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On n’avait pas entendu Asma el-Assad, l’épouse de Bachar, depuis le début de la sanglante guerre en Syrie, il y a 5 ans. Elle est sortie de son silence à travers une interview avec la chaîne russe Rossiya 24 diffusée hier mardi 18 octobre. C’est une Asma visiblement fatiguée, les traits tirés, qu’on a vue hier asséner qu’elle a toujours écarté l’éventualité de fuir son pays, malgré les pressions étrangères.

Celle qui était toujours aux côtés de son mari quand les capitales occidentales lui déroulait le tapis rouge, misait sur ce jeune couple qui allait bousculer un monde arabe ankylosé et rétif à la modernité, est toujours drapée de ses certitudes, soutenant Bachar, contre vents et marées, du moins selon les déclarations.

“Je n’ai jamais songé à être ailleurs… Oui, on m’a proposé de quitter la Syrie, ou plutôt de m’enfuir. Ces propositions incluaient des garanties pour la sécurité et la protection de mes enfants, et même la sécurité financière”, a déclaré Asma el-Assad. Elle a ajouté qu’il ne s’agissait pas seulement de sécurité pour elle et ses enfants. “Pas besoin d’être un génie pour comprendre où ces gens voulaient en venir (…). L’enjeu n’était pas mon bien-être ou mes enfants, il s’agissait d’essayer délibérément de briser la confiance du peuple dans son président”.

Par ailleurs elle s’en est prise aux “médias occidentaux” qui ont “décidé de se concentrer” sur ces faits tragiques et atroces comme le décès du petit Aylan car ces images “correspondaient à leur agenda (…). L’ironie est que les médias occidentaux préfèrent se focaliser uniquement sur la difficile situation dans laquelle se trouvent les réfugiés et les gens qui vivent sur les territoires contrôlés par les groupes armés”, a-t-elle affirmé.

Asma el-Assad, qui a vu le jour à Londres, rappelle-t-on, fait certes cette apparition pour tordre le cou aux rumeurs persistantes sur son départ du pays, mais on peut également la soupçonner de se positionner pour l’après-guerre vu que le régime syrien, grâce au soutien russe, est dans la meilleurs des postures pour écraser la rébellion.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), a fait jeudi son annonce. On ne sait pas s’il ruminait cela depuis un certain temps ou s’il l’a fait à l’insu de tout le monde, y compris et surtout de son chef de gouvernement. Ce qui est certain, c’est qu’il avait reçu une journée auparavant le président de l’ARP et dirigeant de Nida Tounes, Mohamed Ennaceur, ainsi que Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, parti de la coalition gouvernementale. Ce qui est certain aussi, c’est que la réaction du chef du gouvernement, qui semblait être bien au courant de ce qu’allait dire BCE et que tout le monde était au courant depuis jeudi de son passage sur Express FM ce vendredi, ne s’est pas faite attendre. «Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas», semblait vouloir dire Habib Essid à ceux qui avaient prédit son départ et ceux qui comprendraient que BCE le désavouerait lors de son interview à la Wataniya.

Sur le plateau d’Elyes Gharbi et dans le faste d’un endroit inconnu, BCE a bien argumenté avec force chiffres chocs qui dépeignent clairement le cul-de-sac, économique et social, dans lequel s’empêtre depuis plus d’un an la Tunisie. Et même s’il y était allé du dos de la cuiller, il n’a épargné aucun des responsables de cette situation, c’est-à-dire, l’opposition radicale du Front Populaire qui rame à contre-courant de tous les efforts de sortie de crise, l’UGTT qui n’a de souci que de défendre les droits du travailleur, jusqu’à multiplier par plus de 2 la masse salariale en cinq années (6 Milliards DT en 2010, contre 13 Milliards DT en 2015) et les salariés du secteur minier qui arrêtent depuis cinq ans la production, sans oublier le patronat local qui rechigne à reprendre l’investissement dans cette conjoncture et empêche ainsi de donner le signal fort de la reprise aux IDE.

La proposition de BCE de recours à un gouvernement d’union nationale est, tout à la fois, inquiétante, démobilisatrice, politiquement intelligente, politicienne et malicieuse. Elle est même nouvelle, originale et porteuse d’optimisme. Mais elle sonne aussi comme la dernière cartouche gouvernementale pour un pays devenu ingouvernable pour et par son élite.

Politiquement intelligente, car elle prend de court toutes les autres propositions et initiatives de la scène politique. Il donne ainsi l’impression qu’il est à l’écoute de tout le monde, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il essaie de rassembler tout le monde. BCE reste ainsi le maître du jeu et se positionne comme la force de proposition pour une sortie de crise, malgré les limites constitutionnelles de sa fonction de chef d’Etat.

Sa proposition de gouvernement d’union nationale est ensuite une nouveauté originale, dans la mesure où elle propose une troisième voie de gouvernance pour un pays devenu ingouvernable. Un pays où nul n’est assez fort pour gouverner seul, un pays en «1ère année de démocratie» et qui choisit le régime parlementaire lequel nécessite une maturité politique que l’élite politique n’a pas, un pays où la liberté dans son sens le plus étendu est montée à la tête de tout le monde comme une moutarde. En ouvrant le gouvernement à tous ceux qui voudraient y participer, BCE casse aussi l’image de la bipolarité politique dont on l’accuse d’avoir enfermé la vie politique en Tunisie et casse même l’image d’une entente indélébile avec le parti que tout le monde déteste cordialement, qui est Ennahdha.

Quelques semaines après l’avoir encensé, BCE donne le change à ceux qui l’accuseraient de soutenir un «loser», en disant que «le prochain chef de gouvernement, peut être Habib Essid ou un autre». Le chef de l’Etat n’écarte pas ainsi l’idée du départ d’Essid, sans pour autant le désavouer.

C’est aussi une initiative purement politicienne et malicieuse. Elle pousse, en effet, tout le monde dans la fosse aux lions et les embarque tous sur la même galère pourrie de la crise, politique, sociale et économique, qui a fait que ce pays devienne ingouvernable depuis plus d’une année après le fiasco de la Troïka. Qu’on y adhère ou qu’on la refuse, c’est tout le monde qui y gagnera ou qui y perdra, ensemble. Ou on arrive à tuer le lion pour sauver le pays et personne ne pourra et ne devra s’offusquer des méthodes et moyens pour le faire, ou on restera tous dans cette fosse aux lions et personne ne pourra en vouloir à personne.

Cette proposition de BCE ouvre certes une perspective, porteuse d’espoir, pour la sortie de crise. Elle donne pourtant un mauvais signal de démobilisation générale, d’abord par le fait d’avoir enfin dévoilé l’étendue de la crise économique et sociale et la profondeur de la crise politique. La démobilisation, administrative et économique, de tout un pays qui se met en attente de l’issue de cette proposition. Mais aussi les germes d’une possible mobilisation sociale pour parer à la démobilisation administrative et économique qui risquerait d’enfoncer encore plus le pays dans la crise.

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Le chef du gouvernement, Habib Essid, est revenu sur l’entretien très politique du président de la République, Béji Caïd Essebsi, avec la télévision nationale hier jeudi 02 juin 2016 dans la soirée. C’était sur Express Fm ce matin.

Essid a précisé qu’il ira voir dès ce lundi le chef de l’Etat pour évoquer sa proposition de constituer un gouvernement d’union nationale, une suggestion à la laquelle il ne s’oppose pas du reste.

A propos des bruits sur sa démission, qui sont montés en intensité dernièrement, il a indiqué que sa décision dépend de son entrevue avec le président de la République. Il a tenu à affirmer que si l’intérêt général de la nation passe par son remplacement, il n’hésitera pas à partir. “Personne n’est indispensable,” a-t- il lâché, en ajoutant que tout le monde est remplaçable. Avant d’asséner : “ce n’est pas la fin du monde, non plus”.

Essid a par ailleurs déclaré que Essebsi est dans son plein droit, au regard de la Constitution, quand il émet l’idée d’un gouvernement élargi à toutes les forces du pays si cela permet de sortir de la situation actuelle.

S’agissant de l’appui du président de la République, Essid a affirmé qu’il n’a pas le sentiment d’avoir été lâché par Essebsi…

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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