,7%, en mai 2018, à en croire le bulletin de Institut national de la statistique (INS) publié ce mercredi 06 juin 2018. C’est donc, officiellement, une pause au niveau des prix après une série d’augmentations allant de 6,9% en janvier jusqu’à 7,7%, au mois d’avril. Bien entendu ces données seront contestées, par des consommateurs qui prennent le pouls des marchés au quotidien, surtout en ce mois de Ramadan. Contester les chiffres de l’INS c’est à la mode en ce moment, et pas que par les citoyens. Mais dans cette démocratie en gestation qu’est-ce qui n’est pas contesté, chahuté ?

L’institution explique essentiellement cette fièvre inflationniste par la hausse des prix de l’alimentation de 9,3% et du transport de 9,6%.

Les prix de produits libres (non administrés) augmentent de 8,5%, contre 5,0% pour les
prix administrés. Les produits alimentaires libres augmentent de 10,6%, contre 2,4% pour les produits administrés.

Hausse continue des prix de l’alimentaire et du transport

En mai 2018, les prix de l’alimentation augmentent de 9,3% sur un an (8,9% en avril), suite à la progression des prix des fruits de 17,6%, des viandes de 15,2%, des poissons de 11,1% et des huiles alimentaires de 9,9%.

Sur un an, les prix du groupe transport bondissent de 9,6%, en raison de la hausse des prix des véhicules de 12,9% et les dépenses d’utilisation des véhicules de 11,8%.

De même, les biens et services divers se renchérissent de 10,4%, suite à la progression des prix des
soins personnels de 10,7%, des assurances de 9,3% et des services financiers de 7,5%.
Le taux d’inflation sous-jacente (l’ensemble hors alimentations et boissons et hors énergies) s’établit à un taux de 7,2%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Les prix à la consommation augmentent de 0,4%, en mai 2018, après une augmentation de 1,0% le mois précédent. Cette évolution résulte principalement de la hausse des prix des services (0,5%) et des produits manufacturés (0,5%).

De même, les prix des produits alimentaires ont enregistré une hausse de 0,2%, suite à l’accélération des prix de la majorité des produits frais durant la deuxième quinzaine du mois de mai, en lien avec le début du mois de Ramadan. Ainsi, le prix des œufs a grimpé de 8,5% et les viandes de 1,6%.
Selon l’INS, les prix des produits d’habillement ont augmenté de 0,8%, suite à la hausse des prix des articles d’habillement d’été de 0,8% et des chaussures de 0,5%.
Les prix de santé sont également en progression de 0,8% en raison du renchérissement des médicaments et des services ambulatoires de 0,9%.

Des hausses de prix sont aussi observées au cours de mois de mai 2018, au niveau des biens et services divers (+0,5% ), résultant de l’augmentation des prix des soins personnels de 0,5%.

Voilà, donc pour espérer avoir moins de tension sur les prix, il va falloir repasser après le mois de Ramadan. A moins que cette poussée inflationniste se soit installée durablement dans les moeurs et qu’il faille composer avec, comme on compose avec le débridement et le déchainement d’un tas de choses par la grâce de cette liberté devenue aussi précieuse que l’air que l’on respire mais dont il faut de toute évidence fixer, et très vite, les limites, et surtout faire respecter ces garde-fous, dans tous les domaines…

S.L

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La production industrielle a enregistré une baisse de 2,8%, au cours des trois premiers mois de l’année 2018, due principalement à la régression de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-25,2%), a fait savoir vendredi 1er mai 2018 l’Institut national de la statistique (INS).
L’industrie chimique a en fait enregistré une régression dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-5,4%), le secteur du raffinage de pétrole (-80,7%), le secteur des industries extractives (-8,0%), due à la baisse de la production du secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-40,1%), suite au repli observé dans la production de phosphate brut (468.6 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2018 contre 1328.7 mille tonnes au cours de trois premiers mois de l’année 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-2,4%).

En revanche, la production industrielle a enregistré une augmentation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 16,5%, suite à la hausse enregistrée dans la production de l’huile d’olive et le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 5,7% et le secteur de l’industrie du textile habillement et cuir de 0,2%.

La production industrielle en recul de 0,9% en un seul mois

La production industrielle a enregistré une baisse de 0,9%, au cours du mois de mars 2018, due principalement à la chute de la production dans le secteur de l’industrie chimique (-33,0%), résultant de la baisse observée dans la production de dérivés phosphatés, le secteur de fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (-10,3%), le secteur de l’extraction des produits non énergétiques (-18,8%) suite au repli de la production de phosphate brut (291.3 mille tonnes au cours du mois de mars 2018 contre 413.7 mille tonnes au cours du mois de mars 2017) et le secteur de l’extraction de produits énergétiques (-0,2%), en raison du fléchissement de la production de pétrole brut.
En revanche, la production industrielle a progressé dans le secteur de l’industrie agroalimentaire de 7,9%, à la faveur de la hausse enregistrée dans la production d’huile d’olive, le secteur de l’industrie mécanique et électrique de 3,1% et le secteur de l’industrie de textile habillement et cuirs de 0,3%.

Les patrons ont le moral !

Les chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières ont exprimé leur optimisme concernant l’amélioration des indicateurs de la production industrielle au cours du premier trimestre 2018, selon une enquête sur la situation et les perspectives des entreprises industrielles, réalisée par l’Institut national de la statistique (INS).
Les 943 chefs d’entreprises opérant dans le secteur des industries manufacturières interviewés ont constaté une légère amélioration du rythme de croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 par rapport au quatrième trimestre 2017.
Environ 27% des chefs d’entreprises interrogés ont prévu une légère amélioration de la croissance de la production industrielle, au cours du premier trimestre 2018 et 46% se sont dits satisfaits de la performance de l’indicateur de la production pour le deuxième trimestre 2018.

Selon l’enquête, 28% des chefs d’entreprises interviewés ont confirmé une amélioration du niveau de la croissance de la demande destinée aux produits industriels, au cours du premier trimestre 2018 alors que 36% des personnes interrogées prévoient une hausse de la demande pour le deuxième trimestre de l’année en cours.
Pour la demande extérieure en produits industriels, 27% des interviewés ont constaté une amélioration remarquable du rythme de croissance de la demande, au cours du premier trimestre 2018 et une performance de 40%, au cours du deuxième trimestre 2018.
Les chefs d’entreprises (20% des interrogés) ont relevé une stabilité au niveau de la situation générale du secteur industriel, au cours du premier trimestre 2018. De même, pour le deuxième trimestre 2018 (34% des interviewés).

En ce qui concerne le développement de la production industrielle par secteur, l’enquête a montré une amélioration des taux de croissance des industries agroalimentaires, mécaniques et électriques ainsi que des diverses industries.
Le secteur de l’industrie du textile, de l’habillement et du cuir a enregistré une stabilisation au niveau de sa production.
En revanche, l’industrie des matériaux de construction et les industries chimiques ont vu une baisse de leur production.
Quant au développement attendu de la production par secteur, au cours du deuxième trimestre 2018, les industriels s’attendent à une amélioration du rythme de croissance qui différera selon les secteurs, à l’exception de celui du textile, de l’habillement et du cuir dont le niveau de production resterait stable.

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Le brouhaha autour du remaniement ministériel finira par s’estomper. Bon il y aura bien, au quotidien, les incursions de la presse et des analystes dans les CV, actions, faux pas et petites phrases des nouveaux patrons des départements, mais l’essentiel sera ailleurs. Il sera dans les vrais problèmes du pays, lesquels eux restent entiers en dépit du lifting que vient d’opérer Youssef Chahed. Et il n’y aura pas de temps mort, pas de répit, aucun. Dès ce jeudi 07 août, la nouvelle équipe à la tête de la Tunisie, et surtout le premier d’entre eux, Chahed, va devoir se dépatouiller avec les derniers chiffres de l’inflation. Et ils sont très mauvais, les pires depuis 2 ans. Et le portefeuille du citoyen, le pouvoir d’achat, le panier de la ménagère (etc.) ça interpelle, forcément…

Le taux d’inflation a atteint 5,7%, au mois d’Août 2017, contre 5,6% enregistré le mois précédent. L’inflation a connu cette année des augmentations successives allant de 4,6% en Janvier 2017 à 5% au mois d’Avril, suivies d’une stabilisation à 4,8% puis d’une importante hausse à 5,6% durant le mois de juillet 2017, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique.
Il y a lieu de relever qu’il s’agit du taux le plus élevé enregistré depuis Février, Mars et Avril 2015 (5,7%). L’inflation avait, ensuite, connu des baisses successives, dont la plus basse (3,3 %) a été en enregistrée en Mars 2016, pour repartir depuis, à la hausse, se rétablissant à 5,7% en Août 2017.
Il est important de signaler que le taux d’inflation sous-jacente ” hors alimentations et boissons et hors énergies ” s’établit à un niveau de 6%. Les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 6,2%, sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6,1% contre 1% pour les produits administrés.

Cette légère augmentation du mois d’Août est principalement due à l’accélération du rythme d’évolution des prix des produits alimentaires en glissement annuel (5,2% contre 3,6% en juillet 2017), dont essentiellement la hausse des prix des viandes (4,7%) et des légumes (6,2%).
D’autre part, cette inflation résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%. Cette augmentation provient notamment du renchérissement des huiles alimentaires de 17,5%, des poissons de 6,3%, des viandes de 4,7% et du lait, fromages et œufs de 2,7%.
Les prix des boissons ont aussi, augmenté de 6% sous l’effet de la hausse des prix des eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7,1% et les prix des cafés et thé de 3,5%.
Enchérissement, également, des articles d’habillement et chaussures (+8,8%) en variation annuelle, du à l’augmentation des prix des chaussures de 7,7%, des vêtements de 9,3% et des tissus de 4,2%.
Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4% du fait de la hausse des loyers de 4,5%, des tarifs de l’électricité et gaz de 2,9%.

Toujours selon la même source, les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont progressé de 5,1%. Pour les prix du groupe santé, ils ont évolué de 3,7%, suite au renchérissement des médicaments de 2,2% et des services ambulatoires privés de 6,5%.
Des hausses de prix sont également observées au niveau des tarifs du groupe transport de 8,2%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 16,7%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,1% et des services de transport de 1,9%. De même, les prix du groupe communication ont augmenté de 2,8%, du au bond de 33,5%, enregistré par les prix des services postaux ainsi que du matériel de téléphonie de 9,7%.
Les tarifs des services de restauration et hôtels demeurent en hausse avec un taux de 7,3%, suite à la progression des prix des services restaurants et cafés de 7,7% et des services d’hébergement de 4,5%. Enfin, les prix des autres biens et services sont en hausse de 4,9% sous l’effet de l’augmentation de prix des soins personnels de 5,8% et les effets personnels de 7,6%.

TAP

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En 2016, les sociétés tunisiennes cotées en bourse, presque toutes du secteur privé, ont réalisé un chiffre d’affaire de 1,193 Milliards DT et distribuaient des bénéfices de 686 MDT. Des chiffres qui indiquent que le secteur privé tunisien ne connait pas la crise. La même année, les opérateurs téléphoniques tunisiens, non cotées en bourse et donc non-incluses dans les précédents chiffres, réalisaient un chiffre d’affaire de 2,7 Milliards DT. Au 1er trimestre 2017, ce chiffre d’affaire du secteur des télécommunications était de 661 MDT. L’INT ne dit rien sur leurs bénéfices, mais on sait aussi qu’elles ne connaissent pas non plus la crise. Cette déduction est confirmée par les derniers chiffres de l’INS (Institut national de la statistique) sur l’état de la croissance économique pour le second trimestre 2017.

Au terme de cette période, l’économie tunisienne a en effet enregistré une croissance de 1,8 %, en hausse de 0,1 % par rapport au 1er trimestre 2017. Cela donne une croissance de 1,9 % pour tout le 1er semestre de l’exercice en cours par rapport à la même période de l’année 2016. «Le diable est cependant dans les détails». Le diable entre guillemets pour ainsi le nommer, c’est la source de cette croissance. Loin d’avoir été générée par les secteurs gérés par l’Etat, elle l’a été en très grande partie par le secteur privé, longtemps et jusqu’à maintenant décrié par les apôtres d’un retour à l’Etat providence, des syndicats et une opposition de gauche.

  • Un secteur industriel, plombé par le pétrole et le gaz

Selon les chiffres de l’INS, la VA (Valeur Ajoutée) du secteur industriel a baissé de 2 %, fortement impactée par le repli de la production pétrolière et du gaz qui a chuté de 14 %. Et la même source d’affirmer que «le PIB, hors extraction pétrolière et de gaz, aurait été en croissance de 2,2 % au 1er trimestre 2017». Il faut rappeler à ce propos que les mouvements sociaux dans le sud tunisien ont fini par décourager plus d’une société pétrolière et si certaines résistent, d’autres pensent déjà mettre clé sous porte, au moins pour le moment. C’est ce qui explique la baisse de la production de 14 % et le repli de la VA de tout le secteur industriel où le poids des sociétés pétrolières est important, malgré une reprise de 4,4 % et qui reste surtout fragile.

L’INS indique encore que la VA du secteur de la construction a aussi connu un repli de 3,2 %. Derrière cela, il y a le peu d’investissement de l’Etat dans l’infrastructure et le recul aussi du secteur de la promotion immobilière, contraint notamment par les lenteurs administratives et la nouvelle législation fiscale qui impose l’enregistrement des actes de vente et d’achat de biens immobiliers auprès des Recettes des finances, sans oublier l’alourdissement des frais d’enregistrement. Baisse encore de la croissance dans les industries chimiques, fortement dépendantes du secteur phosphatier, et du secteur des céramiques qui est en lien avec l’immobilier. Petite embellie par contre, celle d’une croissance de 0,2 % de la VA des industries manufacturières (entre les mains des privés) qui enregistre une évolution de 3,5 %, et le secteur des industries agroalimentaires (encore le privé) de 1,5 %.

  • Les bienfaits de la reprise touristique

Parmi les autres secteurs qui ont boosté la croissance, il y a ce qu’on appelle les «biens et services marchands», des biens vendus et des services rendus par les entreprises contre rémunération, et qui représentent quand même 45 % de l’économie. Ce secteur a connu une croissance de 4,5 %, grâce notamment aux services hôteliers, des cafés et restaurants dont la VA a connu une hausse de 7,6 %, le transport, notamment aérien, avec une croissance de 6,3 %, les télécoms avec 4,4 % et les finances de 7,6 %. Tous encore des activités privées.

Ces secteurs auraient pu faire mieux, n’eussent été les services de l’administration qui représentent «les services non marchands» qui n’a cru que de 0,2 %, dont 0,1 % pour l’Administration, en forte baisse par rapport aux 3,7 % de la même période de 2016. Une Administration pourtant surpeuplée et qui est rémunérée à plus de 13,5 Milliards DT, ce qui représente presque 1/3 du budget au moins. L’Administration et la fonction publique plombent ainsi la croissance de l’économie tunisienne.

  • L’agriculture, encore un secteur heureusement entre les mains du privé

Tout cela, sans oublier l’agriculture et la pêche, heureusement entre les mains des particuliers, avec un poids de 10 % dans le PIB. Ce secteur a en effet enregistré une croissance de 3,8 % et pourrait même, selon des informations issues du ministère de l’Agriculture, atteindre 4 % à la fin de cette campagne où l’agriculture céréalière a performé, aidée par une bonne saison pluviométrique. Une croissance qui intervient après l’année de vaches maigres de 2016 où la croissance a été négative de 8,1 %.

Sans vouloir le défendre, les chiffres de l’INS le font mieux, c’est ainsi en définitive ce même secteur privé qu’on accuse de tous les maux sociaux et économiques de la Tunisie, qui aura en définitive sauvé la croissance. Ce secteur privé qu’on accuse d’être le voleur des richesses du pays, qui se nourrit de la sueur des employés, qui détourne les aides de l’Etat et qui ne paie ni ses dettes, ni sa fiscalité, résiste et créé de la croissance alors que le secteur public se goinfre de salaires, ne travaille pas et ne laisse personne travailler. Et Viva la Revolucion !

 

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Le taux d’inflation s’est situé à 4,2%, en 2016, il a enregistré un rythme ascendant, depuis le début de l’année (3,5% en janvier), pour atteindre ses plus hauts niveaux durant les deux mois de septembre et de décembre (4,2%) et ses plus bas niveaux en juillet (3,7%) et octobre (3,9%), d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Pourtant, d’après la même institution, les Tunisiens n’ont jamais autant dépensé, pas effrayés le moins du monde par la montée des prix : 3871 dinars en 2015 de dépenses de consommation par personne et par an, contre 2601 Dinars en 2010, soit une hausse de 48.8% sur la période 2010-2015, des années pourtant difficiles économiquement pour un pays qui n’a pas fini de régler la facture de la Révolution.
L’enquête de l’INS est allée plus loin en établissant un recul important du taux de pauvreté en Tunisie l’an dernier, par rapport à l’année de base (2010), soit avant la Révolution. D’après les statistiques, tout ce qu’il y a de plus officiel, le taux de pauvreté a fondu depuis 2010, passant de 20.5% à 15.2% en 2015, avec le bémol tout de même des milieux non communaux (hors périmètres communaux), où la pauvreté aurait franchi le seuil de 26%. Alors paradoxaux les Tunisiens ? Plus dépensiers et plus “riches” que jamais, alors que le pays est au plus mal économiquement ?

En tout cas les citoyens contestent et crient à la manipulation des chiffres, à des méthodes de calcul fausses, etc. Bref le Tunisie dit haut et fort qu’il n’a pas vu la couleur de cet argent que l’INS prétend qu’il a dans les poches et dépense sans compter. Même Fadhel Ben Omrane, député de Nidaa Tounes, s’est fendu d’une déclaration pour accuser l’institution de tromper l’opinion publique, de l’induire en erreur. C’est pour vous dire. Le bruit est tellement monté que Hédi Saïdi, Directeur Général de l’INS, a dû monter au front, hier mercredi 04 janvier, à la Radio Nationale, pour défendre l’honneur de son organisme. Il a énergiquement rejeté les accusations, de tous bords, arguant l’indépendance de l’institution et la fiabilité de ses méthodes de travail. L’histoire ne nous dit pas s’il a réussi à convaincre des citoyens qui doutent de tout en ce moment, en attendant l’INS livre ce jeudi des chiffres qui au moins mettent tout le monde d’accord, puisqu’ils concernent la hausse des prix, sur la même période 2010-2015…

En comparaison avec l’année de base 2010, l’inflation a été de 4,1% en 2015, 4,8% en 2014 et 5,7% en 2013.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à l’enchérissement des prix du groupe de l’alimentation et boissons de 3,2%, en comparaison avec 2015, en raison de la progression des prix des fruits et fruits secs de 11,1%, ceux des huiles alimentaires, des poissons et des légumes, respectivement, de 9%, 8,4% et 5,4%.
Cette augmentation est due, également, à l’accroissement des prix des pâtisseries de 2,2% et des dérivés de céréales de 1,6%, contre une régression au niveau des prix des viandes de 2,5%.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 5,2%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 7,4%.
Le groupe boissons alcoolisées et tabac a régressé, quant à lui, de 0,8%, durant l’année 2016, en comparaison avec 2015, suite à la baisse des prix des boissons alcoolisées de 9,5%.

La palme de la hausse à l’habillement et chaussures

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 7,3%, en raison de l’enchérissement des prix des chaussures de 8,4%, des vêtements de 7,2%, des tissus de 3,2% et des accessoires de 6%.
En ce qui concerne le groupe habitat et énergie domestique, il s’est renchéri de 5,6%, suite à la hausse des prix de l’eau potable et de l’assainissement de 15,5%, après la dernière augmentation des tarifs au mois de juin 2016, et des prix de location de 6,9%.
Pour ce qui est des prix du groupe meubles, équipements et services domestiques, ils ont connu une augmentation de 4,1%, au vu de l’accroissement des prix des rideaux et tapisseries de 6,7%, des ustensiles de cuisine de 6,4%, des services de maintenance de logement de 4% et des prix d’équipements électroménagers de 3,5% .
Les prix du groupe de la santé ont accru, à leur tour, de 2,8%, par rapport à 2015, en raison de la hausse des prix des services de santé de 4,9%, ainsi que ceux des médicaments et des produits pharmaceutiques de 1,8%. En revanche, les services hospitaliers ont connu une stabilité au niveau de leurs prix, tout au long de l’année 2016.
Même constat pour le groupe de transport, qui s’est enchéri de 4,4%, en 2016, en raison de l’augmentation des prix des voitures de 10,9% et ceux des frais des services de transport public et privé de 2,8%, ainsi que des coûts d’usage de voitures de 1,3%.
Cette inflation est due, également, à la hausse enregistrée aux niveaux des prix du groupe des télécommunications (0,4%), et ceux de groupe loisirs et culture (1,1%).
Aussi, les groupes de l’éducation, des restaurants et hôtels et celui de produits et services divers ont progressé respectivement de 7,2%, 4,3% et 5,6%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre 2016, en comparaison avec le mois de novembre de la même année.
Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe alimentation et boissons de 0,7%, en raison de l’augmentation des prix de certains produits alimentaires à l’occasion de la célébration de la fête de Mouled et de la fin de l’année.
De même, le groupe habillement et chaussures a poursuit sa tendance haussière (1,2% en décembre 2016), en raison de l’accroissement de l’indice des prix des chaussures de 1,3% et de vêtements d’hiver de 1%.

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