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Le député Machrouû Tounes, Hssouna Nasfi a affirmé, dans une déclaration ce lundi 16 juillet 2018 à Africanmanager, que l’interview du président de la République, Béji Caïd Essebsi, diffusée dimanche soir, a été un échec et a aggravé davantage la crise politique qui sévit dans le pays depuis des mois.

Il a en outre indiqué que BCE a fait comprendre aux Tunisiens que l’objectif essentiel de cette interview est de régler des comptes à Youssef Chahed et de lui faire assumer la responsabilité non seulement de la crise actuelle dans le pays, mais aussi de ce qui se passe au sein du parti de Nidaa Tounes

Le député a par ailleurs reproché au président de la République de ne pas mentionner la prérogative que lui reconnaît l’article 99 de la Constitution de demander lui-même à l’ARP un vote de confiance pour le maintien ou non du gouvernement, faisant remarquer que le pays ne supporte pas d’autre crises surtout que le Tunisien a perdu toute sa confiance dans les politiciens.

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Habib Essid n’était pas très loquace et flamboyant quand il avait en charge les affaires du pays, alors que dire maintenant qu’il savoure sa retraite. L’ex-chef du gouvernement, qui avait bien encaissé sa disgrâce le 30 juillet 2016 et même remercié ses bourreaux, en plein Parlement, a accepté d’évoquer, avec Akher Khabar Online, quelques morceaux de sa vie d’homme d’Etat.

Pour commencer, il est revenu sur sa désignation au poste de ministre de l’Intérieur, dans le gouvernement de Béji Caid Essebsi, en mars 2011 ; puis conseiller chargé des affaires sécuritaires de Hamadi Jebali, en octobre 2011. Il a dit que cette nomination n’était pas du tout du goût de l’ancien président de la République, ce dernier est même allé jusqu’à mettre son propre départ sur la table, ne supportant pas l’idée de côtoyer un symbole de l’ancien régime, d’après Essid.
Au sujet des raisons de sa démission de l’équipe de Jebali, l’ex-chef du gouvernement l’explique par une mésentente sur la méthode de travail. Il a également révélé que des mesures prises par le Conseil supérieur de la sécurité nationale étaient bloquées et que plusieurs d’entre elles ne sont toujours pas appliquées.

Par ailleurs Essid a parlé de ses liens avec Chokri Belaïd, leader du Front Populaire, abattu le 6 février 2013. Il a dit que ce meurtre l’a choqué, car il ne pensait pas que des assassinats politiques puissent se produire en Tunisie. Il a indiqué qu’il a vu Belaïd quelques jours avant sa rencontre fatale avec les terroristes
Il a ajouté que son équipe a été prise dans la tempête, avec des attentats successifs. À chaque fois que son gouvernement s’apprêtait à entreprendre des réformes, une attaque terroriste se produisait. “Le combat contre le terrorisme était notre priorité absolue” a-t-il indiqué.

Enfin, preuve qu’il nourrit encore, tout de même, quelques rancœurs suite à son limogeage 18 mois après son installation, Essid a déclaré que le chef du gouvernement ne doit pas à lui seul endosser la responsabilité de l’échec de son équipe, et que toutes les parties doivent assumer. “Il faut éviter la politique du bouc émissaire” a-t-il lâché….

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Un très grand nombre de citoyens tunisiens se reconnaitront certainement dans l’appel du chef du gouvernement tunisien, dimanche soir dans une nouvelle interview télévisée, pour une meilleure stabilité et sa stigmatisation de la nouvelle habitude politique d’un nouveau gouvernement tous les 15 à 18 mois. Beaucoup soutiendraient ainsi Youssef Chahed, non parce qu’il aurait le meilleur des gouvernements ou qu’il soit le meilleur des chefs de gouvernement, mais simplement pour éviter un «bis repetita» de tout un processus qui paralyse l’Etat, l’économie et les relations avec les donateurs et les pourvoyeurs de fonds. Il nous semble, pourtant, important de rappeler à Youssef Chahed de ne pas en abuser.

  • Le nouveau concept de «Plus de municipalité = de croissance» de Youssef chahed

Dimanche, lors d’une énième sortie médiatique, où on nous clamé LA nouvelle forte annonce en matière de lutte contre la corruption, dans un nouveau style de communication, le chef du gouvernement tunisien a défendu son petit bilan d’une petite croissance non créatrice d’emplois et où il a fait un lien, jusque-là inédit, entre augmentation du nombre des municipalités et croissance. Youssef Chahed se féliciterait-il des dépenses des futures municipalités, en tant que relais du développement local ? Il lui faudrait d’abord créer de la croissance autrement que par la consommation. «On pourrait plutôt établir une possible aggravation du déficit public avec la décentralisation, car la nouvelle Constitution leur donne le droit de réclamer à l’Etat d’éponger leurs dettes», selon un économiste qui a souhaité garder l’anonymat, alors qu’un autre, plus connu, nous a avoué n’y déceler aucun lien de causalité directe. Chahed défend les siens aussi, contre l’erreur de la liste des pays à haut risque de blanchiment d’argent, en en rejetant l’entière responsabilité sur le CTAF qui a pourtant apporté toutes les preuves que le gouvernement savait et n’a rien fait, et sans qu’aucun des deux journalistes ne le lui rappelle.

  • Les bonnes questions et les moins bonnes réponses

Il a aussi certes adopté une nouvelle attitude, peut-être un tantinet plus agressive, face à des journalistes qui posaient des «questions» fleuve, en leur coupant la parole pour mettre en phase lui-même les chiffres du premier mois de la nouvelle année. Ces chiffres sont pourtant relatifs au seul mois de janvier et ne sauraient donc être pris pour les indicateurs d’une tendance confirmée.

On s’attendait, par exemple, à ce que Youssef Chahed expliquât au peuple ce qui se passe à Gafsa où la production du phosphate est toujours arrêtée et comment il compte s’y prendre pour remettre les trains du phosphate sur les rails. RAS, c’est toujours par le dialogue qu’il compterait y arriver. Ce même dialogue qui perdure depuis 7 ans.

On attendait aussi à ce qu’il parlât au peuple dont il a la charge du réveil des démons du Kamour, qui risquerait de fermer de nouveau la vanne, déjà en mode goutte-à-goutte. Motus et bouche cousue. On s’attendait à ce qu’il dît au peuple qu’il s’était déjà mobilisé contre la hausse des prix, comment son gouvernement compte maîtriser une inflation dont les perspectives ne disent rien qui vaille. Motus et bouche cousue encore.

On aurait aimé l’entendre sur les promesses des projets qui avaient fait la réussite du Tunisia 2020 dont il s’était déclaré fier un certain temps, il se borne à parler de ceux qui font des promesses d’investissement pompeuses. On aurait aimé l’entendre parler, franchement, sur les dos d’âne qui tapissent sa route de chef de l’exécutif et montrer du doigt ceux qui les y ont mis. On aurait aimé beaucoup de choses. On n’a eu que peu de choses dans cette énième interview sans réelles nouvelles !

  • Pas de remaniement… pour l’instant et ledit gros dossier de corruption de la BFT

En fait, il semble que toute cette interview, qui, paraît-il, a définitivement mis au placard le mode de communication via les réseaux sociaux, ait été faite dans deux objectifs essentiels. D’abord, annoncer à demi-mots qu’il n’y aura pas, pour l’instant, de remaniement ministériel. Une déclaration dont l’objectif serait de répondre à ceux qui croient toujours que c’est le «président de l’UGTT», comme en a fait le lapsus un des journalistes au cours de l’interview, qui commande. Ensuite, relancer sa guerre contre la corruption par l’annonce d’un nouveau gros dossier. Celui de la BFT (Banque franco-tunisienne), qui n’en est en fait pas un. Ce dossier traînait déjà depuis 1981, bien avant Zine El Abidine Ben Ali. Sa très mauvaise situation financière n’est pas une nouveauté non plus. Dans ce nouveau dossier de corruption, Youssef Chahed a évité de parler dans le détail de ce que tout le monde connait et qui est relatif au différend de l’Etat tunisien avec la société ABCI de l’homme d’affaires Majid Bouden, ainsi que le pendant proprement tunisien qui concerne un ancien ministre de la Troïka. Il focalise plutôt sur le volet mauvaise gestion et mise en banqueroute de la banque. Les responsabilités dans cette affaire sont très compliquées et concerneraient des personnalités, dont certaines sont décédées depuis quelques années. Chahed se limite à dire que le dossier est instruit et entre les mains de la justice.

  • La guerre contre la corruption, comme une cuirasse pour durer

Chahed a donc parlé. Mais il n’a que peu ou prou dit. On se demanderait presque si l’annonce de ce «nouveau dossier» de corruption ne serait qu’une nouvelle tentative de faire le buzz politique alors que l’effet du dossier Chafik Jarraya, qui s’enlise, s’effrite et son taux de popularité aussi. «Si la guerre contre la corruption s’arrêtait, une grande partie des problèmes de ce gouvernement disparaîtraient». La citation est de Youssef Chahed, mais comme un couteau à double tranchant. Un décryptage politicien lui donnerait raison, lorsqu’on sait l’interpénétration entre argent et politique depuis 2011 et les pressions de tout le monde sur tout le monde, pour ne pas lever certains lièvres et dépoussiérer certains dossiers.

Il se trouve, cependant, que les problèmes de l’actuel gouvernement ne proviennent pas que de son environnement politique. C’est aussi la disparition de la notion de l’autorité de l’Etat que tous les gouvernements ont évité de restaurer. C’est aussi un enlisement du budget de l’Etat dans les dépenses qu’aucun gouvernement n’a su ou pu endiguer pour redresser les équilibres financiers globaux. C’est encore une suite de gouvernements qui n’ont pas su ni pu changer de schéma de développement et basculent depuis 7 ans entre l’Etat régulateur et l’Etat providence. C’est aussi d’autres niches de corruption que les gouvernements successifs évitent toujours comme on éviterait un nid de guêpes, ceux de l’évasion fiscale, de la justice, de la douane et des forces de sécurité.

C’est devant tout cela qu’on comprendrait que Youssef Chahed craigne que s’arrête la guerre contre la corruption, quitte à en égrener les dossiers, pour s’en faire une cuirasse contre toute attaque politique. Dimanche dernier, Youssef Chahed a été comme l’oiseau qui chantait et son aile fait les chœurs. Un chant loin d’être mélodieux !

Khaled Boumiza

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Le journal Le monde a publié dans son édition papier du Mardi 19 décembre 2017  l’interview qui lui a été accordée par le Président de la République, Béji Caid Essebsi, lors de sa visite à Paris du 11 au 13 décembre 2017.
Dans cette interview, le chef de l’Etat a surtout défendu les avancées de la révolution tunisienne, six ans après la chute de Ben Ali.

Sur la question portant sur le retour au gouvernement, récemment, d’anciens collaborateurs de Ben Ali, le président de la République a déclaré que chaque Tunisien a le droit de participer à la vie de son pays, s’il n’a pas été l’objet d’une condamnation.
Et ceux qui ont travaillé avec Bourguiba , on va les exclure ? Quand Ben Ali était au pouvoir, 2 millions de Tunisiens travaillaient avec lui . On ne va pas les exclure, chaque Tunisien a le droit de participer à la vie politique de son pays. ce n’est pas un crime d’avoir travaillé avec Ben Ali, sinon on leur enlève la nationalité. Et ça personne d’autre que la justice ne peut le faire“, a-t-il dit.

En réponse à une question sur le lancement au même moment de “la chasse à la corruption” menée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et la loi amnistiant la corruption administrative, le chef de l’Etat a souligné que cette loi est une initiative présidentielle et ne vise que les fonctionnaires compétents ayant exécuté des instructions directes et irréfragable de l’Etat de l’époque. “On n’a pas amnistié des gens qui ont détourné de l’argent de l’Etat “, a-t-il lancé.

Evoquant la constitution tunisienne et le régime politique actuel, il a rappelé que les systèmes hybrides (mi-présidentiel, mi-parlementaire) ne fonctionnent jamais très bien.
Et d’ajouter en substance : “je suis responsable du respect de la constitution. Nous devons continuer à l’appliquer et je n’ai pas l’intention d’entamer un processus de révision sauf si d’autres s’y attellent“.
Personnellement je suis pour un système présidentiel bien contrôlé pour éviter la dérive présidentielle que nous avons connue sous Ben Ali et Bourguiba“, a-t-il encore relevé.

Questionné sur son évaluation du travail de l’instance vérité et Dignité (IVD) , Caïd Essebsi a estimé que cette instance n’a pas de quoi être fière de son rendement, du moment qu’elle n’a pas rempli son rôle de justice transitionnelle.
Par ailleurs, interrogé sur la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2019, Béji Caid Essebsi a répondu : “Quand je me suis présenté en 2014, j’avais 88 ans, et à la fin de mon mandat, j’en aurai 93. Je suis quelqu’un de sérieux. Mes obligations vont jusqu’en 2019, et l’avenir est à Dieu“.

Questionné sur le début d’une “dérive dynastique” au sein du parti Nidaa Tounes, en allusion à la direction du parti détenue par son fils, le président de la République a affirmé que son fils n’a pas hérité du parti mais a plutôt été désigné par un congrès à Sousse.
Si les responsables de Nidaa Tounes ne sont pas contents de lui, ils n’ont qu’à le renvoyer“, a-t-il martelé.

Revenant sur la question du report des élections municipales, le président de la République a souligné qu’il était favorable à la tenue de ces élections le plus rapidement possible. “Si elles n’ont pas pu se tenir le 17 décembre, c’est parce que l’instance électorale n’était pas au complet. Maintenant, certains partis réclament un report. Pour moi, il ne faut pas que cela dépasse le mois d’avril. Je vais m’y employer“, a-t-il clarifié.

A la question de savoir si les nahdhaouis allaient accepter les réformes en faveur de l’égalité femmes-hommes, Caid Essebsi a indiqué que le ministère de la Justice a retiré la circulaire de 1973 qui obligeait les hommes non musulmans à se convertir à l’islam avant le mariage.
Au sujet de l’égalité d’héritage, j’ai créé une commission qui va préparer les textes appropriés” a-t-il précisé.
Pour le moment, Ennahda n’a rien dit, mais je ne pense pas qu’ils y verront un inconvénient majeur. La Constitution de 2014 pose les bases d’un Etat civil, pas religieux”, a-t-il conclu.

A propos des manifestations qui ont eu lieu récemment au Kef et Tataouine et d’une éventuelle deuxième révolution sociale en Tunisie, Caid Essebsi n’a pas nié que le taux chômage demeure important (628 000 personnes dont 250 000 diplômés du supérieur) et que des régions de l’intérieur du pays restent marginalisées.
Tous les ingrédients d’un malaise social sont réunis. Ces mouvements sont naturels. La révolution à réalisé la liberté d’expression. Mais la dignité, c’est aussi le travail“, a-t-il affirmé.

S’agissant du problème récurent de l’émigration, il a indiqué qu’il y a eu un regain récent essentiellement du à ce qui se passe en Méditerranée et en Libye. “Chez nous, la situation est globalement maîtrisée“, précise-t-il.
Questionné sur la menace sécuritaire à la frontière commune avec la Libye, le président de la République a affirmé que la frontière est désormais sous contrôle. “Nous avons une frontière commune de 450 km, qui n’était pas très sécurisée. Aujourd’hui, il n’y a plus que des groupuscules armés “, a-t-il déclaré.

En réaction aux données de l’ONU stipulant que 5 500 Tunisiens auraient rejoint des groupes extrémistes comme l’organisation Etat islamique ou Al-Qaida, Caïd Essebsi a qualifié ces données d’exagérées.
Il y en a 2000 environ. C’est trop évidemment, mais maintenant, les choses sont maîtrisées. En cas de retours, ces personnes sont soumises à la loi. Beaucoup sont en état d’arrestation ou en résidence surveillée“, a-t-il tenu à préciser.

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Saïda Garrache, la porte-parole de la présidence de la République, a commenté l’interview du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, diffusée lundi 18 septembre 2017 dans la soirée sur Al Wataniya 1. BCE a fait son petit effet hier en déclarant, entre autres, que «la cohabitation avec Ennahdha se passe bien et devrait se poursuivre» le plus normalement du monde. Pourtant dans l’entretien avec la Presse, diffusé le 6 septembre 2017, le président de la République avait déclaré que Ennahdha avait réussi à tromper son monde sur ses vraies intentions et que le consensus entre les islamistes et Nidaa Tounes avait atteint ses limites. C’est, manifestement, une contradiction…

Garrache ne voit pas du tout les choses de cette façon. Elle défend, ce mardi sur Shems FM, que les deux postures peuvent tout à fait aller de pair…

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Dans une interview accordée au journal “Assahafa” et parue dans son édition de ce mercredi 6 septembre 2017, le président de la République, Béji Caied Essebsi, a déclaré que la situation n’est pas comme ils l’avaient souhaité et que le contexte économique actuel demeure encore difficile et ce, malgré l’amélioration relative des indicateurs.

Le chef de l’Etat a en outre indiqué que la situation est aussi marquée par la multiplication des revendications sociales, qui sont dans certains cas très coûteuses, bien que l’amélioration des conditions de vie soit conforme aux principes fondamentaux des droits de l’Homme et aux exigences de la Révolution incarnée par le slogan “Dignité”. A cela s’ajoute, selon lui, une situation politique fragmentée : “Les partis politiques n’ont pas trouvé de dénominateur commun qui garantit au pays le minimum de stabilité qui est la condition nécessaire de l’autorité de l’État, du développement et dela  réalisation des réformes majeures indispensables pour la patrie et le citoyen”, a expliqué BCE, avant d’ajouter que c’est certes difficile mais qu’on n’a pas encore atteint la phrase critique.

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On n’avait pas entendu Asma el-Assad, l’épouse de Bachar, depuis le début de la sanglante guerre en Syrie, il y a 5 ans. Elle est sortie de son silence à travers une interview avec la chaîne russe Rossiya 24 diffusée hier mardi 18 octobre. C’est une Asma visiblement fatiguée, les traits tirés, qu’on a vue hier asséner qu’elle a toujours écarté l’éventualité de fuir son pays, malgré les pressions étrangères.

Celle qui était toujours aux côtés de son mari quand les capitales occidentales lui déroulait le tapis rouge, misait sur ce jeune couple qui allait bousculer un monde arabe ankylosé et rétif à la modernité, est toujours drapée de ses certitudes, soutenant Bachar, contre vents et marées, du moins selon les déclarations.

“Je n’ai jamais songé à être ailleurs… Oui, on m’a proposé de quitter la Syrie, ou plutôt de m’enfuir. Ces propositions incluaient des garanties pour la sécurité et la protection de mes enfants, et même la sécurité financière”, a déclaré Asma el-Assad. Elle a ajouté qu’il ne s’agissait pas seulement de sécurité pour elle et ses enfants. “Pas besoin d’être un génie pour comprendre où ces gens voulaient en venir (…). L’enjeu n’était pas mon bien-être ou mes enfants, il s’agissait d’essayer délibérément de briser la confiance du peuple dans son président”.

Par ailleurs elle s’en est prise aux “médias occidentaux” qui ont “décidé de se concentrer” sur ces faits tragiques et atroces comme le décès du petit Aylan car ces images “correspondaient à leur agenda (…). L’ironie est que les médias occidentaux préfèrent se focaliser uniquement sur la difficile situation dans laquelle se trouvent les réfugiés et les gens qui vivent sur les territoires contrôlés par les groupes armés”, a-t-elle affirmé.

Asma el-Assad, qui a vu le jour à Londres, rappelle-t-on, fait certes cette apparition pour tordre le cou aux rumeurs persistantes sur son départ du pays, mais on peut également la soupçonner de se positionner pour l’après-guerre vu que le régime syrien, grâce au soutien russe, est dans la meilleurs des postures pour écraser la rébellion.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), a fait jeudi son annonce. On ne sait pas s’il ruminait cela depuis un certain temps ou s’il l’a fait à l’insu de tout le monde, y compris et surtout de son chef de gouvernement. Ce qui est certain, c’est qu’il avait reçu une journée auparavant le président de l’ARP et dirigeant de Nida Tounes, Mohamed Ennaceur, ainsi que Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, parti de la coalition gouvernementale. Ce qui est certain aussi, c’est que la réaction du chef du gouvernement, qui semblait être bien au courant de ce qu’allait dire BCE et que tout le monde était au courant depuis jeudi de son passage sur Express FM ce vendredi, ne s’est pas faite attendre. «Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas, Je ne démissionnerai pas», semblait vouloir dire Habib Essid à ceux qui avaient prédit son départ et ceux qui comprendraient que BCE le désavouerait lors de son interview à la Wataniya.

Sur le plateau d’Elyes Gharbi et dans le faste d’un endroit inconnu, BCE a bien argumenté avec force chiffres chocs qui dépeignent clairement le cul-de-sac, économique et social, dans lequel s’empêtre depuis plus d’un an la Tunisie. Et même s’il y était allé du dos de la cuiller, il n’a épargné aucun des responsables de cette situation, c’est-à-dire, l’opposition radicale du Front Populaire qui rame à contre-courant de tous les efforts de sortie de crise, l’UGTT qui n’a de souci que de défendre les droits du travailleur, jusqu’à multiplier par plus de 2 la masse salariale en cinq années (6 Milliards DT en 2010, contre 13 Milliards DT en 2015) et les salariés du secteur minier qui arrêtent depuis cinq ans la production, sans oublier le patronat local qui rechigne à reprendre l’investissement dans cette conjoncture et empêche ainsi de donner le signal fort de la reprise aux IDE.

La proposition de BCE de recours à un gouvernement d’union nationale est, tout à la fois, inquiétante, démobilisatrice, politiquement intelligente, politicienne et malicieuse. Elle est même nouvelle, originale et porteuse d’optimisme. Mais elle sonne aussi comme la dernière cartouche gouvernementale pour un pays devenu ingouvernable pour et par son élite.

Politiquement intelligente, car elle prend de court toutes les autres propositions et initiatives de la scène politique. Il donne ainsi l’impression qu’il est à l’écoute de tout le monde, qu’il ne reste pas les bras croisés et qu’il essaie de rassembler tout le monde. BCE reste ainsi le maître du jeu et se positionne comme la force de proposition pour une sortie de crise, malgré les limites constitutionnelles de sa fonction de chef d’Etat.

Sa proposition de gouvernement d’union nationale est ensuite une nouveauté originale, dans la mesure où elle propose une troisième voie de gouvernance pour un pays devenu ingouvernable. Un pays où nul n’est assez fort pour gouverner seul, un pays en «1ère année de démocratie» et qui choisit le régime parlementaire lequel nécessite une maturité politique que l’élite politique n’a pas, un pays où la liberté dans son sens le plus étendu est montée à la tête de tout le monde comme une moutarde. En ouvrant le gouvernement à tous ceux qui voudraient y participer, BCE casse aussi l’image de la bipolarité politique dont on l’accuse d’avoir enfermé la vie politique en Tunisie et casse même l’image d’une entente indélébile avec le parti que tout le monde déteste cordialement, qui est Ennahdha.

Quelques semaines après l’avoir encensé, BCE donne le change à ceux qui l’accuseraient de soutenir un «loser», en disant que «le prochain chef de gouvernement, peut être Habib Essid ou un autre». Le chef de l’Etat n’écarte pas ainsi l’idée du départ d’Essid, sans pour autant le désavouer.

C’est aussi une initiative purement politicienne et malicieuse. Elle pousse, en effet, tout le monde dans la fosse aux lions et les embarque tous sur la même galère pourrie de la crise, politique, sociale et économique, qui a fait que ce pays devienne ingouvernable depuis plus d’une année après le fiasco de la Troïka. Qu’on y adhère ou qu’on la refuse, c’est tout le monde qui y gagnera ou qui y perdra, ensemble. Ou on arrive à tuer le lion pour sauver le pays et personne ne pourra et ne devra s’offusquer des méthodes et moyens pour le faire, ou on restera tous dans cette fosse aux lions et personne ne pourra en vouloir à personne.

Cette proposition de BCE ouvre certes une perspective, porteuse d’espoir, pour la sortie de crise. Elle donne pourtant un mauvais signal de démobilisation générale, d’abord par le fait d’avoir enfin dévoilé l’étendue de la crise économique et sociale et la profondeur de la crise politique. La démobilisation, administrative et économique, de tout un pays qui se met en attente de l’issue de cette proposition. Mais aussi les germes d’une possible mobilisation sociale pour parer à la démobilisation administrative et économique qui risquerait d’enfoncer encore plus le pays dans la crise.

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Le chef du gouvernement, Habib Essid, est revenu sur l’entretien très politique du président de la République, Béji Caïd Essebsi, avec la télévision nationale hier jeudi 02 juin 2016 dans la soirée. C’était sur Express Fm ce matin.

Essid a précisé qu’il ira voir dès ce lundi le chef de l’Etat pour évoquer sa proposition de constituer un gouvernement d’union nationale, une suggestion à la laquelle il ne s’oppose pas du reste.

A propos des bruits sur sa démission, qui sont montés en intensité dernièrement, il a indiqué que sa décision dépend de son entrevue avec le président de la République. Il a tenu à affirmer que si l’intérêt général de la nation passe par son remplacement, il n’hésitera pas à partir. “Personne n’est indispensable,” a-t- il lâché, en ajoutant que tout le monde est remplaçable. Avant d’asséner : “ce n’est pas la fin du monde, non plus”.

Essid a par ailleurs déclaré que Essebsi est dans son plein droit, au regard de la Constitution, quand il émet l’idée d’un gouvernement élargi à toutes les forces du pays si cela permet de sortir de la situation actuelle.

S’agissant de l’appui du président de la République, Essid a affirmé qu’il n’a pas le sentiment d’avoir été lâché par Essebsi…

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